Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: juin 22, 2011

BENIN : La Rb suspendue de l’Union fait la Nation

La Renaissance du Bénin (Rb) a été suspendue le mardi 21 juin 2011 de l’Alliance ‘’Union fait la nation’’, en même temps que son président, Léhady Vinagnon Soglo. Leur retour est subordonné à la clarification par le président du parti Léhady Soglo en personne. La décision ne produira pas tous ses effets pour l’instant. Elle confère cependant à ses auteurs un certain courage qui fera date dans l’histoire politique du Bénin.

Dans le fond comme dans la forme, la suspension de Léhady Soglo et la Rb de l’ alliance ‘’Union fait la Nation’’ représentés à la réunion par Epiphane Quenum et Raphet Loko dans les conditions actuelles fera date. Ange Marie Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Me Adrien Houngbédji, Séfou Fagbohoun, Lazare Sèhouéto et Eric Houndété comme les autres députés de l’Un ont certainement été meurtris jusqu’au fond de leur âme par le comportement de la famille Soglo qui a rejoint la mouvance à la sortie des récents scrutins. Moralement, les responsables de l’alliance ont su se faire respecter, ainsi que les militants restés fidèles aux idéaux du groupe. Bruno Amoussou et compagnies viennent de monter que l’Un était une entreprise sérieuse et non un amusement. Ils reconnaissent de ce fait l’importance d’âpres mois de négociations avec d’autres groupes pour consolider les bases de l’union et pour se donner un bon résultat. En sanctionnant les leaders de la Renaissance du Bénin, Amoussou et ses alliés se sont donné les pleins pouvoirs pour imprimer une discipline au groupe. C’est bon pour le moral.

D’aucuns diront que c’est de cette façon que l’ « Union fait la Nation’’ participe à la Refondation de la République. Et ici, Amoussou et consorts ont évité un gros piège. Car, la Rb n’a pas été exclue du groupe. Elle a été juste suspendue en attendant. Une façon de dire qu’on ne saurait prononcer une exclusion définitive en l’absence de l’initiateur Léhady Soglo. Il doit être là pour cerner l’importance de la décision provoquée par l’acceptation de la main tendue du président Yayi Boni. La décision apparaît alors comme un sursis pour Léhady Vinagnon Soglo, qui doit vite se ressaisir et se rattraper. En effet, ses absences répétées peuvent être interprétées comme une façon de narguer ses pairs. Surtout que ce n’est pas la toute première fois qu’il se comporte de cette façon.

Les autres impacts de la décision

La décision de la suspension n’aura pas de conséquences immédiates sur le terrain. Simplement parce qu’il n’y a pas d’élection en vue. Seulement, le fossé est plus que jamais profond entre la Renaissance du Bénin et les autres formations politiques qui restent fidèles aux idéaux du groupe. Par ailleurs, cette décision permet une fois pour toute de resserrer les liens entre partenaires. Elle permet aussi de faire tomber le ‘’mythe Rb’’. Un parti dont les ténors s’estiment toujours « intouchables » et capables de grandes compromissions sans être interpellés. Une fois ce mythe tombé, la suspension s’impose désormais à tous les leaders politiques qui doivent désormais savoir raison garder chaque fois qu’il s’agira du respect de la logique de groupe. Mieux, la prompte réaction du groupe Amoussou face à l’acte tromperie des Soglo servira de leçon pour le président Yayi Boni qui les a accueillis. Outre le fait que le chef de l’Etat devra adopter une attitude de prudence à leur encontre, la décision a quelque chose de pédagogique pour les uns et les autres. Et puis avec ce départ, la Renaissance du Bénin qui était de toutes les tractations, ne saura plus rien de ce qui se décide dans ce groupe que son président a créé. Un sérieux désaveu pour Léhady Soglo. Certainement, le signe annonciateur de ce qu’il sera privé du soutien de ses partenaires pour 2016. Or, tout le monde sait qu’aucune formation politique au Bénin ne peut se targuer de gagner toute seule une élection présidentielle. Et si Léhady Soglo ne peut plus profiter de ses partenaires, il n’est pas également certain que ses nouveaux alliés le portent à la Marina. Il se serait ainsi crucifié pour un poste de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et d’un Ministère de l’Environnement au moment où des personnalités apolitiques ont gagné de géants portefeuilles ministériels.

Jean-Christophe Houngbo, Le Matinal

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En séjour au Bénin : Gadji Celi parle de son exil

C’est dans le plus grand hôtel de Cotonou, « Marina Hôtel », que cet entretien avec le Pca de Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) a eu lieu. Pour une fois, l’ex-capitaine des Eléphants venu saluer ses cadets, n’est pas habillé en costume. Pantalon noir, chemise rose, droit dans ses bottes, il ne se fait pas prier pour éplucher l’actualité ivoirienne.

Vous étiez annoncé au Ghana. Là, nous vous retrouvons dans la capitale économique béninoise. Que faites-vous à Cotonou ?

Je fais la navette. Nous organisons des spectacles pour vivre de notre art mais aussi pour faire preuve de reconnaissance, car des peuples nous ont accueillis. Nous sommes dans ces pays pour travailler, car la culture ivoirienne s’exporte. Les gens aiment beaucoup la musique et le cinéma ivoiriens. Tous les artistes qui ne sont pas en Côte d’Ivoire sont sortis pour travailler. Partout où ils se trouvent, nos artistes sont adulés. Si les choses sont au ralenti en Côte d’Ivoire, c’est normal que nous sortions pour monnayer notre talent. Personnellement, je suis régulièrement invité pour des spectacles à Accra, Lomé ou Cotonou. Je viens même de boucler un rendez-vous pour le Mali, très bientôt. Comprenez que je sois un peu partout pour travailler.

En votre absence, le Bureau ivoirien des droits d’auteur (Burida) que vous dirigez est sur des braises ardentes. Comment vivez-vous cela de loin ?

(Un peu triste) En ma présence aussi, le Burida a toujours été sur des braises, sauf que maintenant les choses se passent dans la presse. Voyez-vous, avant mon avènement à ce poste, il y avait beaucoup de palabres. Je ne vous apprends rien. Il y avait des gaz lacrymogènes, des interventions militaires, des artistes tabassés, etc. C’est une maison qui a toujours connu beaucoup de remous. Aujourd’hui, nous constatons que depuis que le Conseil d’administration a été mis en place, il y a un an, il n’y a plus eu de cafouillage. C’est une victoire. Certaines personnes tapies dans l’ombre veulent nous ramener vers le bas. Aidées par la presse et par certaines mauvaises volontés. Ces personnes sont ancrées dans l’ancien système. Dans le personnel aussi. Nous trouverons une solution à cela.

Avez-vous besoin de garanties avant de rentrer en Côte d’Ivoire ?

En général, ceux qui sont sortis ont une raison. Ceux qui ne le sont pas ont également une raison. Je ne fonctionne pas en termes de garanties avant de regagner mon pays. Comprenez que mon domicile a été pillé. Faut-il régler cela à mon niveau ? Comment réhabiliter cette maison ? Toute ma famille est dehors. Il y a une psychose. Des moyens doivent être mis afin que je revienne. J’ai déjà pris un huissier pour faire le point de la situation. Administrativement, ça ira où ça doit aller. Sachez qu’il n’est pas question que je dorme à l’hôtel ou chez un ami. Les gens parlent de fuite… Je crois que dans cette histoire, si des gens qui veulent régler des problèmes personnels convoient d’autres individus pour faire du mal à d’autres personnes, on peut imputer cela à quiconque qui n’est pas forcément responsable de cela. Se mettre donc en sécurité met tout le monde à l’aise afin qu’on revienne pour discuter. Je sais une chose : certaines personnes ne sont pas exemptes de reproches dans ce qui m’est arrivé.

Que voulez-vous dire ?

Quand j’entends de loin que certains veulent aller voir le ministre de la Culture pour changer les choses… Ce n’est pas la solution. Mes adversaires sont dans une logique et je ne sais pas pourquoi. Mon rôle est de gérer l’argent des artistes. Je suis en mission. Ce sont eux qui actionnent les employés. Comme le Burida n’est pas interdit à un artiste, ils sont libres de venir, de chuchoter et de dire tout ce qu’ils veulent. Ils demandent aux employés de se soulever et eux, derrière, soutiennent. Voilà leurs méthodes.

Quelle est la situation actuelle des artistes au niveau du Burida ?

Aujourd’hui, tous les artistes ont touché leurs droits d’auteur. Et tous les employés ont été payés. Les salaires ont été payés jusqu’à ce qu’il y ait problème en Côte d’Ivoire. En septembre 2010, il y a eu délestage en Côte d’Ivoire durant un mois et demi. Cela nous a empêchés de travailler et nous a donné un mois de retard. Les mois de novembre et de décembre sont nos mois-phares, car il y a les fêtes et nous encaissons beaucoup d’argent. Nous avions prévu de gérer les deux mois d’arriérés plus les gratifications. Malheureusement la crise a démarré en novembre. Le mois de décembre était donc KO. Lorsque vous voyez la situation de la Côte d’Ivoire, pouvez-vous parler de Burida ? On vous dit que la maison du président a été pillée. Vous ne cherchez même pas à savoir comment il vit. Leur problème, c’est seulement l’argent…

Justement comment vivez-vous ?

(Il cherche ses mots) Heureusement que je suis un artiste. Je chante donc au Ghana, au Togo ou au Bénin…

Supportez-vous difficilement cet exil ?

Oui. Qui aurait pu penser cela ? C’est dur… Nous avons toujours vécu avec nos frères, nos parents, nos amis. Aujourd’hui, nous sommes dans un endroit nouveau. Ceux qui sont au Ghana ne comprennent pas l’anglais. Comment font-ils ? Ils ne connaissent personne en dehors de leurs amis avec qui ils ont voyagé. Ils ne sont pas maîtres des lieux. Ils ont beaucoup de réserve dans leur comportement. En Côte d’Ivoire, nous ne connaissions pas cela. On ne peut pas dire que l’exil nous convient. Cela n’est pas vrai. Nous sommes en juin 2011. Cela fait sept mois. C’est plus de la moitié de l’année. Aujourd’hui, nous devons penser à régler les problèmes et boucher les trous. Comment maximiser les entrées d’argent ? Comment prendre tout le territoire qui était limité auparavant ? Il y a trop de challenges ! Je me réjouis que certains artistes soient sortis pour travailler sinon, comment vivraient-ils ?

Avez-vous un appel à lancer ?

Je voudrais dire aux artistes de garder courage, de se battre jusqu’à ce que la situation se normalise. J’ai foi en ce que les choses iront dans le bon sens. Nous allons aider nos hommes politiques à aller à la réconciliation.

www.abidjantv.net

50 ans après l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la France va encore former les policiers ivoiriens

Telediasporanet – C’est l’accord de coopération qui vient d’être signé à Paris entre les deux pays par leurs ministres de l’Intérieur Hamed Bakayoko et Claude Guéant. En effet, le ministre de l’Intérieur d’Alassane Ouattara, Hamed Bakayoko, est venu à Paris demander à la France de prendre en charge la formation des policiers ivoiriens, confirmant s’il en était encore besoin que la Côte d’Ivoire était devenue un département français. Le ministre Bakayoko, qui séjourne à Paris depuis samedi, est arrivé sur les bords de la seine à la tête d’une forte délégation.
Il a rencontré Claude Guéant, son homologue français, dès l’après-midi de son arrivée. Le ministre a profité de l’occasion pour répéter toute la gratitude de son pays à la France pour son «rôle important dans le dénouement de cette crise postélectorale ayant porté Alassane Ouattara au pouvoir.

Le ministre a néanmoins admis que « La situation sécuritaire demeure préoccupante…», raison de sa demande pour que la France prenne en compte la formation des officiers et sous-officiers de la police ivoirienne, alors que l’expertise ivoirienne en la matière n’est plus à démontrer et a largement fait ses preuves, cinquante ans après les indépendances.
Hamed Bakayoko a également avoué que « les institutions chargées d’accompagner le processus de la réconciliation nationale prôné par le Président ALASSANE OUATTARA, sont aujourd’hui dans un état de déstructuration tel qu’elles ne peuvent répondre efficacement à l’attente de nos populations ».

C’est pourquoi, il ne s’est pas gêné pour solliciter l’appui de la France dans la formation des flics ivoiriens.

« Un appui de la France (…) nous permettra d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de la longue amitié qui lie nos deux pays au travers d’une coopération fructueuse et dynamique », a plaidé Hamed Bakayoko. Il particulièrement énumérer « la réorganisation du Ministère de l’Intérieur par le biais d’une assistance technique, la formation et renforcement des capacités des cadres, la réhabilitation des infrastructures détruites ; le rééquipement de l’Administration territoriale, de la Police nationale et de l’Office National de la Protection civile etc. »
En deux mots, cinquante ans après les indépendances, la France vient d’avoir de nouveau le droit de former les policiers et les militaires ivoiriens, car Alassane Ouattara est également flanqué d’un conseiller militaire français chargé de la réorganisation de l’armée ivoirienne.
Encore une preuve supplémentaire que la Côte d’Ivoire n’est pas un Etat souverain et qu’Alassane Ouattara n’est que le représentant de Nicolas Sarkozy en Côte d’Ivoire, à savoir un Préfet.

Catherine Balineau

Les narcotrafiquants utilisent des sous-marins pour introduire la drogue en Afrique (ONU)

DAKAR (Xinhua) – Les trafiquants de drogue utilisent la voie maritime pour introduire la drogue dure en Afrique de l’Ouest en utilisant des sous-marins, a révélé lundi à Dakar, Alexandre Smith, directeur de l’Organisation des Nations Unies de Lutte contre la Drogue et du Crime organisé (ONUDICI).

« Dans nos opérations de contrôle, nous avons la preuve que la drogue vient de plus en plus par voie maritime notamment par des sous-marins », a-t-il notamment affirmé au cours d’une conférence de presse.

Les navires utilisés par les trafiquants de drogue ne sont pas « des sous-marins nucléaires ou des sous-marins militaires», mais de « semi submersibles », a précisé le directeur de l’ONUDICI.

« Nous en avons la preuve à travers des opérations menées dans les régions des grands Lacs et l’Afrique de l’Ouest n’est pas épargnée de ce phénomène », a affirmé M. Smith.Pour faire face à la montée du trafic de drogue, un projet pilote de lutte contre ce phénomène a été lancé par le bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, a indiqué le représentant du secrétaire général de l’ONU dans cette région, Said Djinnit.

Ce projet va concerner, selon lui, quatre pays: Guinée-Bissau, Libéria, la Sierra Léone et Côte d’Ivoire.

L’Afrique est une plate-forme pour le transit de drogues dures vers l’Europe et les Etats-Unis.

Lu sur Afriquinfos

Le pragmatisme russe face aux révolutions arabes

Le souffle de la révolution arabe s’est abattu en mars sur la Syrie, et avec lui, la répression du gouvernement Al Assad : selon des ONG syriennes, 1 300 civils et plus de 300 militaires ont trouvé la mort depuis le début de la contestation du pouvoir, et 9000 réfugiés ont rejoint la Turquie. Les pays occidentaux, qui sont d’abord restés passifs, militent désormais pour une résolution de l’ONU qui pourrait donner voie à une enquête pour crime contre l’humanité et éventuellement, des sanctions et une intervention armée. La Russie, tout comme la Chine, y est farouchement opposée et dispose d’un droit de veto dont elle compte se servir.

Evgeny Satanovskiy, président de l’Institut des études sur le Proche-Orient, explique au courrierderussie.com la position de la Russie en Syrie et au Proche-Orient.

Les « alliés » n’existent pas

« La Russie n’a pas d’allié, comme aucun autre Etat d’ailleurs : ceux qui le pensent se font des illusions. Si on prend l’exemple de la France, à la question : la Turquie est-elle l’alliée de Sarkozy, la réponse dépend évidemment de son admission à l’Union Européenne !

La politique russe au Moyen-Orient est simple, et plutôt linéaire : elle fait preuve de prudence et de pragmatisme. La Russie entretient la même relation avec la Syrie qu’avec le reste du monde, et cela vaut pour la Chine, Israël, l’Iran, l’Union européenne…

Quant à savoir si la Syrie est un partenaire sérieux de la Russie, la réponse est non : le commerce avec la Turquie y est 10 fois plus important, et il en est de même pour l’Europe. La Syrie se situe dans les échanges avec la Russie au même niveau qu’Israël, et si coopérer avec l’état hébreux est nécessaire à la modernisation de la Russie, car Israël contient plus d’un million de russophones, ce n’est pas le cas de la Syrie. Avoir de bonnes relations avec elle est important pour des diplomates qui veulent faire carrière dans la région, et à la rigueur, pour les vendeurs d’armes. Mais ce sont des intérêts privés qui sont défendus ici, non pas des intérêts nationaux.

L’Europe se prend pour l’URSS

En fait, c’est la première fois que la Russie a l’occasion de donner une possibilité à l’ONU de ne pas agir en idiot collectif : les bêtises que l’Occident fait en Libye, en Egypte et en Tunisie vont leur coûter très cher. Si la France est réellement dirigée par Sarkozy et non plus par Napoléon, il ne faut pas qu’elle commence une guerre là où même ce dernier a échoué… A mon avis, cette résolution de l’ONU ne vaut même pas le papier sur lequel elle sera écrite !

L’Occident s’est mis en tête de jouer le rôle de l’URSS, avec à la place du socialisme, la démocratie, et si la France continue dans cette voie, elle va sérieusement nous manquer. Comme on dit, nous avons déjà jouer à ce jeu là, et nous en avons vu le résultat en Afghanistan, à savoir la victoire des talibans. En Irak, cela a conduit à la victoire de l’Iran et d’Al Qaïda : l’OTAN et Sarkozy sont en train également d’accroître le pouvoir militaire d’Al Qaïda à Benghazi. Si l’Europe veut se suicider, c’est son droit, mais alors à qui allons-nous vendre le gaz et le pétrole ?

S’engager dans cette guerre est un suicide pour l’Europe

La journée nationale en Syrie s’appelle la journée d’évacuation et correspond au jour où l’armée française a quitté le territoire : mais la France n’a plus une telle armée, il ne lui reste que ses parachutistes et sa légion étrangère. Les gens sont prêts à tuer, moins à mourir, et intervenir en Libye ou en Syrie est un bourbier pour l’Occident… Une seule armée peut combattre la Syrie : c’est Israël, et ils n’en ont pas l’intention.

La Russie, elle, a décidé de ne pas s’en mêler, car elle ne sait que trop bien qu’il n’y a pas d’issue. Il y a, sur une échelle de valeur, le mauvais ; la catastrophe ; et l’apocalypse : Al Assad est un dictateur, il représente le mauvais, mais s’il part alors la Syrie va s’effondrer. Le Proche-Orient n’a pas de démocratie à l’européenne, ils ont simplement le droit de la majorité de voler et de tuer, et le slogan des manifestants en ce moment fustige les minorités. C’est justement par le type de démocratie qu’ils réclament désormais qu’Hitler est parvenu au pouvoir : et ça, c’est l’apocalypse.

Nous ne pouvons pas accélérer ou amputer une période de l’Histoire. Le Proche Orient vit en ce moment les années qui correspondent au 20ème siècle en Europe : de 1914 aux années 90, c’est à dire de la première guerre mondiale à la guerre du Kosovo, un siècle de terrorisme, de rébellion, de coups d’Etat. Il faut trois générations pour changer l’Histoire : un siècle de construction.

On réussira peut-être à sauver l’OTAN

La Russie n’empêchera personne de faire la guerre en Libye, et elle n’a pas apposé son veto à la résolution de l’ONU de mars 2011 autorisant les pays occidentaux à avoir recours aux forces armées : mais elle a accepté d’entrer en négociation pour sortir de cette impasse, et si elle y parvient, elle aura du même coup sauvé l’OTAN.

L’émissaire du gouvernement en Libye, le représentant du gouvernement pour l’Afrique Mikhaïl Margelov, a rencontré le premier ministre libyen Al-Mahmoudi et le ministre des Affaires étrangères, Abdul Al-Obeidi, le 16 juin, soit une semaine après s’être rendu dans le bastion des rebelles à Benghazi.

M. Margelov est le meilleur spécialiste de la région, et certainement le plus pro-occidental, mais il a toutefois estimé que les frappes aériennes de l’OTAN n’étaient pas une solution, car nous ne voulons pas qu’elle soit la responsable d’un échec…et c’est évident qu’elle va perdre.

L’autre problème est que les pays du Moyen-Orient détestent tous Kadhafi, et c’est d’ailleurs ce pourquoi l’Arabie Saoudite finance la rébellion. Le Qatar, le Yémen, et les Emirats, ont tous utilisé l’irritation de Sarkozy envers Kadhafi pour le faire tomber. Les Américains, eux, se sont laissés entraîner parce qu’ils ne souhaitaient pas voir la France devenir le seul leader en Méditerranée : Obama est entré en guerre par jalousie !

Je ne pense pas que la Russie cherche à étendre son influence en Méditerranée : la seule qu’on n’ait jamais eue, c’est dans le port de Nice sur la Côte d’Azur. Notre influence dans la mer Rouge est d’avantage une priorité, et nous ne voulons tout simplement pas entrer dans ce conflit. Nous ne pouvons pas tous imiter l’Europe : alors on se contente d’entretenir de bonnes relations avec elle, comme avec une femme qui attend qu’on la demande en mariage : il ne faut pas céder, juste la flatter un peu ».

Propos recueillis par NINA FASCIAUX

Interprète MARIA GORKOVSKAYA

Un service de quatre verres d’Adolf Hitler mis aux enchères

Un service de quatre verres ayant appartenu à Adolf Hitler a été mis aux enchères mardi en Grande-Bretagne.

Quatre verres ayant appartenu à Adolf Hitler ont été mis aux enchères mardi à une vente organisée en Grande-Bretagne. Le service serait estimé entre 5 000 et 8 000 livres (5 600 et 9 000 euros) par le commissaire-priseur Jonathan Humbert. « Il y a toutes les chances qu’Adolf Hitler ait réellement bu dans ces verres […] le fils du dernier propriétaire m’a dit que son père n’achetait que des objets de collections militaires de première qualité, selon lui ce service provenait du bunker d’Hitler. Il est bien connu que qu’Hitler avait un valet personnel dans son bunker, et qu’il dînait presque tous les soirs en utilisant uniquement de l’argenterie et des beaux verres », explique Humbert au The Telegraph.

Ce ne sont pas les premiers objets de l’ex-dictateur allemand qui suscitent l’intérêt des collectionneurs. En 2007, un globe terrestre avait été vendu pour 70 000 euros à San Fransisco, et en 2009, une série de 13 tableaux peints par le jeune Führer a trouvé acquéreur pour plus de 100 000 euros. Plus récemment, la première lettre détaillant la pensée antisémite d’Hitler a été acheté par le centre Simon Wiesenthal de Los Angeles pour 150 000 euros.

Par Gentside | Zigonet