Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: avril 29, 2011

BENIN : Telles présidentielles, telles législatives…

Un 30 avril 2011 aussi chaotique que le 13 mars. Encore une fois, une entrée en campagne électorale sans le fichier des électeurs. L’exception électorale 2011 étale toute son absurdité aussi bien lors de la présidentielle qu’à l’occasion des législatives. Stoïques, résignés, fatalistes parfois, les candidats avaient repris le combat sans aucune garantie d’une correction de toutes les hérésies à l’origine de la descente aux enfers annoncée du label démocratique. Tous tétanisés par la mémorable sentence prononcée par le super juge électoral au lendemain du chaos du 13 mars. Constats d’huissier assermentés, témoignages de représentants de candidats, supports vidéo, réclamations de candidats et même témoignage de membres de la Cena, aucun de ses moyens n’avaient réussi à ébranler l’« incorruptible » conviction du juge courageusement accroché aux seuls rapports de ses propres observateurs formés en quelques minutes et expédiés sur le territoire national. Toujours le mystère autour de la définition légale et universelle de ce qui fait office de liste électorale en République du Bénin, berceau de la démocratie en Afrique. A l’occasion de la présidentielle, les mages ont dû recourir au témoignage pathétique du président de la Cena.

Malheureusement, aucune progression entre les deux scrutins. Plus d’un mois de cachotterie, de dilatoire, de surenchère dans les primes et de trafic d’urnes et de bulletins pré-estampillés. Le mauvais film que les Béninois pensaient avoir conjuré après la proclamation du K.O. est demeuré intact.

Que dire alors de l’impérialisme affiché du juge électoral ? Une Cour constitutionnelle désormais détentrice de tous les pouvoirs, quitte à en redistribuer à qui elle veut selon sa convenance comme on le ferait dans un régime spécial. Ainsi chaque institution ou organe pourrait se voir décerner des pouvoirs exceptionnels, avec inscription au bloc de constitutionnalité, c’est-à-dire ad vitam aeternam. Grâce donc à une jurisprudence établie par Dossou et les siens, plus besoin de se casser trop les méninges pour régler les conflits entre la Cena et ses démembrements. Le président de l’institution est désormais fondé à pourvoir aux remplacements de tout frondeur. Il ne pouvait en être autrement puisqu’au moment où la Cour accordait ces « pouvoirs exceptionnels » au président de la Cena, le Bénin ne disposait plus de parlement depuis plusieurs jours déjà. Ceci à la suite de décisions, toutes aussi ubuesques les unes que les autres, rendues par ces juges. Impossible de recourir aux députés en cas de défaillance avérée des démembrements. Une sorte d’intérim parlementaire. Du même modèle que l’autorisation expresse accordée au président de l’Assemblée nationale de désigner un secrétaire parlementaire à chaque fois qu’il le juge nécessaire. Dans un cas comme dans l’autre, le transfert de pouvoir se fait directement vers le bénéficiaire sans aucune consultation préalable.

L’ordre établi par plusieurs centaines de délégués à la conférence nationale et passé à l’appréciation du peuple béninois à l’issue d’un référendum en décembre 1990, se retrouve totalement chamboulé par la volonté de 7 anciens courtisans nommés ou désignés.

Personne ne crierait au scandale si ces détournements de pouvoir s’étaient opérés dans le but de réintégrer les centaines de milliers de citoyens exclus du processus électoral ; ou de régler les dérives du vote dérogatoire abusivement utilisé le 13 mars ; ou encore de régulariser les quelques milliers de repêchés d’avant-présidentielle. Au contraire, le temps a été consacré à l’affirmation du virage dangereux imposé aux acquis de la conférence nationale. Le pays s’est installé dans le coup d’Etat permanent « constitutionnalisé ». Il suffit d’un document intitulé « Décision de la Cour constitutionnelle (Dcc) » affublé d’un numéro de série pour faire établir une règle quasi divine. On n’agit plus selon la loi mais plutôt selon les juges de la Cour constitutionnelle.

Aucun scrutin n’y échappe désormais…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

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BENIN : La Tricherie plurielle

Titre provocateur s’il en est mais résume bien l’état du scrutin en cours de préparation. Comme à son habitude, la classe politique hypnotisée, n’en dit rien. L’organisation des élections législatives du 30 avril n’a rien de scientifique, d’honnête et de crédible. Et pour cause. Aucun indicateur de suivi de l’activité ne rassure.  A la soirée électorale de l’élection présidentielle du 13 mars 2011, animée par mon confrère Euloge Nanga de LC2, j’évoquais des questions préjudicielles pour la continuation du processus électoral.  En effet, le vote par dérogation était un phénomène incompréhensible, porte ouverte à tous les fantasmes de tricherie de type archaïque.  Voilà une élection démocratique qui n’autorise pas l’affichage des centres de bureaux de vote. Et pourtant, la loi l’exige tout comme la liste électorale qui  doit être publiée et disponible sur internet au moins cinq jours avant le jour du scrutin. Les bulletins de vote doivent porter le numéro indiqué sur leurs souches.

Le discours de lancement de la campagne n’en dit rien. Au contraire, le Président de la Commission Electorale Nationale Autonome (Cena) se livre à cœur joie, à une rhétorique de non-dit préjudiciable à la sincérité du scrutin. On est curieux de savoir si les élections législatives ne seront pas une parodie…à l’africaine.

Si l’opposition, Union Fait la Nation (UN) est considérée comme une victime consentante des manœuvres illégales, les autres composantes de la majorité présidentielle ne se laisseront pas faire. Déjà à l’entame de la campagne électorale, une querelle de coépouse, telle un  vertige de l’inexplicable, ou plutôt de l’injustifiable,  saisit toutes les listes non Fcbe, considérées à tort comme n’ayant pas l’onction du Chef de l’Etat. Autrement dit, les Fcbe excluent déjà toutes les autres listes de la nouvelle famille. Devant une telle attitude affichée avec une grande désinvolture par la tête de liste Fcbe de la 5è circonscription électorale, on s’en remet à Platon dans les méditations du Timée. D’où l’interrogation fondamentale. Pourquoi ?

Ce nouveau débat honteux au sein de la majorité présidentielle est un séisme qui  ébranle les certitudes des individus et les systèmes ayant concouru au K.O historique qui fait école à notre porte de l’Est. La terre bouge, les croyances à la bonne foi du Président Boni Yayi flageolent, l’âme des mouvanciers originels et opportunistes se fend.  A la déclaration de la  « douce » Claudine Prudencio qui déménagea en catastrophe du nouveau courage pour les Fcbe, on peut imaginer le sentiment du superviseur de la Lépi, tête de la liste Amana, qui croit aussi appartenir à la mouvance.

Les déclarations des membres du parti au pouvoir (Fcbe) feront  surgir des vérités enfouies qui ébranleront les vertus de la démocratie et l’honneur des institutions  » fortes  » de la République. Le chaos politique est à notre porte. Pour beaucoup de têtes de listes,  Boni Yayi a trahi la cause. Ce n’est pas assez !!! Il suffit de scruter la galaxie des candidats Fcbe. Après la dissolution, pardon, le rejet de la liste FRAP, il a été trouvé une place sur FCBE à Madame, la première de la République, l’épouse très  bien aimée devant les caméras des grands évènements. Pour une tête de liste (mouvance) de la 15ième qui n’est pas Fcbe,  c’est être enterré vivant, c’est la mort soudaine et la sépulture immédiate.  Tristesse pour  celui-là, il n’a donc pas de base et compte sur la  « popularité » du KO pour faire effraction à l’Assemblée Nationale.  Quand tout s’effondre en termes d’assurance, alors tout se renverse, en un paroxysme d’injustice. En un tel hic et nunc de l’incompréhensible, il y a ceux qui voient la preuve d’un chef qui se mue en quelque chose de peu maîtrisable. La tragédie qui se prépare est à la hauteur de cette feinte de corps en pleine campagne électorale. Ils auraient ainsi choisi. Goya fuyant l’inquisition avait peint des cornes sur lesquelles on pouvait lire avec attention que :  « le sommeil de la raison engendre des monstres » .

Au commencement la raison a sommeillé, et Epiphane Quenum récupéré fit allégeance. Avant de sortir du doux sommeil, c’était trop tard. Ensuite, la raison a sommeillé….et Bako Nassirou qui remplaça le premier, continua l’œuvre. Puis encore, la raison sommeilla, …et la dérogation engendra des urnes sans scellés et des bureaux de vote fantaisistes et fictifs. Enfin, la raison sommeilla derechef, et les artisans complémentaires du KO sont exclus de la paternité  » Cauris « , le cœur meurtri, les yeux en larmes, l’esprit déboussolé, le regard désaxé et décontenancé.

Conclusions inconciliables. La mouvance est en lambeaux.  Dans la mythologie, le poète Simonide est éveillé par un ange qui le prévient d’un séisme et le fait sortir de chez lui à temps : unique survivant, il peut identifier les cadavres. Leçon d’une aventure : on n’est jamais assez fort en comptant sur l’autre. L’identité en politique sous-tend le rapport de force. Cette leçon vaut mieux qu’une méditation sur les bords de l’Okpara.

H. TAUYE

Déstabilisation des pays Africains – La France : un Etat voyou

La France qui se dit pays des Droits de l’Homme n’est rien d’autres qu’un Etat voyou. C’est du banditisme qu’elle fait en Côte d’Ivoire. Les autorités de l’Hexagone ont enlevé du pouvoir un Président démocratiquement élu pour installer sa marionnette.

Foulant au pied les bases élémentaires de la démocratie. Nicolas Sarkozy a décidé de donner le pouvoir par la force à des analphabètes. Des maçons, coxers, prisonniers sont les maîtres. Afin de pouvoir piller facilement les ressources minières et agricoles du pays sans débourser un franc. C’est ça un Etat de droit pour l’Elysée. Et les médias occidentaux et les organisations des Droits de l’Homme sont mis dans le coup. On cache la réalité au monde. On fait croire que tout va bien à Abidjan. Alors que c’est le contraire. La souffrance des Ivoiriens n’est pas l’affaire de l’Elysée. La non parution des journaux proches de Laurent Gbagbo, Paris en a cure. L’assignation en résidence surveillée des leaders de la majorité présidentielle et l’atteinte à la liberté d’expression n’est pas à dénoncer. C’est une bonne chose. La France, avec ce comportement, range dans les placards le discours de la Baule tenu en 1989 par l’ex Président  feu François Mitterand.

A travers ce discours, il soutenait que la France doit aider ses ex colonies à prôner la démocratie. Et que tout pays qui ne se mettait pas à l’heure de la démocratie, n’aura pas l’aide de Paris. Le comportement de la France en Côte d’Ivoire n’est pas loin de celui des Etats-Unis en Irak. En effet, ils foutent la pagaille dans ces deux pays pour mieux exploiter leur sous-sol. Ils s’en foutent du retour de la normalité. Ce n’est pas à l’ordre du jour. L’essentiel pour ces deux puissances, c’est d’avoir la main mise sur les richesses. En outre, ils se plaisent dans ce désordre.

Bertina Soro, Le Temps

Côte d’Ivoire : Ouattara et le pouvoir ensanglanté

Depuis le mercredi 27 avril 2011, le commando invisible n’a plus de chef. Le sergent-chef Ibrahima Coulibaly, alias « général IB » qui en faisait office est tombé sous les balles des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). A la surprise générale, la nouvelle armée ivoirienne a lancé hier une offensive contre le quartier d’Abobo, fief des hommes d’IB. Le chef du commando invisible serait tombé avec quelques uns de ses hommes. Du côté des forces loyales à Alassane Dramane Ouattara, on ne déplorerait que quelques blessés…

Mais au lendemain de cette nouvelle, on se demande ce qui a conduit à la mort d’IB. Car ce dernier avait, ces derniers temps, laissé entrevoir une preuve de sa bonne foi en s’engageant à prêter allégeance au nouveau président ivoirien. Il avait même accepté le principe du désarmement de ses quelques 5 000 hommes. Il voulait juste certaines doléances de sa troupe au président Alassane Dramane Ouattara.

Certains médias, qui ne se sont manifestement pas encore remis de la joie qu’ils ont éprouvée après la capture de Laurent Gbagbo, présentent Ibrahima Coulibaly comme un homme gênant et dangereux pour le régime en place. Seulement, on n’arrive pas encore à comprendre comment et pourquoi IB était gênant ? La mort d’IB est d’autant plus difficile à comprendre et à accepter que certains de ses proches disent que lui et ses hommes n’ont eu de cesse de crier leur volonté de se rendre, tout juste avant de recevoir la balle fatale.

En réalité, on a l’impression qu’Alassane Ouattara a cédé là à la volonté de son premier ministre de régler des comptes personnels. En tout cas, la seule personne qui avait intérêt à une telle issue semble bien sûr Guillaume Soro. C’est lui et IB qui étaient rivaux et qui se regardaient en chiens de faïence. Seulement, Alassane Ouattara n’avait pas à intégrer cette logique-là.

Non seulement c’est une démarche qui ne peut que desservir la réconciliation qui est perçue par tous les analystes comme le véritable chantier qu’Ouattara a en face de lui. Mais aussi, du point de vue de la communication politique, on peut en déduire que le véritable chef du nouveau régime est justement Guillaume Soro. Alassane Ouattara n’étant qu’un faire-valoir de celui qui passe formellement pour être son chef de gouvernement, en plus d’être perçu comme un pantin de la communauté internationale.

Mais par-dessus tout, l’assassinat d’IB (car c’est bien d’un assassinat dont il s’agit), vient s’ajouter à une certaine liste qui pourrait inciter à croire que le pouvoir que s’apprête à prendre Alassane Ouattara est quelque tacheté de sang. D’abord, lors de la l’offensive visant à conquérir Abidjan, les troupes du tandem Soro-Ouattara sont soupçonnées par plusieurs ONG internationales de défense et de promotion des droits humains, d’exactions dans la partie occidentale du pays et plus particulièrement à Duékoué.

Ensuite, le jour de la prise du bunker-forteresse de Laurent Gbagbo, l’ancien ministre de l’intérieur de Gbagbo, Désiré Tagro, a été mortellement atteint. Pourtant, des témoignages ont rapporté qu’il avait brandi un mouchoir blanc pour dire qu’il se rendait. De la même façon, le responsable des jeunes patriotes et autre rival de Guillaume Soro est encore introuvable. A tout cela, s’ajoutent bien entendu tous les règlements de comptes pour des raisons à la fois politiques et ethniques auxquelles se livrent certains membres des FRCI et dont on ne parle point.
Le président Ouattara devrait ne pas se laisser omnibuler par l’ivresse du pouvoir. Il devrait se tenir lucide et éviter de poser des actes qui pourraient davantage rendre ingouvernable son pays. Pour cela, il doit tout de suite faire arrêter cette frénésie vengeresse. Il doit lui-même s’affirmer comme un chef et le véritable président de la Côte d’Ivoire.

Autant cette condition est primordiale, autant elle est difficile à satisfaire. De nombreux observateurs pensent que le fait que Guillaume Soro ait été explicitement un des acteurs-clés de l’occupation effective du fauteuil présidentiel par Ouattara est en soi un handicap pour ce dernier. Il devrait alors composer nécessairement avec les humeurs de son ministre de la défense, au risque de connaître lui-même le sort qui est aujourd’hui celui d’IB ou de Gbagbo.

Mais c’est le silence relatif de la communauté internationale qui est encore plus troublant. En réalité, on a l’impression que cette communauté internationale est quelque peu embarrassée. Il lui serait malaisé de taper sur son poulain avant même que celui ne soit investi. Dans ces conditions, une démarche plus discrète serait très appropriée. Ce qui ne sera pas difficile, vu que c’est la méthode par excellence dont use la diplomatie.

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

Pourquoi la mort du Sergent Ibrahim Coulibaly alias IB doit faire réfléchir plus d’un Africain?

CHRONIQUE  DE MBOMBOG NTOHOL

Ibrahim Coulibaly était un ancien Sergent de l’armée Ivoirienne qui a pris les armées au début des années 2000 contre son pays. En tant que militaire il méritait la cour martiale et donc une condamnation par pendaison selon la loi ivoirienne, mais parce que soutenu jusqu’au 26 avril 2011 par l’étranger et ses agents locaux, il a toujours échappé à la justice constitutionnelle et c’est la justice inconstitutionnelle qui l’a rattrapé. Il est mort sous les balles de ses collègues rebelles qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps sous la protection des Nations Unies et sous parapluie militaire français. Il se croyait immortel. Maintenant ils comprennent que la mort qu’ils sèment en Côte d’ivoire va les rattraper, tout est question de temps.

Au début du mois de février 2011 lorsqu’une horde sauvage  appelé « Commando Invisible » venue du Burkina Faso écumait Abidjan en assassinant les honnêtes citoyens, avec l’aide de l’ONU et de la LICORNE, ce qu’on vivait en direct comme si l’on y était, tout le monde en occident applaudissait et les franceafricains étaient en extases, il était (IB) devenu le héro d’Abobo ou il avait installé son quartier Général avec l’assentiment de ses soutiens étrangers qui lui ravitaillaient en armes et munitions sans oublier du caviar. Tant qu’il servait la Cause il n’y avait aucun problème. Mais après le kidnapping du chef de l’état ivoirien et la mise à sac du pays il était devenu très gênant, pour ses suppos étrangers, mais aussi pour les agents locaux. Alors sa disparition n’était qu’une question de temps et de méthode.

La mort  de cet homme était-elle une surprise? Oui et  Non.

Oui, si on croit à l’adage «  Celui qui utilise une arme pour faire le mal périra ….. ».

Non, parce que la Nébuleuse a une constance dans sa méthode. Elle a été très bien résumée par le General Blé Goudé. A savoir la théorie des 3L (On laiche, on lâche et on Lynche) donc son sort était connu d’avance, comme celui d’ailleurs des autres en action aujourd’hui, des lors qu’on aura plus besoin deux, et surtout lorsqu’on trouvera dans les plantations de café cacao des remplaçants. Ce ne sera qu’une question de temps et de méthode.

Un peu de cervelle, ils devraient se demander à qui le tour en ce moment, car il y aura un prochain, car depuis  la mort du francafricain Houphouët Boigny et l’immixtion du Burkinabé Alassane Ouattara dans la politique Ivoirienne beaucoup de chose se sont passées et beaucoup de gens officiant au sein du gouvernement putschiste connaissent trop choses, pour garder la vie sauve.

Nous pensons qu’ils seront méthodiquement et patiemment éliminer pour laisser place a une nouvelle équipe moins impliquée dans les massacres, plus présentable et capable de négocier avec la majorité des ivoiriens qui ne veut pas reconnaitre le régime Alassane Ouattara qu’ils tiennent comptable des génocides de DUEKUE, GAGNOA etc…

Du côté du camp légitimé et légalisé par le conseil constitutionnel,  c’est-à-dire celui reconnu par les ivoiriens, je pense que l’initiative doit être prise dès maintenant, pour éviter la paralysie et le découragement. Ceux qui ont échappé à la purge assassine de l’ONU sont plus à même. Car il est clair que :

1) la Nébuleuse a compris que son champion Alassane ne pouvait pas gouverner la Côte d’Ivoire sans les Ivoiriens. Et la reconnaissance du peuple Africain. Malgré les pressions que subissent certains présidents Africains, les voix indépendantes se lèvent et en sous mains on promet de voir comment l’Union africaine qui a exigé l’investiture constitutionnelle devra faire si elle n’a pas lieu. Car si le président du Conseil persiste dans son refus la situation restera bloquée et pour la Nébuleuse ce n’est pas bon. Donc ici intervient la notion de temps. L’an prochain a lieu les élections en France et au États-Unis et avoir cette situation pendante n’est pas de bonne augure pour les prétendants au deuxième mandat.

2) La Nébuleuse est dans une impasse terrible, ou ses intermédiaires locaux sont allés très loin à cause d’un excès de confiance dans la couverture des exactions. La majorité de ces va-nus-pieds chasseurs traditionnels du Burkina appelés « Dozos » pour qui l’animal et l’homme, il n’y aucune différence. Ce que ces Dozos ne savaient pas, c’est qu’il y avait Internet et des portables avec cameras et appareil photo incorporés. Ce qui a permis au monde entier de savoir à la minute près ce qui se passait à Abidjan et dans le reste de la Côte d’Ivoire. Par conséquent pour la suite des opérations tout ces gens sont gênants sur le plan image publique pour la nébuleuse. Même si la plupart des médias d’intox ne disent mots et la population qui se tait alors qu’elle est informée par Internet et autres nouveaux medias désintoxiqués. Il  demeure une réalité  connue, celle qui verra le jour, un de ses quatre matins et  qui ferra tombé les auteurs de ses forfaits inqualifiables. On ne tue pas un humain impunément.

3) En Côte d’ivoire, les règles de la guerre ont été bafouées, pendant la guerre la Croix Rouge a soutenu un embargo illégal sur les médicaments, la convention de Genève est devenu du papier toilettes, du jamais vu de la mise sur pieds de la nébuleuse ONU en 1945 (65ans). Demain ou après demain on viendra nous raconter des salades pour faire bonne conscience, de toutes les façons personne ne vous croira. De toute façon  en Côte d’Ivoire tout le monde sait preuve à l’appui qui a fait quoi et pourquoi.

Pour revenir au Camp de la légalité c’est-à-dire celui du président Laurent Gbagbo, je préconise : aide toi et dieu t’aidera. Je crois qu’au lieu de garder le silence. Mr Mamadou Coulibaly doit  mettre sur pieds un gouvernement d’union national en exil, car pour l’instant il est le seul reconnu par la constitution ivoirienne et le peuple Africain.

Sinon s’il ne le fait pas l’ambassadeur français  à travers Alassane Ouattara dirigera le pays dans les 50 ans à venir.

Bien entendu une telle initiative du président Coulibaly essayera le courroux de la Nébuleuse qui par divers voies et moyens fera pression sur les francafricains locaux des autres pays. Mais le peuple n’a pas dit son dernier mot.

Beaucoup de gens ne se souviennent peut-être pas. Il fut une époque sur nos passeports était porté la mention que nous pouvions aller partout sauf en Afrique du Sud sous l’Apartheid alors ce régime était au firmament de sa puissance militaire avec une bombe atomique à la clef. J’ai  d’ailleurs conservé le mien pour le montrer à Zuma et tout sa bande d’ingrats que les autres pays Africains ont toujours été solidaires lors de leurs passage à vide.

Pour finir je dirai que :

Un boycott populaire doit s’opérer. On pourrait indexer sa durée sur le nombre de mort de DUEKUE comme référentiel. Bien entendu ceci ne sera pas dirigé contre le valeureux peuple ivoirien, mais contre un nouveau système politico-mafieux en gestation qui risque de gangrener toute l’Afrique de l’ouest et indirectement francophone.

Je propose que le Gouvernement constitutionnel, se réorganise autour de plusieurs pôles dynamiques et stratégiques qui devront être prêt pour les mois à venir.

Car le monde vie un tourbillon de désordre créer par la Nébuleuse, et ce tourbillon n’est pas tenable économiquement été militairement pour ces initiateurs. Le temps est donc pour le camp constitutionnel qui doit savoir l’utiliser et ne plus compter sur l’eternel des armées ou un quelconque messie à venir.

MBOMBOG NTOHOL

Déclaration de la Représentation du Front Populaire Ivoirien aux USA

Le 11 Avril 2011, une coalition France-ONU- et forces Pro-Ouattara, prenant abusivement prétexte de la résolution 1975 du Conseil de Sécurité des Nations- Unies du 30 Mars 20111, a procédé à l’arrestation du Président Laurent Gbagbo et de son épouse Simone Ehivet Gbagbo, parachevant ainsi un coup d’état militaire dont les origines remontent à Septembre 2002.

Depuis cette date, les « Forces Républicaines de Côte d’Ivoire » et la classe politique du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ont installé partout en Côte d’Ivoire un climat de terreur et d’insécurité généralisé qui remet en cause les acquis du multipartisme et de la démocratie que les forces du changement et le Front Populaire Ivoirien ont obtenu de haute lutte le 30 Avril 1990 à savoir la liberté de la presse et la liberté d’expression et d’association.

Depuis le 11 Avril 2011, les forces Pro-Ouattara et le RHDP se sont commis à une chasse à l’homme dont les principales victimes sont les membres et militants des partis et mouvements de la Majorité Présidentielle (LMP) surtout ceux du Front Populaire Ivoirien (FPI), mais également les personnes appartenant à des groupes ethniques considérés comme des bastions du FPI. C’est d’ailleurs sur la base de ce critère d’épuration ethnique et politique qu’ont été commis les massacres de Duékoué dans lesquels, selon l’ONU, la Croix Rouge, et Caritas près d’un millier de personnes, supporters du président Gbagbo ont péri.

Dans les quartiers d’Abidjan, les militants et sympathisants de LMP sont l’objet de racket, de pillages, de vols, et même d’exécutions sommaires. A l’intérieur du pays, la situation est encore plus désastreuse notamment en l’absence de services de sécurité et de santé, ce qui laisse les populations à la merci des exactions des bandes armées incontrôlées. Depuis deux semaines, la Côte d’Ivoire est sans gouvernement et l’activité économique n’est pas encore effective contrairement aux allégations du régime illégal du RHDP installé au pouvoir par un coup d’état militaire mené par la France et les Nations Unies.

Des combats à l’arme lourde se poursuivent dans certains quartiers surtout à Yopougon. En dehors des populations civiles qui paient le plus lourd tribut de la guerre et de la barbarie ; des forces republicaines, des personnalités, dont le Ministre Désiré Tagro, ont été froidement assassinés et d’autres sont détenus, persécutés et torturés. Le Président Laurent Gbagbo et la Première Dame, l’Honorable Simone Ehivet Gbagbo sont illégalement arrêtés et personne ne sait exactement les conditions dans lesquelles ils sont emprisonnés.

La Côte d’Ivoire est sans nouvelles des ministres du gouvernement du Président Gbagbo alors que les députés du groupe parlementaire FPI et des groupes alliés sont menacés de mort. La presse libre proche de la Majorité présidentielle a disparu des kiosques parce que les journalistes sont menacés de mort et craignent pour leur vie.

A la lumière des faits ci-dessus mentionnés, les membres des Représentations du Front Populaire Ivoirien en Amérique du Nord déclarent que la situation sécuritaire délétère, qui existe en Côte d’Ivoire : – découle directement de l’offensive militaire des forces Licorne – ONUCI – Forces Pro-Ouattara contre le régime du Président Laurent Gbagbo, – fait courir à la Côte d’Ivoire le risque d’une guerre civile totale, – montre que l’usage de la force comme moyen de résolution de la crise électorale était inopportun, – montre que le renversement du Président Gbagbo n’a pas rétabli le calme et la vie civile normale contrairement aux promesses du RHDP, – prouve clairement que l’usage de la force n’a pas résolu la question fondamentale concernant le vainqueur de l’élection présidentielle de Novembre 2010. Par conséquent, les membres des Représentations du FPI en Amérique du Nord tiennent le RHDP, Monsieur Allassane Ouattara et le Président Nicholas Sarkozy pour seuls responsables des tueries massives, des abus et violations de droits de l’homme et des destructions des propriétés publiques et privées qui ont cours en ce moment en Côte d’Ivoire.

A la lumière des agissements des forces républicaines pro-Ouattara et des déclarations des responsables du RHDP, il est évident que lesdits forces et responsables veulent réduire au silence les formations politiques, les mouvements de la Majorité Présidentielle (LMP) et tout autre organisations opposées afin de réinstaurer en Côte d’Ivoire un régime de parti unique ou un régime multipartite dominé par un seul parti politique ou une seule pensée politique. Sinon comment comprendre le comportement du régime inconstitutionnel du RHDP de procéder à l’arrestation des leaders du FPI alors qu’il dit entamer des négociations pour la formation d’un gouvernement d’union ?

A quelle logique répond l’annulation de la conférence de Presse du Premier Ministre Affi Nguessan, Président du FPI le samedi 23 avril 2010 et son arrestation le même jour? Pourquoi empêcher la tenue d’une conférence de presse dont l’objectif était d’exposer la position et les propositions de sortie de crise du FPI et de LMP ? En ce moment, il est force de constater que les premiers responsables du Front populaire Ivoirien que sont Affi Nguessan (Président), Aboudramane Sangaré (1er Vice-président), Simone Gbagbo (2ème Vice-présidente), et Miaka Oureto (Secrétaire General) sont soit aux arrêts, soit dans la clandestinité pour éviter toute atteinte à leur intégrité physique.

Les membres des Représentations du Front Populaire Ivoirien en Amérique du Nord dénoncent cette situation hypocrite et paradoxale dans laquelle les actes posés ne corroborent pas les messages d’apaisement et de réconciliation que diffusent les tenants du régime inconstitutionnel du RHDP. C’est pourquoi, demeurant fermement attachés aux idéaux de paix, de dialogue, à la philosophie de l’accession au pouvoir d’état par les urnes, et à la souveraineté de la Côte d’Ivoire, les membres des Représentations du FPI en Amérique du nord : – réaffirment leur soutien indéfectible à la direction du parti et à la grande famille de LMP, – expriment leurs compassions aux familles endeuillées, – apportent leur soutien aux victimes des exactions des forces pro-Ouattara et des françaises et onusiennes, aux déplacés et aux réfugiés, – invitent les militants et les sympathisants à la mobilisation pour demander la libération sans condition des prisonniers, – demandent la libération immédiate du Président Laurent Gbagbo et de la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo pour faciliter toute négociation politique et toute oeuvre de réconciliation, – décident de rester saisis de la situation et de contribuer activement à préserver les acquis du multipartisme et de la démocratie en Côte d’Ivoire.

Fait aux Etats Unis,le 27 Avril 2011

Sekre Kouakou

Representant par interim du F .P.I USA