Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: avril 19, 2011

BENIN : Après l’invalidation de sa candidature par la cour constitutionnelle, Désiré Vodonou se rend à la justice

L’ancien député de la 24ème circonscription électorale Désiré Vodonou s’est volontairement mis à la disposition de la justice béninoise. Cet acte fait suite à la décision EL 11-0005 du 13 avril 2011 de la Cour Constitutionnelle prononçant sa déchéance de la fonction parlementaire et le confiant à la Justice.
A travers une correspondance adressée au Juge du deuxième cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou par le biais de son conseil, Séverin-Maxime Quenum Avocat à la Cour, Désiré Vodonou a clairement annoncé sa volonté de se rendre à la justice pour les besoins d’instruction. Cette volonté a été matérialisée hier par Désiré Vodonou. Mais selon des sources bien informées proches de l’accusé et des maisons carcérales, l’homme n’en est pas revenu indemne.
Depuis hier donc, Désiré Vodonou serait mis aux arrêts et jeté en prison. L’ancien député de Zogbodomey, le multimilliardaire et mécène de sa région natale a donc passé sa première nuit dans le pénitencier de Missérété. Dans le même temps, ses partisans et responsables de son parti politique continuent de croire à un « acharnement politique» du régime en place.
Les populations de Zogbodomey qui ont toujours marqué une très grande fidélité dans le vote à cet homme a déjà manifesté son mécontentement en tenant une marche de protestation, il y a quelques jours. Dans la foulée la Président de l’Alliance Force-Clé dont est membre le député déchu, Lazare Sèhouéto a effectué une sortie médiatique pour fustiger ce qu’il considère comme la « dictature Yayi ».
Benjamin Sèmèvo, L’évenement précis

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BENIN : L’imposture était imparable…

La faute aux opposants s’il y a eu K.O. dès le premier tour du 13 mars. Leur faute si la bêtise émergente a choisi de faire sauter tous les délais constitutionnels. Un scrutin hors-la-loi dont la déclinaison ne s’est embarrassée d’aucun scrupule. Chaque loi électorale a reçu une véritable attaque en règle consistant à l’expurger de toutes les dispositions pouvant contrarier les projets de rempilage du docteur-président ; ceci avec la bénédiction des gardiens du temple. Et tout cela par la faute des opposants. La théorie de la victime, coupable de s’être fait voler ouvertement avec la complicité de gens sensés défendre le droit, l’unité nationale et la paix. On comprend mieux la passivité légendaire reprochée aux forces de sécurité publique face aux actes crapuleux à répétition dont sont régulièrement victimes les paisibles populations. Puissance publique très en verve, en revanche, lorsqu’il s’agit de réprimer des citoyens privés du droit de vote ; de se positionner en situation de bombardement, à l’artillerie lourde, de contestations électorales de rue ; ou de faire cogner des députés en plein hémicycle.
Comment arrêter une collusion manifeste entre juge électoral, force publique et organes en charges de l’organisation du scrutin (il y a deux au moins : Cena, Cps-Lépi) ? En plus des sacrifices visant à réduire le nombre de candidature face à Yayi, des explications sur les projets de société et de la croisade en vue de l’intégration des déchus du droit de vote, les opposants devraient-ils envisager la belligérance illégale voire armée ? La Marina l’avait d’ailleurs anticipé en faisant proclamer à la tribune de l’Assemblée nationale par un de ses affidés que l’adversaire trafiquait des armes de guerres, était en intelligence avec des rebellions armées de la sous région, était impliqué dans des trafics divers et ambitionnait d’assassiner le chef de l’Etat. Le prétexte tout trouvé pour imposer au budget national des recrutements massifs de militaires, policiers et gendarmes, et d’achats d’armes de guerre. Le holdup électoral a eu lieu, des députés ont été cognés dans les rues, du sang de journalistes et de manifestants a coulé, mais aucun des agents répressifs n’a essuyé le moindre coup de feu des opposants. C’est de ce pacifisme qu’elle semble être coupable, visiblement. La victime est coupable de ne pas avoir enrayé le crime commis par le garant de l’ordre et de la force.
Il faut au moins deux camps antagonistes, plus ou moins équivalents, animés de haine et de rancœurs ethnocentriques réciproques, pour que la promesse de feu et de sang s’accomplisse. A l’arrivée, tous les Béninois connaissent le camp qui a lancé la croisade anti-sudiste, à travers une mission officielle, dans tous les départements du nord ; lequel camp a considérablement œuvré pour faire acheter des armes et faire enrôler des milliers de jeunes gens à des fins purement partisanes. Hélas ! À l’heure de la confrontation, au moment de mettre le feu et de faire couler abondamment du sang, l’adversité n’a pas existé. La main sur la gâchette, les conducteurs de chars lancés dans les rues de Cotonou et de Porto-Novo n’ont pu identifier la moindre cible. Une absence de réactivité constitutive du péché originel reproché aux opposants. Même Goodluck Jonathan savait que son K.O., à lui, en préparation dans son grand Nigéria, ne se solderait jamais par le pacifisme assourdissant enregistré dans les grandes cités du Bénin y compris dans les régions où les tripatouillages avaient fait le plus de tort aux opposants. Mais sans armes, sans miliciens, sans arguments ethnocentristes, Houngbédji, Abt, Salé et consorts ne pesaient pas lourd devant la machine conçue pour le « feu et le sang ». Que leur reproche-t-on finalement ?
De n’avoir pas offert des cibles aux chars d’assaut de l’émergence…
arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Pourquoi Obama, prix Nobel de la paix veut liquider le guide Libyen Muammar Kadhafi ?

Dr Paul Craig Roberts ancien assistant auprès du Secrétaire au Trésor répond aux questions de PressTV.

Le dirigeant libyen Muammar Kadhafi a commis deux erreurs : il a bloqué le commandement US en Afrique en refusant de s’y joindre et au lieu de cela a laissé la Chine pénétrer en Lybie via des investissements massifs. Une interview par Press TV du Samedi 16 Avril 2011 du Dr Paul Craig Roberts ancien assistant auprès du Secrétaire au Trésor, Panama City.

Press TV a interviewé de Panama City le Dr Paul Craig Roberts ancien assistant auprès du Secrétaire au Trésor. Celui-ci donne son point de vue sur la révolution en Libye et la raison pour laquelle le président Barack Obama a besoin de renverser Kadhafi alors qu’aucun autre président US ne l’avait fait.

Press TV : La Russie a critiqué l’OTAN pour aller bien au-delà de son mandat de l’ONU. D’autres informations mentionnent un article écrit par Obama Cameron et Sarkozy qui ont dit que «laisser Kadhafi au pouvoir serait une trahison inconcevable du peuple libyen»

Nous savons que le mandat n’appelle pas au changement de régime ; l’administration Obama n’a pas cessé de dire qu’ils ne sont pas impliqués pour changer le régime ; mais les choses semblent quelque peu différentes actuellement n’est ce pas ?

Roberts : Oui elles le sont. D’abord notez que les manifestations en Libye sont différentes de celles en Egypte au Yémen ou au Bahreïn ou en Tunisie et la différence c’est que c’est une rébellion armée.

Il y a d’autres différences : une autre c’est que ces manifestations ont leur origine à l’Est de la Libye là où se trouve le pétrole – et non pas dans la capitale. Et nous avons entendu dés le début, des informations crédibles comme quoi la CIA était impliquée dans les manifestations et qu’il y avait eu un grand nombre d’articles de presse mentionnant que la CIA avait renvoyé en Libye son agent libyen pour diriger la rébellion libyenne.

A mon avis tout cela vise à éliminer la Chine de la Méditerranée. La Chine a fait de gros investissements dans le domaine de l’énergie et de la construction en Libye. Ils considèrent l’Afrique comme une source future d’énergie.

Les US sont contre ceci en organisant l’USAC (United States African Command) auquel Kadhafi a refusé de se joindre. C’est donc la deuxième raison pour laquelle les US veulent chasser Kadhafi du pouvoir.

Et la troisième raison c’est que la Libye contrôle une partie de la côte Méditerranéenne et que ce n’est pas entre les mains des Américains.

Press TV : Qui sont les révolutionnaires. Les US ont dit qu’ils ne savaient pas à qui ils ont à faire mais sachant que la CIA est sur le terrain en contact avec les révolutionnaires – qui sont les gens qui dirigeront une Libye post Kadhafi ?

Roberts : Que la Libye soit ou non dirigée par les révolutionnaires dépend d’une victoire ou non de la CIA – nous n’en savons rien pour le moment. Comme vous l’avez dit la résolution de l’ONU met des limites à ce que les forces européennes et américaines peuvent ou non faire en Libye. Ils peuvent avoir une zone d’exclusion aérienne mais ils ne sont pas supposés être sur le terrain aux côtés des rebelles pour combattre.

Mais bien sûr la CIA y est. Donc nous avons ces violations de la résolution de l’ONU. Si l’OTAN qui sert actuellement de couverture à la communauté internationale réussit à renverser Kadhafi la prochaine cible sera la Syrie car la Syrie a déjà été diabolisée.

Pourquoi ciblent-ils la Syrie ? Car les Russes ont une très grande base maritime en Syrie. Et cela permet à la marine russe d’avoir une présence en Méditerranée, les US et l’OTAN ne veulent pas de cela. S’ils réussissent à renverser Kadhafi ce sera ensuite le tour de la Syrie.

Ils accusent déjà l’Iran pour ce qui se passe en Syrie et en Libye. L’Iran est une cible importante car c’est un état indépendant qui n’est pas un pantin des colonialistes occidentaux.

Press TV : en ce qui concerne l’agenda expansionniste de l’Occident quand le CSONU a discuté du mandat de l’ONU pour la Lybie la Russie n’a pas mis son veto. La Russie doit certainement voir cet expansionnisme de la politique des US de la France et de la Grande Bretagne.

Roberts : Oui ils doivent voir cela et c’est la même chose pour la Chine. C’est une bien plus grande menace pour la Chine car elle a 50 gros projets d’investissement dans l’Est de la Libye. Donc la question c’est pourquoi la Russie et la Chine se sont abstenues plutôt que de mettre leur veto et bloquer la résolution ? Nous ne connaissons pas la réponse.

C’est possible que ces pays pensent laisser les Américains encore plus s’enliser ou bien ils n’ont pas voulu se confronter à eux sur une position militaire et diplomatique et voir se déchainer la propagande occidentale contre eux. Nous ne connaissons pas les raisons mais nous savons qu’ils se sont effectivement abstenus car ils n’étaient pas d’accord avec cette politique et ils continuent de la critiquer.

Press TV : Une partie importante des biens de Kadhafi ont été gelés aux US de même que dans d’autres pays. Nous savons aussi que les révolutionnaires ont crée une banque centrale et qu’ils ont lancé une production limitée de pétrole et qu’ils sont en affaire avec les Américains et d’autres entreprises occidentales. Cela nous amène à nous questionner sur le fait que nous n’avons jamais vu une telle chose se passer au beau milieu d’une révolution. Ne trouvez vous pas cela bizarre ?

Roberts : Oui c’est très bizarre et très évocateur. Cela renvoie à toutes les informations comme quoi la CIA est à l’origine de cette soit disant révolte et manifestation et qu’elle l’a fomentée et la contrôle de façon à exclure la Chine de ses propres investissement pétroliers en Libye.

A mon avis, ce qui se passe est comparable à ce que les US et la Grande Bretagne avaient fait au Japon dans les années 30 quand ils lui ont coupé la fourniture en pétrole caoutchouc minerais comme le minerai de fer, à l’origine de la 2ème Guerre Mondiale dans le Pacifique. Et maintenant les Américains et les Britanniques font la même chose avec la Chine.

La différence c’est que la Chine a des armes nucléaires et qu’elle a aussi une puissance économique plus forte que n’ont les Américains. Et donc les Américains prennent un risque très élevé non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour le reste du monde. Le monde entier est actuellement en danger d’une Amérique qui entreprend trop d’une Amérique arrogante – la poussée hégémonique américaine dans le monde est entrain de mener le reste du monde vers une guerre mondiale.

Press TV : dans le contexte des visées expansionnistes de l’Amérique jusqu’où pensez vous que les US dépasseront le mandat de l’ONU ? Allons- nous voir des bottes au sol ?

Roberts : Il y a de fortes chances pour que cela soit ainsi – sauf s’ils peuvent trouver un moyen de vaincre Kadhafi sans y avoir recours. Depuis que nous avons eu Bill Clinton, G.W Bush et maintenant Obama nous avons appris que la Loi ne veut rien dire pour la branche exécutive des US. Ils n’obéissent pas à nos propres lois ; ils n’obéissent pas au Droit International ils violent toutes les libertés civiles et ont enterré le principe d’habeas corpus – pas de crime sans intention, la capacité pour tout accusé d’être légalement représenté.

Ils n’en ont rien à faire de la loi donc ils ne vont pas faire attention à l’ONU. L’ONU est une organisation fantoche des US et ils vont l’utiliser pour se couvrir. Donc oui s’ils ne peuvent pas chasser Kadhafi il y aura des bottes en territoire libyen – c’est pour cela que les Français et les Britanniques sont impliqués. On utilise les Français aussi ailleurs en Afrique, on utilise les Britanniques en Afghanistan ce sont des pantins.

Ces pays ne sont pas indépendants. Sarkozy ne rend pas de compte au peuple français – il rend des comptes à Washington. Le premier ministre britannique ne rend pas de compte au peuple anglais il rend des comptes à Washington. Ce sont des dirigeants fantoches d’un empire ils n’ont rien à voir avec leur peuple nous les plaçons au pouvoir.

Press TV : Donc ces autres pays aimeraient avoir des troupes de l’OTAN au sol ?

Roberts : Bien sûr. Ils sont dans la poche de la CIA. C’est une opération de la CIA ce n’est pas une protestation légitime du peuple libyen. C’est une rébellion armée qui n’a aucun soutien dans la capitale. Cela se passe à l’Est où se trouve le pétrole et cela vise la Chine.

Press TV : où pensez – vous que la situation va nous mener ? Il semble qu’il y a un désaccord entre les pays de l’OTAN avec la Grande Bretagne et la France qui veulent accroitre les frappes aériennes et les US qui disent non il n’y en a pas besoin.

Roberts : Le désaccord n’est pas réel. Le désaccord fait partie de la couverture de la propagande. Kadhafi a dirigé pendant 40 ans – cela remonte à Gamal Abdel Nasser (avant Anwar Sadat) qui voulait l’indépendance pour l’Egypte.

Il (Kadhafi) n’a jamais auparavant été appelé un dictateur brutal qui doit être chassé. Aucun autre président n’a dit que Kadhafi doit partir. Pa même Ronald Reagan qui en fait a bombardé le bunker de Kadhafi et essayé de le tuer. Mais brusquement il doit partir. Pourquoi ?

Parce qu’il bloque le Commandement US Africain il contrôle une partie de la Méditerranée et il a laissé la Chine pénétrer en Libye pour satisfaire ses besoins énergétiques pour le futur. Nous(les US) essayons d’entraver notre principal rival la Chine en lui refusant l’énergie. C’est ce dont il s’agit, une réaction des US.

Si les US se souciaient de l’humanitaire ils ne tueraient pas toutes ses personnes en Afghanistan et au Pakistan avec leurs drones et leurs frappes militaires. Presque toujours ce sont des civils qui sont tués. Et les US ne tiennent pas à s’excuser pour tout cela. Ils disent nous pensions tuer des Talibans ou quelque autre ennemi fabriqué.

Press TV : qui bénéficiera de tout cela en dehors des US ? Les autres pays qui obéissent aux désidératas des US. Qu’est ce que cela va leur apporter ?

Roberts : On parle seulement des pays de l’OTAN les états pantins des Américains : la Grande Bretagne, La France, l’Italie, l’Allemagne, tous appartiennent à l’empire américain. On a des troupes stationnées en Allemagne depuis 1945. On parle de 66 ans d’occupation américaine de l’Allemagne. Les Américains ont des bases militaires en Italie – est – ce un pays indépendant ? La France était d’une certaine façon indépendante jusqu’à ce que Sarkozy ait été placé au pouvoir. Donc ils font tous ce qu’on leur dit de faire.

L’Amérique veut diriger la Russie, la Chine l’Iran, l’Afrique et toute l’Amérique du Sud. Ils veulent dominer le monde entier. C’est ce que le mot hégémonie veut dire. Et ils chercheront à le faire à n’importe quel prix.

SC/GHN

Article en anglais

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro impliqué dans la mort de Désiré Tagro ?!

Lundi 11 avril 2011 marquera d’une pierre blanche l’histoire de la Côte d’Ivoire. En effet, c’est ce jour là que Laurent Gbagbo a été arrêté. Un Laurent Gbagbo qui s’obstinait à se maintenir au pouvoir malgré sa défaite reconnue par la communauté internationale. Ce jour-là, avec l’appui des forces spéciales françaises, les forces républicaines de Côte d’Ivoire délogent l’ex- locataire du palais présidentiel. Sa rédition sera signalée par Désiré Tagro son ex ministre de l’intérieur qui à l’approche des soldats pro Ouattara sort du bunker avec un drapeau blanc qu’il lève en guise de demande d’arrêt des combats et de réédition.

Plus tard, on apprendra la mort de ce fidèle de Gbagbo Laurent. Beaucoup de confusions ont entouré cette mort. Et comme il n’ya jamais de fumée sans feu, les langues se délient de plus en plus pour donner les contours de cette mort tragique. Ainsi, selon des sources dignes de foi, Désiré Tagro aurait été assassiné. Pour cause. On le sait, Désiré Tagro a été le géniteur des fameux accords de Ouagadougou qui ont conduit le pays à l’élection présidentielle et qui ont permis à Guillaume Soro de se voir hisser au premier ministère. Entre Guillaume Soro et Désiré Tagro, c’était le parfait amour, l’idylle. Une amitié subite qui tournait autour de pots de vins, de gros sous.

Dans le cadre de la confection des cartes d’électeurs et de cartes d’identité et également du fichier électoral, beaucoup d’argent a circulé. Guillaume Soro et Désiré Tagro étaient impliqués tous les deux dans une affaire de commissions sur l’argent de la confection de ces documents. Une affaire de plusieurs milliards a-t-on appris dans l’entourage de Guillaume Soro.
Au-delà de ce deal, l’organisation du pèlerinage avait impliqué indirectement Guillaume Soro et Désiré Tagro. Selon un diplomate, ces deux hommes auraient détourné une bonne partie des sommes alloués au départ des musulmans à la Mecque, toute chose qui a causé du tort à beaucoup de musulmans. Certains n’ont pas pu effectuer le 7e pilier de l’islam quand d’autres ont eu du mal à retourner au bercail entrainant des dommages graves.

Forts de tout cela, ce diplomate assure que Désiré Tagro avait peu de chance de vivre après son arrestation par les hommes de Guillaume Soro d’autant que si le cacique de Gbagbo Laurent ouvrait la bouche pour avouer tous ces forfaits, il est clair que l’avenir politique du chef des Forces Nouvelles prendrait un sérieux coup.

Au nom de la justice et de l’Etat de droit tant prônés par le Président Alassane Ouattara, Guillaume Soro pourrait même connaître la prison. C’est pourquoi, dès son arrestation la mâchoire de Désiré Tagro a été bousillée. Cet acte devait l’empêcher de parler car selon des sources, il voulait avouer des choses dès son arrivée à l’hôtel du Golf, quartier général du nouveau locataire du palais de la lagune ébrié. Vu que Désiré Tagro pouvait recouvrer la santé avec l’expertise des médecins de la PISAM, polyclinique de renommé à Abidjan, ordre a été donné de l’abattre. C’est ce qui a été fait. Par qui? Suivez mon regard…

Désiré Tagro ne parlera plus jamais, mais l’histoire retiendra que sa mort n’est pas naturelle.

Julien Kassi

LVDPG

Nigeria: le résultat de la présidentielle contesté par l’opposition


Après l’annonce d’une probable victoire du dirigeant sortant, Goodluck Jonathan, des émeutes se sont étendues dans le Nord à dominante musulmane du pays, marqué par de profondes divisions régionales et communautaires.
Le principal parti d’opposition nigerian a officiellement contesté le résultat de l’élection présidentielle donnant la victoire au dirigeant sortant, Goodluck Jonathan, en évoquant des fraudes.
Les émeutes se sont, par ailleurs, étendues, ce lundi dans le Nord à dominante musulmane du Nigeria, marqué par de profondes divisions régionales et communautaires.
Les émeutiers ont incendié, dans la ville de Zaria (état de Kaduna), la maison du vice-président, Namadi Sambo, et celle de l’émir de la ville, selon un habitant. Ils ont aussi cassé la prison et libéré les détenus. «Il y a eu une émeute ici, aujourd’hui», a raconté par téléphone Mahmud Aliyu.
Les premières violences avaient éclaté dimanche à Kano, seconde ville du pays, et dans d’autres villes du Nord, au lendemain du vote, provoquées par des accusations de fraudes contre le camp de Goodluck Jonathan. Lundi, elles faisaient toujours rage à Kano, la seconde ville du pays, et gagnaient Jos, dans le centre, et d’autres cités.
«Des rues désertes à l’exception des manifestants»
Dans la ville de Potiskum, dans l’Etat de Yobe (nord-est), des témoins ont rapporté que la foule avaient tenté d’immoler une chrétienne en lui passant un pneu enflammé autour du cou mais qu’elle avait été sauvée par des habitants et hospitalisée. «Des jeunes allument des feux dans les rues et incendient les maisons de partisans du parti au pouvoir. Des soldats ont été appelés. Les rues sont désertes à l’exception des manifestants», témoigne un habitant, Kabiru Usman.
Des violences ont aussi été signalées à Kaduna, Zaria et Sokoto, dans le Nord, ainsi qu’à Jos, dans le centre, qui marque la frontière entre majorités chrétienne et musulmane et théatre de fréquentes violences intercommunautaires.
Avant même la fin du dépouillement, Goodluck Jonathan arrivait en tête dans 22 des 36 Etats de la Fédération nigériane, avec plus de 21 millions de voix contre 9 millions à son principal rival, Muhammadu Buhari, ancien chef d’une junte militaire en 1984-1985.
Le scrutin de samedi s’était déroulé globalement dans le calme, laissant espérer que les fraudes massives des dernières décennies ne se répèteraient pas. Mais si dans l’ensemble, les observateurs ont jugé l’élection de 2011 plus honnête qu’en 2007, des résultats anormalement élevés en faveur de Jonathan, dans ses bastions du Sud chrétien, ont semé le doute: l’Etat de Akwa Ibom lui a donné 95% des voix et celui de Bayelsa, son Etat natal, 99,63%
«Interrogations sur la crédibilité de l’élection»
«De tels chiffres au dessus de 95% paraissent inventés et posent de graves interrogations sur la crédibilité de l’élection», accuse Jibrin Ibrahim de l’ONG du Centre pour la démocratie et le développement.
Les résultats connus jusqu’ici ont confirmé une division nette entre le Nord musulman pro-Buhari et le Sud chrétien pro-Jonathan. De nombreux analystes avaient mis en garde contre ce scénario dans un pays aussi turbulent que le Nigeria, comptant 155 millions d’habitants et plus de 250 groupes ethniques. Et dans le Nord, beaucoup jugeaient que la réélection de Jonathan serait une entorse à la rotation traditionnelle du pouvoir entre le Sud pétrolier et un Nord économiquement marginalisé.
Goodluck Jonathan, 53 ans, vice-président devenu chef de l’Etat en mai 2010 au décès de son prédécesseur musulman Umaru Yar’Adua (2007-2010), est le candidat du Parti démocratique du Peuple (PDP). Lequel a remporté, dès le premier tour, toutes les présidentielles depuis la fin des régimes militaires en 1999.
(Source AFP)

Après la capture de Gbagbo avec l’aide de la licorne, qui dirige la Côte d’Ivoire ?

Avec la capture du Président Gbagbo par la « force française (Licorne) » stationnée en Côte d’Ivoire, nombreux sont les observateurs de la scène politique ivoirienne qui prédisent la fin de la souffrance des ivoiriens. Dans la mesure où ils sont convaincus que le véritable bourreau de la population civile ivoirienne, était le président Gbagbo Laurent.

Mais à la réalité, les choses ne sont pas aussi simples que ça. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, la capture du Président Gbagbo n’a pas mis fin aux conflits armés, même si actuellement il y a un semblant d’accalmie.

L’armée nationale de Côte d’Ivoire, pour la défense des institutions ivoiriennes, faisaient face à quatre forces coalisées. Il s’agissait de la « Licorne », de l’« ONUCI », de la « FRCI (force rebelle de Côte d’Ivoire) » et du commando invisible du sergent Ibrahim Coulibaly dit « IB ». Le président Gbagbo n’étant plus là, ces quatre forces doivent s’entendre pour le partage du pouvoir. C’est à niveau que les choses coincent, surtout entre les soldats pro-ouattara et les soldats pro-IB.

Aujourd’hui ce n’est un secret pour personne, entre IB et Soro Guillaume c’est le désamour. Les deux se vouent une haine féroce qui rejaillit sur leurs combattants. Depuis le coup d’Etat contre le régime du président Gbagbo, il ne se passe pas un jour sans accrochages entre ces deux forces rebelles.

Selon le site « ivorian.net », « IB réclame aujourd’hui le fauteuil présidentiel au même titre que Ouattara. Cependant, Soro et ses com zone sont en embuscade, ils pensent que leur heure est arrivée après avoir joué les seconds rôles et surtout après avoir accepté la paternité de la rébellion ».

Plusieurs milliers de jeunes gens formés au combat des armes sont retranchés à Yopougon, la plus grande commune du pays. L’armée de Ouattara n’arrive pas à les désarmer. IB les courtise, sans oublier les « FANCI (encore retissant à l’appel de SORO) » en vue d’une alliance pour faire tomber Ouattara et ses alliés.

Le pouvoir semble être dans la rue, Ouattara n’arrive pas encore à occuper le terrain et communique très peu. La situation est un peu compliquée car on ne sent pas son autorité sur le terrain ».

Les communes d’Abobo et d’Anyama sont toujours sous contrôle des forces pro-IB. Les « FRCI » n’osent même pas s’y aventurer.

La commune de Yopougon reste jusqu’à ce jour un bastion imprenable, même si les forces pro-ouattara ont fait quelques percées dans certains quartiers. La plupart des casernes militaires d’Abidjan sont aux mains des « FDS » qui pour le moment refusent de se déployer sur le terrain et de collaborer avec les « FRCI (du camp Ouattara) ».

Les com-zones de Soro Guillaume n’obéissent à personne. Ils ont partagé Abidjan en plusieurs zones où chacun règne en maître avec ses troupes. Les commissariats sont toujours vides, sinon occupés par les rebelles de Ouattara qui, pour la plupart, ne savent ni lire ni écrire.

Dans ces conditions on ce demande bien :

Qui gouverne ?

Qui de Ouatarra, de Soro et de IB aura le dessus ?

Attendons donc les jours à venir pour une meilleure lecture de la situation.

NOTE :

Le Président du « FPI (parti fondé par le Président Laurent Gbagbo) » a appelé samedi 16 avril 2011 à cesser toute « violence » lors d’une conférence presse à l’« hôtel Pergola » à Abidjan. Réitérant l’appel du Président Gbagbo lors de sa capture lundi 11 avril 2011 par les « forces françaises (Licorne) » et celles des rebelles pro-Ouattara, il a estimé qu’il fallait « arrêter l’escalade de la violence et de la déchéance ».

Le « Front Populaire Ivoirien » souhaite la libération du Président Gbagbo, détenu sans aucune inculpation à Korhogo (nord du pays) ainsi que de toutes les personnes arrêtées en même temps que lui. Pour « la réconciliation nationale », le chef du « Front Populaire Ivoirien » a exigé l’arrêt des exactions contre les partisans du Président Gbagbo.

Le Premier ministre Aké N’Gbo a quant à lui annoncé peu avant cette conférence de presse la démission de son gouvernement.

La Côte d’Ivoire semble se diriger vers une sortie négociée de la crise militaro-politique déclenchée en septembre 2002 par la rébellion pro-Ouattara. Les rebelles n’ayant pas désarmé malgré l’exigence des différents accords. Le président Gbagbo, pendant sa capture a demandé « que cesse la parti militaire du conflit pour passer à la partie civile du conflit ».

Enfin, lors de l’alliance « RHDP (ou tout sauf Gbagbo) », nombreux observateurs dénonçaient une alliance contre-nature entre le nord et le centre, espérant que le peuple ivoirien qui aspire à la paix et à la prospérité saura prendre de ressources nécessaires pour le vivre ensemble

Nerrati-Press

Sarkozy doit être jugé par le TPI !

Ceci est une analyse faite par un journal israélien des évènements qui ont eu lieu en Côte d’Ivoire.

Un lion est tombé, il s’appelait Gbagbo !

Ce que vous allez lire ci-dessous est une enquête et une analyse sur les évènements terribles qui ont eu lieu en Côte-d’Ivoire, ce pays que l’on considérait, jadis, comme étant un havre de paix et prospère de l’Afrique de l’ouest. Mais commençons par le début.

La France, jure qu’elle n’a pris aucune part à l’intervention. Et bien ceci est un mensonge éhonté. En effet, dans le journal télévisé de 20H de France 2 du mardi 12 Avril, l’on voit une vidéo amateur d’un combattant des forces “républicaines” qui a filmé l’assaut final. L’instant crucial apparaît lorsque l’on voit madame Gbagbo conduite, et malmenée, par les rebelles, à bord d’une voiture pour la mener à l’hôtel du golf.

Mais ho, quelle ne fut pas ma surprise de voir, très furtivement et en arrière plan, un “ERC-90 Sagaie” (véhicule blindé muni d’un canon de 90 mm) Français, à l’intérieur de la résidence présidentielle avec le canon pointé vers la porte ! Comment ça ? La France n’est pas entrée à l’intérieur ? Mais alors, que faisait-il là ce blindé ? Nous avons ici la preuve que la France a bel et bien pris part à la chute du Président Gbagbo et a donc violée très nettement toutes les conventions internationales !

Ceci n’est pas un néo-colonialisme. Non, c’est le bon vieux colonialisme d’antan, ou les “civilisés” allaient expliquer aux barbares africains comment ces derniers devaient dorénavant vivre. Les puissances coloniales leur imposaient les chefs qui pouvaient les massacrer tant qu’ils étaient de bons collaborateurs. Sarkozy, a violé toutes les règles internationales en soutenant militairement un camp plutôt qu’un autre, sans parler qu’aucune résolution de l’ONU ne demandait de pénétrer à l’intérieur de la résidence afin de chasser Gbagbo. Maintenant, il faut comprendre pourquoi il a fait cela.

C’est vrai au fond, sur quoi s’est-il basé pour intervenir. Peut-être qu’il avait raison, après tout… On va trouver notre réponse dans le Canard Enchaîné du 13 Avril (extrait ci-dessous):

Commençons donc par l’énorme. Sarkozy, a fait le choix de Ouattara parce que ce dernier était Musulman ! Mais c’est fou cela ! Il a donc fait tout cela pour montrer, après un “débat” miteux, plein de soumission, qu’il n’était en fait pas du tout “islamophobe” et qu’il donnait, ici, des gages (marche aussi en un mot) aux musulmans sur sa sarko-islamo-compatibilité en soutenant Alassane Ouattara. Peut-on faire le même parallèle avec les islamo-al quaido-rebelles de Libye ? Vous connaissez la réponse, évidement…

Mais alors qui est ce Ouattara ? Et bien en fait, il n’est même pas Ivoirien, c’est d’ailleurs à ce propos qu’en 2000 il a été exclu de la présidentielle où le gagnant fut, Laurent Gbagbo.

Ensuite, le 19 Septembre 2002 Ouattara ainsi que certains généraux tentèrent un coup d’état armé contre le président Gbagbo. Le pays sombra dans le chaos, et le machiavélique et horrible Dominique de Villepin imposa en 2003 les accords de Marcoussis qui dépouillèrent Gbagbo de l’essentiel de ses pouvoirs et permettant l’entrée de l’opposition dans le gouvernement, alors qu’elle avait perdue les élections !

Après cela, vient une résolution qui était cruciale et qui est aujourd’hui la cause de cette catastrophe. C’était le 27 février 2004 et le conseil de sécurité de l’ONU votait la résolution 1528 qui autorisait le déploiement de l’opération des Nations unies en Côte-d’Ivoire (ONUCI) pour une durée de douze mois, et qui fut prolongée jusqu’à aujourd’hui. Cette force avait pour mission de faire respecter le cessez-le-feu, d’aider au désarmement des rebelles et au retour à la vie civile des combattants, de mettre en sûreté ou de détruire les armements confisqués. Rien de cela ne fut fait ! Pis, Ouattara ayant, comme Hitler raté, son coup d’état il se dit qu’il allait “gagner” par les urnes. C’est ce qu’il fit en commettant des fraudes massives reconnues même par l’ONU, qui l’a pourtant déclaré vainqueur. Ouattara et ses hordes, parce que la résolution 1528 n’a pas été respectée, ont commis des massacres de masses extrêmement violents aux cris de “Allah wakbar”. On estime ces massacres à plusieurs milliers, voir plusieurs dizaines de milliers. D’ailleurs, l’un des derniers fut commis à Duekwe où plus de 1000 personnes ont été violées, mutilées ou brûlées vives ! Mais que faisaient donc les forces de l’ONUCI et la Force Licorne ?

Elles sont pénalement responsables de ne pas avoir appliquées la résolution 1528 ! Mais ça n’a pas empêché Juppé et son chef de nous refaire le coup du “nous intervenons pour protéger les civiles”. Ha bon ? Quels civils étaient en danger quand Gbagbo était enterré dans son Bunker avec à peine quelques pièces d’artilleries pour résister à l’assaut, alors que ses coreligionnaires civils se faisaient massacrer avec des armes lourdes par le camp Ouattara !

La France et l’ONUCI avaient l’obligation d’intervenir militairement pour protéger les civiles massacrés par le clan Ouattara. C’est une violation nette de la résolution 1528. Peut-être que si les hélicoptères Français n’étaient pas occupés à bombarder M. Gbagbo, ils auraient pu servir à sauver des vies civiles ! On appelle cela de la non assistance à personnes en danger. Enfin, et là je vous livre la perle de la raison de l’intervention de Sarkozy 1er.

Il a donc dit que Gbagbo était un fou qui enfermait ses joueurs de foot quand ceux-ci avaient perdu un match. C’est donc pour cela que vous êtes intervenu Monsieur le président ? Je dois dire que si effectivement un Président commettrait de telles choses, ce serait la preuve de sa folie, et qu’il mériterait d’être chassé. Oui mais… Gbagbo n’a jamais commis de tels faits ! Celui qui fit cela était le Général Guai que Gbagbo fit chasser du pouvoir !

Monsieur Sarkozy vous êtes pitoyable. Par vos récents comportements vous avez fait preuve de la folie qui est la votre. Vivement que les Ivoiriens vous traduisent devant les tribunaux et que les Français en 2012 s’abstiennent de vous reconduire dans des fonctions qui sont faites pour des gens responsables, et non d’impulsifs au comportement infantile qui mettent en danger le monde !

Ramatkal – JSSNews

http://jssnews.com/2011/04/14/sarkozy-doit-etre-juge-par-le-tpi/

L’Afrique noire mal partie solidement entrée dans l’histoire en Côte d’Ivoire


Par Olympe BHÊLY-QUENUM

Lecteur assidu de la presse anglo-saxonne, j’accumule les informations de plusieurs sources, y ajoute celles des journaux et blogs africains et français, les compare, en fais la synthèse, m’exprime, prends position et ne fais jamais machine-arrière tant que les faits ne m’y obligent pas. Le diktat de Monsieur Sarkozy dès le début du cas de la Côte d’Ivoire m’avait ramené à son discours de Bamako et à son infâme allocution de Dakar.

Pourchassant les Nègres jusqu’à chez eux, il avait péroré à Bamako :

« La France, économiquement, n’a pas besoin de l’Afrique. Les flux entre la France et l’Afrique représentent 2% de notre économie ».

J’ai répliqué(1) en me référant au président François Mitterrand qui avait déclaré en clôturant la Conférence des Prix Nobel réunie à Paris :

« Je sais bien qu’il n’y a pas d’arithmétique du malheur, mais puisqu’il s’agit de chiffres, je voudrais évoquer le problème de la dette du Tiers- Monde, et d’abord le terrible constat : ce ne sont pas les pays du Nord qui contribuent à financer les pays du Sud, mais l’inverse. La Banque Mondiale vient de le confirmer : en 1987, comme en 1986, les « transferts nets » des pays du Sud vers les pays du Nord ont atteint près de 30 milliards de dollars. »

En 1994 – réunion du Groupe des Sept pays les plus industrialisés- le même président de la République française stigmatisa en ces terme l’échange inégal entre le Nord et le Sud ainsi que l’augmentation de l’endettement du Sud, malgré l’importance des remboursements :
« Vous savez qu’en dépit des sommes considérables affectées aux aides bilatérales et multilatérales le flux des capitaux qui viennent d’Afrique vers les pays industriels est plus important que le flux des capitaux qui vont des pays industriels vers ce continent. »

Treize ans plus tard, élu président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, lors d’un voyage d’Etat au Sénégal, prononça, le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop, son allocution truffée de résurgences racistes héritées de Maurice Barrès d’où s’exfiltraient aussi celles de Hegel ; l’Afrique tout entière était piétinée par des propos dont celui-ci provoqua la colère de la Négritude :

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. »

C’est le lieu de souligner que le cas de la Côte d’Ivoire a été décidé par un diktat néocolonial -Deus est machina -dans un État souverain ; l’implacable fonctionnement du mécanisme a justifié la politique africaine du président Sarkozy ; à l’évidence, l’Afrique francophone est solidement entrée dans l’histoire en Côte d’Ivoire.

À l’exception du président José Eduardo dos Santos, de la République d’Angola, les chefs d’Etat de l’Union africaine auront collaboré à cet événement en se comportant comme aux ordres de leur homologue français.

Le texte ci-dessous d’Albert Bourgi cité dans mon regard sur le cas de la Côte d’Ivoire, mais aussi le discours du candidat Nicolas Sarkozy à Bamako et l’infâme allocution de Dakar du même homme élu président de la République française.

L’Afrique noire est mal partie est le titre d’un ouvrage de René Dumont(2) ; on ne serait guère pessimiste, ni Cassandre en déclarant en 2011 : telle une vieille fille qui ne veut ni quitter le domicile de ses parents, ni être sevrée, l’Afrique noire, après 50 ans d’indépendance, ne prend pas son essor.

Je ne connais ni Monsieur Gbagbo, ni Monsieur Ouattara ; octogénaire sans fortune, je n’ai aucun bien où que ce soit dans le monde, y compris le Bénin, mon pays natal où la forfaiture a fait réélire un failli ; mais je pose deux questions : les chefs d’Etat de l’Union africaine qui ont obtempéré au diktat de Monsieur Sarkozy, ami de 20 ans de monsieur Ouattara, ont-ils lu l’article de la Cour constitutionnelle de Côte d’Ivoire auquel se référait Monsieur Gbagbo ? Dans l’affirmative, pourquoi n’ont-ils pas désiré sa mise en application ?

Ecrivain africain politiquement engagé qui, depuis 1949, n’a jamais retourné sa veste, ma décision de m’exprimer dans le cas de la Côte d’Ivoire était renforcée par des appels et sollicitations d’Eburnéens qui se sont souvenus de moi, les uns, comme lecteurs de mes ouvrages ou articles, les autres, pour m’avoir « découvert pendant une tenue ».

De toutes les prises de position que j’avais lues avant de m’exprimer, je souligne celle du juriste Albert Bourgi et pose une autre question : pourquoi les chefs d’Etat de UA n’ont-ils pas voulu prendre en considération les faits que voici :

Tribune. Côte d’Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale. Par Albert Bourgi Professeur | 28/12/2010 | 12H12.

« Jamais dans l’histoire des relations franco-africaines, une crise n’aura soulevé autant de parti pris mediatico politique en France que celle que vit la Côte d’Ivoire depuis bientôt une dizaine d’années.

« Aujourd’hui, comme hier en septembre 2002, lors du déclenchement d’une rébellion militaire ouvertement soutenue, voire totalement planifiée par un Chef d’État voisin, Blaise Compaoré, et fait inédit en Afrique subsaharienne, coupant le pays en deux, l’opinion publique africaine et internationale s’est vue servir une interprétation unilatérale, voire tronquée, des événements.

« Et pour couronner le tout, voire pour conforter le courant d’opinion, la position officielle française s’est réduite à accabler le Chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo, à voir en lui le seul responsable de la rébellion qui a provoqué la partition du pays, et aujourd’hui, de la crise post électorale.

« Or dans l’un et l’autre cas, hier avec Jacques Chirac, aujourd’hui avec Nicolas Sarkozy, selon des méthodes différentes, l‘objectif est le même : évincer coûte que coûte Laurent Gbagbo du pouvoir, et préserver la cohésion du pré carré français en Afrique.

« En 2002, en 2004, après le bombardement de Bouaké et l’intervention directe des troupes françaises dans Abidjan, comme en 2005, 2006, à travers la tentative de mise sous tutelle de la Côte d’Ivoire, et bien entendu aujourd’hui, par le biais d’un processus électoral totalement dévoyé, il ne s’agit de rien d’autre que de se débarrasser d’un homme qui aux yeux de l’ancienne Puissance coloniale, remettait en question son emprise politique en Afrique.

« C’est de ce registre international qui s’est grossi de « groupes internationaux de contact » que le pouvoir français est parvenu à faire avaliser les coups d’État perpétrés en Mauritanie en 2008, et à Madagascar, et mieux encore à faire élire, avec le soutien de la prétendue communauté internationale, le général mauritanien, Mohamed Abdel Aziz.

« Cette nouvelle forme d’intervention sous couvert de la légalité internationale et d’actions concertées entre les différentes institutions internationales, a incontestablement atteint sa maturation en Côte d’Ivoire, du coup d’État manqué du 19 septembre 2002 et de ses suites diplomatiques (la Conférence de Kléber en janvier 2003) à ce qu’il faut bien appeler un coup de force électoral de décembre 2010, orchestré par le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.

« Le passage en force de ce dernier, entouré pour l’occasion des ambassadeurs français et américains en poste à Abidjan, pour entériner définitivement les résultats « provisoires » proclamés par le Président de la Commission électorale, au siège du candidat déclaré « élu », et cela au titre d’un pouvoir de « certification » dont il disposerait, renvoie à une pratique totalement inédite dans l’histoire des Nations Unies.

« Jamais l’ONU n’a outrepassé de telle manière son mandat, y compris au Timor oriental, au Kosovo, en République démocratique du Congo, pour ne citer que ces exemples. Faisant fi des institutions d’un pays souverain, membre des Nations Unies depuis cinquante ans, et ne se donnant pas le temps de permettre à la Commission électorale de débattre des contestations soulevées au cours des délibérations, Monsieur Choi a incontestablement cédé aux pressions de certains pays, dont et surtout la France représentée en Côte d’Ivoire par un ambassadeur dont le parcours professionnel est un parfait condensé de la Françafrique.

« En brandissant l’argument de la communauté internationale, et en se prévalant d’un processus électoral sur lequel pèse des suspicions très lourdes et à terme graves de conséquences pour la stabilité de la Côte d’Ivoire, Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la droite ligne d’une politique néocoloniale de la France, dont les métastases se trouvaient déjà dans le discours raciste qu’il a prononcé à Dakar en juillet 2007.

« A chacune des étapes de cet interventionnisme français, le mode opératoire est identique : mettre en avant les organisations régionales africaines au sein desquelles siègent les Chefs d’État adoubés par la France et dont la traduction la plus parfaite est incarnée par d’anciens auteurs de coups d’État reconvertis à la pseudo démocratie, à l’image d’un Blaise Compaoré ou d’un Faure Gnassimbé Eyadéma, et user de son influence aux Nations Unies, particulièrement au Conseil de sécurité.

« La crise post électorale en Côte d’Ivoire illustre à l’évidence la perpétuation de la politique d’ingérence de la France en Afrique, qui tout en ne prenant plus les formes caricaturales d’actions militaires directes destinées à maintenir l’ordre intérieur au profit de « présidents amis », n’en aboutit pas moins aux mêmes résultats que naguère.

« Quelle communauté internationale ? Cette politique interventionniste de la France s’adosse désormais à la notion ambiguë de communauté internationale, pour instrumentaliser les dispositifs internationaux de règlement des conflits que ce soit à l’ONU, à l’Union Européenne, à l’Union Africaine ou à la CEDEAO, au sein desquels elle dispose d’importants réseaux d’influence, ce qui lui permet de faire passer « ses solutions politiques ».

Il est significatif qu’aucun journal français ne se soit fait l’écho de ce texte cité dans mon article intitulé : De la Côte d’Ivoire et des intellectuels africains, lu un peu partout en Afrique, en Europe, aux USA et au Brésil.

« Hi! kindly have a glace at this », c’est avec cette petite phrase qu’un ami américain (Blanc) m’a envoyé de Chicago le lien de cette déclaration singulière de Madame Ouattara : « Même s’il doit y avoir 100 000 morts nous prendrons le pouvoir ! »

http://jacquesrogershow.net/TheShow/

De Londres, Berlin et d’Italie, j’ai reçu cinq fois le même lien ; je ne sais pas si Albert Bougi aussi en était informé, mais comme je le connaissais depuis des lustres, je n’ai pas hésité à lui adresser mes félicitations pour son courage politique.

Après « l’arrestation » de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, premier ministre de Ouattara, devait déclarer: « Ce sont bel et bien les FRCI qui ont pénétré dans la résidence et sont allés chercher Laurent Gbagbo dans son bunker. Les forces françaises n’ont pas pénétré dans la résidence. »

De son côté, ès qualités porte-parole d’ Alassane Ouattara, Mme Anne Ouloto mit son grain de sel dans la jarre de mensonges : « Il a été encerclé et capturé par les FRCI. Lui-même voulait se rendre ».

Et Albert Bourgi de rebondir comme on a pu le lire dans L’Humanité (12/04/11) :
« Ce sont bien les forces françaises qui l’ont capturé. Attribuer cette arrestation au FRCI relève de la mise en scène. D’ailleurs, l’appui de la France à l’offensive militaire des pro-Ouattara a été total, décisif, permanent. Jamais, depuis 1960, on n’a assisté à une telle intervention en Afrique. »

L’Afrique francophone est ainsi dans un piège dont le démontage des rouages m’avait valu une discussion courtoise mais sans concession avec Jacques Foccart : chef de cabinet du ministère de l’Intérieur, Maurice Ligot m’avait envoyé « Les Accords de coopération entre la France et les Etats africains et malgache d’expression française »(3) ouvrage préfacé par Jacques Foccart à qui mon analyse n’a pas eu l’heur de plaire ; aussi me fit-il appeler parce qu’il voulait me voir ; je refusai en précisant que personne ne dispose pas ainsi de l’Africain que je suis ; mon oncle Maximilien QUENUM(4) qui me semblait un de ses conseillers, intervint quelques jours plus tard et j’acceptai l’invitation de Monsieur Foccart ; Monsieur Afrique, il ne comprenait pas mon « pessimisme », mes « mises en garde », mes « craintes de ce que vous considérez comme des pièges ».

Près de 20 ans après cette rencontre, Paul Quilès, PS, ancien ministre, devait souhaiter la toilette des Accords ; qu’à cela ne tienne, malgré leur obsolescence, certains Accords favorisent la Françafrique dont les trames sont renforcées par la politique africaine de Nicolas Sarkozy ; il faut ici souligner le constat de plusieurs observateurs internationaux : « la résolution 1975 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 30 mars 2011 à l’unanimité, n’a pas été respectée strictement »(5) ; d’autre part, le président de la République française a outrepassé l’Accord d’assistance militaire technique entre la Côte d’Ivoire et la France.
Arrivé en France en 1948 quand Vincent Auriol était président de la République, je n’ai jamais vu aucun des prédécesseurs de Monsieur Nicolas Sarkozy se comporter avec l’Afrique et les Africains comme il en a pris l’habitude ; il en va peut-être ainsi parce que des chefs d’Etat africains pleutres ont peur de leur peuple. Mais j’interroge, urbi et orbi : combien d’intellectuels africains sont capables de faire preuve du courage mâle d’Albert Bourgi, professeur de Droit? On rampe, on ploie l’échine, on évoque le devoir de réserve : on a peur de ne plus plaire à la vieille douairière ex-Mère Patrie. Indignation et Révolte enterrées, aux ordres de la Françafrique, intellectuel compradore, courtisan en quête de décorations prestigieuses qu’on achète afin de satisfaire à sa vanité quand rien ne pouvait prouver qu’on avait été utile à la France pour qu’elle témoigne sa reconnaissance, on cadence une danse d’épouvantail.
Une tragédie politique a-t-elle poussé la Côte d’Ivoire au bord d’un abysse ? La forfaiture qu’est la réélection au premier tour de Monsieur Thomas Boni Yayi aurait-elle pu déclencher un drame ? L’ex-Quartier latin de l’ex-AOF est-il désormais déchu d’une telle mention? Circulez ! Rien à cirer ! Usé jusqu’à la corde, nuisible à son pays, mieux vaut acquérir une prestigieuse décoration de l’ex-Mère Patrie.

J’ai récemment révélé à la diaspora béninoise en France cette anecdote dont se font l’écho celle des USA et d’ailleurs : Yaga, ma grand-mère maternelle, était originaire d’Abeokuta (Nigeria) ; en me racontant les luttes de son père et de son grand-père, « grands dignitaires Ogboni »(6) , elle précisait qu’ils disaient: « Quand on aime sa terre natale, quand on ne hait pas le sol où reposent les os de ses ancêtres, il faut, soi-même, se comporter de telle sorte qu’après ta mort, le peuple te regrette au lieu de te haïr. »

Je dis en pensant à la Côte d’Ivoire : « A quel terme s’arrêteront-ils ? Où se terminera cette suite horrible de meurtres et de vengeance ? »(7)

Je souhaite que ni par haine ni par vengeance on n’intente à la vie de Laurent Gbagbo ; qu’à lui-même ni aux siens on ne fasse subir le sort de Patrice Lumumba et qu’en retrouvant la Paix, la Côte d’Ivoire indépendante ne soit pas un pays aux ordres d’une puissance étrangère.

Olympe BHÊLY-QUENUM