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Le deal de Sarkozy: 80% du pétrole ivoirien pour la France ou le départ de GBAGBO

Le deal de Sarkozy: 80% du pétrole ivoirien pour la France ou le départ de GBAGBO

Lundi dernier, la Côte d’Ivoire toute entière a été témoin d’un fait rocambolesque. Le Président Laurent Gbagbo, Président démocatiquement élu des ivoiriens, est l’objet d’attaques qui ont tout d’une tentative d’assassinat.

Des aéronefs français pilonnent sa résidence qui est elle-même la cible d’assauts des troupes rebelles d’Alassane Ouattara. Au même moment Paris sort son joker. Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères de Sarkozy, devant les parlementaires français, parle de la fin de Laurent Gbagbo, à qui il aurait été demandé de signer un document dûment écrit de sa main et qui indiquerait qu’il part du pouvoir, tout en reconnaissant la victoire de M. Alassane Ouattara. La chose paraissait trop grosse comme un montage.

Aujourd’hui, les langues se délient un peu plus autour de cette folle journée. Selon des sources proches des discussions, car il y en a effectivement eu, il ne s’agissait ni plus ni moins que d’un chantage fait à Laurent Gbagbo concernant les richesses du sous-sol de son pays. Sarkozy aurait fait à Laurent Gbagbo la proposition de retenir pour la France, 80% du pétrole ou des revenues du bassin pétrolier du Golf de Guinée. Sur les 20 restants, une ponction de 10% devrait être faite pour le compte du Burkina Faso et le reste, à la Côte d’Ivoire. Sur la question, les sources proches des discussions téléphoniques tripartites (Elysée, Ambassade de France en Côte d’Ivoire, Ministère français des AE), indiquent que le Chef de l’Etat ivoirien aurait opposé une réfus plus que catégorique. Laurent Gbagbo aurait gentillement conseillé à ses interlocuteurs de l’assassiner plutôt d’espérer de lui qu’il abonde dans leur sens. La liaison téléphonique ainsi rompue entre les troips parties, la France n’a eu d’autre alternative que d’ordonner le pilonnage de la résidence de Laurent Gbagbo et d’y positionner des rebelles. Le déroulement des évènements qui s’en suivaient a failli pousser Laurent Gbagbo à faire des révélations de taille sur cette discussion téléphonique. C’est en effet, le Chef de l’Etat ivoirien, lui-même, qui a téléphoné à la chaîne de télévision française LCI et à son Rédacteur en Chef pour faire le grand déballage, mais en fin stratège, il a laissé passer l’orage se bornant à dire que son départ n’est pas à l’ordre du jour et qu’il n’en a jamais été question lors de ces fameuses discussions.

Moralité : Laurent Gbagbo est encore et toujours maître de son sujet et Président démocatiquement élu des ivoiriens.

Source: nationspresse.info

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