Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: avril 1, 2011

BENIN : Du sparadrap sur le K.O. de Yayi ???

Circulez, la Cour a parlé ! Que ne donneraient pas les émergents pour couper court aux conjectures autour du hold-up électoral du 13 mars 2011 ? À l’instar de cette assourdissante publicité à propos d’une prétendue décision de la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac) interdisant aux médias de relayer la contestation post-électorale. Le jour justement où sont annoncées des déclarations croisées de Houngbédji et Bio Tchané. L’ardent désir de mettre le bouchon sur tout ce qui pourrait perturber la jouissance de la victoire accordée à Yayi par la Cour de Robert Dossou dès le premier tour de la présidentielle ne trompe point. Chars d’assaut, matraques, jets de gaz lacrymogène sur toute contestation de rue. Avec des dégâts collatéraux à la hauteur de la hantise de la Marina : un journaliste qui se bat pour sauver un œil abimé par la brutalité policière, d’autres reporters violemment agressés, un député roué de coup et menotté dans le dos, des dizaines de citoyens molestés ou arbitrairement mis aux arrêts. Toujours cette peur de la parole qui a valu à Rfi un brouillage de ses fréquences en bande Fm sur le territoire béninois dans le dessein d’empêcher les Béninois de suivre un débat contradictoire sur le K.O. au premier tour. A croire que le docteur-président ne supporte pas qu’on célèbre avec lui son triomphe au bout d’une élection sans liste électorale. Personne n’a encore oublié les actes de vandalisme imputés à des agents en uniforme de l’armée nationale sur des affiches critiquant le bilan du régime du Changement lors de la campagne électorale. Près de 150 milliards d’épargne privée ont servi à la propagande du régime ; le contribuable a perdu beaucoup d’argent dans les marchés gré à gré fantaisistes octroyés à des courtisans et des parents ; l’audience internationale du pays a pris un sérieux coup ; et alors ? Le glorieux parcours du Bénin de la conférence nationale meuble désormais les excentricités de la célèbre République très très démocratique de Gondwana quotidiennement brocardée sur les antennes de Rfi par Mamane.

L’incitation à la haine, à la violence, à la xénophobie, à la discrimination sexuelle, au tribalisme, ainsi que l’atteinte à l’intégrité du territoire national ou à la concorde et l’unité nationales sont des infractions pénales qui dépassent le cadre de la régulation des médias. Il en est de même des atteintes à la loi, aux bonnes mœurs et à l’ordre public. À moins de démontrer que la contestation d’une proclamation définitive des résultats de la présidentielle par la Cour constitutionnelle est constitutive d’acte de haute trahison. Auquel cas, des sanctions contre des organes de presse devraient être accompagnées de poursuites pénales à l’encontre des auteurs des déclarations relayées. Peut-être s’achemine-t-on vers une incrimination de la critique des décisions de la Cour constitutionnelle insusceptibles de recours. Soit ! Sauf que dans sa proclamation nocturne du 30 mars 2011, Robert Dossou lui-même a grandement ouvert la voie royale à des recours, tout au moins, au niveau sous régionale. Puisque sa Cour est peut-être juge en dernier recours de la constitution béninoise mais pas des traités de la Cedeao. Il est donc loisible aux intéressés de s’ouvrir à la haute juridiction sous régionale au cas ou la disposition sous régionale aurait été abusivement évoquée ou pas.

Mais en dehors de tout cela, la constitution béninoise, elle-même, en son article 66 prévoit la résistance à toute autorité illégitime. Un droit conféré à tout Béninois sans que cela ne soit assujetti à des appréciations discrétionnaires d’un organe institutionnel quelconque. C’est le peuple qui apprécie la légitimité ou pas de l’autorité contestée. Les vrais criminels, dans ces conditions, ce sont tous ceux qui empêchent le peuple de s’exprimer. Or la démocratie est née dans la rue. C’est bien le peuple de Paris qui a pris la Bastille. Ce n’était ni l’armée ni la police ni une institution.

La résistance est-elle un crime ???

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

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BENIN : Une certaine amazone au destin de… zozo a jeté le masque

Depuis le temps qu’elle se taisait et se terrait, après le tout dernier de ses éternels « zéro virgule…% », on attendait d’elle qu’elle sorte du bois. « Elle » ?, c’est la Marie-Elisez-moi-Gbèdo, la soi-disant « Amazone au destin de roseau ». Elle a fini par montrer le bout de l’oreille, le bout de l’une de ses sublimes oreilles, à travers une déclaration d’allégeance totale à Boni Yayi. On croit rêver.

Le pire, c’est qu’elle se met volontiers en posture d’être prise au sérieux, l’avocate de choc brandissant la dureté de la loi, à laquelle tout citoyen digne de ce nom est tenu de se soumettre. Et elle voudrait que les Béninois la prennent au sérieux, eux qui, depuis une éternité, sont convaincus qu’il n’y a plus de loi au Bénin, en tout cas pas dans la Cour des gardiens de la Constitution du pays, dont de trop nombreux articles ont été depuis des mois, littéralement explosés par le super grand patron des « gardiens », Robert Dossou.

Et la pauvre Marie-Elisez-moi Gbèdo voudrait qu’on la prenne au sérieux, elle dont l’un des slogans de campagne tout feu tout flamme était qu’elle voulait « Changer le Changement ». A sa décharge, il n’est plus question de Changement chez le grand Changementeur… oh !, pardon, chez le grand « Changementateur ». Pour celui-ci, plus question de Changement puisqu’il a fait essentiellement campagne sur le thème invertébré d’une certaine Arlésienne appelée Refondation. Ok !, on a compris : comme il n’a pu rien changer pendant cinq ans, il veut tenter de… refonder au cours des cinq ans à venir. Défense de rire !…

Cependant, peut-on s’empêcher de sourire devant tant de candeur ? De sourire (de commisération) devant tant de stupide candeur, qui lui fait prendre, à la Marie-Elisez-moi, ses compatriotes pour des gogos. Elle croit peut-être que son attitude étrange, d’avoir systématiquement fait bande à part, au cours de la campagne, par rapport au Collectif d’autres candidats (11 sur 14!), Collectif pour dénoncer les irrégularités sans nom qui émaillaient l’ensemble du processus électoral, elle croit peut-être que cette attitude étrange n’avait pas frappé ses compatriotes. D’autant que cette stratégie incompréhensible de « bande à part » la rangeait, de facto, dans le camp de Yayi Boni. Fâcheuse posture pour qui a, semble-t-il, toujours milité pour la transparence, la régularité et la crédibilité des scrutins et qui, faut-il le rappeler, clamait à se faire péter les cordes vocales, qu’elle voulait « Changer le Changement ».

Donc, la Marie-Elisez-moi-Gbèdo-que-ses-compatriotes-s’obstinent-à-ne-jamais-vouloir-élire-présidente-de-leur-pays, s’est fendu d’un long bla bla gnangnan à souhait, dont l’objectif premier et unique est son allégeance pleine et entière à l’ex-grand « Changementateur », devenu, par la grâce de l’une de ses promesses électorales pour gogos, le futur grand Refondateur. Cela se décline comme suit :

« J’adresse mes félicitations au Président Yayi Boni, Vainqueur proclamé par la Cour Constitutionnelle le Mardi 29 Mars 2011. Je l’invite néanmoins à prendre conscience du vote des béninois qui ne lui ont pas accordé leurs suffrages. C’est bien parce qu’ils ne sont pas satisfaits de son quinquennat qu’ils n’ont pas voté pour lui. C’est un appel à une meilleure gouvernance aussi bien politique qu’économique. Quant au Président Adrien Houngbédji, je l’exhorte à la sagesse du perdant. On ne se proclame jamais Roi ! C’est Dieu seul qui fait Roi ».

Pathétique !

On ne voudrait pas lui faire l’injure, à la Marie-Elisez-moi-Gbèdo-que-ses-compatriotes-s’obstinent-à-ne-jamais-vouloir-élire-présidente-de-leur-pays, de lui dire qu’elle n’était, en fait, qu’un vulgaire pion de Boni Yayi, mais la tentation est forte; très forte; trop forte. Donc, elle qui nous avait toujours bassiné les oreilles de ses professions de foi ardentes et passionnées sur l’honneur, la probité, l’honnêteté, la droiture, présente sans états d’âme particuliers, ses félicitations à Boni Yayi, le plus gonflé et le plus spectaculaire président-candidat-fraudeur de tous les temps au Bénin. Un Fraudeur tentaculaire qu’elle invite – à cause d’un reste de pudeur, peut-être ? – à prendre conscience du vote des Béninois qui ne lui ont pas accordé leurs suffrages. C’est un appel, dit-elle, « … à une meilleure gouvernance aussi bien politique qu’économique ». Autrement dit, le Changement est mort… Vive la Refondation !!!

Pathétique !

Elle fait donc semblant de ne pas voir, la « féliciteuse » au destin de zozo, que ceux qui n’ont pas accordé leurs suffrages au « vainqueur », ceux qui ne croient pas à son impossible « victoire », et descendent par conséquent dans la rue pour le faire savoir, le « vainqueur » de la « féliciteuse » les fait matraquer et bombarder de gaz lacrymogènes, avec une violence policière jamais vue dans le pays.

Elle fait semblant de ne pas voir, la « féliciteuse » au destin de zozo, que son « vainqueur » se révèle incapable de soulever l’enthousiasme de ses compatriotes autour de sa « victoire », mais militarise à mort, au contraire !, presque tout le territoire national, imposant aux populations si paisibles avant son avènement à la tête du pays, une cohabitation forcée avec des chars d’assaut et des soldats lourdement armés, comme dans un pays en guerre.

La « féliciteuse » au triste destin de zozo, qui renie ses convictions de façon aussi lamentable, se permet même d’exhorter Adrien Houngbédji à la « sagesse » du perdant. Bien sûr!, bien sûr!, il est si facile, madame, d’avoir de la « sagesse de perdant » quand soi-même, on flirte éternellement avec le zéro virgule. Mais le meilleur de votre naufrage pathétique est à la fin : « On ne se proclame jamais Roi ! C’est Dieu seul qui fait Roi ».

Ouais, madame, quand votre nouvelle idole, Boni Yayi, s’était fait proclamer Roi, par le lamentable Joseph Gnonlonfoun, qui avait repris dans des conditions grotesques, pratiquement en mondovision, des chiffres agités depuis la veille par les thuriféraires de l’idole sur les plateaux de télévision, les ondes des radios et dans les colonnes des journaux, alors que le taux de dépouillement, en ce moment-là, n’atteignait même pas encore 50%, ce n’était pas de l’auto proclamation. C’était, tout au plus, une proclamation, disons,  anticipée. Ouais… C’est fou ce que les gens ont vraiment l’esprit mal tourné, madame.

Quant au refrain imbécile que les Béninois connaissent désormais sur le bout des doigts, à savoir que : c’est Dieu seul qui fait Roi, c’est Dieu qui donne le pouvoir, même les moins mécréants d’entre eux commencent à en sourire. Il en est même qui ricanent carrément – pour ceux-là, ce doit être la damnation éternelle !, d’accord avec vous, madame –, qui ricanent donc carrément, disant que si c’est peut-être Dieu qui fait Roi, les hommes sont convaincus qu’il est impératif de l’aider un peu, le pauvre !… Il est si débordé par toutes ces affaires d’une foutue planète en effervescence !…

C’est donc pourquoi, afin d’aider Dieu à le faire Roi, à lui (re) donner le pouvoir, Boni Yayi, lui, a carrément mis le paquet :

Absence de la liste électorale,

Absence de la liste des bureaux de vote,

Hélico (son propre hélico !) pour convoyer du matériel électoral vers sa ville natale, et quelques autres localités bénies des dieux,

Quantité industrielle de bulletins pré-estampillés,

Centaines de bureaux de vote fictifs,

Vote de très nombreux mineurs,

Prise en compte d’urnes et de cantines sans scellés et sans cadenas, convoyées hors délai légal à la CENA…

La liste des généreux p’tits coups de pouce à Dieu n’est, hélas!, pas close… Conclusion : c’est peut-être  Dieu qui fait Roi ; mais une chose est sûre, après un tel reniement de ses propres convictions, Marie-Elisez-moi-Gbèdo ne sera jamais Reine sur la Terre de nos aïeux !!! Sauf, peut-être, dans sa chambre à coucher… Mais ça, c’est une affaire strictement privée, entre elle et son oreiller…

TLF

BENIN : Déclaration de Adrien Houngbédji du 31 Mars

Hier mercredi 30 mars 2011, la Cour Constitutionnelle a rendu sa décision proclamant Yayi Boni définitivement élu à l’issue du 1er tour des élections présidentielles du 13 mars 2011. Elle confirme purement et simplement celle qu’elle a rendue à titre provisoire le 20 mars 2011, balayant d’un revers de mains les irrégularités et fraudes massives avérées qui font de ce scrutin une parodie d’élection et la honte de notre démocratie.

C’est la stupeur, la consternation et une sourde révolte qui s’observent généralement dans le peuple, ponctuées par les violences policières gratuites exercées contre des manifestants qui les mains nues, crient au vol  et au braquage,  au lieu de la liesse populaire spontanée  qui accompagne ordinairement les victoires électorales.

L’Union Fait la Nation et son candidat que j’ai été, confirment leur rejet de ces résultats, et expriment leur solidarité avec le peuple spolié. Ce peuple n’a pas fait le choix de Yayi Boni. Il y a tout au plus une tentative de le lui imposer. Nous avons gagné cette élection. Le Président librement élu par ce peuple à la régulière et sans fraude n’est autre que le candidat de l’UN, c’est-à-dire votre serviteur. Je confirme donc en tous points ma déclaration du 21 Mars 2011, avec la même sérénité que Galilée aux portes du supplice : cette vérité finira par s’imposer.

Mon ambition principale a toujours été de servir une cause, celle de l’instauration et de la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie dans notre pays ; non de briguer un poste. J’ai renoncé à être candidat aux élections législatives. Cette renonciation était prévue de longue date ; un processus électoral calamiteux en a fait un symbole de mon refus de l’imposture.

La décision de la Cour ouvre une nouvelle étape de la longue lutte du peuple béninois pour la conquête des libertés et de la démocratie.

Ce qui se passe dans notre pays n’est pas un épiphénomène. Il s’agit bel et bien d’une attaque en règle contre notre démocratie et l’Etat de droit. Cette régression est intolérable. Elle vise à ramener le Bénin au rang des républiques bananières. Tous les indicateurs le prouvent. Militarisation systématique, répression aveugle et sauvage, menaces ouvertes, manipulations diverses, propagande digne des régimes totalitaires. Au point même où nous ne pouvons plus écouter une radio internationale comme RFI, dès lors qu’on y annonce un débat qui concerne notre pays.

Aucun patriote béninois ne peut rester indifférent à ce qui se projette. Nous avons un devoir sacré de résistance. Cette lutte est celle de notre peuple. Je prendrai ma juste part, toute ma part, aux côtés de l’UN et de toutes les forces politiques et sociales.

Aux millions  de Béninois qui m’ont accordé leurs suffrages, à toutes les forces vives de la Nation, je dis que les dictatures se nourrissent de nos silences, de nos hésitations, et de nos peurs. N’ayons pas peur ! Nous devons résister à la liquidation de notre démocratie.

A la Communauté internationale, nous lançons encore une fois, un appel au discernement. Le Peuple béninois a lui aussi droit à des élections conformes aux règles établies. La violation de ces règles et l’injustice qui en découlent sont le terreau de la violence et des troubles. Notre Peuple aspire profondément à la paix. Mais il aspire tout aussi profondément au droit de choisir librement ses dirigeants par des scrutins justes et transparents.

Nous sommes debout et notre Peuple avec nous !

Je vous remercie.

Crise post-électorale : Un Emissaire du Pape rencontre Gbagbo et Ouattara Lundi

Le cardinal Peter Kodwo Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, envoyé en Côte d’Ivoire par le pape Benoît XVI, rencontrera le Président Laurent Gbagbo puis Alassane Ouattara, lundi, nous a confié le Nonce apostalique, Mgr Ambroise Madtha. Mais avant,  a précisé le représentant du souverain pontife en Côte d’Ivoire, l’envoyé du chef de l’Eglise catholique va célébrer une messe dimanche à la cathédrale Saint Paul du Plateau. C’est le 30 mars dernier que le pape a désigné Mgr Peter Kodwo Turkwo (de nationalité ghanéenne) pour tenter d’instaurer le dialogue entre les protagonistes de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. «L’opposition dramatique rend plus urgent le rétablissement du respect et de la cohabitation pacifique. Aucun effort ne doit être épargné dans ce sens», avait déclaré le pape. «Avec ces sentiments, j’ai décidé d’envoyer dans ce noble pays, le cardinal Peter Kodwo Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, afin qu’il manifeste ma solidarité et celle de l’Église universelle aux victimes du conflit, et encourage à la réconciliation et à la paix», avait-il ajouté.

«Je lance un appel pressant afin que soit engagé le plus vite possible, un processus de dialogue constructif pour le bien commun», avait poursuivi le souverain pontife. Qui faisait un discours en français devant les pèlerins rassemblés Place Saint-Pierre au Vatican, au terme de l’audience générale hebdomadaire. «Depuis longtemps, ma pensée va souvent aux populations de la Côte d’Ivoire, traumatisées par de douloureuses luttes internes et de graves tensions sociales et politiques », avait encore dit le pape Benoît XVI. De son côté, l’Afrique du Sud, dans un communiqué publié hier 31 mars par le ministère des Affaires étrangères, a également appelé les parties ivoiriennes à mettre fin aux violences. «Les violences indiscriminées dans l’ensemble du pays continuent de causer des souffrances inouïes, avec des conséquences régionales lourdes», lit-on dans le communiqué. Qui précise : «La poursuite des meurtres gratuits de civils, les menaces et les actes d’intimidation, ainsi que le nombre croissant de réfugiés, sont de graves violations des droits de l’homme». Aussi les autorités sud-africaines lancent-elles : «Nous appelons toutes les parties à y mettre un terme pour éviter une escalade des hostilités».

Sur le terrain, des rebelles ont libéré tôt hier matin, des prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Selon des sources dignes de foi, certains ex-détenus ont été emmenés à Anyama où l’on leur a donné des armes.

La Maca comptait, dit-on, 6.000 détenus qui ont été libérés. Il va de même, selon d’autres sources, pour les localités de Dimbokro et de Grand-Bassam.

PASCAL SORO

(Source : Afp)

Crise post-électorale en Côte d’Ivoire : Le sénateur James Inhofe exige la reprise des élections

« Un sénateur américain exige la reprise des élections en Côte d’Ivoire

TWN-WASHINGTON D.C. 31/03/2011 – Au milieu de combats postélectoraux qui risquent de se transformer en guerre civile en Côte d’Ivoire, le sénateur américain Jim Inhofe (R -Okla), un membre du Comité des Services armés du Sénat (SASC) et membre du Comité des Relations étrangères (BRFA du Sénat), a appelé hier la Secrétaire d’État Hillary Clinton à “adopter une nouvelle position qui exige de nouvelles élections pour ramener la paix en Côte d’Ivoire”.

Inhofe, qui a beaucoup voyagé sur le continent africain au cours des quinze dernières années, y compris ses neuf voyages en Côte d’Ivoire, a écrit pour la deuxième fois à Clinton concernant cette question. Dans sa lettre à Clinton, Inhofe souligne qu’il est “conscient” que sa “position est différente de celle de l’Administration Obama qui a reconnu Alassane Ouattara comme le vainqueur des élections présidentielles”. Mais il demande que cette position du Président Américain “soit modifiée à la lumière des preuves palpables qui existent” et qu’il a “fournies pour qu’il appelle à de nouvelles élections”. Pour lui, “un tel changement ne serait pas considéré comme incompatible, mais comme une réévaluation sage à la lumière de nouveaux éléments de preuve présents”. Inhofe estime que “cela est dans la droite ligne du bon sens américain qui accorde une attention particulière au principe selon lequel la démocratie fonctionne mieux lorsqu’elle fonctionne pour tous et pas pour certains”. Le sénateur Républicain se dit convaincu que c’est “seulement grâce à une nouvelle élection que le peuple de Côte d’Ivoire mettra fin aux nombreuses effusions de sang”. Il est mieux selon lui “d’arrêter une autre guerre civile afin d’assurer plutôt des élections libres et équitables.”
Jack SARKORRACHI »

Source : TWNews

Cf. Info Senate & Foreign Policy

Cela après que, passant outre à toute conscience…

… « L’Onu et la France sont officiellement entrées en guerre en Côte d’Ivoire. Lundi, leurs avions de combats ont permis aux rebelles de prendre les villes de Duékoué, Daloa et Bondoukou. Il n’y a pas une autre manière aussi évidente de déclarer la guerre à un pays que celle de l’Onu et de la France, lundi dernier à l’intérieur du pays. Plus précisément à Duékoué, Daloa et Bondoukou. Ce jour-là, en effet, l’armée onusienne présente en Côte d’Ivoire et Licorne ont attaqué ces villes sus-citées en sortant leurs hélicoptères de guerre. En agissant à visage découvert aux côtés de la rébellion, ces deux forces témoignent, sans ambages et sans janotisme, de leurs volontés manifestes d’en découdre avec la Côte d’Ivoire et partant, avec l’armée ivoirienne. L’Organisation des Nations unies, qui fait fi de son objectif, restaurer la paix, et Nicolas Sarkozy ont décidé de passer à l’offensive à outrance sur différents fronts. Pour, prétendent-ils, éjecter du pouvoir le président Laurent Gbagbo, l’unique choix du souverain peuple ivoirien. Ban Ki- moon, le tristement tout-puissant Secrétaire général de l’Onu et son complice Sarkozy, las de voir les Ivoiriennes et les Ivoiriens faire bloc autour du président Gbagbo, sont passés ainsi à l’offensive via leurs forces en présence en Côte d’Ivoire. Ces deux béotiens d’un autre âge n’ont même pas voulu attendre que le mandat (?), qu’ils ont suscité par l’entremise de Goodluck Ebele Jonathan (président en exercice de la Cedeao), soit adopté. []

Véronique Adjoumany »

Source : Le Temps

Cote d’Ivoire : Combats autour du palais présidentiel, la télévision publique cesse d`émettre

Des combats entre forces pro-Ouattara et forces pro-Gbagbo ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi dans les environs du camp Gallieni, un important camp militaire situé non loin du palais présidentiel dans le quartier administratif du Plateau.

Les crépitements d’armes automatiques suivis de détonations d’armes lourdes se sont multipliés dans le quartier qui avait pris l’allure d’une « ville morte » depuis la matinée.

Des témoins contactés par Xinhua ont fait état d’affrontements à l’arme lourde entre les deux forces à la résidence du président sortant Laurent Gbagbo dans le quartier chic de Cocody.

Par ailleurs, la RTI (télévision publique ivoirienne) a cessé d’émettre depuis plusieurs heures après que des combats pour le contrôle de ce média eurent éclaté.

« Le signal de la télévision a été coupé, mais je ne ne sais pas qui contrôle les lieux », a énoncé un habitant du quartier joint par Xinhua.

Le camp Ouattara a pour sa part affirmé à des journalistes qu’il a pris le contrôle de la RTI. Toutefois, des tirs sporadiques étaient encore entendus dans le périmètre des locaux de cette télévision publique.

« Gbagbo n’a pas l’intention de démissionner », selon l’un de ses conseillers

PARIS (AP) — Laurent Gbagbo « n’a pas l’intention de démissionner » et « des milliers d’Ivoiriens vont prendre les armes pour défendre leur pays », a déclaré jeudi l’un de ses conseillers, alors que les rebelles soutenant Alassane Ouattara, président élu reconnu par la communauté internationale, s’approchent d’Abidjan, siège de la présidence.

« Les Ivoiriens, que ce soient les civils ou les militaires qui soutiennent le président Gbagbo, ne resteront pas longtemps les bras croisés sans réagir à cette agression contre leur pays », a affirmé Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo en Europe, lors d’un entretien téléphonique avec l’Associated Press à Paris.

« Il n’y a pas de mercenaires » aux côtés de l’armée régulière, qui a vu s’enrôler « de nouvelles recrues » récemment, a-t-il dit, accusant en revanche les pro-Ouattara de faire appel à des « mercenaires burkinabés, maliens, nigérians et guinéens ».

Laurent Gbagbo, a ajouté M. Alain, « se maintient au pouvoir pour mener la résistance face à cette attaque organisée par la France, les Etats-Unis et les Nations unies contre la Côte d’Ivoire ». Disant tenir ses informations militaires de l’état-major ivoirien, il a accusé la force française et celle de l’ONU en Côte d’Ivoire d’aider les rebelles.

Pour lui, « le conflit interne en Côte d’Ivoire est en réalité un conflit international », « ce sont la CIA et les services secrets français qui orchestrent cette guerre en Côte d’Ivoire ».

« Aujourd’hui, les risques d’affrontements militaires sont élevés », a estimé M. Alain, mais « le président Gbagbo accepte toutes les initiatives de paix (…) pour éviter un embrasement général du pays ». « On ne peut pas s’emparer du pouvoir par la force (…) Nous considérons que c’est par le dialogue qu’il faut régler cette crise », a-t-il expliqué. AP

Côte d’Ivoire : le RDR, l’Ivoirité, Alassane Ouattara et la rébellion du Nord

Les élections présidentielles ivoiriennes ont eu lieu et depuis, le pays a renoué avec la crise avec les mêmes acteurs qui l’y avaient conduit en 2000.

Je vous propose cet article écrit il y a un an (mars 2010) par Claudus. J’ai dû modifier le texte à certains endroits mais l’essentiel y est. Claudus Kouadio y explique le concept de l’Ivoirité, parle de Alassane Ouattara, de la rébellion du Nord avec à l’appui des images édifiantes.

Lisez plutôt

La campagne pour les échéances électorales Ivoiriennes prévues pour courant Avril-Mai 2010 bat son plein.

L’essentiel pour tous les candidats est d’arriver à rallier par tous les moyens imaginables, le maximum d’électeurs vers leur camp. Bien que incertaine à la date citée ci-dessus, tôt ou tard les Ivoiriens iront aux urnes pour choisir leur prochain Président : Avec quelle motivation majeure ?

La logique voudrait que ce soit au vu du programme de gouvernement des candidats et par ricochet son incidence à court terme sur la vie des Ivoiriens et à long terme sur leur futur et surtout celui de leur progéniture. Cependant, mis à part les promesses risibles (voir surréaliste parfois) annoncées de haut vol par certains candidats lors de leurs meetings, que sait la masse d’électeurs potentiel sur la véracité des projets de société des candidats à notre Magistrature Suprême ? Pas grand-chose en vérité : Et ça, les équipes de campagne qui ont face à eux des populations en majorité analphabètes et crédules le savent pertinemment.
Même s’ils prenaient la peine d’étaler avec virtuosité les contours de leur plan d’action une fois aux commandes du navire Ivoire, ils n’auraient pas la certitude de faire comprendre à leur auditoire leurs schémas parfois très techniques.

Néanmoins il faut bien qu’ils arrivent à convaincre le maximum d’électeurs : Là est tous le dilemme de la classe politique Ivoirienne de l’après Feu Son Excellence Le Président Félix Houphouët Boigny.

Etant face à une situation quelque peu inconfortable au vue d’une population habituée à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçait calamiteuse pour les partis politique émergeant, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le rassemblement des républicains (RDR) qui résulte de la vomissure d’un PDCI restructuré par le Président Bédié. Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soi pour espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président « par intérim » de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort. Pendant ce temps, le président Bédié de son coté ne croisait pas les bras. Il cherchait les voies et moyens pour contrer ses adversaires potentiels. Pour écarter le RDR, le filon fut vite trouvé : La Nationalité Ivoirienne des candidats potentiels Djéni Kobenan et Alassane Dramane Ouattara. Pour préparer les esprits à sa nouvelle approche, le Président Bédié lança le concept de « Consommer Ivoirien » puis celui d’ «Ivoirité » en 1994 à la suite de la modification du code électoral. Le Front Républicain d’alors formé par le FPI de Laurent Gbagbo et le RDR de Djeni Kobena se retira de la course au pouvoir pour protester contre la décision du Président Bédié de ne pas amender ledit code sur certains points et appela ses militants à ne pas voter.

Après le premier test réussi par le Président Bédié à l’élection présidentielle d’Octobre 1995 malgré le boycott actif, en Novembre de la même année, la candidature au législative de Djéni Kobenan (SG du RDR) fut refusée par Emile Constant BOMBET alors Tout Puissant Ministre de l’Intérieur au motif qu’il était Ghanéen. Djeni Kobena prôna le boycott actif en appelant simplement ses militants à ne pas voter : C’était visiblement la première action de l’Ivoirité sur l’onglet politique.

Ci-joint la première revue sur l’ivoirité présidé par le Professeur et Mathématicien Saliou Touré (Saliou Touré est du nord et musulman et n’est pas un Akan. Je fais ce rappel car ADO avait dit qu’il avait été exclu de la course présidentielle car il était du Nord et Musulman).

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Qu’est ce que l’Ivoirité ?

L’Ivoirité ou l’ »Esprit du Nouveau Contrat Social du Président Henri Konan Bédié, est un VAGUE concept sur l’humanisme Ivoirien. Le CURDIPHE (Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées et Actions Politiques du Président Henry Konan Bédié) dirigé par le Professeur Saliou Touré, avait pour but de « mettre en mouvement tout le corps social Ivoirien autour du thème de l’Ivoirité pour que chacun s’en imprègne, s’en convainque et en soit l’ardent défenseur » selon la préface du N°001 de l’ETHICS (Etudes et théories de l’HUMANISME IVOIRIEN pour la synthèse culturelle) une revue du CURDIPHE publiée en Octobre 1996 et renfermant les actes de leur forum du 20 au 23 mars 1996 à Abidjan.
Suite à l’affaire Djéni Kobenan et à sa Nationalité Ivoirienne contestée, le RDR sait qu’il a un plus gros problème. Son nouveau leader et plus gros financier Alassane Ouattara étant Voltaïque, ils savent dorénavant que sa candidature sera rejetée.

Puisque ayant été mal ou peu expliqué à la population composée en très grande partie d’analphabètes, le concept d’Ivoirité, tel un vulgaire morceau de pâte à modeler, est tordu dans tous les sens par les responsables du RDR. Chacun y va alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide.

Il crie au scandale de l’exclusion ethnique du Nord musulman d’où il prétend venir: Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. En même temps, on met en exergue le fait que Bédié, un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme. Les nombreux jours fériés octroyés aux confessions chrétiennes de CI, la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro sont cités pour étayer les preuves de non laïcité de l’état Ivoirien. Un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonge grossier et d’incitation à la haine et à la révolte du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux.
Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre.

Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit : plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’.Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.

Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations» dixit Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995.

Lorsque Alassane Ouattara en personne confirme ce genre de thèses en proclamant sur TV5 en 1995 « On a écarté ma candidature parce que je suis musulman et du Nord! », les nordistes et les musulmans se sentant lésés, rejoignent en masse le RDR qui se radicalise en se sectarisant de plus en plus. Le RDR d’ADO avait ainsi trouvé son assise tribale.
A partir de ce moment là, un véritable bras de fer entre le pouvoir contrôlé par le Président Bédié et Alassane Ouattara qui devenait de plus en plus gênant pour le PDCI va s’engager.

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Il convient de rappeler que ce n’était pas le premier conflit ouvert opposant les deux hommes. Loin des urnes, ils s’étaient déjà affrontés pour la première fois après le décès du Président Felix Houphouët Boigny en 1993. En effet, ADO ayant refusé de respecter l’Article 11 de la Constitution ivoirienne à l’issue du décès du président Houphouët-Boigny, le président Bédié lui reprocha alors d’avoir tenté un coup de force pour accéder à la présidence. ADO abdiqua alors en s’effaçant face au Président de l’Assemblée Nationale, successeur constitutionnel du père de la nation : Premier combat, première victoire de Bédié contre ADO. Visiblement, ADO n’aurait pas pu supporter un second revers dans cette guerre des héritiers.
La tension va alors monter d’un cran et très vite le RDR va passer à la défiance, aux menaces puis à la tentative de fraude en vue de rendre Alassane Dramane Ouattara Ivoirien et éligible à la Magistrature Suprême de la République de Côte d’Ivoire. C’est à partir de ce moment que les choses vont s’accélérer. Dans son intervention face à la presse, le Ministre de la justice sous le Président Bedié déclare entre autre « […]Le 26 septembre 1999 (un Dimanche), en l’absence de son Juge de Section en vacances, M. Zoro Bi Ballo, Juge Adjoint de la Section de Tribunal de Dimbokro a fait établir et a signé au profit de M. Alassane Ouattara, un certificat de nationalité ivoirienne sous le numéro 2084.

Ce Certificat de nationalité a été versé au dossier administratif constitué pour les besoins de la régularisation de la situation du RDR au regard de la loi régissant les partis politiques. […]
Les premiers résultats des vérifications faites révèlent ce qui suit :

I/- Au niveau de la demande même du Certificat de nationalité :

– La demande libellée au nom de M. Alassane Ouattara ne comporte aucune signature.
II/- Au niveau du certificat de nationalité :

l)– Monsieur Alassane Ouattara, est-il dit dans ledit Certificat, demeure à Dimbokro; ce qui ne paraît pas exact;

2)– Le double du Certificat qui est censé être identique à l’original porte une date, celle du mardi 28 septembre 1999 différente du jour mentionné sur l’original qui est le 26 septembre 1999.
Il faut le souligner, il s’agit d’un jour non ouvrable puisqu’il correspond à un Dimanche.
A-t-on établi le Certificat en cause le Dimanche et a-t-on essayé de le régulariser le mardi suivant? La question mérite d’être posée.

III/– Au niveau de l’enregistrement du certificat :

Le certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte le numéro 2084 et est daté du 26 septembre 1999.

Consultez le répertoire des certificats de nationalité tenu au greffe de la Section de Tribunal de Dimbokro; Et vous découvrirez que ce numéro 2084 correspond à un autre certificat délivré le 29 septembre 1999 à M. Koffi Konan Laurent.

Il suffit de poursuivre la consultation du même répertoire pour découvrir d’une part:
– Qu’aucun Certificat de nationalité n’a été enregistré le 28 septembre 1999 encore moins le dimanche 26 septembre 1999 qui n’était pas un jour ouvrable pour l’Administration de la Justice et que d’autre part, nulle part, je dis bien nulle part, il n’existe aucune trace du certificat établi au nom de M. Alassane Ouattara dans le registre des certificats de nationalité du Tribunal de Dimbokro.

Au total il s’avère que le Certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte un faux numéro et n’a été enregistré dans aucun des registres tenus au Tribunal de Dimbokro.» En gros, Alassane Dramane Ouattara s’est fait fabriquer son 1er certificat de Nationalité Ivoirienne à 57 ans, un Dimanche, à Dimbokro ville ou il ne résidait pas.
A partir de ce moment, il planait sur lui la menace d’un mandat d’arrêt lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire.

C’était mal connaitre le teigneux Ouattara qui, les ergots dressés, montrait son abnégation et sa pugnacité sous fond de menaces. Souvenez vous cette phrase terrible de Alassane Ouattara en 1999: («Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l’année»).

Comme le disait M. Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995 (« Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée.»)
Des proches de ADO à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IBOumar Diarrassouba dit ZagazagaWattao et autres Koné Seydou (retenez bien ce nom) vont mettre à exécution le plan du RDR sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée. Mutinerie qui va finir en coup d’état militaire éjectant ainsi le Président Bédié du pouvoir le 24 Décembre 1999. Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l’avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d’état militaire.

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Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.

Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.

Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique. Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express ». A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil.

Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom.

Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le tocard de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les troubles-fêtes en remportant le scrutin.

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader qui pouvait ainsi remettre sa machine en route. Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : ‘Je vais rendre ce pays ingouvernable‘.
Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?

Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tous simplement.

Après ces crises à répétitions, le PDCI s’est trouvé traumatisé et fragilisé quand le RDR tentait sournoisement de déstabiliser le Président Gbagbo via plusieurs tentatives de coups de force qui n’aboutissaient pas dans un premier temps.

Il était clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait ni au PDCI habitué à diriger depuis 40 ans, encore moins au RDR dont les membres étaient pour la plupart issus du PDCI et qui en plus venaient de voir la Présidence de la République leur passer au nez et à la barbe.

Vu que Gbagbo avait pendant de nombreuses années pataugé sur le terrain difficile de l’opposition, il pouvait très aisément les prendre à défaut car ayant plus d’expériences que ces politiciens qui n’avaient jamais mené de combat politique et qui ont été parachutés a des postes clés: Président et Premier ministre.

Indépendamment Ado et Bédié en étaient conscients. Il fallait alors le faire partir très vite et par tous les moyens. Dans l’entendement et à l’analyse des agissements du riche PDCI héritier légitime, mais encore du plus riche RDR aux bras longs, Il paraissait inadmissible que Gbagbo, ce « crève la dalle là » qui en plus n’a aucun soutien extérieur puissant puisse être pendant cinq longues années, l’homme ayant les clés du palais présidentiel et tout ce qui va avec.

Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

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Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. Les différents groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP…) après avoir essuyé un revers dans leur projet de prise de la ville d’Abidjan et d’occupation de la Présidence de la république, furent contraints de faire demi-tour vers le Nord en occupant au passage une partie de la zone Ouest et Nord du Pays. Tuerie, assassinats, meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements, exactions, mutilations, pillages, seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles.

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On retrouva alors au sein du MPCI de 2002, les mêmes mutins de 1999 (Ibrahim Coulibaly dit IBWattaoTuo Fozié qui est en fait le Koné Seydou de la mutinerie de 1999…) et une organisation politique dirigée par Guillaume SORO un militant RDR et candidat colistier (Avec Henriette Dagri Diabaté) sur la liste RDR de Abidjan-Port Bouet aux législatives de 2000 auxquelles le RDR n’avait finalement pas participé… et on comprend mieux pourquoi.

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La Côte d’Ivoire venait ainsi d’être divisée en deux :

– d’un coté la rébellion armée était suscitée ouvertement pas le RDR, puis soutenue par le PDCI-RDA. Officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse le culotte devant le locataire de l’Elysée
– de l’autre coté un Gbagbo esseulé, acculé de toutes parts et qui ne pouvait compter que sur lui et son peuple, ce peuple qui l’a élu.

Dès lors, les chefs rebelles crient victoire et commencent a préparer le terrain pour l’instigateur de cette guerre qu’ils croyaient avoir déjà gagné.

A l’extrême droite, Koné Zakaria: Chef rebelle chargé du recrutement …

Dans cet élan, le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria déclare lors d’un meeting en zone occupée : «Si vous supportez le MPCI, ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu’un d’autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c’est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c’est ALLASSANE qui s’occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois»
ALLASSANE DRAMANE OUATTARA venait encore de frapper la Côte d’Ivoire.

Face à cette situation qui risquait d’embrasser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple. Alors commença un grand vas et vient international pour trouver un moyen de retour à la paix en Côte d’Ivoire. Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits de la part de l’opposition et des rebelles au cours de cette grande vadrouille. Aujourd’hui et cela depuis 2007, Guillaume Soro le secrétaire général du MPCI le parti politique crée par la rébellion armée est Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire. Certains de ses camarades issus de sa mouvance sont ministres de la république depuis 2002: et pourtant ses hommes n’ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu’ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire…).

Visiblement le nouveau premier ministre fait des efforts pour se rapprocher du peuple mais en fait encore plus pour se rapprocher des siens et gagner leur confiance depuis qu’il a échappée à un attentat meurtrier dans son fief à Bouaké en juin 2007 car jugé trop conciliant avec le Président Laurent Gbagbo.

Pour preuve, il vient d’installer Hamed Bakayoko le directeur de campagne pour la jeunesse RDR comme Conseiller Spécial à la Primature et rappeler Roger Banchi du MPCI dans son équipe.
Que pensez de cette nouvelle approche du Premier Ministre Guillaume SORO ?
Cependant, la situation politique n’a pas connue une avancée de poids depuis un bon moment, bien au contraire.

Votre combat était indispensable”. C’était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s’adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.

Il faut rappeler que les deux chefs de guerre de l’ex-rébellion après Soumaila Bakayoko sont Issiaka Ouattara alias Wattao et Morou Ouattara. Tout ça pour être président.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:

– massacrée des gendarmes désarmés et leurs enfants,

– endeuillée des milliers de familles innocentes,

– spoliée d’honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir,

– violée sexuellement des hommes et des femmes,

– mutilée des enfants,

– pillée et incendiée des villages entiers et des plantations,

– fait des milliers de déplacés,

– mis toute la Côte d’Ivoire à genoux…

Oui ce « combat » était indispensable car il a permis au Burkinabé Alassane Dramane Ouattara de marcher sur la constitution Ivoirienne et être candidat à l’élection présidentielle de Côte d’Ivoire, cela ne lui a pas suffi, il rejette en plus les décisions du Conseil constitutionnel ivoirien et est soutenu par ces alliés occidentaux.

Vive la méchanceté, vive le mensonge, vive l’oubli, vive la schizophrénie de certains journalistes et de certains Politiciens, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Claudus Kouadio

Recours à la force pour prendre le pouvoir, Ouattara déchire les conclusions de l’Ua

Voilà bientôt quatre (4) mois que la Côte d’Ivoire vit une crise post-électorale. Parce que tout simplement une personne veut à tout prix gouverner ce pays au détriment de la volonté des Ivoiriens. Cette personne se nomme Alassane Ouattara, président du Rassemblement des républicains (Rdr). Depuis la proclamation des résultats du second tour qui donnent vainqueur le président Laurent Gbagbo, le candidat malheureux de la présidentielle du 28 novembre 2010, Alassane Dramane Ouattara, commence à trouver le temps assez long. A cet effet, il est entré dans une phase de résistance qui consiste à faire la guerre, en détruisant les vestiges et autres symboles de la République de Côte d’Ivoire. Il n’y a plus de doute. L’homme a perdu la sérénité et c’est le début d’un syndrome de l’enfermement qui commence à produire ses effets. Plus le temps passe, plus le soi-disant président de la République reconnu internationalement, montre son incapacité à mobiliser les Ivoiriens. Ses incessants appels au soulèvement politique lancés aux Ivoiriens n’ont jamais été suivis. Ses différentes tentatives de ravir par la force le pouvoir du président Gbagbo élu par le peuple ivoirien, ont toutes connu des échecs. L’homme, rongé par le chagrin, s’est retranché dans un hôtel où il compte sur une intervention militaire de ses alliés et autres complices, pour renverser le président élu Laurent Gbagbo. Pour le peuple de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara ne représente plus rien. Ayant pour appui la communauté internationale, Alassane Dramane Ouattara essaie de se donner de la contenance en créant un gouvernement fictif. Les différentes tentatives de règlement de cette crise post-électorale ont toutes connu des échecs par la faute de celui-ci, refusant d’entendre raison. La dernière tentative de règlement de cette crise, a consisté à la nomination par l’Union africaine (Ua), d’un Haut représentant en la personne de M. José Brito, ex-ministre des Affaires étrangères du Cap-Vert. Dès l’annonce de ce haut Représentant par l’Union africaine à Addis-Abeba, Alassane Dramane Ouattara l’a automatiquement récusé. Il l’accuse même d’être un ami du président Gbagbo. Un comportement qui démontre le refus par Alassane Dramane Ouattara, la main tendue du président Laurent Gbagbo. Avec la reprise de la guerre, Ouattara met fin aux efforts de l’Ua pour régler pacifiquement la crise.

Essis. J.B

Le Temps