Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mai 24, 2011

BENIN : Limogeages à la présidence de la République – Boni Yayi vide le palais de ses « oisifs »

Un véritable coup de billard. Hier, alors que l’ambiance au palais de la Marina ne présageait d’un malaise, le Chef de l’Etat a annoncé sans grande explication, le limogeage de tous les conseillers techniques, conseillers spéciaux et autres chargés de mission qui pullulent au palais de la Marina. Selon  nos sources, très peu de conseillers ont été informés de cette décision avant qu’elle ne soit rendue publique.

Pour la plupart, ils ont appris cette information par la bande passante de l’Ortb. « Dans le cadre de la nouvelle gouvernance, le président de la république, Chef de l’Etat, Chef de gouvernement, Le président Boni Yayi a décidé de mettre fin aux fonctions de tous les conseillers techniques, conseillers spéciaux et chargés de mission  à compter de ce jour lundi 23 Mai et ce jusqu’à nouvel ordre. De nouvelles nominations se feront au fur et à mesure que le besoin se fera sentir », précise ce communiqué laconique publié sur les antennes de la télévision. La seule raison, confirme certaines indiscrétions, c’est  de réduire le train de vie au sommet de l’Etat dans une période de grande récession économique. Ainsi donc le Chef de l’Etat se sépare de tous ses conseillers. Aucune discrimination n’a été faite. Le glaive présidentiel n’a pas de différence entre conseillers techniques zélés, conseillers spéciaux incapables et chargés de mission désœuvrés. Boni Yayi n’a pas fait de cadeau à ses plus proches conseillers comme Amos Elègbè, Alexandre Hountondji, Max Ahouèkè, et bien sûr son beau frère Marcel de Souza…Tout ceux-ci devront rentrer ce soir à la maison.  Nommés pour la plupart conseillers ou chargés de mission après avoir quitté le gouvernement, le palais s’est rempli progressivement de conseillers et de chargés de mission au fur et à mesure que Yayi formait les gouvernements. Un conseiller joint au téléphone semble ne pas reconnaître la valeur juridique de cette décision. « Moi j’ai été nommé par décret, si on doit me révoquer  il faut que ça soit également par décret », a-t-il fulminé. Cette décision jette un froid entre Boni Yayi et ses collaborateurs directs. C’est une véritable  révolution du palais. Yayi doit prendre garde pour qu’elle ne se retourne pas contre lui.

Marcel Zoumènou, LNT

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BENIN : Ménage à la présidence de la République – des grincements de dents à la mouvance

Les Béninois ont appris hier que le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a nettoyé le sacré collège des conseillers techniques et chargés de mission dont l’effectif est devenu pléthorique. En conséquence, cette décision du premier magistrat de la République a fait que des grincements de dents sont enregistrés dans la mouvance présidentielle.

La journée d’hier fait partie des pires journées pour certains thuriféraires du régime du Changement qui siègent au sacré collège des conseillers et chargés de mission au Palais de la Marina.

Après donc le limogeage du DG SBEE, Godefroy Chékété, c’est le tour des conseillers techniques et chargés de mission du président Boni Yayi d’être renvoyés de leur lieu de travail. Une décision qui fait grincer le dents pour ceux-là qui faisaient la pluie et le beau temps, roulaient carrosses, gagnaient des salaires et primes consistants sans rien rapporter en retour à la haute autorité. Ils sont donc invités à vider sans avertissement leurs bureaux et à voir leur travail stoppé de manière brutale. Adieu beaux jours si long finis …

On comprend donc pourquoi, il y a grincements de dents au niveau du Palais de la Marina. Selon les indiscrétions, certains ex –collaborateurs de Boni Yayi ne sont pas prêts à vider les lieux. Ils ne comprennent pas du tout cette décision qui vient de tomber sur leur tête comme un couperet ; surtout qu’après la présidentielle et les législatives où ils ont mouillé le maillot à travers des meetings, réunions, tournées de sensibilisation, de mobilisation et d’échafaudage de plans pour que le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi puisse être réélu au premier tour. Autrement dit, ils pensent être remerciés en monnaie de singe.

Ce qui justifie leurs grincements de dents et explique le remue-ménage auquel ils ne s’y attendaient pas. Mieux, certaines sources affirment que d’autres coups de balais sont également annoncés au Palais de la Marina au sein du personnel. C’est dire que d’autres grincements de dents sont en vue et on se demande si c’est au nom de la refondation que tout ceci est fait ou d’un coup médiatique pour montrer que l’ancien et nouveau président est décidé à curer les écuries.

Judicael ZOHOUN

par dp 24h

Rapprochement de la RB de la mouvance : Les chances de Léhady Soglo compromises pour 2016

La Renaissance du Bénin (RB), au sein de l’Union fait Nation, est la seule formation politique qui fait double jeu avec ses alliés. L’expérience de ce samedi à l’aube a encore montré le visage de cette composante de l’UN.

Après analyse de la situation produite au Parlement dans la nuit du vendredi à samedi dernier, une simple remarque vient à l’esprit : la Renaissance du Bénin a préféré un poste de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale à la présidence de la République en 2016 qui s’ouvrait à elle comme un boulevard. Le choc qu’a produit la trahison de la RB montre que Léhady Soglo ne fera pas l’unanimité dans les fiefs des autres composantes de l’Union fait Nation en 2016. « Nous ne serons pas prêts à voter pour Léhady… », soutiennent avec fermeté plusieurs militants de l’inter-groupe. Pour eux, c’est le slogan ‘’Tout sauf Léhady Soglo’’ qui doit prévaloir à l’élection présidentielle de 2016 dans le schéma de l’UN.

Les manœuvres de la Renaissance du Bénin depuis l’avènement de cette coalition politique confortent plus d’un dans cette position. Les comportements peu catholiques dont ils ont fait preuve dans un passé récent sont encore vivaces dans les esprits. Or, le président de la RB avait toutes les cartes en main pour s’imposer en 2016. Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et autres ne sont plus dans la course au palais de la Marina. Même, les réunions de crise risquent de ne rien changer dans l’esprit de milliers de militants de l’UN. Alors, il se pose la question de savoir ce que peuvent les Soglo sans l’Union fait Nation. Pendant l’élection présidentielle, toutes les grandes formations politiques de l’UN ont gardé leur suprématie dans leurs fiefs respectifs.

C’est dans la zone de la RB que le président Boni Yayi a fait ses meilleurs scores dans le sud du pays. C’est dire que la RB a un fief qui vacille. Dans ces conditions, Léhady Soglo ne peut même pas compter sur les siens pour créer une quelconque surprise. Ce n’est pas dans la mouvance qu’il aura des alliés. Les ténors-Fcbe sont pour la plupart sont des anciens renaissants. Même si en politique tout est possible, ces derniers auront du mal à le soutenir. Dans le septentrion, le candidat Abdoulaye Bio Tchané reviendra en force et fera mal dans le sud du pays.

Il y ressort clairement que les renaissants creusent leur tombe avec leurs propres dents. Ils oublient que c’est eux qui ont plus besoin de l’Union fait la Nation aujourd’hui.

Jules Maoussi

Renaissance du Bénin : La crevette à l’hameçon !

par richard

La presse du jour – Au lendemain de la forfaiture du divorce sans préavis d’avec  l’Union Fait la Nation (UN), le parti, Renaissance du Bénin (RB), ouvre le livre des lamentations.

Le parti s’est lancé  dans une vaste campagne de justification de l’acte d’iniquité politique.  Nul ne peut en principe en vouloir à la RB d’être aujourd’hui, un parti sans identité.  Etre tantôt à gauche, tantôt à droite, est une vertu dans la famille des partis sans statut.  On peut rigoler jusqu’à l’ulcère à la  résonnance proposée par la RB pour entraîner l’adhésion de l’opinion à son nouveau  » Cap de bonne Espérance Cauris « .  En effet, l’argumentaire qui n’en est pas un nous fait voyager dans un tissu confus de rhétorique extra-argumentative.

De quoi veut- convaincre  la RB?  Dans un texte non signé paru chez mon dans un quotidien de la place et illustré de la photo du président du parti, il est écrit : «   Composition du bureau de l’Assemblée Nationale : la Rb fait preuve de réalisme « . Incontestablement, le texte vise à convaincre. Il s’articule autour d’une figure de style, qui va fournir matière au titre proposé par le journal :  » La Rb fait preuve de réalisme « .  La légende de la photo rend le thème du message redondant :  » Léhady Soglo et la Rb ont fait preuve de réalisme « . L’article n’est pas  signé. On  peut donc supposer qu’il s’agit d’un message de la Rb qu’il convient de traiter avec rigueur et sans complaisance. Allons-y donc puisqu’en l’espèce, il n’y a pas entorse à la confraternité au bénéfice que l’article  en question n’a pas d’auteur !

L’affirmation en substance, est qu’il était  » temps pour eux qui n’ont de façon substantielle, rien tiré des années passées dans l’opposition « . Tout au long du message tenant lieu d’article, les évocations se succèdent pour justifier la transhumance de la RB qui s’arrime à l’hameçon tendu par le pêcheur Yayi, exactement comme les crevettes de l’Okpara.  La question du philosophe à l’âme de journaliste est de savoir s’il s’agit d’un texte argumentatif ?
Remarquons que les figures de style sont nombreuses et concourent au même but, à la même finalité.  » L’ouverture du président Boni Yayi et la décision Dcc09-002 de la Cour Constitutionnelle aidant, ils n’ont pas tergiversé avant de prendre le poste qu’on leur proposait et même de composer avec le pouvoir en place « . Un autre paragraphe se veut pédagogique à l’endroit, sans doute, des militants de la RB :  » Ce qui est sûr, avec la pratique, elle (La RB)  a compris qu’en politique au Bénin, un tient vaut mieux que deux tu l’auras « . La métaphore de la crevette justifie l’esprit de notre commentaire.

Une crevette chercha vainement un ver pour se nourrir. Elle passa 15 heures à rechercher le brin vital. Comme le crépuscule s’approchait, elle vit de loin un hameçon qui bougeait comme un ver. La crevette passa en revue ses heures de chasse infructueuse. Le réflexe Pavlovien s’invita au débat. Elle se dirigea vers l’hameçon sans apercevoir qu’à 2 et 5 mètres de là, il y avait un amas de vers.  La crevette impatiente  bondit sur l’hameçon et s’aperçut que c’était un brin de natte en déconfiture. Trop tard, à la gorge, elle fut accrochée.

Le texte de la RB n’est pas argumentatif. Il affirme, décore, émeut, exaspère. Du point de vue des trois règles qui définissent le champ de l’argumentatif, on peut déduire que :
– nous avons affaire à des opinions qui échappent au champ du discutable et du vraisemblable car l’ouverture du Président de la République ne veut pas dire  » transhumance politique  » qui consistera à s’inféoder sans congrès, sans réunion, sans communiqué, sans explication, sans éthique et sans morale au processus (encore sans contenu !) de la  refondation ;

– incontestablement l’auteur du message est en accord avec ce qu’il écrit, mais son texte est pauvre en arguments ;

– c’est un catalogue  de figures émotionnelles qui renvoient la raison sous la table.
Ce texte est donc rhétorique.  Le chroniqueur ne s’émeut guère. Il souhaite avoir un texte argumentatif pour comprendre le sens et la portée de la  » Caurisation  » de la RB  qui clame, contre toute attente, être la fondatrice de l’Union Fait la Nation.

H-Tauyé

Côte d’Ivoire : 21 mai 2011 – Noirs sous Blancs

Image par legrigriinternational

Interview de Toure Moussa Zeguen : « Blé Goudé est bel et bien vivant »

Toure Moussa Zeguen, Porte parole de Charles Blé Goudé

Blé Goudé est bien vivant et prépare la poursuite de la lutte contre les envahisseurs et les occupants de la Côte d’ivoire, dit-il.

Cliquez pour écouter:

Christian Musampa-Sans detour 22  Mai 2011(Toure Zeguen)-rcv.mp3

Menacé de rébellion, Ouattara reconduit Guillaume Soro Premier ministre, au lendemain de son investiture. Le Pdci-Rda trahi !

IvoireBusiness – Posséder une armée mexicaine de gueux, les FRCI, peut être un atout considérable dans la répartition des postes ministériels. Guillaume Soro, Premier ministre, qui était pourtant donné sur le départ vient d’en faire l’agréable expérience. Il vient en effet d’être reconduit au poste de Premier ministre et de ministre de la Défense par le Président Alassane Dramane Ouattara.

Le nouveau chef de l’Etat a aussi confirmé qu’il formerait bientôt un « gouvernement d’union » avec toutes les composantes de la classe politique, des éléments modérés du FPI de Laurent Gbagbo et de la société civile.

L’annonce a été faite dimanche 22 mai par ce dernier sur le plateau de France 24 et RFI aux micros de Vanessa Burgard et de Christophe Boisbouvier.

Guillaume Soro avait menacé de rentrer en rébellion contre Ouattara s’il était débarqué de la Primature. Le message vient d’être reçu 5/5 par Ouattara qui sort affaibli de son duel avec Soro, affectueusement appelé « Le petit gros ».

En outre, l’accord de gestion du pouvoir entre le Pdci-Rda de Konan Bédié et le Rdr d’Alassane Ouattara, qui stipulait que la Primature revenait de droit au Pdci, vient aussi de voler en éclats. La trahison de Ouattara sur le Pdci vient d’être consommée. Un affaiblissement supplémentaire pour Ouattara vis-à-vis de ses alliés qui seraient tenté de remettre en cause leur alliance.

Ouattara a annoncé, avoir pris la précaution d’informer Bédié, « car le Pdci c’est Bédié », dira-t-il. Ce que réfutent en bloc de nombreux cadres du Pdci-Rda sous couvert de l’anonymat, qui regrettent de n’avoir pas été consultés, et qui commencent à ronger leurs freins.

« Avec le président Bédié, nous considérons que Guillaume Soro fait du bon travail, que la situation est encore fragile, que nous avons besoin de lui, nous souhaitons qu’il continue et il a accepté de continuer. C’est lui qui formera le prochain gouvernement », a expliqué M. Ouattara.
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Pourtant entre les deux tours de la présidentielle, Alassane Ouattara avait promis que le poste de Premier ministre reviendrait au PDCI de Bédié. Dès les premiers jours, il n’avait pas hésité à nommer Guillaume Soro, venu lui rendre sa décision, pourtant nommé à ce poste par Laurent Gbagbo.

Alassane Ouattara n’a pour l’instant tenu aucun de ses engagements envers ses alliés du Rhdp, la coalition houphouétiste qui l’a porté au pouvoir. Mais compte les tenir un jour.
« Je tiendrai mes engagements le moment venu, mais ce n’est pas le moment », a-t-il promis.

Pour l’instant, tous les postes clés de l’Etat sont confiés à des cadres du RDR, originaires du Nord, sous fond de népotisme. En effet, le petit frère du Président Ouattara, appelé affectueusement « photocopie » du fait de la ressemblance avec son frère aîné, est nommé directeur financier de la présidence de la République.

Nous y reviendrons.

Christian Vabé

Un Raëlien Français abattu en Côte d’Ivoire probablement sur ordre de l’armée française pour avoir dit à la TV Ivoirienne que les militaires français n’avaient rien à faire en Côte d’Ivoire

Philippe Rémond, Professeur à l’Institut National Polytechnique Félix Houphouèt Boigny de Yamoussoukro et membre du Mouvement Raëlien a été trouvé assassiné dans son hôtel à Yamoussoukro, le lendemain de la prise de contrôle de la ville par les forces d’Alassane Ouattara.

Philippe Rémond faisait partie de ces ressortissants français qui ont régulièrement dénoncé l’ingérence de la France dans les affaires de Côte d’ivoire comme le montre cette vidéo.

Devenu Raëlien, il a aussi activement transmis les idées de Raël pour le
continent Africain et condamné à nouveau ouvertement sur une chaine de télévision ivoirienne, l’intervention de la France au côté de Ouattara comme l’a fait le leader du Mouvement Raëlien dans ses communiqués sur le sujet.

« Pour les membres du mouvement Raëlien de Côte d’ivoire il ne fait aucun doute que cet ardent défenseur d’une solution pacifique à la crise de Côte d’Ivoire, sans intervention militaire, telle que proposée par Rael, a été assassiné sur les ordres de Paris. » explique Brigitte Boisselier, porte parole du Mouvement Raëlien.

Un des leaders du Mouvement Raëlien de Côte d’Ivoire, Zadou Azael, qui en est aussi le doyen, a de même été maltraité par des partisans du nouveau Président Ouattara.

« Le guide-évêque Zadou Azael, a été molesté, agressé, humilié, et menacé de mort, dépouillé de son argent et dérobé de sa voiture par des éléments armés des forces républicaines du Président OUATTARA » explique Brigitte Boisselier. « Il est à noter que Zadou appartient à l’ethnie de l’ex-président Gbagbo, l’ethnie bété. A-t-il été inquiété pour son appartenance ethnique ou pour ses convictions politiques et religieuses ? »

Depuis des décennies, les Raëliens d’Afrique militent pour une solution pacifique des conflits du continent, prônant l’abolition des frontières coloniales pour retrouver les anciens royaumes et donc le découpage des terres en fonction des ethnies. « Ce retour au découpage pré-colonial permettra de retrouver les relations harmonieuses inter ethniques qui existaient avant que l’occident n’impose son découpage et qui pourraient se concrétiser par la création des Royaumes Unis de Kama. »

« Philippe Rémond a payé cher pour oser proposer et défendre ces solutions généreuses et conscientes mais qui déplaisent aux colons. » ajoute Brigitte Boisselier. « Au vu de cet assassinat et de l’agression subie par le doyen des raëliens de Côte d’Ivoire, au vu aussi de la façon dont la France maltraite les Raëliens sur son territoire, nous craignons vraiment pour la vie des Raëliens de Côte d’Ivoire et lançons un appel pour que cessent les interventions militaires et para-militaires de l’armée française dans le pays. »

www.raelafrica.org

Tragédie Africaine : le cas de la Côte d’Ivoire

Mme Rosalie Kouamé

« Quand l’Occident a faim, l’Afrique doit mourir » disait Calixthe Beyala. Je reste positive sur cette assertion pour y ajouter que quand l’Occident a soif de pétrole, l’Afrique doit saigner… or malheureusement, l’occident aura toujours faim et soif et donc l’Afrique saignera et mourra toujours …

Malheureusement aussi, le problème de l’Afrique a une double responsabilité. D’un côté les Africains eux-mêmes et d’autre côté les occidentaux.

Pendant la crise postélectorale, certaines opinions se sont engagées d’une part à mettre en exergue la responsabilité réservée aux occidentaux parce qu’il fallait freiner leur élan de recolonisation de la Côte d’Ivoire, dans le but de gagner le combat de l’Indépendance effective. D’autre part montrer la responsabilité des africains dans leur sous-développement.

Les choses se sont passées de sorte que la force militaire de la France, de l’ONU et de leurs alliés a eu raison sur la souveraineté de notre pays. Par conséquent, nous nous retrouvons aujourd’hui dans une position où l’occident, plus que jamais est mieux positionné pour piller la côte d’Ivoire et autres pays d’Afrique. Ainsi va l’Histoire entre l’Occident et l’Afrique…

Il faut alors prendre acte de ce fait, en faire le bilan et réfléchir sur l’avenir.

Les acteurs clés:

• Les Occidentaux et autres vautours et vampires aux allures négrières

• Les dirigeants politiques et politiciens Africains (les politiciens de conviction et les politiciens alimentaires)

• Le peuple d’Afrique

La part de responsabilité de chacun:

J’évaluerais la part de responsabilité qui revient à l’occident à 50% qui peut se repartir comme suite: 10% de philosophie basée sur la loi de la jungle, 10% de philosophie fondée sur « l’Afrique est la vache à lait de l’occident », 10% de « mindset » qui se repose sur « l’Africain est un sous-homme », 10% de discrimination culturelle et de race qui se traduit en « le blanc est le maître de la terre », et enfin 10% de sorcellerie occidentale (franc-maçonnerie, matérialisme et j’en passe).

Les autres 50% de part de responsabilité qui reviennent à l’Afrique pourraient se repartir de la sorte: 10 de cupidité, 10% d’ignorance et d’immaturité humaine, 10% de « pouvoirisme », 10% d’esclavagisme et 10% de méchanceté gratuite et de sorcellerie africaine (la liste qui compose la sorcellerie Africaine est longue…)

Un peu de Mathématiques: 

Ceci étant, les 50 % de part de responsabilité de l’Occident + les 50% qui reviennent à l’Afrique = 100% de MISÈRE de l’Afrique.

Les victimes de cette misère:

A- Les dirigeants politiques et politiciens Africains

Pour ce qui concerne les dirigeants politiques et politiciens Africains, on peut les juger d’une part sur leur combat de souveraineté ou leur soumission vis-à-vis de l’Occident et d’autre part sur la bonne gouvernance. Deux choses à ne pas confondre à mon humble sens.

Un bon combat de souveraineté n’est pas synonyme de bonne gouvernance et on ne pourrait parler de bonne gouvernance dans l’esclavage total ou partiel.

Pour ce fait, je classerais nos leaders politiques et politiciens dans deux groupes principaux composé de deux catégories chacun: Un groupe de leader soumis et un autre de leaders insoumis.

Les soumis:

La première catégorie de soumis concerne ces dirigeants qui souffrent dans leur chair comme « une servante qui fait tout ce que sa patronne dit, mais qui pleure dans sa cachette, parce que consciente de ses mauvaises conditions de vie et de travail.»

À côté, il y a aussi l’autre catégorie de soumis qui dans l’inconscience absolue sont fiers de se voir assis à la même table que le colon qui leur fait croire qu’ils sont amis. Juste cette soi-disant «amitié» pour endormir le nègre est satisfaisante pour que ces pseudo-dirigeants bradent les biens de leur pays et du continent moins cher qu’un miroir couterait au temps de la traite négrière.

Ces deux catégories de dirigeants soumis (les marionnettes dans les pleures et les marionnettes dans la joie) sont aidés à maintenir leur poste, à changer la constitution de leur pays selon leur mesure et à s’enrichir sur le dos du peuple en complicité avec les grands maîtres de l’occident. Aussi longtemps qu’ils feraient la volonté du maître colon, leur fauteuil est assuré pendant plusieurs décennies, au nom de la démon-cratie «occidentafricaine».

Les insoumis:

Ceux qui ne se soumettent pas souffrent dans leur chair comme de bons esclaves rebelles, sur qui, les mesures les plus sévères pleuvent à tout moment.

Néanmoins, il y a les dirigeants de cette première catégorie d’insoumis qui se distinguent de leur insoumission à l’esclavage et à la colonisation, en vivant de façon intègre, doublée d’une bonne gouvernance comme le fit Thomas Sankara pour ne citer que lui.

La deuxième catégorie de ce deuxième groupe est composé de ces dirigeants non soumis à l’occident, qui tout en manifestant leur volonté de se libérer de l’impérialisme occidentale, s’enrichissent sur le dos du peuple parallèlement au combat de libération.

Malgré ce combat noble face à l’occident, les caisses de l’état sont tout de même abusées par ceux-ci.
Ce groupe est beaucoup plus complexe car il peut dans le même temps être soutenu pour son idéal de souveraineté, et se faire combattre pour sa cupidité, voire sa mauvaise gouvernance. La possibilité de supporter ce groupe d’un pied et de s’en plaindre d’un autre pied est assez grande. Cette situation de fait sied bien à la phrase de Feu Balla Kéita selon laquelle: «Un pied dedans, un pied dehors, c’est dehors…» Avait-il raison? Avait-il tort? La vérité est relative, et donc je ne saurai la détenir pour l’imposer ici.

En dépit des traitements différents à leur infligé par les occidentaux, nos leaders politiques soumis comme non soumis ont tous, à quelques exceptions près la possibilité et la manie de se servir des caisses de l’Etat, se transformer en milliardaires à une vitesse vertigineuse et d’envoyer leurs enfants en Occident pour leurs études dans les meilleurs conditions crées par ces occidentaux au détriment des systèmes éducatifs dans leur pays respectifs.
B- Le peuple d’Afrique

Dans tout ce contexte politique « occidentafricain » ou de révolution Africaine, le peuple Africain est bien celui-là même qui souffre à tout moment, que ce soit sous un régime de président soumis, comme sous un régime de président non-soumis. Que ce soit avec un pays qui veut sa souveraineté ou un pays qui se plait dans l’esclavage.

Quel est donc le combat qui s’impose à nous, peuple d’Afrique?

NB 1: Notre Indépendance

Une grande victoire du combat du Président Laurent Gbagbo est d’avoir éveillé la conscience ivoirienne en particulier et Africaine en général en nous informant que l’indépendance (politique comme économique) de l’Afrique n’est pas encore acquise…

L’autre victoire sera de parachever ce combat jusqu’à conquérir cette Indépendance pleine et entière car n’être à la charge de personne doit être notre devise désormais en Afrique. Pendant 50 ans l’information que nous ne sommes pas indépendant a été camouflée. En 1960, sur conseil du général Charles de Gaule, la France a fait semblant de donner l’Indépendance à la Côte d’Ivoire. Elle nous a fait croire que nous sommes indépendants… À l’inverse, la Côte d’Ivoire a fait semblant d’être indépendante… Depuis 1960 donc, nous vivons dans le mensonge et, de mensonge en mensonge, nous sommes devenus un peuple mythomane et perdu. Perdu sur son propre sol… Un peuple où les uns et les autres se plaisent dans les titres vides, soi-disant un peuple souverain dont la décision du Conseil Constitutionnel est contestée par une soi-disant communauté internationale…

NB 2: Le combat de Souveraineté

Pour ma part, le combat de souveraineté est un combat non négociable. Nous devons le mener et nous devons le gagner tôt ou tard. Il le faut ! Ceci étant, le combat de souveraineté ne peut se gagner avec un peuple non éduqué;

Le combat de souveraineté ne peut se gagner avec un peuple qui a faim;

Le combat de souveraineté ne peut se gagner avec un peuple qui ne peut se soigner;
le combat de souveraineté ne peut se gagner avec un peuple qui craint de se faire tuer par le politicien de la gauche comme le politicien de la droite;

Le combat de souveraineté ne peut se gagner dans une politique de copinage ou des affinités tribales;
Le combat de souveraineté ne peut se gagner dans les stratégies festives et populiste, même là où le sérieux s’impose;

Le combat de souveraineté ne peut se gagner dans les appréciations et jugements sélectifs, fondés en grande partie sur la mauvaise foi, la méchanceté gratuite et la philosophie tribaliste.

Et pourtant nous devons gagner le combat de souveraineté…

Que devons nous faire donc?

Nous devons avoir des stratégies constructives à court, à moyen et à long terme.

Il faut Eduquer le peuple, lui donner la possibilité de se nourrir et se soigner et non les moyens de s’entretuer. Il faut redonner à ce peuple sa sérénité, sa sécurité et sa quiétude.
Toute la côte d’Ivoire ne peut fuir pour se refugier au Ghana, au Togo, au Benin, au Liberia et j’en passe. Il faut compter avec cette partie du peuple qui veut bien fuir « l’Imposture pouvoirisée » mais qui ne peut pas. D’ailleurs, ceux qui ont réussi à se refugier hors de la Côte d’Ivoire y sont malgré eux et doivent survivre. Ainsi, les survivants de la guerre de la France contre la souveraineté Ivoirienne, réfugiés en Côte d’Ivoire ou réfugies ailleurs doivent continuer de vivre. Mais comment?

Chacun de nous doit contribuer à cela. Nous sommes face à une réalité complexe, et notre sens d’être humain nous demande de savoir résoudre les problèmes mêmes les plus complexes de la vie.

NB 3: La bonne gouvernance:

N’étant ni politicienne, ni politologue, je ne saurai juger ici la bonne gouvernance des différents régimes qui se sont succédés en Côte d’Ivoire (Houphouët, Bedié, Guéi et Gbagbo). D’ailleurs pour le faire, il faut définir les paramètres et variables de Bonne Gouvernance et analyser chacun de ces régimes en fonction de ces paramètres et variables. Une telle analyse n’est pas la priorité du moment à mon avis.

Néanmoins, je peux apprécier les faits, l’Infrastructure, le système éducatif, l’environnement, la corruption, le chômage, la politique intérieure comme extérieure, le combat de libération totale……
Le fait principal à apprécier aujourd’hui pour ma part est la situation de vie que le peuple de côte d’Ivoire a connue les 20 dernières années, par la faute de TOUS:

1: la politique de « ce pays, si je ne le gouverne pas, je le rendrai ingouvernable… »
2: la politique d’immaturité qui fait qu’on ne prend pas une telle phrase au sérieux, en faire un débat national pour mieux comprendre les pour et les contres;

3: la politique du caméléon et du manque de conséquence de tous: le matin on prend Ouattara pour un étranger, à midi on s’associe à lui pour combattre un ennemi commun, l’après-midi, on lance un mandat d’arrêt contre lui ou alors on l’aide à combattre le nationalisme Ivoirien appelé « Ivoirité », le soir on lui fait plaisir en fêtant avec ses rebelles et en le récompensant avec la naturalisation Ivoirienne, et en pleine nuit, on est surpris qu’il a rendu le pays ingouvernable pour les autres pour pouvoir le gouverner lui-même enfin!

Et tout ceci dans un contexte de Mensonge, d’Hypocrisie, de Mauvaise foi, de Méchanceté gratuite, de Légèreté, de Tribalisme, de Favoritisme, de Corruption de part et d’autre, de l’est à l’ouest, du nord au sud en passant par le centre…

Pendant tout ce temps, le peuple ivoirien a souffert, a été tué, brulé et continue de souffrir… L’école Ivoirienne, avenir du pays est dans un état qui ressemble à un cauchemar… C’est bien le résultat de 30 années de mépris envers ce système éducatif que certaines personnes essaieraient de mettre de manière sélective et malhonnête à l’actif des 5 ou 10 dernières années. (Je préfère ne pas revenir dessus, mais je demande aux uns et aux autres de retrouver mes  » cri de cœurs acte 1 et acte 2″ sur google écrits en Mai – juin 2010, pour se rafraichir la mémoire).
Le taux de chômage est digne d’un Etat rendu ingouvernable comme promis… les routes qui succombent sous le poids de grosses cylindrés fabriquées spécialement pour les autoroutes des Etats-Unis.

La mort par-ci, la mort par-là…

Les survivants quant à eux doivent survivre pour que les combats du pain quotidien, de la souveraineté et aussi de la bonne gouvernance soient une réalité un jour. Pour songer gagner ces combats qui s’imposent à nous, il faut bien qu’il y ait des survivants…

La réconciliation:

Le mot réconciliation est si noble et si divin… Néanmoins il ne sert à rien de l’utiliser hors de son contexte ou alors dans un contexte malsain et malpropre…

Dans cette course de prise de pouvoir Ivoirien « par tous les moyens », je me demande bien parfois, qui sont ceux qui sont en conflit pour qu’on parle de réconciliation? Quel sont les groupe en conflit qui par conséquent ont besoin de se réconcilier? Pourquoi? Quel est le problème? Quel est l’origine du problème?

Un 19 Septembre 2002, des rebelles sortent des broussailles du Burkina Faso, habillés presque dans les mêmes trellis que l’armée française et se sont mis à tuer les Ivoiriens après un coup d’Etat manqué contre le Pouvoir du Président Gbagbo. Que s’est-il passé avant le 19 Septembre 2002 pour que la solution soit ces tueries engendrées par la rébellion de Ouattara et de Soro Guillaume ? Les années sont passées, la France et ses alliés ont fini par aider Ouattara et ses rebelles à prendre enfin le fauteuil présidentiel tant recherché « par tous les moyens… »

Depuis le 11 Avril 2011 donc, la France a réussi à capturer le Président Gbagbo pour pouvoir installer Ouattara, le représentant de la France et de leurs alliés en Côte d’Ivoire. Ouattara et ses hommes sont au pouvoir enfin par la voie de la fameuse philosophie  » de la prise du pouvoir par tous les moyens ». ( les animaux et les hommes ont été sacrifiés, les armes africaines et occidentales on sévi pour que Satan jubile enfin victoire… Quoi de plus normal, puisque nous sommes sur terre où Satan est roi!)

Qu’on soit d’accord avec cette manière atroce d’accéder au pouvoir ou pas c’est cela la réalité pour le moment.

S’il y a donc une réconciliation à faire, c’est bien entre Ouattara et le Président Laurent Gbagbo que cela doit se faire, puisque c’est contre le Pouvoir du Président Laurent Gbagbo que Ouattara et ses amis ont œuvré ces 10 dernières années.

Il est vrai que le peuple de Côte d’Ivoire a subit du tort, mais n’est pour autant pas en conflit dans le contexte-ci. Que ces politiciens ne déplacent pas le débat pour faire croire au peuple que c’est lui qui est en conflit, d’où le besoin de réconciliation.

Autant Ouattara et ses amis se sont réconciliés avec le Président Bedié (à la suite des épisodes de la prise de pouvoir après le décès du Président Houphouët, du coup d’Etat contre Bédié, du mandat d’arrêt contre Ouattara et du lancement de l’Ivoirité…), autant ils doivent pouvoir se réconcilier avec le Président Gbagbo, sans faire croire au peuple que c’est lui qui est en conflit, d’où le besoin de se réconcilier. Soit Ouattara rejoint Gbagbo en prison pour faire une réconciliation de prisonniers, soit il libère Gbagbo pour faire une réconciliation d’hommes étant libres.

Le peuple quant à lui veut être gouverné vivant, non égorgé, non brulé, non fusillé, non massacré et pas « par tous les moyens…»

On ne fait pas de réconciliation avec des gens qu’on traque, qu’on tue, qu’on emprisonne, qu’on déshabille aux yeux du monde parce qu’on a la force impérialiste avec soi… Une telle réconciliation n’est que moquerie pour soi-même et moquerie pour les autres…

Le peuple Ivoirien n’a jamais eu de problème, n’a jamais fait de guerre civile et ne fera pas sienne la guerre de prise de pouvoir « par tous les moyens » de Ouattara et ses amis Sénégalais, Burkinabé, français, Américains, Onusien, du FMI et j’en passe. Pourquoi venir se moquer d’un tel peuple en parlant de réconciliation pour une guerre de fauteuil présidentiel Ouattara-Gbagbo qui n’est autre qu’une guerre Occident-Afrique?

S’il y a besoin de réconciliation, c’est bien la réconciliation Occident-Afrique!

En effet, l’occident doit nous dire pourquoi l’Afrique est abusé de la sorte et les Africains doivent pouvoir faire comprendre à l’occident qu’ils sont d’accord ou pas de leur traitement. Voilà la Réconciliation qui s’impose. Le reste, c’est bien continuer de profiter de l’ignorance pour distraire la galerie Ivoirienne en particulier et africaine en général. Voyez-vous ? Pour un problème de fauteuil présidentiel entre Ouattara et Gbagbo ou Occident-Afrique, on n’appelle pas le peuple Ivoirien pour dire vient te réconcilier! Le jour Ouattara et Gbagbo vont se réconcilier, les partisans de Ouattara suivront leur leader dans cette réconciliation et les partisans de Gbagbo suivront Gbagbo dans cette réconciliation… Les autres apprécieront.

Si Ouattara a réussi avec ses amis à travers le monde à arracher le pouvoir à Laurent Gbagbo et à le jeter en prison pour la deuxième fois, c’est que le problème entre Ouattara et Laurent Gbagbo n’est pas terminé. On ne se réconcilie pas avec une telle personne en son absence, incarcérée parce que ayant choisi de respecter la décision du conseil constitutionnel de son pays. Cette même personne qu’on a jetée hier en prison et qu’on jette en prison aujourd’hui bien qu’on ait reçu sa naturalisation ivoirienne grâce elle… et faire croire au peuple que c’est lui qui a besoin de réconciliation, ce n’est pas juste! Ce n’est pas le peuple Ivoirien qui s’est soulevé un matin pour faire une rébellion et s’entretuer! Par contre, tous ceux qui ont tué depuis le 19 Septembre 2002 jusqu’ aujourd’hui peuvent chercher à faire la Paix avec ceux qu’ils ont tués. Nous sommes Africains et nous communiquons avec nos morts. Demandez donc pardon à tous ceux que vous avez tués et s’ils acceptent vos pardons, vous vous seriez ainsi réconciliés avec les morts, vos nombreuses victimes.

Une fois réconciliés avec les morts, réconciliez-vous aussi avec les survivants emprisonnés. Après quoi, les survivants en liberté conditionnée sauront vous apprécier. Pour les familles et autres proches des victimes, que les uns et les autres qui savent qu’ils ont tué se repentissent et demandent pardon aux uns et aux autres. Ceux qui sont prêts à pardonner, pardonneront. Ceux qui ne sont pas prêts à pardonner ne pardonneront pas et il faut créer les conditions d’un éventuel pardon. La solution ne serait pas de continuer de les tuer pour les obliger à pardonner ou à se réconcilier…

Réconciliez-vous aussi avec vos consciences puisque chacun en a une, pour vos actes posés pendant ces 20 dernières années et mêmes les années d’avant dans vos politiques respectives, et le reste se fera avec le bon sens des uns et des autres.

Que chacun assume pleinement sa part de responsabilité afin que la lutte pour la bonne gouvernance d’une part et la lutte contre l’impérialisme d’autre part continuent de se faire si possible dans la complémentarité un jour…

A la place de réconciliation, je dirais plutôt arrêtez les TUERIE, l’épuration ethnique, la chasse à l’homme, le mensonge, la malhonnêteté, la haine et la mauvaise foi… Ce n’est pas de cette manière qu’on parvient à se faire aimer par un peuple.

On ne se fait pas passer pour juste quand on est conscient qu’on est un tueur et un assassin!
On ne se fait pas passer pour juge quand on est conscient qu’on est celui-là même qui doit être jugé!
On ne se fait pas passer pour victime, quand on est conscient qu’on est l’agresseur!
On ne se moque pas de tout un peuple quand on est conscient qu’on a rendu ce peuple meurtri!

Le besoin immédiat de mon peuple :

• Arrêtez les Tuerie et la Violence dont vous seuls détenez le secret! (accordez-moi ici l’espoir que la répétition vous aidera à comprendre.)

• Eradiquez la pauvreté en Côte d’Ivoire;

• Redonnez l’école instrutive et constructive aux ivoiriens;

• Redonnez la possibilité aux Ivoiriens de se soigner;

• Faites en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants qui trainent dans les rues;

• Créez du travail et les conditions qui favorisent le travail;

Cela pourrait peut-être soulager des cœurs meurtris de se voir pris en captivité par la force de l’imposture…

Il est inacceptable de vivre ce fait que la France et ses alliés nous ramènent à l’ère avant la pseudo « Indépendance », mais c’est là où nous sommes aujourd’hui et il faut sauver ce qui peut être sauvé…

Dieu dans tout cela:

«Nous savons du reste, que Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein…» (Romain 8:28)

Les décisions les plus inhumaines contre la Côte d’Ivoire afin de réussir le coup d’Etat international ont été prises à New York, au siège de la fameuse ONU qui a donné son ok à la France d’appliquer son droit colonial sur la Côte d’Ivoire, en complicité avec le FMI… EMBARGO SUR LES MEDICAMMENTS, fermeture des banques en Côte d’Ivoire pour affamer les Ivoiriens afin de pourvoir installer l’homme qui fait l’affaire de l’occident… Une fois New York donne son ok, tous les perroquets de l’Europe d’Afrique et d’ailleurs répètent en cœur ou à tour de rôle, au grand bonheur de Satan… C’est pour quoi, Dieu à son tour commencera à New York, parmi les décideurs du monde… Suivez mon regard.
(Pour la petite anecdote, je crois avoir entendu un jour Mr Dominique Strauss-Kahn dire dans une interview que «le Président Gbagbo est infréquentable et cherche les femmes partout…» Aujourd’hui le temps révèle que lui ne cherchant pas les femmes partout mais les force dans les hôtels… Entre deux avions, le plaisir sexuel d’une negresse est au menu afin d’avoir la force de développer son mépris pour les Africains qui ont compris le jeu diabolique occidental. C’est donc lui le « fréquentable » Dominique qui aujourd’hui se fait arrêter, menotter pour agression sexuelle dans un hôtel selon l’actualité. Comme quoi, entre «chercher les femmes partout» et «forcer les femmes dans les hôtels», seul Dieu maîtrise le destin de chacun…
Continuons de faire confiance à Dieu en toute circonstance, même quand on a l’impression qu’on n’y comprend rien.

«Heureuse la nation dont l’Eternel est Dieu…» (Psaume 33:12). Si nous avons choisi sincèrement l’Eternel comme notre Dieu, si notre Nation l’a fait, alors nous serons heureux car tout ce qui se passe aujourd’hui va concourir à notre bien selon le plan de Dieu.
On me demandera comment?

Eh bien! Les voies de Dieu sont insondables, mais le temps nous en dira plus, et comme le Président Gbagbo aime bien le dire, le TEMPS EST L’AUTRE NOM DE DIEU… L’Humiliation de la Côte d’Ivoire déterminera l’Humiliation des ennemis de la Côte d’Ivoire… Suivez mon regard. Continuons donc de prier ce Dieu car il sait mieux que nous et n’a pas encore dit son dernier mot…

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Copenhague, le 21 Mai 2011

Gabon : Le vrai-faux acte de naissance d’Ali Bongo devant les tribunaux !

L’histoire du vrai-faux acte de naissance délivré à Ali Bongo, le 29 mai 2009, soit dix jours avant le décès d’Omar Bongo continue à faire des vagues dans l’opinion. A preuve : après le meeting qui s’est tenu au siège de l’Union Nationale, le 14 mai dernier, et au cours duquel le Premier ministre, Raphaël Bandega-Lendoye est revenu sur la question avec insistance, de nombreux Gabonais – qui ont eu pour la première fois une copie du document entre leurs mains – n’en sont toujours pas revenus. « Comment, avec un faux aussi grossier, la CENAP et la Cour constitutionnelle ont pu laisser passer la candidature d’Ali ? », s’est par exemple exclamé Justin Nguélé qui se dit militant de l’UPG.

En effet, comme si Ali était informé du décès imminent du président Bongo, il s’est fait établir dans des conditions scabreuses, un acte de naissance totalement bricolé, mais qui lui a tout de même permis de concourir à l’élection présidentielle anticipée de 2009. Et c’est justement en s’appuyant sur l’utilisation de ce vrai-faux document d’état-civil et sur les conséquences induites que des citoyens ont décidé de saisir la justice. Une plainte contre X a été déposée au tribunal de grande instance de Libreville pour « faux, usage de faux et faux en écriture publique ».

Le spectre des personnes visées par cette procédure inédite est assez large : le maire du 3ème arrondissement, le président de la Cour constitutionnelle, son collègue de la CENAP seraient en première ligne. En toute logique, il n’est pas interdit de penser que le principal bénéficiaire de cette forfaiture, en l’occurrence Ali Bongo pourrait être aussi amené à s’expliquer. Idem pour le ministre délégué à la Santé, Nziengui Mihindou, alias Azme qui, selon des informations dignes de foi, devrait son entrée au gouvernement au rôle central qu’il a joué dans la confection de ce fameux document. A l’époque, rappelle notre informateur, l’intéressé était secrétaire général de la mairie du 3ème.

La divulgation publique de ce qui constitue, aux yeux de l’opinion, un scandale et une humiliation pour le Gabon a rendu Ali Bongo et son gouvernement hystériques. Conséquence : depuis près d’une semaine, aux déclarations rageuses de la présidence succèdent des communiqués vengeurs du gouvernement avec, comme dénominateur commun, la diabolisation d’André Mba Obame.

Mais tout cet enfumage ridicule n’abuse personne, car les populations savent que l’acharnement médiatico-judiciaire dont est victime le vrai vainqueur de l’élection de 2009 ne poursuit qu’un objectif : éluder le vrai débat sur les origines d’Ali Bongo dont le dossier de candidature en 2009 comportait à la fois un vrai-faux acte de naissance et un certificat médical bidonné.

Pour l’honneur du Gabon et pour celui de ses institutions, nous demandons très respectueusement au pouvoir Bongo/PDG de laisser, au moins pour une fois, la justice (la vraie, celle qui fait partie de notre devise nationale) faire son travail. On dit chiche ?

Source : grigriinternational