Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: juin 2, 2011

BENIN: L’Union fait la Nation en sauveur de la démocratie

Dans les déclarations de groupe à l’Assemblée nationale, il y en a une qui a marqué les esprits et éteint notre désespoir : celle de l’Union fait la nation. L’alliance politique anti Yayi a formé son groupe parlementaire dénommé « Union fait la nation ». Ce nom de baptême sans vraiment tournebouler le monde cauri majoritaire et sa casquette de refondation en vogue, indique que le combat entre David et Goliath aura bel et bien lieu.

Après l’humiliante défaite de l’UN à la présidentielle, il était absurde de proscrire la cassure. La RB s’est vite jetée et à cœur joie dans les bras de Yayi pour des noces dont les premiers fruits tombent dans les mains de Boniface Yêhouétomé et Blaise Ahanhanzo Glèlè. Le premier apprécie sous la tente Nago, la saveur du pacte avec Yayi et le second emporté par la nouvelle sensation au gouvernement découvre l’intérêt du déménagement Rb de la traditionnelle bicoque politique réservée à l’opposition. Personne à la Rb ne se soucie du flot d’anathèmes brandis dans l’ancienne maison menacée par la disette. Dans l’air du temps, l’opportunisme côtoie le réalisme et se moque du qu’en-dira-t-on. La Rb a décidé de jouer en solo et d’aller picoter dans le champ de Yayi.

Seulement, l’UN n’est pas émue par le show Rb et les symphonies glorieuses du début d’un dernier mandat. Amoussou et les siens développent les vertus de solidarité, d’unité et surtout de résistance. L’UN assume son statut de tête d’affiche de l’opposition malgré la rivière en crue du yayisme et le paradis miroité. La biche a préféré bramer dans le bassin asséché. En créant un seul groupe parlementaire, les 21 députés de ce qui reste de l’UN ont fait l’option d’un bloc. Le respect de la philosophie de l’Union perce dans l’initiative. La position doctrinale s’oppose aux cabrioles des partisans d’ouverture.

Dans ce drame politique qui se joue à l’UN avec la jarre trouée en péril, chaque camp se bat pour sa survie. J’y vois Georges Pompidou contre Georges Conchon sur la vie dans l’opposition. L’ancien Président français compare l’éternel opposant à « un poète qui se condamne à lire et à juger les vers des autres « . L’écrivain et scénariste français trouve plutôt dans la galère de l’opposition la passion politique. Mais à l’UN, être ou ne pas être avec Yayi était devenu une question qui s’est épuisée elle-même par les faits. Le Psd, le Madep et Force-Clé sont sortis très fragilisés du scrutin du 30 Avril. Combiné à la désillusion du 13 mars et au K.O, ce naufrage a changé la donne et les envies. La RB a acquis une sorte d’autonomie avec ses neuf députés suffisant pour bâtir son propre groupe parlementaire et se réconcilier avec Yayi II. Elle ne s’est pas embarrassée de la brutalité de l’acte politique. Sa vocation post K.O sert de support à un appétit anti oppositionnel. La politique compulsive a favorisé la résolution de l’équation et le pansement du déchirement.

L’UN, après la leçon de réalisme de la RB, a heureusement pris une décision pudique : continuer le combat même dans la douleur. L’habillage moral se fera avec la détermination voire le jusqu’au-boutisme. Le risque de verser dans un mouvement d’humeur est ainsi réel. L’outrance habituelle de la course vers la mouvance ne perdra, elle aussi, pas son degré de folie. La prophétie de la mort de l’opposition enfle nos inquiétudes pour la santé de la démocratie. L’UN reste notre seul espoir.

Sulpice O. GBAGUIDI

Fraternité

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Remaniement ministériel – Où est le gouvernement d’ouverture de Yayi ?

Dans son adresse officielle le 13 mai 2011, le président Boni Yayi a annoncé qu’il allait former un gouvernement d’ouverture. Suite à la formation de la première équipe de son second quinquennat, l’opinion se demande si le chef de l’Etat a matérialisé ce qu’il a promis.

« S’agissant du Gouvernement d’ouverture que j’ai préconisé au niveau de l’Exécutif, je voudrais vous annoncer que les contacts nécessaires sont déjà en cours dans le souci d’instaurer une paix sociale durable. En attendant leur aboutissement, et pour assurer la continuité de l’Etat, un Gouvernement sera mis en place dans les prochains jours. Je saisis l’occasion pour rassurer dès à présent les uns et les autres que la nouvelle équipe gouvernementale sera réduite pour tenir compte des moyens limités de l’Etat et respectera bel et bien le principe du genre et de la parité conformément à mes engagements antérieurs ».

Ainsi s’exprimait le chantre de la Refondation le 13 mai 2011. C’est ce jour-là que le président de la République a parlé pour la première fois de Gouvernement d’ouverture suite à sa réélection contestée du 13 mars de l’année en cours. Depuis samedi dernier donc, la polémique s’enfle entre ceux qui pensent que Boni Yayi a honoré sa promesse et ceux qui disent le contraire.

En effet, depuis que cette équipe ministérielle tant attendue a été formée, les tenants du système du Changement devenu Refondation ne prennent pour élément comptant que la nomination du maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè pour parler de Gouvernement d’ouverture. Selon eux, le maire d’Abomey devenu ministre de l’Environnement et de l’Urbanisme, a été nommé au titre de l’Union fait la Nation. Les réfractaires quant à eux sont d’avis contraire.

En effet, suffit-il d’avoir un membre fut-il de l’Union fait la Nation pour parler de Gouvernement d’ouverture ? Toute la question est là. Et à cette thèse, ils répondent sans tergiverser que c’est un argumentaire biaisé. Et d’avancer deux éléments d’appréciation qui leur permettent de tenir la dragée haute et de battre en brèche cette assertion de Gouvernement d’ouverture.

D’abord, c’est le nombre de postes revenus aux proches du chef de l’Etat. En effet, sur 26 postes ministériels, 24 ont échu aux militants et lieutenants d’obédience FCBE, la famille politique du chef de l’Etat. Les deux autres postes sont revenus à Me Marie Elise Gbêdo de la société civile et à Blaise Ahanhanzo-Glèlè. Avec cette différence grande, car au moment où 24 maroquins tombent dans l’escarcelle des FCBE et assimilés dont le leader a eu 53%, 47% des autres Béninois ne sont pas représentés. Dès lors, peut-on parler de Gouvernement d’ouverture ? Ensuite, la nomination de l’édile de la cité royale est-elle représentative de toute une alliance dont le candidat aurait eu 37% à la dernière présidentielle ? En effet, si l’on tient compte des dernières contingences survenues dans l’Union fait la Nation, contingences qui ont conduit à l’entrée de la RB dans le bureau de l’Assemblée nationale, le 21 mai dernier, on ne peut donc dire que c’est au titre de l’UN que le maire d’Abomey est dans le Gouvernement.

A l’aune de ces analyses relatives à la dernière équipe ministérielle de Boni Yayi, on peut dire sans coup férir que le leader de la Refondation n’a fait qu’un Gouvernement d’exclusion et non d’ouverture ni d’union.

24 h au Bénin

Le Bénin et le message de Deauville

Les grands de ce monde se sont réunis les 26 et 27 Mai 2011 à Deauville en France dans le cadre du Sommet du G8 pour aborder les questions stratégiques pour la vie de la communauté internationale à laquelle nous appartenons tous.

Pour la première fois, trois pays non émergents de l’Afrique de l’Ouest  ont été conviés à ce cercle fermé.  Il s’agit de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry et du Niger. Pour l’observateur averti de la politique internationale, ce geste des dirigeants des grandes puissances n’est pas innocent, ni anodin.  Il constitue un message clair adressé aux pays et dirigeants Africains dans leur ensemble.

De façon plus précise, ce message s’adresse aux dirigeants des pays Africains qui semblent avoir trouvé leur salut dans le passage en force au premier tour des élections présidentielles comme une stratégie de conservation du pouvoir politique. La logique derrière le geste du G8 est à décoder. En dehors de ces trois pays conviés à Deauville, les élections présidentielles qui se sont déroulées dans les autres pays (fin 2010 et début 2011) se sont soldées par un K.O au premier tour.  Qu’il s’agisse du Burkina Faso (Novembre 2010), de la Centrafrique (Février 2011), du Bénin (Mars 2011), du Nigéria (Avril 2011) et du Tchad (Avril 2011), tous les Présidents sortants l’ont emporté au premier tour du scrutin.

Si au Tchad, en Centrafrique et au Burkina Faso, on est coutumier du fait, le cas du Bénin continue de susciter émois et interrogations.  Comment comprendre un tel dénouement dans un pays à sociologie politique aussi composite au point d’avoir pratiquement établi une tradition solide de quatre scrutins âprement discutés  et gagnés au deuxième tour.  Ce qui s’est passé dans notre pays avant et après le 13 Mars 2011 fera date dans les annales de l’histoire du Bénin et de l’Afrique et il serait illusoire de penser que d’un coup de baguette magique, on pourra faire l’impasse là-dessus.

Quand on intègre dans l’analyse de ce processus électoral, le bilan et la performance 2006-2011 du régime qui a été supposément reconduit par les Béninois, on a presqu’envie de se demander si cela vaut encore la peine d’organiser des élections au Bénin. Opposition et mouvance en portent une lourde responsabilité.  La première, par son manque de professionnalisme politique et de vision stratégique.  La seconde pour son refus du dialogue démocratique et de consensus, consciente qu’elle était qu’une élection conduit de façon transparente et dans les règles de l’art allait aboutir à son échec cuisant.

Et c’est à juste titre que la presse internationale s’est engouffrée dans cette brèche pour clouer le Bénin aux pilories.  Ainsi, de nombreux journaux et chaînes de télévision ont marqué sans ambages, leur surprise du dénouement de ce processus électoral bancal,  conduit au forceps en piétinant toutes les règles de l’art y compris les dispositions constitutionnelles en la matière.  Dans une des émissions hebdomadaires intitulées “Afrique Presse” les journalistes conviés sur TV5  ont clairement indiqué que Monsieur Boni Yayi ne pouvait pas être élu au premier tour au Bénin.  Ils avaient apparemment une bonne connaissance de la sociologie et de l’histoire politique de notre pays.  Ils ont surtout fustigé le pardon du Président au peuple le jour du vote.  Est-il normal qu’un Président œuvre inlassablement pour l’exclusion de ses concitoyens du processus du vote et vienne leur présenter des excuses ?  Cela dépasse l’entendement. Il s’agit bien ici du piétinement des droits civiques.

D’autres organes de presse ont également fustigé le hold-up électoral béninois et les résultats qui en sont issus, comme un recul fondamental des acquis de notre démocratie.  En titrant dans sa dernière parution de Mai 2011, « Afrique : A quoi servent les élections ? », le magazine mensuel  Afrique Asie a bien voulu consacrer un article de deux longues pages bien illustrées au Bénin. L’article porte le titre évocateur de Bénin : “ Le phare de la démocratie s’est mis en veilleuse ”.  Le titre n’est pas une interrogation, mais bien une affirmation.

De même, dans sa dernière parution hors-série de Mai 2011, l’hebdomadaire International Indépendant Jeune Afrique a consacré au Bénin, un article au titre significatif :  “Bénin, une présidentielle contestée”.  Ce dernier article décrit abondamment le miracle électoral béninois et le contexte dans lequel il lest intervenu, un contexte marqué par une contre-performance au triple plan politique, économique et social.

Comment donc s’étonner que le Bénin, jadis pays phare de la démocratie en Afrique et admiré comme tel par la France et les Etats-Unis, pour ne citer que ces deux Puissances, ne soit passé sous silence au profit de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry et du Niger.  On me rétorquera que ces trois pays viennent de sortir de situation difficile (crise pré et post-électorale en Côte d’Ivoire, crise politique en Guinée Conakry et Coup d’Etat au Niger).  Mais le symbole de leur invitation à Deauville dépasse ces considérations et penche beaucoup plus vers la qualité du processus électoral qui a, dans chaque pays abouti, après deux tours de scrutin, à l’élection de leaders de qualité pour conduire la destinée de leur peuple.

On a beau gloser sur les intérêts économiques prétendus des puissances occidentales, notamment en Côte d’Ivoire et peut-être au Niger avec l’uranium et en Guinée avec la bauxite.  Mais l’on se doit de reconnaître, honnêteté intellectuelle oblige, que la France et ses alliés de l’Union Européenne et les Etats Unis ont tenu bon sur l’essentiel, à savoir la sauvegarde des principes démocratiques.  Dans le cas de la Côte d’Ivoire qui s’inscrit désormais dans les pages glorieuses de la démocratie en Afrique, les puissances ont voulu délivrer un message clair : On ne peut perdre les élections et s’accrocher impunément au pouvoir.  La malchance du Bénin, c’est qu’en Février-Mars 2011, les pays comme la Côte d’Ivoire et la Lybie étaient une priorité au rang des préoccupations de la communauté internationale par l’ampleur des crises qui s’y déroulaient.  Le cri des béninois, violés dans leurs droits par un pouvoir en perte de vitesse n’a pu porter loin, ni pesé lourd dans ce concert trouble des nations. Hélas !

Qu’il s’agisse du Bénin, de la Centrafrique ou encore du Tchad, le résultat a été le même : le passage en force de dirigeants pour s’accrocher au pouvoir au mépris de la volonté populaire. Ici au Bénin, tous les scenarios ont été soigneusement étudiés et mis en œuvre y compris la cooptation de candidats simulés pour servir de faire valoir au cas où l’opposition prendrait l’option du boycott.  Là-bas en Centrafrique et au Tchad, on a tout fait pour pousser les opposants au boycott et les Princes sont passés au premier tour avec des scores fleuves.

Ce que les dirigeants Africains qui s’adonnent à ce jeu doivent savoir, c’est qu’il y a non seulement l’œil de Caen de leur propre peuple qui les suit et les poursuit.  Mais il y a aussi et surtout l’œil de Caen de la communauté internationale qui les surveille.  Sans aucun doute, des mécanismes sont en place aujourd’hui et partout pour une surveillance des processus démocratiques, comme il en est pour les maladies prioritaires (VIH/SIDA, Paludisme et Tuberculose).

On me rétorquera à nouveau que ce n’est pas la communauté internationale, ni Deauville qui dirige les pays et gouverne les peuples.  Mais dans le village planétaire où nous vivons désormais, rien n’est caché, tout se sait et se voit !

Comme l’a indiqué le dernier numéro d’Afrique Asie, “ce n’est pas parce que l’Union Européenne a tendance à minimiser les fraudes au nom de la stabilisation des régimes “(page 28), qu’on doit fermer les yeux sur ces hold-ups électoraux qui ternissent l’image de l’Afrique et ralentissent l’élan des peuples vers une démocratie de qualité. Petit pays aux ressources limitées, le Bénin qui a amorcé, il y a une vingtaine d’années, sa longue marche vers la démocratie avec assurance, méthode et esprit de sacrifice et d’abnégation, vient malheureusement de tomber dans le panier à crabes des démocraties de façade, par la faute de ceux qui ont le pouvoir en passion, au détriment du respect pour leur peuple et pour leurs institutions.

Que ne fait-on pas faire et dire aux institutions aujourd’hui au Bénin ? Le dernier article du Juriste Serge PRINCE AGBODJAN en dit long sur les manipulations et le degré d’asservissement que les hommes chargés d’animer nos institutions ont atteints.  Et voilà la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry et le Niger à la table et dans la cour des grands.  Pas pour les beaux yeux de leur dirigeant respectif, mais pour ce qu’ils ont accompli de beau et de bien sur le chemin de la quête démocratique. Si ce n’est pas une bénédiction pour leur peuple, cela y ressemble fort bien.

Si seulement ceux qui ont planifié et exécuté le coup d’Etat électoral du 13 Mars pouvaient prendre conscience de leur forfaiture et se repentir, le pays et son peuple y gagneraient beaucoup.

En attendant le tribunal de l’histoire et celui de Dieu, le grand JUSTICIER !!

Armand KPINGLA (Collaboration extérieure)

Porte de Clignancourt

France

Cote d’Ivoire : Le nouveau Gouvernement de Ouattara, un gouvernement d’Union sans le Fpi

Ce Gouvernement dont les membres ont été nommés sur proposition de Guillaume Soro compte 36 membres. Le Front Populaire Ivoirien (FPI) n’y est pas représenté.

Premier Ministre, Ministre de la Défense : SORO Kigbafori Guillaume

Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Me Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur : Hamed BAKAYOKO

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères : Daniel Kablan DUNCAN

Ministre d’Etat, Ministre de l`Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONE

Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement : Albert Mabri TOIKEUSSE

Ministre de l’Economie et des Finances : Charles Koffi DIBY

Ministre de l’Industrie : Moussa DOSSO

Ministre des Infrastructures Economiques : Patrick ACHI

Ministre des Mines et de l’Energie : Adama TOUNGARA

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA : Thérèse Aya N`dri YOUMAN

Ministre de l’Education Nationale : Kandia CAMARA

Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme administrative : Gnamien KONAN

Ministre de l`Artisanat et de la Promotion des PME : Sidiki KONATE

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : CISSE Ibrahima

Ministre de la Production Animale et des Ressources Halieutiques : Kobenan ADJOUMANI

Ministre de l’Agriculture : COULIBALY Mamadou Sangafowa

Ministre du Commerce : Dagobert BANZIO

Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : FLINDE Albert

Ministre chargé des Droits de l`Homme et des Libertés publiques : COULIBALY Gnenema

Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice BANDAMAN

Ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant : Raymonde Goudou COFFIE

Ministre de la Communication : Souleymane Diakité COTY

Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Remi Kouadio ALLAH

Ministre du Tourisme : Charles Aké

Ministre de la Construction, de l`Assainissement et de l`Urbanisme : Mamadou SANOGO

Ministre du Sport et des Loisirs : Philippe LEGRE

Ministre de la Poste et des Technologies de l`Information et des Télécommunications : Bruno N. KONE

Ministre des Transports : Gaoussou TOURE

Ministre des Eaux et Fôrets : Clément Bouéka NABO

Ministre de l`Intégration africaine : Adama BICTOGO

Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique : Alain LOBOGNON

Ministre de la Promotion du Logement : Mme Niali KABA

Ministre chargé des ex-Combattants et des Victimes de guerre : Mathieu Babaud BARRET

Ministre de la Salubrité urbaine : Anne OULOTTO

Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Défense : Paul Koffi KOFFI

Que viennent faire les agents de la CIA à Abidjan ?

LA CHRONIQUE DE MBOMBOG NTOHOL

L’administration de Barak Obama a récemment dépêché des agents spéciaux de la CIA (Central Intelligence agency)  spécialistes du trafic international de la drogue et des minerais spéciaux à Abidjan pour enquêter sur les rapports mafieux des rebelles avec la célèbre AQMI (Al- qu’Aïda au Maghreb islamique) la branche nord Africaine d’Al-Qaïda qui écume le Sahara depuis plusieurs années.

Leur Mission en arrivant à Abidjan consistait premièrement  à vérifier la traçabilité des quelque 300 000 carats d’or pur produits chaque année localement et illégalement depuis 2002 par la rébellion et  qui  échappent au gouvernement central d’Abidjan.

Deuxièmement, ils devaient comprendre quels étaient les rapports entre la rébellion du Nord de la Côte d’ivoire composée essentiellement d’Africains Mahométans et la branche armée d’AQMI.

 Ce business très juteux du trafic de l’or depuis la division de la Côte d’Ivoire en deux, est essentiellement contrôlé par les seigneurs de la guerre Issiaka Ouattara (alias « Wattao ») et Hervé Touré (alias « Vetcho »)  et donc indirectement par l’initiateur de la rébellion ADO. Comme toute chose rapportant du « blé ». On n’arrête pas en si bon chemin. Surtout lorsque le pays est dans le chaos total depuis le coup d’état du 11 avril.

Cette expédition des super-agents américains loin  d’être ordinaire, soulève plusieurs interrogations, le timing, pourquoi maintenant ? Après la mort du chef présumé Ben Laden. Ont-ils trouvé dans sa villa, comme ils le prétendent des documents compromettant, qui mettent en lien la rébellion et AQMI.

 Y-a-t-il eu des échanges de service entre les deux organisations mafieuses ? Est-ce que l’enquête sur l’or n’est pas qu’une couverture pour exiger la part de l’Amérique dans le «outing» du régime démocratique de Côte d’Ivoire. Autant de questions qui ne peuvent être répondues que si nous avions d’autres éléments au sujet de l’enquête. Pour l’instant nous ne pouvons qu’émettre des scenarii que nous essayerons de vérifier au fur et à mesure que cette enquête progresse.

Trois scénarii possibles.

Le premier qui consiste à venir dire à la nouvelle équipe arrivée au pouvoir par un coup d’état. Ecoutez les gars maintenant le petit jeu est fini. On sait avec qui vous fricotter depuis 2002 pour vendre votre or et vous arrêtez maintenant.

Le deuxième consiste à démontrer au gouvernement ivoirien que, écoutez les gars, vous avez fricotter avec un mouvement que nous considérons «terroriste» et «ennemi».  Comme disait l’ancien président Bush Junior je cite : «Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous», entendez par là, les amis de nos ennemis sont nos ennemis, donc si vous ne voulez pas d’ennui, vous acceptez ce que nous vous dirons. Sinon vous savez ou nous allons vous envoyer bientôt (TPI).

Le troisième: Les Agents sont uniquement venus poser leurs conditions pour une reconnaissance internationale et définitive du régime putschiste du 11 avril. maintenant que la partie militaire est accomplie, et vogue la galere la partie diplomatique.

Comment peut-on imager qu’un produit aussi sensible et réglementé comme l’or puisse être vendu sur les places de Tel-Aviv ou Amsterdam sans la parfaite connaissance de la CIA. Cela veut dire qu’ils ont laissé faire tout en sachant que c’était dans leurs intérêts.

Beaucoup d’Africains croient encore que le monde est cloisonné, ou l’information détenue par les uns ne parvient pas aux autres. Le monde est un jeu d’alliances qui se font et se défont au gré des intérêts de chacun. Si jusqu’à présent La rébellion ivoirienne a pu vendre cet or volé au peuple ivoirien sans problème. C’est tout simplement parce que cela servait les intérêts de la nébuleuse. Cet argent servait à acheter les armes utilisées pour assassiner les ivoiriens. Sinon quel intérêt pour la nébuleuse.

Un jour chaque Africain devra répondre de ses actes même a travers sa descendance, et ce jour n’est pas lointain.

Mbombog Ntohol

Affectation d’un conseiller militaire auprès de Ouattara – La France viole l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire

L’information est désormais bien connue. Le Nantais Marc Paitier est l’officier que l’Elysée a affecté à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. Conseiller Spécial du chef de l’Etat chargé des questions militaires, le colonel Marc Paitier remplace pleinement le très médiatisé Bertin Kadet. Ne vous y méprenez pas. Le centre d’intérêt de ma réaction n’est pas ce retour vertigineux après 50 ans d’indépendance, à l’utilisation des coopérants occidentaux, mais la violation flagrante de la résolution onusienne 1572 du 15 novembre 2004 sur l’embargo des armes en Côte d’Ivoire. Le Conseil des Nations-Unies avait décidé que « tous les Etats doivent prendre  les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à destination de la Côte d’Ivoire, depuis leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen d’aéronefs immatriculés sur leur territoire ou de navires battant leur pavillon, d’armes et de tout matériel connexe, notamment d’aéronefs militaires et autres matériels provenant ou non de leur territoire, ainsi que la fourniture de toute assistance, conseil ou formation se rapportant à des activités militaires ». Le 28 avril 2011, à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité a reconduit jusqu’au 30 avril 2012 « les mesures concernant les armes, les opérations financières et les voyages imposées aux paragraphes 7 à 12 de la résolution 1572 (2004), au paragraphe 5 de sa résolution 1946 (2010) et au paragraphe 12 de la résolution 1975 (2011) ». Or, le Saint-cyrien Marc Paitier, ne revient pas en Côte d’Ivoire comme de 2005 à 2006, en qualité d’assistant auprès du commandant de la force française Licorne. Il vient au titre de « la fourniture de toute assistance, conseil ou formation se rapportant à des activités militaires », pour aider le Président de la République à réaliser la refonte de l’armée ivoirienne et à l’encadrer. Si la France l’avait fait avec une autorisation formelle du Conseil de sécurité, comme elle sait extorquer des missions honteuses à M. Ban Ki-Moon pour régler ses propres comptes, on l’aurait su. Mais rien. Nicolas Sarkozy, pressé de bien installer son amis Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire et de protéger son régime, a proprement violé l’embargo des Nations Unies sur les armes en Côte d’Ivoire. La communauté internationale est avertie.

Germain Séhoué

 www.refletci.webself.net

Karim Wade et tonton Sarko

Malgré les efforts répétés d’Abdoulaye Wade pour propulser son fils Karim au sommet de l’Etat, la presse d’opposition sénégalaise veille et refuse d’entendre parler de succession dynastique.

On croyait Karim Wade lessivé par sa défaite cuisante à l’élection municipale de Dakar en mars 2009. C’était sans compter avec la volonté de son père, le président sénégalais Abdoulaye Wade, de le fixer au sommet de l’Etat, dès le mois de mai, à l’aide d’un portefeuille ministériel d’une ampleur démesurée: ministre d’État, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures.

À 43 ans, Karim Meïssa Wade s’est-il résigné à profiter de l’ombre du grand baobab paternel, à défaut de pouvoir planter lui-même ses racines à la présidence? La candidature annoncée d’Abdoulaye Wade, à 86 ans, à la présidentielle de 2012, semblait le suggérer…

Mais la presse sénégalaise est vigilante. Elle scrute les signes les plus cabalistiques, les actes les plus manqués, les lapsus les plus révélateurs; tout ce qui pourrait être interprété comme une tentation renouvelée de succession dynastique. Et le choc des photos, là aussi, vaut souvent le poids des mots.

Le geste qui fâche le Sénégal

Ainsi, une saynète pleine d’enseignements s’est-elle déroulée dans la foulée du cliché officiel du G8 de Deauville. L’anecdote visuelle fait aujourd’hui les choux gras d’une presse d’opposition sénégalaise outrée. Ce jour-là, aussitôt libérés par le photographe chargé de la photo de famille des chefs d’Etat présents au sommet, les uns et les autres s’éparpillent. Mais des caméras filment toujours.

Le maître des lieux, Nicolas Sarkozy, joue les groupies auprès de la «rock star» incontestée du moment: Barack Obama. Il invite son homologue américain à tailler une bavette avec Abdoulaye Wade. Au bout de quelques secondes, le président français fait signe d’approcher à une quatrième personne qui se situe hors du champ de la caméra. C’est le super-ministre sénégalais Karim, qui surgit au milieu du trio, échangeant une poignée de main avec le «leader du monde libre»…

Que se sont dit les deux métis? Personne ne le sait. Et personne ne cherche à le savoir. C’est la manifeste cooptation qui fait débat. Pour le Sénégalais moyen, la scène n’est pas banale. La presse s’enflamme. Le journal L’Observateur affirme que le geste de Sarkozy a «froissé» le pays de la Teranga, l’hospitalité sénégalaise. On y voit un adoubement de Wade fils comme candidat de la France à la succession de son père…

En des termes ampoulés, une lettre ouverte accuse le président français de «prendre part au projet inavoué d’Abdoulaye Wade de porter son fils Karim au pouvoir, dans des conditions quasi dynastiques, donc antirépublicaines».

Si la réaction de l’opinion sénégalaise est fulgurante, c’est que la mise en orbite forcée de Karim Wade agace depuis longtemps. Depuis que le fiston était conseiller personnel de son père, puis président de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique dont le onzième sommet s’est tenu à Dakar en mars 2008.

Et si l’accusation de procès d’intention est vite balayée par la presse, c’est que le procédé dynastique a fait florès sur le continent africain…

La tentation dynastique, une «tradition» africaine

En 2001, à la mort du président congolais Laurent-Désiré Kabila, son fils Joseph prend le pouvoir. En février 2005, après 38 ans de règne sans partage du général togolais Gnassingbé Eyadéma, un de ses rejetons, Faure Gnassingbé, prend la relève. En septembre 2009, Ali Bongo succède à son père Omar qui meurt après un mandat de 42 ans à la tête du Gabon. En Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangué, surnommé Teodorin, espère bien prendre la suite du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. On prête le même dessein à José Filomeno de Sousa dos Santos, fils du président angolais. Inutile d’évoquer les successions monarchiques du Maroc ou du Swaziland…

Au nord de l’Afrique, c’est la même tentation de transmission filiale du pouvoir qui est aujourd’hui mise à mal par les révolutions arabes. Gamal Moubarak ne remplacera pas son père en Egypte. Saif Al Islam Kadhafi, lui, voit s’amenuiser ses chances de succéder au guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste.

«Nous ne sommes pas le Gabon», assène le peuple d’un Sénégal historiquement cité en exemple en matière de démocratie. Qu’est donc venu faire le président français dans cette galère aux relents de népotisme? Il est devenu friand, il est vrai, d’interventions en terres africaines. Par ailleurs, des Sénégalais taquins rappellent qu’il a été tenté, lui aussi, de propulser son fils Jean à la présidence du tout-puissant organisme public de développement qui gère le centre d’affaires de la Défense…

Damien Glez

Slateafrique.com

La Nouvelle Constitution de la République du Gabon

PREAMBULE

Le Peuple gabonais, conscient de sa Responsabilité devant Dieu et devant 1’Histoire, animé de la volonté d’assurer son Indépendance et son Unité Nationale, d’organiser la vie commune d’après les principes de la Souveraineté Nationale, de la Démocratie pluraliste, de la Justice sociale et de la Légalité Républicaine (L. 14/2000 du 11 Octobre 2000) ;

Affirme solennellement son Attachement aux Droits de 1’Homme et aux Libertés Fondamentales tels qu’ils résultent de la Déclaration des Droits de 1’Homme et du Citoyen de 1789* et de la Déclaration Universelle des Droits de 1’Homme de 1948, consacrés par la Charte Africaine des Droits de 1’Homme et des Peuples de 1981, et par la Charte Nationale des Libertés de 1990 (L. 1/97 du 22 Avril 1997) ;

Proclame solennellement son Attachement à ses Valeurs Sociales Profondes et Traditionnelles, à son Patrimoine Culturel, Matériel et Spirituel, au respect des Libertés, des Droits et des Devoirs du Citoyen. (L.47/2010 du 12 janvier 2011)

En vertu de ces Principes et de la Souveraineté des Peuples, Il adopte la présente Constitution.

Télécharger le document La Constitution de la 3eme Republique Gabonaise