Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mai 23, 2011

BENIN : La Renaissance du Bénin jette le masque

La Renaissance du Bénin (RB), au sein de l’Union fait Nation, est la seule formation politique qui fait double jeu avec ses alliés. L’expérience de ce samedi à l’aube a encore montré le visage de cette composante de l’UN.

La Renaissance du Bénin (RB) est l’animal à plusieurs têtes dans l’Union fait Nation. La trahison, la traitrise, le manque de vision, l’attachement aux intérêts du moment sans penser à l’avenir et autres dérives sont l’essentiel du credo de cette formation politique. La surprenante volte-face de Rosine Soglo, lors de l’élection du bureau de la sixième législature, le démontre à plus d’un titre. La doyenne d’âge exigeait bec et ongle trois postes non négociables pour l’Union fait Nation.

C’était même pour atteindre cet objectif qu’elle avait reporté l’élection du bureau à ce vendredi. Que s’est-il alors passé pour qu’elle change subitement d’attitude ? On comprend qu’elle avait simplement joué sur le temps pour négocier un poste à la RB dans l’exécutif de la sixième législature. En conséquence, Boniface Yéhouétomè est élu deuxième vice-président de l’Assemblée nationale sans l’avis des autres composantes de son alliance politique. Cette situation n’est pas un effet de hasard.

Les déclarations de Léhady Soglo, Boniface Yéhouétomè et autres députés de la Renaissance du Bénin, chantant les louanges du chef de l’Etat après leur forfait, est la preuve par neuf que les Soglo sont dans la logique des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et de leurs alliés. C’est un coup de massue sur la tête des autres partis de l’Union fait Nation. Ceci conforte l’idée selon laquelle la RB a été toujours le bras armé du pouvoir du Changement pour casser l’UN.

Preuves

A la dernière élection présidentielle, toutes les autres formations politiques ont mouillé le maillot à l’exception de la Renaissance du Bénin qui se cherchait et laissait le champ à l’adversaire de battre le candidat de l’Union fait Nation, Me Adrien Houngbédji. Pour preuve, le 13 mars dernier, c’est dans les fiefs des Soglo que le président Boni Yayi avait ses meilleurs scores dans le sud du pays. Par exemple, dans la 16e circonscription électorale (Cotonou), le président Boni Yayi y a fait feu de tous bois, parce que les Renaissants lui ont abandonné le terrain. Leur changement brusque de stratégie, lors de la campagne aux élections législatives où ils ont véritablement mouillé le maillot, en est une preuve irréfutable. Si on remonte encore un peu plus dans le passé, on trouvera d’autres faits pour démontrer l’attitude peu fédératrice de la Renaissance du Bénin au sein de l’Union fait la Nation. A la naissance de l’UN, quel groupe politique montait au créneau pour vilipender les autres ? C’était la RB. On se souvient de la fameuse conférence de presse du député Epiphane Quenum au siège de son parti au cours de laquelle aucune composante de l’UN n’a échappé à ses attaques. A son retour au pays, Rosine Soglo l’a encore applaudi. C’était la preuve qu’il était en mission. Ainsi, qui peut affirmer que la RB n’avait pas sa part de responsabilité dans la confection décriée de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) ? C’était sous la supervision de Epiphane Quenum, coordonnateur de la Cps/Lépi que la cartographie censitaire était mal partie. Ainsi, Arifari Bako n’a fait que continuer les dérives de son prédécesseur.

Azannaï avait raison

L’homme qui connaît bien la Renaissance du Bénin est bel et bien Candide Azannaï. Au moment où il dénonçait les manigances de ses alliés d’hier, on ne l’avait pas compris. Au fur et à mesure que l’on évolue, les faits lui donnent amplement raison. Comment ses ennuis ont commencé avec les Soglo ? Homme de principe et fidèle à son idéologie, l’actuel ministre de l’Industrie défendait la ligne de la Renaissance du Bénin contre le régime Kérékou. « Pas question à la RB d’aller au gouvernement du président Mathieu Kérékou ». C’était le point non négociable de M. Azannaï.

En plus, les informations faisaient état de la nomination de Léhady Soglo au poste de ministère de l’Environnement en son temps. Toutes ces tentatives de transhumances et de trahison des idéaux du parti n’étaient pas du goût de Candide Azannaï. Avec la fougue qu’on lui connaît, ce dernier était monté au créneau pour mettre à nu le plan des dirigeants de son parti d’alors. Le président Kérékou était obligé de retirer l’appât tendu aux renaissants. Ce faisant, l’idée des dirigeants d’alors de rallier un grand nombre de députés pour réviser la Constitution a échoué. Voilà pourquoi, il y avait affrontement entre les Soglo et Azannaï. Ce dernier a été purement et simplement exclu de la Renaissance du Bénin.

Aujourd’hui avec le pouvoir, la RB a pris l’autoroute de l’incertitude. Pourvu que ses leaders ne viennent pas pleurnicher demain comme ils en ont l’habitude.

par dp 24h

Publicités

6ème législature de l’ère du Renouveau démocratique : Les indices d’un Parlement de godillots

A part le poste de deuxième-vice président concédé au dernier moment à la Renaissance du Bénin, c’est le bureau concocté à Lokossa, en présence du président Yayi Boni, qui a été entériné pour diriger l’Assemblée nationale de la sixième législature. Les ingrédients sont apparemment réunis pour la mise en place d’un Parlement de godillots au Bénin.

Toutes les conditions sont réunies pour que la sixième législature soit une réelle caisse de résonance de l’Exécutif. En effet, au prime abord, c’est seulement sur les militants les plus fidèles du groupe Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), que les choix ont été portés, pour figurer sur les listes gouvernementales pour les législatives. Un autre tri fut ensuite fait lors des concertations de Lokossa, pour dégager les membres du bureau de l’Assemblée nationale actuel. A vrai dire, c’est pour la toute première fois dans l’histoire du pays, que le chef de l’Etat entouré de certains de ses ministres, organise aussitôt après les résultats définitifs des élections législatives, une séance de travail avec ses députés pour imposer de façon officielle, un bureau pour l’institution. Et malgré les critiques dans la presse comme dans l’opinion, ce bureau « nommé » a été accepté par plus de 70% des députés en vue d’une continuité dans les actes. C’est désormais tout l’hémicycle qui se retrouve à la solde de l’Exécutif. Un Parlement de godillots en somme, parce qu’aucun des députés n’a le courage de contester cette procédure. Ils ont eu tous peur d’émettre un avis contraire. Et ceux d’entre eux à qui les chantres du Changement n’ont pas confiance, ont dû abandonner leurs sièges et ont délivré des procurations pour se faire représenter. Selon un élu Fcbe, Justin Agbodjèté prévu pour occuper le fauteuil du deuxième vice-président selon le schéma de Lokossa, a dû disparaître du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. En effet, un message lui est parvenu du sommet de l’Etat pour l’obliger à surseoir à ses ambitions. L’homme a en effet rapidement déposé une procuration vers 23 heures ce vendredi, avant de vider les lieux sous les yeux des éléments des services spéciaux. Entre-temps, on a appris que les députés Vénance Gnigla et Valentin Aditi Houdé avaient déjà, des jours plus tôt, envoyé des procurations aux ténors des Fcbe. Dans l’administration parlementaire, c’est plutôt la désolation et l’amertume, parce qu’on ne comprend pas que des gens aussi responsables ne parviennent pas à cerner la plénitude de leur qualité de députés. Plusieurs fonctionnaires parlementaires critiquent l’unanimité obtenue aussi facilement. D’autres évoquent quant à eux, les piètres performances de la législature passée. C’est plus d’une centaine de questions orales et/ou d’actualité rangée au placard. C’est plus de ratifications d’accord de crédits et de convention en quatre ans que de lois votées. C’est aussi et surtout la mauvaise image de marque du parlement béninois. Il faut simplement craindre le pire ainsi que les conséquences qui en découleraient pour le pays, dès lors que cette proportion de députés n’aura vraiment pas les coudées franches pour jouer son rôle de législateur et de contrôle de l’action gouvernementale. En réalité, tout ce beau monde s’est senti redevable au chef de l’Etat dans la nuit du vendredi, au point de rater l’occasion d’arracher ses moyens républicains pour donner une bonne image à la sixième législature.

J-C.H (Br.Ouémé-Plateau/le matinal)

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara enfin investi comme préfet de Côte D’Ivoire

Le jour tant attendu est arrivé et même passé. Ce jour-là c’est le 21 Mai 2011 qui marque la fin de l’indépendance de Côte d’Ivoire et le début officiel de la recolonisation et l’esclavage de la Côte d’Ivoire version Sarkozy avec comme préfet Alassane Dramane Ouattara.

Vous avez dit préfet? Oui, le Préfet de Côte d’Ivoire car cette n ième cérémonie qui montre qu’Alassane n’est toujours pas Président de Côte d’ Ivoire malgré toute cette illusion qu’il se fait, Mme Henriette Dagri Diabaté dans son allocution l’a appelé M. le Préfet. Et ce mot n’est pas passé inaperçu devant les milliers de journalistes et invités de cette cérémonie. Comme quoi, Dieu fini toujours par dévoiler la nature réelle des personnes en présence.
Aussi, pour montrer qu’il est le nouveau prefet établi de Côte D’Ivoire, dans son discours, Alassane dit ceci :

‘‘La Côte d’Ivoire n’oubliera jamais ceux qui nous ont soutenus durant ces moments décisifs. Merci à tous. Excellence, Mesdames et Messieurs, vous permettrez de citer tout particulièrement la France. La France avec laquelle la Côte d’Ivoire a des liens historiques et une vision commune de l’avenir’’.

Cela a convaincu plus d’un qu’il n’est pas élu mais imposé. Ce n’est pas du fanatisme mais des faits que nous rapportons.

Mais il ne s’arrête pas là, il s’adresse maintenant à Sarkozy en ces termes :

‘‘Monsieur le président Sarkozy, le peuple de ivoirien vous dit un grand merci. Oui, un grand merci pour votre engagement dans la résolution de la crise ivoirienne sous mandat des Nations Unies qui ont permis de sauver des nombreuses vies. Nous serons toujours reconnaissants.’’
Pour dire qu’il doit sa place à Sarkozy, confirmant ainsi cette appellation de Henriette Diabaté : ‘‘M. le Préfet’’.

Alassane ayant été fait préfet de la France en Côte D’Ivoire, avec la Côte d’Ivoire comme un département français, ce qui restait à faire c’était de donner la feuille de route au nouveau préfet. Alors la présence de Sarkozy devait s’interpréter dans ce sens. Sarkozy est venu en Côte D’Ivoire pour donner non seulement sa feuille de route à Alassane mais aussi et surtout pour mettre fin à l’indépendance de la Côte D’Ivoire car souvenez-vous, le Président constitutionnel son Excellence Laurent Gbagbo disait ceci: ‘‘La Côte D’Ivoire n’est pas indépendante, car nous sommes indépendant théoriquement mais pas dans les faits’’. Et bien Sarkozy est venu concrétiser cette non-indépendance.

Annonçant les couleurs, Sarkozy informe les ivoiriens qu’ils sont dans un département français et donc de ce fait il maintient la présence des forces française en Côte d’Ivoire. Il fait nommer des fonctionnaires français dans l’administration du préfet Ouattara qui seront payé avec l’argent du contribuable ivoirien.

Au même moment la date des législatives ivoiriennes est dévoilée par le ministre belge des Affaires étrangères, indiquant qu’elles se tiendront dans le mois de novembre 2011.

Source: Wikilibre – Infodabidjan.net

Investiture à Yakro/Henriette Diabaté à Alassane : « Monsieur le Préfet… »

– Le Temps – Fantastique Henriette Dagri Diabaté ! Cette dame, c’est la toute nouvelle Grande Chancelière de la République de Côte d’Ivoire. Nommée par Dr Alassane Dramane Ouattara. Lors de la cérémonie d’investiture de ce dernier, à Yamoussoukro, le 21 mai 2011, devant le parterre de personnalités venues du monde entier, elle a fait parler son subconscient. On la sentait imbibée de joie. La joie de ses nouvelles fonctions. Première femme Grande Chancelière de notre pays. Comme une petite fille grisée par la folie d’un présent inespéré, elle vit sa joie devant un Nicolas Sarkozy tout aussi heureux d’avoir réussi son affaire. Et elle loue son bienfaiteur, Alassane Ouattara. Mais dans son discours de louange, visant à lui mettre la grande Croix, Dagri Diabaté sort ce que le monde entier sait, mais que Ouattara ne veut pas entendre sur son compte. Elle dit : « Monsieur le Préfet… » là où il faut dire « Monsieur le Président… » Et cela, de son intelligible voix épanouie par la grâce de la charge de Grande Chancelière. Le lapsus a retenti. Il est bien remarquable. Bien remarqué et retenu. Aléa du direct. Voilà ! Mais elle s’est ressaisie pour dire « Monsieur le Président… » et continuer sa cérémonie. Dagri la Grande Chancelière était pimpante. Qui est Préfet ? Préfet de quel pays ? Nommé par quel chef d’Etat ? Toutes ces questions avaient leurs réponses dans la salle. Ado la regarde, persuadé qu’elle est émue. La France a envahie Yamoussoukro et la salle avec ses hommes politiques et ses soldats. Sarko est là, l’œil paternel. Qui encore serait utile à la remise en place de la colonisation ? Personne. Henriette Dagri Diabaté a donc fait exploser le lapsus : « Monsieur le Préfet… » Quelqu’un d’autre l’aurait dit qu’il aurait essuyé le feu de Monsieur le Président Ouattara. Mais c’est sa « Tantie » elle-même qui le rappelle, devant le monde entier, face aux caméras venues de partout. « Monsieur le Préfet… » ! Tci, cette télévision pour la propagande de Ouattara peut effacer le lapsus de « Tantie ». France 24 peut le biffer. Mais les autres télévisions du monde, qui l’on capté en direct, ainsi que tous ceux qui ont enregistré la cérémonie conserve le sacré lapsus. Henriette Dagri Diabaté  a été trahie par sa langue. Aurait-elle déjà discuté en privé de ce sujet  avec des proches ? Que Ouattara faisait vraiment «le Préfet… » ou que ses détracteurs le prenaient pour un « Préfet » ? Comment cela a-t-il pu sortir de sa bouche avec autant de justesse ? « Monsieur le Préfet… » Et dire que Ouattara a voulu faire la peau à des journalistes pour cette appellation passée désormais dans le domaine public ! Mais « Tantie » Dagri Diabaté  l’a prononcé sans que le toit de la Fondation Houphouët-Boigny ne tombe sur la tête des invités de la cérémonie d’investiture du Dr Alassane Ouattara. Le débat est donc clos. Puisque le terme est « désacralisé ».

Germain Séhoué

Les présidents présents à l’investiture d’Alassane Ouattara

YAMOUSSOUKRO – Voici les principaux chefs d`Etat présents samedi à Yamoussoukro à la cérémonie d`investiture d`Alassane Ouattara comme nouveau président de la Côte d`Ivoire :

– Nicolas Sarkozy (France)

– Goodluck Jonathan (Nigeria), président en exercice de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cédéao)

– Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), président de l`Union africaine (UA)

– Blaise Compaoré (Burkina Faso)

– Abdoulaye Wade (Sénégal)

– Alpha Condé (Guinée)

– Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie)

– Faure Gnassingbé (Togo)

– Mahamadou Issoufou (Niger)

– Ellen Johnson Sirleaf (Liberia)

– Ernest Koroma (Sierra Leone)

– Amadou Toumani Touré (Mali)

– John Atta-Mills (Ghana)

– Boni Yayi (Bénin)

– Malam Bacaï Sanha (Guinée-Bissau)

– Paul Biya (Cameroun)

– Idriss Deby (Tchad)

– Denis Sassou Nguesso (Congo)

– Ali Bongo (Gabon)

Autres personnalités et dirigeants:

– Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies

– Kgalema Motlanthe, vice-président d`Afrique du Sud.

– Raila Odinga, Premier ministre du Kenya et ancien médiateur dans la crise ivoirienne

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=1288

Senegal : La grande arnaque

En se proclamant candidat à l’élection présidentielle de 2012, Abdoulaye Wade a voulu concentrer l’attention et l’hostilité de l’opposition sur sa personne pendant qu’il concoctait, dans les arcanes du Palais Présidentiel, un plan de fraude sans précédent qui lui permettra, le moment venu, d’imposer son candidat à la tête du pays en février 2012.

Le défi lancé aux sénégalais est double et nul ne doit s’y tromper. Il faut d’une part s’opposer à cette candidature illégale, illégitime qui est une provocation inacceptable pour notre peuple et d’autre part déjouer le plan de fraude qu’il a déjà mis en place pour imposer « son candidat » et assurer ainsi la pérennité du pouvoir libéral, avec ou sans lui.

Dans le combat actuel, il faut donc « marcher sur ses deux jambes » afin de faire échec à ce projet diabolique. Conscient des enjeux des élections de février 2012, j’ai mis en place une commission anti-fraude (CAF) dont la mission exclusive est d’étudier l’ensemble des informations disponibles pour détecter les éléments du plan de fraude du régime et les démasquer publiquement au fur et à mesure.

Nous nous concentrerons, dans cette contribution, sur l’utilisation du redécoupage administratif du pays à des fins de fraude massive en milieu rural, pour appeler le peuple à la vigilance et à la mobilisation.

En quelques années, le régime libéral a créé 4 nouvelles régions (Matam, Kédougou, Kaffrine, Sédhiou) portant à quatorze le nombre de régions du pays au lieu de dix.

En 40 ans, le PS n’avait créé que 3 nouvelles régions (Louga, Kolda, Fatick). En 10 ans, Wade en a créé 4 nouvelles. Le prétexte officiel est de rapprocher l’administrateur de l’administré. Dans la réalité, il n’en est rien.

L’objectif essentiel du pouvoir libéral est d’organiser une fraude électorale massive pour garder le pouvoir malgré l’hostilité de la grande majorité des sénégalais. Comment ? Il suffit d’examiner, à la loupe, le processus d’obtention des cartes nationales d’identité pour le comprendre.
D’abord précisons qu’en créant 4 nouvelles régions, le pouvoir a créé 9 nouveaux départements (2 pour les régions de Matam, Kédougou et Sédhiou, 3 pour Kaffrine). En plus de ceux-là, des départements nouveaux ont été créés dans les régions anciennes : 2 à Tambacounda (Goudiry et Koumpentoum), 1 à Kolda (Médina Yoro Foula), 1 à Kaolack (Guinguinéo), 1 à Saint Louis (St Louis). Au total donc 14 nouveaux départements ont été créés dans le pays pour un total actuel de 45. Or la quasi-totalité de ces départements restent encore des fictions au plan administratif. Ne disposant d’aucune infrastructure digne de ce nom et d’aucune véritable tradition d’administration, ils sont, comme tous les villages du monde rural, potentiellement vulnérables face à la volonté de fraude du régime en place.

Cette fraude a déjà commencé par la volonté d’exclure du scrutin la masse de jeunes électeurs qui se trouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de se procurer des cartes nationales d’identité pour pouvoir s’inscrire sur les listes électorales. Du reste même pour les localités où le matériel est disponible, les militants de l’opposition se plaignent des manœuvres d’obstruction permanentes dont ils sont victimes pour s’inscrire alors que les choses sont facilitées, par divers artifices, aux électeurs favorables au pouvoir libéral.

L’exclusion des jeunes n’est pas seulement due au coût des pièces qui leurs sont demandées (extrait de naissance, timbres fiscaux etc), mais aussi au choix, par le régime en place, de sites extravagants pour la confection des cartes d’identité.

Ainsi les résidents des départements de Saraya, Salémata et Kédougou doivent tous se rendre à Tambacounda (plus de 200 km) pour obtenir des cartes nationales d’identité. Dans la région de Sédhiou, ceux de Goudomp doivent se rendre à Diattacounda et ceux de Bounkiling à Bona. Les résidents des départements de Birkilane et Malème Hodar doivent aller à Kaffrine la capitale régionale. Ceux du département de Médina Yoro Foula doivent se rendre à Kolda.

Mais des extravagances sont aussi à signaler dans certains anciens départements. Les résidents de Bakel doivent aller à Diawara et ceux de Bignona à Sindian.

Au total, le processus d’obtention de cartes nationales d’identité, qui est le préalable aux inscriptions sur les listes électorales, est l’objet d’un vaste plan de sabotage qui n’est pas fortuit. Il s’agit d’une part d’éviter des inscriptions massives de jeunes électeurs, de toute évidence, hostiles au pouvoir libéral qui est la cause directe de leurs problèmes. Il s’agit d’autre part d’inscrire frauduleusement des ressortissants des pays voisins sur les listes électorales (Guinée Bissau, Guinée Conakry, Gambie, Mauritanie, Mali) en leur proposant l’obtention de la nationalité sénégalaise au lendemain des élections de 2012 afin de les appâter. Les nouvelles régions et certains départements périphériques sont particulièrement indiqués pour la mise en œuvre de ce holdup électoral sans précédent.

Dans ce contexte, le redécoupage des collectivités locales pour les mettre sous le contrôle du pouvoir libéral est une forfaiture que l’opposition a le devoir de combattre mais il faut comprendre, en même temps, qu’il s’agit aussi de manœuvres de diversion pour détourner l’attention des graves mesures prises par le régime pour réussir son coup.

On comprend maintenant pourquoi le régime en place a refusé l’implication de partenaires financiers étrangers dans le processus électoral.

En écartant du scrutin des centaines de milliers de jeunes sénégalais devenus majeurs et en inscrivant des centaines de milliers de non sénégalais tenus en otage, le régime discrédité de Wade espère pouvoir se fabriquer une victoire, à l’arraché, avec 51 % au premier tour et réaliser ainsi le holdup du siècle. Les sénégalais doivent savoir cela et prendre leurs responsabilités.
Pour moi, le régime du Président Wade est disqualifié pour organiser les élections de 2012. Pour sauver la démocratie et la paix sociale gravement menacées, il faut, à mon avis, exiger la démission du Président Abdoulaye Wade par des manifestations pacifiques de plus en plus massives ainsi que la mise en place immédiate d’un gouvernement de transition crédible pour organiser des élections libres et transparentes. Telles sont, à mes yeux, les urgences de la période si les forces politiques et sociales du pays (partis politiques, société civile, syndicats, mouvements démocratiques de jeunes et de femmes) veulent être à la hauteur des responsabilités que leur confère la situation actuelle.

Notre parti et moi-même jouerons, en ce qui nous concerne, pleinement notre partition dans cette mobilisation nationale pacifique que les sénégalais doivent organiser pour prendre en main leur destin et éviter que notre pays ne sombre dans une crise politique majeure aux conséquences imprévisibles.

Landing SAVANE, Secrétaire Général, And-Jëf/PADS

Libye : l’Union européenne prend ses quartiers à Benghazi

La Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, s’est rendue à Benghazi pour apporter son soutien aux rebelles libyens et pour inaugurer une représentation européenne sur place.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Libye : l’Union européenne prend ses quartiers à Benghazi | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a promis dimanche 22 mai aux rebelles libyens que les 27 les soutiendraient aussi longtemps que souhaité, lors d’une visite à Benghazi, dans l’Est de la Libye, où elle devait inaugurer une représentation de l’UE.

« Nous voulons soutenir (la rébellion) pas seulement maintenant, mais aussi longtemps que le peuple de Libye souhaitera que nous soyons là », a déclaré Mme Ashton lors d’une conférence de presse commune avec le président du Conseil national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion, Moustapha Abdeljalil.

La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères est la plus importante dignitaire étrangère à se rendre à Benghazi depuis que cette ville est devenue la « capitale » de la rébellion libyenne lancée il y a plus de trois mois.

Avant elle, les rebelles avaient reçu la visite du ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, et du sénateur américain John McCain. Une délégation de chefs d’Etat africains s’est aussi rendue le 12 avril à Benghazi dans le cadre d’une mission de médiation de l’Union africaine (UA).

« Je suis très fière, au nom des 27 pays de l’Union européenne, d’être ici aujourd’hui pour offrir notre soutien », a déclaré Mme Ashton après un entretien avec M. Abdeljalil.

Soutien croissant

L’Union européenne, qui devait inaugurer dans l’après-midi un bureau de représentation à Benghazi, souhaite aider les Libyens dans les secteurs « des réformes sécuritaires, de l’économie, de la santé, de l’éducation, et bien sûr de la société civile », a souligné Mme Ashton.
M. Abdeljalil a salué pour sa part le « soutien croissant » des Européens depuis le début de l’insurrection. « Nous souhaitons le soutien de l’Union européenne pour sécuriser notre frontière sud », a-t-il ajouté.

Dès son arrivée à Benghazi, Mme Ashton s’est rendue sur la place centrale, sur le front de mer, épicentre de la contestation contre le régime du colonel Mouammar Kaddafi, où elle a été acclamée.

« J’ai vu la vision (des rebelles) sur des affiches sur la route de l’aéroport : ‘We have a dream’ (nous avons un rêve) », a raconté Mme Ashton.

La présence d’une représentation européenne dans la « capitale » rebelle ne signifie toutefois pas que Bruxelles reconnaît le CNT comme unique interlocuteur légitime en Libye. Si le Parlement européen plaide depuis longtemps en ce sens, seuls la France, le Qatar, l’Italie, la Gambie et le Royaume-Uni l’ont fait.

Cela représente néanmoins une victoire de plus pour les opposants au régime du colonel Mouammar Kaddafi, qui multiplient les initiatives diplomatiques pour asseoir leur légitimité internationale.
Le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril, a ainsi été reçu la semaine dernière à Washington et Paris. Et Moscou a annoncé samedi qu’un représentant du CNT rencontrerait lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Un centre de commandement bombardé à Tripoli

Dans le même temps, l’Otan a poursuivi ses raids contre les forces militaires du régime de M. Kaddafi. Dimanche, l’Alliance atlantique a annoncé avoir touché la veille un centre de commandement à Tripoli et un autre près de la capitale, un bateau à Syrte et deux véhicules militaires près de Zenten (ouest).

Un responsable libyen a pour sa part indiqué que les bombardements menés par l’Otan dans la nuit de samedi à dimanche avaient visé le port de Tripoli et la résidence du colonel Kaddafi, près du centre de la capitale.

Depuis vendredi, au moins neuf navires libyens ont été détruits par la coalition internationale, qui a accusé les pro-Kaddafi d’utiliser ces bateaux pour attaquer des civils.

Le régime a en revanche dénoncé un « siège maritime », assurant que l’Otan interdisant à tous ses bateaux de naviguer depuis le 25 mars.

En cherchant à couper les chaînes de ravitaillement des forces pro-Kaddafi, l’Otan a aussi provoqué depuis plusieurs semaines une pénurie de carburant qui crée des tensions dans l’ouest du pays, majoritairement contrôlé par le régime.

Samedi, un bus officiel transportant trois journalistes étrangers a été pris à partie par une foule en colère à l’entrée de la ville de Zouara, à 100 km à l’ouest de Tripoli, quand une journaliste de télévision chinoise a sorti une caméra pour filmer une longue file d’attente devant une station service.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Libye : l’Union européenne prend ses quartiers à Benghazi | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Source : Jeune Afrique

USA : Les Américains ne veulent plus d’Obama

IRIB – Les résultats d’un nouveau sondage, aux Etats-Unis, confirment que les Américains, dans leur majorité, sont contre la réélection de Barack Obama, pour un deuxième mandat présidentiel. 48% des personnes interrogées souhaitent un nouveau président, à la Maison Blanche, tandis que 43% soutiennent un deuxième mandat du président actuel. Le sondage, effectué, par l’Université Suffolk, à Boston, entre les 10 et 17 mai, indique que 37% des sondés prévoient l’échec d’Obama aux futures présidentielles et la victoire d’un Républicain. Il semble, donc, qu’Obama, bien qu’il ignore encore qui sera son rival républicain, aux futures présidentielles de 2012, soit confronté au plus grand défi de sa vie, pour briguer un second mandat, défi qui consiste à convaincre l’électorat, en ce qui concerne la situation économique du pays. Il est vrai que le pays a vécu des développements et changements positifs, dans le domaine de l’économie, pendant les deux premières années de son mandat; le problème du chômage reste, pourtant, une affaire à résoudre. Deux Américains sur trois estiment que l’économie constitue le plus grand problème des Etats-Unis, d’autant plus qu’Obama en a été bien blâmé. En effet, les Américains critiquent son bilan économique, le trouvant incompétent à gérer l’économie du pays. Pourtant, Obama a essayé de maintenir sa popularité, via d’autres voies. Entre autres, on peut évoquer ses efforts, pour enregistrer des acquis et succès considérables, dans le domaine de la sécurité et la politique extérieure, dont et récemment, la mort d’Oussama ben Laden, lors d’une opération fortement médiatisée, au Pakistan, essayant de le présenter comme une grande victoire, pour les Etats-Unis et son Président, Obama. Une semaine après l’annonce de l’assassinat d’Oussama ben Laden, le Chef d’Al-Qaïda, la cote de popularité d’Obama a grimpé, atteignant 60%. C’est, en effet, pour la première fois, durant ces deux dernières années, que les Américains se déclaraient contents de leur président. En tout état de cause, l’économie et l’emploi ne sont pas des problèmes que les « citizens » oublient si facilement. Sans prendre des mesures appropriées censées améliorer la situation économique du pays, Barack Obama ne pourra pas miser sur un second mandat.

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/114972-les-americains-ne-veulent-plus-dobama

Afghanistan : Près de 500 détenus politiques s’évadent de la prison de Kandahar

Près de 500 détenus, essentiellement des résistants, se sont évadés de la prison de Kandahar dans la nuit de dimanche à lundi grâce à un tunnel long de 300 mètres, que les insurgés affirment avoir mis cinq mois à creuser depuis l’extérieur.

Il s’agit d’un nouveau camouflet pour le gouvernement de Kaboul et ses alliés des forces de l’Otan, qui ont multiplié les opérations depuis deux ans dans cette région du sud afghan, bastion des résistants et considérée comme cruciale pour stabiliser le pays.
Le porte-parole du président afghan Hamid Karzaï a qualifié l’évasion de « désastre » qui « n’aurait pas dû se produire ».

Le gouverneur provincial de Kandahar, Tooryalai Wesa, a annoncé que 474 « prisonniers politiques » et un criminel s’étaient évadés, grâce à un tunnel creusé durant plusieurs mois.
Les autorités afghanes désignent par « prisonniers politiques » des commandants ou militants résistants présumés qui n’ont pas été arrêtés lors de combats ou d’attaques.
Selon une source sécuritaire qui a requis l’anonymat, le tunnel faisait 300 mètres de long. Les insurgés résistants ont affirmé être parvenus à faire sortir de la prison 541 des leurs, dont 106 « commandants », grâce à un tunnel long de 320 mètres, creusé durant cinq mois, débouchant à l’intérieur du quartier des « prisonniers politiques » de la prison.

Les autorités afghanes n’ont pas fourni de précisions dans l’immédiat sur l’identité des évadés.
« Le tunnel a touché au but la nuit dernière. Les moudjahidines prisonniers ont été conduits à l’extérieur par cette voie par trois détenus préalablement informés », ont expliqué les résistants dans un communiqué. Selon eux, l’opération a duré quatre heures et s’est terminée à 03H30 (23H00 GMT dimanche) lundi matin, et les détenus ont été récupérés par des véhicules.
Les résistants affirment également qu’un commando-suicide avait été posté à proximité de la prison, mais qu’il n’a pas eu besoin d’agir.

« C’est un coup dur. C’est quelque chose qui n’aurait pas dû se produire », a déclaré Waheed Omar, le porte-parole du président Karzaï.

« Maintenant que cela s’est produit, nous cherchons à découvrir ce qui s’est passé exactement et ce qui doit être fait pour réparer le désastre qui a eu lieu à Kandahar », a-t-il ajouté.
Citant les autorités provinciales de Kandahar, il a indiqué que 13 évadés avaient été repris.
Le gouverneur de Kandahar a admis que cette évasion était un échec pour les forces de sécurité et les services de renseignement.

De vastes opérations sont en cours pour retrouver les prisonniers, dont les données biométriques sont enregistrées ce qui les rend facilement identifiables, a indiqué M. Wesa.
La prison de Kandahar avait déjà été le théâtre d’une spectaculaire évasion le 13 juin 2008. Un commando de résistants l’avait prise d’assaut, et près d’un millier de prisonniers, dont une moitié de résistants, avaient pris la fuite.

Dans un rapport en novembre, le centre d’étude ICG (International Crisis Group) estimait que l’insalubrité et la surpopulation des prisons en faisaient « un terreau fertile pour l’insurrection ».
Kandahar est le berceau de l’ancien régime des résistants (1996-2001), chassés du pouvoir par une coalition internationale à la fin 2001, et qui mènent depuis une sanglante insurrection contre le fragile gouvernement de Kaboul et l’Otan.

Le 15 avril, le chef de la police provinciale avait été tué dans un attentat suicide perpétré à l’intérieur du quartier général de la police de la ville, en principe très sécurisé.
Les résistants ont mené récemment plusieurs audacieuses attaques contre des cibles très sensibles et très protégées, menées par des hommes en uniforme, qui laissent craindre une infiltration croissante des forces afghanes par les insurgés, qui ont gagné du terrain ces dernières années.

Source: LVDO