Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Après la capture de Gbagbo avec l’aide de la licorne, qui dirige la Côte d’Ivoire ?

Avec la capture du Président Gbagbo par la « force française (Licorne) » stationnée en Côte d’Ivoire, nombreux sont les observateurs de la scène politique ivoirienne qui prédisent la fin de la souffrance des ivoiriens. Dans la mesure où ils sont convaincus que le véritable bourreau de la population civile ivoirienne, était le président Gbagbo Laurent.

Mais à la réalité, les choses ne sont pas aussi simples que ça. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, la capture du Président Gbagbo n’a pas mis fin aux conflits armés, même si actuellement il y a un semblant d’accalmie.

L’armée nationale de Côte d’Ivoire, pour la défense des institutions ivoiriennes, faisaient face à quatre forces coalisées. Il s’agissait de la « Licorne », de l’« ONUCI », de la « FRCI (force rebelle de Côte d’Ivoire) » et du commando invisible du sergent Ibrahim Coulibaly dit « IB ». Le président Gbagbo n’étant plus là, ces quatre forces doivent s’entendre pour le partage du pouvoir. C’est à niveau que les choses coincent, surtout entre les soldats pro-ouattara et les soldats pro-IB.

Aujourd’hui ce n’est un secret pour personne, entre IB et Soro Guillaume c’est le désamour. Les deux se vouent une haine féroce qui rejaillit sur leurs combattants. Depuis le coup d’Etat contre le régime du président Gbagbo, il ne se passe pas un jour sans accrochages entre ces deux forces rebelles.

Selon le site « ivorian.net », « IB réclame aujourd’hui le fauteuil présidentiel au même titre que Ouattara. Cependant, Soro et ses com zone sont en embuscade, ils pensent que leur heure est arrivée après avoir joué les seconds rôles et surtout après avoir accepté la paternité de la rébellion ».

Plusieurs milliers de jeunes gens formés au combat des armes sont retranchés à Yopougon, la plus grande commune du pays. L’armée de Ouattara n’arrive pas à les désarmer. IB les courtise, sans oublier les « FANCI (encore retissant à l’appel de SORO) » en vue d’une alliance pour faire tomber Ouattara et ses alliés.

Le pouvoir semble être dans la rue, Ouattara n’arrive pas encore à occuper le terrain et communique très peu. La situation est un peu compliquée car on ne sent pas son autorité sur le terrain ».

Les communes d’Abobo et d’Anyama sont toujours sous contrôle des forces pro-IB. Les « FRCI » n’osent même pas s’y aventurer.

La commune de Yopougon reste jusqu’à ce jour un bastion imprenable, même si les forces pro-ouattara ont fait quelques percées dans certains quartiers. La plupart des casernes militaires d’Abidjan sont aux mains des « FDS » qui pour le moment refusent de se déployer sur le terrain et de collaborer avec les « FRCI (du camp Ouattara) ».

Les com-zones de Soro Guillaume n’obéissent à personne. Ils ont partagé Abidjan en plusieurs zones où chacun règne en maître avec ses troupes. Les commissariats sont toujours vides, sinon occupés par les rebelles de Ouattara qui, pour la plupart, ne savent ni lire ni écrire.

Dans ces conditions on ce demande bien :

Qui gouverne ?

Qui de Ouatarra, de Soro et de IB aura le dessus ?

Attendons donc les jours à venir pour une meilleure lecture de la situation.

NOTE :

Le Président du « FPI (parti fondé par le Président Laurent Gbagbo) » a appelé samedi 16 avril 2011 à cesser toute « violence » lors d’une conférence presse à l’« hôtel Pergola » à Abidjan. Réitérant l’appel du Président Gbagbo lors de sa capture lundi 11 avril 2011 par les « forces françaises (Licorne) » et celles des rebelles pro-Ouattara, il a estimé qu’il fallait « arrêter l’escalade de la violence et de la déchéance ».

Le « Front Populaire Ivoirien » souhaite la libération du Président Gbagbo, détenu sans aucune inculpation à Korhogo (nord du pays) ainsi que de toutes les personnes arrêtées en même temps que lui. Pour « la réconciliation nationale », le chef du « Front Populaire Ivoirien » a exigé l’arrêt des exactions contre les partisans du Président Gbagbo.

Le Premier ministre Aké N’Gbo a quant à lui annoncé peu avant cette conférence de presse la démission de son gouvernement.

La Côte d’Ivoire semble se diriger vers une sortie négociée de la crise militaro-politique déclenchée en septembre 2002 par la rébellion pro-Ouattara. Les rebelles n’ayant pas désarmé malgré l’exigence des différents accords. Le président Gbagbo, pendant sa capture a demandé « que cesse la parti militaire du conflit pour passer à la partie civile du conflit ».

Enfin, lors de l’alliance « RHDP (ou tout sauf Gbagbo) », nombreux observateurs dénonçaient une alliance contre-nature entre le nord et le centre, espérant que le peuple ivoirien qui aspire à la paix et à la prospérité saura prendre de ressources nécessaires pour le vivre ensemble

Nerrati-Press

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