Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: mars 4, 2011

BENIN : Présidentielle 2011 – Pourquoi ne pas voter pour Abdoulaye Bio Tchane ?

Après «Mes 10 raisons pour voter contre Boni Yayi », voici à présent «Pourquoi ne pas voter pour Abdoulaye Bio Tchane ? 3 raisons pour ne pas voter pour le candidat de l’alliance ABT ».

Avant d’évoquer ces trois (03) raisons qui ne militent pas en faveur de sa candidature,  je tiens à m’exprimer (même si ça n’en vaut pas la peine) sur un article du professeur Andoche Amégnissè, article publié dans son journal, TSYB 20011 N° 0015 Janvier 2011.

Je suis resté coi après la lecture de cet article intitulé « 6 raisons pour ne voter pour Houngbedji », une analyse d’une rare subjectivité (l’angle d’attaque était trop personnel) , d’une autre époque et dépourvu de tout sens objectif. Par ce genre d’articles malheureux dont il est coutumier, le professeur Amégnissè apporte une réponse maladroite à ceux qui se sont toujours posés et se posent des questions sur son état de santé après son séjour où on sait de quelques mois suite à une de ces parutions mal appréciée par le prophète du changement.

Dans son article de journal, Amégnissè s’est évertué à ternir l’image du candidat de l’Union fait la Nation.

L’auteur affirme dans sa première raison que Houngbedji n’a jamais été un opposant véritable et que je cite : « Après sa défaite électorale de 2006, Houngbedji avait renoncé à prendre la tête de l’opposition quand je suis allé le supplier de le faire. Il trouvait plus intéressant d’envoyer des personnalités du PRD comme Ministres dans le gouvernement qu’il accuse aujourd’hui de tous les maux simplement parce que Yayi a chassé du gouvernement les gens du PRD. Ce n’est pas opposition sincère et par engagement politique. C’est plutôt la preuve que maître Adrien Houngbedji ne choisit pas par conviction et par amour pour son peuple. Il choisit hélas par intérêt personnel ou partisan ».

Selon donc Amégnissè, Houngbedji a donc péché en n’acceptant pas sa proposition d’inclure le PRD dans une posture d’opposition directe et en préférant composer avec Boni Yayi en 2006. En acceptant d’aller au premier gouvernement de Boni Yayi, Houngbedji a adopté la meilleure attitude et montré par la même occasion qu’il se soumettait à la volonté du peuple qui a préféré Boni Yayi, qu’il préfère une gouvernance apaisée en lui laissant la chance de s’affirmer que de commencer à tirer à boulets rouges sur lui dès le 07 avril. Je ne lui apprend rien de nouveau : c’est juste de la real politik. Il faut savoir abandonner ses idéaux pour composer avec la réalité.

Cette attitude proposée par Amégnissè à Houngbedji aurait embrasé le pays depuis et la situation de blocage politique actuelle où toutes les parties se sont radicalisées aurait été observée depuis 2007 car Boni Yayi aurait radicalisé son pouvoir. Ce qui pourrait se retourner contre Houngbedji que Boni Yayi doigtera pour masquer l’échec de sa gouvernance car dira t’il Houngbedji n’a pas voulu de sa main tendue et…

Où se trouve le problème de Amégnissè si Adrien Houngbedji et son frère Gratien ne s’entendent plus ? Ceci est la cinquième raison évoquée pour laquelle il demande aux béninois de ne pas voter pour Houngbedji.

Amégnissè rajoute que les leaders actuels de l’UN disaient en 2005 et 2006 au peuple que c’est de Boni Yayi que le pays avait besoin.

Inexact ! C’est entre les 2 tours, donc en 2006 et jamais 2005 que ces derniers ont appelé leurs militants à reporter leurs voix sur Boni Yayi. Peut-être auraient-ils mieux fait de demander à leurs militants de reporter leurs voix sur Amégnissè ?

Même si ces leaders avaient demandé au peuple de voter pour Houngbedji et non Yayi, Houngbedji n’aurait pas été élu car le peuple verrait en leur décision un complot contre lui pour le bloquer dans sa volonté de changement ; volonté qu’il a exprimé en votant pour Boni Yayi à 35% au premier tour et ceci aurait amené tout net un conflit post-électoral. On n’a pas besoin d’être sociologue ou anthropologue pour comprendre cela, ces leaders n’ont fait que tenir compte des aspirations de leurs militants sinon les militants les auraient désavoués et ils auraient été comme des généraux sans troupe.

Pour finir, il revient comme, Boni Yayi dont le projet de société est le programme Nord contre Sud sur le fait que l’Union fait la Nation est un regroupement régionaliste dont les leaders ne sont tous qu’au Sud ; ceci, pour faire peur aux populations.

C’est vraiment inquiétant, ABT n’a pas encore gagné les élections et celui qui se veut son chantre (même s’il ne fait pas l’unanimité au sein de l’alliance) fait déjà la chasse aux sorcières.

Je revois le même scénario de 2005-2006 qui a consisté à diaboliser la classe politique de l’époque et à proposer Boni Yayi comme l’alternative crédible et cela me met très mal à l’aise. Et pour qu’on ne revive plus ce calvaire qu’on a dû vivre depuis 2006 et pour éviter le pilotage et la navigation à vue,  il est vital de ne pas voter pour Abdoulaye Bio Tchané.

Voici trois (03) raisons fondamentales pour lesquelles il serait suicidaire de voter pour Abdoulaye Bio Tchané, le candidat de l’alliance ABT.

Je n’ai rien contre l’homme mais je suis obligé compte tenu de l’enjeu d’évoquer ces raisons qui feront de lui un pas meilleur président que Boni Yayi.

1ere raison

Comme Boni Yayi en 2006, Bio Tchane vient de la BOAD

Comme Boni Yayi en 2006, Bio Tchane vient sans parti politique et est porté par une coalition de mouvements, de partis et d’associations.

Comme Boni Yayi en 2006, Bio Tchane vient de passer cette dernière décennie hors du territoire national même s’il dit connaître le pays et que je le trouve mieux connaisseur que l’intrus qui s’est installé et qui a affirmé depuis peu ne pas connaitre la maison.

Qui l’avait même invité ?

La vie d’une nation est trop chère, vu que nous venons de perdre cinq (05) années inutilement  pour qu’on puisse tolérer de la navigation et du pilotage à vue à la tête de notre pays encore pour cinq ans.

En politique, comme l’affirmait Georges Clémenceau, il ne saurait y avoir de génération spontanée, le cas de Boni Yayi est le dernier exemple en date de l’échec du technocratisme africain et des intellectuels africains. Confondant les sciences politiques et les sciences de développement qui sont indubitablement liées, ils choisissent de faire l’une sans l’autre.

2e raison

L’alliance ABT qui soutient Bio Tchane est composée des déçus du changement de Boni Yayi, ses militants de première heure qui n’ont pas été appelés par Boni Yayi à s’asseoir près de la table pour partager le gâteau national qu’est le Bénin, les recalés sociaux, des démissionnaires des partis politiques qui voient leurs avenirs politiques en pointillés dans ces formations politiques qui les ont fait connaitre. Bref, c’est une alliance hétéroclite où chacun milite pour ces intérêts en posant en première ligne Bio Tchane et se servir de son image afin d’être élu ou réélu députés, conseillers, chef quartiers, nommés directeurs de sociétés d’Etat et ainsi de suite. Comme des fauves blessés, ils sont tous liés par l’instinct de survie, l’instinct de survie politique. Ce conglomérat milite au nom de Tchane pour la réalisation, chacun à son niveau de son vœu secret.

Bref, c’est du déjà vu. Cette scène a déjà été observée en 2005 et nous sommes toujours dans le même scénario qui aura aussi la même fin.

Comme s’ils ne tiraient leçon du passé et pour donner raison à Kérékou selon qui les cadres béninois sont tous des intellectuels tarés, Amégnissè et consorts veulent jeter une fois de plus le pays en aventure comme Tévoédjrè l’avait fait en 2005-2006 avec l’aventurier qui est au pouvoir actuellement et qui vient de passer cinq ans à voyager, à festoyer et à détruire tout ce qui a été fait depuis des décennies.

3e raison

Comme l’alliance FCBE, le projet de l’alliance ABT est porté par un homme et tourne autour d’un homme : Abdoulaye Bio Tchané. Tout autour de lui, gravitent des électrons libres ; la plupart sans base électorale fixe mais qui comme des opportunistes veulent se servir de son image.

En cas de victoire électorale, l’alliance sombrera inéluctablement dans le culte de la personnalité (que je hais tant) et l’autosatisfaction. Chacun des membres de l’alliance voudra à tout prix se mettre dans les bonnes grâces du nouveau chef et cela conduira à une déification de son pouvoir et ceci même si l’homme affirme être posé et ne pas être impulsif. Bien sûr, Dieu ne donne pas le pouvoir, c’est le peuple qui le donne.

En vérité, je le dis dans le contexte actuel ABT ne sera pas un bon président, n’en déplaise à Amégnissè et compagnie. Dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

Comme en 2006 où Tévoédjrè a trompé le peuple (au profit de ses intérêts) en lui faisant croire qu’il n’y a pas meilleur homme de développement que Boni Yayi, Amégnissè et consorts s’apprêtent à retromper le peuple en lui faisant croire que ABT est la solution.

Peu importe, eux ils seraient déjà devenus ministres, députés, conseillers ou autres.

A vous de choisir chers compatriotes entre une mort certaine programmée et une renaissance !!

aymard

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Ils l’entendent beaucoup,…Ils l’écoutent peu…ils ont tort

Le problème que les Béninois ont avec leur docteur-président – président sortant cherchant désespérément à en être un entrant, à nouveau –, c’est qu’ils ont mis cinq douloureuses années à réaliser qu’ils ne l’avaient pas suffisamment écouté à une certaine époque : il leur avait dit en effet qu’il comptait rectifier la démocratie béninoise. Personne ne crut devoir lui demander ce que cela voulait dire. Presque tout le monde sait aujourd’hui ce que cela voulait dire: la démocratie béninoise est hélas !, à présent complètement rectifiée, même si l’opération dernière chance des anciens présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo a semblé sauver quelque peu les meubles. In extrémis.

Après les inconcevables palinodies du processus électoral qui va bientôt s’achever (au paradis ou en enfer, allez savoir !) le Bénin a définitivement perdu son statut de Laboratoire de la démocratie sur le continent : jamais des expériences telles que celles en cours ne doivent en effet se produire dans un laboratoire qui se respecte. Le nouveau Laboratoire, il faudrait certainement aller le chercher du côté du Ghana.

Mais voilà qu’à nouveau, le docteur-président, si farouchement candidat à sa propre succession, lance des paroles prophétiques, sans que personne ne relève que pour les cinq ans à venir, c’est l’annonce d’une gradation supplémentaire dans la rectification. Il a dit en effet, le candidat Boni Yayi, le 29 janvier dernier, dans son allocution de candidature : « Des populations des villes et des campagnes ont encore des raisons objectives de désespérer de leur classe politique. Elles ont des raisons d’être déçues de la haine et de la méchanceté qui nous détournent des vrais problèmes de la Nation. Il y a, à ce titre, urgence à réduire les dérives liées à nos lois et aux facteurs humains… »

« Réduire les dérives liées aux lois et aux facteurs humains » !!!

Il vous faut un dessin pour comprendre, Béninois ? L’explication en est pourtant d’une simplicité, on n’ose pas dire, biblique : selon le bon docteur, il y a des dérives… Les responsables de ces dérives, ce sont vos lois soi-disant démocratiques et les rêveurs (les fameux facteurs humains)qui croient dur comme fer qu’il faut défendre ces lois. Conclusion logique : il y a urgence à réduireet les lois démocratiques et les rêveurs démocrates.

Comme il y a cinq ans, personne n’a encore songé à lui demander, au bon docteur, comment il comptait s’y prendre, pour réduire les dérives liées aux lois et aux facteurs humains.

Et dans cinq ans – cinq autres années plus douloureuses encore que celles qui viennent de passer, Béninois, vous réaliserez une fois encore, que vous ne l’aviez pas suffisamment écouté, votre bon docteur-président.

BENIN : Rapport général sur la Lépi

Quelle LEPI pour quelles Elections ?

Synthèse des fraudes et irrégularités ayant entachées la LEPI tout au long de sa réalisation

Le processus actuel ne nous permettra pas de sauvegarder les acquis de la démocratie chèrement acquise. C’est pour cette raison que nous jeunes de l’Association Jeunes Patriotes pour l’Enracinement de la Démocratie (AJPED), membre de la société civile et qui avions participé à toutes les phases de la LEPI à savoir :

la cartographie censitaire

le Recensement porte à porte

l’enregistrement des données biométriques

l’établissement des cartes d’électeurs.

Avons décidé enfin d’attirer l’attention de toute la nation, en particulier de la classe politique , la communauté internationale et toutes les confessions religieuses, sur les risques que court notre jeune démocratie très enviée avec cette LEPI tronquée, bâclée, truquée et émaillée de fraudes, pour laquelle nous avons été complices. Nous redoutons déjà les dégâts que cela pourrait générer dans le futur. Tout a commencé au PLM Alédjo.

En effet, c’est lors du recrutement et de la formation des agents cartographes devant servir pour la cause de l’élaboration d’une bonne cartographie censitaire, fiable et juste que les choses ont commencé. Au lieu que ce soit ces agents recrutés suivant les règles de l’art, et ayant bénéficié d’une formation dans le sens de leur mission, ces derniers ce sont vus remplacés sinon dilués par des parents amis et copines des responsables de la CPS LEPI et de la MIRENA. Ce qui engendra une cartographie mauvaise et douteuse, jetant les bases d’une fraude massive pour laquelle en son temps, l’honorable Epiphane QUENUM se prononça.

Si la cartographie censitaire avait respecté les normes préétablies par l’IGN, nous n’en serons pas arrivés à de pareils extrêmes car c’est au cours de cette dernière qu’on assistera à la création de nombreux quartiers fictifs dans la partie septentrionale du pays, quartiers qui sont destinés à servir la cause de l’assise de bases électorales frauduleuse pour des étrangers. Cette cartographie censitaire servira à un recensement porte à porte aussi inadéquat sinon pire. C’était, en effet le début des malversions et des nombreux laisser pour compte.

Recensement Porte à Porte

Après les multiples erreurs et fraudes constatées, lors de la cartographie censitaire, le désastre, l’amateurisme, la négligence et le faux, viennent une fois encore de s’installer.

Les agents cartographes qui malgré tout avaient acquis une certaine notion du terrain ont été une fois encore pour le plus grand nombre mis de côté. Cela donna lieu au recrutement de nouveaux agents, de façon arbitraire. Sans la moindre formation et sans suivi, ils sont libérés dans la nature pour la poursuite d’une importante cause sitôt transformée en une affaire politique et familiale.

Il va s’en dire que l’efficacité dans l’accomplissement de cette nouvelle phase, les nouveaux agents recrutés devraient être originaires des localités où ils allaient recenser. Car comme on le dit, nul autre ne peut mieux connaître votre maison que vous même. La CPS-LEPI et la MIRENA dans leur rôle de fraudeurs et de confectionneurs d’une LEPI bâclée ont envoyé dans les quartiers des agents recenseurs responsables d’un faux recensement. Ainsi, lorsque ces agents qui ne connaissent pas la localité, descendent dans un quartier pour le recensement, ils ont plusieurs sortes de comportements par exemple :

Quand ils arrivent dans une maison aux heures de travail et que tous les résidents sont des fonctionnaires, ils marquent la maison comme déjà prise en compte au lieu de revenir à des heures plus appropriées pour rencontrer les habitants.

Dans d’autres ménages où il n’y a que des locataires, il leur suffit de piocher une domestique ou une femme de ménage qui ignorant tout du processus de la LEPI donne dans le premier cas des informations erronées que ces agents sans formation, prennent en compte sans aucune vérification et dans le second cas, refuse de donner des informations par crainte de poursuites judiciaires et autres. Dans ce cas précis, les agents recenseurs au lieu de clarifier les choses et de rassurer ces femmes, marquent le ménage concerné comme déjà pris en compte.

Le comble est que la saison pluvieuse a été choisie pour le démarrage dans les premières aires opérationnelles. Cela fut d’ailleurs est une source de discorde entre les hommes politiques de notre pays. Cette saison avec son cortège d’inondations, d’enclavement des populations. Ces populations se retrouvant sans toît ou sans ressources, sont contraintes à l’exode rurale, comme ce fut le cas dans l’Ouémé Plateau et dans l’Atlantique-Littoral où les populations n’ont pas pu se faire recenser.

Dans le même temps les quartiers créés lors de la cartographie censitaire se sont vus attribuer une population constituée de personnes inexistantes en l’occurrence, des morts et des étrangers. . Il faut préciser qu’à cause de l’inondation dans certaines localités, les agents recenseurs n’avaient pas accès aux ménages. Le travail n’a donc été fait qu’à moitié et tous les ménages n’ont pas reçu la carte devant leur permettre de se faire enrôler.

Ayant reçu l’ordre de finir le recensement dans le temps c’est-à-dire, deux semaines et après avoir erré perdu quatre à cinq jours dans les aires opérationnelles, avant que ne démarre effectivement les opérations, les délais légaux n’ont pas pu être respectés. Au regard de ces quelques disfonctionnements énumérés, il avait été dit qu’une seconde chance serait donné aux personnes laissées pour compte .Ceci est restée une vaine promesse.

La base étant faussée, la 3ème phase qui concerne l’enregistrement des données biométriques n’augurait rien de bon.

Enregistrement des Données Biométriques

Il faut reconnaitre que c’est la phase la plus importante du processus de la LEPI car ceux qui ont été recensés au cours du RPP doivent être enregistrés dans les données d’où les deux sections à savoir :

1-les Opérateurs de Saisie (OPS) ;

2-les Opérateurs de Kit biométrique (OPK)

*Les opérateurs de saisie (OPS)

Le recensement des OPS, n’a pas pris en compte le critère capital qu’est la maîtrise de l’outil informatique. Or la phase de l’enregistrement des données biométriques pour laquelle ces OPS étaient recrutés, est la phase la plus sensible et la plus importante dans le processus de réalisation de la LEPI car ces OPS, sont chargés d’entrer les données recueillies lors du RPR dans la base des données appropriées.

Au cours de cette phase, qui s’est déroulée au CIC, il y avait trois vacations qui travaillaient entre 06H -14H, 14H-22H et 22H-06H. Ces OPS, non qualifiés qui étaient livrés à eux mêmes, ont entré des données erronées qui étaient :

Illisibles

Incomplètes

Modifiées

Pour ne dire que ça. De plus, certaines données étaient carrement ignorées quand elles présentaient des difficultés orthographiques et autres. Tout ceci entrainera plus tard la disparition des noms de personnes recensées, qui ne retrouveront pas leur nom dans l’enrôlement, ou qui se verront attribuer d’autres noms ou encore auront des noms mal écrits.

*Les OPK

En ce qui concerne les opérations d’enrôlement, les Opérateurs de Kits, OPK ont été recrutés de la même manière qu’il en a été pour les phases précédentes ce qui allongera la liste des irrégularités dont voici quelques unes.

Des agents ignorants qui n’ont aucune notion de l’utilisation des kits.

Des kits défectueux envoyés consciemment dans les premières aires opérationnelles afin d’y freiner les opérations d’enregistrement.

Le relèvement des empruntes digitales qui prend environ une trentaine de minute par doigt à cause de la défectuosité pré abordée. Puisqu’il faut prendre l’empreinte des dix doigts, il fallait donc passer près de cinq heures de temps par personne ce qui justifie le renvoie répétitif des personnes venues se faire enrôler. Il faut préciser que ce cas n’est pas généralisé car il n’a été plus observable que dans les premières aires opérationnelles c’est à dire l’Ouémé Plateau et l’Atlantique Littoral et quelque rares fois dans certaines localités du septentrion.

En ce qui concerne cette partie du pays, beaucoup d’irrégularités ont été observées. C’est ici même le goulot

d’étranglement car la cartographie censitaire biaisée qui s’est établie au Nord en dépassant les limites territoriales, a été soutenu par le recensement porte à porte des personnes inexistantes, ce qui a amené au cours de l’enregistrement des données biométriques de la dernière aire opérationnelle et précisément à Natitingou, Boukounbé, Ouaké, Mallanville, Niki et à Banikoara un gonflement des populations normales. Nous avons constaté avec amertume que des personnes viennent avec des fiches d’enregistrement sans connaître le nom inscrit sur celle-ci, ni la date de naissance, encore moins la provenance de cette fiche

Par ailleurs des personnes avoisinant la cinquantaine voire la soixantaine avaient sur eux des fiches de personnes ayant moins de 20 ans voire même moins de 18ans et sont pour la plupart des natifs des pays frontaliers. C’est ce qui a justifié en réalité le fort taux d’enregistrement dans le Nord et le gonflement de la population observée et qui d’ailleurs se justifie également par le fait que les kits défectueux utilisés dans les premières aires opérationnelles ont été changés avant l’entame des opérations dans le septentrion.

Nous reconnaissons avoir participé à toutes ces opérations sans pour autant en être coupable car les responsables de la CPS LEPI et de la MIRENA nous ont toujours rassuré sur ce que tout ce que nous faisions n’était qu’un début et qu’il n’était pas question que cela serve aux élections de Mars 2011, et qu’en plus les omis seraient pris en compte en son temps…

Impression des Cartes d’Electeurs

Après toutes ces opérations, il devait y avoir l’affichage des listes informatisées provisoires, selon l’article 30 de la loi N°2009-10 portant RENA/LEPI ; ce qui n’a pas été effectuée dans les normes d’où le commencement de nos inquiétudes et interrogations après quoi nous avons reçu la confirmation que cette liste dont nous avons pris part à l’établissement sera utilisé pour les échéances électorales prochaines.

L’affichage devant permettre la réclamation des noms inscrits et la radiation des n’ayant pas droit, devait durer dix jours pour permettre les recours devant la cour constitutionnelle dans les cinq jours qui suivent. Mais tout a été le grand contraire, selon les articles 5 et 30 de la loi N°2009-10 portant RENA/LEPI les délais n’ont pas du tout été respectés. On en était là quand la CPS LEPI et la MIRENA ont décidé de faire le ratissage. Nous croyions tout au moins que ceux qui ont raté l’une ou toutes des trois premières étapes du processus et dont les noms avaient été enregistrés dans les cahiers auprès des délégués ou dans les arrondissements seraient pris en compte, mais tout s’est passé autrement.

Dans les aires opérationnelles Ouémé Plateau, Atlantique Littoral, Mono Couffo et Zou Collines, c’est qu’un montage de tromperies qui a été miroité pour tromper la vigilance des hommes politiques car dans le Nord, dans les villages frontaliers, la CPS LEPI et la MIRENA ont profité de l’occasion pour enrôler les étrangers qui n’avaient pas pu le faire auparavant. Ce qui accentue le fort taux de participation connue et tant proclamée.

Pour ce qui concerne la production des cartes d’électeurs et pour y avoir participé jusqu’à ce jour, nous pouvons affirmer qu’à ce stade il y a également d’énormes irrégularités.

Au premier abord, il a été servi au peuple béninois, que c’est l’ONIP qui a pris le marché de la réalisation des cartes d’électeurs .Cela n’est qu’un autre gros mensonge de la CPS LEPI et de la MIRENA. C’est une société ivoirienne du nom de SNEDAI qui a été responsabilisée pour le faire ; celle-ci vient dicter sa loi au bénin, en ayant pour chef d’équipe l’ONIP. La production de cette carte pour qu’elle soit fiable, doit suivre huit étapes à savoir :

La réception et le chargement des fichiers issus du CNT

L’impression des cartes par localité

Le contrôle qualité des impressions

Le Massicotâge des cartes imprimées

Le contrôle qualité des cartes massicotées

La lamination des cartes massicotées

Le contrôle de qualité et d’exhaustivité des cartes produites

Le conditionnement, empaquetage, colisage et livraison à l’ONIP

Depuis le démarrage des opérations le Jeudi 17 Février 2011 au Palais des Sports, du Stade de l’Amitié, c’est sous une très forte pression qui ne dit pas son nom que les opérations ont commencé vaille que vaille. Pour la bonne marche, nous a été demandé de terminer les opérations le mercredi 02 Mars 2011. C’est ainsi que nous avons reçu quelques fichiers électoraux des aires opérationnelles de l’Ouémé Plateau pour la production des cartes d’électeurs de cette zone. Ce qui a été fait dans le temps sans être achevée dans tous les arrondissements à cause des fichiers inexistants. Nous en étions à ce point quand nous avons reçu l’ordre d’entamer l’Atlantique Littoral qui a été dans son ensemble bâclée, parce qu’il nous a été demandé de le faire en trois jours, et nous n’avons pas pu terminer tous les arrondissements, ainsi, pour le plus grand nombre des résidants de cette aire opérationnelle, ne verront pas leur carte d’électeur.

C’est à ce moment qu’il nous a été demandé expressivement d’abandonner Zou- Collines qu’on devait entamer pour faire en premier lieu Borgou Alibori. Le temps de ranger les cartes en cours d’impression des autres aires opérationnelles. Il a été supprimée l’étape de contrôle qualité des cartes massicotées communément appelé Codage. Or c’est à cette étape que les cartes produites sont certifiées et codées afin d’acquérir une authenticité. La majorité des cartes arrivées à cette étape ont été détectées mal faite, et ont été reprises. Mais depuis le démarrage de l’impression des cartes d’électeurs du septentrion, le service décodage n’a contrôlé aucune carte ce qui nous fait constater :

L’impression des cartes sans photos et

L’impression sans code

Arrivée spécialement sur la commune de Tchaourou, le Directeur de Cabinet de BAKO Arifari qui avait fait un tour a demandé à ce que les cartes d’électeurs de Niki et de Tchaourou soient bien faites. C’est ainsi que Les appareils appelés LAMINEUSE qui servent à la lamination des cartes massicotées (plastification) ont été rapidement échangés contre près d’une cinquantaine d’autres lamineuses de couleur noire et de 130° en lieu et place des lamineuses grises de 125° degré habituellement utilisées à 100° jusque là. Ces nouveaux appareils apportés, n’ayant pas de possibilité de réglage sont directement utilisés à 130° ce qui confère naturellement de meilleures apparences et une meilleure qualité aux cartes imprimées. En ce qui concerne l’aire opérationnelle Mono Couffo, l’impression de ces cartes n’est pas encore achevée donc les résidants de ces deux aires opérationnelles ne peuvent commencer à avoir leur carte qu’à partir de Jeudi Prochain malgré les 450 personnes qui ont été recrutés les deux derniers jours pour renforcer les 1106 qu’il y avait. Ces nouveaux recrus n’ont reçu aucune formation.

NB : Lors de l’impression des cartes que nous avons eu à produire, nous avons constaté beaucoup de doublon. Lorsqu’on attire l’attention des ivoiriens de SNEDAI sur la question des doublons, ils répondent, je cite « pour un travail qui doit être réalisé pendant six mois au moins, Arifari BAKO demande que cela se fasse en trente jours, soit un mois ». Ils disent également que malgré qu’ils aient attiré l’attention de BAKO Arifari sur le fait que la situation pourrait dégénérer en des foyers de tensions plus tard, ce dernier répond que les élections seraient déjà passées…

Nous membres, fondateurs de l’Association des Jeunes Patriotes pour l’Enracinement de la Démocratie qui avions servi depuis la cartographie censitaire jusqu’à la production des cartes d’électeurs, sommes contre le hold-up qui s’organise pour prendre en otage la jeune démocratie béninoise, et c’est pour cela que nous dénonçons ce jour les magouilles dont la CPS LEPI et la MIRENA nous ont rendu acteurs. Pour cela nous démissionnons du système mafieux de production des cartes d’électeurs en cours actuellement au palais des sports du Stade de l’Amitié et prions le chef de l’Etat pour la sauvegarde des acquis démocratiques que les élections du 06 Mars soit reportées dans un délai d’au moins un mois afin que la CPS LEPI et la MIRENA passe à la correction des disfonctionnement et prennent en compte les populations laissées sur le carreau car les cartes délivrées pour les populations du septentrion sont sans code ,donc ne sont pas authentiques et ne pourront donc pas servir à leur détenteur plus tard. Comptant sur la bonne foi tant prônée par le premier magistrat de la nation béninoise, chef de l’Etat, chef du gouvernement, son excellence le Docteur Thomas Boni YAYI, pour sauvegarder la paix que ces ainés ont préservé depuis l’indépendance jusqu’à ce jour, nous espérons qu’il saura prendre en compte nos remarques et saura trouver les solutions adéquates qui pour l’heure reste le report des élections, pour qu’elles soient mieux organisées afin d’être paisibles et transparentes.

Quant à Arifari BAKO, il mérite d’être interpellé par la justice de notre pays et d’être audité sur sa gestion afin de s’expliquer sur les multiples disfonctionnement émanants de sa responsabilité. Il en est de même pour madame BATCHABI responsable de la MIRENA. Quant à Joseph GNONLONFOUN, s’il se laisse manipuler pour utiliser cette fausse liste entachée de fraudes et d’erreurs suicidaires, l’histoire retiendra son nom. Il lui faudra donc prendre ses responsabilités pour ne pas être frappé par la colère de Dieu et des mannes de nos ancêtres, qui ont toujours veillé sur cette nation bénie qu’est notre cher et beau pays le Bénin.

Il nous faut préciser que ceci n’est qu’un bref résumé de tout ce qui s’est passé durant la réalisation de la LEPI car les agents recrutés pour cette réalisation ont vu , fait et entendu beaucoup de choses que nous nous gardons de dire pour préserver la paix de notre pays. Après cette Déclaration il est possible que BAKO Arifari monte au créneau, pour mentir comme il sait le faire au peuple Béninois. Il faudra juste que vous hommes des médias vous lui posez la question de savoir si toutes les cartes d’électeurs sont déjà disponibles. S’il répondait oui, demandez-lui ce que font encore ces milliers de jeunes au palais des sports du stade de l’amitié. Pour vérification de sa crédibilité, demandez lui aussi combien d’agents sont passés de vie à trépas sur le terrain dans la réalisation de la LEPI ; s’il est honnête, il vous dira cinq. Et pourquoi donc l’opinion publique n’en a pas été informée ? Tout compte fait, les béninois peuvent allez constater de leur propres yeux que la production des cartes d’électeurs est loin d’être achevée avant la date buttoir.

Nous prenons à témoin ce jour, Mercredi 02Mars 2011, Dieu, vous ici présent et tout ceux qui prendront connaissance de la présente déclaration.

Nos vies et celles de nos proches sont peut être en danger à partir de cette heure, nos jours sont peut être comptés mais l’intérêt souverain de la nation, de notre nation, passe avant tout autre chose…

Je vous remercie…

BENIN : Appel du PCB au peuple et à toutes les forces démocratiques

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B) 

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 –

Site : www.la-flamme.org

APPEL AU PEUPLE ET A TOUTES LES FORCES DEMOCRATIQUES :

Combattre par tous les moyens les élections frauduleuses et instaurer le pouvoir des travailleurs et des peuples.

Les élections présidentielles actuelles n’en finissent pas de révéler toutes leurs facettes de fraude. Après la LEPI excluant des centaines de milliers de citoyens ; après l’exclusion frauduleuse du candidat du PCB, Philippe NOUDJENOUME ; après les décisions anti-peuple de la Cour Constitutionnelle de Robert DOSSOU, vient s’ajouter le désordre savamment organisé dans la fourniture et la distribution de cartes d’électeurs pour ceux qui ont eu la chance d’avoir été enrôlés. Cette distribution est bâclée, sabotée exprès. Après les derniers conciliabules entre le clan Boni YAYI et les autres, on nous confirme qu’outre l’intendance, le logiciel de la LEPI n’est maîtrisé que par les experts du PNUD qui, finalement, nous sortiront du chapeau le président que les puissances étrangères, c’est-à-dire les partenaires techniques et financiers, auront désigné pour le Bénin.

La fraude a donc été savamment préparée, scientifiquement organisée et grossièrement mise en œuvre. Les conciliabules au sommet entre le clan Boni YAYI d’une part, SOGLO, ZINSOU et autres d’autre part n’auront servi à rien contre la fraude. Le report des élections d’une nouvelle semaine ne servira non plus à rien, car l’audit de la liste électorale et surtout les recommandations relatives à la correction des énormités évidentes de la LEPI pour la prise en compte des exclus et la distribution soignée des cartes d’électeurs ne peut se faire en quelques semaines. Les tergiversations et les faux-semblants font alors le jeu des fraudeurs.

Il faut reconnaître que Boni YAYI est incapable d’organiser des élections crédibles et transparentes et que la fraude est multidimensionnelle. La tenue des élections même à la date annoncée du 13 mars (en lieu et place du 6 mars), voire même encore dans les toutes prochaines semaines, ne favorise que les fraudeurs et tous ceux qui ont intérêt à la fraude, contre la dignité de notre peuple.

Il faut reconnaître que seules tirent les ficelles pour des raisons inavouées et pour leurs intérêts, les puissances étrangères avec en avant l’UE (Union Européenne) et le PNUD qui couvrent la fraude, sans égard à la dignité et aux intérêts des travailleurs et des peuples de ce pays. Pendant cinquante ans, pendant vingt ans, on nous a dit que ces organismes étaient intègres, compétents, épris d’équité et de paix. On constate, hélas, le contraire !

Il appartient donc aux travailleurs et au peuple de défendre eux-mêmes leurs droits, la dignité du pays et la construction de la paix. Cela ne se peut qu’avec une autre gouvernance, la mise à l’écart du pouvoir de Boni YAYI, l’instauration du pouvoir des travailleurs et des peuples avec la mise en place d’un Gouvernement de Salut National de transition.

C’est pourquoi le Parti Communiste du Bénin appelle les travailleurs et toutes leurs Confédérations, Fédérations et organisations syndicales, tous les partis politiques patriotiques, toutes les forces démocratiques de jeunes, de femmes, de dignitaires, de défense des droits humains et des peuples, à se déterminer ici et maintenant pour un combat acharné, soutenu et intrépide contre les actuelles élections frauduleuses et pour l’instauration du pouvoir des travailleurs et des peuples.

Pour notre dignité, disons :

NON aux élections frauduleuses !

EN AVANT pour le pouvoir des travailleurs et des peuples !

Cotonou, le 02 mars 2011,

Le Parti Communiste du Bénin.-

Sit-in de Fors-Election : Le report de l’élection, un préalable pour la paix au Bénin

Fors-Election a mis ce jour, jeudi 03 mars 2011, en exécution sa mise en garde qu’elle a adressée la veille aux acteurs de la classe politique et aux différents candidats à la présidentielle du 06 mars 2011, en organisant deux grands sit-in aux deux grands carrefours de Ménontin et de Saint Michel à Cotonou pour demander le report de l’élection.

« Election d’accord. Ma carte d’abord ! », « Le report des élections s’impose sans condition », « Oui au dialogue et non au forcing », « Cena Héélouééé », « Bako Héélouééé », « Bachabi Héélouééé », « Appliquons enfin les résolutions de la médiation des anciens présidents Zinsou et Soglo », « Cena prend enfin tes responsabilités », « Lépi inclusive = Sécurité collective », « Président Yayi Boni évite les cafouillages », « Cps/Lépi assume tes responsabilités », « Béninois debout pour ton droit de vote ». Ce sont là que slogans que l’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes que brandissaient les manifestants lors des deux sit-in. Outre les responsables de Fors-Election, étaient également présents parmi les manifestants, les Secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales mais aussi des responsables des Ong luttant pour la liberté et le droit du citoyen béninois. Selon le Président de Fors-Election, Me Joseph Djogbénou, le droit de vote est un droit civique et politique important.

A l’en croire au carrefour de Ménontin, ce qui a été décidé à travers le dialogue tenu par le Président Zinsou doit être pris en compte. La distribution des cartes, poursuit-il, ne peut pas être assurée de manière convenable avant dimanche prochain. « Nous demandons simplement que les décisions issues de l’accord, soient respectées », a-t-il martelé. Me Joseph Djogbénou a estimé que la présente manifestation est, somme toute, l’affaire symbolique pour exprimer cette volonté d’accompagner les acteurs politiques dans la croisière de reporter les élections. La Coordinatrice de Social Watch, Huguette Akplogan quant à elle, au carrefour de Saint Michel à Akpakpa, a fait remarquer que « l’heure est grave et qu’on n’a jamais vu de telle disposition dans le pays ». A l’en croire, c’est la première fois, à 72 heures des élections, ni la liste ni les cartes ni les dispositions pratiques ne sont prises pour que les citoyens béninois puissent voter en paix, dans la transparence et dans la quiétude. « Le peuple ne souhaite pas encore voir le processus électoral mal géré », a-elle souhaité. Elle a par ailleurs fait signifier que la volonté du chef de l’Etat, ne peut pas aller contre celle du peuple. Dans le même élan certains responsables syndicaux se sont prononcés pour dénoncer la manière dont le processus électoral est géré. Selon Gaston Azoua de la Cstb, la lutte se poursuit jusqu’à la chute. « On ne veut plus que de hauts bourgeois, ceux qui ont volé partout continuent d’organiser une mascarade pour venir s’imposer aux travailleurs et au peuple », a-t-il précisé. Quant à Pascal Todjinou de la Cgtb, il a fait remarquer que tout le peuple en droit de voter, doit être en mesure de le faire. « Si ce que nous disons n’est pas respecté, les responsables politiques, de la Cps-Lépi et de la Mirena vont l’assumer », a-t-il menacé. De Paul Esse Iko en passant par Dieudonné Lokossou, Laurent Métognon, à Atayi Déguégbé et Martin Assogba, le message est le même, le report de l’élection s’impose pour permettre à tous les Béninois en âge de voter de remplir de leur droit de vote. Rendez-vous est donc pris le vendredi 04 mars 2011 à la Bourse du travail pour un meeting allant dans le même sens.

Idelphonse Akpaki

«Ce n’est pas sous mon mandat que la Côte d’Ivoire va se soumettre», dixit le président Gbagbo

Une audience de près d’une heure. Hier, au palais présidentiel, le chef de l’Etat a reçu une forte délégation du Mdir, (le Mouvement pour la défense des Institutions de la République) conduite par Auguste Daubrey et Vincent Pierre Lokrou. Auguste Daubrey entouré de tout son groupe, a donné les raisons de la rencontre avec le chef de l’Etat. «Nous sommes venus lui dire qu’il a notre soutien.

Nous sommes étonnés qu’on veuille désagréger le pays pour une question d’élection. C’est cynique.

Nous sommes totalement acquis à la cause que le président défend. Le président tient totalement la barre». S’est réjoui Auguste Daubrey, l’un des responsables de ce mouvement de défense des Institutions de la République. Le président Gbagbo évoquant les derniers développements de l’actualité, leur a expliqué le sens de cette crise. Il leur a donné les raisons de sa résistance, du moins de son combat. «Ce n’est pas sous mon mandat que la Côte d’Ivoire va se soumettre». A confié le chef de l’Etat avec une sérénité déconcertante.

Le président va même plus loin pour condamner les tueries massives organisées par Ouattara en Côte d’Ivoire durant cette crise. «Je ne suis pas arrivé au pouvoir en marchant sur les corps de mes compatriotes». Fait-il remarquer. «Mes enfants sont ici, dit-il. Les élections sont un prétexte pour soumettre la Côte d’Ivoire».

En fait, comme on le voit, le projet d’occupation de la Côte d’Ivoire est un rêve nourri depuis longtemps par les ennemis de ce pays qui veulent le voir en coupes réglées. Ça devrait donc arriver avec ou sans Gbagbo. Heureusement qu’il est là pour organiser la résistance. Le Mdir a profité de la rencontre pour remettre un document confidentiel sur la crise ivoirienne au chef de l’Etat. Sûrement que ce sont des éléments qui peuvent aider le président Gbagbo dans sa recherche de solution à la crise ivoirienne.

G. Brence

Source : Le Temps (Cote d’Ivoire )

Prétendue livraison d’armes à Gbagbo : Choi fait mentir ses patrons

L’ONU a dû reconnaître hier mercredi qu’elle avait accusé par erreur et sans preuves tangibles le Bélarus d’avoir livré des hélicoptères aux autorités ivoiriennes, pourtant sous embargo. C’est le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies en Côte d’Ivoire Y. J. Choi qui a induit en erreur son organisation et ses responsables new-yorkais.

L’information de la mission de l’ONU en Côte d`Ivoire (ONUCI) faisant état de l’arrivée dimanche dernier à l’aéroport de Yamoussoukro d’avions transportant trois hélicoptères en provenance du Bélarus, « était une erreur », a déclaré à New York Alain Le Roy, chef des opérations de maintien de la paix. Choi et ses collaborateurs qui se bronzent en Côte d’Ivoire ont donc délibérément menti dans le but de mettre le pays à feu et à sang.

L’ONU a ainsi dû présenter ses « excuses » au Bélarus et la Côte d’Ivoire, qui avaient dès lundi rejeté les accusations. En guise de protestation, les autorités ivoiriennes,elles, par  le bais du porte-parole du Gouvernement Ahoua Don Mello avait dénoncé un complot de Choi et son organisation mafieuse.
Entretemps, le panel commis par l’Union Africaine (UA) a rendez-vous demain vendredi 4 mars à Nouakchott en Mauritanie pour arrêter des solutions à la crise en Côte d’Ivoire. L’UA lui a donné un délai d’un mois supplémentaire dans le but de mieux cerner les contours de cette crise orchestrée toute pièce par Choi et la France.  Recevant hier le président sud-africain Jacob Zuma, membre du panel Nicolas Sarkozy a été mis au pas par son homologue en visite officielle.
Sur place à Abidjan, la situation se normalise avec la réouverture des banques SGBCI et BICICI, filiales de groupes français qui viennent d’être nationalisées. Dans les banques publiques, les fonctionnaires ont pu commencer depuis lundi à recevoir leur salaire.

James LOSSA

SENEGAL : Contre les actes d’immolations répétés, des caméras de surveillance installées au Palais

Désormais c’est la sécurité totale aux alentours de la Présidence de la République. Outre le fait qu’il y ait un nombre impressionnant de policiers, des caméras de surveillances ont été aussi installées afin de parer à d’éventuelles immolations devant le Palais de la République. C’était la volonté du Président qui avait interpelé le ministre de l’Intérieur en ce sens.

Aux candidats à l’immolation, il ne sera plus possible de commettre vos actes aux alentours du Palais de la République. Comme souhaité par le chef de l’Etat qui avait interpelé Ousmane Ngom, le ministre de l’Intérieur en ce sens, la sécurité a été totalement renforcée à ce niveau. Outre le nombre d’éléments de la police qui a été fortement renforcé dans toute la zone, les autorités ont aussi installé des caméras de surveillance dans plusieurs coins des grilles du Palais de la République. C’est d’ailleurs le minimum pour une institution comme la Présidence de la République.

Depuis hier mercredi, tout mouvement suspect est intercepté. En atteste ce fait divers qui s’est produit hier, derrière la Présidence. Un individu revenant de la plage qui avait par devers lui une bouteille, a passé un sale quart d’heure entre les mains des agents de la sécurité. Alors qu’il voulait traverser, les agents qui l’ont trouvé suspect, l’ont ainsi interpellé et arraché la bouteille qu’il avait par devers lui. A l’heure grande surprise, il s’agissait de l’eau de mer.

Plusieurs installations ont été faites dans la journée d’hier dans le seul but d’éviter tout acte d’insécurité, comme la série d’immolations qui s’est produite ces derniers temps aux alentours du Palais. « Nous voulons contenir tous les actes de sabotages imaginés par des personnes tapies dans l’ombre qui se cachent derrière des innocents pour commettre leur forfait. Même si ce n’est pas cela, il est tout à fait normal qu’une institution comme le Palais soit très bien sécurisée », confie cet agent au Palais de la République. Il rappelle d’ailleurs que du temps de Diouf, il y avait des caméras de surveillance, mais qui se sont détruites par la suite.

Ce n’est pas seulement ces mesures sécuritaires qui ont été entreprises dans le cadre de la sécurisation des alentours du Palais de la République. Un nouveau poste de police (guéreté) a été installé à la grande porte du Palais où un agent de la Gendarmerie monte la garde. On signale qu’au lendemain des immolations de Oumar Bocoum et de Ahmeth Tidiane Ba, le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, très irrité par ces actes jugés ignobles, avait demandé le renforcement de la sécurité et de tout faire pour éviter de tels actes.

Vendredi dernier, Mohamed Samb, responsable des jeunesses wadistes, s’était plaint du manque de sécurité et demandé au ministère de l’Intérieur de traquer les candidats à l’immolation et leurs commanditaires. Des libéraux avaient jugé d’ailleurs suspecte la présence de Barthélémy Diaz sur les lieux du « crime ».

Sambou BIAGUI, Le point du Jour

Les Soulèvements actuels en Afrique : Une menace pour la Renaissance Africaine

Evolution du Concept de Renaissance Africaine

La notion de renaissance est présente dans l’histoire des peuples à différentes époques, et a toujours été une dynamique de renouveau, de revivification. Comme la renaissance européenne et la renaissance de l’Asie du Sud- Est, la renaissance africaine s’inscrit dans la droite lignée des peuples de se forger un destin digne de leur attente.

Le concept de « Renaissance Africaine » est perçu pour la première fois dans les slogans de l’Association Universelle pour le progrès des Noirs – UNIA, fondée par l’africain-jamaïcain, GARVEY Marcus.

L’UNIA était un Mouvement pour le retour sur la terre mère des descendants d’esclaves déportés aux Amériques, qui, après l’abolition de l’esclavage, étaient confrontés, aux Etats-Unis, à des intimidations perpétrées par le Ku-Klux-Klan. En effet, c’est dans sa convention internationale du 1er Août 1920 à Harlem, New York, que furent scandés des slogans tels que « Réveille toi Ethiopie, Réveille toi Afrique! », « l’Afrique pour les africains d’Afrique et d’ailleurs », « Renaissance de la race noire ». Ce mouvement, qui en 1923 revendiquait prés 6 millions de membres, finit en 1925 dans des scandales financiers ; mais son architecte mourût en 1940 à Londres, restera à jamais « un visionnaire qui a insufflé de l’inspiration à sa race dans sa lutte ardue pour sortir de la dégradation que des siècles d’esclavages ont entraînés ».

L’expression « Renaissance Africaine », telle quelle, est avancée plus tard par Cheikh Anta DIOP, pour la première fois en 1948 dans une interrogation « Quand pourra t- on parler d’une Renaissance Africaine? » in « le Musée Vivant », n° spécial 36-37, novembre 1948, Paris, pp57-65. Ce grand savant, dans plusieurs de ses ouvrages, s’est donné corps et âme pour la restauration de la vérité historique – le replacement de la place de l’Afrique et de l’homme africain dans l’histoire évolutive du monde, tant sur le plan de l’origine de l’humanité, de sa colonisation des continents et de la différenciation des races, que sur le plan de la civilisation, avec l’Egypte pharaonique, la civilisation la plus ancienne, et qui était négroïde.

Les travaux de Cheikh Anta, tant sur le fond que sur la forme, témoignent que les cinq siècles d’esclavage et de colonisation de l’Afrique ne sont qu’un détail en terme de durée sur la grande histoire du peuple africain dont les débuts sont ceux de histoire de l’humanité. Et de ce fait, nous estimons que le contenu de cette période ahurissante d’humiliation et de déshumanisation, ne peut en aucune manière porter atteinte à la conscience collective du peuple Africain ; la conscience de ce grand peuple, édificateur des pyramides, instructeur de savants qui ont fait la fierté de la Grèce antique et de l’Occident d’aujourd’hui ; et dont les racines sont encrées dans toutes les civilisations africaines.
Plus récemment, La relance de la « Renaissance Africaine » en Afrique du Sud s’est faite d’abord sous forme de slogans, puis des discours successifs de Thabo Mbeki qui ont précisé sa conception.

En effet, en 1998, une première conférence sur la renaissance est organisée à Johannesburg en présence de plusieurs universitaires africains et une deuxième regroupant davantage d’intellectuels et de personnalités de l’Afrique est organisée en octobre 1999, avec le soutien de l’OUA. L’accession au pouvoir de Mbeki, son promoteur, a vulgarisé la notion de renaissance africaine.

Ainsi sur le plan continental, le plan MAP [Programme de Renaissance africaine pour le nouveau millénaire], d’ossature Renaissance Africaine a été élaboré avec le concours d’autres Présidents avant d’être fusionné avec le plan Oméga de Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal. Ce programme fusionné est validé à Abuja à l’occasion de 38ième sommet de l’OUA sous le nom de Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique.

Aujourd’hui, la renaissance africaine dispose, en Afrique du Sud, d’un Institut chargé de faire sa promotion; mais si ce concept doit interpeller l’ensemble du continent, il est aussi de la responsabilité de chaque intellectuel africain d‘apporter sa contribution dans sa conceptualisation afin qu’elle puisse atteindre ces véritables objectifs.
Renaissance Africaine et Contexte mondial actuel :

A la lumière des ces travaux antérieurs, nous avions estimé qu’il restait beaucoup d’aspects que ce concept doit couvrir s’il veut insuffler un changement global, conduisant au réveil de l’Afrique dans ce monde du XXIe siècle ; d’où notre obligation de lui forger cette théorie. Et c’est dans ce contexte d’espoir pour la réalisation de cet idéal africain que surviennent les soulèvements dans certains pays africains jadis aux positions très tranchées dans ces débats de composition et de recomposition de blocs à l’échelle mondiale sous la houlette de l’Europe et des Etats-Unis.

En effet, au rythme où vont les choses et à regarder de près les foyers de tensions s’allumer un à un, il y a lieu de se poser des questions sur les véritables rôles des uns et des autres dans ce contexte de marasme économique et de recomposition géopolitique. Les coïncidences troublantes nous poussent à nous demander les rôles des uns et des autres surtout des promoteurs de l’Union pour la Méditerranée et des contempteurs des réseaux islamiques au moyen orient compte tenu de la place incontournable de la finance islamique dans l’équilibre financier mondial.

En tout état de cause, la Renaissance Africaine ou précisément la réalisation de l’Unité Africaine ainsi que les tentatives de contrôle et de maîtrise du moyen orient par les puissances islamiques radicales deviennent de plus en plus hypothétiques avec le démantèlement progressif de leurs bases les plus influentes notamment : la Lybie, l’Egypte, l’Iran, le Bahreïn, l’Algérie, le Maroc, le Soudan, et dans une moindre mesure la Côte d’Ivoire.

Avons-nous le droit et le devoir, devant l’Histoire, de nous laisser entrainer et ainsi foutre en l’air autant d’efforts consentis par des générations antérieures ? N’est-il pas temps pour nous de nous ressaisir et enfin de décider en AFRICAIN pour les AFRICAINS ?

Abdoulaye SECK

Coordonnateur Conscience Citoyenne

Email : laillesec@yahoo.fr