Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

« IB » mort, Une preuve parfaite qui disparaît

Il y a des gens comme ça qui sont tellement emmerdants, tellement « casse-couilles », qu’on en vient souvent, pour s’en débarrasser, à imaginer pour eux une solution finale. Incontestablement, je pense qu’« IB » faisait partie de ces gens.

Depuis qu’il a bu le biberon de la complotite, le Sergent « IB » qui s’est autoproclamé Général, a été tellement transfiguré que sa vie en a été totalement transformée. Il ne vivait que pour ça, que par cela.


Le Général « IB »

Le problème, c’est que l’homme avait une si haute idée de lui-même qu’il ne supportait pas de jouer les seconds rôles, de mâcher le boulot pour d’autres et comme j’aime à le dire, jouer du violon pour faire danser les autres.

Le coup de feu pour faire chuter Bédié comme tous les coups de feu échoués avant, c’est lui. Les tentatives de se débarrasser de Gueï, c’est encore lui. Les actions menées contre Gbagbo, il a eu sa patte dedans.

Quand on a crapahuté comme lui, mené une telle vie de maquisard, exposé sa vie sans compter, on ne peut pas se résoudre à laisser tout le temps le tapis rouge, les grands hôtels, les grands postes, à des gens qui finalement, n’ont pour eux que d’être des gratte-papiers ou des diplômés. Et il a fini par sortir de ses gongs pour réclamer son dû après avoir été de ceux qui ont donné le dernier coup de reins pour faire chuter Laurent Gbagbo et hisser Alassane Ouattara sur le pavois.

Mais ce n’est pas seulement ses ambitions qui l’ont perdu, c’est qu’il était aussi une grande gueule, au propre comme au figuré, qui ne savait pas la fermer. Sa promptitude à faire des aveux pour tenter de rectifier l’Histoire, pour redistribuer les rôles des uns et des autres, en atteste. N’avait-il pas dans un de ses moments de dépit et de stress amoureux, révélé au monde entier comment les évènements de 2002 en Côte d’Ivoire s’étaient passés et qui les avait financés de bout en bout ? Et comme ma foi, cette grande gueule connaissait pas mal de choses qui peuvent conduire bien de chefs d’Etat devant des juridictions pénales internationales, personne ne pouvait imaginer qu’après sa dernière revendication sur le partage du pouvoir, il n’ait comme signé son arrêt de mort.

C’est pour cela sans doute que la première surprise passée, on ne s’émeut pas outre mesure de sa disparition. Beaucoup auront même poussé un « ouf » de soulagement. Mais attention, pour blanchir le passé de certains responsables, beaucoup comme lui pourraient aussi passer à la casserole s’il leur venait l’esprit de vouloir violer l’ « omerta » ou même de jouer un tant soit peu aux maîtres-chanteurs. Le nettoyage ne pourrait faire que commencer.

VT

San Finna N°614 du 02 au 22 Mai 2011

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