Le Blog de Aymard

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Sit-in de Fors-Election : Le report de l’élection, un préalable pour la paix au Bénin

Fors-Election a mis ce jour, jeudi 03 mars 2011, en exécution sa mise en garde qu’elle a adressée la veille aux acteurs de la classe politique et aux différents candidats à la présidentielle du 06 mars 2011, en organisant deux grands sit-in aux deux grands carrefours de Ménontin et de Saint Michel à Cotonou pour demander le report de l’élection.

« Election d’accord. Ma carte d’abord ! », « Le report des élections s’impose sans condition », « Oui au dialogue et non au forcing », « Cena Héélouééé », « Bako Héélouééé », « Bachabi Héélouééé », « Appliquons enfin les résolutions de la médiation des anciens présidents Zinsou et Soglo », « Cena prend enfin tes responsabilités », « Lépi inclusive = Sécurité collective », « Président Yayi Boni évite les cafouillages », « Cps/Lépi assume tes responsabilités », « Béninois debout pour ton droit de vote ». Ce sont là que slogans que l’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes que brandissaient les manifestants lors des deux sit-in. Outre les responsables de Fors-Election, étaient également présents parmi les manifestants, les Secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales mais aussi des responsables des Ong luttant pour la liberté et le droit du citoyen béninois. Selon le Président de Fors-Election, Me Joseph Djogbénou, le droit de vote est un droit civique et politique important.

A l’en croire au carrefour de Ménontin, ce qui a été décidé à travers le dialogue tenu par le Président Zinsou doit être pris en compte. La distribution des cartes, poursuit-il, ne peut pas être assurée de manière convenable avant dimanche prochain. « Nous demandons simplement que les décisions issues de l’accord, soient respectées », a-t-il martelé. Me Joseph Djogbénou a estimé que la présente manifestation est, somme toute, l’affaire symbolique pour exprimer cette volonté d’accompagner les acteurs politiques dans la croisière de reporter les élections. La Coordinatrice de Social Watch, Huguette Akplogan quant à elle, au carrefour de Saint Michel à Akpakpa, a fait remarquer que « l’heure est grave et qu’on n’a jamais vu de telle disposition dans le pays ». A l’en croire, c’est la première fois, à 72 heures des élections, ni la liste ni les cartes ni les dispositions pratiques ne sont prises pour que les citoyens béninois puissent voter en paix, dans la transparence et dans la quiétude. « Le peuple ne souhaite pas encore voir le processus électoral mal géré », a-elle souhaité. Elle a par ailleurs fait signifier que la volonté du chef de l’Etat, ne peut pas aller contre celle du peuple. Dans le même élan certains responsables syndicaux se sont prononcés pour dénoncer la manière dont le processus électoral est géré. Selon Gaston Azoua de la Cstb, la lutte se poursuit jusqu’à la chute. « On ne veut plus que de hauts bourgeois, ceux qui ont volé partout continuent d’organiser une mascarade pour venir s’imposer aux travailleurs et au peuple », a-t-il précisé. Quant à Pascal Todjinou de la Cgtb, il a fait remarquer que tout le peuple en droit de voter, doit être en mesure de le faire. « Si ce que nous disons n’est pas respecté, les responsables politiques, de la Cps-Lépi et de la Mirena vont l’assumer », a-t-il menacé. De Paul Esse Iko en passant par Dieudonné Lokossou, Laurent Métognon, à Atayi Déguégbé et Martin Assogba, le message est le même, le report de l’élection s’impose pour permettre à tous les Béninois en âge de voter de remplir de leur droit de vote. Rendez-vous est donc pris le vendredi 04 mars 2011 à la Bourse du travail pour un meeting allant dans le même sens.

Idelphonse Akpaki

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