Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Laisser les enfants venir à moi

Le chef de l’Etat, Boni Yayi qui avait une dette à l’égard des enfants béninois a dû recourir à un club des enfants spécial mercredi dernier au Palais de la République. C’est de cette manière qui s’est acquitté de ladite dette. Malheureusement, pour le faire, ce n’est pas dans le genre de la parabole biblique que tout a été fait. « Ce que vous faites à un plus petit, c’est à moi que vous le faites » comme l’a si bien dit le Seigneur. Mais avait-on besoin d’une publicité tapageuse.

Si les édiles ont défilé à la présidence sur ce faux rythme, les sages et autres têtes couronnées y ont fait leur saga, les conducteurs de taxi-motos y ont fait leur villégiature et diners, devrait-on en faire de même aux enfants ?

Les personnes âgées sont bien fouettées par la politique de la moins value depuis cinq ans. Mais contrairement à ces catégories, le destin des enfants et toutes autres actions à leur égard, devrait suivre Dieu dans son décalogue qui inspirait les gens de Dieu.

Et sur ce point, Boni Yayi est un grand fils de Dieu. revenant sur le club des enfants et en se fiant à son quinquennat trainé à contre courant, il a y a eu quelques actions à l’actif du tableau du gouvernement du Changement quelque part dans ce vaste monde si minuscule pour les enfants. Nous revoyons avec rêverie et dilatoire, la gratuité de l’enseignement, la gratuité des soins de santé pour les enfants de zéro à cinq ans et autres décisions. Et c’est en cela que celui qui a tiré la couverture de cet événement a donné l’impression d’avoir mal choisi sa thématique. Un club des enfants pour s’égayer et non pour parler des problèmes des enfants n’a pas de sens. Mais s’il était orienté vers les programmes sociaux pour les enfants, on aurait mieux trouvé son intérêt. Il ne pouvait en être autrement. Et ceci pour deux raisons.

D’abord, il s’agit de savoir si un club des enfants est essentiel pour se tirer dans une certaine mesure de la misère ambiante qui niche chez les parents des anges, misère qui occupe royalement leurs esprits. Enfant dites-vous ! Même s’ils ne sont pas fiers de l’être puisqu’on égrène leurs jours comme un chapelet de cloître. L’enfance à une notion de présence essentielle. Le contraire dans la démesure de distraction favorite n’est qu’une erreur d’approche.

Ensuite, c’est qu’on a organisé un club des enfants pour ne pas se débarrasser des quipropos qui roulent dans la farine certaines franges sociales. Pourquoi projeter sur un écran géant, tous ces enfants dont nombre de parents ne bénéficient à vrai dire d’aucune condition pouvant leur permettre de quitter la précarité ? C’est d’ailleurs avec une expression d’amertume que des parents dont la majorité a perdu même les canons de l’espéranceont déploré l’organisation de cet événement. L’enfance au Bénin ne doit tenir au bout d’un fil avec nos existences précaires. En définitive, le club des enfants spécial à la présidence n’a pas comblé les idéaux. On pouvait ensemencer des grains pour émerger véritablement. Cependant on ne l’a pas fait. Le reste, n’est que de la routine, car tout porte à croire que les actes posés sont appelés à s’éteindre avec leurs étoiles dans les sillons de la vallée. Sur les dossiers de l’enfance, c’est la marque d’une jonction judicieuse qui s’impose et non celle de la gloire, de la joie de l’instant et des détails superflus.

Gloire et joie qui se rivalisent avec finition, soumission, humiliation, compensation et sensation avec des détails qui permettent de mieux connaitre le président et sa vie de famille. Le club des enfants spécial a été inachevée, tout au moins inachevée sur les reformes engagées. Sur ces détails, Boni Yayi à sa grandeur de leader. Et les enfants ont-ils eu leurs comptes ?

par dp 24h

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