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BENIN : La Renaissance du Bénin jette le masque

La Renaissance du Bénin (RB), au sein de l’Union fait Nation, est la seule formation politique qui fait double jeu avec ses alliés. L’expérience de ce samedi à l’aube a encore montré le visage de cette composante de l’UN.

La Renaissance du Bénin (RB) est l’animal à plusieurs têtes dans l’Union fait Nation. La trahison, la traitrise, le manque de vision, l’attachement aux intérêts du moment sans penser à l’avenir et autres dérives sont l’essentiel du credo de cette formation politique. La surprenante volte-face de Rosine Soglo, lors de l’élection du bureau de la sixième législature, le démontre à plus d’un titre. La doyenne d’âge exigeait bec et ongle trois postes non négociables pour l’Union fait Nation.

C’était même pour atteindre cet objectif qu’elle avait reporté l’élection du bureau à ce vendredi. Que s’est-il alors passé pour qu’elle change subitement d’attitude ? On comprend qu’elle avait simplement joué sur le temps pour négocier un poste à la RB dans l’exécutif de la sixième législature. En conséquence, Boniface Yéhouétomè est élu deuxième vice-président de l’Assemblée nationale sans l’avis des autres composantes de son alliance politique. Cette situation n’est pas un effet de hasard.

Les déclarations de Léhady Soglo, Boniface Yéhouétomè et autres députés de la Renaissance du Bénin, chantant les louanges du chef de l’Etat après leur forfait, est la preuve par neuf que les Soglo sont dans la logique des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et de leurs alliés. C’est un coup de massue sur la tête des autres partis de l’Union fait Nation. Ceci conforte l’idée selon laquelle la RB a été toujours le bras armé du pouvoir du Changement pour casser l’UN.

Preuves

A la dernière élection présidentielle, toutes les autres formations politiques ont mouillé le maillot à l’exception de la Renaissance du Bénin qui se cherchait et laissait le champ à l’adversaire de battre le candidat de l’Union fait Nation, Me Adrien Houngbédji. Pour preuve, le 13 mars dernier, c’est dans les fiefs des Soglo que le président Boni Yayi avait ses meilleurs scores dans le sud du pays. Par exemple, dans la 16e circonscription électorale (Cotonou), le président Boni Yayi y a fait feu de tous bois, parce que les Renaissants lui ont abandonné le terrain. Leur changement brusque de stratégie, lors de la campagne aux élections législatives où ils ont véritablement mouillé le maillot, en est une preuve irréfutable. Si on remonte encore un peu plus dans le passé, on trouvera d’autres faits pour démontrer l’attitude peu fédératrice de la Renaissance du Bénin au sein de l’Union fait la Nation. A la naissance de l’UN, quel groupe politique montait au créneau pour vilipender les autres ? C’était la RB. On se souvient de la fameuse conférence de presse du député Epiphane Quenum au siège de son parti au cours de laquelle aucune composante de l’UN n’a échappé à ses attaques. A son retour au pays, Rosine Soglo l’a encore applaudi. C’était la preuve qu’il était en mission. Ainsi, qui peut affirmer que la RB n’avait pas sa part de responsabilité dans la confection décriée de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) ? C’était sous la supervision de Epiphane Quenum, coordonnateur de la Cps/Lépi que la cartographie censitaire était mal partie. Ainsi, Arifari Bako n’a fait que continuer les dérives de son prédécesseur.

Azannaï avait raison

L’homme qui connaît bien la Renaissance du Bénin est bel et bien Candide Azannaï. Au moment où il dénonçait les manigances de ses alliés d’hier, on ne l’avait pas compris. Au fur et à mesure que l’on évolue, les faits lui donnent amplement raison. Comment ses ennuis ont commencé avec les Soglo ? Homme de principe et fidèle à son idéologie, l’actuel ministre de l’Industrie défendait la ligne de la Renaissance du Bénin contre le régime Kérékou. « Pas question à la RB d’aller au gouvernement du président Mathieu Kérékou ». C’était le point non négociable de M. Azannaï.

En plus, les informations faisaient état de la nomination de Léhady Soglo au poste de ministère de l’Environnement en son temps. Toutes ces tentatives de transhumances et de trahison des idéaux du parti n’étaient pas du goût de Candide Azannaï. Avec la fougue qu’on lui connaît, ce dernier était monté au créneau pour mettre à nu le plan des dirigeants de son parti d’alors. Le président Kérékou était obligé de retirer l’appât tendu aux renaissants. Ce faisant, l’idée des dirigeants d’alors de rallier un grand nombre de députés pour réviser la Constitution a échoué. Voilà pourquoi, il y avait affrontement entre les Soglo et Azannaï. Ce dernier a été purement et simplement exclu de la Renaissance du Bénin.

Aujourd’hui avec le pouvoir, la RB a pris l’autoroute de l’incertitude. Pourvu que ses leaders ne viennent pas pleurnicher demain comme ils en ont l’habitude.

par dp 24h

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