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Premier quinquennat de Boni Yayi : Les Béninois ont vécu dans la précarité entre 2006 et 2011

Premier quinquennat de Boni Yayi : Les Béninois ont vécu dans la précarité entre 2006 et 2011

par richard

Entre 2006 et 2011, les Béninois ont vécu dans la plus grande précarité.  Les chiffres avancés par le Chef de l’Etat dans son discours du 13 mai 2011 montrent d’ailleurs qu’à ce jour, 35,2 % des Béninois vivent encore en-dessous du seuil de pauvreté.

Pendant le premier quinquennat du Président Boni Yayi, l’amélioration des conditions de vie des Béninois et la prospérité partagée annoncée à grand renfort de publicité n’ont pas été au rendez-vous. Malgré les efforts consentis dans les secteurs de l’éducation, de l’eau, de la santé…le Bénin reste et demeure un pays dans lequel le taux de pauvreté est encore des plus élevés. D’ailleurs, dans le discours qu’il a prononcé le 13 mai dernier, c’est sans fausse modestie que le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, est passé aux aveux, donnant ainsi raison à ceux qui ont toujours martelé que le régime du changement n’a pas rendu les Béninois heureux « Comme j’ai eu à vous le dire à plusieurs reprises, le constat qui m’a le plus frappé lors du premier quinquennat est que nous nous écartons chaque jour de nos valeurs éthiques, morales et spirituelles. De même, en dépit des efforts fournis,  notre pays reste vulnérable aux chocs internes et externes et nos concitoyens vivent toujours dans la précarité.  Pour preuve, notre marche vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement est encore lente, malgré les efforts accomplis dans les secteurs de l’éducation, de l’accès à l’eau potable, de la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Le taux de pauvreté reste encore élevé. A ce jour, 35,2% de la population béninoise vivent encore avec un revenu annuel en dessous du seuil de pauvreté contre 33,5 % en 2007 et 39,7% en 2002 selon les statistiques publiées par le Pnud. En d’autres termes, un Béninois sur trois dispose de moins d’un dollar par jour », a dit le Chef de l’Etat qui a invité ses compatriotes à se mettre résolument au travail dans les marchés, dans les ateliers, les usines, les champs etc. Pour lui, chacun doit honorer ses engagements vis-à-vis de la Nation et mettre les intérêts de la République au-dessus de ses intérêts particuliers et personnels. Malheureusement, ce discours qui du reste est un aveu d’échec a manqué de révéler dans les détails les raisons pour lesquelles le taux de pauvreté n’a pas baissé au Bénin en dépit des efforts consentis dans divers  domaines …En vérité,  on n’a pas besoin de faire de hautes études d’économie pour comprendre que les raisons de la grande paupérisation doublée d’une précarité sans précédent dans lesquelles les Béninois ont végété pendant les cinq dernières années résident dans la mauvaise gestion qui a été faite des ressources de l’Etat sous le premier quinquennat du Dr Boni Yayi. Les grands scandales financiers au sommet de l’Etat dénoncés par les associations de lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance en disent d’ailleurs long. Malheureusement, sans évaluer le changement, le Chef de l’Etat lance la refondation. Et comme par conformisme, il place son second quinquennat sous le signe des grandes réformes qui relèvent de la bonne gouvernance politique, économique et sociale et de la solidarité nationale. Malheureusement, le terrain de la bonne gouvernance politique sur lequel le Chef de l’Etat a donné rendez-vous à tous les Béninois n’est pas rassurant. L’ouverture politique qui a été annoncée à grand renfort de publicité est venue avec un pied cassé. Ce qui amène déjà certains Béninois à craindre pour les objectifs que le Chef de l’Etat s’est fixés. Le fait de former un gouvernement qui ne privilégie pas le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut est en tout cas un danger pour la réalisation de la prospérité partagée. Et le risque que les Béninois végètent encore dans la précarité à l’issue de ce second quinquennat de Yayi est bien grand. Pour qu’il n’en soit pas ainsi, il urge donc que le Chef de l’Etat privilégie le développement à la politique.

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