Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: juin 10, 2011

La Libye, les gendarmes du monde et les traîtres africains

Ces assassins qui tuent pour du pétrole

La guerre, la guerre et toujours la guerre ; la guerre contre la Libye, un pays que la nature a doté d’immenses richesses qui attisent la convoitise des rapaces occidentaux. Après l’Irak, cette fois-ci c’est la guerre de l’Occident contre la Libye, une guerre qui sent à mille lieux le pétrole, le pétrole pour la survie de l’Occident.

Les gendarmes du monde

En pôle position de cette opération armée contre un peuple, un pays d’à peine 4 millions d’habitants, trois individus juste trois individus agissant au nom d’une certaine communauté internationale.

En tête, Sarkozy le petit homme français, le premier et le plus beau des français. A ses côtés, le nègre Obama, président des Etats-Unis, tout le contraire de Obama, candidat à l’élection présidentielle qui promettait le retrait des troupes américaines d’Irak, la création de l’Etat palestinien, la fermeture de la prison inhumaine de Guantanamo et tout le trompe l’œil qui l’a fait élire. Puis, vient le britannique Cameron (l’universitaire qui dit-on n’a jamais fini l’école !) plus décidé à se faire un nom qu’à régler les problèmes sociaux dans son pays.

Depuis 80 jours, les libyens ont perdu le sommeil puisque les défenseurs de la démocratie, ceux qui pensent exporter la démocratie sont là. Ils bombardent, bombardent et bombardent.

Les agresseurs de l’OTAN ont mené jusque-là plus de 10.000 opérations contre le peuple libyen avec à la clé des destructions massives d’infrastructures, des blessés, des morts, de nombreux déplacés. Pour une mission civilisatrice de civilisés et de démocrates, le bilan frise le ridicule. Kadhafi n’aurait pas fait autant de victimes civiles à Benghazi que l’OTAN en a fait à Tripoli alors que les rebelles armés  et drogués que l’OTAN appelle des civils sont à Benghazi.

Les grands africains au pied d’argile et les traîtres

Le Nigeria et l’Afrique du Sud, deux pays Africains qui étonnent de par leur absence de vision et d’idéal. Toujours manipulables et manipulés. On se rappelle encore qu’au temps fort de la crise ivoirienne, Jacob Zuma vendait à ceux qui le prenaient encore au sérieux que Gbagbo avait raison, qu’il fallait respecter les décisions du conseil constitutionnel et procéder soit au recomptage des voix soit en résolvant la crise diplomatiquement pour faire comprendre à Ouattara qu’il ne pouvait diriger le pays en l’état au lieu de recourir à une force militaire pour envenimer la situation. Mais quelques jours plus tard, volte face. Notre géant sud-africain rencontre Sarkozy en France et de retour sur ses terres, ravale toutes ses vomissures et nous dit « Gbagbo a perdu les élections, il doit s’en aller ». Pitoyable ! je ne m’attarderai pas sur le cas nigérian ou gabonais ou encore de ces pays arabes laquais des américains qui ont cru devoir dans une certaine ligue arabe approuver l’intervention militaire en Libye.

Zuma, décidément plus préoccupé par ses nombreuses femmes et, la France qui lui miroite un poste permanent avec droit de véto au conseil de sécurité (ce qui n’arrivera jamais, il peut en être certain), jette en pâture le seul soutien véritable que les Noirs d’Afrique du Sud ont eu au temps de l’apartheid où ils étaient traités comme des chiens. Kadhafi a contre tous, au risque de s’attirer la foudre des occidentaux, soutenu Mandela (qui au moins lui en a été reconnaissant à sa sortie de prison) jusqu’à la fin de l’apartheid. Il a pris de gros risques, subi d’énormes sanctions pour partager avec les Noirs Sud-Africains leur peine. Que c‘est beau ce remerciement ! Mandela, même âgé a pu avoir la clairvoyance d’esprit pour condamner la guerre en Irak et dénoncer le fait que Bush s’y rendait juste pour le pétrole. Zuma n’est pas Mandela.

Le plus malheureux épisode de cette série Libyenne est la reconnaissance du Conseil National de Transition par le président sénégalais, Abdoulaye Wade et le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Comment, un conseil dont on dit composé de vingt cinq (25) membres, on n’en connait que 4 ou 5 ? et ces 5 membres disent, représenter le peuple Libyen et parler en son nom.

Le TRAITRE Abdoulaye Wade qui vend Kadhafi et la Libye pour que Karim Wade soit président au Sénégal en 2012

Des traitres, l’Afrique en a toujours connu. Point n’est besoin de rappeler nos martyrs tel que UM NYOBE, MOUMIE, LUMUMBA, SANKARA, OLYMPIO,… qui ont été victimes de traîtrise. Cette année 2011 en a fait voir d’autres et Abdoulaye Wade est le dernier à se mettre volontairement sur cette liste. Es-ce que pour faire nommer son fils à la tête du Sénégal en 2012, il a besoin de s’abrutir cet octogénaire ? Il est aussi dit que son fils Karim aurait perçu de l’argent de la part du Qatar pour ce soutien de Wade senior au CNT libyen. Notre vieillard sénégalais (qui n’est surement plus lucide) déclare depuis Paris où il était reçu par Sarkozy, le parrain de son fils que Kadhafi doit partir et d’ajouter en s’adressant à Kadhafi : « Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra ». What a shame !

Moreno Ocampo et sa Cour

Luis Moreno Ocampo lui, décide de mener une guerre psychologique contre Kadhafi pour le déstabiliser afin qu’ils puissent vite atteindre leur objectif, celui de le voir partir de la tête de la Lybie.

Très drôle cet argentin, professeur de droit à l’Université de Havard devenu depuis un triste mois de Juin 2003 procureur de la Cour Pénale Internationale. Un homme fourbe dans sa profondeur et vicelard dans le comportement. Après la cabale contre Omar El Béchir pour l’obliger à aller à la sécession du Sud soudan, l’expédition ivoirienne pour installer un criminel de guerre au pouvoir, il descend sur Kadhafi  pour  nous annoncer  encore quelque chose. Kadhafi aurait donc selon cet argentin en mal de sensation, ordonné des viols et distribué à cette fin à ses soldats des stimulants sexuels de type Viagra pour qu’ils puissent violer les femmes et les opposants libyennes. Ce qui pourrait valoir au leader de Tripoli, déjà virtuellement inculpé de crimes contre l’humanité, un nouveau chef d’inculpation. Et il ajoute que Kadhafi en a acheté des conteneurs de ce machin, toute une histoire à dormir debout.

Depuis tout le temps que Moreno est à la tête de cette affaire de cour pénale, il n’a rien trouvé de mondain et de nauséabond dans la gestion des pays de l’Occident. Tous ces pays sont au top, il n’y a qu’en Afrique qu’il y à des gens à inculper. Il tient à bien remplir sa mission d’aliénation. Il n’a pas vu Georges Walker Bush tuer des enfants en Irak pour du pétrole, détruire tout un peuple à la recherche d’un présumé terroriste. De même qu’il n’avait pas vu l’ONUCI commettre des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire en tirant à bout portant sur des civils ivoiriens non armés, il ne voit pas non plus l’OTAN commettre des crimes contre l’humanité en Lybie. Il ne regarde que France 24, BFM et toutes ces chaînes de désinformation et de manipulation médiatique, nous dira t-il.

Du devoir de résistance

Ce n’est sûrement pas en remplaçant Kadhafi par un roitelet pro-occidental que le peuple libyen se portera mieux, ça le peuple libyen devrait le comprendre et investir la ville de Benghazi pour déloger les rebelles et leurs suppôts qui y vivent. Avec Kadhafi, c’est le socialisme intégral. Quiconque s’il veut être sérieux ne peut le contester, la Libye en 40 ans a su se développer comme aucun pays de la coalition n’a pu le faire. Il n’y a pas d’impôts en Libye, la population est nourrie, soignée, éduquée et logée gratuitement par l’Etat. Tout le pays est électrifié et les libyens ne paient ni l’eau ni l’électricité. Quel est le pays de l’OTAN qui peut se targuer de ce palmarès élogieux. Non, il n’y en a aucun. Le chômage qui atteint plus de 4,3 millions de personnes en France, criminalité, déficit public, dette publique élevée,  délinquance, récession économique et misères de toutes sortes ; les thèmes douloureux ne manquent pas pour apprécier la situation économique et sociale précaire de ces pays exportateurs de démocratie et de défenseurs de la veuve et de l’Orphelin. Un pays comme la Grande Bretagne qui a de sérieux problèmes sociaux et économiques trouve des centaines de millions de dollars pour aller attaquer la Libye, comme quoi la déchéance morale et l’incongruité sont les réelles valeurs de l’Occident.

L’occident essoufflé, compte sur le départ de Kadhafi pour faire de la Libye son nouveau vivrier, le pays qui les nourrira dans les prochaines décennies. Le peuple Libyen a le devoir de résister, Kadhafi encore plus. Mieux vaut vivre un jour comme un lion que de vivre 100 jours comme un mouton.

aymard

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Discours du Roi LEOPOLD II à l’arrivée des premiers missionnaires au Congo en 1883

Leopold II, roi des belges

Ecoutez la version audio du discours du ROI des Belges : discours du roi des belges

Texte publié par AfrikOnline

XVI. EXTRAIT DU DISCOURS DU ROI LÉOPOLD II A L’ARRIVÉE DES PREMIERS MISSIONNAIRES AU CONGO

1. DEVOIR DES PRÊTRES ET PASTEURS BELGES DANS CETTE PARTIE DU MONDE EN 1883

Soyez les bienvenus dans cette grande partie « Congo-Belge ». La tâche qui vous est confiée à y remplir est délicate et demande beaucoup de tact. Prêtres et Pasteurs, vous venez certes pour évangéliser mais que cette évangélisation s’inspire de notre grand principe : « AVANT TOUT, LES INTÉRETS DE LA MÉTROPOLE ».

Le but de votre mission n’est point d’apprendre aux noirs à connaître Dieu ; ils le connaissent déjà depuis leurs ancêtres. Ils parlent et se soumettent à Nzambi-Mpungu ; Mvidi Mukulu ; Mungu etc… et que sais-je encore.

Ils savent que tuer, voler, coucher la femme d’autrui, calomnier, insulter sont des mauvais actes. Ayons le courage de l’avouer. Vous venez non pas pour leur apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle est l’enseignement, de faciliter les tâches aux administratifs et industriels.

C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert mieux nos intérêts dans cette partie du monde. Pour ce faire, veuillez désintéresser nos sauvages noirs des richesses dont regorgent leurs sol et sous sol pour éviter qu’ils s’y intéressent, qu’ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et qu’ils rêvent un jour nous déloger de cette partie avant qu’on s’enrichisse.

Notre connaissance de l’évangile nous permettra de trouver des textes recommandant et faisant aimer la pauvreté. Tel que «heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux». «Il est difficile à un riche d’entrer au ciel qu’à un cheval de passer par un trou d’une aiguille».

Vous ferez tout pour que les nègres aient peur de s’enrichir pour mieux mériter le ciel. Les soutenir petit à petit pour éviter qu’ils se révoltent un jour.

Les industriels et les administratifs se verront obligés de temps en temps pour se faire craindre de recourir à la violence ; injurier, battre, arrêter pour se faire respecter. Il ne faudra pas que les nègres ripostent ou se nourrissent de vengeance. Pour cela, vous les enseignerez par tous les moyens et les inciterez à suivre l’exemple de tous les saints qui ont tendu la joue, qui ont pardonné les offenses, qui ont reçu des crachats sans tressaillir et les insultes. Les détacher et les décourager de ce qui pourrait leur donner le courage de nous affronter.

Je songe spécialement à leurs nombreux fétiches de guerre qu’ils prétendent ne point abandonner. Votre action doit essentiellement porter sur les jeunes afin qu’ils n’héritent point les idées de leurs parents. Et à nous de souligner : «Quand la connaissance du Père est en contradiction avec celle des parents, les enfants devront obéir à celle des missionnaires qui sont des pères spirituels». Ainsi, insister particulièrement sur la soumission et l’obéissance même aveugles. Cette vertue s’applique mieux quand il y a absence de critiques. Apprenez aux élèves à croire et non pas à raisonner.

1. Évangélisez les noirs jusqu’à la moelle des os afin qu’ils ne se révoltent pas un jour contre les injustices que vous leur ferez subir.

2. Convertissez les noirs au moyen de la chicotte. Gardez leurs femmes pendant neuf mois à la mission afin qu’elles travaillent gratuitement pour vous. Convainquez-les qu’il le faut et exigez ensuite à ce qu’ils vous offrent des chèvres, des poules avec leurs œufs chaque fois que vous visiterez leurs villages.

3. Faites tout pour que les noirs ne deviennent jamais riches. Pour ce faire, chantez leur chaque jour qu’il est impossible à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

4. Faites leur payer chaque semaine des taxes à la messe de dimanche. Détournez ensuite cet argent prétendument destiné aux pauvres pour ouvrir des magasins importants là où vous êtes ; procures, paroissiens, missions, etc… et transformez vos missions ainsi en gros centres commerciaux florissants. Aidez légèrement les pauvres pour encourager les autres à investir régulièrement.

5. Demandez aux noirs de mourir de faim, et vous autres, vous mangerez cinq fois par jour ou plus afin que vos ventres soient toujours pleins choses et vos bouches exaltent partout l’odeur des oignons.

6. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous bons détecteurs pour dénoncer tout noir qui aurait pris de connaissance et qui pourrait revendiquer l’indépendance.

7. Enseignez leur une doctrine dont vous ne mettez jamais vous mêmes les principes en pratique. Et peut être s’ils vous demandent pourquoi vous comportez vous contrairement à ce que vous prêchez ; répondez leur que ; suivez ce que nous disons et on ce que nous faisons. Et s’ils répliquent en disant qu’une foi sans acte ou œuvre est une foi morte, fâchez-vous en appliquant le fouet tout en leur répondant : «Heureux ceux qui croient sans avoir vu ; ils seront fils de Dieu».

8. Dites leur que les statuettes qu’ils gardent chez eux sont l’œuvre de Satan. Confisquez-les pour aller remplir nos musées de Ternerne et de Vatican.

9. Faites donc oublier aux noirs ancêtres afin qu’ils n’adorent que les nôtres qui ne les écouteront jamais. Exemples : Saine Marie, Sainte Thérèse, Saint André, Saint Jean, etc…

10. Ne présentez jamais une chaise à un noir qui vient vous voir. Donnez leur tout au plus une cigarette. ne l’invitez pas à dîner ensemble même s’ils tuent une poule chaque fois que vous arrivez chez lui.

11. Considérez les noirs comme de petits que vous trompez même après l’indépendance. Exigez qu’ils vous vous appellent «Mon Père».

12. Jurez au communisme et à la persécution s’ils vous demandent de cesser de les tromper et de les exploiter.

Léopoldville, le 12 janvier 1883.

Ecoutez la version audio du discours du ROI des Belges : discours du roi des belges

N.B Ce texte nous a été transmis par Mr. Moukouani-Bukoko, né en 1915. Il a obtenu ce texte par un heureux hasard en 1935. Mukwani-Bukoko infirmier à Kwamuth (Congo) Bolobo, achète une bible. Ce texte se trouvait dans cette bible. Le missionnaire l’avait oublié par mégarde.

Pièce à conviction : Archives du CRL/PL

transmis par Patrice E. Lumumba Olenga

Comédie Onusienne en Côte d’Ivoire

L’Opération de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) a déclaré ce jeudi être « particulièrement préoccupée » par la « multiplication » récente des violences d’éléments des FRCI, l’armée au service du président Alassane Ouattara et cela dans le sud du pays. Ces violences auraient fait deux morts et des dizaines de blessés.

C’est lors d’une conférence de presse tenu à Abidjan que monsieur Guillaume Ngefa, de la division des droits de l’Homme de l’Onuci, a déclaré que son organisation était particulièrement préoccupée par la multiplication d’incidents violents et d’attaques conduits par des éléments des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) contre plusieurs villages ».

Le ridicule ne tuant pas, le representant de l’organisation mondiale a déploré l’usage d’armes lourdes » pour le maintien de l’ordre et a exigé des « enquêtes immédiates et impartiales » sur ces incidents survenus ces derniers jours dans des localités des environs d’Abidjan, du sud-ouest et du centre-ouest du pays, régions réputées compter de nombreux partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Les FRCI utiliseraient donc des armes lourdes pour le maintien de l’ordre!

On se souvient que la raison principale qui avait déclenché la pluie de bombes de l’ONUCI et de la force Licorne sur la côte d’ivoire était justement que Mr Gbagbo utilisait des armes lourdes contre la population civile. Logiquement, et sous la conduite de Monsieur Ban KI MOON, le conseil de sécurité avait alors opté pour la neutralisation de ces armes lourdes, conformément à la résolution 1975 votée à l’unanimité, le 30 mars 2011. Cette opération visait selon ses concepteurs à assurer de façon durable, la protection des populations civiles, la normalisation de la vie à Abidjan et la reprise des activités sur l’ensemble du territoire national.

Visiblement, pour « normaliser la vie » à Abidjan de façon « durable », les FRCI de Mr Ouattara ne s’embarrassent pas des moyens. Ils ont choisi d’utiliser des « armes lourdes », selon ce que rapporte le représentant de l’ONUCI.

On se demande d’ailleurs pourquoi l’ONUCI veut diligenter des enquêtes « immédiates et impartiales » des lors qu’elle connait déja les auteurs de l’utilisation de ces armes lourdes puisque d’une part c’est elle même qui les designe d’autres part elle est censée par ses bombardements avoir detruit toutes les armes lourdes de Mr . Laurent Gbagbo;

Les armes lourdes sont donc encore en circulation en côte d’ivoire et se trouvent entre les mains des soldats de M Ouattara alors qu’on sait qu’il y avait embargo sur ces armes.

L’ONUCI a pour ainsi dire détruit les armes lourdes aux mains des partisans de Mr Gbagbo, fermé les yeux sur l’armement des pro-ouattara et pousse maintenant des cris d’offraies parce que le camps à qui elle a laissé les armes s’en sert lourdement pour massacrer le camps qu’elle a affaibli elle même.

Cette comédie Onusienne s’était déja manifesté lorsque des critiques avaient denoncé l’inertie des soldats de l’ONUCI qui ont regardé massacrer les guérés de Duekoué à quelques kiomètres de leur camp. Mr Woi Jin CHOI avait repondu le plus sérieusement du monde « qu’avec 10’000 hommes il est impossible de protéger tous les ivoiriens ». Il avait ajouté ensute : « Nous intervenons en cas de danger imminent de mort pour les civils, mais on ne peut pas être sur chaque cas, c’est irréaliste, avec 10 000 hommes, on ne peut pas protéger tous les Ivoiriens qui sont 20 millions ». Peut-être que le millier de guérés massacré à Duekoué n’avaient pas suffisament montré aux soldats de l’ONUCI qu’ils étaient en « danger imminent de mort ».

Pourquoi donc vouloir s’ériger en gendarmes quand on n’en a pas les moyens ?

Les FRCI quant a eux ne se font pas fait prier pour user des armes lourdes « oubliées » entre leurs mains par l’ONU, pour éffectuer « de façon durable » les opérations de police urbaine. Les rescapés de Duekoué et les ivoiriens en général ont donc maintenant les regards tournés vers le conseil de sécurité. Ils ont la faiblesse de croire que la « justice internationale », telle que prônée par l’ONU est veritablement « juste ».

lvdpg.com

Le triomphe de Ollanta Humala, une bouffée d’air pur pour le Pérou

Président Ollanta Humala

Un nouveau pas dans l’éveil de l’Amérique Latine a eu lieu au Pérou, le peuple ayant décidé d’élire le candidat de l’option « Gana Perú », Ollanta Humala, attaqué et calomnié sans pitié pendant de nombreux mois avant les élections avec les armes les plus troubles de la propagande par les forces de l’Empire, l’oligarchie, et la mafia péruviennes, sans oublier le pouvoir politique, médiatique et financier déployé pour empêcher sa victoire dans les urnes.

A un mois des élections, un article de Cubadebate intitulé « Pérou : élections présidentielles à l’heure cruciale”, nous écrivions :

“Opter pour le changement est le plus sensé, car au moins cela ouvre une porte à l’espérance ; l’autre consiste à revenir au passé et à rester ancré dans le fujimorisme et le néolibéralisme, où les riches continueront à amasser des richesses, mal ou bien acquises, et les pauvres seront pauvres et misérables”.

La victoire de Humala est une bouffée d’air pur pour le peuple péruvien qui dans les dernières décades n’a connu que des gouvernements dociles à Washington, faisant cadeau des richesses nationales à des intérêts étrangers, imposant la corruption.

Humala signifie un espoir parce que depuis que le commandant indigène est entré dans le paysage politique du Pérou il a montré une sensibilité profonde pour les besoins, aspirations et préoccupations de la population la plus maltraitée de ce pays andin : les pauvres, les indiens, les paysans, les ouvriers, et les femmes au foyer. Il faut croire dans la possibilité qu’à partir du 28 juillet, quand le nouveau gouvernement prendra ses fonctions au palais de Pizarro, l’empire de l’injustice régnant au Pérou depuis des temps très anciens, puisse connaître le début de la fin.

Non pas que nous pensions que la victoire de Humala ouvre les portes d’un coup à un processus révolutionnaire profond et radical au Pérou. Il faut rester très objectif et n’avancer qu’en fonction de la réalité. Dans les circonstances actuelles et si nous prenons en compte les circonstances et les modifications apportées au programme électoral de « Gana Perú », les alliances et les engagements politiques concertés, au Pérou il y aura beaucoup de changements dans de nombreux ordres et à de nombreux niveaux mais sans brutalité. Humala lui-même l’a affirmé dans ses discours de la campagne du second tour.

La victoire a déjà signifié en soi un changement. On a porté un coup à la corruption. Parce que si Keiko Fujimori avait obtenu la majorité, ce qui attendait le Pérou était le retour aux années de pillage et de vol à visage découvert.

Humala a promis de mieux distribuer les immenses richesses du pays, qui se trouvent dans les gisements d’argent, de cuivre, de zinc, d’étain et d’or. Il a aussi promis d’éviter la déprédation et le pillage des ressources. Il lui faudra en tout cas oeuvrer en ce sens pour mettre fin à la pauvreté, à la misère, à l’analphabétisme, l’insalubrité de la majorité sociale du Pérou.

Le Pérou disposera un gouvernement qui s’identifie avec les intérêts des masses pauvres, parmi lesquels les indigènes. Il deviendra ainsi le troisième pays qui fit partie de l’empire Inca à élire des gouvernements populaires et désireux d’agir en faveur des plus pauvres. Evo Morales, en Bolivie, et Rafael Correa, en Equateur, son les deux autres.

Les défis sont nombreux parce que ceux qui ont pillé et exploité les richesses nationales ne veulent perdre ni leurs privilèges ni leur hégémonie.

Mais les peuples de l ’Amérique Latine continuent à s’éveiller… Ils l’expriment dans les urnes et le moment venu pourront aussi le faire depuis les places des grandes villes, comme ils le font aujourd’hui en Espagne, en France ou en Grèce pour rejeter tous ceux qui n’ont d’autre solution à offrir que le néolibéralisme et la démocratie bourgeoise.

Par Juan Marrero Source : Cubadebate

Traduit de l’Espagnol par Thierry Deronne

 Djamal Benmerad   Journaliste, écrivain Bruxelles