Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 24, 2011

BENIN : Après le vol de sa victoire du 13 mars 2011 – Bientôt le gouvernement du président Houngbédji

Les résultats du scrutin présidentiel du 13 mars 2011 n’ayant pas été ce qu’ils auraient dû être compte tenu de la fraude gigantesque, le président Adrien Houngbédji, reconnu pour son pragmatisme, son patriotisme et son intégrité, n’a pas tardé à former son gouvernement. De sources très sûres, ce dernier serait en voie d’être formé.

Dans les tout prochains jours, la liste des membres du gouvernement du président Adrien Houngbédji sera publiée. De sources très proches de celui-là qui refuse d’apporter sa caution à une élection truffée de mascarade bien organisée par des spécialistes de fraudes électorales, la liste du gouvernement est bouclée et le président Houngbédji attend la position de la Cour sur les nombreux recours incontestables à lui adressés par les différents états-majors des candidats en lice pour la présidentielle de 2011 pour la publier.

La Céna et la Cour constitutionnelle ayant proclamé des résultats qui ne reflètent pas du tout la vérité des urnes du scrutin du 13 mars dernier, Me Adrien Houngbédji, comme on le sait, par deux fois est monté au créneau pour dénoncer la triche, la mascarade, l’imposture, le vol électoral bien planifié.

D’ailleurs, comme lui, la majorité des candidats et plusieurs autres personnalités du pays à cette élection ont dénoncé la forfaiture. Mais déterminé à montrer que c’est lui le président des Béninois pour les cinq prochaines années et qu’il est celui-là que le peuple attendait pour remettre de l’ordre dans la maison Bénin concernant la bonne gouvernance au sommet de l’Etat et mettre le pays sur l’orbite du sous-développement et non du faux Changement, de l’affairisme, de la bouffe et du désordre électoral, Me Adrien Houngbédji entend mettre en œuvre les différents chantiers annoncés dans son projet de société. Pour ce faire, il a formé un gouvernement d’union nationale où tous les départements du pays sont représentés à raison de deux ministres par départements. Certains cauris sont annoncés dans ce gouvernement en vue de relever le défi du développement avec le président Adrien Houngbédji.

Toujours de sources sûres, on apprend que ce gouvernement sera opérationnel le 06 avril prochain.

Un gouvernement de combat

En formant très vite son gouvernement, le président Adrien Houngbédji a donc créé la belle surprise. Lui qui a toujours évoqué le gouvernement ventilateur du pouvoir du Changement et ses errements, gaffes, dérives, scandales et turpitudes.

Si donc son gouvernement est prêt, les Béninois peuvent commencer à sourire puisque que comme nous l’avons appris, l’une de ses premières mesures ou décisions sera de rembourser les victimes de la scabreuse affaire ICC services, de faire la lumière sur le dossier Dangnivo et de préparer comme il se doit , la célébration de la fête du 1er août à Natitingou. Par la suite, il s’agira pour lui d’auditer la Lépi bâclée par Bako qui a été mise au service du candidat Boni Yayi.

Il s’agira également pour ce gouvernement de revoir les factures d’eau et d’électricité qui asphyxient les populations, d’apporter des subventions aux écoles et collèges y compris privés et aux communes. Les universités de Calavi et de Parakou quant à elles bénéficieront d’un plan stratégique de travail sous fond du numérique et de l’emploi.

Les femmes béninoises, les diplômés sans emplois, les retraités ainsi que les éléments en uniforme de nos forces armées et polices pour leur part, recevront du pactole pour le soulagement de leur souffrance. Tout cela, on l’appelle mesures d’urgences afin de redonner très vite le sourire aux Béninois traumatisés par un régime dit du Changement et sa gestion catastrophique et moribonde.

Marcel NOUMON, 24 h au Bénin

Publicités

BENIN : Mascarade électorale du 13 mars dernier, 08 présidentiables créent le FRC-SAD

Les conséquences de l’élection bidon du 13 mars 2011 et ses résultats biaisés continuent d’être enregistrées. Dernière en date, la création du Front républicain des candidats pour la sauvegarde des acquis démocratiques (FRC-SAD).

Lire le communiqué

La coalition des candidats à l’élection présidentielle de 2011 annonce la naissance, ce jour Mardi 22 Mars 2011, du Front Républicain des Candidats pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (FRC-SAD) présidé par Monsieur Abdoulaye BIO TCHANE.

Le FRC-SAD dénonce les conditions d’organisation et de déroulement du scrutin du 13 Mars dernier notamment :

L’exclusion de plusieurs centaines de milliers de Béninois du droit de vote ;
L’organisation de fraudes massives allant de faux bulletins jusqu’aux bureaux de vote fictifs et à livraison de camions d’enveloppes de dépouillement hors délais et non scellés.

Le FRC-SAD dénonce également les conditions de dépouillement des bulletins et de compilation des résultats qui ont été faits sans aucun souci de transparence, le Président de la CENA s’autorisant même à donner tout seul et depuis son domicile les grandes tendances.

Les résultats provisoires proclamés par la Cour Constitutionnelle et entérinant les tendances de la CENA ne sont qu’une preuve supplémentaire du grand complot ourdi contre la démocratie dans notre pays. Le FRC-SAD rejette ces résultats comme nuls et non avenus. Il met en garde contre l’extrême gravité du risque encouru par le peuple béninois des conséquences qui pourraient découler des décisions de la Cour Constitutionnelle et de ses membres.

ONT SIGNE :

Abdoulaye BIO TCHANE ; Prudent Victor TOPANOU ;

Christian E. LAGNIDE ; Kessilé TCHALLA SARE ;

Janvier YAHOUEDEHOU ; Issa SALIFOU ;

Cyr M’po KOUAGOU ; Jean-Yves SINZOGAN.

BENIN: Nous devons mettre fin au holdup électoral de Boni Yayi par TOUS les moyens

Les faiblesses des dictatures

Parmi les points faibles des dictatures, on trouve les suivants:

1. La coopération d’une multitude de gens, de

groupes et d’institutions nécessaires au fonctionnement

du pays peut être diminuée ou supprimée.

2. Les exigences et les effets des politiques antérieures

du régime peuvent limiter quelque peu sa

capacité à s’engager de nouveau dans des politiques

conflictuelles.

3. Le système peut s’installer dans la routine et

perdre sa capacité à s’adapter rapidement à de

nouvelles situations.

4. Le personnel et les ressources qui sont affectés

à des tâches existantes peuvent avoir du mal à se

rendre disponibles pour de nouveaux besoins.

5. Par crainte de déplaire à leurs supérieurs, des

subordonnés peuvent ne pas rapporter les infor

mations précises ou complètes dont les dictateurs

ont besoin pour prendre des décisions.

6. L’idéologie peut s’éroder, les mythes et symboles

du système peuvent devenir instables.

7. S’il existe une idéologie forte qui influence la

perception de la réalité, le fait de s’y attacher trop

fermement peut causer une inattention à la

situation ou aux besoins réels.

8. La détérioration de l’efficacité et de la compétence

de la bureaucratie, ou des contrôles et

règlements excessifs, peut rendre inefficaces les

politiques et les opérations du système.

9. Des conflits institutionnels internes, des rivalités

ou hostilités personnelles peuvent nuire au fonctionnement

de la dictature ou même la déstructurer.

10. Les intellectuels et les étudiants peuvent perdre

patience en raison des exigences de la dictature,

des restrictions, du dogmatisme et de la répression.

11. Le public en général risque, au fil du temps, de

devenir indifférent, sceptique, ou même hostile à

l’égard du régime.

12. Les différences de classes, régionales, nationales

ou culturelles peuvent s’exacerber.

13. La hiérarchie d’une dictature est toujours quelque

peu – et même parfois très fortement –

instable. Les individus ne restent pas au même

niveau, ils peuvent monter ou descendre des

échelons ou même être complètement écartés et

remplacés.

14. Des sections de la police ou des forces militaires

peuvent profiter de situations pour atteindre

leurs propres objectifs, même contre la volonté

du dictateur en place, y compris par un coup

d’État.

15. Si la dictature est récente, elle a besoin de

temps pour devenir stable.

16. Avec tant de décisions prises par si peu de

personnes, les dictatures sont exposées aux erreurs

de jugements, de politiques et d’actions.

17. Si, pour éviter ces dangers, le régime décentralise

les contrôles et les pouvoirs de décision, il

perd de sa maîtrise sur les leviers centraux du

pouvoir.

Attaquer des faiblesses des dictatures

Connaissant ces faiblesses fondamentales, l’opposition

démocratique peut délibérément chercher à exacerber ces « talons d’Achille » afin de changer radicalement le système ou de le désintégrer.

La conclusion est claire : malgré leur force apparente,

toutes les dictatures ont des faiblesses, des inefficacités

internes, des rivalités personnelles, des inefficacités

institutionnelles et des conflits entre organisations et services.

À la longue, ces faiblesses tendent à rendre le régime

moins efficace et plus vulnérable aux changements et à

une résistance délibérée. Il ne réussit pas à accomplir tout ce qu’il veut. Ainsi, par exemple, certains ordres directs d’Hitler ne furent jamais appliqués car ceux auxquels ils étaient adressés refusaient de les exécuter.

Le régime dictatorial peut aussi s’écrouler très vite.

Ceci ne signifie pas que les dictatures peuvent être

détruites sans risques et sans victimes humaines. Tous les types d’entreprises libératrices entraînent des risques, des souffrances, et nécessitent de la patience.

Et, bien sûr,

aucun moyen d’action ne peut assurer un succès rapide en toutes circonstances. Néanmoins, les types de luttes qui visent les faiblesses identifiables des dictatures ont plus de chances de réussir que celles qui les attaquent dans les domaines où elles sont les plus fortes. La question est de savoir comment entreprendre la lutte.

UNBD

Lybie : Ces assassins qui tuent pour du pétrole

Drôle d’intervention militaire, celle faite en Lybie par la coalition d’occidentaux avec à leur tête le turbulent Sarkozy qui s’est trouvé récemment des devoirs de défenseur de la veuve et de l’orphelin.

Voici un remake de l’invasion d’Irak de 2003 où quelques individus se lèvent gaillardement pour aller attaquer un pays au nom d’une certaine démocratie ; cela se faisant encore une fois sous commandement US, par l’intermédiaire de l’Otan,  cette fois ci avec l’armée française en première ligne.

Ces pantins coalisés devraient savoir que la démocratie ne s’exporte pas. Même s’ils n’ont jamais étudié la Politique Africaine, ils devraient au moins se référer à leurs propres histoires. Mais hélas, les gendarmes du monde ne veulent jamais aider aucun pays par le dialogue à devenir démocratique. La solution quand ça peut toujours les aider à avoir quelques barils de pétrole, c’est la guerre et rien que la guerre. Et ils se permettent au nom d’une résolution prise par eux d’attaquer un pays dont le dirigeant tuerait ses populations ; en moins d’une semaine d’opération, cette coalition  a déjà fait bombarder maintes fois des civils, ceci n’est-il pas un crime contre l’humanité ?

Tout en clamant à qui veut l’entendre qu’on est contre les rebellions armées, on encourage celle de Lybie que la France a pris le soin d’armer. Cette coalition avec à sa tête la France qui par ailleurs a aboli la peine de mort chez elle en 1981 parle ouvertement de tuer Kadhafi et les tirs à Tripoli en disent long sur leurs intentions. Pétrole quand tu nous tiens !

Quand Israël bafoue les résolutions du conseil de sécurité de l’Onu et fait bombarder le peuple palestinien, procède à des assassinats ciblés, les nouveaux gendarmes du monde ne se préoccupent guère.

Mais si l’Europe et les Etats Unis voulaient être un peu plus cohérents envers eux-mêmes, ils auraient attaqués depuis le régime saoudien qui est de loin le régime le plus despotique de tout le moyen orient.  On ferme les yeux parceque le pétrole saoudien leur est offert gracieusement.

Ce n’est sûrement pas en remplaçant Kadhafi par un roitelet pro-occidental que le peuple libyen se portera mieux, ça le peuple libyen devrait le comprendre.

Même si on peut trouver à dire sur le bilan politique de Kadhafi qui à cause de l’embargo n’a pu procéder réellement à une ouverture de son régime sinon il aurait coulé depuis les années 90, il n’y a rien à dire sur le plan économique et social car les Libyens vivent de loin mieux que tous les autres Africains et même mieux que les français. Pour Kadhafi, seul le socialisme pourrait sortir les peuples de la misère et il s’est évertué à pratiquer le socialisme intégral et a procédé à une prospérité partagée ; même si ce groupe de mots est galvaudé depuis un temps au Bénin.

Au-delà de cette attaque insidieuse contre la Lybie, c’est une insulte faite à tout un continent qui a toujours raté les grands rendez-vous au cours desquels il devrait prendre son destin en mains et se présenter comme une puissance incontournable et respectable. Mais hélas !

Kadhafi a toujours appelé les autres Etats Africains à s’unir pour former les Etats Unis d’Afrique, renforcer leurs autorités, parler d’une seule voix pour combattre l’impérialisme occidental.

Au moment où le Japon demande l’aide de la communauté internationale, cette dernière semble plus préoccuper par le pétrole libyen et les juteux contrats de reconstruction du pays puisqu’ils détruisent toutes les infrastructures du pays et reviendront en sapeurs pompiers pour les reconstruire. Le porte avions charles de gaulle revient à 50.000 euros de l’heure une bombe 350.000 euros pièces et ainsi de suite pour un pays qui dit ne pas avoir d’argent pour ses institutions, les retraites et la sécurité, il en trouve assez pour une invasion militaire.

aymard

Lire aussi La Libye, les gendarmes du monde et les traîtres africains

Réaction de la Société civile africaine face aux actions de la coalition punitive contre la Libye

Décidément, ce sont les intérêts économiques qui gouvernent le monde et guident les intérêts de « la Communauté internationale », cette minorité organisée qui manipule actuellement la grande masse.

Dans nos lycées comme dans les films de cow boys, lorsque une coalition de vingt personnes s’attaque à un individu isolé, cela s’appelle un passage à tabac. Personne n’apprécie pareille situation qui, dans tous les cas, n’honore guère la bande.

Il aura fallu attendre mars 2011 pour que certains gouvernements du Nord s’aperçoivent que le Colonel Kadhafi n’est plus fréquentable. Il y a encore peu, il était accueilli avec les honneurs dus au Guide éclairé qu’il prétend être et qu’on lui reconnaissait dans les hauts lieux de la démocratie. Depuis, respect et honneurs ont laissés place à la haine suite à une insurrection armée libyenne.

Sauf erreur de notre part, la résolution des Nations Unies ne visait qu’à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne. L’interprétation mieux, la déviation faite a été l’occasion pour des gouvernements ‘’ cow boys’’ d’organiser et d’exécuter une coalition punitive hâtive aussi illégale qu’illégitime, donnant lieu à de multiples destructions en vie humaines et matérielles :
1- Oui, des morts civils et militaires ;

2- les continents européen et américain se serrant les coudes contre un Etat africain ;

3- Les motifs de l’Irak répétés pour justifier la Libye ;

4- Le peu de considération faite au continent africain qui a été exclu de la fameuse coalition et,
Cette « Communauté internationale » mérite désormais d’être appelée ‘’coalition punitive’’ ;

comme des bandits de petits chemins, ils s’organisent à passer à tabac des Chefs d’Etat du continent Africain qu’ils considèrent ne plus répondre aux ordres et ne plus protéger leurs intérêts économiques et commerciaux, présents ou à venir.

A l’heure où la diplomatie s’affirme comme étant la norme qui accompagne la démocratie et nous sort définitivement de la barbarie, au nom de l’or noir, toutes les règles élémentaires du droit international sont bafouées, mêlées de mensonges, de complicités, de sang, du sang d’innocents, du sang de trop !

Quel Chef d’Etat Africain ou arabe aura le prochain passage à tabac ?

Il paraît difficile de croire que la seule raison de cette expédition punitive soit la protection de la population libyenne. L’impact humanitaire évoqué de l’insurrection armée est un prétexte. Est-il nécessaire de rappeler que l’attaque d’un pays souverain est un acte de guerre ? La force utilisée n’engage que la France, qui après avoir été … contre productive dans les cas de la Tunisie et de l’Egypte s’est vue dans l’obligation de s’improviser chef de file ici pour faire taire des accusations à peine voilées, à peine réalistes, à peine choquantes après celles du documentaire de la Francafrique. A peine.

De fait, la coalition est en guerre contre la Libye. Cette guerre contre la Libye a une forte odeur du pétrole.

Pour vous aider à être crédibles, nous avons identifié pour vous, d’autres lignes de combats urgents à gagner :

– des mandats présidentiels identiques et limités dans tous les Etats membres de l’ONU ;

– des campagnes présidentielles entièrement financées par le budget de l’Etat ;

– des observateurs électoraux objectifs et donc crédibles ;

– la promotion de la Transparence dans les contrats pétroliers et miniers ;

– la promotion de la responsabilité sociétale des entreprises ;

– la promotion de nouvelles sources d’énergie ;

– l’application du Mécanismes d’évaluation par les pairs à tous les Etats membres de l’ONU ;

– etc. etc.

A ces combats là, vous aurez toute l’Afrique avec vous !

Selon la lecture du plus vieux nghanga du Sahel, un des cow boy bagarreur perdra son chérifat en 2012. Des dividendes financières en vue ? L’autre aura-t-il oublié qu’il est Prix Nobel de la paix ?

C’est ainsi que nous disons à la Société civile d’Amérique et d’Europe :

« Indignez-vous » donc devant cette forfaiture, en 2011 ! Vous méritez mieux.

…………………………………………………………………………………….
Ce matin, un gamin dans les ruelles d’Abidjan chantait :

« Ce samedi Nous avons ri.

Nous avons ri de voir Sarkozy

Aux côtés d’Hilary

Complotant avec Berlusconi

Contre Kadhafi

Pour s’assurer Bengazi

Au prix d’une sordide barbarie ».