Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 8, 2011

BENIN: Philippe NOUDJENOUME s’adresse au SG des Nations Unies

Philippe T. NOUDJENOUME

Premier secrétaire du Parti Communiste du Bénin

Candidat aux Elections Présidentielles 2011.

– A MONSIEUR BAN KI MOON, SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES,

– A MONSIEUR JEAN PING, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE,

– AU SECRETAIRE EXECUTIF DE LA CEDEAO,

(Lettre ouverte).

Une délégation conjointe CEDEAO-Union Africaine-Nations unies composée de Messieurs Jan Victor GBEHO, Président de la Commission de la CEDEAO, Ramtane LAMAM, Commissaire de l’Union Africaine chargé de la Paix et de la Sécurité et Saïd DJINIT, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest a séjourné le 03 Mars dans notre pays.

Au terme du séjour de la délégation, le communiqué rendu public dit ceci «la mission conjointe avait pour objectif de réitérer le soutien des institutions concernées au processus de préparation de l’élection présidentielle et d’encourager toutes les parties béninoises à créer des conditions pour la tenue d’un scrutin pacifique et crédible… La délégation conjointe a pris note avec satisfaction des progrès considérables réalisés dans la mise en place de la LEPI en tant qu’instrument qui permettra de moderniser la base de la liste électorale et de consolider la tradition démocratique du Bénin… La délégation a pris note des préoccupations exprimées par les différentes parties concernées, notamment par des candidats à l’élection présidentielle suggérant le report de l’élection présidentielle pour procéder à des ajustements nécessaires en vue de la tenue de l’élection dans des conditions crédibles et acceptables… La délégation a… exprimé son soutien à un report de quelques jours de l’élection présidentielle à une date qui soit compatible avec le respect des délais prescrits par la Constitution, notamment celui sur l’Investiture du Président de la République, fixé au 6 avril 2011; (…) Ce report permettrait notamment: i) la finalisation du processus de distribution des cartes électorales; ii) le parachèvement des dispositions nécessaires par la CENA et ses démembrements régionaux et locaux; iii) la désignation et la formation de tous les agents de bureaux de vote» (souligné par moi).

Au vu de la mission que s’est fixée la délégation, je ne peux que remercier les nobles et grandes Institutions mondiales et régionales que sont l’ONU, l’Union Africaine et la CEDEAO de l’intérêt qu’elles portent pour la situation politique intérieure de notre pays, le Bénin.

Mais il faut avouer que la démarche n’est pas courante. Car ne relevant pas de la mission traditionnelle de ces institutions qui est «le maintien de la paix et de la sécurité internationale» conformément au Préambule, à l’article premier et surtout aux Chapitres VI et VII de la Charte de l’Organisation des Nations Unies.

La démarche de la délégation conjointe ONU-UA-CEDEAO ne peut se comprendre que s’inscrivant dans la perception par ces Institutions que l’élection présidentielle actuelle au Bénin contient des germes de menace à la paix.

En effet, l’élection présidentielle actuelle au Bénin contient des germes de menace à la paix intérieure. Les principales pommes de discorde entre les différents acteurs politiques de la vie politique de ce pays se focalisent autour de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI).

Dès le début de la confection de cette liste, est apparue la volonté à peine voilée d’une partie, la mouvance présidentielle de s’en servir comme instrument de fraude à son profit – par l’exclusion de dizaines de milliers de citoyens du droit de vote, la fabrication de milliers de bureaux de vote fictifs, la minoration de l’effectif de votants de certaines régions par rapport à d’autres etc –

Une bonne fraction de la population du Bénin regroupant des députés et de simples citoyens dès le début, se sont émus de la manière dont étaient menées les opérations d’établissement de la LEPI. Ils l’ont exprimé de diverses manières soit par voie parlementaire soit par des protestations de rue. Mais rien n’y fit. Notre peuple a noté avec tristesse et écœurement que cette LEPI frauduleuse et tronquée, cette LEPI à polémique confectionnée pour faire élire un homme, le président actuel, YAYI Boni a été réalisée avec le soutien actif des Représentants des organisations du système des Nations unies au Bénin, et des grands pays européens, en l’occurrence le PNUD, l’Union Européenne qui en contrôlent non seulement l’intendance mais aussi le logiciel pour finalement en sortir le président de leur choix à la place du peuple béninois.

J’ai eu en son temps, compte tenu des responsabilités qui sont les miennes concernant la vie des millions d’hommes et de femmes de ce pays, à m’adresser à ces Représentants en une Lettre ouverte en date du 27 Octobre 2010 (voir ci-jointe copie de la lettre) pour m’inquiéter de leur implication dans cette opération porteuse de conflits graves pour mon pays. Je me suis posé la question suivante: «Comment comprendre que malgré ces cris du peuple, l’Union Européenne et le PNUD encouragent le gouvernement et BAKO Nassirou à continuer sur cette lancée, à savoir réaliser une LEPI à polémique, une LEPI porteuse de conflits aux conséquences incalculables?»

Aujourd’hui la réalité est là. La LEPI confectionnée de l’avis même des auteurs – qui ont accepté par consensus un audit par des experts internationaux et nationaux – est un tissu d’énormités incompatibles avec la réalisation d’élection crédible et transparente.

Tout ceci serait-il être ignoré par les institutions internationales? Voire. Mais malheureusement je note avec tristesse que le communiqué de la délégation abonde dans le même sens que les Représentants du système des Nations Unies sur la LEPI telle fabriquée en ce moment au Bénin. A ce sujet, il y a lieu de faire les observations suivantes :

Premièrement: si une LEPI peut être un instrument permettant la modernisation «de la base de la liste électorale» et la consolidation «de la tradition démocratique du Bénin», la délégation s’est-elle posée la question de savoir si celle-ci, la LEPI de BAKO Nassirou et de YAYI Boni, remplit les conditions avec les graves irrégularités qui y sont contenues et qui sont reconnues de pratiquement tout le monde ?

Deuxièmement: «La délégation a… exprimé son soutien à un report de quelques jours de l’élection présidentielle à une date qui soit compatible avec le respect des délais prescrits par la Constitution, notamment celui sur l’Investiture du Président de la République, fixé au 6 avril 2011».

La délégation s’est-elle posée la question de savoir si la correction nécessaire à apporter à une telle LEPI (manifestement frauduleuse) et l’inscription de plus d’un million de citoyens béninois peut se réaliser en quelques jours voire en quelques semaines pour permettre le «respect des délais prescrits par la Constitution, notamment celui sur l’Investiture du Président de la République, fixé au 6 avril 2011» ? Une Constitution serait-elle au-dessus de la souveraineté du peuple ?

Troisièmement: la délégation prescrit les tâches à réaliser pendant cette période de report, à savoir: i) la finalisation du processus de distribution des cartes électorales; ii) le parachèvement des dispositions nécessaires par la CENA et ses démembrements régionaux et locaux; iii) la désignation et la formation de tous les agents de bureaux de vote».

Nulle part on ne voit des points ayant fait l’objet de consensus, sous l’égide des Présidents ZINSOU et SOGLO, entre les représentants de la mouvance présidentielle et ceux de l’Opposition, le 25 février dernier, à savoir un audit de la liste électorale avec les corrections nécessaires, le vote d’une loi dérogatoire permettant la prise en compte de dizaines de milliers de citoyens. Pour la délégation, la LEPI telle réalisée est bonne pour des élections crédibles devant se dérouler dans quelques jours. Il suffit de finaliser la «distribution des cartes»… de parachever «des dispositions nécessaires par la CENA et ses démembrements», de désigner et former «tous les agents de bureaux de vote» etc.

La délégation, par ce comportement, non seulement avalise la LEPI frauduleuse tant décriée par les travailleurs et les peuples du Bénin, mais encore s’arroge les fonctions des institutions de souveraineté de notre pays avec la voie ouverte vers les expériences de «certification» des élections telles que nous l’a montré le cas ivoirien.

Ainsi la voie est ouverte pour la mise entre parenthèses de la souveraineté de notre peuple par la «Communauté internationale» qui dicte désormais sa volonté sur notre pays au mépris des intérêts des travailleurs et des peuples du Bénin, ce qui revient à leur déclarer la guerre pour se donner après le rôle de «pacificateurs».

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, Monsieur le Secrétaire exécutif de la CEDEAO, le constat qui s’établit de plus en plus dans la pensée collective des peuples c’est que d’institution de sauvegarde de la paix, l’ONU se transforme en instrument de guerre contre les peuples, leur souveraineté et leur développement; que cette organisation n’agit plus dans l’intérêt de toute l’humanité mais seulement dans celui des plus riches et des puissants de la terre.

Je n’ose pas croire qu’il en sera toujours ainsi. C’est pourquoi, je viens vous demander que la pratique internationale ultérieure démente cette opinion désormais acquise dans un monde où l’éthique universelle agit dans le sens de plus de liberté, de plus de souveraineté aux peuples pour un développement harmonieux qui permette à l’humain où qu’il se trouve de vivre en humain sur cette planète terre, notre patrimoine commun. Les révolutions en cours actuellement dans les pays arabes contre les dictatures montrent la voie.

Quant aux travailleurs et aux peuples du Bénin, je puis vous assurer qu’ils disposent des ressources nécessaires pour éviter les pièges d’où qu’ils proviennent et feront leurs chemins dans le concert des nations en sauvegardant leur indépendance et leur souveraineté.

C’est avec cette conviction et ce souhait que je vous prie de recevoir Messieurs les Présidents, l’expression de ma haute considération et de mes sentiments patriotiques et humanistes.

Cotonou le 07 Mars 2011

Signature illisible

Philippe NOUDJENOUME

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Qu’est-ce que les Béninois lui ont fait ???

Le malheur d’avoir plébiscité un homme à hauteur de 75% de l’électorat. A l’heure du bilan, le modèle a perdu jusqu’à son âme, jusqu’à sa constitution. En lieu et place du texte fondamental et des lois, c’est désormais la voix d’anciens courtisans du régime qui compte. Le destin national évolue suivant leurs humeurs et leurs états d’âme exactement comme à l’époque du roi mage. La vérité des sages de la Cour constitutionnelle contre celle de la constitution elle-même. Tant pis si des gens qui votaient depuis 50 ans perdent subitement leur droit de vote ; si pour la première fois de l’histoire du renouveau démocratique, le premier tour d’une présidentielle subi plusieurs reports ; si tous les délais constitutionnels ont été pulvérisés ; si le cas Bénin s’inscrit dorénavant dans les rangs des régimes malades de l’Afrique. Juste parce que les citoyens ont commis la bêtise de croire aux boniments du banquier venu de Lomé en 2006 avec pour tout argument, la promesse d’émergence économique, de croissance à deux chiffres, de lutte contre la corruption, de respect des institutions, d’industrialisation et de mécanisation agricole.

Qu’est-ce que les Béninois ont fait à Yayi pour mériter que leurs champs de coton connaissent des profondeurs jamais atteintes depuis près de deux décennies ? Pour que la prévenance exceptionnelle du chef de l’Etat envers des faux placeurs (audiences à la présidence de la République accordées aux escrocs, visites au siège même de l’activité de faux placements d’argent) ait amené de pauvres incrédules à se faire déposséder de leurs épargnes ? Pour que des collaborateurs à lui parmi les plus fidèles soient envoyés cultiver la fibre régionaliste dans les départements du nord du pays auprès des populations ? Pour que son gouvernement ferme les yeux sur plusieurs mois de grève dans les hôpitaux suivis de dizaines de mort ? Pour que son équipe ait été autant secouée par des scandales politico-financiers ? Pour que le Bénin soit passé du 23ème rang au 72ème du classement de Reporters sans frontières ? Pour que le pays s’enfonce, chaque année davantage, dans d’autres classements d’organismes internationaux comme Transparency international pour la lutte contre la corruption, Amnesty-International pour le respect des libertés fondamentales ? Pour qu’il autorise l’envoie des chars d’assaut contre des manifestants ? Ils ont cherché, ils ont trouvé !

Comble du cynisme, c’est le docteur-président qui se plaint d’avoir perdu du poids durant la campagne électorale. Ces soi-disant 45 kg de perdu seraient beaucoup plus important que la privation du droit de vote à des centaines de milliers de citoyens au point d’être inscrit au débat national. Plus important que la disparition d’un haut fonctionnaire du ministère des Finances, Urbain Dangnivo. Il lui fallait choisir entre la sauvegarde de sa ligne pour sa douce épouse et le rempilage. Peut-être est-il en quête d’un nouveau mandat par amour pour son peuple comme on l’entend dire lors de ces meetings itinérants. Un amour si fort qu’il a préféré jeter toutes ses forces dans le soutien à la réalisation de la maudite Liste électorale permanente informatisée ayant permis d’exclure plus d’un million de Béninois du processus électoral sur près de 10 ans. Le clou de l’auto victimisation est survenu au détour d’un de ses lyrismes endiablés implorant la pitié sur sa personne. La pitié ? Lui ? Pour quelqu’un qui gagne en un mois les salaires cumulés de près de 400 enseignants de lycée ? Son gouvernement n’avait éprouvé aucune pitié vis-à-vis des patients en souffrance dans les centres de santé pendant les grèves sauvages sans service minimum du personnel de santé. On peut se demander à quel moment précis, le locataire de la Marina a eu pitié de ses compatriotes. Un brin de contrition l’aurait empêché de faire emprisonner Fagbohoun, Clément Gnonlonfoun, Adovèlandé et les militants Abt ; les parents des tués de Djidagba de décembre 2008 auraient obtenu justice depuis lors.

Ils l’ont cherché à 75%, il les a eus à 100% !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN : Lettre ouverte – Amédéo Adotévi écrit à Boni Yayi

La corruption qui a pris de l’ampleur dans l’administration publique n’épargne aucune couche socioprofessionnelle. A travers une lettre ouverte adressée au président de la République, l’Administrateur de sociétés, Amédéo Adotévi évoque une affaire de corruption dont il a été victime. Lire ci-dessous sa lettre ouverte.

Amédéo Andrew Adotévi Administrateur de sociétés

01 Bp 870

Cotonou

République du Bénin

Cel : 97 98 05 73

95 05 63 62

Tel : (00229)21 30 00 92

Fax :(00229)21 301745

E-mail : adoteviamedeo@yahoo.fr

Cotonou le 05 mars 2011

Lettre ouverte au Docteur Thomas Yayi Boni, Président de la République

Objet : la protection de mes droits en temps que citoyen Béninois

Monsieur le Président,

Vous m’avez reçu en audience le 15 septembre 2008 dans votre Cabinet en même temps que Messieurs Christian de Souza et Ferdinand Sovi mes cousins.

Au cours de cette audience, je vous demandais la levée de la suspension qui frappait mes activités, la révision d’un redressement fiscal unique qui n’existait que dans l’imagination de ceux qui l’ont initié et la restitution de ma caution ainsi que les intérêts générés par cette caution depuis 30 ans.

Vous avez donné des instructions aux ministres des Finances de l’époque Soulé Mana Lawani et de la Justice Gustave Cassa. Ces deux grands commis de l’Etat n’ont pas pu accomplir leur mission. Ils ont tous été débarqués trois mois après que la mission leur a été confiée. Mais avant son départ, le Ministre Lawani m’a confié ceci : « Madame l’Agent judiciaire du Trésor ne dépend plus de moi mais directement du Président de la République. Elle n’a pas le temps de s’occuper de moi parce qu’elle a un travail très urgent pour le Président de la République. Mais si Monsieur Adotévi pouvait faire toucher son oncle Chacha VII pour que le chef de l’Etat lui donne l’ordre contraire ce serait bien ». Voila la situation dans laquelle j’évolue depuis 30 mois Monsieur le Président. Je ne suis pas resté inactif. En cette période et en ce début du 21ème siècle où les peuples du bassin de la Méditerranée se révoltent et réclament à mains nues leurs droits d’hommes libres et mettent dehors Zine El Abidine Ben Ali, Moubarak et font trembler Kadhafi le gouvernement algérien et autre, je viens vous dire que je suis simplement victime de corruption dans une affaire avec la Douane et dans une autre affaire avec les Impôts dans laquelle le général Kérékou est déjà intervenu en ma faveur avec Madame Anne Cica Adjaï. Mais nous avons été floués à cause de l’ampleur de la corruption qui règne atour de vous. Si vous n’en êtes pas convaincu, vous pouvez ignorer ma sonnette d’alarme. Dans ce cas, au bout de 15 jours, à compter de la date de parution de cette lettre ouverte, je serai obligé de me tourner vers l’Organisation des Nations Unies pour la protection de mes droits d’homme bafoués depuis 10 ans maintenant. Sachez Monsieur le Président que je ne travaille plus depuis 7 ans, je n’ai pas de revenus et je n’ai pas de retraite, parce que certains de vos collaborateurs m’empêchent de jouir de mes droits. Pourtant, Monsieur le Président, votre mot de campagne est la prospérité pour tous. Mais moi, je dirai oui mais dans l’honnêteté et la droiture.

Dans l’attente que votre Haute Autorité sera sensible à mon cri de détresse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression déférente de ma très haute considération.

A.A. Adotévi

Opinion : Zuma Et Les ‘’Foutaises’’ De La France De Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa – Acte I

Zuma Et Les ‘’Foutaises’’ De La France De Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa – Acte I

Deux jours après l’arrivée du Président Sud Africain, Jacob Zuma en France, mon frère était au bout du fil avec une voix anxieuse : « Josy, je ne suis pas tranquille, ‘The Snake is not dead ‘ (le serpent n’est pas mort en anglais) j’ai peur que Zuma change de position avec ce que la France est entrain de lui faire miroiter en ce moment en échange de la tête de Koudou (il venait de lire la dépêche de l’AFP du 02-3-2011). En plus de cela le panel de l’UA vient de proroger le mandat du CSP jusqu’à fin Mars, apparemment sur demande de Blaise Compaoré ce qui veut dire la France.

Je suis sure qu’ils sont entrain de concocter quelque chose pour saboter cette médiation de l’UA et en finir avec Koudou (nom affectueux du Président Laurent Gbagbo par les patriotes ivoiriens).» Petit, franchement ‘’ tu es un homme de peu de foi’’. Aujourd’hui nous sommes en Mars, 2011 et Koudou est toujours au pouvoir, n’étais-je pas dit que tout ce que j’attendais c’était que Zuma entrait dans la danse? Eduardo Dos Santos et tous ceux qui ont soutenu Koudou avant la réunion de l’UA ne disent plus rien, tu sais pourquoi? C’est parce que Zuma a le dossier ivoirien en main. On dirait que tu as besoin d’un peu de briefing sur Zuma et mon analyse des propositions de la France enfin que tu comprennes que non seulement ‘devant c’est maïs’ mais en plus les offres de France ne sont que des foutaises :

Zuma l’Enfant Terrible de L’ANC :

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore l’une des chansons préférées de Zuma est ‘Redemption’ de Bob Marley qui dit ceci: « Emancipate yourself from mental slavery no one but ourselves can free our minds have no fear for atomic energy because none of them can stop the time how long shall they kill our prophets while we stand and look. Some say it just a part of it. The song of freedom it‘s all I had ever have, Redemption song”

En Français “Affranchissez-vous de l’esclavage mental, car personne d’autre que nous même ne pourra libérer nos esprits n’ayons pas peur de énergies atomiques, car aucun d’eux ne peut arrêter le temps. Jusqu’à quand les laisseront nous tuer nos prophètes sans réagir. Certains disent que c’est notre destin. Mais moi tout ce que je peux offrir pour me racheté c’est le chant de la liberté. »

Jacob Zuma, descendant de la tribu de ‘Shaka Zulu’ c’est-à-dire les Zoulous, est tout d’abord un homme du peuple, n’ayant jamais été à l’école, il a fait l’essentiel de son éducation à Robben Island. Il a été élevé dans le Zululand profond, Jacob Zuma est á 100% un Zoulou Boy.

Entré à l’ANC à l’âge de 17 ans, tout comme Koudou, venant d’une famille modeste, son ascension à la magistrature suprême s’est fait pas à pas. Il a livré une bataille féroce à Thabo Mbeki pour son élection á cette magistrature suprême et sa victoire est dû au soutient du petit peuple, c’est-à-dire la jeunesse, les femmes et la classe ouvrière tout comme Koudou; en effet sa victoire a été vu comme celle du petit peuple contre la classe aristocratique noire que représentait Thabo Mbeki.

Il croit fermement aux traditions africaines mais surtout à l’émancipation et à l’autodétermination des peuples africains toute de suite et maintenant; c’est un mélange d’Hugo Chavez du Venezuela, Morales du Pérou et un peu de l’ancien président du Brésil le grand Lula. Sa lenteur sur le dossier ivoirien était due au résiduel de sa rivalité avec son frère Thabo Mbeki mais lorsqu’il a compris le combat de Koudou, sa réaction a été d’envoyer son navire de guerre au large des côtes ivoiriennes en attendant qu’il ait toutes les preuves en mains.

‘’Erreur de Gawa’’ et l’Enfant Gâté :

L’Enfant Gâté est le nouveau nom d’Alassane Dramane Ouattara par mon petit frère après ses caprices (c’est comme cela que mon frère décrit ce qui c’était passé au Golf) lors du dernier passage de Jacob Zuma en Côte d’Ivoire. Ces caprices ont été une erreur capitale pour la France car Jacob Zuma proche de Winnie Mandela, fait partie de l’aile gauche de l’ANC c’est-à-dire les durs à cuire ou extrémistes de l’ANC sur la question du panafricanisme, en Côte d’Ivoire on dirait que c’est un Mamadou Koulibaly.

Entre la lettre de Sarkozy á Youssouf Bakayoko qui a été le coup de grâce (analyse de mon frère) de koudou á la France et les caprices, Il a vite compris ce qui se passait réellement en Côte d’Ivoire, c’est pour cela qu’il a demandé á discuter avec la France car désormais il a ‘’chargé le palabre de Koudou’’ (comme on le dit á Abidjan, c’est-à-dire Zuma a décidé de se battre pour le dossier ivoirien). La République Hôtelière du Golf et les rebelles ne sont pour lui qu’une simple distraction et une vraie perte de temps pour l’Afrique.

‘’L’Erreur de Gawa ‘’ (comme on dit á Abidjan) de ‘’l’Enfant Gâté’’ c’est que Zuma n’est ni Thabo Mbeki ‘’le Gentleman’’ ni Laurent Gbagbo ‘’le Négociateur et Patient’’, c’est un AUTODICATE et un GUERRIER (ancien chef des services secrets de l’ANC) qui n’a rien avoir avec Sarközy de Nagy-Bocsa, le Bonaparte du 21e siècle, et ses sauts d’humeurs. Avec tous les réseaux internationaux que ’’l’Enfant Gâté’’ et Fanta (Dominique Nouvian Ouattara) prétendent avoir comment a-t-il pu faire une si mauvaise lecture de Zuma?

‘’La Honte Qui a Tué le Crocodile’’ :

L’Affaire « des hélicoptères à Gbagbo’’ était un « Ziopin’’ (piège – expression ivoirienne) de Koudou qui a fait encore « tomber le caleçon’’ (dévoiler – expression ivoirienne) de Sarközy de Nagy-Bocsa, Ban Kim Moon et Choukouya son perroquet (Choi). En effet, ces trois larrons après la parution du dossier confidentiel sur le plan d’attaque des forces Onusienne et licorne en Côte d’Ivoire , ont été pris de panique et comme ils ont pris l’habitude de mentir sur le dossier ivoirien et se croyant seule maitre de l’information, ils ont décidé de faire porter le chapeau á Koudou une fois de plus, car comme les patriotes ivoiriens le savent, tous les actes odieux et inhumains que les rebelles (tous ceux qu’ils veulent déstabiliser ou détruire la Côte d’Ivoire ) ont commis á ce jour ont été attribuées á Koudou, aux jeunes patriotes et aux forces loyalistes.

D’où introduction en catimini de ‘’l’affaire Biélorussie, livraison des hélicoptères et le gouvernement de koudou’’, sans preuves, pour obtenir un feu vert d’attaque en Côte d’Ivoire, où ils sont en perte de vitesse, afin de déloger Koudou qui est solidement assis sur sa chaise présidentielle ivoirienne comme ‘’Gbazie Thérèse règne sur sa cour’’ dans le feuilleton ivoirien ‘’Ma Famille’’ (c’est-à-dire pas facile pour le déloger – expression de mon petit frère). Mais c’était sans compter sur l’arme de la guérilla moderne l’internet et son Mi-24 Facebook de l’indomptable Mark Zuckerberg.

Aussitôt dit aussitôt fait les réactions sont tombés de partout Au ‘finish’, comme disent les anglo-saxons, ils ont été obligés de s’excuser pour leur grossier mensonge auprès de la Biélorussie (dans leur calcule ils ont pensé que ce petit pays n’avait pas les capacités de se défendre et comme Koudou n’a pas de voix au Conseil de Sécurité pour eux tout était dans le sac), mais pas d’excuses pour Koudou et son gouvernement. Les patriotes ivoiriens et Koudou ne doivent pas s’inquiéter car comme un proverbe africain le dit « c’est la honte qui a tué le crocodile’’, ils sont entrain de s’auto discréditer, ce dernier « Kata de leur part n’était que maïs’’ (ce dernier coup était sans fondement – expression ivoirienne).

« Le Jardin d’Eden‘’

Le continent Africain recouvre plus de 20 % du globe. Environ 7 500 kilomètres séparent le nord du sud, sa superficie est d’environ 30 millions de km². 53 pays le composent répartis sur cinq régions géographiques ; on y trouve l’Afrique du Nord, de l’Ouest, l’Afrique Centrale, l’Afrique de l’Est et enfin l’Afrique Australe. A l’est, ce continent est délimité par l’Océan Indien et la Mer Rouge ; au nord par la Mer Méditerranée et à l’ouest par l’Océan Atlantique. En 2008, elle comptait autour de 750 millions d’habitants. Le continent Africain regorge de beautés naturelles.

Le mont Kilimandjaro est le point culminant de l’Afrique avec ses 5 895 mètres d’altitude. Au nord-ouest, on trouve les chaînes de l’Atlas qui s’étendent du Maroc jusqu’à la Tunisie. Le Sahara, toujours aussi fascinant, se prolonge de l’Atlantique à la mer Méditerranée. Quant aux fleuves, le plus long fleuve du monde, le Nil, se déverse sur 6 650 km; vient ensuite le Congo avec 4 400 km et le Niger avec environ 4 200 km. Les Grands Lacs se trouvent en Afrique de l’Est où l’on peut admirer le Lac Victoria, le troisième lac du monde par sa taille. On peut voir également dans cette région le Lac Malawi, le Lac Tanganyika ou encore le Lac Edouard.

L’Afrique est connue à travers le monde pour sa faune sauvage exceptionnelle. Au nord du Sahara, moutons, chèvres et chameaux sont rois, bovins, porcins, ovins et volailles le sont au sud. La région Ethiopienne abrite antilopes, zèbres, girafes et grands singes comme le gorille. Au Kenya et en Tanzanie on trouve les «  5 grands’’ comme on les nomme; c’est-à-dire les 5 grands mammifères que sont l’éléphant, le rhinocéros, le lion, le léopard et le buffle. Place aux reptiles avec les lézards et crocodiles mais aussi de redoutables serpents venimeux qui se trouvent dans toute cette zone Ethiopienne, dont le mamba, le python et le boa.

On y trouve aussi des insectes, reptiles et plantes riches à valeur médicinale. Son sous-sol est riche en réserves minérales et occupe la première ou la deuxième en quantité des réserves mondiales de bauxite, de chromite, le cobalt, le hafnium, le diamant industriel, le manganèse, le phosphate naturel, des métaux du groupe du platine (PGM), de la soude, de vermiculite et de zirconium. Sans oublier les autres produits à l’exportation comme bois, coton, café, cacao : la liste des matières premières dont regorge l’Afrique est longue. Le continent abrite ainsi le deuxième bassin de forêt tropicale après celui de l’Amazonie. Il est le deuxième exportateur de coton au niveau mondial derrière les Etats-Unis. Son cacao représente environ 70% de la production mondiale, tandis que ses pays producteurs de pétrole pèsent 10% de la production mondiale et ceux de diamants un tiers de la production mondiale.

Les Foutaises De Sarközy de Nagy-Bocsa :

AFP dans l’une de ses dépêches du 2 Mars 2011, m’a fait sourire car elle écrivait que Zuma a toujours eu une solution de compromis sur la crise ivoirienne mais le gros de la dépêche mettait l’accent sur le fait que Zuma avait été reçu en grande pompe en France, non seulement il serait l’invité spécial de Nagy-Bocsa au sommet G8/G20 mais aussi la France comblera á travers Areva le déficit en énergie nucléaire de son pays.

Elle lui offrirait aussi une aide d’environ 1 milliards d’Euro à travers l’Agence Française de Développement (AFD) et plein d’autres accords commerciaux mais en retour Zuma devrait lui offrir la tête de son frère Koudou sur un plateau d’or comme Salomé recevant la tête de Saint-Jean-Baptiste du roi Hérode (Marc 4 ch.:14-29 dans la bible). En un mot aide la France à maintenir ses colonies et nous te ferons voire notre royaume des cieux.

Il y a un adage africain qui dit ‘‘Si tu ne sais pas qui tu es tu ne sauras jamais ou tu vas’’, j’imagine que Zuma c’est dit ceci: ‘’ De Nagy-Bocsa, petit hongrois zélé, tu me demande à moi Zuma qui me suit battu depuis l’âge de 17 ans, passé 10 ans à Robben Island pour le droit à l’autodétermination de mon peuple et de mes frères africains, fils de pauvres comme Koudou briguer tous les échelons de mon parti pour atteindre la magistrature suprême, aujourd’hui étant à la tête du pays le plus puissant d’Afrique, étant le 8e homme le plus influent du monde, avec le ‘Jardin d’Eden’ derrière ma maison et enfin avec ‘Rédemption’ de Bob Marley comme l’une de mes chansons préférée, tu me demandes non seulement de passer par ton pays pour avoir accès à mon propre jardin (Areva et l’uranium du Niger) mais de trahir mon propre frère afin d’accéder à ton royaume des cieux qui est en faite le mien car c’est grâce a mon ‘Jardin d’Eden’ que tu es quelqu’un aujourd’hui sinon tu serais comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, me prêter l’argent que ton pays a volé à mes frères francophones depuis des siècles de surcroit mon propre argent aussi ‘’Mais On Est Où lá ?’’

Sarkozy de Nagy-Bocsa ‘’Est-Ce Que Tu Te Sens Même?’’ Moi, Jacob Gedleyihlekisa Zuma descendant de Shaka Zulu, un des tombeurs de l’apartheid, moi le Malcom X de l’ANC (n’ayant jamais été à l’école il a appris à lire et écrire en prison tout comme Malcom X), tu me demande de faire ‘’Quoi pour Quoi? Mais On Est Vraiment Où là?’’ Tu n’a rien compris, tu penses que je suis comme tes pantins de gouverneurs à la tête de tes colonies africaines…. Foutaise !’’

Pour mon petit frère Zuma s’est dit ceci ‘’Mais petit hongrois c’est le même ‘’scénario’’ de Jean-Jacques Kouamé que tes ancêtres ont toujours ‘vendi‘ (vendu – comme le dirait un bété en Côte d’Ivoire), c’est derrière ma maison que tu veux ‘’jouer ton awalé’’ (faire de la discrimination – expression ivoirienne), en faisant deux pois deux mesures dans les crises tunisienne et ivoirienne. Tu as envoyé ton petit patin Goodluck Jonathan avec son chapeau qui le rend nul me faire les faire les yeux doux, je lui ai répondu: « eh petit anango va te faire élire d’abord avant de venir me déranger dans l’affaire de Koudou qui lui au moins malgré les conditions calamiteuses a été élu. »

Tu as ensuite fait venir Caen (Blaise Compaoré), le sanguinaire, pour m’effrayer, je l’aie laissé s’égosillé car il insistait qu’il fallait qu’on applique le jugement du Roi Salomon en Côte d’Ivoire (non recomptage de votes), je lui ai répondu que c’était ‘Gnangnan’ (du n’importe quoi – expression ivoirienne) d’ailleurs comment lui qui est á la tête d’un simple pays très pauvre et très endetté qui vit sur le dos des gens (Burkina pays PPTE) comment oses-tu t’adresser á moi?

Vous avez trop fatigué Koudou, 10 ans ce n’est pas ‘’Dêguê’’ (c’est long – expression ivoirienne), ton vas-t-en guerre le ‘’bouboule’’ de Soro, le rebelle, parle de ‘’le faire tomber comme un fruit pourri qui n’est pas mûr’’, alors qu’il ne peut même pas réunir deux personnes dans son fief de Bouaké pour une opération ville morte. Á cause de vous l’hôtel pullman a fait que l’Hôtel Ivoire est ‘wâhuè’ (perdu son prestige – expression Baoulé), le pauvre Koudou vous a toléré mais aujourd’hui avec moi c’est ‘Boribana (c’est le terminus, expression Bambara) vous avez joué bidé’ (vous avez fait fausse route – expression ivoirienne).

Dans tous les cas voilà ce qui explique sa sortie sans faux fuyant durant la conférence de presse qui ne m’a pas du tout surprise et je cite : « il n’y a pas eu d’élection en Côte d’Ivoire, au vu des conditions dans lesquelles s’est déroulée le scrutin présidentiel s’il y’a eu élection, c’est Laurent Gbagbo qui l’a gagnée », ce qui était en faite sa réponse aux propositions françaises….Foutaises! (Avez-vous observer l’expression de ces deux présidents durant cette fameuse conférence presse? On se serait cru en présence de Prince Charles et la défunte Princesse Diana, paix à son âme, vers la fin de leur mariage)

La Nécessitée de la Transformation locale – Le Pari Pour l’Afrique :

Pour retarder son développement et justifier son statut de continent sous développée, l’Afrique a été infligée de calamités de tous genres: colonisation, famine, épidémies de tous genres (sida, Ebola, paludisme, cholera etc..), corruption, analphabétisme, guerre civile…La liste est longue et douloureuse mais pour réussir le pari il faut se débarrasser:

Des Raisons économique de la Colonisation :

Qui était de s’emparer des richesses d’un pays et assurer l’approvisionnement en matières premières, Garantir des débouchés à l’industrie nationale en cas de surproduction, Forcer l’ouverture commerciale, Conquérir un espace de peuplement, Contrôler les routes commerciales. Les extraits suivants confirment ces objectifs :

« Coloniser, c’est se mettre en rapport avec des pays neufs, pour profiter des ressources de toute nature de ces pays, les mettre en valeur dans l’intérêt national, et en même temps apporter aux peuplades primitives qui en sont privées les avantages de la culture intellectuelle, sociale, scientifique, morale, artistique, littéraire, commerciale et industrielle, apanage des races supérieures. » Mérignac, Précis de législation et d’économie coloniales, 1882.

« Les colonies sont, pour les pays riches, un placement de capitaux des plus avantageux. Au temps où nous sommes et dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché. » Jules Ferry, Discours devant la Chambre des députés, 29 juillet 1885.

« Un peuple a besoin de terre pour son activité, de terre pour son alimentation. Aucun peuple n’en a autant besoin que le peuple allemand (…), dont le vieil habitat est devenu dangereusement étroit. Si nous n’acquérons pas bientôt de nouveaux territoires, nous irons inévitablement à une effrayante catastrophe. Que se soit au Brésil, en Sibérie, en Anatolie ou dans le sud de l’Afrique, peu importe, pourvu que nous puissions à nouveau nous mouvoir en toute liberté et fraîche énergie, pourvu que nous puissions à nouveau offrir à nos enfants de la lumière et de l’air d’excellente qualité et quantité abondante. » Albrecht Wirth, Volkstum und Weltmacht in der Geschichte, 1904.

La Famine :

Le philosophe grec Xénophon disait que « l’agriculture est la mère de tous les arts : lorsqu’elle est bien conduite, tous les autres arts prospèrent ; mais lorsqu’elle est négligée, tous les autres arts déclinent, sur terre comme sur mer »

Le premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny disait ceci: ‘’l’homme qui a faim n’est pas un homme libre. ‘’ L’auto suffisance alimentaire doit non seulement être une nécessite mais aussi un devoir et un comportement.

Les Epidémies :

La santé est au cœur de la lutte contre la pauvreté.

La Corruption:

La corruption entrave la bonne gestion des ressources, mine les efforts visant à améliorer la croissance et à réduire la pauvreté, et elle fait obstacle au développement judicieux et durable des secteurs publiques et privés.

L’analphabétisme :

Cinquième Conférence International Sur L’Education Des Adultes, Hambourg, Allemagne
14-18 juillet 1997 de l’UNESCO : ‘’ L’alphabétisation est l’acquisition des connaissances et des compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en rapide évolution et un droit fondamental de la personne humaine.’’

Les Guerres Civiles :

Mao Tsé-toung a dit ceci: « la politique est une guerre sans effusion de sang, et la guerre une politique avec effusion de sang ». Les médias occidentaux ont tendance à dépeindre l’Afrique et ses guerres en fonction des tribus et des conflits entre les groupes ethniques différents. Et pourtant, la quasi-totalité des guerres du continent est l’œuvre de certaines multinationales, le plus souvent soutenues par leurs pays. Il est plus facile d’accéder aux ressources d’un pays quand son économie est déstabilisée, c’est l’unique méthode que les occidentaux ont utilisé jusqu’à présent en Afrique pour ne payer pas d’impôt qui l’un des principaux outils de développement et souveraineté d’un pays. Si le développement de l’Afrique tarde à décoller, c’est justement à cause de ce cercle vicieux.

En effet, La fin de la colonisation n’a pas donné lieu à l’espoir tant attendu: l’utilisation des ressources naturelles au profit du pays et de ses habitants. D’une part, parce qu’une grande partie des mines d’or, de diamants ou encore la production du pétrole sont restées entre les mains des entreprises étrangères. D’autre part, parce que la plupart des dirigeants africains ont utilisé ces ressources pour s’enrichir personnellement. Les revenus de l’or, des diamants n’ont donc pas servi à développer le continent ou à assurer le bien-être des populations; pire: des crimes horribles ont été commis contre ces dernières à cause des richesses de leurs sous-sol. Autrement dit, pour mettre la main sur les riches mines, des groupes armés, des trafiquants de toutes sortes ont provoqué des guerres, chassé, torturé et tué des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants africains.

Examinons Ensembles Ces Quelques Trésors Du ‘Jardin d’Eden’ Qui font Courir Les Multinationales Et Les Pays Occidentaux:

Lingot d’or

Inutile de présenter ce métal jaune: depuis la nuit des temps, il est porté sous forme de bijoux par tous les peuples de la Terre. L’or sert aussi d’épargne. Ainsi, certaines personnes achètent des pièces ou des lingots d’or. Les États aussi conservent leur « richesse » sous forme de lingots d’or. Ce métal jaune se trouve naturellement dans le sous-sol, dans les roches ou encore au fond des rivières. Les plus grandes mines d’or du monde se trouvent en Afrique du Sud.

Diamant et autres pierres précieuses

L’émeraude (de couleur verte), le rubis (rouge), le saphir (bleu) et le diamant sont les principales pierres précieuses. Ce dernier qui est très rare est aussi très cher à cause de ses qualités. En effet, le diamant n’est pas seulement un beau ‘caillou » porté en bague ou en boucles d’oreilles, il est le plus dur de tous les matériaux. Il peut les éroder tous et seul le diamant peut éroder le diamant. Ces qualités sont indispensables à l’industrie. Ainsi, le diamant est utilisé sur les forages de pétrole, pour scier ou encore en microchirurgie. Près de 65 % des diamants dans le monde viennent du continent africain. Les plus grands pays producteurs sont le Botswana et l’Afrique du Sud.

Pétrole
Certains pays produisent et exportent du pétrole depuis très longtemps. C’est le cas du Gabon (1957), du Nigeria (1958) ou encore du Cameroun (1978). D’autres, comme la Guinée Équatoriale, le Tchad ou encore le Soudan, l’Angola, le Ghana, et la Côte d’Ivoire, ont rejoint le club depuis quelques années seulement. Sauf au Tchad et au Soudan, le pétrole africain est extrait de la mer. C’est un pétrole de bonne qualité (il contient, par exemple, peu de soufre) qui a besoin de moins de transformations. Aujourd’hui, 20 % du pétrole consommé dans le monde viennent des pays africains. L’Angola, le Nigeria, la Guinée Equatoriale et le Soudan sont les plus grands producteurs de pétrole du continent.

Autres ressources

Outre le cuivre, le fer, la bauxite (une roche qui permet de produire de l’aluminium) le sous-sol africain regorge d’autres minerais comme le nickel, le manganèse ou le coltan. Le manganèse est un métal qui ressemble au fer et qui est à la fois dur et fragile. Près de 80 % des réserves de cette matière dans le monde sont situés en Afrique du Sud. Environ 90 % de ce minerai sont utilisés dans la préparation d’alliages: ainsi, le manganèse est mélangé à l’acier pour fabriquer des rails de chemins de fer, des coffres-forts ou encore de l’outillage. Mélangé avec du bronze, il donne l’acier utilisé pour les portes et barreaux de prison. Le nickel aussi sert à fabriquer des aciers spéciaux utilisés dans différentes industries (automobile, aéronautique). On le trouve également dans nos éviers et casseroles!

Le coltan est un matériau qui ne vous dit peut-être rien et pourtant… Le coltan (dont le nom vient des deux matières qui le composent: colombium et tantalite) est un sable métallique noir qu’on trouve dans des lits de rivières et des roches. Après un traitement, la tantalite donne le tantale. Ce dernier qui est très résistant, notamment à la chaleur, est indispensable dans les domaines du nucléaire et les moteurs d’avion. Mais on le trouve aussi dans des objets que nous utilisons tous les jours: les GSM, les consoles de jeux et les ordinateurs. 80% des réserves mondiales se trouvent en République démocratique du Congo, principalement à l’est, dans les provinces du Kivu.

C’est notamment grâce à ces matières que ces pays européens se sont développés et enrichis de ce fait le sous développement de l’Afrique est la raison du succès de l’économie des pays Européens sinon comment expliquer que par exemple: la Guinée possède de la bauxite, dont elle est le deuxième exportateur mondial derrière l’Australie, reste pourtant l’un des pays plus pauvres du continent? Ou Le Niger qui reste l’un des pays le plus pauvres de la planète, en dépit de son rang de deuxième producteur d’uranium au monde derrière le Canada.

C’est pour cela que le développement de l’Afrique doit non seulement se faire par la réappropriation de ses ressources mais aussi la création des unités de transformations. La preuve le Cameroun a une potentialité de gisement de Bauxite de 1000 millions de tonnes, une étude du ministère des mines a montré qu’une production de 2,5 millions de tonnes de bauxite rapporterait à l’exportation brute 62,5 millions de dollars. Si cette même quantité était transformée sur place en aluminium, le gain serait de 1000 millions de dollars, soit une valorisation seize fois plus élevée.

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondiale de cacao, avant la guerre exportait au moins 1.250.000 de tonnes. Les fèves á l’état brute se vendent au plus fort des coûts au moins entre $1.500 et $2.500 la tonne, transformée en produit semi-fini la tonne est vendu au moins entre $4,500 et $7,000 la tonne, je ne vais pas m’étendre sur ce que rapporte le produit fini. A cette allure qui devrait apporter l’aide au développement à qui?

Zuma Le Dernier Rempart de l’Afrique Et Koudou le Sundiata Contemporain Ensembles pour le Waterloo de Sarközy de Nagy-Bocsa En Côte d’Ivoire :

C’est vrai que la France pendant plus de 50 ans s’est arrangée pour détruire toutes initiative d’autodétermination venant des ses colonies et a sauvagement tué tout individu ou détruit toute colonie y faisant allusion (ex: Thomas Sankara et Guinée). Je parle de colonie au lieu de pays parce que tous les pays francophones africains n’ont jamais obtenus leurs réelles indépendances, la crise ivoirienne le montre si bien avec les embargos sur tous les secteurs : Financier (banques et transfert d’argent en effet moneygram et western union bloquent tout transfert sur la Côte d’Ivoire.

Que les patriotes n’oublient pas de boycotter ces deux compagnies lorsque la paix reviendra), agricole, militaires, médical, postale (courrier régulier, DHL et Fedex ne vont plus en Côte d’Ivoire ), portuaires etc… Etc. Sarközy de Nagy-Bocsa, le Bonaparte du 21e siècle, n’a pas comprit que le jeu d’échec de Koudou était d’exposer les emprises de la France en Afrique qui contrôle mine de rien au moins 250 millions d’africains sur les 750 que compte le continent.

De Gaule á la Conférence de Brazzaville en 1944 avait exclus l’idée d’autodétermination tout comme Hitler l’avait fait durant la deuxième guerre mondiale avec le gouvernement de Vichy. Avec la soi-disant indépendance la France a simplement changée les colons blancs par des colons noirs agissant exactement comme leurs prédécesseurs blancs, c’est-à-dire pillage des ressources naturelles et exploitation du peuple pour la nébuleuse France. Les différents gouvernements français n’ont cessé de protéger les intérêts des multinationales présentes sur le continent, dans le secteur pétrolier et gazier (Total), le secteur bancaire (BNP Paribas, Société Générale), les transports, la construction (Vinci), la gestion aéroportuaire (Adp), les télécommunications (Orange), sans oublier les groupes Bolloré et Bouygues; avec des coups d’états, rebellions armées voir même génocide.

Encore une fois, toutes ses richesses rapportent peu à l’Afrique parce que les pays africains ne possèdent pas d’industries de transformation. Les pays occidentaux ont accordé à la Chine sans rechigner un important paquet technologique parce qu’elle a su exploiter sa main d’œuvre abondante et bon marché comme outils de négociation. Si les pays africains veulent s’inspirer de l’expérience chinoise et réussir le changement de cap en passant de l’exportation des matières premières à la phase de l’industrialisation, ils doivent se mettre ensemble pour disposer d’un pouvoir de négociation qui facilite l’accès au paquet technologique grâce auquel ils pourront transformer leurs ressources minérales et minières.

Aujourd’hui, Koudou, l’historien a réussi l’éveil des consciences africaines particulièrement la jeunesse (le Redemption song – free yourself from mental slavery – se débarrasser du complexe d’infériorité) et avec l’aide de Zuma qui est á la tête de la première puissance militaire et économique de l’Afrique, 2011 verra par la ‘‘Grâce de Dieu’’ le début de la fin de toutes les guerres mercantiles en Afrique qui engendra la libération et l’intégration des économies des pays africains dans le vrai sens du mot. Comme nous le savons tous maintenant, l’Afrique est le vrai ‘’Jardin d’Eden’’, malgré ce que les occidentaux et leurs outils de contrôle (FMI, AFD, Club de Paris, Bank Mondiale, Experts, Medias, ACP, NEPAD, AGOA, G20, G8, NORD-SUD, FAO, OMS, ONU…Etc.) utilisent pour nous distraire.

En Côte d’Ivoire, malgré les avalanches de sanctions, les banques nationales ont relevé le défi, les pharmacies ont relevé le défi, la SIR a relevé le défi, les ports d’Abidjan et de San Pedro ont relevé le défi, les planteurs ont relevé le défi, les travailleurs Ivoiriens ont relevé le défi, les femmes patriotes ont relevé le défi, les jeunes patriotes ont relevé le défi, La RTI a relevé le défi, les FDS ont relevé le défi et finalement le Gouvernement d’Aké N’Gbo a relevé le défi. L’Afrique doit compter davantage sur ses propres moyens, plutôt que sur l’aide internationale pour assurer son développement. Koudou, Dos Santos et Zuma l’ont compris donc Sarközy de Nagy-Bocsa, ‘’petit n’imprudent’’ (hyper zélé en ivoirien) si tu ne le sais pas en Côte d’Ivoire on dit : ‘’Il y a Garçons en Afrique ‘’.

L’indépendance complète du continent Africain se joue en ce moment en Côte d’Ivoire, à l’allure où des choses, cela ne saurait tarder!

‘’Considérant’’ – La Bête Noire D’Alassane Dramane Ouattara :

En effet c’est avec le mot ‘’Considérant’’ qu’Alassane Dramane Ouattara a été disqualifié en 2000 par la Cour Constitutionnelle dirigée à l’époque par Tia Koné; malheureusement pour lui ce même mot l’a encore déclaré perdant à la présidentielle ivoirienne de 2010 toujours par cette même cour mais cette fois dirigée par le Pr. Yao N’Dré. En 2011. La Patriote Ivoirienne que je suis dis ceci:

‘’Considérant’’ le non respect des accords de Lomé I et II, Linas-Marcoussis,

Accra I et II, Pretoria I et II, et Ouagadougou, par les rebelles
‘’Considérant’’ le refus des rebelles de désarmer malgré l’amnistie que leurs accordés
l’Assemblée Nationale Ivoirienne

‘’Considérant’’ le fait que la Côte d’Ivoire est toujours divisée bien que le Président
Laurent Gbagbo ait accepté les rebelles dans son gouvernement

‘’Considérant’’ la non obtention de ‘’Paix’’ en Côte d’Ivoire malgré la Candidature
Exceptionnelle du Burkinabé Alassane Dramane Ouattara à la Présidence de la
République grâce à l’article 48 de la Constitution

‘’Considérant’’ le désordre public engendré par la bande de voyous et criminels camouflés
sous la bannière du RHDP dirigé par Alassane Dramane Ouattara

‘’Considérant’’ les victimes des exactions du RHDP dirige par Alassane Dramane Ouattara
suite à la crise post-électorale

‘’Considérant’’ tous les embargos injustes et inhumains engendrés au nom d’Alassane
Dramane Ouattara par la soi disante communauté internationale

‘’Considérant’’ la souffrance des ivoiriens depuis l’apparition sur la scène politique
ivoirienne d’Alassane Dramane Ouattara en 1990

‘’Considérant ‘’ tous les torts subit par le Président Ivoirien Laurent Koudou Gbagbo
jusqu’à ce jour à cause d’Alassane Dramane Ouattara, malgré toutes les
concessions imaginables qu’il a accepté

‘’Considérant’’ le non respect des décisions de la Cour Constitutionnelle Ivoirienne
par Alassane Dramane Ouattara

Je déclare que tous statut et privilèges, accordé au sieur Alassane Dramane Ouattara sous l’article 48 de la Constitution ivoirienne, sont révoqués et sans recours. L’Usurpateur Alassane Dramane Ouattara est banni à perpétuité de la scène politique ivoirienne quelque soit tout accord de paix que la médiation de l’UA engendrera et cela à dater du 4 Mars 2011. S’il tient à présenter sa candidature pour une fonction quelconque sur toute l’étendue du territoire ivoirien, il sera traduit devant la Cour Pénale Ivoirienne (CPI).

Dernière Dépêche :

(D’après mon frère) : Il parait que la BCEAO à la coqueluche et un peu de grippe, la BOAD quant à elle est enrhumée donc le FMI propose de leur envoyé quelques paracétamols comme elles ne sentent pas bien depuis le départ de Koudou qui a affaibli leur système immunitaire!!
En ce qui concerne l’invitation de Koudou à Addis- Abeba, nous avons confiance en Zuma mais la confiance n’empêche pas prudence et vigilance, les patriotes ivoiriens et panafricains déclinent donc respectueusement cette invitation au nom de Koudou, car le cas Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 au Rwanda reste encore gravé dans les mémoires, surtout que les conditions politiques semblent être étrangement similaires. L’enjeu pour les occidentaux et particulièrement la France est énorme dans la crise ivoirienne, et comme un dicton africain dit que ‘’le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir’’ pourquoi prendre ce risque?

Le panel peut discuter avec Koudou via vidéoconférence ’Cisco Systems’ pourra leur apporter cette assistance mieux encore les informaticiens des banques ivoiriennes seront je crois heureux de leur apporter cette assistance, étant donné le temps record qu’ils ont mis pour relever le défi. Mon petit frère a raison de dire (après avoir vu le film ‘’Un Homme Une Vision’’ sur le parcours politique de Koudou que tout patriote doit voir d’ailleurs) que si tous les petits politiciens africains avaient été du CP1 à l’Université de la politique comme Koudou, il n’y aurait eu aucun conflit en Afrique moins encore en Côte d’Ivoire.

Dans tous les cas ayons confiance au Dieu tout puissant car comme mon frère aime si bien le ‘’Today is today. Tomorrow is Another Day !’’

Pour la patrie ou la mort nous vaincrons. Que Dieu Bénisse la Côte D’Ivoire!

Jocelyne Toure

Cote d’Ivoire : Intox partisane, la médiocrité déontologique de « Le Monde »

Chères toutes,

Chers tous,

Vous connaissez le quotidien Le Monde ?

Il paraît que c’est le canard intello par excellence. Je n’y ai jamais cru. Pourquoi ? Parce que ce journal est une pure escroquerie journalistique que la France ait connue.

Profitant de la crédulité de l’opinion française, Le Monde pratique la désinformation à merveille. Comme les médias populaires. Souvenez-vous d’Hugo Chavez, le charismatique Président socialiste du Venezuela. Le Monde a été l’un des premiers médias européens à le vampiriser alors que Hugo Chavez défendait son pays et son peuple face aux multinationales américaines et européennes, qui s’enrichissaient pendant que le peuple vénézuélien vivait de misère quotidienne.

Eh bien, Le Monde vient encore de s’illustrer en publiant un article tendancieux, exécrablement partisan sur la Côte d’Ivoire (voir PJ): « Côte d’Ivoire : six femmes tuées lors d’un rassemblement pro-Ouattara ». Quand à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, à Abobo ou bien à Daloa, les pro-Gbagbo meurent, calcinés, égorgés, décapités, Le Monde ne dit mot.

Quand une célébre artiste, Aïcha Koné dont le seul crime a été d’avoir soutenu et voté Laurent Gbagbo se se fait violemment agresser par les pro-Ouattara, Le Monde ne dit mot. Il se permet en plus de donner des leçons de démocratie à Laurent Gbagbo. Quel culot ! Le peuple ivoirien ainsi que le peuple noir africain ont compris qu’il faut se battre contre ses voleurs d’Occidentaux, qui ne respirent que le sang, la haine, le profit matériel à longueur de journée. On le voit ici. Seule une poignée de privilégiés profitent tandis que la grande majorité des Français peinent à boucler leur fin de mois. Des humains dorment dans la rue, meurent de froid et de faim. Voilà la morale des moralisateurs.

Pour Le Monde, défendre son pays contre l’ingérence d’où qu’elle vienne, est un crime. Et pourtant l’histoire de la France est pleine d’enseignement. C’est pourquoi, nous croyons que ces journalistes qui devaient prévenir, éclairer avec des informations impartiales sont assujettis aux politiques eux-mêmes assujettis aux marchands de la mort.

Les peuples veulent leur liberté. Ce n’est pas Le Monde qui les empêchera de la gagner. Le Monde est fourbe, il faut lui écrire massivement.

Arrêter d’enrichir les désinformateurs, n’achetez plus le Monde.

Dieu vous bénisse !

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Pascal Bonin

LARGE DIFFUSION, SVP !

Invité par le panel de l’Ua à une rencontre en Ethiopie : Pourquoi Gbagbo ne doit pas se rendre à Addis-Abeba

L’affaire sent un traquenard à mille lieues. Tant des indices concordent qui inclinent à affirmer que le président Laurent Gbagbo ne doit pas se rendre à Addis-Abeba dans deux jours. Notre analyse. Arrivé à Abidjan, samedi dernier, la délégation de l’Union africaine (Ua) comprenant Jean Ping, président de la commission de l’UA et Ramtane Lamamra, commissaire pour la paix et la sécurité de l’Ua, mais également chef de la délégation des experts de l’Ua qui ont «audité» le processus électoral ivoirien, a regagné, hier, Addis-Abeba (Ethiopie) où est basé le siège de l’Ua. Jean Ping et Ramtane Lamamra ont remis, samedi, un courrier au président Laurent Gbagbo et à l’ex-Premier ministre Alassane Dramane Ouattara, dans lequel les cinq chefs d’Etat du panel mandaté par l’UA pour trouver une solution à la crise post électorale ivoirienne invitent les deux acteurs ivoiriens à une réunion du conseil de paix et de sécurité (Cps) de l’Ua portant sur la crise en Côte d’Ivoire, le jeudi 10 mars, à Addis-Abeba. Mais, avant cette réunion, Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara devront prendre part toujours, dans la capitale éthiopienne, le 9 mars, à la rencontre du panel de l’Ua. Après celle qui s’est tenue, le 4 mars dernier, à Nouakchott (Mauritanie). Une rencontre qui avait rassemblé les cinq chefs d’Etat du panel de l’Ua (Mohamed Ould Abdel Aziz, Jacob Zuma, Idriss Déby, Jakaya Kikwete et Blaise Compoaré) et dont les conclusions ont été remises également, samedi dernier, à Gbagbo et Ouattara par Jean Ping. La curieuse attitude de Ouattara Au sortir de ses échanges avec Jean Ping et Ramtane Lamamra, samedi dernier, au Golf Hôtel où il s’est retranché, depuis décembre 2010, avec certains de ses partisans et des rebelles armés, tous gardés par l’Onuci, des soldats français et la Cia, Alassane Dramane Ouattara s’est précipité pour annoncer qu’il se rendra à l’invitation d’Addis-Abeba et que «toutes les dispositions seront prises pour qu’il y soit ». De son côté, Jean Ping, sans prendre de gants, a confié au micro de France 24 (télévision française) qu’il est venu remettre les conclusions du panel au «président de la République», parlant ainsi de Ouattara. Ces propos de Jean Ping dévoilent clairement que «de l’eau n’a pas coulé sous le pont» en dépit du rapport des experts du panel de l’Ua et la visite de travail des 4 chefs d’Etat à Abidjan. Même si les conclusions du rapport, confie une source diplomatique, attestent que «le scrutin a été entaché d’irrégularités» et qu’on ne peut donc pas accorder du crédit aux résultats proclamés par Youssouf Bakayoko, président de la Cei, et certifiés par Young-Jin Choi, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, pour Jean Ping et certains pays de l’Ua liés à la Françafrique, «c’est Ouattara qui est le vainqueur». Ils sont dans une logique de complot pour imposer leur poulain, Ouattara, qu’aucune initiative de recherche de la vérité ne saurait balayer. C’est donc fort de cela qu’Alassane Dramane Ouattara, qui s’était opposé, le 21 février dernier, à recevoir les 4 chefs d’Etat du panel de l’Ua (avant d’échanger avec eux, le mardi 22 février, suite à une intervention, la veille, de Jean Ping), saute curieusement de joie à l’idée de rencontrer ces mêmes chefs d’Etat. Cette fois-ci à Addis-Abeba, à l’autre bout du continent africain. Pourtant les conclusions du panel ne le désignent pas «vainqueur» de l’élection. Il semble également donner l’impression de n’avoir jamais quitté son Qg du Golf Hôtel, depuis décembre dernier, alors que Ouattara s’est déjà rendu plusieurs fois à Paris pour des soins médicaux. Les trois indices En plus de la précipitation d’Alassane Ouattara et quand on sait, en Côte d’Ivoire, que lorsque le président du Rdr se précipite pour un événement, c’est qu’il y a anguilles sous roche, il y a aussi trois indices qui méritent d’interpeller le président Laurent Gbagbo. Dans un premier temps, la violence qui se poursuit malgré l’appel au calme lancé, jeudi et vendredi, par le président tchadien Idriss Déby et le panel de l’Ua à N’Djamena et Nouakchott. Dans la nuit du vendredi dernier, les rebelles de Ouattara ont attaqué la centrale thermique d’Azito (Abidjan). Hier, ils ont pris la ville de Toulepleu à plusieurs centaines de kilomètres de San Pedro, le 2ème port de Côte d’Ivoire. Les rebelles, l’Onuci, la France et certains pays de la Cedeao sont toujours dans une logique de belligérance en Côte d’Ivoire. A Bouaké, fief de la rébellion armée pro-Ouattara, le Burkina Faso de Blaise Compaoré continue d’armer les rebelles en armes lourdes et de leur fournir des mercenaires. L’Onuci et la Licorne jouent toujours leur rôle d’espionnes pour les rebelles en indiquant les positions de l’armée régulière ivoirienne. L’Onuci transporte les rebelles pour les positionner dans les différentes localités à attaquer. Elle s’est même dotée de 2 hélicoptères de type MI-24 pour «appuyer» officieusement la rébellion armée sur terrain. C’est dire que la recherche de la paix n’a pas encore gagné les esprits chez Ouattara et ses alliés. A preuve, Alassane Ouattara a lancé, vendredi, un appel à ses partisans qui sèment la violence à Abidjan à tenir fermes, car, «dans peu de temps, nous aurons la victoire». Ensuite, cette invitation adressée à Gbagbo et Ouattara concerne aussi, curieusement, le professeur Paul Yao-N’Dré, président du Conseil constitutionnel. Pourquoi Yao-N’Dré et Laurent Gbagbo ensemble, alors que Youssouf Bakayako n’a pas été également invité. Les experts du panel ont séjourné pendant 72 h à Abidjan (du 6 au 10 février dernier) pour mener leur enquête. Pourquoi Yao-N’Dré ? Ils ont interrogé le président du Conseil constitutionnel qui leur a fourni toutes les preuves qu’ils ont demandées relativement à la décision rendue par le Conseil constitutionnel. Même son de cloche pour les 4 chefs d’Etat qui étaient en Côte d’Ivoire du 21 au 23 février dernier. Le rapport des experts du panel est disponible. Les 5 chefs d’Etat l’ont depuis le 20 février dernier. Pourquoi alors inviter Paul Yao-N’Dré à une autre réunion hors du pays ? Que dira-t-il de nouveau à Addis-Abeba qu’il n’a pas déjà confié au panel de l’Ua et aux experts ? Veut-on, sans doute, rendre impossible la constatation de la vacance du pouvoir en cas de coup fourré contre Gbagbo et Yao-N’Dré hors du pays ? Les 5 chefs d’Etat du panel disposent de tous les éléments pour régler la crise post électorale en Côte d’Ivoire dans le respect de la vérité. Qu’est-ce qui les empêche de rencontrer Gbagbo et Ouattara à la Fondation Houphouet-Boigny pour la paix de Yamoussoukro, par exemple, pour associer à leur mission un symbole fort ? Après quoi, ils pourraient informer le Cps à Addis-Abeba. Si c’est la paix et la vérité que l’on recherche pour la Côte d’Ivoire, la réunion du panel de l’Ua avec les deux acteurs ivoiriens peut se tenir en terre ivoirienne. Et puis, le CPS peut se réunir, le 10 mars, sans les acteurs ivoiriens. De tristes exemples Enfin, le dernier indice, plusieurs dirigeants africains ont souvent payé de leur vie en se rendant à des invitations bizarres du même genre. Sans que cela n’émeuve personne à travers le monde. On a encore en mémoire, par exemple, la disparition du président rwandais Juvénal Habyarimana dans la soirée du 6 avril 1994 qui fut l’élément déclencheur du génocide des Tutsis et Hutus modérés. L’avion de type Falcon 50 qui le ramenait d’Arusha, en Tanzanie, où il venait de participer à un sommet consacré aux crises burundaise et rwandaise, a été frappé par un tir de missile sol-air. Le président Cyprien Ntaryamira du Burundi a été également tué, ainsi que plusieurs hauts responsables du Rwanda et du Burundi. Et pourtant leur avion avait amorcé sa phase d’atterrissage sur l’aéroport de Kigali. Les circonstances exactes et les responsabilités de cet attentat n’ont jamais été élucidées. La France, l’Onu à travers la Minuar, la Belgique, le Burundi et l’Ouganda ont joué des rôles abjects dans le drame rwandais. Les soldats français de l’opération Turquoise ont été accusés d’avoir armé les extrémistes hutus. Plus de dix ans après le génocide rwandais, l’opinion publique internationale apprendra, stupéfaite que la boîte noire de l’avion de Juvénal Habyarimana se trouvait caché dans le bureau du secrétaire général de l’Onu qui était à l’époque du drame, l’Egyptien Boutros-Boutros Ghali. Qui était «parrainé» par la France. Le Ghanéen Kofi Annan, successeur des années plus tard de Boutros Ghali à la tête de l’Onu, a été ébranlé par cette révélation. Il a décliné toute responsabilité de sa part dans cette affaire. On saura aussi que Juvénal Habyarimana n’était pas favorable à la guerre ethnique dans son pays et qu’il s’opposait à ce qui se tramait contre les Tutsis. Autre exemple, Ange-Félix Patassé, chef de l’Etat de la République centrafricaine, fait face à une rébellion armée soutenue par la France. Le 15 mars 2003, il revenait d’un sommet africain goupillé de toutes pièces, confient des sources informées, par Paris. Son avion a été empêché d’atterrir à l’aéroport de Bangui que contrôlaient les soldats français. Le coup d’Etat ainsi accomplit, la rébellion armée conduite par l’actuel président-général François Bozizé a pris le pouvoir. Ange-Félix Patassé a été contraint à l’exil. Quand on sait que le schéma de l’exil «doré» avait été proposé au président Gbagbo par la France les Etats-Unis et le Nigeria, les «parrains» d’Alassane Dramane Ouattara, on comprend aisément certains empressements.

Didier Depry et Robert Krassault

Libye : les forces pro-Kaddafi progressent vers l’Est, Obama hausse le ton

La contre-offensive menée par Mouammar Kaddafi progresse péniblement vers l’Est, où elle est pour l’instant stoppée au niveau du port pétrolier de Ras Lanouf. Les initiatives diplomatiques se multiplient vers l’ONU pour faire cesser les bombardements de civils.

« Je veux envoyer un message très clair aux collaborateurs du colonel Kaddafi. C’est à eux qu’il revient de choisir comment ils vont agir à l’avenir. Ils devront rendre des comptes », a affirmé lundi Barack Obama depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, où il recevait le Premier ministre australien Julia Gillard.

Le président américain a également indiqué que l’Otan pourrait rapidement réagir aux violences contre des civils en Libye. « Entre-temps, au moment même où nous parlons, l’Otan est en train de mener des consultations à Bruxelles au sujet d’une gamme étendue de possibilités, dont des options militaires potentielles, en réaction à la violence qui continue en Libye », a-t-il dit.

L’Otan à la disposition de l’ONU

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, avait estimé un peu plus tôt lundi que les attaques contre des civils en Libye pouvaient être considérées comme des « crimes contre l’humanité » et que la communauté internationale ne pourrait pas rester passive si elles se poursuivaient. Outre l’exclusion de l’espace aérien, une des nombreuses options étudiées est la destruction ciblée des pistes d’atterrissage des avions de Kaddafi. Mais Rasmussen a répété que l’Otan n’avait « pas l’intention d’intervenir » sans mandat de l’ONU.

Or c’est justement vers les instances onusiennes que les initiatives diplomatiques convergent pour tenter de stopper la fureur sanguinaire des Kaddafi. Au nom des monarchies arabes du Golfe, le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah ben Zayed, a appelé lundi le Conseil de sécurité de l’Onu à « intervenir pour sauver le peuple libyen ». « Nous appelons la communauté internationale, et en premier lieu le Conseil de sécurité de l’ONU, à assumer ses responsabilités et à protéger le peuple libyen », a lancé le ministre à l’ouverture d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) qui regroupe les Émirats, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, le sultanat d’Oman et Bahreïn.

De leur côté, les diplomates français et britanniques ne restent pas inactifs. Ils travaillent sur un projet de résolution des Nations unies établissant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour empêcher les bombardements de civils, a confirmé lundi un diplomate onusien. « Les Français et les Britanniques travaillent sur un texte qui sera soumis assez vite aux quinze pays du Conseil de sécurité de l’ONU. Il y a un sentiment d’urgence. On ne peut pas laisser la population se faire massacrer sans rien faire », a affirmé le diplomate.

Le véto de la Chine et de la Russie

« Il faut s’attendre à ce qu’il y ait quelque chose sur la Libye (concernant une zone d’exclusion aérienne) cette semaine », a-t-il ajouté. Mais l’adoption d’une résolution sur une zone d’exclusion aérienne par les quinze Etats membres du Conseil de sécurité semble délicate selon une source diplomatique. Certains pays, en particulier la Chine et la Russie, sont réticents.

En attendant, les forces loyales à Kadhafi ont mené au moins deux raids lundi sur le port pétrolier stratégique de Ras Lanouf (à 300 km au sud-ouest de Benghazi), poste avancé de la rébellion dans l’Est. Ras Lanouf avait été pris vendredi par l’insurrection, qui résiste difficilement à la contre-offensive de Kaddafi. Dès l’aube, des habitants avaient fui la ville par crainte des combats qui ont fait au moins 12 morts et plus de 50 blessés dans le village Ben Jawad (à une quarantaine de kilomètres plus à l’ouest), d’où les insurgés ont été chassés.

Offensive repoussée de justesse

À Misrata, 3e ville du pays tenue par l’opposition (à 150 km à l’est de Tripoli), les combats de dimanche ont fait 21 morts, dont un petit garçon de 2 ans et demi, et plus de 90 blessés, selon un médecin précisant que l’immense majorité des victimes étaient des civils. Les forces pro-Kaddafi ont attaqué la ville à l’arme lourde pendant toute la journée, a raconté le médecin. « Ils ont tiré sur des civils et des bâtiments. Les rebelles ont riposté et réussi à repousser les forces de Kadhafi hors de la ville », a-t-il ajouté.

L’ONU a demandé dimanche un accès d’urgence aux victimes « blessées et mourantes » de ces bombardements, et a lancé lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors qu’un pont aérien international se poursuivait à Djerba (sud de la Tunisie) pour rapatrier des milliers de réfugiés égyptiens ayant fui la Libye. Plus de 191 000 personnes ont fui à ce jour les violences et environ 10 000 personnes déplacées se dirigeaient vers la frontière égyptienne, selon l’ONU. (Avec AFP)

Lire aussi « Tunisie : Terminus Ras el-Jdir » pour les réfugiés de Libye, dans le numéro 2617 de Jeune Afrique en kiosques du 6 au 12 mars 2011.

Source Jeune Afrique