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Crise post-électorale : Un Emissaire du Pape rencontre Gbagbo et Ouattara Lundi

Le cardinal Peter Kodwo Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, envoyé en Côte d’Ivoire par le pape Benoît XVI, rencontrera le Président Laurent Gbagbo puis Alassane Ouattara, lundi, nous a confié le Nonce apostalique, Mgr Ambroise Madtha. Mais avant,  a précisé le représentant du souverain pontife en Côte d’Ivoire, l’envoyé du chef de l’Eglise catholique va célébrer une messe dimanche à la cathédrale Saint Paul du Plateau. C’est le 30 mars dernier que le pape a désigné Mgr Peter Kodwo Turkwo (de nationalité ghanéenne) pour tenter d’instaurer le dialogue entre les protagonistes de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. «L’opposition dramatique rend plus urgent le rétablissement du respect et de la cohabitation pacifique. Aucun effort ne doit être épargné dans ce sens», avait déclaré le pape. «Avec ces sentiments, j’ai décidé d’envoyer dans ce noble pays, le cardinal Peter Kodwo Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, afin qu’il manifeste ma solidarité et celle de l’Église universelle aux victimes du conflit, et encourage à la réconciliation et à la paix», avait-il ajouté.

«Je lance un appel pressant afin que soit engagé le plus vite possible, un processus de dialogue constructif pour le bien commun», avait poursuivi le souverain pontife. Qui faisait un discours en français devant les pèlerins rassemblés Place Saint-Pierre au Vatican, au terme de l’audience générale hebdomadaire. «Depuis longtemps, ma pensée va souvent aux populations de la Côte d’Ivoire, traumatisées par de douloureuses luttes internes et de graves tensions sociales et politiques », avait encore dit le pape Benoît XVI. De son côté, l’Afrique du Sud, dans un communiqué publié hier 31 mars par le ministère des Affaires étrangères, a également appelé les parties ivoiriennes à mettre fin aux violences. «Les violences indiscriminées dans l’ensemble du pays continuent de causer des souffrances inouïes, avec des conséquences régionales lourdes», lit-on dans le communiqué. Qui précise : «La poursuite des meurtres gratuits de civils, les menaces et les actes d’intimidation, ainsi que le nombre croissant de réfugiés, sont de graves violations des droits de l’homme». Aussi les autorités sud-africaines lancent-elles : «Nous appelons toutes les parties à y mettre un terme pour éviter une escalade des hostilités».

Sur le terrain, des rebelles ont libéré tôt hier matin, des prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Selon des sources dignes de foi, certains ex-détenus ont été emmenés à Anyama où l’on leur a donné des armes.

La Maca comptait, dit-on, 6.000 détenus qui ont été libérés. Il va de même, selon d’autres sources, pour les localités de Dimbokro et de Grand-Bassam.

PASCAL SORO

(Source : Afp)

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