Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 9, 2011

BENIN : Campagne pour la présidentielle du 13 Mars – Adrien Houngbédji réitère ses engagements à Parakou

Maître Adrien Houngbédji, candidat unique de l’Union fait la Nation (Un) a organisé un meeting géant à la place Bio Guerra de Parakou le mardi 08 mars 2011. C’était en présence de nombreux militants, sympathisants, des membres de la Coordination départementale et des têtes couronnées.

D’entrée le candidat Adrien Houngbédji a adressé ses salutations aux femmes béninoises et celles de Parakou en particulier, en cette journée internationale de la femme. Il a loué leur bravoure, leur détermination et leur engagement quotidien. Pour le candidat de l’Un, le Bénin est un pays d’unité. « Mais le contraire s’observe à cause de certains qui créent partout la division. Jamais le pays n’a connu trois reports d’élection », fustige-t-il. En connaisseur de toutes les localités du Bénin, il a dit avoir parcouru toutes les campagnes, les hameaux et villages pour s’imprégner de la misère dans laquelle les populations vivent. Abordant quelques axes de son projet de société, Adrien Houngbédji a réitéré son engagement à œuvrer pour un Bénin prospère et uni sans discrimination. Un ordinateur pour chaque étudiant, un milliard pour chaque commune, les soins de santé gratuits, l’eau, l’électricité pour tous… sont entre autres, les défis qu’entend relever Maître Adrien Houngbédji. Mais pour être en mesure de réaliser tout ceci, il faut qu’il accède à la Marina. C’est pourquoi, il a demandé à ses nombreux militants, sympathisants et amis, de chasser Yayi Boni du pouvoir au soir du 13 mars 2011 par un vote massif pour la « jarre trouée ». Ceux-ci ont d’ailleurs pris l’engagement de voter Adrien Houngbédji. Après Abdoulaye Bio Tchané le week-end, Adrien Houngbédji, le candidat de l’Un est le 2e présidentiable à avoir organisé un meeting à Parakou. D’autres candidats s’annoncent également.

Blaise Okpara

(Br. Borgou/Alibori), Le Matinal

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Heures chaudes au Burkina Faso : La rue menace Compaoré

Il souffle sur le Burkina Faso, un vent de révolution anti Compaoré. Les élèves n’arrêtent plus de narguer l’autorité du « beau Blaise », au pouvoir depuis 1986. Vingt cinq ans après la mort de Thomas Sankara, c’est peut-être l’heure de la seconde révolution du Faso, que sonne cette rue qui n’a certainement connu le révolutionnaire et panafricaniste, que dans les livres d’histoire.

Cela n’arrive pas qu’aux autres ! Blaise Compaoré est aussi à l’épreuve de vives contestations sociales dont on parle peu dans les médias internationaux. Pourtant elles s’intensifient malgré le caractère disproportionné de la répression policière. La révolte monte en puissance et fait tâche d’huile à travers le pays : Bobo Dioulasso, Koudougou, Gaoua, Fada Gourma, Tengodogo, Pô et Léo…

La révolution « en culottes kaki», celle que mènent les collégiens burkinabè depuis des semaines contre Compaoré, a déjà fait 6 morts dont : quatre élèves tués par balles lors des marches de fin février  dans le Centre-ouest, un policier lynché par les « jeunes révolutionnaires » et un garagiste qui au hasard des tirs a perdu la vie. Plus rien ne peut émousser, la détermination de ces jeunes « frondeurs », résolus à braver les mains nues, toutes les menaces en affrontant de face le pouvoir de celui qui tient depuis 1986, « le pays des Hommes intègres » d’une main de fer.

En réponse à l’ordre de reprise les cours intimé par le Gouvernement burkinabé, les élèves indifférents, sont plutôt descendus dans les rues pour réclamer justice. Et ils sont allés encore plus loin dans la défiance du pouvoir. Brûlant quatre commissariats à Yako (100 km au nord de Ouaga), à Koupéla (140 km à l’Est), à Gourcy (au nord) et à Dori (Nord Est).

A chaque fois, ils faisaient le bonheur des détenus, heureux de retrouver leur liberté. Un autre casse-tête pour l’administration burkinabé. Impuissant, le pouvoir, n’a pu constater que les dégâts. Il a « condamné fermement ces dérives inacceptables et ces comportements dont il est difficile de faire le lien avec le désir de manifestation de la vérité » suite à la mort de leurs camarades.

Des « actes de vandalisme » condamnables, certes. Mais ils ne sont peut-être que l’expression violente, d’une irrésistible aspiration, à plus de liberté et à plus de démocratie. Comme quoi, les enfants savent aussi montrer aux anciens, « les sentiers de la liberté ». Pour l’instant, ils ne demandent pas à Blaise de « dégager ». Mais il y a des signes qui ne surprennent personne, encore moins, Monsieur Compaoré !

Par Prunelle P. (Afreekelection.com)

Impacts de la crise ivoirienne sur l’espace Uemoa – Les signaux au rouge

Les nouvelles ne sont pas bonnes à l’Union économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) suite à la crise que vit la Côte d’Ivoire, depuis décembre dernier.

Le comité de politique monétaire a procédé dernièrement à l’examen de la situation économique, financière et monétaire récente de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à la lumière des impacts de la crise politique en Côte d’Ivoire. Tous les participants à cette rencontre se sont préoccupés de la résurgence des pressions inflationnistes, consécutive au renchérissement des denrées alimentaires importées et à la progression des prix des carburants dans la plupart des pays. Le taux d’inflation, en glissement annuel, s’est, en effet, accru de 2,6 % entre fin septembre 2010 et fin décembre 2010 où il s’est établi à 3,9%.

A cette date précise, les Etats membres de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) ont poussé l’outrecuidance, de pousser la Côte d’Ivoire et le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), l’Ivoirien Philippe Dacoury-Tabley, vers la porte de cette union. Conséquence directe de cette décision. L’Institution n’arrive plus à fonctionner correctement. La preuve, lors de cette rencontre du Comité de politique monétaire de Dakar au début de ce mois de mars, les experts ont relevé une évolution mitigée de l’activité économique, marquée par les effets de la crise énergétique dans la plupart des pays, les contre-performances du secteur industriel et la bonne orientation des secteurs tertiaire et agricole.

En effet, pour le troisième trimestre consécutif, l’indice de la production industrielle s’est inscrit en baisse de 5,4%, en glissement annuel, au quatrième trimestre 2010, le secteur industriel ayant été affecté par le recul de la production des industries extractives et manufacturières. En revanche, l’activité commerciale s’est bien tenue, l’indice du chiffre d’affaires dans le commerce de détail ayant augmenté de 3,3%, en rythme annuel. Les dernières données des statistiques agricoles indiquent une progression de 15,1% de la production vivrière de la campagne 2010-2011.

Le Comité de politique monétaire a noté que l’impact de la crise en Côte d’Ivoire sur les perspectives économiques de l’Union et sur le système financier régional pourrait être significatif en 2011. A cet égard, le Comité a demandé à la Bceao de poursuivre ses actions en faveur de la préservation de la stabilité financière dans la sous-région. Il a également recommandé aux Etats membres, la mise en œuvre de mesures structurelles de soutien à l’offre. Parce que, des pressions inflationnistes resteront fortes au cours du premier semestre 2011. S’agissant des perspectives, elles sont empreintes d’incertitudes, au regard de la situation que vit la Côte d’Ivoire.

Le Comité de politique ne veut donc pas prendre de risques au niveau des taux directeurs de la banque centrale. Il a préféré ceux-ci en vigueur depuis le 16 décembre 2010. Ces taux des opérations sur le guichet prêt, il faut le rappeler sont à 3,25% et 4,25%. Par ailleurs, le comité a décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires, à son niveau de 7,0% en vigueur depuis le 16 décembre 2010.

C’est pourquoi, il conseille aux Etats une vigilance accrue dans le suivi de l’inflation afin de prendre, en temps opportun, les mesures appropriées. Comme on le voit, les effets néfastes de la crise que la Côte d’Ivoire vit, ne touchent pas les Ivoiriens seuls. C’est toute la sous-région qui est concernée. Et si, dans les quelques mois, le pays décidait de battre sa propre monnaie. C’est toute la région qui sera enrhumée. Car, la Côte d’Ivoire est un solide levier économique de cette partie du continent qui a tous les atouts pour se prendre en charge.

Joseph Atoumgbré

attjoseph@yahoo.fr

Source : Le Temps (Cote d’Ivoire)

Réunion de l’UA à Addis-Abeba : Laurent Gbagbo représenté par Pascal Affi N’Guessan et Alcide Djédjé

C’est désormais certain ! Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan et le ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, sont les deux personnalités qui représenteront le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo à Addis-Abeba. Où se tiendra, aujourd’hui mercredi, la 4e réunion du panel des cinq Chefs d’Etat mandatés par l’Union africaine pour trouver des solutions à la crise ivoirienne. Réunion qui sera suivie, demain jeudi 10 mars, de celle du Conseil de paix et de sécurité de ladite organisation régionale.  La délégation du président ivoirien a embarqué hier matin à 9 heures 30 à l’Aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Port-Bouët à bord d’un vol commercial.

Sans le président du Conseil économique et social, Laurent Dona-Fologo, comme l’annonçaient certaines sources. Concernant les raisons du choix des membres de la délégation, elles reposent sur leur connaissance du dossier.

S’agissant de Pascal Affi N’Guessan, il dirige le Fpi, parti de Laurent Gbagbo, depuis l’élection de ce dernier à la magistrature suprême en octobre 2000 et il a été son unique Premier ministre librement nommé jusqu’à l’éclatement de la crise militaro-politique, le 19 septembre 2002. a Linas-Marcoussis en janvier 2003 où il était pour le camp présidentiel, Laurent Gbagbo sera contraint de le remercier pour nommer Seydou Elimane Diarra au poste de Premier ministre, chef du gouvernement de réconciliation nationale. Marqué par le partage du pouvoir et l’entrée de la rébellion dans le gouvernement en plus de l’opposition.

Durant la campagne pour la présidentielle du 31 octobre et du 28 novembre 2010, le président du Fpi a joué le rôle de porte-parole du candidat de La majorité présidentielle (Lmp), Laurent Gbagbo. Cette coalition compte, outre le Fpi, neuf autres partis politiques alliés. Quant au ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, il est rompu aux affaires diplomatique et politique. Puisqu’il a été auparavant conseiller diplomatique et Représentant permanent de la Côte d’Ivoire à l’Onu jusqu’au lendemain de la présidentielle. Il faisait, en outre, partie de la délégation présidentielle lors des négociations de Ouagadougou en février 2007 et qui ont donné naissance à l’Accord de paix de Ouaga signé le 4 mars de la même année. Ainsi, que ce soit la crise post-électorale, la crise militaro-politique, l’implication de la France, de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la Cedeao et de l’Onu, ce sont de véritables personnes-ressources qui représenteront le Président Laurent Gbagbo à Addis-Abeba.

Outre la délégation présidentielle et le Dr Alassane Ouattara, président du Rassemblement des républicains qui a annoncé samedi dernier qu’il effectuerait le déplacement du 10 mars, le président du Conseil constitutionnel y est également attendu. Cependant, nos sources indiquent que le Pr Paul Yao N’Dré, juge des élections et qui a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur face à Alassane Ouattara, ne devrait pas répondre à l’invitation de l’Union africaine. Le panel mandaté depuis le 16e sommet de l’Ua fin janvier n’ayant pu dire, après évaluation de la situation, ce qu’il en est ni proposé de solution consensuelle, les parties vont donc poursuivre les discussions qui devront, on l’espère, aboutir à une décision acceptée par tous et «contraignante pour toutes les parties».

PAULIN N. ZOBO, Fraternité matin d’Abidjan

Burkina Faso : Interview de Maître Herman Yaméogo sur l’actualité et la crise ivoirienne

DES QUESTIONS DE L’ACTUALITE BRULANTE A ME HERMANN YAMEOGO, PRESIDENT DE L’UNDD

La vie nationale connaissant des turbulences dont certains cercles lui en imputent la responsabilité, nous avons approché le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) pour une réaction. Ce qu’il a accepté. Nous en avons profité pour en savoir plus sur son récent séjour en Côte d’Ivoire.

1) Monsieur le président, vous avez estimé devoir restituer votre dernier séjour en Côte d’Ivoire. Dites-nous auprès de qui vous l’avez fait et si vous en avez été satisfait.
Une fois de retour, j’en ai donné la primeur au Mogho Naaba, aux confessions religieuses, aux relais susceptibles d’en tenir informé par le menu, le chef de l’Etat et bien évidemment, au BEN du parti.

Auprès de tous ceux qui nous ont reçus, nous avons bénéficié d’une bonne écoute, repartant avec le sentiment d’avoir bien fait de leur porter la substance de nos observations.

2) Croyez-vous en la capacité du Panel des 05 chefs d’Etat de l’Union africaine de sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse ?

Tout est question de volonté, d’indépendance par rapport au diktat de la communauté internationale emmenée par la France et les USA. C’est en définitive une question de courage et de capacité à défendre plus qu’autre chose, l’honneur de l’Afrique. Sinon, la solution, la seule durable, la seule qui vaille, ne peut se trouver en dehors de la réhabilitation du Droit tel qu’il est fondé par les institutions et les lois de l’Etat souverain de Côte d’Ivoire.
Chaque membre du panel joue ici sa réputation personnelle et celle du continent devant l’Histoire car il ne faut pas s’y tromper, tôt ou tard, celle-ci demandera des comptes aux acteurs de ce drame sans précédent qui se joue en Eburnie.

3) Ne pensez-vous pas que cette marche des femmes RDR réprimée qui a fait, dit-on, 06 morts, va compliquer la tâche du panel des chefs d’Etat de l’Union africaine ?

Je ne le crois pas. La ficelle est trop grosse. Ce n’est pas le régime de Laurent Gbagbo qui fera cette erreur monumentale. Il a tant fait des pieds et des mains pour éviter les exactions à l’encontre des étrangers afin de ne pas tomber dans le piège d’une guerre sous régionale, si bien évité l’affrontement avec la Licorne et l’ONUCI pour ne pas donner raison à la communauté internationale d’entrer en guerre, et enfin si bien évité la guerre civile, qu’on le voit mal commettant un acte terroriste aussi gratuit et inintelligent. Je crois seulement que nous sommes arrivés à un point si désespéré dans la confrontation que de tels horribles stratagèmes sont utilisés pour confondre « l’ennemi ». Mais nous ne sommes plus en 2002. L’endormissement de l’opinion par les forces diplomatiques, médiatiques, n’a plus autant d’emprise sur les esprits. Ce qui fait que ces procédés, des plus monstrueux, ont du mal à être mis à la charge du pouvoir de Gbagbo auquel le crime ne pourrait au demeurant profiter. Ma seule crainte, au train où vont les choses, c’est qu’on ne se retrouve demain avec une hécatombe portant sur 50 ou 100 Burkinabé, histoire de mettre encore plus dans l’embarras le régime Gbagbo.

4) Que pensez-vous de l’invitation faite aux deux protagonistes de la crise, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara de se rendre jeudi à Addis-Abeba ?

Je me perds en conjectures sur le pourquoi de cette idée. Après tant de traquenards déjoués et connaissant combien on le cherche (et que surtout cette « communauté internationale » n’hésiterait devant rien pour l’éliminer), ce serait risqué de se prêter à cette invitation incongrue dont les conséquences pourraient être gravissimes en cas de piège. Nous sommes en face d’une proposition et comme toute proposition, elle peut bien souffrir d’autres contre-propositions surtout qu’il est précisé dans la lettre de mission du panel que pour contraignantes que soient ses décisions, elles ne peuvent agir que sur la base d’un consensus entre les parties. ADO adoubé par la « communauté internationale » ayant moins à craindre dans un tel déplacement que Laurent Gbagbo, je ne voterai pas les yeux fermés pour cette délocalisation temporaire, même à Addis-Abeba pour les besoins d’un tête-à-tête. Mais si à Dieu ne plaise, cela devait finalement se réaliser, évidemment des précautions extrêmes ne seraient pas de trop !

5) En attendant, l’embargo semble jouer à plein contre le régime Gbagbo…

Il frappe surtout sans discrimination tous les Ivoiriens, qu’ils soient politiquement engagés ou non, qu’ils soient des nourrissons, des adultes ou des personnes âgées, et c’est tout à fait atterrant.
Depuis quelques années, il s’est développé, au travers des institutions spécialisées des Nations Unies, des ONG, des Etats…l’idée que la politique d’embargo était injuste en cela que dans sa finalité, elle frappait beaucoup plus les populations civiles innocentes que les dirigeants. On ne compte pas le nombre de critiques et de violateurs des embargos décidés contre l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, la Libye, l’Irak, la Palestine… C’est pourquoi est née la pratique des sanctions ciblées, personnalisées, pour épargner les populations.
Avec la Côte d’Ivoire, on n’a pas fait que tout mélanger, on est revenu à l’embargo avec cette différence qu’il est ici mis en œuvre de façon globale et totalement inhumaine pour forcer un peuple à se révolter contre le leader dans lequel il se reconnaît. Quand je vois les conséquences qui en découlent avec l’empêchement d’exporter le café-cacao qui fait vivre 10 millions d’Ivoiriens, avec cette fermeture des succursales des banques étrangères sans préavis et l’interdiction de fournir la Côte d’Ivoire en médicaments, avec comble de cruauté, l’assèchement de l’aide destinée aux malades atteints du VIH/Sida, je me dis qu’il y a en œuvre contre le peuple de Côte d’Ivoire des crimes de masse qui mériteraient bien qu’on active des procédures devant des juridictions pénales internationales contre tous les pays, toutes les organisations et leurs dirigeants qui ont mis en œuvre ces embargos.

6) La télévision burkinabé a offert une prestation remarquée au premier Ministre d’Alassane Ouattara, leader des Forces Nouvelles. Qu’en pensez-vous ?

Je ne l’ai pas suivie mais je suis au nombre des Burkinabé qui regrettent que l’on cherche à faire endosser à l’opinion, des préférences qui ne sont pas unanimement partagées.

7) Maître, votre retour d’Abidjan a coïncidé avec de graves tumultes dans le milieu scolaire et estudiantin et on vous accuse d’en être la main noire. Qu’en dites-vous ?

Chassez le naturel, il revient au galop ! Au lendemain de l’assassinat de Norbert Zongo en 1998, tenez-vous bien, on m’a accusé d’en être le commanditaire en chef ; on m’a aussi accusé d’avoir été à l’origine des troubles du marché Rod Wooko en 2003, de m’être commis avec le président Ould Taya en me rendant à Nouakchott en 2004 pour une déstabilisation du Burkina Faso. Aujourd’hui, il s’est même trouvé un haut représentant de l’Etat à Koudougou pour diffuser l’information selon laquelle ce ne sont pas les policiers qui ont tiré pendant les marches à Koudougou mais des éléments que j’aurais fait infiltrer dans les marches dans le but de déclencher ainsi l’insurrection. Bref, le retour à cette politique de bas étage vise, soit à nous ranger dans la catégorie des apatrides afin de créer un ralliement au pouvoir de Blaise Compaoré dans sa politique extérieure, soit à nous inciter à nous engager en première ligne dans l’apaisement des troubles, histoire d’apporter la preuve magistrale que la main noire dont on parle tant (comme de ce fameux commando invisible en Côte d’Ivoire) ne saurait être la nôtre.

8) On dit qu’il y en a (et pas des moindres) dans l’appareil du pouvoir qui vous citent nommément et publiquement comme commanditaire de ces révoltes. Qu’en dites-vous ?
Oui, j’en suis informé et dernièrement, ces accusations ont eu lieu devant des commerçants et des enseignants. Je sais même qu’il n’en a pas manqué, au cours de ces rencontres, pour les trouver déraisonnables. Mais vous savez, j’ai connu bien de cercles de pouvoir pour savoir que généralement, des accusateurs de cette nature ne prennent pas de telles libertés par simple courage. Nous sommes ici dans un jeu de rôle et ceux qui accusent ainsi à pleins poumons jouent bien souvent leur partition. Je dis seulement que nous gagnerions beaucoup plus en sécurité, en capacité de développement partagé en nous émancipant véritablement des mauvaises habitudes héritées des Etats de non-droit et en nous consacrant sérieusement à nos propres problèmes plutôt que de nous dissiper dans le règlement des problèmes des autres lorsqu’en plus, ils ne nous y invitent plus.

9) Comment vivez-vous tout cela ?

De la façon la plus sereine, en faisant observer que je ne suis pas au Burkina Faso celui qui a pris le moins de risques pour la défense de la paix nationale, en réaffirmant encore et toujours mes convictions.

Si l’on a voulu d’une façon ou d’une autre incriminer le déplacement que j’ai effectué en Côte d’Ivoire, je dis que c’est mon droit le plus absolu et renvoie à leurs contradictions, ceux qui hier m’applaudissaient quand j’y suis allé en juin dernier pour demander aux autorités ivoiriennes, alors très remontées, de ne pas dénoncer la Facilitation de Blaise Compaoré et qui aujourd’hui me traitent d’apatride parce que je refuse de me rallier à cette sale guerre contre le pays d’Houphouët.

Je ne suis pas seulement allé à Abidjan pour exprimer ma solidarité à un homme qui lutte courageusement contre un impérialisme des plus cyniques et pour une des causes des plus nobles que l’Afrique ait connues depuis ces 50 dernières années ; je suis aussi allé pour défendre la cause de la paix, du dialogue entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire fortement menacé, tout le monde en conviendra, par les temps qui courent.

Ceci précisé et revenant à l’affaire de Koudougou, nous avons dit haut et fort qu’on ne peut pas tirer ainsi à balles réelles sur des élèves et étudiants comme sur des lapins, sans conséquence. C’est tout naturellement que nous avons dit que nous étions derrière la jeunesse de Koudougou et de tout le Faso en révolte pour la vérité et la justice, et que nous avons en conséquence, appelé nos structures à la mobilisation.

10) N’y a-t-il pas contradiction à dire que vous n’êtes pour rien dans ces révoltes et à donner de telles consignes aux structures de votre parti ?

Pas le moins du monde.

Nous pouvons mettre au défi quiconque d’apporter la preuve que nous avons été à la base de cette dispute entre Justin et Aminata Zongo qui a dégénéré et nourri la révolte, que nous avons dit au policier de frapper à mort Justin et d’établir que nous avons, d’une façon ou d’une autre, poussé les élèves à manifester. Ceci étant, personne ne peut nous contester la liberté et le droit de nous révolter contre cet acte et toute la boucherie qui s’en est suivie, et de demander qu’on fasse droit aux justes demandes des élèves et étudiants et de la jeunesse burkinabé en général. Il y a eu tout de même 07 personnes dont des élèves qui sont restées sur le carreau. Sans compter plus de 100 blessés.

11) Que préconisez-vous pour mieux traiter cette révolte des jeunes qui semble gagner en force ?

Il faudrait en finir avec cette politique du mensonge. Il fut un temps où l’on pouvait maquiller les faits, transformer la vérité en mensonge et confier le soin aux forces économiques, diplomatiques et médiatiques de valider les faits dans les opinions. Ca a pu marcher dans les régimes d’exception ; ça a pu encore marcher grâce aux soutiens de la Francafrique si agissante au sein de la communauté internationale. Mais aujourd’hui, tout cela perd de la vigueur et ceux qui recourent aux boniments, à la diffamation, aux tracts, aux chantages, pour élaborer des politiques, construisent de plus en plus sur du sable. Je renvoie à la Tunisie, à l’Egypte… Toutes ces méthodes y ont été employées mais ça n’a pas empêché la désagrégation de régimes qu’on croyait fondés pour l’éternité !

Dans cette affaire, il faut tout simplement chercher les causes et remonter toute la chaîne de responsabilités sans vouloir s’en remettre à des faux fuyants du type méningite ou boucs émissaires. Si les premières mesures prises, j’en conviens, vont dans ce sens, il reste à aller au-delà et à procéder aux enquêtes nécessaires tant judiciaires qu’extrajudiciaires qui aident à éclairer et à rassurer sur les indispensables procédures judiciaires à mouvementer.

12) Comment voyez-vous les réformes dans tout cela ?

Pour dire vrai, avec moins d’assurance et de certitude qu’hier.

Nous avons longtemps mis en garde contre cette conviction tranquille du pouvoir d’avoir tout le temps pour lui et de pouvoir décider en toute liberté, du moment de la mise en œuvre des réformes comme de leur « modus operandi ». Habitués à tirer la sonnette d’alarme, nous avons prévenu que l’impatience était grande et qu’après l’heure, ce ne serait plus l’heure, attirant particulièrement l’attention sur le possible effet domino de tout ce qui se passait dans le nord de notre continent. Mais ça n’a pas ébranlé les convictions. Ce faisant, nous avons pris comme un retard à l’allumage et aujourd’hui, l’espérance que nous avions réussi à fonder dans les réformes n’est plus tout à fait la même qu’il y a quelques mois.

13) Qu’est-ce qui vous fonde à dire une telle chose ?

Je le constate seulement non sans amertume du reste car encore une fois, ce n’est pas faute pour nous d’avoir prévenu. Le pouvoir n’a ni mesuré à sa juste valeur l’urgence des changements revendiqués ni la possibilité de l’effet d’imitation de la révolution démocratique arabe en Afrique au sud du Sahara.

Voyez-vous, le Burkina Faso n’est pas épargné par les conséquences de la révolution dans les moyens de communication. Grâce à Internet, aux télévisions sur satellites, aux portables, nous suivons en temps réel les évènements dans le monde.

Nos jeunes ont été immergés dès le début dans l’ambiance décapante de cette nouvelle génération de révolution engagée essentiellement par les réseaux sociaux. Ils rêvent également d’en faire de même surtout que la galère, le manque d’emplois pour eux, les demandes insatisfaites au plan social, ça les connaît aussi.

14) Ne croyez-vous pas que les réalités sont différentes ?

Attention à ne pas trop ramer sur cet alibi propre aux flatteurs pour encore plus endormir ceux qui nous gouvernent.

Dans ces pays arabes comme chez nous, je le répète, il y a les mêmes exigences insatisfaites. Il y a ce même mal-vivre, cette même désespérance qui obstrue les perspectives d’avenir et qui pousse les jeunes à toutes les sollicitations, à toutes les audaces. Je ne peux même pas vous faire le point des messages, déclarations, appels que je reçois à cet égard.

C’est tout cela qui me fait craindre que nous n’ayons pas su saisir le momentum des réformes. Aujourd’hui, c’est comme si les réformes, si difficiles à imaginer en son temps par le pouvoir en place, une fois acceptées, étaient maintenant par négligence en deçà des attentes. Il y a en effet dans les esprits d’autres demandes plus excitantes que celles que nous portions depuis plus de 03 ans et au travers desquelles nous voulions un dialogue inclusif républicain porteur d’une refondation de la gouvernance nationale.

15) Sommes-nous donc partis pour le Syndrome arabe ?

Il y a comme des frémissements à la seule différence cependant que le pouvoir ne nous a pas encore livré la quintessence de ce qu’il entend par réformes. Si dans sa besace, il nous sort des changements à la hauteur des attentes politiques, économiques et sociales des Burkinabé et une procédure crédible de mise en œuvre, on peut encore aller à moindre frais à la Refondation. Mais s’il nous offre un élixir de réformes octroyées, parachutées de haut en bas, il ne fera qu’accélérer le mécontentement montant et nous amener au point de non-retour.

LK

Source : San Finna, Hebdomadaire burkinabè, N°606 du 07 au 13 Mars 2011

Violences rebelles comme éléments de l’agenda caché de la communauté internationale et faillite morale des Etats-Unis

I) Les rebelles violent le cessez-le-feu : La « communauté internationale » regarde ailleurs

In Le Nouveau Courrier N°222 du 08 Mars 2011 par Philippe Brou

«Compte tenu de la gravité de la situation actuelle, nous tenons, avant de nous rendre à Abidjan, à lancer un appel solennel aux présidents Gbagbo et Ouattara pour un arrêt immédiat des affrontements en observant un cessez-le-feu sur toute l`étendue du territoire ivoirien et à privilégier la voie du dialogue pour la résolution pacifique et fraternelle de cette crise post-électorale». Cette déclaration, faite le 4 mars dernier, est d’Idriss Déby Itno, président du Tchad et porte-parole pour l’occasion du panel des chefs d’Etat africains désigné par l’Union africaine et reconnu par toute la communauté internationale. Les rebelles d’Alassane Ouattara n’ont pas jugé bon de répondre positivement à cette offre de retour au statu quo ante, c’est-à-dire le cessez-le-feu. Ils ne cessent de lancer des attaques dans l’ouest du pays, semant la désolation, poussant à l’exode de milliers de civils. Pire, ils continuent de commettre des actes terroristes à Abidjan, à peine mentionnés par les médias internationaux malgré leur caractère odieux et meurtrier.

Et personne ne s’indigne, même pas Idriss Déby. Dont le pays est cité par la presse camerounaise, dans le cadre du transport d’armes de guerre dont la destination finale serait le port de San Pedro. […] L’article en entier ici.

II. La «communauté internationale» pro-Ouattara a un agenda caché

In Le Nouveau Courrier N°221 du 07 Mars 2011 par Gérard Koné

A force d’être au centre du «Grand Jeu» international, les Ivoiriens ont appris à décrypter les méthodes d’action des stratèges de la diplomatie occidentale. Et aujourd’hui, il est évident qu’ils ont un agenda caché qu’ils veulent imposer. A chaque fois que les négociateurs qu’ils envoient ou tolèrent s’écartent de leur mise en œuvre, ils en changent. C’est ainsi que le «rapport Mbeki» a été jeté à la poubelle, que le collège de chefs d’Etat de la CEDEAO (qui s’écartait de l’option de l’ultimatum contre Gbagbo) a été dessaisi, que Raila Odinga s’est effacé, et qu’aujourd’hui le panel semble en voie de «mise au garage». L’agenda caché de la nébuleuse pro-Ouattara se lit à travers les mensonges de Ban Ki Moon, l’instrumentalisation cynique des droits de l’Homme et les épithètes outrageants jetés au visage du président Gbagbo après les événements non élucidés d’Abobo, relatés en mondovision quand les crimes signés clairement par le prétendu «commando invisible» de Ouattara sont censurés. Pourquoi faciliter la mise en œuvre de cet agenda qui ne recule rien en jetant le président ivoirien dans la gueule du loup ?

La sécurité du président n’est pas garantie

L’indécente chorégraphie médiatique de la mise à mort symbolique de Laurent Gbagbo a vocation à aboutir (au cas où cela s’avèrerait indispensable) à une mise à mort physique ou à une neutralisation politique définitive. L’avalanche d’accusations qui s’abat sur lui le prépare à une mise en cause par la Cour pénale internationale (CPI), ce tribunal contrôlé directement par les services secrets des grandes puissances et qui fonctionne comme une juridiction à tête chercheuse. […] L’article en entier ici.

III. Respect des droits de l’Homme : La « faillite morale » des Etats-Unis

In Le Nouveau Courrier N°221 du 07 Mars 2011 par Gérard Koné

Avant que des enquêtes sérieuses ne dissipent le brouillard qui demeure sur l’affaire «tuerie de six femmes à Abobo», il est frappant de constater que l’annonce de cette nouvelle a été suivie d’une «chorégraphie de l’indignation» dans laquelle les Etats-Unis se sont caractérisés par leurs outrances. Alors même que la France, actionnaire de référence de la nébuleuse pro-Ouattara, se contentait de demander une enquête onusienne sur la question, la diplomatie du pays de l’Oncle Sam chaussait ses gros sabots pour désigner de manière péremptoire le coupable : le président Laurent Gbagbo, affublé de toutes sortes d’épithètes. «La faillite morale de Laurent Gbagbo est évidente au moment où ses forces ont tué des femmes qui manifestaient et que son pays est à cours de ressources», a déclaré Philip Crowley, porte-parole du Département d’Etat sur son compte Twitter, sans que l’on sache vraiment en quoi l’épuisement financier de la Côte d’Ivoire lié aux sanctions internationales témoigne d’une quelconque «faillite morale», si ce n’est celle des «grandes puissances» qui empêchent les bateaux remplis de médicaments d’accoster au port d’Abidjan.

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton n’y est pas non plus allée avec le dos de la cuillère. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a elle aussi réclamé l’«arrêt immédiat de la violence» et accusé le président sortant Laurent Gbagbo de «mépris inhumain pour la vie humaine et l’Etat de droit». Le problème est qu’en tant que première responsable de la diplomatie américaine, elle fait penser à la parabole christique de la paille et de la poutre. En effet, depuis les câbles diplomatiques diffusés par le site Wikileaks, l’on sait que les Etats-Unis sont responsables directement, non pas de sept morts, mais de milliers de morts de civils en Irak, pays occupé en dehors de toute règle de droit.

Les documents (américains) mis à la disposition du grand public par Wikileaks permettent de savoir qu’au moins 600 civils ont été tués aux barrages tenus par l’armée américaine. Les victimes collatérales des frappes «chirurgicales» de la même armée ne se comptent pas. Les soldats américains sont allés jusqu’à faire «exploser des bâtiments entiers parce qu’un tireur se trouve sur le toit». Les forces de sécurité privées, assimilables à des milices ou à des mercenaires, ne sont pas en reste. «Le comportement des forces de sécurité privées, promptes à ouvrir le feu, y compris pour les motifs les plus futiles, est également abondamment décrit», affirmait ainsi Le Monde, évoquant l’une d’entre elles, Blackwater, «impliquée dans des tirs contre des civils», sans être menacée le moins du monde.

La guerre en Irak, qui a été occasionnée par les Américains sur des motifs fallacieux – des armes de destruction massive qui n’ont jamais existé – a fait 285.000 victimes dont au moins 109.000 morts de mars 2003 à fin 2009. Hillary Clinton faisait partie des responsables politiques démocrates à avoir poussé à cette guerre. Elle endosse en partie la responsabilité morale de ce carnage, qui n’a pas cessé depuis que l’administration Obama est au pouvoir. Elle ne peut faire la leçon à aucun responsable politique dans le monde, y compris les plus caricaturaux comme Mouammar Kadhafi. Mathématiquement, son pays a occasionné plus de morts civiles que le fantasque «Guide» libyen.

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Insolite : Un mort se lève en pleine toilette funèbre et rentre à la maison

Un jeune homme pris pour mort a créé un vif émoi dans un quartier de la banlieue dakaroise en se relevant au moment où, transposé à la morgue d’une mosquée, on s’apprêtait à le mettre dans un linceul, puis en débarquant en compagnie des préposés à sa toilette funèbre chez ses parents trouvés en pleins préparatifs de ses funérailles, rapporte lundi le quotidien l’Office.

L’événement s’est produit le 24 juin dernier, selon le journal qui précise qu’il s’agit d’un jeune paysan de 17 ans, décédé des suites d’une maladie contractée peu après son arrivée à Dakar chez son grand-père, en provenance de Koungheul (Est).

La mort ayant eu lieu nuitamment, la famille d’accueil contacte les notables du quartier et décision fut prise de transporter le jeune homme à la mosquée après la prière de l’aube, histoire de lui faire sa toilette funèbre.

Les derniers fidèles partis aux environs de six heures, deux personnes désignées à ce propos lavent le mort et s’apprêtent à lui passer le linceul quand ce dernier remue la tête, puis se relève ouvrant de grands yeux à l’endroit de ses vis-à-vis qui, note l’Office, ‘’se regardent interloqués, complètement tétanisés’’. Le moment de stupeur passé, ils avertissent les parents qui attendaient au dehors lesquels s’activent dans la surprise la plus totale à trouver des habits décents au ‘’mort’’.

C’est habillé et sous bonne escorte que le jeune homme retourne à la maison qu’il avait quittée quelques heures plus tôt les pieds devant, couché dans une civière. ‘’Les membres de la famille qui s’activaient pour les obsèques sont, de surprise, bouche bée’’, souligne le journal ajoutant que ordre a été donné de cesser ‘’immédiatement’’ les funérailles.

La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et l’imam voulant en avoir le cœur net envoie, après la prière de l’après-midi une délégation à l’ex-maison mortuaire où ‘’l’ancien défunt’’ reçoit lui-même les émissaires en serrant à chacun la main.

C’est ‘’sans commentaire’’ que la délégation est repartie rendre compte à l’imam que le mort n’est pas mort, note l’Office, ajoutant enfin que le jeune homme est rentré trois jours après dans son Koungheul natal pour sans doute les travaux champêtres, en ce début d’hivernage.

Source : APS (Sénégal)