Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: avril 25, 2011

Cote d’Ivoire : Ouattara rend lui-même la réconciliation impossible

Laurent Gbagbo est détenu à Korhogo, sans aucun mandat, sans acte d’accusation, en dehors de toute légalité. Ses avocats n’ont pas la possibilité de le rencontrer.

Son épouse, Simone Gbagbo, député d’Abobo, présidente du groupe FPI à l’assemblée nationale, est retenue dans des conditions ignobles par Ouattara. Ces geoliers l’exposent sur internet comme un trophée de Guerre, ils sont même soupconnés de lui avoir fait subir des sévices sexuels, c’est du moins ce dont ils se vantent sur les sites rebelles.

La presse française va continuer à vous dire que Ouattara continue à oeuvrer pour la réconciliation et que seuls ses opposants y font obstacle.

Le président du FPI, qui était en résidence surveillée à l’hotel Pergola en Zone 4 sous la protection de l’ONU, a été « kidnappé » et transféré à l’hotel du golf pour avoir accordé une interview à un média français.

Plus aucun journal ne partageant pas complètement les idées de Ouattara n’existe.

Les arrestations arbitraires et les assassinats continuent. Deux militaires des FDS, venus faire allégeance à Ouattara au golf hotel, y ont été exécutés sans autre forme de procès.

Les journalistes et politiques français qui ont confectionné un costume de dictateur à Laurent Gbagbo depuis 2000, assistent silencieux et complices à l’installation d’une vraie dictature en Côte d’Ivoire.

La france n’est pas complice, elle est coupable de cet état de fait; c’est elle qui a permis et favorisé cela.

La majorité des ivoiriens d’Abidjan, favorables à Laurent Gbagbo, vivent dans la terreur.

Les premiers cas de commerçants français victimes de racket sont signalés en Zone 4.

L’image de la France auprès des populations africaines ne s’est jamais dégradée aussi rapidement.

Merci Sarkozy

Dr Michel Lambret

Publicités

Affi N’guessan arrêté : Ouattara va t-il ramener la Côte d’Ivoire au parti unique ?

Pitié pour la Côte d’Ivoire ! C’est l’expression qui est sur toutes les lèvres de tous ceux qui suivent avec sérieux la bêtise qui mine ce pays ces dernières semaines. Après Laurent GBAGBO, son épouse, tout le cabinet présidentiel et la presque totalité des membres du gouvernement arrêtés le 11 Avril dernier, c’est au tour du Président du Front Populaire Ivoirien de rejoindre la prison Rhdp. Il a osé, nous apprend on, donner des interviews à la Presse étrangère.

En clair, avec l’avènement d’ALASSANE OUATTARA, personne ne doit dire mot. Oui vous avez bien compris, tous ceux qui ne veulent pas aller en prison ou passer de vie à trépas, doivent désormais s’arranger de sorte à applaudir OUATTARA malgré la merde qu’il ne cesse d’installer dans ce pays avec ses fantassins depuis 2002. Ceux qui doutaient encore de ce qu’ADO réservait aux Ivoiriens, ont juste quelques semaines pour s’en apercevoir.

Déjà, l’histoire du millier de personnes massacrées à DUEKOUE par ses hommes est en train de rentrer peu à peu dans les archives. L’ONU et les organisations internationales qui avaient annoncé cela ont été mises au pas. CHOI et ses hommes qui veulent s’éterniser en Côte d’Ivoire pour continuer de recevoir des salaires exorbitants qu’ils n’auraient jamais eus à New York, ont préféré s’aligner en empruntant la voie de la distraction : Les massacres qui avaient été l’œuvre des rebelles de OUATTARA sont désormais « le fait de conflits interethniques ».

Comme quoi, ces communautés ethniques ont attendu la prise de DUEKOUE par des rebelles pour s’entre-découper. N’importe quoi !

AFFI et tous les cadres de la Majorité Présidentielle qui n’ont plus de domiciles et qui se sont retrouvés dans un hôtel de la place pour animer la vie politique malgré la galère qu’ils vivent avec comptes gelés, maisons pillées, voitures arrachées, interdiction de voyager et de voir les rescapés (s’il yen a ) dans leurs familles respectives, ne doivent pas en plus-nous dit- on du côté du Golf « parler, encore moins se confier à la presse ». Le comble dans tout ceci, c’est que personne ne sait qui décide autour de OUATTARA.

La conférence d’AFFI a été interrompue dans un temps par les rebelles au pouvoir qui disent agir sur ordre de SORO. Mais joint au teléphone ce dernier accepte la proposition d’AFFI qui demande à répondre à sa convocation le lendemain. La conférence suit son cours. Une heure après la fin de cette adresse à la Presse, le groupe de soldats revient à la charge ; cette fois- ci sur ordre du ministre BAKAYOKO. Les cadres du FPI leur apprennent qu’AFFI sera au golf le lendemain et que SORO avisé n’y trouvait pas d’inconvénient. Surexcités, ils ne veulent pas entendre raison. Ils cassent alors portes et fenêtres de l’hôtel et emmènent le Président du FPI au QG du Rhdp.

On apprendra plus tard que « tous les cadres de la LMP sont en résidence surveillée ». Ne me demandez pas pourquoi car vous devez aisément deviner leur crime avant même que Hamed BAKAYOKO ne le précise aux journalistes : « ils ne doivent rien dire qui salissent la présidence de OUATTARA. S’ils veulent parler, qu’ils se contentent de chanter les louanges d’ADO. Aucune critique des actes posés par Ouattara et ses hommes ne leur est permise, c’est à prendre où à laisser »

Wao ! Que devient la Côte d’Ivoire ?

« Les enfants d’HOUPHOUET » nous ramènent ils dans les années 70 ? Et pourtant, c’est le multipartisme introduit en Côte d’Ivoire grâce à GBAGBO qui a permis à OUATTARA de se servir du RDR de DJENI KOBENAN pour parvenir au… pouvoir aujourd’hui. Et pourtant, de tous les régimes précédents, c’est celui de GBAGBO qui a autorisé le «Burkinabé» (selon BEDIE) d’être pour la première fois candidat aux élections Présidentielles dans ce pays. Et pourtant, OUATTARA parle de réconciliation. Avec qui va-t-il se réconcilier si, après avoir été installé par les Français suite à un carnage sans précédent de plus d’un millier de Pro-GBAGBO, les rescapés doivent être, eux aussi, jetés en prison ? Pitié ! Mille fois pitié pour mon pays !

Stéphanie KONAN

LVDPG – Presse Gabonaise & Internationale

Quelques images de l’arrivée du Président Laurent Gbagbo à Korhogo

Mise en résidence surveillée : Simone Gbagbo transférée à Odienné

Elle a quitté le Golf hôtel. Mais pas pour rejoindre son époux en résidence surveillée à Korhogo. Simone Gbagbo, ex-première dame de Côte d’Ivoire, a été transférée à Odienné, dans le Nord du pays. Arrêtée en même temps que son époux, après dix jours de violents combats qui ont opposé les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) aux miliciens et mercenaires libériens, Simone Gbagbo avait été gardée au Golf hôtel jusqu’à présent.

Laurent Gbagbo, lui, avait été « expédié » quelques jours après dans la cité du Poro. Simone Gbagbo, l’une des intransigeantes de l’ex-parti au pouvoir est accusée d’avoir convaincu l’ex-opposant historique d’engager un bras de fer avec la communauté internationale qui lui a enjoint de céder le pouvoir au président élu, Alassane Ouattara. Une bravade qui a pris fin avec l’arrestation, le 11 avril, du couple Gbagbo en compagnie de plusieurs de leurs collaborateurs. Dans la même veine, plusieurs pontes de l’ancien pouvoir seront quant à eux transportés à Katiola pendant que les militaires arrêtés seront à Bouaké, la capitale du centre et ex-fief des ex-rebelles.

M’Bah Aboubakar

Source L’Expression via Abidjan.net

Côte d’Ivoire : Déclaration de Pascal Affi N’guessan du Front populaire ivoirien (FPI) avant son arrestation

La situation sociopolitique dans notre pays a été marquée cette semaine par deux faits majeurs :

– Les tentatives des nouvelles autorités pour remettre en marche la machine économique et sociale ;

– Le processus de légitimation du nouveau régime à travers le ballet des Présidents et Chefs d’Institutions.

Vivement préoccupés par la persistance de l’insécurité et dans le souci de contribuer à la normalisation rapide de la vie politique, économique et sociale du pays, le Front Populaire Ivoirien (FPI) et La Majorité Présidentielle (LMP), par ma voix, estiment indiqué :

• de faire le point de la situation sociopolitique nationale ;

• d’analyser le processus de légitimation institutionnelle entrepris par le nouveau régime ;

• d’évoquer la nécessité d’une solution politique de sortie de crise.

I- SITUATION SOCIOPOLITIQUE NATIONALE

Presque deux semaines après les douloureux événements du 11 avril 2011, la situation sociopolitique reste marquée par la persistance de l’insécurité et des atteintes aux libertés et aux droits de la personne humaine.

En l’absence des forces régulières de police et de gendarmerie, des combattants armés continuent de sévir dans les différents quartiers d’Abidjan et à l’intérieur du pays. Chaque jour, il est fait écho d’arrestations arbitraires et de détentions abusives sous le prétexte de la recherche de caches d’armes. Les violations de domiciles sont monnaies courantes et les actes de pillages continuent.

Pour échapper aux exactions, voir à la mort, les cadres, militants et sympathisants du FPI et de LMP vivent depuis plus d’un mois dans la clandestinité, la peur et la précarité, séparés de leurs familles, femmes et enfants. Beaucoup d’entre eux ont pris le chemin de l’exil. A ce jour, plus de dix mille exilés sont enregistrés au Ghana, Togo et Bénin.

Le sentiment d’insécurité est renforcé à Abidjan en particulier par la poursuite des combats, notamment à Yopougon et à Abobo où entre groupes d’auto-défense, Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et partisans d’Ibrahim Coulibaly dit IB, on ne sait plus qui attaque qui. Le tout est que les populations fuient les quartiers, abandonnant leurs domiciles aux pilleurs. Ces pillages sont d’une telle ampleur et si systématiques qu’ils apparaissent comme une dimension du plan de conquête d’Abidjan.

Dans ce contexte de violence, l’Etat de droit et les libertés sont étouffés. L’arbitraire règne en maître. Les acquis démocratiques de la longue lutte du FPI sont aujourd’hui menacés. « Notre Voie », le quotidien du FPI ne peut paraître ; les bureaux ont été saccagés, le matériel informatique et technique emporté et l’imprimerie d’un coût de près de cinq cent millions (500 000 000) FCFA incendiée. L’opposition est réduite au silence.

C’est le règne de la pensée unique dans l’audiovisuelle comme dans la presse écrite et une ambiance de dictature s’installe progressivement sur le pays. Elle alimente la peur et la méfiance des uns. Elle encourage les actes d’agression et d’humiliation perpétrés par les autres. Le pays est divisé : entre les vainqueurs du 11 avril et les autres.

Comment combler cette fracture ? Comment rassembler et légitimer les institutions représentatives à même de restaurer la paix et la cohésion nationales ?

La guerre et la violence ont montré leurs limites. Malgré le 11 avril 2011, le pays n’a pas retrouvé la paix ; au contraire les positions se sont radicalisées et la fracture sociale s’est élargie ; il n’y a pas de solution militaire à une crise politique. Mais en même temps, il serait illusoire d’espérer résoudre la crise politique par des arrangements entre Chefs d’Institutions.

II- DE LA LEGITIMATION INSTITUTIONNELLE

Les visites au Chef de l’Etat, du Président de l’Assemblée Nationale d’une part et du Président du Conseil Constitutionnel d’autre part, remettent au goût du jour les questions initiales de la crise post-électorale que sont la question de la légitimité et celle de la légalité.

Les aborder aujourd’hui signifie que le 11 avril ne les a pas régler. Mais les aborder par le biais des institutions est une illusion ; car ces questions sont d’abord politiques c’est-à-dire qu’elles sont en liaison avec les choix et les déterminations du peuple, avant d’être juridiques et institutionnelles.

C’est pourquoi est d’avance vouée à l’échec, toute solution qui chercherait, comme cela semble se dessiner à l’heure actuelle, à faire l’impasse sur l’ouverture de négociations franches et sincères avec les forces politiques et sociales significatives du pays.

Au demeurant, comment le groupe parlementaire FPI peut-il siéger dans la sérénité et participer activement aux débats de l’Assemblée Nationale alors que sa Présidente est emprisonnée pour des motifs politiques et sans que son immunité parlementaire n’ait été levée ?

Comment le Groupe parlementaire peut-il avoir une oreille attentive au discours du Chef de l’Etat alors que Laurent Gbagbo, Fondateur du parti croupit en prison en un lieu inconnu de ses proches et que cette situation divise le pays ?

Comment le Président du Conseil Constitutionnel peut-il justifier et fonder l’investiture de deux Présidents pour la même élection présidentielle ? Etc.

En définitive, seule une solution politique issue de négociations et d’un consensus de la classe politique peut permettre à notre pays d’éviter le ridicule et de sortir dignement de cette crise politique.

III- D’UNE SOLUTION POLITIQUE DE SORTIE DE CRISE

Sortir le pays de la crise exige courage politique et sens élevé de la responsabilité. Faire preuve de courage politique, c’est regarder la vérité en face et reconnaître que le pays est en crise et que cette crise est principalement d’ordre politique.

Faire preuve de responsabilité, c’est reconnaître que depuis la chute du mur de Berlin et dans les pays en développement et en transition démocratique comme le nôtre, il n’y a pas trente-six mille manières de résoudre une crise politique, mais une seule, celle de la négociation et du dialogue politique. Elle exige humilité, hauteur de vue et ouverture d’esprit, sens de l’intérêt national. Elle exige de la patience ; mais elle est durable si la sincérité et la bonne foi animent les différents acteurs.

En l’occurrence, la solution politique de sortie de crise permettra de restaurer la confiance mutuelle, d’assurer la décrispation de l’environnement sociopolitique et de créer les conditions de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale et de la stabilité politique.

La solution politique de sortie de crise adressera les questions suivantes liées à :

– L’ordre public et la sécurité des personnes et des biens ;

– Au désarmement, au retour des militaires dans les casernes, au rapatriement des mercenaires, etc. ;

– La sécurité physique, juridique et professionnelle des membres des Forces de Sécurité et de Défense (FDS) loyalistes ;

– L’adoption d’une solution négociée, dans la dynamique de la réconciliation nationale pour mettre fin aux mouvements armés à Yopougon et à Abobo ;

– La réinstallation des déplacés et le retour des exilés ;

– Le rétablissement des médias d’Etat et le traitement équitable des différents courants d’opinion ;*

– La restauration des acquis démocratiques ;

– L’adoption d’une loi d’amnistie pour fermer la grande parenthèse et la crise sociopolitique en Côte d’Ivoire et pour poser les jalons de la réconciliation nationale ;

– La libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques.

CONCLUSION

Terre d’espérance, la Côte d’Ivoire est à genoux, mais elle ne s’est pas encore écroulée. Elle peut et elle doit se relever avec l’engagement de tous ses fils et de toutes ses filles.

C’est pourquoi il est impérieux que s’engage ici et maintenant, le dialogue politique et des négociations avec les forces politiques et sociales pour fonder un consensus national pour un nouveau contrat social ; un contrat pour la restauration et pour la réconciliation nationale.

Fait à Abidjan le 21 avril 2011

Pascal Affi N’guessan

Président du FPI

Suite à cette déclaration, il a été arrêté par les rebelles de Ouattara devant  l’indifférence des forces de l’Onuci (qui étaient chargées de la sécurité de l’hotel Pergola où il s’était retranché) qui l’ont conduit manu militari au Golf Hotel, haut lieu de torture et d’assassinats.

Le Probable Meurtre du Ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé

Alassane Ouattara a vendu la Côte d’Ivoire au parti de l’étranger et fait venir en Afrique de l’ouest une race de jeunes loups qui sont en train de faire reculer notre Afrique de près d’un siècle. Et c’est pourquoi, nous sommes obligés de les dénoncer avant que le cancer qui ronge la RCI ne déborde sur toute l’Afrique francophone d’une manière ou d’une autre. Nicolas Sarkozy sera concerné par la plainte contre X pour crimes contre l’humanité déposée par les avocats de Laurent Gbagbo. Quel progrès !

Et si les informations qui sont à notre disposition au sujet du Ministre Blé Goudé se confirment dans les prochains jours, j’ai bien peur que le cordon ombilical entre la France et l’Afrique se rompe définitivement dans les cœurs et dans les esprits. Les Français qui sont un peuple que nous aimons au fond de nous, ne seront plus acceptés en Afrique. Est-ce le but des massacres ivoiriens ? Nous avons du mal à le croire mais les actes posés sont d’une extrême gravité.

Depuis plusieurs jours, je mets en doute le fait que le Ministre Blé Goudé soit encore vivant. Dieu fasse que je me trompe et je ne souhaite pas désespérer les Ivoiriens mais mon devoir est de dire la Vérité. Il me semble que l’information que je détiens doit être publique, charge aux parties en cause dans le problème ivoirien de démentir et de prouver le contraire de mes affirmations. Ce qui m’a été rapporté par deux à trois sources concordantes est la chose suivante : M. Blé Goudé a trouvé refuge à l’ambassade de la République d’Angola. Il a été géolocalisé à cet endroit par satellite suite à l’un de ses appels. Pour une raison que nous ignorons le Ministre Blé Goudé a quitté l’ambassade d’Angola et il a été aussitôt capturé par les éléments de Guillaume Soro.

Après avoir subi les pires sévices que l’on puisse imaginer le Ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo a été égorgé et il a été décidé d’une part de faire disparaitre son corps et d’autre part de taire cet événement tragique qui jetterait une stupeur indescriptible non seulement sur les Ivoiriens mais bien au-delà. Si je me trompe, je suis prêt à présenter mes excuses publiques à Blé Goudé qui serait en lieu sur mais j’ai peur d’attendre longtemps.

Laissons monter notre colère sans désespérer de nous-mêmes et nous y trouverons la force de sauver l’Afrique francophone de cet état infernal dans lequel Nicolas Sarkozy a choisi de précipiter les Africains francophones.

Bruno Ben MOUBAMBA. bruno@moubamba.com

Une Invention Africaine qui pourrait bouleverser le monde de la téléphonie

Docteur Victor Kossikouma Agbégnénou

Victor Kossikouma Agbégnénou veut mettre sa trouvaille au service de l’Afrique.

Une technologie qui permet de distribuer les services de téléphonie, Internet et images, sans recourir au moindre câblage. C’est l’étonnante invention d’un Toglais de la diaspora africaine en France, Victor Kossikouma Agbégnénou. Son pari : le téléphone pour tous, accessible partout, et parfois gratuit en appel local.

Une invention a vu le jour, grâce à un africain, et promet des lendemains meilleurs pour le continent noir. Il s’agit d’ un système de communication polyvalent sans fil, le PWCS ( Polyvalent Wireless Communication Systems). Une technologie étonnante qui permet, à partir d’une connection haut débit satellitaire, de distribuer les trois services de téléphonie, internet et images, sans recourir au moindre câblage. Le pari de l’inventeur : le téléphone pour toutes les bourses, accessible partout, et parfois gratuit en appel local. Ce sera le téléphone des peuples, peut-être du siècle. Une création 100% africaine qui va désenclaver les zones reculées et rétrécir la disparité numérique entre riches et pauvres. Même certaines villes et campagnes dans les pays développés en ont bien besoin.

L’Afrique d’abord

Cette invention est une oeuvre du laboratoire Ka-Technologies, grâce à l’ingéniosité et à dix années de recherche de son directeur, un Togolais de la Diaspora africaine en France,Victor Kossikouma Agbégnénou. Ce génie africain est sur le point de bousculer les idées reçues, l’ordre mondial de la technologie. A son sujet, le rédacteur en chef d’un magazine français d’informatique souligne avec enthousiasme qu’habituellement, c’est le Nord qui produit et le Sud consomme. Le PWCS vient transformer cette voie à sens unique et, lorsqu’il sera opérationnel, sera un moyen de construire plus de ponts que de murs entre les peuples.

Rien ne prédisposait ce Togolais, la quarantaine, à devenir le père du système de télécommunication le plus ambitieux de ce début du 21ème siècle. Il est Vétérinaire de formation, diplômé de l’Académie de Moscou et de l’Ecole supérieure de Maisons-Alfort en France. Ce docteur des animaux, déjà dépositaire de quatre brevets d’invention dans le domaine médical, a de quoi être fier de sa nouvelle trouvaille en télécom, le “PWCS.” Il montre à la face du monde que la thèse répandue selon laquelle des tares pèsent sur les épaules des noirs, les empêchant d’inventer, de retrouver leur situation antique des civilisateurs de l’humanité, est un mensonge sacré, un apât de type raciste.

Un pari difficile …

Le génie secourable, Docteur Kossikouma Agbégnénou, s’est vu proposer par des américains et suisses, le rachat de son brevet contre des millions de dollars. Mais il leur oppose un refus, son souci premier étant de privilégier le continent. “Ils sont venus me voir dans mon labo situé au sous-sol d’un immeuble sur l’avenue des Champs Elysées à Paris. Après de longues heures de discussions tendues, confie t-il, je leur ai dit que même si je dois vendre la license, ce sera assorti d’une condition indiscutable, celle qu’ils acceptent d’exploiter le produit partout ailleurs dans le monde, à l’exception de l’Afrique, me laissant ainsi le droit de traiter en personne avec le continent noir”. Mais face à l’intransigeance de ses visiteurs qui tenaient à retourner à tout prix à New York avec le brevet, l’inventeur a mis fin au deal : “Vous savez, je suis déjà dans une cave, je ne peux pas descendre plus bas”. Affaire close.

Ce rejet, inhabituel, n’est pas le plus facile des gestes à accomplir. “L’Afrique d’abord, Kossikuma après”, tel est le leitmotiv de cet homme dont le sens de l’intérêt général est sans commune mesure avec les habitudes courantes. Son pays d’origine, le Togo, est souvent cité comme un cas de corruption. Beaucoup d’autres sur le continent souffrent atrocement du même fléau. La terre qui l’a adopté, la France, n’est pas des plus vertueuses non plus. D’où alors Dr Agbégnénou tient-il cette intégrité morale et son détachement par rapport à l’argent ?

… Mais pas impossible

Le produit est prêt pour passer à sa phase industrielle. Mais l’Afrique qui a toujours plus d’un tour dans son sac semble lui réserver un sort pour le moins cocasse. Après plusieurs va-et-vient sur le continent, l’inventeur fait l’amère constat que les autorités africaines sont paradoxalement réticentes à ouvrir les espaces nationaux et à accorder les autorisations officielles nécessaires.

Docteur Victor Agbégnénou, loin de baisser les bras, continue de se battre bec et ongles pour forcer la main aux décideurs, afin que soit rendu opérationnelle sa technologie de pointe qui, selon les experts, a 30 (trente) ans d’avance sur les occidentaux. Dans cette histoire, on peut dire que Mère-Afrique, une fois encore, voit certains de ses propres enfants combattre ses intérêts supérieurs, au profit de riches commerçants étrangers.

Au nom de la fierté africaine

C’est peut-être le lieu d’en appeler à une forte mobilisation de tout ce que regorge encore le continent comme hommes de valeurs, des personnalités dont l’opinion compte ( Kofi Annan, Joaquim Alberto Chissano, Alpha Oumar Konare,Olusegun Obasanjo), le conseil des sages de l’UA, la Fondation Mo Ibrahim, les élites africaines de la diaspora afin qu’ils accompagnent la promotion de ce produit stratégique auprès des décideurs politiques du continent. Le “PWCS” fait certainement partie des symboles palpables de la renaissance africaine et de l’indépendance dont il est abondamment fait mention ces derniers temps. C’est aussi un apport non négligeable au combat contre la fracture numérique dont le beau continent est la plus grande victime.

Washington DC USA

Kodjo Epou, L’autre Afrik

Les Souvenirs de Ma Vie : Mouammar Kadhafi parle au monde

Colonel Mouammar Kadhafi, Guide de la Révolution Lybienne

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux…

Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente. Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine.

J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’ont jamais été satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours davantage. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté » de « démocratie, » et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais que, en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.

Non, peu importe ce que j’ai réalisé ! Pour certains ce n’était jamais assez. Mais les autres savaient que j’étais le fils de Gamal Abdel Nasser, le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din. Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son peuple, tout comme j’ai réclamé la Libye pour mon peuple. J’ai essayé de l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des voleurs qui nous détroussent.

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même…

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de « fou, » de « bizarre » [*], ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite, est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté.

Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et libres.

Souvenirs de ma vie

Colonel Kadhafi Mouammar, Guide de la Révolution, 5 avril 2011

Original : mathaba.net/news/?x=626396

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

* Note du traducteur : Les dirigeants occidentaux savent la valeur humaine de Kadhafi, et le danger d’éveil de conscience du public qu’elle représente. Voilà pourquoi elle est soigneusement cachée et pourquoi tous les grands médias diabolisent Kadhafi.

On peut constater en creusant un peu que pratiquement tout ce dont la Libye a été accusée a été soigneusement tramé en Occident ou en Israël. Comme d’habitude, il s’agissait de coups montés. Comme l’ont démontré les pièces à conviction pipées dans les procès, il est très improbable que les attentats contre des avions de ligne étaient des complots libyens. Sait-on, par exemple, que l’attentat contre la discothèque de Berlin a été attribué à Kadhafi à la suite de l’interception de transmissions israéliennes faites clandestinement depuis la Libye (opération secrète Cheval de Troie) ?

Mathaba, Mouammar Kadhafi, 13 avril 2011

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.

Immigration : Giovanni, jeune chanteur expulsé vers le Bénin

Contrairement à certaines autres, celle-ci s’est faite sans bruit. A l’heure où des centaines de personnes défilent dans la rue pour empêcher l’expulsion d’un père de famille congolais, Giovanni Houessou, 25 ans, jeune chanteur de Rnb et de hip-hop lyonnais, a été expulsé dimanche vers le Bénin dans l’indifférence générale.

Le jeune homme avait été arrêté lundi 11 avril, sur un simple contrôle d’identité. Son visa qui courrait jusqu’en février ne lui avait pas été renouvelé. En cause, son changement d’orientation scolaire. Il avait abandonné ses études universitaires d’Administration des Entreprises et des Sociétés (AES) à l’université Lyon III, pour se consacrer entièrement à la musique, un art dans lequel il excellait. A Lyon depuis huit ans, Giovanni était chanteur de soul, de Rnb et de hip-hop, bien connu dans le milieu lyonnais, il commençait à percer après avoir réussi à se payer, cette année, à ses frais, une formation au Centre de formation professionnelle de la musique (CFPM) de Villeurbanne.

Ses formateurs parlent d’ « un chanteur talentueux (…) impliqué dans de nombreux projets artistiques à Lyon ». Les chanteurs lyonnais H Design et Jordi Tisserand avaient des projets artistiques en cours avec Giovanni. « J’ai eu l’occasion de me produire avec lui le 25 mars au Ninkasi café, d’autres dates étaient programmées. Nous répétions depuis des mois un répertoire a capella. Mais Giovanni a été expulsé », regrette le second. Le jeune Béninois était plutôt discret. « C’est sans doute ce qui a permis son expulsion rapide, explique une militante du Réseau éducation sans frontières (RESF) de Vénissieux, où vivait Giovanni ». Elle ne connaissait pas le jeune homme.

Giovanni a été expulsé lundi matin sur le premier vol direction Paris, puis le Bénin, à 7h30, laissant derrière lui sa carrière d’artiste lyonnais et ses amis venus lui rendre un dernier hommage devant le centre de rétention. Depuis, sa classe et ses professeurs accusent le coup au CFPM de Villeurbanne. « On est dégoutés, les élèves aussi, affirme une formatrice. Giovanni faisait parti d’un groupe, il préparait des chansons avec d’autres élèves pour la fin de l’année. Forcément ça fait mal, mais on n’a rien pu faire pour faire changer le préfet d’avis et retenir Giovanni » . Ses soutiens espèrent que le jeune chanteur pourra revenir en France par la voie légale, avec de nouveaux papiers, au moins pour finir sa formation au CFPM de Villeurbanne.

Signez ici la pétition en faveur du retour de Giovanni Houessou

http://www.myspace.com/gyovanni

Par Lucie Blanchard

Posté le 20/04/2011 sur lyoncapitale.fr

Libye : Mais dans quel camp joue la Russie ?

Un mois après la déclaration choc de Vladimir Poutine qui, le 21 mars 2011, comparait l’intervention militaire en Libye aux « appels médiévaux à la croisade », c’est désormais au tour du chef de la diplomatie russe d’enchaîner les remarques sévères à propos du conflit libyen.

Vendredi 15 avril, à la suite de la réunion OTAN-Russie à Berlin, Sergeï Lavrov demandait à ce que les décisions, en Libye et dans le monde arabe, ne soient pas provoquées de force. « Il est d’une importance absolue de ne pas pousser par la force les pays de cette région à prendre des décisions. Ils doivent y parvenir d’eux-mêmes et il ne faut surtout pas faire de victimes parmi les populations civiles », avait-il déclaré, avant d’indiquer que certaines frappes en Libye étaient allées, selon lui, au-delà du mandat de la résolution 1973. Adoptée le 17 mars 2011 par le Conseil de sécurité des Nations unies, la résolution autorise les frappes pour protéger les populations civiles d’une utilisation excessive de la force par le régime libyen.

Hier, jeudi 22 avril, le ministre des Affaires étrangères a poussé plus loin encore la critique en expliquant, au terme d’une rencontre avec son homologue slovène, que la Russie est « préoccupée » par l’évolution de la situation en Libye. « Il s’agit d’une aspiration évidente à un conflit terrestre : ceci est lourd de conséquences imprévisibles », a-t-il affirmé.

Lecourrierderussie.com a demandé à Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Rossiïa v globalnoï politike (La Russie dans les affaires mondiales), de lui faire part de son analyse de la position russe : une position de plus en plus difficile à suivre et à saisir.

« La position de la Russie évolue parce que la situation en Libye évolue. Sa position initiale était la suivante : Nous ne sommes pas pour, mais si vous voulez intervenir, alors allez-y ! Ce n’est pas notre problème.

Le non veto russe à la résolution 1973 correspondait au point de vue de Medvedev pour qui la Russie n’est pas une puissance mondiale. Pour le président, la Russie ne doit pas prendre part à des décisions qui dépassent ses frontières ou ses intérêts directs.

Si la Russie s’était opposée à la résolution, alors que même la Ligue arabe la soutenait, cela aurait semblé absurde. Et surtout, pourquoi aurait-elle risqué de compromettre ses relations avec l’Ouest pour Khadafi ?

Si Poutine était toujours président, la Russie aurait certainement usé de son droit de veto contre la résolution de l’ONU

Poutine a réagi car il considère, lui, que la Russie doit occuper une position centrale sur la scène internationale. Il est remonté, depuis l’intervention en Irak, contre l’Ouest qui veut s’immiscer partout et tenter de tout gérer. Si Poutine était toujours président, la Russie aurait certainement usé de son droit de veto contre la résolution de l’ONU.

L’intervention en Libye ne se déroule pas comme prévu et risque de durer. Et la Russie, bien qu’elle ne se soit pas opposée initialement à l’intervention, essaye à présent de s’en distancier le plus possible en se montrant très critique.

Le contexte autour du conflit libyen est caractérisé par une hypocrisie généralisée : l’hypocrisie des pays qui ont soutenu l’intervention et qui, aujourd’hui, prétendent que la situation actuelle ne correspond pas au scénario qu’ils avaient en tête lorsqu’ils ont adopté la résolution ; mais également l’hypocrisie de la Russie qui, en s’abstenant, a, sans aucune ambiguïté, soutenu cette intervention.

Concernant les dernières déclarations de Lavrov, il a eu raison de s’exprimer ainsi. Son évaluation de la situation et des risques est juste. La Russie n’a pas pris part à l’intervention et n’y participera à aucun moment. Aujourd’hui, elle cherche simplement à profiter de sa position extérieure au conflit et savoure la possibilité de pouvoir critiquer ouvertement l’intervention. »

Propos recueillis par GUILLAUME CLÉMENT MARCHAL

lecourrierderussie.com