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Gabon : Le vrai-faux acte de naissance d’Ali Bongo devant les tribunaux !

L’histoire du vrai-faux acte de naissance délivré à Ali Bongo, le 29 mai 2009, soit dix jours avant le décès d’Omar Bongo continue à faire des vagues dans l’opinion. A preuve : après le meeting qui s’est tenu au siège de l’Union Nationale, le 14 mai dernier, et au cours duquel le Premier ministre, Raphaël Bandega-Lendoye est revenu sur la question avec insistance, de nombreux Gabonais – qui ont eu pour la première fois une copie du document entre leurs mains – n’en sont toujours pas revenus. « Comment, avec un faux aussi grossier, la CENAP et la Cour constitutionnelle ont pu laisser passer la candidature d’Ali ? », s’est par exemple exclamé Justin Nguélé qui se dit militant de l’UPG.

En effet, comme si Ali était informé du décès imminent du président Bongo, il s’est fait établir dans des conditions scabreuses, un acte de naissance totalement bricolé, mais qui lui a tout de même permis de concourir à l’élection présidentielle anticipée de 2009. Et c’est justement en s’appuyant sur l’utilisation de ce vrai-faux document d’état-civil et sur les conséquences induites que des citoyens ont décidé de saisir la justice. Une plainte contre X a été déposée au tribunal de grande instance de Libreville pour « faux, usage de faux et faux en écriture publique ».

Le spectre des personnes visées par cette procédure inédite est assez large : le maire du 3ème arrondissement, le président de la Cour constitutionnelle, son collègue de la CENAP seraient en première ligne. En toute logique, il n’est pas interdit de penser que le principal bénéficiaire de cette forfaiture, en l’occurrence Ali Bongo pourrait être aussi amené à s’expliquer. Idem pour le ministre délégué à la Santé, Nziengui Mihindou, alias Azme qui, selon des informations dignes de foi, devrait son entrée au gouvernement au rôle central qu’il a joué dans la confection de ce fameux document. A l’époque, rappelle notre informateur, l’intéressé était secrétaire général de la mairie du 3ème.

La divulgation publique de ce qui constitue, aux yeux de l’opinion, un scandale et une humiliation pour le Gabon a rendu Ali Bongo et son gouvernement hystériques. Conséquence : depuis près d’une semaine, aux déclarations rageuses de la présidence succèdent des communiqués vengeurs du gouvernement avec, comme dénominateur commun, la diabolisation d’André Mba Obame.

Mais tout cet enfumage ridicule n’abuse personne, car les populations savent que l’acharnement médiatico-judiciaire dont est victime le vrai vainqueur de l’élection de 2009 ne poursuit qu’un objectif : éluder le vrai débat sur les origines d’Ali Bongo dont le dossier de candidature en 2009 comportait à la fois un vrai-faux acte de naissance et un certificat médical bidonné.

Pour l’honneur du Gabon et pour celui de ses institutions, nous demandons très respectueusement au pouvoir Bongo/PDG de laisser, au moins pour une fois, la justice (la vraie, celle qui fait partie de notre devise nationale) faire son travail. On dit chiche ?

Source : grigriinternational

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