Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

BENIN : Réélection frauduleuse

Thomas Boni Yayi, Président mal réélu du Bénin

Liste électorale avec d’énormes irrégularités

Elections frauduleuses avec des méthodes et stratégies de fraude jamais vues auparavant, le changement a beaucoup créé dans le pays

Domestication des institutions de contre pouvoir qui se sont refusées de faire correctement leur travail

Intimidations de la population pour l’empêcher de réagir face au vol de son droit de vote et au viol de vote.

« Voleur n’a pas honte ooh » disent souvent nos frères ivoiriens. Cet adage populaire ivoirien, les béninois ont commencé à en faire l’amère expérience avec Boni Yayi qui vient d’avoir l’ingénieuse idée de se faire proclamer élu au premier tour par K.O.

Ainsi donc, ce grand homme, docteur dit-on, qui vient de passer cinq années à la tête de l’Etat béninois, cinq années de gabegie, de flagornerie, de démagogie, de culte de la personnalité, de détournements de fonds publics, de malversations financières les unes les plus tristes que les autres, bref tout ce qu’il peut y avoir de pourri dans un pays, cet homme disais-je vient d’être réélu au premier tour président en tout cas c’est ce qu’a décidé son copain de la cour constitutionnelle Robert Dossou.

Pour corrober son merveilleux bilan (bilan arrosé par les milliards de l’affaire Censad, les milliards de surfacturation du dossier des machines agricoles, les milliards engrangés via ses compaires de Icc), ce cher président tel Zorodus qui se voulant tout changer sur son passage, vient de terminer son mandat en procédant à visage découvert à un vol de titre. L’imposture à son comble.

Qui a volé un œuf, volera un bœuf dit-on ; mais qu’es-ce qui pourrait arrêter celui qui a déjà volé des milliards ?

On a tellement volé de milliards qu’on se décide de monter les enchères et procéder à un hold up électoral, avoir un nouveau mandat pour asperger d’eau toutes les traces de notre incompétence, de notre mauvaise gestion, de nos nombreux dossiers de malversations.

Nous voici hélas dans un pays où toutes les institutions sont appelées à disparaître les unes après les autres au profit des hommes, de quelques hommes, les nouveaux hommes, les hommes qui se veulent forts ; ils devraient se retourner dans leurs tombes tous nos parents et aînés qui ont payé de leurs vies la liberté et le respect dont jouissaient jadis les béninois et le Bénin.

Quel diable a-t-il pu inspirer l’abominable Tévoédjrè, l’homme des ombres et de la supercherie (le véritable ennemi du Bénin) pour qu’il soit venu corrompre l’intelligence des uns et profiter de l’analphabétisme des autres pour installer Boni Yayi au Bénin, cet homme qui s’est révélé au bout de cinq ans même dès les premiers mois comme un danger pour notre démocratie.

Et Robert Dossou – il doit bien rire le Président Kérékou lui qui qualifiait ces intellectuels de tarés – qui n’a rien fait de bien depuis 2009 où il a été prié de présider aux destinées de la section FCBE de la cour constitutionnelle, cour qu’il a fait sienne.

Revoilà Boni Yayi qui, sans vergogne va recommencer sa distraction favorite : se balader à longueur de journée, passer et repasser sur les mêmes chantiers ; cette fois-ci il compte passer tout fier de son coup KO (asséné aux béninois) en tant que président réélu. Voleur n’a vraiment pas honte. Si seulement le ridicule tuait.

En attendant, matons ceux qui osent marcher pour contester notre pouvoir divin.

aymard

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