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Cote d’Ivoire : Combats autour du palais présidentiel, la télévision publique cesse d`émettre

Des combats entre forces pro-Ouattara et forces pro-Gbagbo ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi dans les environs du camp Gallieni, un important camp militaire situé non loin du palais présidentiel dans le quartier administratif du Plateau.

Les crépitements d’armes automatiques suivis de détonations d’armes lourdes se sont multipliés dans le quartier qui avait pris l’allure d’une « ville morte » depuis la matinée.

Des témoins contactés par Xinhua ont fait état d’affrontements à l’arme lourde entre les deux forces à la résidence du président sortant Laurent Gbagbo dans le quartier chic de Cocody.

Par ailleurs, la RTI (télévision publique ivoirienne) a cessé d’émettre depuis plusieurs heures après que des combats pour le contrôle de ce média eurent éclaté.

« Le signal de la télévision a été coupé, mais je ne ne sais pas qui contrôle les lieux », a énoncé un habitant du quartier joint par Xinhua.

Le camp Ouattara a pour sa part affirmé à des journalistes qu’il a pris le contrôle de la RTI. Toutefois, des tirs sporadiques étaient encore entendus dans le périmètre des locaux de cette télévision publique.

« Gbagbo n’a pas l’intention de démissionner », selon l’un de ses conseillers

PARIS (AP) — Laurent Gbagbo « n’a pas l’intention de démissionner » et « des milliers d’Ivoiriens vont prendre les armes pour défendre leur pays », a déclaré jeudi l’un de ses conseillers, alors que les rebelles soutenant Alassane Ouattara, président élu reconnu par la communauté internationale, s’approchent d’Abidjan, siège de la présidence.

« Les Ivoiriens, que ce soient les civils ou les militaires qui soutiennent le président Gbagbo, ne resteront pas longtemps les bras croisés sans réagir à cette agression contre leur pays », a affirmé Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo en Europe, lors d’un entretien téléphonique avec l’Associated Press à Paris.

« Il n’y a pas de mercenaires » aux côtés de l’armée régulière, qui a vu s’enrôler « de nouvelles recrues » récemment, a-t-il dit, accusant en revanche les pro-Ouattara de faire appel à des « mercenaires burkinabés, maliens, nigérians et guinéens ».

Laurent Gbagbo, a ajouté M. Alain, « se maintient au pouvoir pour mener la résistance face à cette attaque organisée par la France, les Etats-Unis et les Nations unies contre la Côte d’Ivoire ». Disant tenir ses informations militaires de l’état-major ivoirien, il a accusé la force française et celle de l’ONU en Côte d’Ivoire d’aider les rebelles.

Pour lui, « le conflit interne en Côte d’Ivoire est en réalité un conflit international », « ce sont la CIA et les services secrets français qui orchestrent cette guerre en Côte d’Ivoire ».

« Aujourd’hui, les risques d’affrontements militaires sont élevés », a estimé M. Alain, mais « le président Gbagbo accepte toutes les initiatives de paix (…) pour éviter un embrasement général du pays ». « On ne peut pas s’emparer du pouvoir par la force (…) Nous considérons que c’est par le dialogue qu’il faut régler cette crise », a-t-il expliqué. AP

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