Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mai 2, 2011

BENIN: Résultats des élections Législatives de 2011

Selon l’article 4 de la loi 2010-35 du 21 décembre 2010 portant Règles particulières pour l’élection des membres de l’Assemblée Nationale, l’attribution des sièges aux différentes listes en présence s’effectue selon le système du quotient électoral. Ainsi, le nombre de suffrages valablement exprimés est divisé par le nombre de sièges à pourvoir pour obtenir le quotient électoral de la circonscription électorale. Le nombre de voix obtenues par chaque liste est divisé par ce quotient électoral et le résultat donne le nombre de sièges à attribuer à la liste. Les sièges restants sont attribués selon la règle de la plus forte moyenne.

Nom et prénoms et partis politiques des députés élus par circonscription électorale

Sous réserve de la confirmation par la Cena et la Cour Constitutionnelle, on peut déjà retenir les noms et prénoms suivants par circonscription électorale

1ère circonscription (Karimama, Malanvile, Kandi) : 3 Sièges

 FCBE : 1- Issa Azizou

 UPR/FE : 1- Issa Salifou

Bako-Arifari Nassirou de l’Alliance Amana

8ème circonscription (Pèrèrè, Parakou, Tchaourou, N’Dali) : 4 Sièges

 FCBE : 1- Gbadamassi Rachidi

2- Lafia Sacca

3- Chabi Orou Sika Karimou

 Alliance G 13 Baobab : 1- Séidou Adambi Samou

9ème Circonscription (Bantè, Dassa, Savalou) : 3 Sièges

Alliance G13 Baobab : 1- Dassoundo André Irénikatché

 FCBE : 1- Laorou Grégoire

2- Tchobo Valère ou

 UN : 1- Alia Charlemagne Alfred Edgard

10ème circonscription (Glazoué, Ouèssè, Savè) : 3 Sièges

 UN : 1- Agoua Assogba Edmond

 FCBE : 1- Zacharie Chabi Félicien

AFU : 1- Okounlola Biaou Akambi André

11ème circonscription (Aplahoué, Djakotomey, Klouékanmè) : 3 Sièges

 UN : 1- Amoussou Ange-Marie Bruno

2- Golou Emmanuel

3- Houinou Clément

12ème circonscription (Dogbo, Lalo, Toviklin) : 3 Sièges

 UN : 1- Tchogodo Gabriel

2- Dégbey Kuadjo Marcellin

 FCBE : 1- Gbahoungba David

15ème circonscription (Du 1er au 6ème Arrondissements de Cotonou) : 4 Sièges

 UN : 1- Akotègnon Raphaël Dossou

2- Hinnouho Mohamed Taofick Atao

3- Camarou Mohamed Ali Marcellin

 FCBE : 1- Gnonlonfoun Isidore

16ème (Du 7ème au 13ème Arrondissement de Cotonou) : 5 Sièges

 UN : 1- Vieyra Honorine Rose-Marie

2- Soglo Léhady Vinagnon Mitoun

3- Quenum Possy-Berry Epiphane Kouassi

 FCBE : 1- Azannaï Candide A.

2- Tossou Emile

17ème circonscription (Athiémè, Comè, Grand-Popo) : 2 Sièges

 UN : 1- Ahossi Comlan Léon

 FCBE : 1- Ahinnou Hounsouvi C.

18ème circonscription (Bopa, Houéyogbé, Lokossa) : 3 Sièges

 UN : 1- Domingo Cyriaque

 FCBE : 1- Nago Coffi Mathurin

2- Soussia Théophile

19è circonscription (Adjarra, Aguégués, Porto-Novo, Sèmè-Podji) : 5 Sièges

UN : 1- Yibatou Sani

2- Honfo Charlemagne

3- Zinsou Edmond

4- Gbènamèto Sèdozan Jonas

5- Azanmasso Pierre Mahoulé Herman Raphaël ou

 FCBE : 1- Schanou A. M. Sofiatou

20ème circonscription (Adjohoun, Avrankou, Bonou, Dangbo, Akpro-Missérété) : 5 Sièges

 UN : 1- Ahouanvoébla Sèdogbo Augustin

2- Fikara Sacca

3- Adantinnon Joachim

4- Kapko Kifouli

 UB : 1- Agbodjèté Hounsa Justin

21ème Circonscription (Adja-Ouèrè, Ifangni, Sakété) : 3 Sièges

 FCBE : 1- Abiola A. François

 UN : 1- Fagbohoun Ladékpo Séfou

2- Vlavonou Gbèhounou Louis ou

 Alliance Amana : 1- Arinloyé Raliou Akanda-Olouwa

22 Circonscription (Kétou, Pobè) : 2 Sièges

 UN : 1- Idji Kolawolé Antoine

 FCBE : 1- Abimbola B. Jean-Michel H. ou

 Alliance Cauris 2 : 1- Ouinsavi Christine A. I. Nougbodé

23ème Circonscription (Abomey, Agbangnizoun, Bohicon, Djidja) : 4 Sièges

 UN : 1- Atrokpo Luc Sètondji

2- Glèlè Ahanhanzo Blaise Onésiphore

3- Houangni Parfait

 FCBE : 1- Sounton Martial

24ème Circonscription (Covè, Ouinhi, Zagnanado, Za-Kpota, Zogbodomey) : 4 Sièges

 FCBE : 1- Aké Natondé

 UN : 1- Sèhouéto Lazare

2- Yèhouétomè Boniface

3- Kpomahou Coovi Félicien ou

 RP : 1- Yahouédéhou Janvier François

Des premières tendances recueillies il ressort que sur les 69 sièges dans les départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique, du Littoral, du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines, les Fcbe totalisent 18 sièges alors que sur les 14 sièges des départements du Borgou, de l’Alibori, de la Donga, et de l’Atacora les Fcbe s’assurent de huit ( 08) sièges. Considérant qu’il ne s’agit que des chiffres bruts, des premières tendances, on pourrait créditer les Fcbe d’une trentaine de sièges au total. Cela est en deçà des chiffres de 2007 où l’on a compté 33 députés Fcbe pour Yayi

Par La tribune de la capitale

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Côte d’Ivoire : Voici les crimes et exactions que l’ONUCI ne voit pas

Trop occupés à rechercher des charniers virtuels,  naturellement à attribuer au “camp Gbagbo”, les agents “impartiaux” de l’ONUCI n’ont visiblement pas le temps d’investiguer sur les exactions listées ci-dessous.

  • 26/04/2011 : Enlèvement de MahanGahé basile, secrétaire général de la centrale syndicale “Dignité” par les forces pro-Ouattara pour une destination inconnue
  • 25/04/2011 : Thérèse Blabo, une militante en vue du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, âgée d’une cinquantaine d’années et mère de deux enfants émigrés aux Etats-Unis, a été brûlée vive près de chez elle, aux 220 Logements, un quartier d’Adjamé. (lien)
  • Exécutions sommaires dans les localités de Pinhou, Binao & Bahé par les hommes d’Alassane Ouattara (lien)
  • Les dozos, milice traditionnelle acquise à la cause de Ouattara responsable de la mort de 330 personnes à Duékoué (lien)
  • 02/04/2011 : Suite aux exactions massives des hommes de Ouattara à l’ouest de la Côte d’Ivoire (environ 1000 morts), l’ONG Human Rights Watch invite Ouattara à “controler ses troupes” (lien)
  • 01/04/2011 : L’armée d’Alassane Ouattara exécute deux cadres FPI à Bahé B (lien)
  • 01/04/2011 : Le chef du village d’Abrévé est égorgé par les FRCI de Ouattara & Soro Guillaume, le duo de terroristes ivoiriens activement soutenu par Nicolas Sarkozy (lien)
  • 02/04/2011 : Les forces pro-Ouattara assassinent 6 jeunes à Dahoua (lien)
  • 01/04/2011 : Les hommes de Guillaume Soro abattent P. Raymond, un ressortissant français proche de Gbagbo à Yamoussokro (lien)
  • 31/03/2011 : Exécution d’une quinzaine de civils par les forces acquises à la cause de Ouattara à Yopougon (lien)
  • 29/03/2011 : L’escadron de la mort pro-Ouattara – “Le commando invisible” – revendique l’assassinat du ressortissant libanais Ali Khali Fawaz (lien)
  • Mars 2011 : Toulépleu, ville de l’ouest tombée aux mains de la rébellion pro-Ouattara passe de 50 000 à 3000 habitants (lien)
  • 25/03/2011 – Une attaque terroriste des partisans d’Alassane Ouattara contre un bus à Adjamé cause la mort de 3 civils (lien)
  • 24/03/2011 – Exécution de 5 personnes dont un policier à Proniani (s/p Sinfra)  par les rebelles pro-Ouattara
  • 17/03/2011 – Selon l’UNicef, 800 000 enfants privés d’école zones Centre Nord Ouest (CNO) sous contrôle d’Alassane Ouattara (lien)
  • 16/03/2011 – Les hommes de Guillaume Soro assassinent le Vice-président du Conseil général de Sinfra (lien)
  • Mars 2011 – Suite à l’occupation de Doké par les troupes de Soro Guillaume 65 habitants seront exécutés (lien 1lien 2)
  • Mars 2011 – La nouvelle armée d’Alassane Ouattara exécute 11 civils à Dénan dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire (lien)
  • Mars 2011 – Le chef du village de Péhé est égorgé par des terroristes se réclamant d’Alassane Ouattara (lien)
  • 15/03/2011 – “le commando invisible”, un escadron de la mort pro-Ouattara abat en plein jour 4 civils à Cocody-les 2 Plateaux (lien)
  • 14/03/2011 – Une position des FDS à Yopougon est attaqué par les rebelles pro-Ouattara, bilan 7 blessés. (lien)
  • 14/03/2011 – Les rebelles d’Alassane Ouattara, soutenus par Nicolas Sarkozy et la communauté internationale, abattent froidement 2 gendarmes à Guézon (lien)
  • 11/03/2011 – Attaque de la société Filtisac à Abobo par les rebelles, un gendarme tué (lien)
  • 07/03/2011 – Le ministère de la santé révèle que l’embargo sur les médicaments imposés à la Côte d’Ivoire par le mari de Carla Bruni et l’UE a déjà causé la mort de 24 malades. (lien)
  • 07/03/2011 – La centrale électrique d’Azito et le groupe Fraternité Matin attaqués par des individus armés (lien)
  • 06/03/2011 – Le commando invisible, l’escadron de la mort acquis à la cause de ouattara attaque de nuit le village d’Anokoi Kouté à Abobo, bilan une vingtaine de mort dont une femme brûlée. (lien 1lien 2lien 3)
  • 27/02/2011 – Les chiens de guerre dirigés par Guillaume Soro attaquent à l’arme lourde le centre émetteur de la RTI sis à Abobo. 3 techniciens de la RTI égorgé ou brûlés vifs (lien 1lien 2)
  • 27/02/2011 – Les militans du RDR, le parti d’Alassane Ouattara incendient un dépôt de la SOTRA à Abobo (lien)
  • 24/02/2011 – L’ONUCI abat un sous officier de l’armée ivoirienne à Daloa (lien1lien 2)
  • 22/02/2011 – Le “commando invisible” l’escadron de la mort pro-Ouattara abat 3 éléments du CECOS dans une embuscade à Abobo (lien)
  • 14/02/2011 – Fermeture abusive des filiales des banques françaises en Côte d’Ivoire…des millions d’ivoiriens se retrouvent privés d’accès à leurs avoirs (lien)
  • 27/01/2011 – Le préfet d’Abengourou agressé, son domicile saccagé par les militants du RDR d’Alassane Ouattara (lien – lien 2)
  • 20/01/2011 – Les domiciles de responsables LMP sont incendiés par des militants du RHDP à Daoukro (lien)
  • 14/01/2011 – Enlèvement et assassinat de 2 militants LMP à Abobo (lien)
  • 12/01/2011 – 5 policiers tués suite à une attaque à l’arme lourde à Abobo (lien)
  • 11/01/2011 – 2 civils & 2 FDS tués au cours d’affrontements à Abobo (lien)
  • 29/12/2010 – L’ONUCI tire sur des manifestants aux mains nues à Marcory (lien)
  • 25/12/2010 – Les militants du RDR, le parti d’Alassane Ouattara essentiellement soutenu par la France, attaquent à la machette la Cité Universitaire de cocody Mermoz (lien)
  • 17/12/2010 – Un policier brûlé vif à Aobobo à l’issue d’une marche dite pacifique du RDR, la formation politique d’Alassane Ouattara (lien)

L’Interview du Président Gbagbo depuis le lieu ou il est détenu

Telediaspora.net

Nous vous proposons en exclusivité la première interview du président LAURENT GBAGBO après son arrestation. Genève, 24 avril 2011 22h41, nous recevons un sms d’un numéro de portable ivoirien qui nous est inconnu. Il est écrit : « c’est Laurent Gbagbo. Appelez-moi si vous pouvez, c’est pas une blague ». Après quelques minutes d’interrogation, nous appelons le numéro qui sonna finalement au bout d’une vingtaine de minutes. Ce qu’on croyait être une mauvaise blague s’avère être une heureuse surprise. Le président Laurent Gbagbo himself au bout du fil. Le scoop était énorme pour le petit monsieur que nous sommes devenus journaliste pour la circonstance. Après un instant de conversation off, le président accepte de nous accorder une interview. Celle-ci n’étant préparée, nous lui avons posés les questions à mesure qu’elles nous passaient par la tête.

NT : Comment allez-vous monsieur le président?

LG : Ça va… Et chez vous?

NT : Je vais bien, merci.

LG : Je voudrais avant tout m’incliner devant les dépouilles des victimes sans exclusive, et manifester ma compassion à tous ceux qui ont perdus un être cher pendant cette guerre absurde qu’aucun démocrate n’aurait permis. Que Dieu soit avec eux en ces moments difficiles. Soyons forts dans cette autre épreuve à nous imposée par l’adversaire. Il n’y rien qui soit qui n’ait pas de fin ici bas

NT : Pouvez-vous, pour le besoin de l’interview, nous expliquez, comment se fait-il que vous avez un téléphone alors que vous êtes sensés ne pas en disposer?

LG : Quelqu’un a du l’oublier ici. Je l’ai entendu sonner, je me suis gardé de répondre. Et puis voilà, l’idée m’est venue de contacter quelques personnes dont vous. (rires)

NT : Avez-vous une idée de votre lieu d’incarcération?

LG : Posez la question à ceux qui me tiennent prisonnier.

NT : Votre vie est-elle en danger?

LG : On a beau appréhender le danger, c’est celui qui vous l’apporte qui est déterminant dans son évaluation. Est-ce que celui qui me tient prisonnier ici est-il un homme dangereux? Seule la réponse à cette question vous situera.

NT : Vous a-t-on signifié le ou les chefs d’accusation justifiant de votre arrestation?

LG : Non. J’attends toujours de le savoir.

NT : Le premier ministre Soro dit que vous aurez pu éviter ce gâchis, j’emploie son propre terme, en acceptant l’exil doré.

LG : C’est vrai que nous aurions pus. Mais en acceptant uniquement le recomptage des voix. Au lieu de cela, ils ont malheureusement choisis la voie des armes par laquelle ils sont venus en 2002. Je ne suis pas rentré en politique pour le gout du luxe. Mais plutôt pour défendre mes idées que je trouve justes et bonnes pour mes compatriotes.

Mes origines modestes font de moi quelqu’un de très peu attaché au confort royal. Si je me suis refusé à m’offrir un seul petit appartement en occident, ce n’est pas après mon exercice du pouvoir que l’envie me viendrait d’y aller vivre ! Je me sens mieux dans mon pays. Évitons donc de réduire l’africain au seul goût du luxe.

La maison qu’ils ont aidés à détruire est la propriété de l’état de Cote d’Ivoire, tout comme son contenu qui aurait servi à tous ceux qui se succèderont à la tête de notre pays. Ce n’est pas moi qui l’ai construite et encore moins meublée.

NT : Que dites-vous de ces images humiliantes de vous qui ont faites le tour du monde?

LG : Vous savez, ce que vous appelez humiliation et moi avons peut-être en commun un chemin. (rires) Ce n’est pas la première fois que ma vie la croise. C’est d’ailleurs la deuxième fois, pour ceux qui l’ignorent, que Ouattara nous la sert, ma femme, mon fils et moi.

Sauf que cette fois-ci il y a ajouté d’autres membres de ma famille, mes collaborateurs et mes partisans. Est-ce une manière pour lui de me remercier, moi, qui n’ai jamais voulu toucher à un seul de ses cheveux ?

Je n’en sais rien. (rire) C’est quand vous vous prenez pour mieux que tous que vous êtes malheureux d’être humilié. Honnêtement, je n’ai pas de problème avec ça. Personne ne me reprochera de n’avoir pas été moi-même au-delà de ma fonction de président de la république.

Certains m’en voulaient de ne pas les regarder de haut. En avaient-ils besoin pour se sentir inférieur? Être président n’est pas une fin en soi. Un président de la république est un être humain comme vous et moi. Vouloir lui dénier cette qualité, c’est l’aider à se prendre pour ce qu’il n’est pas. Voici comment on construit un dictateur qui après vous terrorise.

NT : En face on vous accuse aussi d’avoir tué !

LG : Oui, j’entends les gens le dire. Ils auraient peut-être aimés qu’on ne se défende pas depuis 2002. Qui a introduit la violence en politique dans notre pays ? Quand vous armez des marcheurs qui attaquent les forces de l’ordre, il faut aussi accepter qu’il en meure quelques uns dans le maintient de l’ordre ! Les policiers, militaires et gendarmes égorgés souvent lâchement, est-ce de mon fait?

La présente chasse ouverte à l’homme, les viols, les ivoiriens qui ont perdus leurs biens… c’est peut-être aussi moi ?! Soyons sérieux, et que les autres ne me voient pas dans leur miroir. Dire de Gbagbo qu’il est un dictateur n’empêchera pas nos compatriotes de nommer leur bourreau.

NT : Ne sentez-vous pas trahi par tous ces pasteurs qui vous entouraient?

LG : Ce serait simpliste que de croire qu’un président ne sait pas dissocier sa foi de sa fonction. Maintenant, si vous me demandez ai-je honte de ma croyance en Dieu, je vous répondrais non. Elle, au moins, m’a empêchée d’infliger ce que je subis à mes adversaires. Et j’en suis très heureux. Vous saurez un jour pourquoi.

NT : Pourquoi avoir acheté tant d’armes que vous n’avez pas utilisés contre les hélicoptères français pendant les bombardements de votre domicile?

LG : Parce que je n’étais pas en guerre contre la France. C’est peut-être à monsieur Sarkozy de nous expliquer pourquoi avons-nous eu droit à ce déluge de feu sur nos têtes. Pour un contentieux électoral? Ou bien pour tordre le coup à la démocratie? Dans mon entendement, l’armement ne doit pas à servir à faire la guerre, mais à dissuader l’ennemi.

Je ne me reconnais pas comme un être violent, méchant, cruel, assassin. C’est pourquoi que j’ai plaidé pour le recomptage des voix qui aurait désigné le vrai vainqueur de l’élection, et l’aurait mis à l’aise dans l’exercice de son pouvoir. Mais à cela, ils ont préféré un coup d’état en bonne et due forme. La guerre n’est pas une bonne chose. On sait quand on la commence, mais on ignore quand elle prendra fin. Voyez ce qui continue de se passer à Abidjan.

NT : Reconnaissez-vous Ouattara comme président?

LG : je ne crois pas que cela l’aiderait.

NT : Il parle de son investiture à la mi-mai

LG : A sa place j’aurais assumé mon coup d’état. Quelqu’un qui joue à cache cache avec son ombre est dangereux pour lui-même. On est soit putschiste ou démocrate. Mais jamais les deux à la fois.

NT : Le premier ministre français François Fillon soutient qu’aucun soldat français n’est rentré à votre domicile.

LG : Je ne lui en veux pas de soutenir le contraire, il n’y était pas avec nous.

NT : Pouvez-nous faire le film de votre arrestation.

LG : permettez que je n’en dise pas un mot pour l’instant.

NT : N’était-ce pas suicidaire de défier la communauté internationale?

LG : penser ainsi voudrait dire qu’on est pour ne pas que les choses changent. J’ai plus peur de la population qui vous chasse par la rue, parce que vous êtes un dictateur corrompu, que du dictat des puissances impérialistes.

J’ai certes perdu le pouvoir par le vœu de la France, une chose qui, de toute les façons, aurait été une réalité en fin de mon mandat. Mais je suis très heureux de ne pas être celui par qui mon pays sera pillé. Ceci est une des choses essentielles que je retiendrai de ma présidence

NT : Feriez-vous la même chose si c’était à refaire ?

LG : Absolument. S’il y a une chose que je ne supporte pas c’est la soumission. Surtout quand elle engage la vie de tout un peuple. Mes convictions ne sont pas négociables. Tant pis si j’en paie le prix.

NT : Croyez-vous en la réconciliation prôné par Alassane Ouattara?

LG : C’est vrai qu’on dit du menteur qu’il se ment toujours à lui-même en premier. Mais il faut toujours faire l’effort de croire aux intentions des uns et des autres jusqu’au jour où ils vous démontrent le contraire. Ce que je constate par contre, c’est qu’il va falloir batailler pour y parvenir vu la grandeur de ce désastre jamais observée dans notre pays.

De la barbarie des temps anciens. Les gens tués froidement ; des villages incendiés avec leurs populations réfugiées en brousse… C’est une méchanceté gratuite qui ne grandit pas son commanditaire.

NT : Avez-vous les nouvelles de votre femme, votre fils et autres collaborateurs détenus au Golf?

LG : En lieu et place d’une réponse à votre question, je demanderais à Ouattara de les faire libérer immédiatement, tout comme je lui demande de faire cesser ces graves exactions perpétrés sur les populations partout dans le pays. Nous avons un régime présidentiel qui fait de moi le premier responsable de ce qu’il pourrait leurs reprocher.

Qu’il fasse honneur à la Cote d’Ivoire, pendant qu’il est encore temps en rétablissant l’état de droit très rapidement. La terreur ne résout rien. Le calme qu’elle procure est très souvent trompeur. Les gens sont certes apeurés, c’est dans l’ordre des choses, parce que face à une situation nouvelle. Mais qu’il ne les amènent pas à s’y habituer et à surmonter leur peur.

NT : Alassane Ouattara est-il un danger pour la démocratie?

LG : Pour ce que nous voyons, il serait insensé de dire non. Arrêter Affi pour avoir donné une interview et fait une déclaration qui dépeint la situation socio-politique. C’est impensable après de longues années de lutte pour l’instauration de la démocratie ! Que Ouattara fasse attention dans son envie de tuer la démocratie, les ivoiriens sont très jaloux de leur liberté devenue effective depuis une décennie. L’homme politique qui ne met pas le peuple au centre de ses préoccupations s’exposegravement.

NT : Ouattara peut-il gouverner la Côte d’Ivoire ?

LG : il lui faudra bien ! Puisqu’il en a rêvé avec obsession. Maintenant qu’il l’a obtenu en cadeau à coup de canon de Sarkozy, il n’a pas le choix ! Va-t-il y parvenir? Tout dépendra de son acceptation par le peuple de Côte d’Ivoire durement éprouvé par sa passion pour les armes et dont on peut imaginer le rejet pour sa personne.

NT : Le tout n’était donc pas de réussir son coup d’État ?

LG : Absolument pas ! Renverser Gbagbo et se proclamer président était peut-être l’étape la plus facile. Mais qu’en sera-t-il pour chaque ivoirien ayant subit le courroux de ses hommes? La réconciliation entre lui et le peuple sera laborieuse, peut-être même jamais une réalité. Le problème de sa légitimité se posera à lui de façon récurrente.

NT : Comment faites-vous pour garder votre légendaire bonne humeur, malgré ce que vous traversez?

LG : Que voulez-vous que je fasse, mon cher Navy? Il est souvent bon de rire des choses tragiques. D’abord parce que les pleures ne changeront pas leurs courts, mais, mieux leur avènement est porteur de plusieurs enseignements. Pour certains c’est gagné et pour d’autres c’est perdu. Et pourtant…

NT : Vous considérez-vous toujours comme président de la Côte d’Ivoire?

LG : Si tel était cas, je suis bien loin du palais présidentiel maintenant. (rire)NT : Votre chute n’a pas été saluée par une lièsse populaire.

LG : C’est à Ouattara qu’il faut porter ce message.

NT : Le mot de la fin aux internautes pour qui vous êtres un héros africain et à vos électeurs qui sont traqués par les rebelles de Ouattara.

LG : Merci à nos amis internautes qui se mobilisent pour la Côte d’Ivoire, mes partisans, mes collaborateurs, ma famille et moi. Cela me va droit au cœur de savoir qu’ils existent. Au delà de mes électeurs, je recommande à tous mes compatriotes et africains de rester dignes.

NT : Au revoir Monsieur le président en espérant qu’il ne vous arrivera rien.

LG : Si tel était le cas, il aura prouvé à tous ce qu’il est. (rire)Que Dieu benisse la Cote d’Ivoire

Sans commentaire

Un militaire français et sa victime en Côte d’Ivoire

pauvre ivoirien RIP !

« IB » mort, Une preuve parfaite qui disparaît

Il y a des gens comme ça qui sont tellement emmerdants, tellement « casse-couilles », qu’on en vient souvent, pour s’en débarrasser, à imaginer pour eux une solution finale. Incontestablement, je pense qu’« IB » faisait partie de ces gens.

Depuis qu’il a bu le biberon de la complotite, le Sergent « IB » qui s’est autoproclamé Général, a été tellement transfiguré que sa vie en a été totalement transformée. Il ne vivait que pour ça, que par cela.


Le Général « IB »

Le problème, c’est que l’homme avait une si haute idée de lui-même qu’il ne supportait pas de jouer les seconds rôles, de mâcher le boulot pour d’autres et comme j’aime à le dire, jouer du violon pour faire danser les autres.

Le coup de feu pour faire chuter Bédié comme tous les coups de feu échoués avant, c’est lui. Les tentatives de se débarrasser de Gueï, c’est encore lui. Les actions menées contre Gbagbo, il a eu sa patte dedans.

Quand on a crapahuté comme lui, mené une telle vie de maquisard, exposé sa vie sans compter, on ne peut pas se résoudre à laisser tout le temps le tapis rouge, les grands hôtels, les grands postes, à des gens qui finalement, n’ont pour eux que d’être des gratte-papiers ou des diplômés. Et il a fini par sortir de ses gongs pour réclamer son dû après avoir été de ceux qui ont donné le dernier coup de reins pour faire chuter Laurent Gbagbo et hisser Alassane Ouattara sur le pavois.

Mais ce n’est pas seulement ses ambitions qui l’ont perdu, c’est qu’il était aussi une grande gueule, au propre comme au figuré, qui ne savait pas la fermer. Sa promptitude à faire des aveux pour tenter de rectifier l’Histoire, pour redistribuer les rôles des uns et des autres, en atteste. N’avait-il pas dans un de ses moments de dépit et de stress amoureux, révélé au monde entier comment les évènements de 2002 en Côte d’Ivoire s’étaient passés et qui les avait financés de bout en bout ? Et comme ma foi, cette grande gueule connaissait pas mal de choses qui peuvent conduire bien de chefs d’Etat devant des juridictions pénales internationales, personne ne pouvait imaginer qu’après sa dernière revendication sur le partage du pouvoir, il n’ait comme signé son arrêt de mort.

C’est pour cela sans doute que la première surprise passée, on ne s’émeut pas outre mesure de sa disparition. Beaucoup auront même poussé un « ouf » de soulagement. Mais attention, pour blanchir le passé de certains responsables, beaucoup comme lui pourraient aussi passer à la casserole s’il leur venait l’esprit de vouloir violer l’ « omerta » ou même de jouer un tant soit peu aux maîtres-chanteurs. Le nettoyage ne pourrait faire que commencer.

VT

San Finna N°614 du 02 au 22 Mai 2011

Fin de règne au Faso : La France aurait-elle décidé de gicler Blaise Compaoré ?

Que n’a-t-on entendu au début de la crise ? On a tour à tour incriminé l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) et son président Me Hermann Yaméogo qui venait de rentrer d’Abidjan. De sources généralement bien informées, on disait qu’il était la « main noire » de la révolte des élèves, collégiens et étudiants et que Laurent Gbagbo ayant décidé qu’il ne partirait pas du pouvoir sans Blaise, il avait été briefé, doté pour faire le « travail » avec des éléments embusqués dans la « Grande Muette » ! Les responsables du parti de la panthère ont été suivis ; devant la porte du domicile du président de l’UNDD, des gendarmes étaient placés en permanence.

Des interpellations de membres du Bureau Exécutif national comme de simples militants ont eu lieu jusqu’en province avec pour objectif de « creuser » afin d’en savoir plus. Pour ratisser plus large, on aurait prospecté du côté du PCRV, du MBDHP. Aujourd’hui, on susurre qu’il se pourrait bien que finalement, ce soient les machiavéliques Français qui, après s’être servis de Blaise Compaoré en Guinée, en Côte d’Ivoire, en Libye…, s’apprêteraient à le faire passer à la casserole en attendant de voir le cas d’autres présidents qui, comme lui, ont trop duré au pouvoir, ou y seraient mal venus ! Ce plan, validé par les USA dit-on, serait en marche avec des mouvements coordonnés de forces militaires au Faso. Comme pour corroborer les faits, on note que des médias étrangers et notamment français rivalisent d’émissions, de reportages et d’articles pour jeter aux chiens le président du Faso qui était une mascotte pour beaucoup d’entre eux il n’y a pas longtemps.

On dirait qu’ils se sont donné le mot ! C’est le cas de ceux proches du pouvoir Sarkozy : RFI, TV 5, France 24… et même du Canard Enchaîné qui a toujours su garder sa liberté. Tous vendent Blaise Compaoré bien moins cher comme on dit et ont déjà ouvert la page de l’après-Compaoré. Si c’est vrai, encore qu’il s’en trouve pour soutenir le contraire, quelle sera la formule adoptée ? Celle d’un Conseil national de transition comme en Libye ou d’un « poulain » préparé comme en Côte d’Ivoire ?

Les Burkinabé en sont déjà à triturer leurs méninges et à préparer les ralliements pour ne pas être placés du mauvais côté du vent quand il aura fini de tourner !

Sacré Faso ….

San Finna N°613 du 25 Avril au 01 Mai 2011

Attention, l’Occident a faim ! Appel à la responsabilité de « l’homme africain »

Aux premières heures de l’opération militaire « Aube d’une Odyssée » en Libye, nous étions de ceux qui pensaient que cette « croisade » était peut-être d’un mal nécessaire. Les nouvelles générations africaines ne veulent plus entendre parler des « dictateurs » ou des « hommes forts ». Nous voulons tout simplement vivre normalement sur une terre normalisée.

Nous nous sommes donc légitimement demandés ceci : les Tunisiens et les Égyptiens ont réussi à faire partir leurs potentats début 2011, alors pourquoi pas les Libyens en attendant les autocrates d’Afrique sub-saharienne ? Mais il est vite apparu que les 6 millions de Libyens ne souhaitaient pas forcément et en la circonstance le départ du Guide de Tripoli. En tous cas, pas de cette manière là : à coup de missiles et de bombes occidentales !

AUX ARMES AFRICAINS ?

La fin d’une dictature est d’abord et avant tout une question nationale qui concerne en priorité les populations d’un pays donné. A-t-on eu besoin d’avions de guerre français ou Britanniques pour chasser Moubarak ou Ben Ali ? Bien sûr que non ! Et puis, il y a eu la Côte d’Ivoire le 11 avril 2011 (date de l’attaque de la résidence de Laurent Gbagbo le Président légal de la Côte d’ivoire jusqu’à la prestation de serment d’une autre personnalité devant le Conseil Constitutionnel de la RCI), la France a tout d’un coup cessé d’être le modèle du futur en Afrique francophone. Et pour cause ? L’ONU a été utilisée comme un « machin » pour recoloniser les Africains francophones par l’intermédiaire des Ivoiriens. Nous avions l’impression de revivre l’ère W. Bush toutes proportions gardées.

Mais comment comprendre au 21e siècle, que « l’homme africain » en zone francophone accepte encore de se laisser massacrer (comme avant les Indépendances) sans rendre coups pour coups ? Sommes nous redevenus des Indigènes comme nos parents ? Les Françafricains arrivent avec des principes universalistes, ils prennent les terres et dictent leurs conditions aux familles de Noirs dont on ne veut plus dans le football français, ceux qui ne sont pas satisfaits sont assassinés froidement, les leaders protestataires sont exilés, les femmes sont violées, les images sont manipulées et ceux qui veulent se battre sont mis hors d’état de nuire de quelque manière que ce soit. C’est pourtant inacceptable pour une intelligence quelconque!

Il faut désormais rejeter l’expédition militaire « l’aube d’une Odyssée » en Lybie et le rôle de l’Armée Françafricaine en Afrique francophone car ces entreprises ressemblent plus à un « braquage à mains armés » d’états souverains en terre africaine qu’à une promotion de la démocratie chez les Noirs ou les Arabes.

A cette allure, il vaut mieux garder nos dictateurs plutôt que de se faire dévaliser par des coalitions internationales qui ne pensent qu’à nous voler à défaut d’acheter nos richesses au juste prix et à nous tuer loin des yeux de l’Occident. Tout ce qu’il y a de plus regrettable dans cette tragédie postcoloniale est que « l’homme africain » ne se soit pas décidé à résister coûte que coûte à la Françafrique d’une part (qui n’a pas l’intention de faire le moindre cadeau aux Africains) et d’autre part que l’Afrique francophone dispose de si peu de ressources intellectuelles pour théoriser et imposer la nécessité de l’émergence d’une démocratie africaine.

LA FRANCAFRIQUE C’EST LA MORT

L’Occident françafricain préférerait voir des millions de morts en Afrique plutôt que de perdre l’accès à nos matières premières. Peut-on le lui reprocher ? Peut-être que non, il défend ses intérêts. Ce qu’il y a d’étonnant est que « l’homme africain » en Afrique francophone se défende si peu ou si mal : Le Gabon, le Togo, le Bénin, le Tchad et la Côte d’Ivoire ont reçu mille fois moins de bombes sur la tête que la Lybie ou le Viêt-Nam. Et pourtant, nous sommes souvent prêts à nous rendre sans combattre.

L’homme africain en territoire françafricain ne réalise t-il pas encore que le sombre dessein est de nous éliminer jusqu’au dernier si nous refusons de dilapider davantage ce qui nous reste comme richesses ? Certains veulent négocier, qui avec la France, qui d’autre avec l’ONU ! Pourquoi pas ? Mais comprennent-ils seulement que le Golfe de Guinée est entré en guerre, malheureusement ? On nous a déclaré une guerre totalement injuste et nous devons répondre pour une fois au lieu de nous attendre à de la compassion de la part de ceux qui ne pensent qu’à la permanence de leur civilisation !?

Quand allons – nous prendre conscience de ce qui se passe ? Il y a des Noirs et des africains qui pensent être respectables parce qu’ils sont flattés de plusieurs manières par l’Empire Françafricain avant de réaliser comme Rama Yade récemment, qu’ils ne représentent qu’un faire-valoir, dont on peut se débarrasser comme d’un mouchoir après qu’il ait servi.

A quoi sert donc tout cet argent que certains acteurs ont amassé dans nos pays africains ? Ils pensent probablement qu’en le mettant dans les mains de journalistes bien connus, de certains groupes ésotériques occidentaux ou certains réseaux, ils changeront la face de l’Afrique. Erreur ! Le Sénégalais Léopold Sédar Senghor qui avait bien servi la Françafrique est mort comme un paria alors que Césaire qui avait été toute sa vie « boudé » par les médias français est devenu une référence malgré son discours contre le colonialisme.

Mais de quoi as – tu peur, homme africain ? De la mort ? Nous devons tous mourir un jour ! Des Françafricains ? Ils ont aussi peur que toi !

Nous devons nous battre pour nos droits y compris contre l’Armée Françafricaine car il n’est pas normal que quelques milliers de soldats contrôlent 20 millions d’Ivoiriens. Dans le même temps, une coalition de plusieurs armées occidentales ne parvient pas à vaincre la Lybie avec ses petits 6 millions d’habitants. Houston (Afrique francophone), nous avons un problème ! Que sont les « fiers guerriers dans les savanes ancestrales » devenus ? N’existeraient-ils que dans les manuels de la poésie nègre ?

Arrêtons de danser le décalé ou la rumba congolaise un certain temps ! L’heure est grave ! Cessons de nous quereller pour des questions ethniques et anticipons par rapport à ce qui se passe : Nous avons cru que nos adversaires étaient les Bongo, Sassou, Déby, Eyadéma, Bozizé et autres dictateurs ! Nous découvrons que ce sont de simples pantins. Le mal de l’Afrique francophone c’est la Françafrique. On se couche ou on la combat par tous les moyens ? C’est à chacun de voir ! Mais ceux qui pensent trouver une réponse dans des « réseaux » autre que les peuples africains se trompent. Aucun de ces réseaux ne nous ferra cadeau de la liberté. Nous devrons la conquérir.

Bruno Ben MOUBAMBA

bruno@moubamba.com

Etats-Unis : Barack Obama annonce la mort d’Oussama Ben Laden

Le président américain, Barack Obama, a annoncé tard dimanche soir la nouvelle la plus attendue par les Américains depuis le 11 septembre 2001 : la mort d’Oussama ben Laden, le terroriste le plus recherché au monde et cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001.

La fébrilité a rapidement envahi les médias américains, lorsque la Maison-Blanche a annoncé que le président Obama allait s’adresser exceptionnellement à la nation pour des raisons de sécurité nationale. Une adresse à la nation, un dimanche soir et avec peu de préavis, a été interprétée comme le signe d’une annonce de la plus haute importance.

Plusieurs ont alors suspecté que le président démocrate allait annoncer la mort ou la capture du chef d’Al-Qaida. Des confirmations de source anonyme ont afflué sur la Toile en quelques minutes. Tous les analystes et correspondants politiques de Washington étaient sur le pied d’alerte.

La nouvelle a aussitôt entraîné son lot de réactions chez les Américains. Avant même l’allocution du président en direct de la Maison-Blanche, des Américains se sont regroupés devant le mythique immeuble de Washington pour entonner l’hymne national.

Au bout de quelques minutes, le réseau de télévision CNN et le prestigieux quotidien The New York Times ont annoncé que les États-Unis avaient retrouvé le corps d’Oussama ben Laden. Peu de détails sur les circonstances de sa mort ont toutefois été révélés. Selon CNN, le terroriste aurait été tué près d’Islamabad, au Pakistan.

Barack Obama a finalement confirmé la nouvelle au peuple américain vers 23h35.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Oussama ben Laden est sans contredit l’homme le plus recherché des États-Unis. Une récompense de 25 millions $ pour toute information menant à sa capture avait même été lancée sous la présidence de George W. Bush.

Des informations ont circulé pendant près d’une décennie sur la localisation exacte du fugitif, qui aurait erré notamment dans les montagnes du Pakistan.

Oussama ben Laden, né le 10 mars 1957 à Riyad en Arabie saoudite, est considéré comme la tête dirigeante du réseau jihadiste Al-Qaida.

Selon les États-Unis, l’homme serait le grand architecte et commanditaire des attentats du 11 septembre 2001.

Conséquences notoires

La mort d’Oussama ben Laden aura sans aucun doute des conséquences notoires sur la politique étrangère américaine et influencera plusieurs conflits dans le monde. Le culte voué par certains groupes terroristes à Oussama ben Laden a alimenté de nombreux conflits depuis 2001.

La chasse à ben Laden, amorcée par l’ancien président américain George W. Bush, a été le fer de lance de la politique extérieure des États-Unis dans la première décennie du nouveau millénaire.

Dans les sphères économiques, la simple évocation de la mort de ben Laden s’est fait ressentir. Tard en soirée, le dollar a aussitôt grimpé face à l’euro, et ce, avant même la confirmation du décès par le président américain, Barack Obama

amuel Auger

source le soleil canada via cyberpresse.ca

Le règne des Etats-Unis d’Amérique en tant que première puissance du monde s’achève en 2016

Une information bombe de la FMI qui est passée sous silence: le règne des Etats-Unis d’Amérique en tant que première puissance du monde s’achève en 2016.

Le Fonds monétaire international vient de larguer une bombe, et personne ne s’en ai aperçu.
Pour la première fois, l’organisation internationale a fixé une date pour le moment où l ‘«âge d’or de l’Amérique» prendra fin et l’économie américaine sera dépassée par celle de la Chine.
Et il est beaucoup plus proche que vous ne le pensez.

Selon les dernières prévisions officielles du FMI, l’économie Chinoise dépassera celle de l’Amérique en termes réels en 2016 – à peine cinq ans à partir de maintenant.
Mettez-le quelque part dans votre agenda.

Il fournit un contexte douloureux pour les querelles de budget qui se déroule en ce moment à Washington. Il soulève des questions énormes sur ce que le système de sécurité internationale va ressembler dans une poignée d’années. Et il jette un nuage incertain à la fois sur le dollar américain et le marché du géant Trésor US, qui ont été calés pendant des décennies par leur statut privilégié et le passif de la puissance hégémonique du monde.

Selon les prévisions du FMI, qui était tranquillement sur le site Web du Fonds il ya deux semaines, celui qui est élu président des États-Unis l’année prochaine – Obama? Mitt Romney? Donald Trump? – Sera le dernier à la présidence de la plus grande économie du monde.

La plupart des gens ne sont pas préparés pour cela. Ils ne savent même pas que c’est tout près. Écoutez des experts de diverses tendances, et ils vous diront ce moment des décennies. La plupart des baissiers mettront le chiffre dans le milieu des années 2020.

Mais ils font des mauvais calcul. Ils sont seulement la comparaison des produits intérieurs bruts des deux pays en utilisant les taux de change actuel.

C’est une comparaison en grande partie vide dans le sens en termes réels. Les taux de change évoluent rapidement. Et les taux de change de la Chine sont faux. La Chine sous-évalue artificiellement sa monnaie, le renminbi, grâce à une intervention massive sur les marchés.
La comparaison qui compte vraiment

En plus de comparer les deux pays sur la base des taux de change, l’analyse du FMI s’est également tourné vers le vrai, l’image en termes réels des économies en utilisant « les parités de pouvoir d’achat. » Cela se compare ce que les gens gagnent et dépensent en termes réels dans leurs économies nationales.

En vertu de PPP, l’économie chinoise augmentera de 11,2 milliards de dollars cette année à 19 milliards de dollars en 2016. Pendant ce temps la taille de l’économie américaine passera de 15.000,2 milliards de dollars à 18.000,8 milliards de dollars. Ce serait prendre des parts de l’Amérique dans la production mondiale qui baissera de 17,7%, plus bas dans les temps modernes. La Chine devrait atteindre 18%, et à la hausse.

Il ya 10 ans, l’économie Américaine était trois fois la taille de la Chine.

Naturellement, toutes les prévisions sont faillibles. Temps et circonstances à tous. La date effective à laquelle la Chine dépasse les États-Unis pourrait venir encore plus tôt que le FMI prévoit, ou un peu plus tard. Si les grands coups mastodonte Chinois un peu, un nombre croissant de peur que cela, il pourrait même retarder les choses de plusieurs années. Mais le résultat n’est guère mis en doute.

C’est plus qu’une histoire de statistiques. C’est la fin de l’Âge d’or de l’Amérique. Un stratège obligataire en Europe m’a dit il ya deux semaines, « Nous assistons à la fin de l’hégémonie économique de l’Amérique. »

Nous avons vécu dans un monde dominé par les États-Unis aussi longtemps qu’il n’y a plus personne en vie qui ne se souvient de rien d’autre. L’Amérique a dépassé la Grande-Bretagne comme le leader mondial de la puissance économique dans les années 1890 et n’a jamais regardé en arrière.

Et ces deux pays vivent sous des règles très similaires d’un gouvernement constitutionnel, le respect des libertés civiles et les droits de propriété. La Chine est différente. L’âge de la Chine sera très différent.

Victor Cha, conseiller principal sur les affaires asiatiques au Washington Center for Strategic and International Studies, m’a dit les voisins de la Chine en Asie sont déjà éveiller aux dangers. «La région est essentiellement a la recherche aux États-Unis d’une manière qu’il n’a pas fait dans le passé, dit-il. «Ils voient les États-Unis comme un contrepoids à la Chine. Ils ont également voir l’hégémonie américaine sur le dernier demi-siècle comme relativement bénigne. En Chine, on voit l’émergence d’une puissance économique qui n’est pas bienveillant, qui peut être prédateur. Ils ne le voient pas comme une hégémonie bénigne. « 

La montée de la Chine, et le déclin relatif de l’Amérique, est la plus grande histoire de notre temps. Vous pouvez voir ses implications partout, des usines de volets dans le Midwest à la flambée des coûts du pétrole et d’autres produits. L’automne dernier, lorsque j’ai assisté à une conférence à Londres sur l’investissement agricole, j’ai été frappé par le nombre de personnes qui y ont raconté des histoires sur les intérêts Chinois qui s’arrachent des terres agricoles et des fournitures alimentaires –en Afrique, Amérique du Sud en Chine et ailleurs.

Ceci est le résultat de décennies au cours de laquelle la Chine a poursuivi avec succès des politiques économiques visant à l’expansion nationale et de la puissance, tandis que les États-Unis ont adopté une ou l’autre de libre-échange ou, à défaut d’un meilleur terme, l’apaisement économique.
« Il ya deux systèmes dans une collision », a déclaré Ralph Gomory, professeur de recherche à l’école NYU Stern affaires. « Ils ont une forme d’État-guidée du capitalisme, et nous avons un ancien beaucoup plus libre du capitalisme. » Ce que nous avons vu, dit-il, est «un changement majeur dans la capacité des États-Unis à la Chine.

Ce que nous avons fait est cotée emplois pour les bénéfices. Les emplois sont passés à la Chine. La capacité érode aux États-Unis et se développe en Chine. C’est très destructeur. C’est une raison importante pour laquelle les États-Unis deviennent de plus en plus polarisée entre une petite classe très riche et une classe moyenne en pleine érosion. Les gens qui obtiennent les bénéfices sont très différents de ceux qui ont perdu du salaire. « 

Le prochain chapitre de l’histoire ne fait que commencer.

Spree U. S. dépenses Won’t Work

Ce que la montée de la Chine des moyens de défense et les affaires internationales, a à peine été abordé. Les États-Unis sont maintenant entrain de dépenser des sommes gigantesques – d’une économie en difficulté – pour tenter de conserver sa place au soleil.
C’est une leçon que nous pourrions en apprendre davantage à un prix avantageux de la triste histoire des empires britanniques, espagnols et autres. Ca ne fonctionne pas. Vous ne pouvez pas rester au top, si votre économie ne fonctionne pas.

De même, pour le point, voici ce que cela signifie économiquement, et pour les investisseurs.
Il ya quelques années j’étais en train de déjeuner avec des investisseurs les plus intelligents que je connais, basée à Londres, gérant de hedge funds Crispin Odey. Il a fait l’argument selon lequel les marchés sont raisonnablement efficaces, la plupart du temps, à la fixation des prix. Où sont-ils plus susceptibles d’échouer, cependant, c’est en anticipant correctement et les prix élèves révolutionnaires, «paradigme» des changements – que ce soit une hausse de technologies de rupture ou de changements révolutionnaires dans la géopolitique. Nous vivons un moment.

Le marché américain du Trésor continue de fonctionner sur l’hypothèse qu’il restera toujours la référence mondiale de l’argent. Les écoles de commerce enseignent encore aux étudiants, par exemple, que le taux d’intérêt sur les obligations à 10 ans du Trésor est le «taux sans risque » sur l’argent. Et il a été pendant plus d’un siècle. Mais tout cela est fonction de l’âge dor de l’Amérique.

Pas étonnant que tant de personnes ont été acheté de l’or. Si le dollar des États-Unis cesse d’être la monnaie de réserve du monde unique, que sera L’euro ? il serait bien si elle agit comme le vieux deutschemark. Si c’est juste la drachme grecque de la traînée … pas tellement.
La dernière fois que la puissance hégémonique dominant le monde a perdu sa capacité à diriger les choses seul, a été au début du siècle passé. C’est alors que les États-Unis et l’Allemagne avaient dépassés la Grande-Bretagne. Il ne tourne pas bien.

Mise à jour avec la réaction du FMI

Le Fonds monétaire international a répondu à mon article.

Dans un communiqué envoyé à MarketWatch, le FMI a confirmé le rapport, mais a contesté mon interprétation des données. En comparant les économies américaine et chinoise à l’aide « du pouvoir d’achat à parité», selon elle, « n’est pas la mesure la plus appropriée. Parce que les niveaux de prix PPP sont influencés par des services non échangeables, qui sont plus pertinents localement que globalement. »

Le FMI a ajouté qu’il préfère comparer des économies en utilisant les taux de change du marché, et qu’en vertu de cette comparaison, les Etats-Unis sont actuellement de 130% plus grand que la Chine, et sera toujours 70% plus d’ici 2016. »

Mon point de vue?

Le FMI est en droit de faire valoir ses arguments. Mais son argument soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Tout d’abord, aucune mesure n’est parfaite. Tout le monde le sait.
Mais c’est aussi vrai du PIB, ce sont chiffres. L’ouragan Katrina, par exemple, a amélioré le PIB des États-Unis, car il a suscité un grand nombre d’activités économiques – comme la fourniture de secours d’urgence et la reconstruction des maisons. Est-ce qu’il ya quelqu’un qui pense sérieusement que Katrina a été un net positif pour les États-Unis? Toutes les statistiques ont besoin de mises en garde.

Deuxièmement, les économies sont comparés en utilisant des taux de change simple, comme le suggère le FMI, pose d’énormes problèmes.

Les marchés des devises fluctuent. Ils représentent les rentrées de fonds internationaux, et non pas la production réelle.

Le dollar américain a baissé de près de 10% contre l’euro jusqu’à présent cette année. Quelqu’un suggère que la taille réelle de l’économie américaine a reculé de 10% en comparaison avec l’Europe au cours de cette période? L’idée est absurde.

La Chine supprime activement du renminbi sur le marché des devises grâce à des achats massifs de dollars. En conséquence, le renminbi est sous-évalué profondément sur les marchés des changes. Une simple comparaison des économies sur leurs taux de change qui manque complètement.

Parité du pouvoir d’achat n’est pas une mesure parfaite.

Il n’en existe pas. Mais il mesure la production des économies en termes de biens et services réels, pas seulement du papier-monnaie. C’est pourquoi il est largement utilisé pour comparer les économies. Le FMI publie des données PPP. Il en va de l’OCDE. De nombreux économistes comptent sur eux.

SOURCE : AFROHISTORAMA