Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: juin 15, 2011

BENIN: Boni Yayi fâchéééééééé

par richard

La grève annoncée  par la coalition des syndicats indépendants  a été effective. Les fonctionnaires béninois dans leur  majorité ont suivi le mot d’ordre des centrales. La veille, le Président de la République a été menaçant. A travers un discours musclé, il a mis en garde les fonctionnaires : ». . Les revendications agitées sont inadéquates, contraires à la démarche légale prescrite en la matière et il est quasiment impossible d’y donner suite. Pour toutes ces raisons, j’ai décidé sans remettre en cause la liberté syndicale, de mettre un terme au désordre. C’est pourquoi, tous les ministres ont été instruits de relever dès le mardi à 8 heures les noms de tous ceux qui ne seront pas à leur poste de travail. Ces derniers auront pris leur responsabilité et je prendrai les miennes «.Le Président de la République a exhorté les agents de l’Etat à répondre présents à leur poste respectif de travail le mardi 14 juin 2011 à 08 heures. L’appel a été manqué.  Plusieurs milliers de  fonctionnaires en exercice dans les communes du pays sont restés chez eux.

Le Président de la République a fait une descente dans plusieurs ministères pour constater si son appel a été suivi. Le constat a été amer. Dans plusieurs ministères, seuls ( !) étaient en poste, les cadres nommés par décrets et dans une certaine mesure, ceux appelés à servir par arrêté ministériel.  Un directeur de l’administration de la fonction publique a déclaré à la presse que le Président est fâché. Visiblement oui !, la main dans la poche, le regard mélancolique, Boni Yayi est fâché. C’est peu dit. Il est en colère. On peut lire dans son esprit avec un cristal :  » Ils se prennent pour qui , ces fonctionnaires-là ? « . Un proverbe peulh dit, -nous l’avions vérifié –  » C’est le serpent que tu as élevé qui te mordra un jour « . Les fonctionnaires ont  tout acquis  sous le régime de Boni Yayi, le père Noël.  Son discours, s’il était prononcé calmement sans les mots de  » désordre « , il aurait été cité comme référentiel de toute  nouvelle négociation ; disons dialogue social.

Le bras de fer engagé avec les syndicats de base pose un problème à plusieurs dimensions. Le gouvernement a raison de s’interroger. Qui sera l’interlocuteur du gouvernement pour les négociations. Boni Yayi parle d’éthique. Il y a pire. C’est de la morale dont il est question. Cette situation est heureuse. Les centrales syndicales se murent en silence de marbre. Et pour cause, la base  est en ébullition. Par réalisme, elles refusent de se prononcer. Le gouvernement est à la recherche d’interlocuteurs. Parce que la grève est suivie, le débat sur la légitimité des centrales est lancé. C’est une ombre inquiétante qui s’étend sur la représentation syndicale. Les centrales syndicales  sont désormais  assoupies. Les syndicats de bases deviennent les  flonflons de la révolution  du  point indiciaire pour tous. Les ténors sont des jeunes, pleins d’énergie, le verbe haut, l’éloquence au rendez-vous, l’agora sous-tendue par le régime juridique des cessations de travail, bref, ces jeunes retiennent l’attention par leurs gestes vigoureux, leur détermination…On dirait des lecteurs de Marx, résolus à instaurer la dictature du prolétariat. Pour l’instant, ils pataugent avec joie et espérance dans les marais démocratiques de la lutte syndicale.

Pourtant, les jeunes syndicalistes savent que les réformes sont nécessaires. On ne peut  pas les ajourner. Le gouvernement Yayi doit s’en prendre à lui-même. Ce sont les revers de la politique  » Papa Noël « . C’est désormais un vertige pour le gouvernement. Dans ce jeu douloureux,   c’est notre avenir qui sera mis en danger.   Voilà pourquoi, les centrales syndicales doivent s’ouvrir aux syndicats de base. Parle-t-on de cela?  Ce mouvement de grève ressemble bien à une crise de représentation.

Herbert Houngnibo

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La réponse de Mbombog Ntohol à l’appel d’Hillary Clinton sur la Libye et la Chine

L’appel de Hillary ne sera pas entendu sauf par les dictateurs Africains, les mêmes qui ont participé  au complot et meurtres contre le peuple ivoirien.

De quel droit elle se permet de dire aux présidents Africains de lâcher un homme qui a beaucoup  fait pour l’Afrique. Ceux qui ont déjà répondu à son appel comme les présidents du Sénégal et Mauritanien ne représentent pas l’esprit qui anime l’Afrique d’aujourd’hui, et sabotent l’union Africaine qui est contre le meurtre du peuple Libyen. Les agents occidentaux que le président Laurent Gbagbo désignait lors des réunions de l’Union Africaines se dévoilent de plus en plus.

Les Etats-Unis n’ont jamais demandé pardon pour l’esclavage que les noirs ont subit, les Etats-Unis continuent à maltraiter les noirs.

Ces leçons contre la Chine ou contre le guide de la jamahyra Libyenne, elle n’a qu’à se les mettre là ou elle veut. Nous africains ne voulons pas de ces conseils.

Elle peut prendre ses collabos Africains avec elle, les Africains n’en veulent pas.

Comment peut-elle osée dire  je cite : « les présidents Africains doivent retirer leur soutien à leur homologue libyen Mouammar Kadhafi, estimant qu’il était temps qu’ils mettent en œuvre leurs engagements en faveur de la promotion de la démocratie sur le continent. ». Est-ce Alcide Dje Dje Ministre ivoiriens des affaires étrangères pourrait demander a tous les présidents de l’Europe+Etats-Unis de lâcher le président Sarkozy.

Concernant la démocratie en Irak, Afghanistan, Cote d’ivoire et Bahreïn, on voit de quelle démocratie elle parle, nous n’en voulons pas. Leur démocratie n’existe et n’a jamais existée, elle est génocidaire, finalement beaucoup de gens ont finalement compris avec le tourbillon du golf ce qu’on appelle démocratie.

En Libye existe une vraie démocratie, basée sur le peuple, c’est elle qui a permis aux libyens d’avoir la qualité de vie qu’ils ont par rapport au pays comme le Sénégal ou on nous a toujours chanté la démocratie.

Dommage que des petits hommes Africains puissent répondre à ce genre d’appel. D’ailleurs étant petits,  peuvent –ils faire autrement. Un grand homme ne suit pas, on le suit.

Cet appel est un aveu d’échec sur le plan militaire pour l’OTAN qui n’arrive pas à déloger le régime populaire du guide Libyen. C’est la raison pour laquelle elle en appelle aux meurtriers Africains. On les connait. Ils répondront à l’appel. Mais leur réponse sera inaudible et inopérante. Le colonel Kadhafi est eternel, ne partira que lorsque le peuple Libyen le souhaite et non par une bande de terroristes ne serait-ce étatique.

Elle parle de la longévité au pouvoir. Venons-en. Et les royautés Européennes alors ?

Le peuple Africain ne pose pas comme préalable la longévité de ses dirigeants au pouvoir. C’est de la corruption, la dictature et le bradage des ressources du pays, l’incompétence des administrations à gérer le pays. Or le colonel a été tout au long de son règne à ce jour le contraire de la dictature et du bradage des ressources.

Donc Madame Clinton fait fausse route. Si elle est venue en Afrique pour les vacances et rencontrer ses amis les dictateurs, je lui souhaite bonne vacances. Sinon qu’elle retourne en Europe son pays.

Mbombog Ntohol

Alors qui a vendu des containers de viagra à Kadhafi ?

Alors qui a vendu des containers de viagra à Kadhafi  quand on sait que la Libye n’est pas producteur des comprimés de viagra ? Question certes simple mais avec des réponses qui ne viendront jamais. Les maîtres du monde ont leur langage quand ils sentent la fin de la sentence d’un chef d’Etat africain. Laurent Gbagbo a été servi par une dose de menteries dans le plat. C’est le tour de Kadhafi, en attendant la prochaine proie, sinon leur prochaine proie

Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) disent avoir des preuves que Mouammar Kadhafi a encouragé les viols d’opposants en Libye, ce qui pourrait faire l’objet d’un nouveau chef d’inculpation, a dit mercredi le procureur de la CPI. La même méthode, cette communauté des pays riches le fait quand elle pille les ressources naturelles des pays africains. On brandi un pays volé, un chef d’Etat qui le vol et on refuse de s’accorder que le dernier receleur vient d’un pays riche.

Pour la virevoltante Suzan Rice, seuls les pros Kadhafi ont des excitations dignes de petits lapins parce qu’ils prendraient du viagra. Autant la laisser nue avec un rebelle de Benghazi dans un studio  pour qu’on puisse déterminer la capacité de frappe de ce dernier au lit  afin que la vérité jaillisse des ténèbres ! C’est dans cette allure méprisante pour les peuples faibles d’Afrique que la très Noire ambassadrice Suzan Rice distingue les libyens qui ont des « testicules molles » et « des pénis « chinois » » qui ne toucheraient aucune femme par les viols, et les libyens pro- Kadhafi qui auraient une libido et des excitations sexuelles facilitées par des prises de viagra.  Et Les accusations de viols d’opposants en Libye ne sont pas nouvelles. En avril, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, la même Susan Rice avait affirmé que « les hommes de Kadhafi étaient alimentés en Viagra, traitement indiqué contre l’impuissance sexuelle. » pouvait-on lire

Dans la même ligne, on tombe de sa chaise quand un procureur ment à la face du monde : « Maintenant, nous recevons des informations indiquant que Kadhafi a lui-même décidé (d’autoriser les viols) et cela est nouveau » Comble de la bêtise sur fond d’un racisme grégaire, le procureur Moreno-Ocampo n’a toujours pas donné le nom de la pharmacie et de la firme qui a convoyé les containers de viagra à Tripoli. ! Jacques Verges lançait qu’au tribunal de la Haye, seuls les condamnés étaient des Noirs. Apparemment l’Afrique ne semble pas avoir compris….sinon pas du tout. On est de nouveau dans le contexte où la firme allemande « Degussa » fournissait des produits chimiques à  l’’Irak, la France offrait ses MIG24 pour larguer ces produits et Ali le Chimique, jubilait d’avoir fait le travail d’extermination des Kurdes. Vivement que les maîtres du monde reconnaissent que  la vie humaine n’a pas de prix et qu’ils cessent de mentir comme si « désinformer » faisait aussi partie des principes démocratiques.

Camus Ali Lynx.info