Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 11, 2011

Tous en UN

J’ai choisi de voter pour l’Union fait la Nation (UN)

Et vous?

N’hésitez-plus!!

Faites comme moi en toute sérénité

Ensemble avançons

Publicités

Plus jamais ceci au Bénin

Plus jamais ceci ne doit se reproduire.

Plus jamais cet homme ne doit représenter le Bénin.

Cet homme doit être rigoureusement et vigoureusement chassé de la tête de notre pays pour incompétence notoire, sournoiserie, flagornerie, démagogie, abus de biens publics et j’en passe.

aymard

Idée originale : Benoit Illassa

45 kilogrammes ou 45 milliards ???

Le docteur-président-candidat a certainement perdu quelque chose au cours de la campagne. Beaucoup de choses parait-il. 45 kilogrammes clame l’intéressé lui-même, à qui veut l’entendre. De touchants aveux sensés attendrir les électeurs dans la quête obsessionnelle du rempilage. La grande majorité de ceux qui ont suivi le cri du cœur présidentiel pensent immanquablement au poids physique du chef de l’Etat. À l’exception d’un jeune de l’extérieur en séjour au pays, convaincu que le chiffre 45 se rapporte à autre chose qu’au poids de l’homme. Il se pourrait donc qu’il s’agisse de l’expression d’un dépit des émergents formulé au plus haut niveau en rapport avec le nombre de milliards déjà engloutis dans la bataille pour la défense de la Marina. Difficile à comprendre qu’après le déversement de tant de liquidité dans les couvents, les palais royaux, les conseils municipaux, les institutions, organes de presse et associations de la société civile sous contrôle du Changement, les Béninois se montrent si peu emballer par les jamborées itinérants du docteur-président-candidat. Selon donc ce jeune de la diaspora, il n’est pas exclu que les ballets d’hélicoptères et de cortèges présidentiels aux quatre coins du pays, les innombrables affiches sauvagement posées dans les artères des grandes villes, les jetons de présence généreusement distribués aux applaudisseurs de circonstance aient déjà fait un gros trou estimé à plusieurs dizaines de milliards dans le trésor des émergents.

Les suspicions de notre ami se nourrissent également d’une logique scientifique inattaquable. Celle d’une perte de poids de près de 45 kg en l’espace d’une campagne électorale. Yayi a dit avoir été autant délesté sans donner des indications précises sur son poids au début de la campagne et ce qui en reste après coup. On peut se poser de judicieuses questions sans « oser mettre en doute la parole du chef ». Lui, le bénéficiaire d’un dispositif hors norme en vue du quadrillage du terrain par rapport à ses rivaux. Hélicoptère présidentiel, escorte pléthorique, impressionnante logistique locale permettent au président-candidat d’aller et venir avec le minimum de nuisance, au frais de la princesse. Pendant ce temps, les autres subissent le calvaire du réseau routier en déliquescence, malgré la palme des réalisations infrastructurelles malicieusement décernée au régime par la propagande de service. Abt qui s’est essayé à recourir à un moyen aérien a, très vite, été ramené à terre par l’interdiction de survol du territoire national pour d’obscures raisons de droit et de taxe. Si celui qui jouit d’une si grande facilité de mouvement se plaint d’avoir perdu du poids, Houngbédji, Abt, Gbèdo et consorts devraient avoir dégraissé de bien plus, respectivement.

Et si le chiffre ne se rapportait réellement pas au poids physique mais plutôt à l’espèce ? On se souvient de l’ancien timonier de l’Ouest dont le bureau et le domicile étaient transformés en caisses du trésor public. Face à l’absence de comptabilité classique, les décaissements se faisaient par paquetage exprimé en kg. Or, on connait la fascination du docteur-président-candidat pour le règne de ce timonier mort sur son trône. A ne pas oublier que l’annonce de la perte de kg a curieusement précédé une fébrilité exceptionnelle autour du fameux dossier Icc-Services. La propagande brandit une décision de déblocage des fonds de ce gigantesque entreprise de faux placements d’argent alors que ses principaux responsables étaient emprisonnés ou en fuite. Tout ceci sur fond de communication tous azimuts autour de présumés statistiques de remboursement de victimes. Les députés signataires de la demande de traduction du chef de l’Etat devant la Haute cour de justice pour complicité avec les faux placeurs ne manqueront pas de flairer un suspect appel de fonds visant à renforcer le « trou de 45 kg ».

Le Changement et les rapines ; une passionnante histoire d’amour…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com/

Un seul Pierre Osho leur manque, et tout est dépeuplé

Pour tous ceux qui s’intéressent à la question, la chose ne fait plus aujourd’hui l’objet d’aucun doute, la faïence des murs du Laboratoire de la démocratie en Afrique est sérieusement et, probablement à jamais, lézardée. Au grand désarroi de tous les démocrates authentiques du Bénin, et à la grande joie, on s’en doute, de tous ceux qu’agaçaient sérieusement les Béninois sur le continent et ailleurs, avec leurs airs fiérots de premiers de la classe.

Donc, si l’on admet que le plaisir serait pour certains sans limites, de voir les « Laborantins démocratiques » du continent se casser la figure, il convient tout-de-même de faire la liste de tous ces… sadiques, afin de déterminer leur degré individuel de sadisme, ou leur degré d’implication dans les différentes entreprises de… cassure de la figure des Béninois. La charité bien ordonnée devant commencer par la maison, celle, désordonnée, doit logiquement commencer par l’étranger. Ma charité, à moi, se voulant délibérément désordonnée, je commence donc par :

Nardos Békélé Thomas, la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Le prochain président du Bénin, quel qu’il soit – en dehors, bien sûr de Boni Yayi – doit exiger le départ de la terre de nos aïeux de cette personne, toutes affaires cessantes !!! Ceci pour avoir risqué, avec son engagement buté dans l’accompagnement de la réalisation d’un fichier électoral notoirement cafouilleux, pour avoir risqué, dis-je, de souiller cette terre de nos ancêtres avec du sang béninois. Elle ne pourra pas dire aujourd’hui qu’elle ne savait pas puisque, tout-de-même !, tout ce que ce pays compte de gens raisonnables et sérieux est monté au créneau pour fustiger la pagaille inouïe qui tenait lieu de LEPI en cours de réalisation. Pour avoir traité par le mépris toutes ces mises en garde, continué de soutenir tête baissée Yayi Boni et Bako Arifari, et risqué de mettre leur pays à feu et à sang, cette personne ne mérite pas de continuer à respirer le même oxygène que les Béninois.

C’est comme l’ambassadeur de la France près le Bénin, le sieur Besancenot. Il ne mérite pas lui non plus, de continuer de respirer le même oxygène que les descendants de Béhanzin et de Bio Guéra, pour les mêmes raisons que ci-dessus. C’est vrai que lui, semblait recevoir ses instructions directement de l’Elysée, puisque l’on a entendu il y a quelques mois, monsieur Henri Gainot, conseiller spécial de Sarkozy, oser dire que le président béninois dirigeait son pays de façon tout à fait convenable. Le sieur conseiller avait perdu, là, une excellente occasion de la fermer. Il paraît que c’est lui qui a rédigé le fameux discours sarkozien injurieux à l’endroit des Africains à Dakar. Du coup, sa récente déclaration débile, à propos du président du Bénin, devient lumineuse : l’Afrique tout à fait convenable pour lui, c’est l’Afrique des charlots. Mais pas de chance pour le sieur conseiller, le mieux est l’ennemi du bien : au Bénin, le charlot aux affaires est si charlot que même le dernier des abrutis béninois pourrait estimer que sa place est ailleurs qu’à la présidence de la République.

Le cas de Jean Ping, président de l’organisation virtuelle de l’Union Africaine, est plus incompréhensible. Il y a un mois à peine, en visite à Cotonou pour prendre, sembla-t-il, la mesure de la situation délétère qui prévalait dans le pays, il se fendit, à son départ de Cotonou, d’une déclaration totalement décalée par rapport à la situation : « Nous sommes optimistes quant à l’issue pacifique des élections au Bénin ». « Et ta sœur ? », serait-on tenté de lui répondre. Sa déclaration, qui se veut du genre diplomatiquement prudent, est de toute évidence totalement ringarde, dépassé. Si à l’usage, dans l’exercice du travail virtuel qui semble être le sien à la tête de son organisation virtuelle, ce genre de déclaration donne des résultats, eh !, bien, que Môssieu le Secrétaire général sache qu’au Bénin, nous avons changé de dimension depuis longtemps : en ce qui nous concerne, contrairement à lui, nous n’étions pas du tout optimistes. C’est pourquoi tout ce que le pays compte de gens au cerveau en bon état de marche et au patriotisme intact, s’est levé pour faire barrage aux menées antidémocratiques, antipatriotiques et frauduleuses de quelques personnalités dont la République va devoir bientôt se passer. On ne pourrait bien sûr pas leur signifier d’aller se faire voir ailleurs – comme leur complice, dame Nardos Békélé Thomas, mais il leur sera signifié tout au moins de se tenir convenablement éloigné des affaires de NOTRE République… Cette transition est en tout cas excellente pour revenir à ma charité désordonnée qui, après avoir fait le tour de ces étrangers qui nous sont hostiles, revient à la maison Bénin :

A tout… euh… Saigneur tout honneur : Thomas Boni Yayi !… A ce saigneur potentiel, toute horreur également, bien entendu. Quand il déclara en effet devant témoins qu’il allait cogner les députés et qu’au besoin, il mettrait le pays à feu et à sang – bien qu’il n’ait pas cru devoir démentir de telles horreurs sorties de la bouche d’un président – ses compatriotes lui accordaient complaisamment le bénéfice du doute. Or, pour ce qui est de cogner du député, la chose fut (presque) faite il y a une dizaine de jours au cœur de l’Hémicycle. Celui qui se chargea de l’inconcevable besogne fut son valet préféré, le soi-disant président de l’Assemblée nationale : Mathurin Coffi Nago.

En ce qui concerne la mise à feu et à sang de la patrie, l’objectif était en passe d’être atteint le dimanche dernier, n’eût été l’intervention in extremis d’Emile Derlin Zinsou, qui convoqua ce que je me suis permis d’appeler une Conférence Electorale, dans l’esprit « sauvetage de la Nation » d’une certaine Conférence Nationale. Cette concertation de la dernière chance eut le mérite de faire baisser l’extrême tension de plusieurs degrés, et permis de ne pas aller au scrutin explosif, délibérément programmé pour le 6 mars par le Chef de l’Etat, le Docteur-président kamikaze. Et pyromane.

Les Béninois l’ont échappé belle, et ne sauront jamais, sans doute, pourquoi celui qui leur avait promis il y a cinq ans – avec un discours diaboliquement lénifiant – le Changement pour se faire élire, est devenu aujourd’hui un sinistre épouvantail, décidé à embraser le pays pour pouvoir rester au pouvoir coûte que coûte. C’est une réalité qui, comme j’ai coutume de dire, dépasse non la fiction, mais l’affliction.

Et nous continuons de planer dans les hautes sphères de l’affliction, quand nous réalisons que pour accomplir son funeste dessein, il est convenablement accompagné par de hautes personnalités du pays, dont on pouvait espérer un peu plus de lucidité, plus de dignité, sinon d’amour pour la patrie qui les a vu naître : j’ai déjà évoqué le cas de Mathurin Coffi Nago, le président le plus médiocre qu’ait jamais eu l’Assemblée nationale béninoise. Mais le premier sur la liste infernale des potentiels fossoyeurs de leur pays est Sa Majesté Robert Dossou, président de la Cour constitutionnelle, dont l’assiduité constante à faire exploser les dispositions des textes de la Constitution – dont il a pourtant la prestigieuse garde – est sûrement une véritable première au plan mondial. Viennent ensuite les seconds couteaux : Nassirou Bako-Arifari qui, lui, s’est déjà garanti une place de choix dans les poubelles de l’Histoire; à se demander comment il n’est pas encore parvenu à démissionner de lui-même – de honte – devant le désastre inouï dont il est le lamentable géniteur; Joseph Gnonlonfoun, fidèle a sa réputation non usurpée d’embrouilleur, que dis-je, de « débroussailleur » de niveau 1, qui était prêt – a-t-il assuré – à organiser les élections avec une LEPI, « même imparfaite! ». Je n’ose pas dire qu’un raisonnement de ce type est d’une imperfection… gnonlonfounesque.

Et l’on en vient à ce stade – de mon point de vue, en tout cas – à déplorer que la classe politique nationale ne donne pas l’impression de s’améliorer pas avec le temps qui passe. Il est tout-de-même étrange en effet, sinon stupéfiant, que dans le pandémonium qu’était devenu le processus devant conduire à l’élection du Premier Citoyen du pays, aucune des personnalités susmentionnées, ou aucun des collaborateurs plus ou moins proches du président sortant, n’ait eu ni le courage ni la lucidité ni la dignité de prendre officiellement ses distances avec celui-ci.

Et pourtant, aucune de ces personnalités ne pourrait avoir l’excuse de dire qu’elle ne sait pas, qu’elle ne voit pas ce qui se passe; puisque toutes les menées dans le sens d’un hold up électoral bordélique, sont effectuées en temps réel, de façon si grossière et si impudente, que l’on est obligé d’emprunter le verdict du sieur Rachidi Gbadamassi, à propos des auteurs de menées médiocres de cette sorte. Que ce verdict peu flatteur date du temps où l’inénarrable Gbadamassi était dans une opposition du genre tout feu tout flamme au Docteur-président, est une tout autre histoire. Il avait dit, Rachidi Gbadamassi, que les auteurs de basse qualité de cette espèce sont des « adolescents politiques »

Depuis cette époque, personne n’a su mieux qualifier les hommes politiques de qualité médiocre. Cependant, Gbadamassi, on peut être certain que jamais, il ne lui viendrait à l’idée de qualifier Pierre Osho d’adolescent politique. Évidemment !… Quand, à la veille de l’échéance de 2006, il y avait de frénétiques menées dans le troupeau des militants du Général, dans le sens d’une révision constitutionnelle, ce fut précisément Pierre Osho, son « Fidèle des fidèles » pourtant, qui démissionna avec fracas, et de façon totalement inattendue, parce qu’il ne voulait pas cautionner – avait-il écrit dans une lettre de démission restée mémorable – ce qui se tramait pour la révision (opportuniste) de la Constitution de son pays.

C’était grand, de courage, de lucidité et de dignité !…

Nul ne peut aujourd’hui dire quelle fut la part de cette démission inédite, dans l’essoufflement des menées des révisionnistes constitutionnels de l’époque, mais tout le monde peut certifier qu’elle ne fut pas négligeable. Par conséquent, sera-t-il écrit un jour, dans les livres d’histoire du Bénin, qu’à la veille des échéances électorales hautement électriques de 2011 (un peu comme lors de la guérilla pour ou contre la révision constitutionnelle de 2006), un seul Pierre Osho manquait dans l’entourage de Boni Yayi, et que tout était dépeuplé ???…

Je n’ose pas le croire.

TLF