Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: juin 9, 2011

BENIN : La désunion fait la refondation…

La nation devrait se faire dans l’union scandaient les unionistes durant les campagnes présidentielles et législatives 2011, finalement c’est la refondation qui fait ses emplettes sur la désunion de ses adversaires. La Marina à qui on promettait l’apocalypse et un pays ingouvernable, se délecte des empoignades à pas fleurets mouchetés au sein de la maison « Un ». Car quoi qu’on dise, la Renaissance du Bénin, tout en gardant un lieutenant au gouvernement ne renie aucun de ses droits sur le regroupement politique dont-il revendique toujours une part de paternité. En rappel, les annales retiennent que son président d’honneur demeure le président Nicéphore Dieudonné Soglo, cumulativement président d’honneur de la fugueuse (Rb), et que la signature de l’acte fondateur de l’Un a eu lieu au domicile de l’ancien couple présidentiel le 1er septembre 2009, les fameux accords de Haie-Vive.

Ironie du sort, c’est Yayi, plus que tout autre protagoniste de l’affaire qui a intérêt à faire préserver l’appartenance de ses nouveaux partenaires à l’opposition. Faute de quoi toute la littérature autour du gouvernement d’union nationale, d’ouverture et de main tendue tomberait à l’eau. En clair c’est l’appartenance de la Rb à l’opposition qui donne de la crédibilité au discours d’investiture d’après K.O., le 06 avril 2011 et au message à la nation du 13 mai. Autrement, l’opération prendrait des allures d’une vulgaire manœuvre de débauchage avec Léhady comme une banale prise de guerre. Or, on a vu avec quelle conviction l’un des symboles de l’« ouverture », le tout nouveau 2ème vice-président de l’Assemblée, Boniface Yèhouétomè continue de défendre l’ancrage de son parti d’origine aux idéaux fondateurs de l’Un. En d’autres termes, la Rb ne se considère pas comme un des satellites de la mouvance Fcbe avec qui elle se serait retrouvée en alliance afin de calmer le jeu politique national.

C’est évident que la trame de cette nouvelle orientation ne parait pas suffisamment compréhensible pour de nombreux Béninois. Etre au gouvernement et revendiquer par la même occasion une posture opposée à la ligne du pouvoir ! Certains citoyens le vivent carrément comme un cauchemar. Apparemment, les gens ne parviennent plus à se parler au sein de l’Un qu’à travers médias et rumeurs interposés. Une aubaine pour toutes les officines manipulatrices qui peuvent désormais vendre, en toute aise, toute sorte de thèses aussi loufoques les unes que les autres. Que les uns ont toujours comploté contre les autres ; que les uns négociaient en sourdine des avantages personnels au détriment des autres ; que des transactions tarifées ont été conclues à l’insu des partenaires ; que la traitrise était le maitre-mot de part et d’autre depuis le depuis ; et que ce fut un gigantesque marché de dupe. La grande majorité des partisans auraient certainement tiré profit d’un véritable débat interne à l’UN sur l’opportunité ou non de prendre la main tendue. Sans exclure l’éventualité d’envisager un recadrage de l’initiative de la Rb que l’on attribue à des défaillances dans la coordination du regroupement.

Le contexte de surenchères déclenché autour de l’installation du bureau du parlement apparait comme une course contre la montre visant à précipiter la voie de non retour. Une atmosphère tendant à pourrir abondamment les rapports entre unionistes. A peine si les gens se souviennent des termes du communiqué de presse justificatif du bureau politique de la Rb évoquant les reformes, la décrispation, l’apaisement des tensions sans jamais se référer à une quelconque politique de refondation sur fond de révision opportuniste de la constitution. C’est en cela que les unionistes hostiles à toute collaboration non négociée avec le pouvoir devraient se montrer assez réceptifs au bémol introduit dans les justificatifs officiels de la Rb sous la houlette des « autorités morales » appelant à la prudence et à la vigilance.

Avant le divorce, c’est toujours le mariage…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

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Crise au sein de l’opposition : la refondation s’impose à l’Un

Bénin – La brouille née entre les acteurs de la plus grande formation politique de l’opposition, après les élections, continue de nourrir la polémique et mérite que les responsables de l’ « Union fait la nation » (Un) s’y attardent. La désunion a pris le pas sur l’union, les principes de base du regroupement sont foulés au pied. Le quotidien de l’Union n’est plus le même, il a changé depuis l’entrée de la Renaissance du Bénin (Rb) au bureau de l’Assemblée nationale.

Sans le consentement de ses autres partenaires de l’union. Une situation aggravée par l’entrée au gouvernement du désormais ex-Maire de la ville d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè. Les autres partis formant le regroupement ont pris leur distance vis-à-vis des renaissants qui, à n’en point douter, ont rompu les amarres avec l’Un dont ils sont des membres fondateurs. On peut l’affirmer sans grand risque. Adhérer au vaste ensemble qu’est l’Un qui a fait parler d’elle lors de la présidentielle et des élections législatives suppose, pour ses ténors, de s’être accordés sur le minimum d’idéal exigible, en pareilles occasions : une vision et un projet de société communs dont on ne peut se démarquer du jour au lendemain. A moins de ne pas y croire ou d’avoir choisi de sacrifier les intérêts du groupe au profit des siens propres.

L’impression qui se dégage de la crise à l’Un, laquelle est née au lendemain des scrutins électoraux des 13 et 31 mars 2011 est celle que certains alliés ne se sont pas appropriés les principes fondateurs du groupe. Ces principes se dissolvent peu à peu pour se conjuguer au passé. Et le mutisme calculé des responsables de l’Union n’arrange pas les choses. Au contraire. Il ne participe que de la dégradation de l’atmosphère déjà polluée qui y règne. De sorte que si les leaders de l’Union tiennent à mettre fin à la confusion en leur sein en vue des succès contre le pouvoir en face, il est essentiel pour eux de passer aussi par la refondation.

Annoncée par Boni Yayi comme une autre façon de gérer le pays, on s’aperçoit de ce que ce concept peut tout autant bien s’adapter à la crise à l’Union fait la nation. La Rb, membre de ladite coalition participe déjà activement à celle prônée par le président de la République. La refondation de l’union aura pour effet de juguler les antagonismes et les vives oppositions d’intérêts et d’idées qu’on y a notées, au lendemain de la formation du bureau de l’Assemblée nationale. Du supposé rapprochement entre la Renaissance du Bénin et les Fcbe de Yayi, les leaders Rb s’inscrivent en faux et parlent d’acharnement contre eux.

Il reste que l’Un a besoin, d’une réorganisation de fond en comble car son avenir sur la scène politique du pays en dépend. Ses détracteurs qui ne le taxent pas d’union de raison le considèrent plutôt comme une union de circonstance et contre nature.

Écrit par Sergino Lokossou, LNT

Système sanitaire au Bénin : mort ou agonie ?

Rien qu’à observer ce qui se passe dans ce secteur vital et important de notre pays, il est nécessaire de se demander si le citoyen béninois jouit de son droit à la santé consacré par notre constitution du 11 décembre 1990. Selon l’article 8 de cette constitution « la personne humaine est inviolable. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. À cet effet, il assure à ses citoyens l’égal accès à la santé, l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi ».

Le droit à la santé est du devoir de l’État qui doit œuvrer à sa promotion et à sa protection.

MAIS A QUOI ASSISTONS-NOUS PLUS DE 50 ANS APRES NOTRE ACCESSION A L’INDEPENDANCE ?
La photographie de notre système sanitaire montre de graves disfonctionnements que relèvent d’une part, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et d’autre part, les citoyens eux-mêmes.
Dans le rapport n° AB5381 de la Banque Mondiale intitulé, document d’information projet (PID), Performance du système de santé au Bénin, il est noté que « le taux de l’absentéisme est élevé parmi les travailleurs de la santé. En moyenne, 40% des agents de santé sont absents sans raison valable. La qualité des soins est très faible ».

En dehors des mots stigmatisés dans le rapport de la Banque Mondiale, il faut ajouter : la corruption, la tenue d’un double métier, le détournement des malades, l’absence de réponse aux besoins des patients, l’inexistence de sanctions, l’impunité érigée en règle de gestion et une récurrente, triste et malheureuse grève sans service minimum observée dans nos hôpitaux publics. Même si la question de l’ouverture d’une information judiciaire sur ce dossier de grève sans service minimum dans le secteur de la santé est inacceptable dans le milieu syndical de notre pays, il est quand même nécessaire que ce dossier aille au bout au niveau de la juridiction saisie afin que les responsabilités soient situées. Il faut que le travailleur béninois sache que l’exercice de son droit constitutionnel de « grève » est limité dès lors qu’il met en danger la vie humaine. A ce titre, l’abus d’un droit et dans le cas d’espèce le droit de grève entraînera pour son auteur une double sanction. D’abord une sanction pénale et aussi une réparation civile. C’est ce qui est prévu en matière de réquisition aux articles 21 à 23 de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin.

Au vu du traitement que subissent les patients béninois que j’appelle « les mendiants sanitaires », on peut affirmer sans ambages que le système sanitaire béninois est caractérisé par un certain laissé faire et une impunité à nulle part pareille en matière de gouvernance. Les fautes professionnelles graves sont commises au vu et au su de tout le monde. Les cas sont légions et sans aucune sanction administrative pour la plupart. Le Conseil National de l’Ordre des Médecins qui est censé jouer sa mission de « veille au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensable à l’exercice de la médecine » est presque inopérant sur le terrain. Au Bénin contrairement aux autres pays, ce Conseil National de l’Ordre des Médecins protège les fautifs au détriment des patients.

Une lecture des articles 49 et 55 de l’ordonnance 73-38 du 21 avril 19973 portant création et organisation des ordres nationaux des médecins, des pharmaciens des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes montre pourtant, que la compétence disciplinaire en première instance est du ressort du Conseil National de l’Ordre des Médecins. A ce titre, un magistrat (titulaire et suppléant) de l’ordre judiciaire doit être nommé par arrêté du Ministre de la Justice et de la législation, Garde des sceaux à la demande de son homologue de la Santé. Est-ce que ce magistrat est nommé ?

Est-ce que cette section disciplinaire du Conseil National de l’Ordre des Médecins siège ?
La section disciplinaire du Conseil de l’Ordre des médecins est d’une importance capitale dans le dispositif législatif pour assurer une bonne qualité des soins. C’est d’ailleurs pourquoi, le législateur du 21 avril 1973 a dit que le magistrat du siège nommé par le Ministre, Garde des sceaux, a une voix délibérative et préside la Chambre disciplinaire de l’Ordre.
Ce faisant, ce magistrat du siège assure sa mission dans l’indépendance et la justice comme il le fait dans les autres dossiers qui sont de son ressort.

Normalement à la première réunion qui suit chaque renouvellement, le Conseil National de l’Ordre des Médecins élit en son sein huit (8) membres qui constituent avec le magistrat du siège désigné et sous sa présidence, la section disciplinaire en chambre disciplinaire.

Qu’avons-nous fait des mécanismes législatifs en place dans ce secteur ?

Non ! Les dispositifs existent et il faille simplement les mettre en œuvre.

C’est l’une des missions proposées à la nouvelle ancienne ministre de la santé du Bénin pour lancer la réforme dans ce secteur.

Il faut faire le point des textes en vigueur dans le secteur et les mettre en application et déjà la refondation dans ce secteur va commencer.

Les dysfonctionnements observés dans ce secteur ont permis l’éclosion de ce que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé dans l’un de ses nombreux rapports sur la question « une marchandisation incontrôlée et déréglée de la santé ».

Au Bénin, on ouvre les centres de santé sans aucune autorisation. On trafique les autorisations qui deviennent des effets de commerce à céder au plus offrant. Les animateurs des structures de contrôle de ce ministère vital pour la santé de la population sont inexistants sur le terrain. Et pourtant certains sont en poste depuis le mandat du Président Mathieu KEREKOU. On dirait, pour reprendre ce qui se dit dans le milieu que « certaines personnes en poste dans ce ministère détiennent un titre foncier sur leur poste ». Pourtant, la Charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples qui fait partie intégrante de notre constitution du 11 décembre 1990 en son article 29.2 exige que tout individu et non une minorité « a le pouvoir de servir sa communauté nationale, en mettant ses capacités physiques intellectuelles à son service ».

Il faut que les nouvelles autorités de ce ministère fassent le point au niveau des postes de responsabilité en y apportant du sang neuf. Même si ces derniers ont de l’expérience et sont meilleurs que tout le monde, qu’ils aillent apporter leur expérience aux patients directement au lit du malade puisque c’est le serment prêté avant d’entrer dans la profession.

Une étude objective sur la présence des médecins dans le staff organisationnel et de direction de ce ministère montre le dysfonctionnement du système sanitaire béninois. Le Ministère de la Santé n’est pas uniquement créé pour les médecins. Un système sanitaire est animé par tous les acteurs du secteur et l’on doit élaborer des indicateurs pour la répartition équitable des acteurs dans le staff organisationnel de ce ministère. Tenir un Comité de Direction entre médecin ne peut que sortir des décisions vues et analysées par les seuls médecins. Le staff organisationnel du Ministère de la Santé n’est pas le Conseil National de l’Ordre des Médecins où doit se réunir les médecins. Il faut permettre à d’autres acteurs du secteur (non-médecin) d’apporter leur contribution à l’édifice. C’est en prenant en compte ce volet important qu’on peut véritablement amorcer une « refondation » dans ce secteur.

Même si nous attendons de la nouvelle et ancienne autorité de ce ministère, un contenu à cette notion dans ce ministère, nous estimons humblement que cette refondation doit se baser sur la satisfaction du patient à travers son écoute directe, la prise en compte de son désidérata et de ses pleurs. Le malade béninois souffre doublement. Il souffre d’abord de son mal puis du système sanitaire en place.

A la page 26 du rapport OMS sur la santé dans le monde 2008, il est noté que « Si tu tombes malade, tu dois faire un choix : ou bien tu renonces à te faire soigner, ou c’est ton exploitation qui y passe ».

Pour combien de temps encore, allons-nous subir une pareille situation ?

Tout le monde sait qu’au Bénin dans presque tous les coins et recoins du pays, on retrouve des centres de santé crées par les Organisations Non Gouvernementales (ONG) sans aucune autorisation de l’autorité compétente.

Et pourtant, une législation existe et réglemente depuis le 17 juin 1997, l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales.

Selon cette loi de 32 articles, tous les cabinets médicaux y compris les Centres de Santé à vocation humanitaire doivent avant toute ouverture officielle, obtenir une autorisation individuelle de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales.
N’est-ce pas dans cette même loi n°97-020 du 17 juin 1997 qu’on lit à l’article 14 que « les praticiens autorisés à exercer à titre privé ne peuvent être propriétaire à titre individuel ou en tant que membre d’une société civile professionnelle que d’un seul et unique établissement sanitaire » ?

N’est-ce pas au Bénin, au vu et au su de tout le monde que les premiers responsables en charge de ce secteur violent cet article en détenant plus d’un établissement sanitaire ?

Et pourtant, le législateur de 1997 pour un suivi des établissements sanitaires a exigé à l’article 20 de la même loi qu’ « il est procédé au moins deux (2) fois l’an à des inspections dans les établissements sanitaires en vue de vérifier ou de contrôler le respect des lois et des règlements en vigueur ».

Pour nous, notre système sanitaire n’est pas encore mort mais il est agonisant. Agonisant à cause des acteurs du secteur ! Agonisant à cause de la violation et du mépris des textes réglementant le secteur !

Agonisant à cause de l’impunité dans le secteur.

Il faut donc le traiter rapidement et pour le faire, ayons le courage d’amorcer les réformes. C’est vrai que ce ne serait pas facile car les intérêts personnels priment dans ce secteur. Il faut aller au-delà si nous voulons sauver la grande majorité des béninois qui pleurent alors que les milliards de leurs francs sont versés annuellement à ce secteur.

Nouvelle, ancienne autorité du secteur, allez-y pour sauver l’intérêt général, notre système sanitaire agonisant en dépend !

Serge PRINCE AGBODJAN

Juriste

Cameroun : Scandale au cœur de l’industrie de la banane

50 ans après les indépendances, de nombreux Hommes d’Etats africains sont encore complices du pillage de leurs pays  et de l’avilissement de leurs peuples. Au Cameroun, «  L’empire noir  de Bolloré », l’esclavagisme des temps modernes et le néocolonialisme se poursuivent avec la complicité des Hauts dignitaires du régime.

Les Plantations du Haut Penja (PHP),  premier producteur de bananes du pays (société  détenue à 60 % par la Compagnie fruitière, basée à Marseille, et près de 40 % par l’américain Dole et par des actionnaires privés camerounais)  sont accablés par de nombreux faits : accaparement des terres au détriment des paysans locaux, expropriations forcées, Mauvaises conditions de travail, licenciements abusifs,  absence de liberté syndicale, monnaie de singe pour des employés travaillant  plus de 14 h par jour…On se croirait encore à l’époque de l’esclavage.

D’autres part, les habitants se plaignent  de la pollution causée par les  pesticides et fongicides utilisées par la société, des produits pourtant interdits par l’UE (union européenne) pour leur danger sanitaire sont utilisés à Penja. Du fait des produits répandus par voie aérienne et des substances chimiques utilisées, on observe une recrudescence anormale des  cancers, maladies respiratoires,  dermatoses…

La richesse produite par PHP, ne bénéficie pas  aux habitants de Njombé, puisque les routes abimées par les camions de PHP sont dans de piteux états. Ces sociétés ne paient plus d’impôts depuis plus d’une vingtaine d’années.

Il est donc triste de Constater que certains camerounais ont préféré vendre leur pays, la santé de leurs concitoyens, la vie de leurs concitoyens contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

La PHP a les responsables politiques, administratifs ou judiciaires de la région dans sa poche.
Les chefs  traditionnels, sous-préfet et préfet  sont gracieusement payés chaque mois pour garder le silence et calmer les ardeurs des populations locales. PHP compte ainsi parmi ses cadres des députés du parti au pouvoir(RDPC) et loue des terres appartenant à des hauts gradés de l’armée.la  PHP est membre de l’Association de la banane camerounaise, un lobby dirigé par un autre député du parti au pouvoir, beau-frère du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Lequel n’est rien moins que le président du conseil d’administration de PHP, Un procureur de la république est habilement corrompu pour diligenter des simulacres de procès  et pour faire disparaître des preuves pouvant les accabler, des policiers corrompus sont coptés pour menacer  les éventuels témoins et pour saper leur moral .D’après le quotidien français Libération, le président Paul Biya, serait l’un des grands actionnaires de la société. En tout cas,  c’est PHP  qui s’occupent de ses plantations d’ananas dans son village de Mvomeka’a dans le sud du Cameroun. Un véritable scandale au cœur d’une république impliquant les plus hautes institutions de l’Etat : La présidence de la république, la primature, l’armée, le gouvernement, La justice, les préfectures, les chefferies traditionnelles…

C’est une affaire très délicate dans la mesure où qui s’y frotte s’y pique et y laisse sa peau. Le 26 avril dernier  l’avant-première du film La Banane du jeune réalisateur camerounais Franck Bieleu a été interdite. Ce film  dénonce les abus subis par les populations de Penja, Le film pointe aussi du doigt la pollution potentielle de l’environnement et de l’eau de rivière par des produits toxiques utilisés dans les plantations et les usines de PHP. Des journalistes français ont été récemment arrêtés alors qu’ils voulaient filmer des manifestations des citoyens expropriés par la SOSUCAM (Autre société transgressant les lois). Ces journalistes  avaient  pourtant reçu  l’autorisation du directeur national de la cinématographie, ce dernier sera démis de ses fonctions par la suite sans aucune forme de procès.

Comme quoi, il ne faut pas pointer son nez dans les affaires françafricaines  en république ‘’bananière’’.
Pour avoir osé dénoncer cette injustice, cet esclavagisme moderne, ce pillage du Cameroun avec la complicité de ses propres fils, l’ex Maire de Djombé Pendja, Paul Eric kinguè croupit aujourd’hui derrière les barreaux  et est accablé de complots montés de toute pièce visant à l’affaiblir et à l’éliminer.

Le directeur général de la PHP avait promis « avoir sa tête à coup de millions » et le directeur général de la SPM avait menace de « le faire assassiner ou emprisonner, après l’avoir fait déposer de ses charges de Maire». On voit bien que ces menaces ont été mises en exécution. «Ce scandale en république « Bananière » n’est que le cote visible de l’iceberg, tout le sommet de l’état est trempe dans de telles magouilles.» nous confiait un ancien directeur général d’une société d’état désormais privatisée.

Triste est de constater que les camerounais qui sont des champions pour apercevoir et combattre la franceafrique dans le pays des autres, feignent de ne pas l’apercevoir chez eux-mêmes, alors qu’elle s’y manifeste dans sa pernicieuse splendeur, avec la complicité des fils de la nation. 50 ans après l’indépendance, le néocolonialisme a encore de beaux jours devant lui. A Penja la banane a un gout amer.

Pour nous joindre

Contact: wakeupafrica1@yahoo.fr

Wake up Africa!

Source: Wake up Africa

Senegal : Les dessous de la visite de Wade ce jeudi à Benghazi

Le président sénégalais Abdoulaye Wade rencontrera jeudi les dirigeants de la rébellion libyenne dans leur fief de Benghazi (est de la Libye), a affirmé mercredi à l’AFP une source proche de la présidence sénégalaise.

Me Wade a quitté Dakar, hier pour Paris d’où il devrait rallier dès demain Benghazi, fief des rebelles libyens en guerre contre le colonel Mouammar Kadhafi. Une démarche du président sénégalais qui se démarque de la position de médiation adoptée par ses pairs de l’Union africaine qui est dictée par des calculs politiques personnels au Sénégal.

Me Abdoulaye Wade sera à Benghazi, demain, pour répondre officiellement à l’invitation des rebelles libyens. Selon nos sources, le chef de la rébellion libyenne, Moustapha Abdeljalil, a appelé le président de la République au téléphone, le 22 mai dernier, trois jours après que ce dernier a accordé une audience à une délégation du Cnt à Dakar. Ainsi, Me Wade sera le premier chef d’État du monde à débarquer dans le fief des rebelles libyens, enlisés dans une confrontation avec Kadhafi. Et si Me Wade, qui a pris fait et cause pour la rébellion libyenne au détriment de son désormais ex-ami, le colonel Mouammar Kadhafi, est passé par Paris, c’est surtout, selon nos sources, pour emmener avec lui la presse internationale à Benghazi. Il va faire de son débarquement dans le fief des rebelles, une véritable opération de communication à l’endroit de certains dirigeants occidentaux.

En effet, dans les milieux diplomatiques à Dakar, les gens déplorent fortement l’attitude du Président Wade qu’ils assimilent à un forcing pour plaire aux occidentaux à qui il est en train de vendre son projet de succession par son fils. Ce qui explique d’ailleurs le furtif aparté que Sarkozy a organisé entre Karim et Obama sous l’œil vigilent du président Wade à l’issue de la photo de famille des participants au sommet du G8 à Dauville en France. Sarkozy, tout comme Obama déterminés à en finir avec Kadhafi utilisent Wade comme tête de pont de leur stratégie en Afrique sur la question lybienne.

Me Wade, que l’on accuse de jouer le jeu des Occidentaux vient ainsi de lancer à l’Union africaine (Ua) un véritable défi. En allant cautionner la confrontation armée des rebelles appuyés par des frappes de l’Otan, avec Kadhafi, il se démarque de l’Union africaine hostile à la solution militaire et favorable à une voie diplomatique de sortie de crise qui privilégie le dialogue entre les deux camps. C’est pourquoi certains diplomates soutiennent que « l’attitude du président de la République va à l’encontre de certains principes ». En outre, nos interlocuteurs attirent l’attention sur le fait que le solisme de Wade pose aussi un problème de sécurité nationale car dangereux pour le Sénégal qui a également sa rébellion au Sud du pays. « Qu’en serait-il si Kadhafi allait en Casamance soutenir le Mfdc ? » s’interrogent-ils.

Pour rappel, le président de la République qui a reçu le 27 mai à Paris une mission envoyée par Moustapha Abdeljalil, leader des rebelles libyens, a, le lendemain, décidé de reconnaître le Cnt comme « représentant légitime du peuple libyen ». Non sans lui accorder l’autorisation d’ouvrir un bureau de représentation à Dakar, « après consultation du président du Sénat et du président de l’Assemblée nationale du Sénégal ».

Par Barka Isma BA le populaire

Refus d’abdiquer face aux bombardements occidentaux – Kadhafi comme Gbagbo

Comme Gbagbo hier, Kadhafi refuse d’abdiquer face aux bombardements occidentaux. « Nous n’avons qu’un seul choix. Rester chez nous, dans notre pays, sur la terre de nos parents. Je refuse de me soumettre à ceux qui se sont autoproclamés les gendarmes du monde. Allez chez vous et laissez la Lybie aux Libyens ». C’est en ces termes que le Guide libyen, le colonel Kadhafi, a réaffirmé sa volonté de résister à l’acharnement de la France et de ses alliés de l’Otan jusqu’à ce que mort s’en suive si telle est la volonté des agresseurs.

La position de Kadhafi est exactement celle que le président Gbagbo avait adoptée face aux bombardements de sa résidence par l’armée Française en avril dernier. Et comme en son temps, certains chefs d’Etat africains, fils indignes de notre continent s’étaient acharnés sur Gbagbo en faisant pression pour qu’il cède la volonté des maîtres autoproclamés du monde, il y en a encore aujourd’hui qui s’acharnent sur le Colonel Kadhafi. Pauvre Afrique, quand tes fils comprendront-ils que ton développement dépend de leur solidarité face à aux prédateurs extérieurs et de leur volonté commune à se battre ensemble pour que tu deviennes un continent libre, digne et maître de son destin?

La question que d’aucuns se posent aujourd’hui est celle de savoir si la voie de la résistance jusqu’au bout choisi par le président Gbagbo et que suit actuellement le président Kadhafi était la meilleure.

Il se murmure que si Gbagbo avait cédé le pouvoir à Alassane après la dernière réunion des chefs  d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba et qui avait déclaré Ouattara vainqueur de la présidentielle, il aurait évité à ses partisans les exactions qu’ils subissent aujourd’hui de la part des hommes du nouvel homme fort du pays. Et peut-être même qu’il ne serait pas aujourd’hui en résidence surveillée. Peut-être bien.

Mais à la vérité, la voie de résistance jusqu’au bout est la seule qui cadre vraiment avec la vision politique de Laurent Gbagbo. Car céder face à la pression injuste de la France aurait signifié que Gbagbo acceptait la soumission de son pays après 50 ans de son indépendance. Et qu’il renonçait par là-même à son combat pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire, fondement de son engagement en politique.

Face à la détermination des Occidentaux à soumettre l’Afrique, on a beau jeu de jeu de condamner Gbagbo et Kadhafi. Mais que serait aujourd’hui l’Afrique sans les résistants ?

Boga Sivori, Notre voie

bogasivo@yahoo.fr