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Nouvelles mutineries au Faso : Une balle perdue dans la cuisse d’une élève

Hier les militaires sont encore sortis de leurs casernes à Tenkodogo, à Kaya, à Dori et à Dédougou, faisant parler les armes comme ce fut le cas lors de leurs précédentes sorties dans les mois de mars, d’avril et de mai. Même s’il n’y a pas eu des actes de vandalisme, on enregistre un blessé dans la cité de Bankuy, ou une élève a reçu une balle dans la cuisse.

Quarante-huit heures après le passage de l’état-major de l’Armée à Dédougou pour une campagne de sensibilisation à l’endroit des hommes en treillis en vue d’un apaisement du climat social délétère du pays des hommes intègres, voilà que les armes ont crépité toute la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mai 2011.

En effet, un groupe de militaires du Régiment Parachutiste Commando (RPC) de Dédougou a procédé, dans la nuit de dimanche aux environs de minuit, à des tirs nourris d’armes lourdes et légères, qui n’ont cessé que lundi dans la matinée aux environs de 8 heures.

Ces tirs ont un tant soit peu perturbé les activités commerciales et empêché certains élèves d’aller aux cours. Les boutiques, les stations d’essence et le grand marché sont restés fermés dans la matinée.

Aucun acte de vandalisme n’a été signalé, mais une élève de 3e du lycée Rosa-Molas, répondant au nom de Zerbo Lydie, a reçu une balle perdue dans la cuisse aux premières heures de la matinée. Admise d’urgence au CHR (Centre hospitalier régional) de Dédougou, sa vie n’est nullement en danger.

Bien qu’aucune revendication n’ait filtré au sujet de cette mutinerie de la grande muette à Dédougou, il se susurre que ce mouvement d’humeur des soldats serait lié à l’affectation de leur chef de corps, le colonel Gilles Bationo, qui devrait être remplacé par le colonel Arthur Diasso.

Même les gendarmes s’en mêlent

Les mutineries des mois de mars et d’avril ont gagné presque l’ensemble des garnisons du pays, mais le RPC avait été, jusqu’à la date du dimanche 29 mai 2011, à l’abri de ces sottes d’humeur.

Il n’y a pas que dans la cité de Bankuy que les militaires se sont mutinés ces dernières heures : également à Kaya, à Dori et à Tenkodogo, les soldats ont fait parler la poudre. Selon les informations en notre possession, les promotionnaires de ceux du régiment de sécurité présidentielle revendiqueraient les mêmes avantages que ces derniers, notamment les indemnités de logement.

Il semble que leurs frères d’armes en service à Kosyam ont été satisfaits sur la question. A Tenkodogo, les tirs se sont poursuivis lundi jusqu’à 11 heures. Il n’y a pas eu d’actes de vandalisme notoire, mais les mutins ont procédé à la réquisition de véhicules du haut-commissariat, de Plan Burkina et de quelques particuliers.

A bord de ces véhicules, ils ont paradé en tirant en l’air. Fait nouveau, selon des sources concordantes, des gendarmes de Tenkodogo, de Garango et de Bagré auraient aussi manifesté leur colère en tirant en l’air. Les revendications des pandores restent encore floues selon nos sources.

Dramane Sougué

L’Observateur Paalga

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