Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: mai 25, 2011

BENIN : Election du Bureau de l’Assemblée nationale, L’UN saisit la Cour et interpelle la RB

Se félicitant de son score aux dernières élections législatives, l’Union fait la Nation, au cours d’une réunion de sa conférence des présidents lundi dernier, est revenue sur la mise en place du Bureau de la sixième législature de l’Assemblée nationale le week-end dernier. La coalition de l’Opposition béninoise compte saisir la Cour constitutionnelle pour en contester la composition. Dans le communiqué de presse sanctionnant la réunion, l’Union a décidé d’écouter les responsables de la Renaissance du Bénin dont les élus n’ont pas été solidaires de sa position au sujet de ladite élection. Elle rassure également ses sympathisants de poursuivre son combat pour un Bénin uni et démocratique. Lire le communiqué de presse.

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Conférence des Présidents de l’Union fait la Nation s’est réunie ce Lundi 23 Mai 2011 au sujet des résultats des élections législatives et particulièrement de la désignation des membres du bureau de l’Assemblée Nationale.

A l’issue de ses assises, la Conférence des Présidents a rendu public le communiqué de presse suivant.

Les députés à l’Assemblée nationale de la sixième législature ont été installés le lundi 16 mai 2011. Selon la décision de la Cour Constitutionnelle proclamant les résultats définitifs des élections législatives, ces membres de la Représentation nationale ressortent de huit groupes politiques.

L’Union fait la Nation s’honore de réunir trente membres dans son groupe. Elle adresse ses remerciements aux électeurs qui lui ont fait confiance pour qu’elle soit en deuxième position dans la configuration politique de l’Assemblée nationale. Forte de ce soutien, elle entend en tirer toutes les conséquences et assumer toutes les responsabilités qui en découlent.

L’Union fait la Nation entend recourir à tous les moyens légaux pour assurer la défense de sa ligne politique et faire triompher les intérêts fondamentaux du peuple béninois. Elle souhaite s’acquitter de cette mission dans un esprit constructif et de large disponibilité.

L’Union fait la Nation, dans ce cadre, a engagé des discussions avec les députés membres du groupe Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) en vue d’une application consensuelle des dispositions légales qui régissent l’élection des membres du Bureau de l’Assemblée nationale.

L’Union fait la Nation déplore que ce groupe majoritaire n’ait pas voulu de cette démarche concertée et ait choisi d’exclure notre groupe de la composition du Bureau tel qu’il l’a arrêtée. Notre demande d’une consultation de la Cour n’ayant pas été retenue, nous nous sommes retirés de l’hémicycle lors du vote qui a conduit à la formation d’un Bureau de l’Assemblée nationale qui ne comprend aucun représentant de l’Union fait la Nation.

L’Union fait la Nation décide d’introduire un recours en annulation de ce vote auprès de la Cour Constitutionnelle.

La Conférence des Présidents a décidé de saisir la Cour constitutionnelle afin qu’elle éclaire le Parlement sur l’interprétation qu’il convient de faire de sa décision DCC 09-002 du 08 janvier 2009.

L’Union fait la Nation prend acte de ce comportement dont le groupe FCBE est seul responsable.

L’Union fait la Nation prend également acte du fait qu’elle n’a fait l’objet, à ce jour, d’aucun contact dans la cadre de la politique d’ouverture annoncée par le Chef de l’Etat.

Enfin, face aux préoccupations graves exprimées par nombre de ses membres, la Conférence des Présidents a décidé d’organiser dans les meilleurs délais, une séance pour écouter les Responsables de la Renaissance du Bénin à propos des évènements survenus au Parlement dans le cadre de la désignation des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, et qui ont jeté le trouble dans l’esprit de nombreux citoyens sur la cohésion et même la survie de l’Union fait la Nation.

La Conférence des Présidents tient à rassurer les militants et sympathisants que l’Union fait la Nation poursuivra son combat, contre vents et marées, pour un Bénin uni et véritablement démocratique.

Fait à Cotonou le 23 Mai 2011

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Réunion de crise au sein de l’opposition : LA RB, LE VIRUS QUI GANGRENE L’UN

Suite au comportement eut par les députés de la Renaissance du Bénin (RB) à l’Assemblée nationale vendredi dernier au cours de l’élection des membres du bureau devant conduire la 6e législature, la tension est montée au sein de l’Union fait la nation. Pour trouver une porte de sortie de cette crise, les partis membres de l’UN ont tenu une réunion le lundi 23 mai.

La principale alliance de l’opposition est au bord du gouffre. Suite à l’échec de son candidat unique à la dernière élection présidentielle, l’Union fait la nation est en train de faire face à d’autres réalités difficiles au niveau de l’Assemblée nationale. Le clou du malaise reste l’option prise par les députés de la Renaissance du Bénin de faire cavalier seul au cours de l’élection des membres du bureau du Parlement. Malgré les insistances des autres élus du peuple issus d’autres partis membres de l’Union fait la nation, l’honorable Rosine Vieira Soglo et les seins ont refusé de respecter les consignes de vote. Ce qui n’a pas été du goût ni des membres du bureau exécutif de la formation politique ni de sa base. En effet, une ramener la balle à terre et amener les différentes parties de l’union à fumer le calumet de la paix, le président national de l’UN a initié une réunion de crise. Malheureusement, cette rencontre n’a pu calmer les ardeurs. D’un côté, les renaissants ont défendu et justifié leurs actes. De l’autre, les mécontents ont dénoncé le fait que les Hwézèhouè aient accepté faire le jeu de la mouvance présidentielle alors qu’ils sont membres de l’UN. Malgré les explications données par la RB, le consentement n’a pas été trouvé. Même si les différents acteurs ont déclaré à la sortie de la réunion qu’ils demeurent ensemble, le verre est et demeure encore dans le fruit de l’union. Mais les conséquences directes de cet état de chose sont l’avenir politique de Léhady Vinagnon Miton Soglo et la reprise en main de la mairie de Cotonou après prochaines élections municipales de 2013. La RB, toujours la RB, et encore la RB, elle ne cessera d’être le virus qui fera le malheur de l’opposition.

Prince BOCO

24 mai, 2011 | Par L’Autre Fraternité |

Interview / Mamadou Koulibaly: ‘‘ L’Afrique n’a pas besoin de gouvernement d’union’’ ‘‘Les vainqueurs doivent assumer leur programme’’

( Le Mandat ) Mamadou Koulibaly est l’un des rares dignitaires du FPI de Laurent Gbagbo, à être encore libre de ses mouvements en Côte d’Ivoire, (beaucoup d’autres sont arrêtés ou réfugiés à l’étranger) et s’exprime très rarement. Revenant sur l’avenir du FPI, le président de l’Assemblée Nationale estime que le parti est décapité, et que l’équipe dirigeante devrait se réunir bientôt. Et à la participation de son parti à un gouvernement d’union, Mamadou Koulibaly préfèrerait un vrai rôle dans l’opposition. Entretien !

Pourquoi êtes vous allé à la cérémonie d’investiture du président Alassane Ouattara samedi dernier ?

Par devoir républicain, la Côte d’Ivoire s’est donné un Président de la République et en tant Président de l’Assemblé Nationale, je devais y être.

Est-ce que cela veut dire que vous reconnaissez personnellement Alassane comme Président de la République de Côte D’Ivoire?

Oui, ça ne date pas d’aujourd’hui. J’ai déjà signé une déclaration pour le compte du FPI qui le disait.

A quel moment avez-vous compris que Laurent Gbagbo avait perdu l’élection ?

Après la décision du Panel, le Panel ayant concluant que le vainqueur de l’élection présidentielle était Ouattara. Il fallait que tous les partisans de Gbagbo se rendent compte de l’évidence que Ouattara était le Président de Côte d’ Ivoire depuis cette date.

C’était le Sommet du 10 mars à Addis-Abeba. En ce moment-là vous avez dit que c’était fini ?

Je n’ai pas la date exacte

Au premier tour, Laurent Gbagbo est arrivé premier avec 6 points d’avance sur Alassane Ouattara. En ce moment-là est ce qu’il pouvait gagner ou pas ?

Oui ! En ce moment, tout était possible, si nous avions eu un discours rassembleur, si nous nous n’étions pas focalisés sur des discours qui divisent et qui affaiblissent. C’était un moment clé.

Et c’était un moment clé où le FPI n’a pas su obtenir le ralliement du PDCI-RDA de Henri Konan Bédié ?

Pas du PDCI, mais plutôt de l’électorat du PDCI. Nous avons péché par mauvaise stratégie.

On a souvent dit que Laurent Gbagbo était un boulanger qui roulait ses adversaires dans la farine, mais ne s’est-il pas laissé rouler dans la farine par Guillaume Soro ?

Nous sommes obligés de le constater. Je me suis battu pour que Gbagbo gagne. Mais, malheureusement, nous avons perdu. On ne va pas pleurer éternellement.

Mamadou Koulibaly est-ce que l’échec du FPI n’est pas l’échec d’une expérience socialiste en Afrique de l’Ouest?

Est-ce qu’elle était vraiment socialiste ? Est-ce que nous avons vraiment appliqué notre programme de gouvernement ? Ou est ce que avons- nous fait autre chose ? Je me pose la question.

Est-ce qu’en ces dix dernières années, votre parti n’a pas fonctionné en double commande ? C’est-à-dire une direction officielle et disons un cabinet plus secret ?

Nous sommes tombés dans le piège des partis politiques qui accèdent aux pouvoirs et qui se laissent entraîner par l’ivresse du pouvoir. C’est vrai la personnalité de Laurent Gbagbo était telle, que bien qu’ayant cédé le fauteuil de Président du FPI a Pascal Affi N’Guessan, il ne décidait pas directement des choses, mais chaque fois que nous avons des décisions importantes à prendre pour le partie nous lui posions la question de savoir d’abord si ses décisions ne gênaient pas sa politique générale.

Le rôle de l’armée française dans la chute de Laurent Gbagbo, ça vous choque ?

Non c’était dans la logique des choses. A partir du moment où nous avions signé l’Accord Politique de Ouagadougou, il était évident que les choses allaient se terminer de cette façon là.

Donc vous ne dites pas comme certains partisans de Laurent Gbagbo qui disaient qu’on assiste à une recolonisation de la Côte d’Ivoire ?

Non, on assiste a une remise en ordre de la Côte d’Ivoire, là où nous FPI, nous avions été incapables. On n’aurait eu notre gouvernement à nous. On aurait peut-être mieux gérer la situation. Qu’il n’y aurait pas eu une rébellion et on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais le gouvernement mélangé, on a pensé que tout baignait dans l’huile, or l’adversaire nous attendaient au tournant ou l’ennemi nous attendait au tournant. On a été victime de notre grande naïveté.

Le maintient d’une base militaire à Port-Bouët comme le disait Nicolas Sarkozy et comme l’a confirmé Alassane Ouattara. Qu’est-ce vous en pensez ?

De mon point de vue, il n’est pas admissible qu’aujourd’hui encore, les choses entre Paris et Abidjan se passent comme les choses qui se passaient en 1946 ou en 1960. L’assistance permanente de la France en matière monétaire, financière, politique est de nature à infantiliser les Etats, mais pour moi, ce n’est que période passagère. Le moment viendra où les mêmes Etats s’asseyeront autour d’une table pour renégocier et signer d’autres accords.

Quelle est la dernière fois que vous avez parlez avec Laurent Gbagbo ?

Le lendemain du jour, où Affi N’Guessan est rentré d’Addis-Abeba avec les conclusions du Panel, nous nous sommes rencontrés. On a parlé des conclusions du Panel.

Et là vous avez peut-être dit à Laurent Gbagbo que c’est foutu pour vous non ?

Il le pensait lui aussi et nous nous sommes dit qu’il fallait réfléchir pour savoir quelle attitude adoptée, mais depuis je n’ai plus eu de ses nouvelles.

Mais vous lui avez conseillé de renoncer et de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara ?

Je garde ça pour moi.

Et depui, plus aucun contact ?

Par la suite, je suis allé à accra jusqu’au 11 avril 2011.

Quand vous lui avez dit ça, il n’a pas du tout apprécié ?

Rire, je lui ai dit quoi ? J’ai eu une démarche au près de certains hommes politiques, mais je n’ai pas eu d’issue. Je me faisais taper dessus de part que d’autre et j’ai préféré m’installer à Accra et attendre la fin pour revenir lorsqu’il y aurait l’accalmie.

Est-ce que vous aviez été menacé par les durs du régime Gbagbo ?

De part et d’autre, les durs des deux camps et ce n’est pas facile de se tenir au milieu avec des tirs groupés venant d’eux.

Vous avez tenté une médiation dans le courant du mois de mars.

Même avant le mois de mars, en tout début décembre, où nous étions encore à 10 ou 15 morts, justement après l’investiture du Président Gbagbo, j’ai suggéré l’idée que les deux camps se rencontrent pour discuter et que c’est comme ça que, ça se passe en Afrique en général. Lorsqu’il y a une crise post-électorale. Et puis lorsqu’on est a 500 ou 600 morts, on utilise ces morts comme moyen de pression pour rapprocher les camps et puis aller a un gouvernement d’union. Et puis des amis et moi, on contacté des cadres autour de Ouattara et il nous a reçus au Golf, nous sommes aller nuitamment.

Secrètement ?

Secrètement et je lui ai demandé si serait bien que Gbagbo et lui se rencontrent secrètement, afin de se parler pour éviter à la Côte d’Ivoire le Chaos. On était dans un bras de fer et on n’était pas du tout écoutés.

Que pensez-vous des camarades FPI qui sont exilés au Ghana voisin et qui rêvent de revanche ?

Nous avons rencontré très peu qui rêvent de revanche. Je les ai vus arriver presque tous.

Nous n’avons pas beaucoup de contact physique, mais nous communiquons au téléphone.

Tous ne rêvent d’une seule chose que de revenir rapidement en Côte d’Ivoire. Ils ont peur de se faire arrêter ou tuer. Ils sont détenus, désargentés avec leurs familles, leurs enfants qui ne vont plus à l’école. Ils n’ont pas l’intension de revanche d’un coup d’ Etat.

Avez-vous les nouvelles de Charles Blé Goudé ?

Non, je n’ai aucune nouvelle de lui.

Demain si Alassane Ouattara vous demande de rentrer au gouvernement d’union nationale, qu’est-ce vous répondrez ?

Si j’arrive à organiser avec l’appui du Secrétaire général du FPI, une réunion du comité central et si ce comité central décide que nous devons répondre positivement à l’invitation du Président de la République Alassane Ouattara, j’aviserais. Mais pour ma propre philosophie, l’Afrique n’a pas besoin de gouvernement d’union. Lorsque l’on va aux élections et qu’il y a un qui gagne, ma philosophie, c’est qu’il prenne l’entièreté du pouvoir, il l’assume complètement pendant la durée de son mandat.

Exceptionnellement, vu la crise qui s’est produite, il ne fallait pas faire un geste qui va dans le sens de la réconciliation avec les principaux partis du pays ?

C’est le raisonnement que nous avons tenu en 2000 quand Laurent Gbagbo a gagné les élections. Ça s’est terminé par une guerre. Aujourd’hui, si l’on veut aller à la réconciliation, le gouvernement d’union n’est pas forcément la solution. Il faut déjà renoncer à la vengeance justicière et permettre à ce que l’opposition s’organise et quelle ait le droit d’exister. En étant dans l’opposition, nous pouvions contribuer à la réconciliation nationale.

Il faut renoncer à la vengeance justicière, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est dire qu’il faut libérer Laurent Gbagbo ?

Je pense qu’on peut lui reprocher tous ce qu’on veut, mais il faut reconnaître qu’il n’est pas le seul à voir commis toute les fautes commises. Je ne dis pas au Président Ouattara de ne pas appliquer la justice. Mais, je dis qu’un bon geste de réconciliation montrerait qu’il est capable de pardonner à Gbagbo et à tous les militants de son parti qui sont en ce moment incarcérés à la Pergola à Odienné et à Korhogo. Je dis que se venger n’est forcément pas bon signe.

Est-ce que c’est votre priorité la libération de Laurent Gbagbo et de tous vos camarades qui sont en résidence surveillée?

Le FPI n’est pas à mesure aujourd’hui de poser des préalables. Ce n’est pas la priorité, mais si vous ne pouvez pas juger tous les criminels alors pourquoi ne pas renoncer a cette vengeance et établir un processus qui rétablirait tout le monde. Ou bien vous prenez tout le monde ou bien vous ne faites rien. Si vous faites les choses à moitié, ce serait créer des injustices et ça sa peut-être source de haine et de nouvelles frustrations qui sont des moteurs très puissants d’instabilité politique surtout en Afrique.

Est-ce que vous ne dites pas ça aussi, parce qu’actuellement le FPI est décapité et peut-être que vous n’êtes pas a mesure de réunir un comité central ou parce qu’il y a trop de monde en prison ?

Oui, c’est possible ! Le parti est décapité et surtout apeuré. Les cadres et les militants qui sont à l’étranger ne se sont pas chauds pour revenir maintenant. Ils ont peur. Ceux qui sont Abidjan n’osent pas sortir et puis les cadres ne comprennent toujours pourquoi certaines personnes sont harcelées et d’autres pas. Quels sont les critères qui permettent d’arrêter un tel plutôt que tel autre et lorsque des réunions sont prévues de très nombreux cadres et militants promettent de venir. Mais quand il est l’heure de la réunion on ne les voit pas. Ils me disent tous, mais Mamadou est-ce que tu nous garantis la sécurité ? Je leur dis que je suis incapable et que le ministre de l’Intérieur lui-même me dit que pour le moment, il doit avouer qu’il ne maîtrise pas tout ceux qui sont en ville.

Est-ce que vous pouvez affirmer que le FPI est mort ou est-ce que le FPI doit revenir au pouvoir un jour ?

Le FPI n’est pas mort, le FPI est très affaibli.

Vous vous donnez combien de temps dans l’opposition 5 ans 10 ans ou peut-être plus ?

A court terme 5 ans. Nous sommes sûrs que les législatives à venir vont-être catastrophiques pour nous, mais je pense que dans 5 ans, le président Ouattara trouvera en face de lui un candidat FPI de taille.

Vous êtes le Président du FPI par intérim, êtes-vous près à devenir le Président du nouveau FPI ?

Le président du FPI est pour le moment incarcéré, je me bats pour qu’il puisse retrouver la liberté et c’est le congrès qui décidera. Ça ne fait pas partie de mes plans a moyen et long terme pour le moment.

Si le prochain congrès du FPI vous demande de prendre la présidence du parti est-ce que vous irez ?

Oui, j’irais si le congrès me le demande et si je suis candidat. Mais ce n’est pas encore dans mes priorités. Ma priorité c’est d’abord de reconstituer cette opposition face à Ouattara. Il n’est plus question que l’on retombe dans une question de parti unique. Si dans cette dynamique, je réussissais, Ouattara pourrait avoir en face de lui une bonne opposition et ce serait ma contribution à la réconciliation. Mais si j’échouais sur ce terrain et que le FPI disparaissait, alors Monsieur Ouattara aurait en face de lui des factions dispersés sur l’ensemble du territoire et organisées n’importe comment qui lui rendraient la vie très difficile.

Ce qui n’est pas souhaitable.

Il y a des velléités au sein du RHDP de pérenniser la structure RHDP donc que le RDR rejoigne la ‘‘maison mère’’ le PDCI. Donc, est-ce que vous ne craignez pas que votre pays la Côte d’Ivoire se retrouve en fait avec un RHDP qui règne en maître ?

Le risque existe, on se retrouverait dans les partis uniques et les partis uniques vivent dans la peur d’un coup d’Etat, d’un assassinat. Par contre, s’ils arrivent à s’organiser pour reconstituer l’ancienne famille d’Houphouët sans nous en bastiller, sans bloquer nos comptes, sans nous tuer et qu’ils nous permettaient d’organiser nous aussi le CNRD en face, en grand mouvement d’opposition, on n’irait vers un bipartisme en Côte d’Ivoire. Un grand parti au pouvoir et un grand parti d’opposition. C’est possible et c’est jouable. Et C’est dans se sens que j’aimerais bien avec quelques amis, le Secrétaire général afin de pouvoir travailler et créer en face du RHDP, un grand mouvement d’opposition.
Monsieur le Président merci
Merci à vous

Retranscrite sur le site de RFI
par JB KOUAKOU
(jbkouakou@hotmail.fr)

Burkina : Me Hermann Yaméogo : “Une Constituante peut sauver le Faso”

L’Etat se délite de nos jours au Burkina, et la classe politique, toutes tendances confondues, y va de sa thérapie. L’UNDD, par la voix de son président Me Hermann Yaméogo, estime que l’heure est grave et qu’il faut une “trêve politique et une commission tripartite” qui se penchera sur les réformes, lesquelles doivent déboucher sur une “constituante ou un référendum”. Autre chose : il faudra éviter de braquer le locataire de Kosyam, mais plutôt créer les conditions d’une alternance. C’est la substance du dîner de presse donné le 23 mai dernier par le fils du premier président burkinabè à son domicile, lequel dîner s’est achevé précipitamment à cause du crépitement des armes de la Garde républicaine, dont le casernement est situé à quelques encablures de là.

C’est le Hermann Yaméogo de l’époque de la confrontation CFD/ARDC des années 90, en tout cas par la verve et la conviction chevillée aux tripes, qu’on a retrouvé debout ce soir-là face aux journalistes. Le sujet de cette conférence de presse commandait peut-être ce comportement du patron de l’UNDD. Pour ce dernier, si certains disent qu’il “faut rompre les amarres avec Blaise Compaoré, d’aucuns avancent qu’il faut encore l’accepter comme partenaire ; l’UNDD, au vu de l’ampleur de la contestation, qui a atteint toutes les structures de l’Etat, estime qu’il faut une trêve politique”. Cette sorte de moratoire évitera au Faso de sombrer dans le non-Etat, observé au Liberia et en Sierra-Leone il y a plus d’une dizaine d’années, dira-t-il.

“Que l’on revienne au respect de l’ordre établi, de la hiérarchie et au vouloir-vivre collectif”, martèlera Hermann, qui ajoutera que “le seul espoir qui nous reste réside dans les réformes, et le pouvoir ne perd pas grand-chose en préparant ces réformes, car après tout, c’est lui qui est responsable de cette situation”.

Mais attention, l’UNDD récuse le ministère des Réformes politiques, parce que pour ce parti, ces réformes ne doivent pas être “chaperonnés par le gouvernement” ; exit donc le Conseil consultatif pour les réformes politiques (CCRP).

Selon le conférencier, il faut plutôt mettre en place une commission tripartite (opposition/pouvoir) sans oublier les autres corps socioprofessionnels, et même au niveau régional. Les travaux d’une telle structure devraient être transmis au président du Faso, qui convoquerait une convention nationale susceptible d’aboutir à une constituante ou à un référendum. Telle est, résumée, la solution que propose l’UNDD pour sortir le Faso de cette crise à tiroirs.

Hermann Yaméogo, au détour, fustigera le comportement ou plutôt la passivité du Conseil constitutionnel, qui est “là pour protéger la hiérarchie des normes juridiques, mais on n’a pas vu son président à labour, on n’a pas vu l’institution monter au filet pour affirmer que l’Etat est toujours là, le Conseil constitutionnel s’est plutôt comporté comme un machin”. La trêve préconisée par l’UNDD suppose le consensus. Que faire pour obtenir ce consensus ?

Pour l’UNDD, “le consensus est un passage obligé pour résoudre la crise… le Collège de sages a fait un bon travail, mais l’histoire burkinabè n’est pas restée figée depuis 1999, et il y a d’autres travaux d’hommes politiques, de religieux, de simples citoyens, dont il faut tenir compte”, répondra Hermann à un journaliste.

En outre, Hermann Yaméogo professera devant les journalistes, pratiquement comme un serment, que “les semaines à venir, vous allez assister à un travail de l’UNDD, vous allez voir qu’il y a parti politique et parti politique… Nous allons frapper aux portes des amis du président Maurice Yaméogo, aux portes de tous les républicains pour leur dire qu’il faut remettre le pays debout, il faut restaurer l’autorité de l’Etat” (NDLR : les tournées débuteront par Gaoua, Bobo). Hermann Yaméogo estime qu’il ne faut pas “mythifier l’opposition”, car, lorsque les fondements de l’Etat sont menacés, tout le monde doit œuvrer à le sauver. Aujourd’hui, il y a de l’incrédulité et un rejet de l’Etat et il faut travailler à corriger cela.

Que pense-t-il de l’amnistie proposée par certains citoyens ? La position de l’homme du “tékré” relativement à la problématique de l’amnistie est claire : pour lui, l’UNDD n’est pas partante pour le Conseil consultatif, mais il “faut aérer désormais les discours, l’amnistie dont on parle maintenant est une constante à l’UNDD, qui en avait émis l’idée depuis des lustres”.

Hermann Yaméogo a rappelé que le président Lamizana avait créé une commission y relative en 1978 qui avait abouti à sa concrétisation. “Désormais la sportivité dans la politique doit être une réalité”, laissera entendre celui qui tient les rênes de l’UNDD. Combien de temps doit durer cette trêve proposée ? Pour Hermann, c’est le temps nécessaire pour taire les différences et aboutir à un consensus.

Enfin, y a-t-il lieu de parler de constituante vu que le Burkina Faso n’est pas dans une situation telle qu’il faut changer de République ? Pour Hermann, une constituante est la conséquence d’un grave dysfonctionnement entre les pouvoirs de la République, or il y a un problème institutionnel actuellement au Faso, car, “lorsque dans un système les réformes sont telles qu’on ne reconnaît plus ce système, (ex : l’avènement d’un sénat), on peut aller à une autre République, la constituante peut être une réponse naturelle, et le référendum par contre dans le contexte actuel est un pis-aller”, foi du président de l’UNDD.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

L’Observateur Paalga

DSK à la femme de chambre: «Tu ne sais pas qui je suis?»

DSK s’est installé dans un appartement de Manhattan en attendant la prochaine audience, libéré sous caution. Du sperme aurait été retrouvé sur les vêtements de son accusatrice.

[Fox News] D’après Fox News, qui dit avoir obtenu ses informations de sources policières proches de l’enquête, DSK aurait dit à la femme de chambre «Tu sais qui je suis? Tu sais qui je suis?» en la maintenant à terre. Fox News raconte que la femme de chambre se serait couvert les yeux en apercevant Dominique Strauss-Kahn nu, qui se serait ensuite rué sur elle et l’aurait trainée vers sa chambre. Elle aurait réagi notamment en disant que son chef était dans le couloir –ce n’était pas le cas. Le site relate un échange entre les deux rapportés par des sources policières.

Elle aurait dit:

«S’il vous plait arrêtez. J’ai besoin de mon boulot, je ne peux pas perdre mon boulot, ne faites pas ça. Je vais perdre mon boulot s’il vous plait, s’il vous plait arrêtez! S’il vous plait arrêtez!»

Et il aurait répondu:

«Non bébé, ne t’inquiète pas, tu ne vas pas perdre ton emploi. S’il te plait bébé, ne t’inquiète pas. Tu ne sais donc pas qui je suis? Tu sais qui je suis?»

[The New York Times] Le site du New York Times a réalisé une infographie interactive qui reconstruit ce qui s’est passé dans la suite de Dominique Strauss-Kahn au Sofitel le samedi 14 mai, d’après le récit qu’en a fait Paul J. Browne, le porte-parole de la police new yorkaise. Le plan de la suite évolue étape par étape pour montrer le parcours qu’auraient eu DSK et la femme de chambre lors de l’altercation.

Pour les étapes précédentes de l’affaire DSK, voir lundi, le week-end du 21-22 mai, et tout notre dossier sur l’affaire DSK.

Du sperme aurait été retrouvé sur les vêtements de la femme de chambre

[Wall Street Journal] Le quotidien américain affirme que des responsables du maintien de l’ordre disent avoir trouvé du sperme appartenant à Dominique Strauss-Kahn sur la chemise de la femme de chambre l’accusant de l’avoir agressée sexuellement (le sperme a été testé avec un échantillon d’ADN fourni par DSK).

Le journal explique également avoir davantage de détails sur les moments ayant suivi l’agression supposée, grâce aux récits de témoins à la police. D’après une source policière, des employés de l’hôtel ont trouvé la femme de chambre recroquevillée dans le couloir de l’étage. Pendant qu’ils la consolaient, DSK serait sorti de sa suite pour aller prendre l’ascenseur et aurait croisé son regard.

[Great America] Sur leur blog, les correspondants de Libération à Washington et à New York rapportent les propos d’un avocat expliquant que «si tout cela est confirmé, cela signifierait pour l’instant qu’il y a bien eu rapport sexuel entre les deux ou au moins tentative de rapport sexuel, mais rien dans ce qui est dit ne montre l’usage de la force. En clair, à ce stade, la défense peut toujours plaider le rapport consensuel [sic] si elle le désire». C’est une possibilité à envisager puisque les avocats de DSK avaient lors d’une audience assuré que les éléments médico-légaux n’étaient «pas cohérents avec une relation forcée».

Si le porte-parole de la police new yorkaise a refusé de commenter, le blog note qu’il s’en est pris à Atlantico, qui avait assuré que le NYPD avait transmis dimanche aux autorités françaises les résultats des tests ADN:

«Cette information d’Atlantico est totalement et absolument fausse, c’est absurde d’assurer que nous avions transmis ces tests à la France dimanche. Tout simplement parce que nous ne disposions pas de ces résultats dimanche.»

Photo: Dominique Strauss-Kahn, au tribunal le 16 mai 2011. REUTERS/Shannon Stapleton

Ukraine : Le vice-président du Parlement tente d’étrangler un député

Le vice-président du Parlement ukrainien a tenté d’étrangler un député lors d’un débat parlementaire filmé. Après que ce dernier l’a insulté, il n’a pas hésité à lui sauter à la gorge.

En Ukraine, lors d’une réunion parlementaire télévisée le 18 mai dernier, le vice-président du parlement Adam Martynyuk a essayé d’étrangler un député ! Ce sont des insultes qui auraient déclenché cette fureur. Le vice-président affirme en effet que le député Oleg Lyashko l’a insulté en le traitant de « pharisien », alors qu’il venait de lui refuser la parole, explique le Nouvelobs. Cela n’a pas été du goût de Martynyuk, qui lui a sauté à la gorge avant de le jeter brutalement au sol.

Après cet incident, le député, Oleg Lyashko, a quand même pu prendre la parole. Il en a donc profité pour régler ses comptes avec son adversaire, qui n’a pas pu s’empêcher d’esquisser un sourire durant le discours. Seulement aujourd’hui, l’Ukraine, qui essaie d’aller vers plus de démocratie, se retrouve entachée par cette scène d’une extrême violence. Beaucoup disent d’ailleurs que le débat politique n’est plus possible au sein du parlement quand le vice président lui-même n’hésite pas à s’en prendre physiquement à un député.

nfo rédaction, publiée le 24 mai 2011

Par Gentside.com

L’OMS sous influence… privée

Alors que l’Assemblée mondiale de l’OMS se termine ce mardi, les questions budgétaires y ont pris le pas sur les sujets purement sanitaires. De nombreux observateurs s’inquiètent de la part prépondérante des contributions dites volontaires dans le budget global de l’organisation. Ces donations en effet, sont faites au titre d’actions précises et utilisées sous le contrôle non des Etats-membres, mais des donateurs.

La Fondation Bill and Melinda Gates en est l’exemple le plus frappant. Elle finance aujourd’hui des programmes représentant 10% du budget total de l’OMS (soit 220 millions de dollars américains en 2010). Et le généreux milliardaire est aujourd’hui le deuxième contributeur de l’OMS derrière… les Etats-Unis ! « De nombreux observateurs, et des représentants des Etats-membres se disent très préoccupés par ce processus de privatisation », explique German Velasquez. Cet ancien directeur du secrétariat de l’OMS pour la santé publique, déplore la situation actuelle. Aujourd’hui conseiller principal pour la santé et le développement de l’ONG The South Centre, il émet des doutes quant au niveau d’indépendance de l’OMS.

« Il y a cinq ans, il y avait une norme à l’OMS qui stipulait que les contributions volontaires provenant des secteurs public et privé ne pouvaient dépasser 49% du budget total. Or aujourd’hui, ces contributions volontaires sont de l’ordre de 82% ». Ces chiffres parlent d’eux-mêmes, et traduisent une évolution contraire aux fondamentaux de l’Organisation. « Les contributions régulières des Etats-membres s’élèvent seulement à 18% du budget total. En clair cela signifie que les pays qui gouvernent l’OMS y ont perdu le pouvoir. Or l’Organisation par définition, est une organisation publique intergouvernementale. Elle a un caractère multilatéral, et doit être financée par les Etats. Cela pose un vrai problème d’indépendance. »

Ce que confirme Patrick Durisch, à nos confrères du quotidien genevois Le Temps. Responsable du programme santé auprès de l’ONG la Déclaration de Berne, il souligne que « les contributions volontaires sont liées à des programmes spécifiques. Il est dès lors très difficile pour l’OMS de fixer des priorités à long terme ». Mais aussi de se laver des accusations de collusion avec le secteur privé. La pandémie de grippe A (H1N1) avait suscité de nombreuses questions quant au choix de certains experts chargés de conseiller la Directrice générale de l’Organisation. Leur liste était tenue secrète et il s’est avéré après enquête, que certains étaient issus de l’industrie pharmaceutique.

Pour German Velasquez, il existe pourtant une solution. « Elle est très simple mais se révèle très compliquée à appliquer, car les pays développés y sont fermement opposés. Il s’agit d’augmenter les contributions régulières des Etats-membres ». Un vœu pieux ? En tout cas, ce serait du jamais vu depuis… des décennies.

Source : Le Temps, 18 mai 2011 – Interview de German Velasquez, 23 mai 2011

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