Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 25, 2011

BENIN : Militarisation à outrance du pays – De quoi a peur Boni Yayi ?

Normalement une victoire devait apporter la joie et le soulagement mais celle, hypothétique, obtenue par Yayi à l’issue de l’élection  du 13 mars engendre paradoxalement une attitude contraire chez les caciques de la mouvance présidentielle. Depuis, l’anxiété et la crainte gagnent le Chef de l’Etat et son staff. Et de peur de l’inconnu, le pouvoir  ordonne la répression impitoyable de tous les mouvements de protestation. Avec une violence inouïe. L’honorable Raphaél Akotègon en a même été victime hier, ainsi que des dizaines de béninois anonymes dont un journaliste complètement défiguré. Député arrêté et violenté, militants dispersés et blessés gravement, journalistes défigurés et privés de leurs bandes, usage disproportionné de la force armée sur des manifestants pacifiques. L’image ressemble bien à celle des républiques bananières d’Afrique où règnent des dictatures  déguisées en démocratie. C’est ce à quoi ressemble Cotonou et plusieurs villes du pays depuis quelques jours. On croyait être exorcisé du mal  mais hélas, il nous rattrape. Pour dissimuler la gravité de la faute et se dédouaner, comme c’est l’habitude ici, le fautif coure à la télévision nationale et balance un communiqué dénonçant un complot contre le peuple et le recrutement  d’individus armés pour troubler l’ordre dans le pays. Et c’est la dénonciation permanente du complot, comme dans le régime totalitaire de Sékou Touré en Guinée. C’est donc au nom du complot qu’on est entrain de fomenter contre lui que le gouvernement installe la terreur dans le pays. Oui, terreur puisque le quadrillage de la ville dont on disait bénéfice pour la sécurité des béninois n’a pu empêcher les braqueurs d’opérer en plein jour hier à Cotonou et sur la voie de Ouidah. Bilan : une perte en vie humaine et 20 millions emportés. On put comprendre qu’il ne s’agit pas de déploiement militaire et policier pour sécuriser les populations mais plutôt de dispositif pour les terroriser.  Sinon comment comprendre qu’on ait pu envoyer une dizaine de chars, de camions militaires et des centaines de policiers et de militaires dans la ville paisible de Porto Novo où désormais, il est interdit de discuter aux abords des rues en groupe de personnes. Les moindres manifestations sont systématiquement réprimées dans une violence inouïe. Au nom du complot tout est possible. Le député Raphaél Akotègnon à la tête de la manifestation à Akpakpa hier a été arrêté et molesté par la police bien qu’il portait son échappe. Conduit au commissariat central, il y sera maintenu pendant des heures dans des conditions indignes de son rang, avant d’être présenté au procureur de la république et retourné au commissariat central pour y passer la nuit. On l’accuserait d’être l’instigateur du soulèvement des populations et d’avoir tenté de verser de l’essence sur un policier. Son sort est scellé, il sera jugé et peut être emprisonné. Le plan de liquidation de l’opposition est en marche. Au nom du complot, notre confrère Séidou Choubadé, correspondant à Porto-Novo du quotidien Le Nokoué peut être battu sauvagement et défiguré par des policiers alors même qu’il passait seulement. La présentation de sa carte de presse n’a pas arrêté la barbarie des « nouveaux seigneurs de rue » décidés à le finir. Les organisations de défense de droit de l’homme devaient sauter sur le cas du Bénin où règne desormais la loi martiale.  Mais en vérité, ce qui amène cette attitude c’est la peur morbide du pouvoir de voir l’insurrection populaire depuis le hold up électoral du 13 mars et la proclamation du Ko qui a plongé le pays dans le deuil et la consternation. De quoi a donc peur Boni Yayi, lui tant aimé par le peuple qui l’a élu au premier tour ? De quoi a-t-il peur, lui qui dispose d’une armée puissamment équipée face à des opposants flemmards ?  Peut-on gagner dignement et honnêtement et être si affolé ? C’est la question que se posent maints béninois.

Marcel Zoumènou, LNT

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BENIN : L’intégralité du recours du candidat Adrien Houngbédji

Emaillé de fraudes massives, le scrutin présidentiel du 13 mars dernier ne saurait être validé. C’est du moins l’avis de Me Adrien Houngbédji candidat de l’Union fait la Nation à cette élection. A défaut d’une annulation partielle, le candidat Houngbédji demande l’annulation totale de ce scrutin caractérisé par de rocambolesques fraudes. Lire l’intégralité du recours qu’il a envoyé à la Cour constitutionnelle.

Me Adrien HOUNGBEDJI Cotonou, le 24 Mars 2011

Candidat à l’élection Présidentielle De 2011

04BP : 1157Cotonou

Portable :

Fixe :

Réf : N° _______/UN/DNC/CJ/2011

A

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE COTONOU

OBJET : Recours en annulation totale ou partielle du premier tour du scrutin présidentiel du 13 mars 2011.

Monsieur le Président, J’ai l’honneur de porter par la présente à votre connaissance les faits et actes ci-dessous exposés aux fins pour votre haute juridiction de les constater d’une part, et de les sanctionner conséquemment d’autre part.

I- EXPOSE DES FAITS

1.1.1 Inexistence d’une liste électorale constitutive du corps électoral. Sur autorisation et proposition de votre haute juridiction, le Président (candidat à sa propre succession) a convoqué le corps électoral pour le dimanche 13 mars 2011 en vue de la tenue effective du 1er tour du scrutin présidentielle : decret n° 2011. A la date de convocation du corps électoral, il est non contestable que le BENIN ne disposait pas d’une liste Electorale Permanente Informatisée comme le prescrivent les lois 2009-10 du 13 mai 2009 (articles 3, 8, 11, 30, 31, 32 et 34) portant organisation du recensement électoral national approfondi et établissement de la LEPI, et la loi 2010-33 du 7 janvier 2011 portant règles générales pour les élections (articles 4, 5 et 7).

Il s’en est suivi que la CENA a été incapable de nous fournir la liste électorale constitutive du corps tel que convoqué malgré ma sommation de la faire (PV de sommation interpellative de l’étude de Me Laguidé adressée à ma requête à divers responsables de la CENA (Pièce jointe n°1)

1.1.2 Inexistence d’une liste exhaustive des bureaux de vote et création clandestine de bureaux de vote le jour du scrutin. Le principale caractéristique de ces bureaux de vote crées le jour même du scrutin, c’est que je n’ai évidemment pas pu y faire désigner des représentants. Et jusqu’à ce jour, la CENA interpellée n’a pas été en mesure de me produire la liste exacte des bureaux de vote arrêtée par elle (PV de sommation interpellative de l’étude de Me Laguidé adressée à ma requête aux responsables de la CENA).

Pour illustrer davantage cette situation, je me bonnerai à citer le témoignage de Mr Razaki AMOUDA membre de la CENA, coordonnateur départemental de la CENA dans le Borgou-Alibori. Le jeudi 17 mars 2011, ce magistrat a déclaré devant toute la presse réunie :

« La Lépi qui devrait être faite 60 jours avant le scrutin n’était pas prête même le jour du scrutin. Et je pense que nous avons organisé les pires élections aujourd’hui au Bénin parce qu’au moins avant on avait une liste même si elle était manuelle. Nous avons été amenés à organiser des élections sans liste. Personne ne connait le corps électoral. Ceci étant, j’ai noté notamment dans le Borgou qu’il y a eu beaucoup de bureaux pirates et je m’explique.

En tant que coordonnateur départemental, le rôle qui m’a été assigné et à tous les coordonnateurs départementaux d’ailleurs, c’est de nommer le personnel des bureaux de vote sur proposition donc des CEC. Donc en ma qualité du coordonnateur de ce département, je devrais aussi procéder à cette nomination. J’ai eu à le faire et cela m’a permis de connaitre le nombre de bureaux de vote qu’il y a dans chacune des communes de ce département. Parlant du Borgou, je prendrai la commune de Bembèrèkè. Il y a eu 103 bureaux de vote et le personnel de bureaux de vote a été nommé pour ces 103 bureaux de vote.

Pour Kalalé, il y a 104, pour N’dali 147, Nikki 241, Parakou 375, Pèrèrè 87, Sinendé 117, Tchaourou 253. Donc voilà les bureaux de vote dont le personnel a été régulièrement nommé. Et nous nous sommes entendus avec les coordonnateurs, les bureaux de la CED Borgou et le bureau de la CED Alibori qu’il ne devrait pas avoir d’autres bureaux de vote sans qu’en tant que coordonateur je n’en sois informé. Mais il faut dire que c’était impossible même déjà de désigner d’autres bureaux de vote parce que le matériel n’était pas disponible pour la création de nouveaux bureaux de vote. Donc de nouveaux bureaux de vote n’ont pu être créés régulièrement.

Mais au dépouillement au niveau du département quand j’ai voulu faire le point des urnes, le nombre d’enveloppes parvenues à la CED est ceci. A Bembèrèkè, il y a 166, ce qui veut dire qu’il y a 05 bureaux de vote complémentaires dont je ne connais pas le personnel. A Kalalé 166, ce qui fait 32 bureaux de vote en plus. N’dali 140 au lieu de 147 ce qui fait une diminution de 07 bureaux qui est aussi injustifiable.

On peut commenter cela dans tous les sens. A Nikki 241 au lieu de 246, à Parakou, il y a eu 381 au lieu de 375, Pèrèrè 100 bureaux de vote au lieu de 87, donc 13 en plus, Sinendé 01 en moins et Tchaourou 287 au lieu de 253, ce qui fait 34 bureaux de vote irrégulièrement créés. Voilà donc le point de bureaux de vote que je peux appeler de pirates dans ce département ».

1.1.3 La création de plusieurs bureaux de vote fictifs Plus de quatre cent (400) bureaux de vote fictifs ont été dénombrés dont la liste est jointe au présent recours (Pièce jointe n°2) A raison de trois cent cinquante (350) votants par bureau, c’est plus de cent quarante mille (140 000) voix qui ont été par ce truchement frauduleusement portés au crédit du candidat YAYI Boni. Et cette liste n’est pas exhaustive ! (Dans sa déclaration relative aux seuls départements du Borgou-Alibori, le magistrat Amouda Razak corrobore la création de bureaux de vote fictifs lorsqu’il affirme qu’il était ‘’impossible même déjà de désigner d’autres bureaux de vote parce-que le matériel n’était pas disponible’’ ; les bureaux de vote étaient donc fictifs)

1.1.4 Erection du vote par dérogation en principe général de vote, avec liberté à chaque électeur de voter dans le bureau de vote de son choix, sans nécessairement figurer sur la liste électorale d’un bureau de vote, et sans document véritablement identifiant. En raison même de son caractère, le vote dérogatoire est strictement réglementé pour éviter les cas de fraude qu’il génère : l’article 61 de la loi portant règles générales pour les élections cite clairement les cas où le vote par dérogation est autorisé.

Or la CENA, pour n’avoir pas pu traiter selon les règles et intégrer au fichier national les électeurs enrôlés jusqu’à la veille du scrutin, a autorisé des électeurs à voter avec des documents non identifiants, alors qu’aucune disposition des lois 2009-10 (Lepi) et 2010-33 (Règles générales) ne lui permet de prendre une telle liberté totalement contraire à la transparence du scrutin.

Mieux, la CENA a complété l’arsenal de fraudes en élargissant le vote par dérogation à tous les électeurs prétendus, sous prétexte d’une part de suppléer à l’absence de liste d’électeurs, et sous prétexte d’autre part de rapprocher les bureaux de vote du lieu de résidence des électeurs. Grâce à la généralisation du vote dérogatoire, la CENA a facilité les votes multiples, les votes de mineurs et d’étrangers dans les régions favorables au candidat YAYI Boni, le bourrage d’urnes, la nomination univoque des membres de bureaux de vote, les permutations autoritaires des présidents de bureaux de vote au profit du candidat YAYI Boni, les libéralités le jour même du scrutin, etc. …(Cf. PV. des études de Me Gilles Agossou et Honvo ; pièces n° 3).

L’ampleur du vote par dérogation et son impact sur le dépouillement ont été tels que le service informatique de la CENA a dû demander au Président de la CENA l’autorisation de sauter les verrous de sécurité qui avaient été mis en place pour assurer le sérieux et la sincérité de la compilation des résultats : (Cf la fiche de Monsieur Jacques TEVOEDJRE, responsable CTIS-CENA 2011 à l’attention du président de la CENA, pièce n°4).

1.1.5 Nombre de votants supérieurs au nombre d’inscrits

Dans de nombreux bureaux de vote de zones favorables au candidat YAYI Boni, le nombre de votants était supérieur au nombre des inscrits ! La preuve de cette assertion est rapportée par :
La fiche de Mr Jacques Tévoédjrè ci-dessus citée où l’intéressé écrit expressément : ‘’les suffrages exprimés dans les bureaux de vote sont souvent supérieurs au nombre des inscrits’’.
Les fiches de dépouillement de quelques bureaux de vote dans l’Alibori. (Pièce n° 5)

1.1.6 L’approvisionnement opaque de zones favorables au candidat YAYI BONI de certains documents électoraux.

Monsieur Amouda Razacki a dit dans sa déclaration précitée : « . J’ai noté donc que le jour du scrutin, un hélicoptère a amené des bulletins de vote dans le Borgou et en tant que coordonnateur, je n’ai pas été informé de cela. Ces bulletins de vote sont arrivés et descendus directement à Tchaourou par hélicoptère.

Donc les membres de la CEC Borgou ne sont pas au courant de la quantité de bulletins déversés à Tchaourou. Le reste a été convoyé à Parakou et 5.000 bulletins de vote ont été envoyés dans chaque commune du Borgou par des personnes que je ne maîtrise pas ». Cet approvisionnement anarchique et opaque des bulletins de vote dans des zones favorables au candidat Boni YAYI est intervenu hors du contrôle des autorités locales compétentes de la CENA, ce qui a favorisé des fraudes massives dans les zones concernées. En tout état de cause, le nombre de bulletins débarqués dans ces zones n’étant point connu, tous les excès deviennent possibles dans le contexte de création sans limite de bureaux de vote et de systématisation du vote par dérogation instauré par la CENA.

1.1.7 Distribution de bulletins de vote pré estampillés « YAYI Boni » aux électeurs contre rémunération ou promesse de bénéfice de micro finance. Des dénonciations ont fait état de l’utilisation de bulletins pré estampillés par les partisans du candidat Boni YAYI qui les confient à l’avance aux électeurs contre rémunération ou promesse de bénéfice de micro crédit surtout en ce qui concerne les femmes. Des urnes entières ont été bourrées de ces bulletins pré estampillés comme peut l’attester le PV de l’huissier DAGBENONBAKIN ; (pièce n° 6). La plupart de ces bulletins ne sont pas venus d’un carnet à souche, et portent souvent une estampille différente de celle de la CENA 2011 : la Cour pourra le vérifier.

1.1.8 Des scellés portant les mêmes numéros facilitant les manipulations frauduleuses. Ils proviennent tous des zones favorables au candidat YAYI Boni.(Voir pièce n° 7 jointe en annexe).

1.1.9 Des Plis électoraux non scellés transportés à la CENA dans des cantines non munies de cadenas. Ces faits été totalement avérés le président de la CENA a fait obstruction à toutes les démarches de mes mandataires en vue de faire constater par voie d’huissier le transport de plis électoraux non scellés dans des cantines non munis de cadenas en provenance du département du Borgou. (Cf. PV de constat des études de Me LAGUIDE et de Me BANKOLE ; pièces n°1).

1.1.10 Transmission tardive à la CENA et à la COUR Constitutionnelle des documents électoraux de l’Alibori. L’article 85 de la loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin dispose en son alinéa 7 : « En tout état de cause, la centralisation des cantines et des plis scellés doit être terminée au niveau de la CENA, quarante-huit heures au maximum, après le jour des élections ». Or les cantines provenant du département de l’Alibori ne sont parvenues à la CENA que le mercredi 16 mars à l’aube, soit plus de quarante-huit après le scrutin. La transmission tardive, selon la jurisprudence de la Cour Constitutionnelle tirée de sa décision rendue en 2006 est une cause de nullité. En conséquence, tous les suffrages provenant du département de l’Alibori devraient être annulés. (Sur la transmission tardive des cantines et plis électoraux en provenance du département de l’Alibori, Cf PV. de constat de Me LAGUIDE, pièce n°1)

1.1.11 De l’ouverture des enveloppes et de leur reconditionnement : le flagrant délit de la commune de OUESSE. (Cf pièce jointe n°8).

1.1.12 Du vote des mineurs dans l’Alibori et le Borgou : Ces votes irréguliers effectués dans deux départements favorables à YAYI Boni n’ont pu que lui profiter. ( Cf DVD ; pièce n°9) Les procédés de fraudes étaient si variés et les fraudes si massives dans le Borgou et l’Alibori qu’un collectif des mandataires et membres de bureaux de vote de ces deux départements s’est constitué, a mis sur pied un bureau et a fait à la presse une déclaration liminaire dénonçant les irrégularités, menaces et intimidations. (Pièce n°10)

II- Parti pris du Président de la CENA en faveur du candidat YAYI Boni

La CENA, organe en charge de la préparation, de l’organisation, du déroulement, de la supervision des opérations de vote et de la déroulement, de la supervision des préparations de vote et de la centralisation des résultats, ayant tout pouvoir d’investigations pour assurer la sincérité du vote (cf. article 24 de la loi n° 2010-33 du 07 Janvier 2011, portant règles générales pour les élections en République du Bénin) d’une part, est tenue de s’assurer de l’exactitude et de la pertinence des données électorales selon les dispositions de l’article 8 de la loi 2009-10 précitée d’autre part ; or elle s’est complue dans un mutisme quant à l’inexistence de la liste électorale comme prescrite par la loi en République du Bénin. De ce point de vue, elle n’a cru devoir appeler l’attention du Président de la République sur ce fait, à l’occasion de la convocation du corps électoral, mais encore saisir votre haute juridiction, seul juge du contentieux électoral en l’espèce.

Elle a plutôt organisé dans ce contexte d’inexistence de la liste électorale le scrutin du 13 Mars 2011 en violation de toute règle de transparence exigée en cette matière par les lois précitées. En effet, la liste électorale n’a jamais été publiée selon les dispositions de l’article 32 de la loi 2009-10 précitée.

Elle n’a pas pu, non plus, fournir aux candidats, dont moi, la liste des bureaux de vote avant le déroulement du scrutin ainsi que le prescrit opportunément l’article 58 de la loi 2010-33 précitée : « la liste des centres et bureaux de vote créés et arrêtés par circonscription administrative est portée à la connaissance des candidats, des partis politiques ou alliances de partis politiques et citoyens par voie d’affichage et autres moyens appropriés quinze jours minimum avant le jour du scrutin… » Pour réaliser leur dessein d’assurer un bâillonnement total et frauduleux du processus électoral, la CENA s’est autorisée à nommer dans des bureaux de vote des personnes non qualifiées telles que des élus locaux, contrairement aux dispositions de la loi. (Cf PV de l’étude de Me HONVO ; pièce n°11).

Le même article 58 sus-cité précise que le bureau de vote est tenu selon le cas par 3 ou 4 agents électoraux nommés par la CENA après leur désignation au niveau de la CEC sur proposition des candidats ou des partis ou alliances de partis politiques en lice ; il est donc irrégulier que de nombreux bureaux de vote à travers le territoire national soient truffés d’agents électoraux d’un seul et unique bord politique, à savoir la mouvance présidentielle.

Du reste, toujours selon les dispositions dudit article, les propositions de tous les candidats ou listes de candidats doivent être prises en compte dans les centres et bureaux de vote de l’arrondissement de sorte que deux membres d’un bureau ne puissent provenir d’un même candidat ou d’une même liste.

Il s’ensuit donc, au regard de tout ce qui précède une absence de liste électorale nationale et l’inexistence d’une liste fiable des centres et bureaux de vote dans le cadre du scrutin du 13 Mars 2011. Cet acharnement à ne pas assurer la transparence du scrutin s’est aggravé par l’autorisation donnée par la CENA, la veille du scrutin, de création tous azimuts de nombreux autres bureaux de vote incontrôlés par elle, encore moins par les candidats, y compris moi – même. C’est dans cette ambiance de confusion généralisée que la CENA a autorisé sans aucune mesure de sécurité l’élargissement du vote par dérogation.

Fait plus grave, la distribution des cartes d’électeurs n’étant pas achevée jusqu’à moins de 24 heures du démarrage du scrutin, la CENA a instruit ses démembrements d’accepter le vote à partir des récépissés d’enregistrement de l’électeur, la fiche d’indication du bureau de vote de l’élection.

L’élargissement du vote par dérogation couplé à la possibilité de voter avec des documents autres que la carte d’électeur, a entrainé dans de nombreux centres de vote, surtout contrôlé par la mouvance présidentielle au pouvoir les votes multiples, ceux des mineurs et des étrangers. (Voir DVD joint en annexe dans lequel, sous le regard constant de représentants de la Cour Constitutionnelle, des mineurs, munis de documents électoraux, ont pu voter ; pièce n°9).

Par conséquent, toutes ces irrégularités ont été commises en violation des dispositions de l’article 10, 61 et 58 alinéa 1, 2, 3, 4 et in fine de la loi 2010-33 du 07 Janvier 2011 précitée.

Plus spécialement et nonobstant toutes les autres dispositions précitées, la CENA en organisant le scrutin du 13 Mars 2011 a violé de façon rédhibitoire l’article 4 de la loi 2010-33 qui dispose, (citation) : « L’élection a lieu sur la base d’une liste électorale permanente informatisée (LEPI) ».

« C’est une liste unique exhaustive et nationale avec photos de tous les citoyens en âge de voter ».

« Il existe au niveau de chaque village ou quartier de ville, de l’arrondissement, de la commune, du département et de chaque représentation diplomatique ou consulaire, une liste électorale qui est un extrait de la liste électorale nationale ». (Fin de citation).

Comme il plaira à votre haute juridiction de le constater, toutes nos démarches à l’endroit de la CENA sont restées vaines du fait de cet organe par l’instrument de son président qui, dans l’impossibilité matérielle de nous fournir de telles listes, n’a fait qu’user de dilatoires pour se dérober à la loi (cf. PV étude Me LAGUIDE . Pièce n°1) Il y a donc lieu de sanctionner ces irrégularités.

Poursuivant la violation de la loi, la CENA, organe en charge de la gestion du scrutin, s’est opposée, par l’entremise de son Président, de façon véhémente à la manifestation de la vérité aux fins de transparence et de sincérité du vote en empêchant des huissiers de justice d’opérer les constats découlant de la transmission tardive des documents électoraux provenant de l’Alibori ainsi que, les cantines et plis non scellés du département du Borgou (Cf. PV étude Me LAGUIDE ; pièce n°1). Il en résulte une volonté manifeste de l’organe, par le truchement de son Président, de s’associer à la fraude en empêchant par tous les artifices les constats d’huissier pour la pré constitution des éléments de preuve de certaines dérives observées. Par exemple les huissiers dépêchés pour constater la transmission tardive des plis électoraux ou l’acheminement à la CENA de cantines et plis non scellés en ont été empêchés par certains responsables de la CENA ; Certains d’entre eux ont même été brutalisés et mis à la disposition de l’officier chargé de la sécurité de la CENA pendant des heures.

Il est de jurisprudence constante de la Cour Constitutionnelle de sanctionner la transmission tardive des plis scellés à elle destinés. Ce principe a été réaffirmé dans la proclamation des résultats de l’Election Présidentielle du 5 Mars 2006. Cette censure s’impose au sens de l’article 85 alinéa 7 de la loi 2010-33 précitée. Au sens de cette disposition, toute transmission de plis électoraux ou de cantines les contenant parvenue à la CENA plus de 48 heures après le jour du scrutin est réputée tardive.

En l’espèce, l’opposition outrancière de la CENA, par les sorties médiatiques de son Président, participe d’une dissimulation délibérée de cet organe en charge d’assurer la sincérité et la transparence du scrutin du 13 Mars 2011. La collusion du Président de la CENA avec le candidat de la mouvance présidentielle, Yayi Boni, dans l’instrumentalisation avérée de la CENA est évidente. Le Président de la CENA, le Porte-parole de la CENA et certains responsables de la Majorité Présidentielle ont reconnu au cours de diverses interventions et sorties médiatiques que les faits de transmissions tardives et d’existence de cantines et plis non scellés provenant de l’Alibori et du Borgou sont vérifiés ; toutefois selon eux, ils ne seraient pas de nature à entacher la sincérité du vote. Mais alors l’on est en droit de se demander pourquoi ces acteurs du processus électoral se substituent à Votre Haute Juridiction pour apprécier la gravité desdites irrégularités.

Dans tous les cas de figure, il conviendrait que la Cour ne se laisse pas embarquer dans une démarche de banalisation de vastes fraudes à la loi, largement diffusées dans les mass media (radios, télévisions, journaux et déclarations de divers candidats….), même si tout a été tenté pour les camoufler par une farouche résistance de la CENA à la pré constitution des preuves des dispositifs ayant favorisé le tripatouillage des documents électoraux sensibles dans les divers bureaux de vote dans les parties du territoire national mises sous contrôle par le pouvoir exécutif et sa mouvance présidentielle au profit du candidat Yayi Boni. Somme toute, Votre Haute Juridiction devra constater l’opposition illégale de la CENA pour me permettre de constituer des preuves inattaquables de violation de la loi et de fraudes dans la gestion et l’acheminement des documents électoraux sensibles après le déroulement du scrutin. Elle constatera aussi que cette résistance injustifiée enfle à tout le moins une suspicion légitime sur l’impartialité de la CENA à assurer la sincérité du scrutin et sur la fiabilité des travaux de compilation des chiffres à vous adressés par cette dernière. Aussi votre Haute Juridiction devra-t-elle censurer conséquemment ces irrégularités.

Dans le même ordre d’idées, de façon partisane, à tout le moins propagandiste, le Président de la CENA, agissant pour le compte de l’institution, a violé son serment dans son aspiration forcenée à rendre service à son camp politique en publiant sans aucune précaution des indications qui seraient issues des travaux de compilation des résultats par la CENA.

Mais force est de constater qu’il s’agit ni plus ni moins d’une opération commanditée dont il a été l’agent servile dans le seul but de conditionner le peuple à accepter un hold-up électoral validé par la Haute Juridiction en raison des données inexactes tripatouillées à elle transmises. Aussi votre Haute Juridiction devra-t-elle constater à l’examen de l’allocution de présentation des résultats de l’élection du 13 mars 2011, prononcée le 18 Mars par le Président de la CENA, le caractère partial et entièrement orienté de ce discours alors que la loi 2010-33 en son article 24 est formelle et lui interdit désormais une telle intervention dans le processus électoral.

En agissant comme il l’a fait, le Président de la CENA a engagé l’organe dans une forfaiture que votre Haute Juridiction devra sanctionner. En effet, l’article 34 alinéa 5 prescrit : « après centralisation des élections législatives et présidentielles, la Commission Electorale Autonome le transmet à la Cour Constitutionnelle pour vérification de leur régularité, examen des réclamations et proclamation des résultats définitifs. » Dés lors, sauf manipulation intéressée, il n’appartient plus à la CENA de publier désormais « des indications » comme le soutient le Président de la CENA.

Au demeurant, cette publication illégale préjudicie aux prérogatives de la Cour Constitutionnelle et illustre une imposture qui décrédibilise dans tous les cas de figure les travaux de compilation et leur transmission.

III- EN DROIT

Des faits et griefs évoqués, il ressort la violation des articles 45 et 47 de la Constitution et des articles 4, 58, 60, 61, 64, 80, 85, 107, de la loi 2010-33 portant règles générales ainsi que les dispositions de la loi complétive.

3.1.1 Violation de l’article Art 47. de la date et du délai de trente jours au moins et quarante jours au plus avant la date d’expiration des pouvoirs du Président en exercice pour l’organisation du 1er tour de l’élection.

En violation de l’article 47 de la Constitution, le scrutin présidentiel a eu lieu le 13 mars 2011 à 25 jours du terme du mandat prévu pour le 6 avril 2011 soit moins de 30 jours avant le terme constitutionnel du mandat en cours.

Dans ces conditions, le premier tour qui devrait avoir lieu au plus tard le 06 mars 2011 pour permettre au processus électoral de disposer de tous les délais nécessaires au traitement et aux contestations des résultats afin que la Cours constitutionnelle puisse statuer et qu’il soit possible d’organiser un second tour s’il y a lieu, a conduit dans les faits, en raison de la violation dénoncée, à la contrainte d’aboutir à un seul résultat face à l’impossibilité d’achever ce processus électoral s’il y avait lieu d’envisager convenablement un second tour. Ce qui en plus de violer la Constitution, empêche aux candidats de jouir de leur droit de contestation, aux organes en charge d’organiser l’élection d’envisager toute possibilité d’organiser un second tour et en conséquence, tout ceci met en doute la sincérité du scrutin et de ses résultats face aux nombreuses irrégularités ci-après qui ont émaillé le scrutin.

3.1.2 Violation de l’article Art 45. -Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, dans un délai de quinze jours, à un second tour.

En violation des dispositions de l’article 45 de la Constitution, la proclamation des résultats intervenue le 22 mars 2011 après la violation du délai constitutionnel de 30 jours ci-dessus évoqué, n’avait pas d’autres issues possibles que de déclarer un résultat donnant la majorité absolue à un des deux candidats dans la mesure où, le second tour qui devrait intervenir dans un délai de 15 jours risquait de ne pas permettre de respecter le délai constitutionnel du terme du mandat en cours le 06 avril 2011 qui interviendrait dans les 15 jours sans la connaissance du Président élu. Dans ces conditions, les décomptes ont été extrapolés et les vérifications de la régularité du scrutin par les organes habiletés ont été négligées ainsi que le droit aux contestations et requêtes hypothéqué d’avance.

3.1.3 Violation de l’Article 64 de la loi 2010-33 :

…Les bulletins uniques sont présentés sous forme de bloc de cinquante (50) bulletins auto détachables sur des souches numérotées consécutivement. Les numéros des blocs de bulletin envoyés dans une commune doivent être consécutifs, puis répertoriés dans un registre signé et paraphé par tous les membres du bureau de la Commission électorale nationale autonome. Ils sont fournis par la Commission électorale nationale autonome. Le jour du vote, ils sont mis à la disposition des électeurs dans le bureau de vote en nombre au moins égal à celui des électeurs inscrits. Procès-verbal en est dressé.

En violation des dispositions de l’article 64 de la loi 2010-33 portant règles générales pour les élections, des bulletins sont parvenus par d’autres moyens que la CENA aux bureaux de vote.

La matérialité des faits peut être vérifiée par le contrôle de toutes les souches de bulletins réguliers à comparer au nombre de bulletins dépouillés en vue de l’élimination de tous les bureaux de vote dont les bulletins dont les numéros de souches sont intrus et non consécutifs conformément aux blocs reçus de la CENA, ainsi que constater en l’absence de répertoire signé et paraphé par tous les membres du Bureau de la Commission électorale nationale autonome pour tout bloc de bulletins.

Un nouveau décompte doit être donc réalisé en comptant pour nuls les bulletins des bureaux dont les numéros de souches sont intrus conformément à l’article 80. Par ailleurs, le nombre de bulletins de vote dans les bureaux n’étaient en nombre au moins égal au nombre d’inscrits en violation du présent article de la loi qui peut faire l’objet de vérification sur les quantités mentionnées dans les procès verbaux de réception comparés aux quantités effectivement utilisés dans les bureaux.

3.1.4 Violation de l’article 80 de la loi 2010-33 : Les bulletins nuls ne sont pas considérés comme suffrages exprimés lors du dépouillement. Sont considérés comme bulletins nuls : les bulletins irréguliers ; les bulletins sans choix ; les bulletins portant plusieurs choix ; les bulletins portant une marque ou une inscription pouvant permettre d’identifier l’électeur ; les bulletins entièrement ou partiellement barrés.

En violation de l’article 80 de la loi 2010-33, de nombreux bulletins irréguliers qui ne remplissent pas les conditions de l’article 64 ont été comptés comme suffrages exprimés et d’autres sont en raison de leur falsification parce que pré-estampillés pour un candidat, remis à des électeurs qui, soit, sont contraints à exprimer un seul vote possible correspondant à celui du candidat pré-estampillé, soit exprimer un vote nul s’ils choisissent un autre candidat. Il doit donc être procédé à une évaluation en présence de tous les candidats ou leurs représentants, les cas d’annulation des votes par double-estampille avec une similitude entre les estampilles, et également juger de la régularité des estampilles sur chaque bulletin en les comparant aux estampilles régulières du bureau de vote, pour connaître de l’issue transparente du scrutin.

3.1.5 Violation de l’article 85 de la loi 2010-33 : … relative à la transmission des plis scellés destinés respectivement à la Cour Constitutionnelle ou à la Cour Suprême et à la Commission électorale nationale autonome auxquels est joint chaque fois un procès-verbal de constatation, …

La transmission des plis scellés dans les délais prescrits par la Loi doit être vérifiée par l’existence de preuves de cette transmission sur la base des dates de signatures des responsables dûment mandatés par la loi à la livraison et à la réception à savoir le président et le rapporteur de la Commission électorale départementale et le coordonnateur départemental de la CENA avec les preuves de réception signées par les destinataires.

3.1.6 Violation de l’article 107 de la loi 2010-33 : Est punie … – toute personne qui … a … réclamé ou obtenu son recensement deux (02) ou plusieurs fois ; – toute personne qui, à l’aide de déclarations fausses ou de faux certificats, s’est fait recenser ou a tenté de se faire inscrire sur une liste électorale ou qui, à l’aide de moyens frauduleux, a fait inscrire ou rayer indûment un citoyen.

De nombreux citoyens ont profité de l’absence d’une liste électorale sécurisée pour voter plusieurs fois ou voter sans être effectivement inscrits. En agissant ainsi, ils ont joui indûment de leur inscription multiple sur la liste erronée. Afin de vérifier cet état de fait, toutes les listes d’émargement doivent être vérifiées pour s’assurer que les personnes y ayant émargé sont réellement présentes dans la base des électeurs de la LEPI, et que leurs noms ne figurent pas plusieurs fois dans les listes d’émargement.

3.1.7 Violation des articles 4, 60 et 61 de la loi 2010-33 : relatifs à … la liste électorale permanente informatisée (LEPI), … liste unique, exhaustive et nationale avec photo de tous les citoyens en âge de voter…

La liste électorale est inexistante jusqu’au jour du scrutin et le vote a eu lieu sur la base d’une liste douteuse, incomplète et non exhaustive en raison de l’exclusion du vote de nombreux citoyens. Par ailleurs, l’inexistence de la liste a permis des votes multiples ou de personnes ne remplissant pas les conditions dans la mesure où les votes par dérogation avec des récépissés se sont réalisés sans des dispositions pouvant efficacement empêcher les votes multiples. Pour en vérifier la preuve, les listes d’émargement peuvent être consultées pour l’ensemble du territoire national et comparées aux données du fichier électoral inachevé de la LEPI, en vue de détecter tous les individus ayant profité des failles du dispositif et ayant donc voté plus du nombre de fois qu’ils devraient le faire. (Pièce n°12)

3.1.8 Violation de l’article 58 de la loi 2010-33 : La liste des centres et bureaux de vote créés et arrêtés par circonscription administrative est portée à la connaissance des candidats, des partis politiques ou alliances de partis politiques et des citoyens par voie d’affichage et autres moyens appropriés quinze (15) jours minimum avant le jour du scrutin.

La liste des centres et bureaux de vote n’a été non seulement pas disponible jusqu’au jour du scrutin et en plus, de nombreux bureaux de vote improvisés ont été des moyens de fraudes massives. Outre le fait que les candidats, les partis politiques ou alliances n’ont eu droit à aucun affichage ni moyen d’accès à aucune liste de centres et bureaux de vote jusqu’au jour du scrutin et à la date du présent recours contrairement aux dispositions de l’article 58, la matérialité des faits relatifs à la non existence et la qualité de la liste des centres et bureaux de vote frauduleux peut être vérifiée en constatant la non réception par aucun des ayant droit d’une telle liste ainsi que la comparaison entre toute liste de centres et bureaux de vote supposée provenir des organes habiletés et les listes de centres et bureaux de vote dont il a été pris en compte les résultats dans le cadre du scrutin, afin de conclure la validité.

Au regard de toutes ces irrégularités dont la survenue a été massive ainsi que les possibilités existantes d’en vérifier la matérialité des preuves, nous déposons les présentes contestations et faisons la requête que tous les plis soient vérifiés par une expertise sur les estampilles des bulletins de vote, les souches de bulletins de vote, les listes de centres et bureaux de vote, les nombres d’électeurs et la sincérité des résultats. L’expertise demandée devra se faire en présence de tous les candidats ou leurs représentants, et les moyens, efforts et temps pour le faire sont de loin moindres par rapport à ceux nécessaires pour un scrutin qui aurait été réalisé au second tour.

CONCLUSION

Il est de principe général de droit et de jurisprudence que lorsqu’un processus devant conduire à une solution est vicié, le résultat auquel il a abouti est par nature vicié et partant, nul et non avenu.

En conséquence, je sollicite qu’il plaise à la haute juridiction :

Au principal, annuler purement et simplement le scrutin du 13 mars 2011.

Subsidiairement, personne n’étant autorisé à tirer bénéfice de sa propre turpitude, annuler l’ensemble des voix obtenues attribuées dans des conditions irrégulières au candidat YAYI BONI, et en tirer telle conséquence que de droit.

BENIN : Si le docteur parvient à leur faire peur, aux béninois, ils n’ont pas fini d’avoir froid dans le dos

Avec le « scénario à l’ivoirienne » totalement inédit pour ces pétochards de Béninois, scénario anxiogène déclenché par Maître Houngbédji avec son auto proclamation comme président élu du Bénin, nul ne sait si le Bénin a définitivement volé la vedette à la Côte d’Ivoire.

Ce qui est sûr, c’est que faute de s’installer à l’hôtel Beau Rivage, pour respecter le parallélisme des formes avec les Ivoiriens, le président auto proclamé N°2 du Bénin (N°2, parce que le N°1 se trouve Boni Yayi – si opposé à sa sortie qu’il a fait proclamer les 53,17% de sa prétendue victoire par K.O. au 1er tour par un président de la CENA zappant la plénière initialement prévue de l’Institution, pour aller faire son annonce surréaliste et anticonstitutionnelle aux médias, avec des chiffres totalement imaginaires – faute donc de s’installer à l’hôtel Beau Rivage, le président auto proclamé N°2 prendra ses quartiers présidentiels dans son superbe château d’Adjinan tout proche du « Beau Rivage ». Son château, tout-de-même autrement plus confortable que l’Hôtel du Golfe d’Abidjan, où ADO a pris ses quartiers (présidentiels) à lui. Avantage donc pour le Bénin; de ce côté-là, tout au moins.

Pas étonnant, de toute manière. Ce pays, de toute éternité, a toujours été un pays d’exception. Qui l’a d’ailleurs abondamment prouvé, lors du scrutin du 13 mars, le fameux scrutin par quoi tous les problèmes sont arrivés. Et le top du top de ces problèmes, c’est la fraude organisée par le Docteur-président-sortant. Cependant, le plus stupéfiant, selon un compatriote à lui, manifestement très émotif, ce n’est pas tant d’avoir fraudé. Frauder est en effet un sport national béninois bien connu.

Le plus stupéfiant, l’horreur absolue, pour le cas présent, vient du caractère soigneusement planifié à l’avance de l’entreprise, avec définition d’un objectif précis et chiffré : 53/54%!!!… 53/54% pour un K.O. sans bavures au premier tour. Et tout ceci, sous le couvert en béton d’une Liste dite Permanente et informatisée, claironnée comme l’Arme de destruction massive contre la fraude. La fraude dont on a toujours accusé les autres, les opposants. L’autre versant de l’horreur absolue étant que cette LEPI a été vantée sans arrêt, dans les argumentaires servis aux populations, comme un merveilleux outil de Développement, prévu pour couvrir 10 années de la vie nationale…

Last but not least, les dizaines de milliards de nos Partenaires au développement engloutis dans cet outil désormais si mal fichu qu’il faudrait obligatoirement le reprendre, ce sont des milliards qui auraient pu être beaucoup plus utilement injectés dans des projets de développement générateurs de richesses et d’emplois… Un Chef d’Etat, Economiste de surcroît, qui se rend coupable d’une telle forfaiture, n’en déplaise à ses admirateurs éperdus, est un individu à jamais disqualifié pour occuper la plus petite parcelle de responsabilité concernant les affaires de la Nation…

Parce que ce qui fait littéralement froid dans le dos, c’est que le Docteur-président s’était, à son avènement, présenté comme le Docteur-miracle, capable de régler tous les problèmes du pays. Il y avait même l’allégorie fameuse de la valise pleine de prospérité avec laquelle il était arrivé, et qu’il allait ouvrir dès l’entame de son mandat, afin qu’une prospérité partagée se déversât sur le pays tout entier. Au cours dudit mandat, ses vuvuzélateurs ne se sont nullement privé de dire et de redire que la prospérité promise, si elle n’était pas encore là, c’était que la clé de la valise coinçait quelque peu, mais que ladite prospérité allait bientôt jaillir, et que le partage allait démarrer incessamment. Ce ne fut que lors de l’un de ses bla bla de candidat que le Docteur eut l’occasion de dire, avec le culot d’acier qui le caractérise, le fin mot de l’histoire aux électeurs venus nombreux l’écouter : Dieu lui aurait dit que la valise de la prospérité, dont lui, le Docteur, son fils préféré, leur avait toujours parlé, il avait gardé la clé par-devers lui, promettant de ne la lui remettre que pour le second mandat.

C’est vrai qu’une campagne électorale donne toujours lieu à des foutages de gueule de grande taille. Mais celui-là était vraiment de taille pharaonique. Ajouté au fait que le Docteur-miracle était si conscient de son imposture, que pour briguer son second mandat, il a soigneusement mis en œuvre l’entreprise de fraude électorale la plus inouïe de tous les temps dans le pays, cela fait effectivement froid dans le dos.

TLF

BENIN : Réélection frauduleuse

Thomas Boni Yayi, Président mal réélu du Bénin

Liste électorale avec d’énormes irrégularités

Elections frauduleuses avec des méthodes et stratégies de fraude jamais vues auparavant, le changement a beaucoup créé dans le pays

Domestication des institutions de contre pouvoir qui se sont refusées de faire correctement leur travail

Intimidations de la population pour l’empêcher de réagir face au vol de son droit de vote et au viol de vote.

« Voleur n’a pas honte ooh » disent souvent nos frères ivoiriens. Cet adage populaire ivoirien, les béninois ont commencé à en faire l’amère expérience avec Boni Yayi qui vient d’avoir l’ingénieuse idée de se faire proclamer élu au premier tour par K.O.

Ainsi donc, ce grand homme, docteur dit-on, qui vient de passer cinq années à la tête de l’Etat béninois, cinq années de gabegie, de flagornerie, de démagogie, de culte de la personnalité, de détournements de fonds publics, de malversations financières les unes les plus tristes que les autres, bref tout ce qu’il peut y avoir de pourri dans un pays, cet homme disais-je vient d’être réélu au premier tour président en tout cas c’est ce qu’a décidé son copain de la cour constitutionnelle Robert Dossou.

Pour corrober son merveilleux bilan (bilan arrosé par les milliards de l’affaire Censad, les milliards de surfacturation du dossier des machines agricoles, les milliards engrangés via ses compaires de Icc), ce cher président tel Zorodus qui se voulant tout changer sur son passage, vient de terminer son mandat en procédant à visage découvert à un vol de titre. L’imposture à son comble.

Qui a volé un œuf, volera un bœuf dit-on ; mais qu’es-ce qui pourrait arrêter celui qui a déjà volé des milliards ?

On a tellement volé de milliards qu’on se décide de monter les enchères et procéder à un hold up électoral, avoir un nouveau mandat pour asperger d’eau toutes les traces de notre incompétence, de notre mauvaise gestion, de nos nombreux dossiers de malversations.

Nous voici hélas dans un pays où toutes les institutions sont appelées à disparaître les unes après les autres au profit des hommes, de quelques hommes, les nouveaux hommes, les hommes qui se veulent forts ; ils devraient se retourner dans leurs tombes tous nos parents et aînés qui ont payé de leurs vies la liberté et le respect dont jouissaient jadis les béninois et le Bénin.

Quel diable a-t-il pu inspirer l’abominable Tévoédjrè, l’homme des ombres et de la supercherie (le véritable ennemi du Bénin) pour qu’il soit venu corrompre l’intelligence des uns et profiter de l’analphabétisme des autres pour installer Boni Yayi au Bénin, cet homme qui s’est révélé au bout de cinq ans même dès les premiers mois comme un danger pour notre démocratie.

Et Robert Dossou – il doit bien rire le Président Kérékou lui qui qualifiait ces intellectuels de tarés – qui n’a rien fait de bien depuis 2009 où il a été prié de présider aux destinées de la section FCBE de la cour constitutionnelle, cour qu’il a fait sienne.

Revoilà Boni Yayi qui, sans vergogne va recommencer sa distraction favorite : se balader à longueur de journée, passer et repasser sur les mêmes chantiers ; cette fois-ci il compte passer tout fier de son coup KO (asséné aux béninois) en tant que président réélu. Voleur n’a vraiment pas honte. Si seulement le ridicule tuait.

En attendant, matons ceux qui osent marcher pour contester notre pouvoir divin.

aymard

BENIN: La Sauvagerie policière de Yayi contre les manifestants est inadmissible

PROTESTATION CONTRE LA REPRESSION DES MANIFESTANTS DE CE JOUR

Ce midi, des manifestants massés dans la maison du peuple de Cotonou5, d’autres au stade de l’amitié, d’autres encore au carrefour Nègre d’Akpakpa ont démarré leurs marches de protestation de façon pacifique contre les résultats frauduleux donnés par la cour constitutionnelle. Les manifestants étaient à mains nues et manifestaient pacifiquement. A leur tête, il y avait des députés avec leur écharpe.

Mais contre toute attente, les policiers sous l’égide du Commissaire Central Philippe HOUNDEGNON abattent une répression sauvage. A la maison du peuple de Cotonou5 par exemple, les manifestants ont été chargés de dos par la police avec des grenades et gaz lacrymogènes. C’est la même méthode lâche et barbare partout que la police a déployée. On dénombre de nombreux blessés et des arrestations dont le député AKOTEGNON Raphaël. Un journaliste de Canal3 muni de sa carte professionnelle exhibée à la Police a été molesté et sa camera endommagée et saisie parce qu’il filmait.

Les policiers s’élancent dans tous les sens et jetaient des grenades lacrymogènes sur tous ceux qu’ils voyaient sur leur chemin, dans les rues et parfois dans les maisons. Loin de céder à la panique que veut créer le gouvernement YAYI, cette sauvagerie a suscité partout des sentiments d’indignation et de révolte. Des jeunes se sont constitués spontanément pour se rendre au commissariat central et protester contre les scènes de barbarie déployées contre les manifestants pacifiques et exiger la libération des manifestants arrêtés.

Le Parti Communiste du Bénin proteste contre cette répression aveugle et barbare qui vient montrer le genre de « paix » que l’imposteur Boni YAYI entend instaurer. Le PCB exige la libération immédiate de tous ceux qui sont arrêtés, les soins gratuits aux blessés et des excuses publiques à tous ceux qui ont été réprimés.

Au prix de sacrifices, nous avons conquis les libertés; tous les mécontents ont le droit de manifester; tous les journalistes ont le droit de couvrir les manifestations. La résistance contre l’imposteur Boni YAYI doit se poursuivre.

Abas la tyrannie de Boni YAYI !

Vive la résistance des peuples contre le coup d’Etat électoral !

Cotonou, le 24 mars 2011

Le Parti Communiste du Bénin

BENIN : Marche de l’opposition – Le journaliste Choubadé violenté par des policiers

Un journaliste du Quotidien ‘’Le Nokoué’’ a été agressé hier par les agents de la Police nationale qui dispersaient des militants de l’opposition. Séïdou Choubadé blessé, n’était ni en situation de reportage, et ne participait à aucune manifestation pas non plus au moment des faits.

Et de deux. Ainsi, après les exactions des gardes du corps du président de l’Assemblée nationale sur un confrère il y a quelques semaines, les menaces verbales et téléphoniques aux journalistes, c’est au tour de certains agents de la Police nationale de battre un homme des médias. C’est Séïdou Choubadé, chroniqueur parlementaire et journaliste au Quotidien ‘’Le Nokoué’’ qui a été battu ce jeudi 24 mars 2011 à Cotonou par des policiers. Son visage défiguré présente une plaie béante à la bouche du côté de la lèvre supérieure et des blessures par endroits sur le corps. Séïdou Choubadé qui n’était pas en situation de reportage, s’est malencontreusement retrouvé dans la cohorte des manifestants qui contestaient les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 13 mars 2011 proclamés par la Cour constitutionnelle. C’est entre deux courses dans la ville qu’il s’est retrouvé à ce carrefour où les éléments des forces de l’ordre dispersaient les manifestants à coups de gaz lacrymogène et de gourdins. La répression n’épargne personne. Face à la violence, le journaliste décline son identité et exhibe sa carte nationale de presse. Mais peine perdue. Coups de pied, de gourdin et gifles ont continué à pleuvoir sur lui. Dans sa fuite, Séïdou Choubadé tombe dans un caniveau. Sa moto ainsi que toutes ses pièces lui ont été retirées. A noter qu’il y a cinq ans, lors de violentes échauffourées entre des groupes Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et des militants du Parti du renouveau démocratique (Prd) à la Place Bayol à Porto-Novo, le même Séïdou Choubadé, a été molesté et sa moto brisée.

Jean-Christophe Houngbo, Le Matinal

BENIN : Soulèvement populaire contre le Coup d’Etat civil de Boni Yayi

Hier au Bénin:

Le sang a coulé

Un député a été arrêté

La presse indépendante est visée

Libye sous les bombes, Syrie sous les balles, Quartier latin de l’Afrique (Bénin) sous les pavés, le printemps s’annonce plus dramatique encore que la fin de l’Hiver.

Napoléon Bonaparte, qui s’y connaissait en coup d’état, disant piteusement à la fin de sa vie :

« A la longue, le sabre est toujours vaincu par l’esprit » !!!

C’est évidemment ce qui va se passer dans ce pays d’Afrique où le banquier Boni YAYI, accusé de scandales financiers avant les présidentielles du 13 mars dernier, et de magouilles électorales après ces élections, va forcément se prendre les pieds dans le tapis.

La révolution de cristal qui se met en marche au Bénin vise à gicler du pouvoir un homme qui a perdu les élections : en effet, l’opposant Adrien HOUNGBEDJI a battu le président sortant YAYI et les manifestants des villes béninoises attendent que leur souhait le plus cher se réalise, et criant « YAYI DEGAGE ! », visualisent déjà le Dictateur tomber comme les murailles de Jéricho.

Reste qu’aujourdhui, jeudi 24 mars 2011, un cap a été franchi, car les forces de répression de YAYI s’en sont pris à la fois à la représentation nationale en arrêtant un Député de l’UN (l’Union fait la Nation) et à un journaliste d’opposition.

Ainsi, le député Raphaël Akotègnon a été arrêté ainsi que plusieurs autres personnes ! Des blessés graves au CHNU. Seydou CHOUBADE, journaliste au quotidien Le NOKOUE complètement défiguré par les forces de l’ordre alors qu’il passait à un carrefour non loin duquel une répression violente était opérée par les forces de l’ordre…

Ne tirant pas les leçons du passé, l’apprenti-dictateur n’a pas compris comment il va déraper du pouvoir, il ne connaît apparemment pas le cycle « Répression – Manifestation » et, embrumé dans son Palais de la Marina, il s’offusque quand, s’enquerrant « C’est une révolte ? » ses conseillers lui répondent « Non, YAYI, c’est une Révolution ».

Après la répression de la manifestation de ce jeudi, le peuple va s’emparer de l’Histoire et faire un symbole de l’arrestation de l’Honorable député et de l’agression du journaliste par les milices de YAYI.

Bien vu YAYI, les symboles recherchés par toute révolution sont là, les slogans aussi :

« Libérez nos camarades », qui vont fleurir avec les cris de : « Libérez AKOTEGNON » et le portrait du martyr défiguré (martyr au sens grec de témoin) Seydou CHOUBADE vont galvaniser les foules.

Le Bénin n’est pas le Quartier Latin pour rien !

Boni YAYI va l’apprendre à ses dépens.

UNDB

USA : Un enfant raconte le paradis aux Américains

Fils de pasteur, le jeune Colton Burpo a fait l’expérience de mort imminente. Le récit de son incursion dans les jardins d’Éden est devenu un best-seller aux Etats-Unis.

C’est une histoire comme les Américains les aiment. Le témoignage, devenu best-seller, d’un enfant qui a vu le paradis. En 2003, Colton Burpo, alors âgé de trois ans et demi, manque de mourir d’une appendicite. Une fois guéri, ce blondinet au visage poupon commence à raconter à ses parents une incroyable histoire : alors qu’il gisait sur la table d’opération, il est allé au paradis et il a rencontré des anges, Jésus, Jean-Baptiste, et même son arrière-grand-père décédé bien avant sa naissance.

Aidé par la plume du nègre de Sarah Palin, le père de Colton, pasteur dans un bled du Nebraska, en a tiré un livre, Le paradis est pour de vrai, qui fait un tabac. Il s’est arraché à plus d’un million d’exemplaires sans aucune campagne de communication et alors que les récits d’aller et retour dans l’au-delà sont légion. Sans doute que le jeune âge du narrateur est pour beaucoup dans ce succès.

Tout commence le jour où, quatre mois après son hospitalisation, Colton lâche que les anges ont chanté pour lui pendant qu’on l’opérait… Intrigués, ses parents le questionnent. Il raconte alors qu’il est « sorti de son corps » et que, assis sur les genoux de Jésus, il regardait d’en haut le chirurgien. Et qu’a fait Colton avec Jésus ? « Ses devoirs. » Combien de temps est-il resté au paradis ? « Trois minutes. » A-t-il vu le trône de Dieu ? « Oui, et il est vraiment gros. »

Au fil des mois et des années, il va donner d’autres détails. Jésus est barbu et a des yeux « tellement beaux », il est habillé de blanc et de violet avec une sorte de « couronne » autour de la tête et possède « un cheval arc-en-ciel ». Le paradis est plein de couleurs, il n’y fait jamais sombre, ses portes sont d’or et de perles. Tout le monde porte des ailes de tailles différentes, sauf Jésus qui monte et descend « comme un ascenseur ».

Mais si tout le monde est « jeune » et « sans lunettes », l’Éden n’est pas pour autant paradisiaque. À en croire Colton, « les anges portent des épées pour empêcher Satan d’entrer » parce qu’ »il n’est pas encore en Enfer ». Et le gamin a même eu un aperçu de la bataille de l’Apocalypse où les hommes (mais pas les femmes) doivent se battre contre « des dragons ».

À chaque description, pour prévenir de tout scepticisme, correspond une référence biblique qui vient appuyer ce que dit l’enfant. C’est que même son pasteur de père était d’abord un peu sceptique… Jusqu’à ce que Colton raconte qu’il a rencontré sa petite soeur et qu’elle est venue l’embrasser. Il demande à sa mère : « Tu avais un bébé qui est mort dans ton ventre, n’est-ce pas ? » Sonja Burpo a en effet souffert d’une fausse couche avant la naissance de Colton, mais n’en a jamais parlé à l’enfant.

Il décrit aussi des choses, comme les stigmates du Christ dont, assure son père, personne ne lui a pas parlé ni à la maison ni au catéchisme. Convaincu, Todd Burpo commence alors à mentionner dans ses sermons les expériences de son fils et, de fil en aiguille, entre en contact avec un agent littéraire. Dans une interview, il raconte qu’il a demandé conseil à Dieu : « Je ne sais pas comment publier un livre. Si Tu veux que j’y arrive, il faut que Tu fasses venir à moi les éditeurs. » Voeu exaucé.

source : http://www.lepoint.fr