Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: juillet 13, 2011

BENIN : Marché entre le régime de Boni Yayi et le SG du PRD : Moukaram Badarou DG/SOGEMA ou PREFET de l’Ouémé ?

Marché entre le régime de Boni Yayi et le SG du PRD : MOUKARAM BADAROU DG/SOGEMA OU PREFET DE L’OUEME ?

La lecture de la lettre de démission de l’ex-secrétaire général du Parti du renouveau démocratique (PRD) fait croire immédiatement que c’est sur des bases de principe que sa décision de démission a été prise. Mais depuis quelques jours, le peuple en sait un peu plus sur réelles motivations de cette démission. Les filles et fils du Bénin se rendent à l’évidence que c’est suite à un marché qu’il aurait conclu avec le régime en place qu’il a décidé de tourner dos au parti politique qui l’a fait et lui tout donné.

Aujourd’hui, cela est limpide comme l’eau de la fontaine. Moukaram Badarou, précédemment secrétaire général du PRD de Me Adrien Houngbédji n’est pas parti de ce parti de façon désintéressée. Comme tous les politiciens, il a pris des contacts avec certains barons du régime en place avant de prendre sa décision. En effet, la contrepartie de sa démission serait sa nomination à la tête de la Sogéma sous le couvert de la Renaissance du Bénin (RB). Une fois informée, certains  responsables de ce parti ont commencé par bouder leur hiérarchie et exigent que cette direction revienne  à un  Renaissant de souche. Ce qui confirme bien les rumeurs qui font état de ce que l’actuel président de la Renaissance du Bénin (RB) avait contribué à son ‘’débauchage’’. Face à cette difficulté, l’ex secrétaire général du PRD aurait demandé sa nomination à la tête de préfecture des départements de l’Ouémé-Plateau. Ce poste lui donnerait les moyens adéquats pour anéantir le PRD dans son propre fief où il ne pèse en réalité qu’une partie de sa famille. Mais là encore, les choses ne sont pas faciles. Non seulement le lobby de l’ancien maire de Porto-Novo, Bernard Dossou, ne voit pas cela d’un bon œil mais on note déjà des grincements de dents au sein de la mouvance présidentielle de cette division territoriale. De même, un richissime homme d’affaire proche de l’ancien maire a même marqué son opposition au cours d’une discussion privée.

A l’heure actuelle, les deux propositions sont sur la table du chef de l’Etat qui hésite encore. De source proche du palais de la République, Yayi se demande s’il doit prendre le risque d’aller contre sa déclaration du 29 janvier au stade de l’amitié. En fait, ce jour-là, Boni Yayi acceptait d’être candidat à la présidence de la République. Dans sa profession de foi, il a déclaré « Les réformes que je propose font obligation d’introduire des modifications dans la Constitution visant à doter notre pays d’un code électoral pour donner un ensemble cohérent et structuré aux lois électorales afin d’éviter non seulement la transhumance politique… C’est un devoir de salubrité publique et de préservation de la paix que de répondre à l’urgence de la « refondation… ». Plus loin, le chef de l’Etat a promis de renforcer le système partisan « notamment la charte des partis, le financement des partis, le statut de l’opposition ». Face à la situation, un conseiller qu’il a nouvellement noté lui aurait dit clairement de ne jamais prendre ce risque alors que ceux qui ont véritablement mouillé le maillot pour son élection ne sont pas encore récompensés.

Les polémiques suscitées par les débauchages de la RB de l’Union fait la nation (UN) sont toujours vives et le chef de l’Etat ne voudrait pas en rajouter. Il ne souhaite pas braquer davantage une partie de la population contre ses réformes notamment la Refondation qu’il tient à cœur. Actuellement, Moukaram Badarou de son côté serait en train de multiplier des rencontres pour mettre la pression sur le régime afin d’obtenir l’un ou l’autre des postes. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il aurait effectué un déplacement discret dans la ville de Porto-Novo le weekend dernier. La balle se trouve dans le camp de Yayi qui seul prendra la décision qui s’impose  en conformité avec sa conviction, ses objectifs politiques, la Refondation. De toute façon, le chef de l’Etat à intérêt à faire attention avec cet homme politique qui a ravalé ses vomissures et qui lui avait attribué la note de 03/20 au cours de son premier mandat. Des attaques politiques que les militants de la mouvance présidentielle n’ont pas encore digérées. Affaire à suivre …

Prince BOCO, L’autre Fraternité

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Affaire de moustiquaires!


Telle une corvée, la route qui mène vers le salut dans le cadre de la lutte contre le paludisme est semée d’embûches depuis que la distribution des moustiquaires imprégnées a démarré. C’est un parcours de combattant et les reportages à la télévision qui laissent croire que tout va bien ne reflètent en rien les réalités sur le terrain. Les fils sont longs et les attentes durent parfois toute la journée voire la nuit avant que satisfaction ne soit trouvée. Le hic est que des couloirs existent encore dans cette affaire. Selon certains, il va falloir payer 1000F pou disposer du précieux objet. Devant la malheureuse situation et vu tout ce qui est organisé autour de la distribution, un citoyen ironise: «J’attends simplement que le délégué du quartier démarre la vente des moustiquaires pour m’en procurer». Ces propos confirment bien la manière dont cette usine fonctionnera dans peu de jours.

En dépit de ce cri d’alarme lancé par le Chef de l’Etat qui invite les populations à utiliser à bon escient le précieux objet, il existe déjà des réseaux ficelés depuis la distribution des coupons de ménage qui se sont organisés pour saboter les efforts du gouvernement en matière de lutte contre le paludisme.

Certaines informations révèlent que les circuits créés se préparent à déverser sur le marché les moustiquaires confisquées aux populations. A vils prix. Puisque les menaces annoncées par les autorités n’ont pas pu dissuader les auteurs de ce comportement, des descentes inopinées peuvent permettre de décourager ces vils individus.

L’application des sanctions à quelques indélicats peut permettre de conscientiser les uns et les autres. Qu’on transforme une distribution gratuite de moustiquaires imprégnées en un business à peine voilé, cela a de quoi interpeler les consciences.

Au delà de tout, on voit aussi dans cette pratique une autre façon de montrer le côté gourmand et animal du Béninois qui veut profiter de tout. Faire des affaires autour des moustiquaires imprégnées à donner gratuitement, cela sort de l’ordinaire.

Cécil Ahouélété ADJEVI, l’option infos

Côte d’Ivoire : Miaka Ouretto Sylvain remplace Mamadou Koulibaly à la tête du Front populaire ivoirien

Koulibaly Mamadou parti. C’est Miaka Ouretto Sylvain qui prend la tête du Front populaire ivoirien (Fpi). Il est Secrétaire général du parti et n’est, pour le moment, pas inquiété par les autorités ivoiriennes. L’intérim était revenu à Koulibaly Mamadou pour la simple raison que le président du Fpi (Affi N’Guessan) et ses deux vice-présidents (Aboudramane Sangaré et Simone Gbagbo) sont privés de liberté. Seul parmi les présidents du parti fondé par Laurent Gbagbo à être libre de ses mouvements, c’est donc dans l’ordre normal des choses que Koulibaly a assuré l’intérim. Avec sa démission intervenue, lundi 11 mai 2011, il n’y a plus de président du Fpi en liberté. Conformément aux textes, c’est Miaka Ouretto Sylvain qui prend les commandes.

Le président du Conseil général de Soubré sera secondé dans sa tâche par Laurent Akoun. Secrétaire général-adjoint du Fpi chargé des fédérations du nord, il est, lui aussi, en liberté. Pour le moment. Ces deux cadres, qui ont collaboré récemment avec Koulibaly Mamadou, n’ont pas affiché leur volonté de partir du parti « rose et bleu ». Bien au contraire. A travers leur déclaration dans la presse, Miaka et Akoun ont montré leur détermination à rester au Fpi. « Nous n’allons pas laisser tomber le parti.

Il est soudé, il a une cohésion générale. C’est lui le seul vice-président qui restait. Il est parti, le secrétariat général va assumer ses responsabilités », a déclaré Miaka Ouretto (Cf, Nord-Sud du mardi 12 juillet 2011). « Je vais convoquer mes camarades du secrétariat général et ensemble, nous allons discuter pour savoir ce qu’il faut faire », a-t-il affiché ses intentions. Même son de cloche du côté de Laurent Akoun. « Koulibaly s’en va, nous perdons quelqu’un, mais le Fpi reste et survivra à ce départ. Il est venu au Fpi au nom de la liberté, au nom de cette même liberté, il s’en va », a-t-il affirmé (Cf, l’Inter du mardi 12 juillet 2011). « Je ne partage pas les arguments de Koulibaly, je le comprends. Mamadou Koulibaly n’est pas le centre de notre lutte. C’est son droit de partir. On est éprouvé, mais on se relèvera. Je répète que Koulibaly s’en va mais le Fpi reste. C’est ce qui est important pour nous », a précisé le député Laurent Akoun.

Désormais Miaka Oureto Sylvain, Laurent Akoun et les autres camarades restés à Abidjan vont, en liaison avec la Coordination des exilés du Fpi à Accra dirigée par Assoa Adou, essayer de faire vivre le parti de Laurent Gbagbo. Réussiront-ils ? On attend de voir…

SYLLA A | Soir Info -|

Blé Goudé toi aussi… tais toi!

Agrippé au toit découvert d’un 4×4 roulant à dix kilomètres à l’heure, le regard intrépide, le poing en l’air, le défi inscrit dans le timbre : telle est l’image que je conserve des heures les plus valeureuses du combat patriotique de Charles Blé Goudé.

C’était en 2004. Novembre 2004. Devant la Présidence. Vous savez l’histoire. Opération Dignité. Général Poncet. Huit soldats français, paraitil, tués. Chirac enragé. Aéronefs ruinés. Gbagbo au journal télévisé. Appelant au calme devant la française férocité. Puis Blé Goudé…

Deux jours plus tard, devant la tour d’Ivoire, des snipers survoltés fusillaient des Ivoiriens aux mains nues, légitimant à chacune de leur rafale la résistance contre l’impérialisme qui tue. Et Zadi Gbapè, le Général, le Ministre de la Rue, le Ministre tout court, donnait des insomnies profondes, d’abord à tout ce qu’il y avait d’Onucieurs, puis de Golfeurs, à l’Hôtel électoral ivoirien. Avril 2011, le décor a bien changé. Encore que. Licorne est toujours là. Avec trois cents légionnaires décidés à faire du rêve de Sarkozy une réalité.

Le Woody est capturé, traqué comme un rat enragé, refusant de courir loin, bien loin, se  réfugier. Ou d’aller enseigner l’histoire de la recolonisation ivoirienne aux étudiants américains. Le choc est trop immense sur le coup pour y penser.

Mais maintenant que la douleur s’amenuise, peu à peu, par la faute du temps, lucidité me revient : où était Blé Goudé ? Blé Goudé était loin, bien loin de son mentor. Par respect du mythe, on dira, avec ses disciples, qu’il a bien fait de se planquer. Bien fait de laisser à Pickass les plateaux de télé. Bien fait de se cacher même à l’insu de ses plus proches lieutenants. Bien fait de jouer le mort. Puis le vivant. Puis le blessé. Puis le capturé. Puis le traumatisé. Puis le torturé.

Puis le ressuscité. Bien fait, en effet, de nous remuer les méninges, de nous faire colporter des rumeurs. De contraindre Alain le Conseiller à atténuer la peur. Du pire. D’obliger Calixte à confirmer la peur. Du pire.

Contre son gré. Bien fait, oui, bien fait. Blé Goudé a tout bien fait, en bon patriote, en bon leader, tout à son honneur.

Sauf que…

Depuis deux semaines, l’exilé, recherché, BenLadenifié, a retrouvé sa maitrise de l’art oratoire qui nous avait tant manqué. Ah, ça c’est du Charles Blé Goudé ! Authentique ! Il est partout, web, radio, journaux, il s’invite dans le débat, revient, exige, suggère, souhaite, encourage. Puis exige encore, explique, analyse, corrige, souligne, précise. Blé Goudé parle et parle et parle encore.

Mais que dit Blé Goudé ? Réponse de Jeannot le Juriste : Blé Goudé sera poursuivi. Mandat d’arrêt international. Infligé par ceux même qui  devraient être arrêtés, jugés et jetés dans la fosse aux lions. Comme Daniel. Mais sans le Dieu d’Israël. Dommage. Inique. Inacceptable injustice. Alors Blé Goudé s’époumone en considérations juridicoanalytiques. Là où aucun de ses interlocuteurs n’en a cure de la valeur de sa logique. Blé Goudé parle à Jeune Afrique. Sur une ligne sécurisée ! Blé Goudé parle à RFI. F pour France. I pour International. Et il explore et développe sa rhétorique.

Blé Goudé, sais-tu seulement que nous sommes à l’heure des TIC ? Blé Goudé as-tu idée du nombre de leurs satellites ? Blé Goudé, as-tu conscience de la haine que le Quai d’Orsay te voue ? Et Sebroko ? Et Ouattara ? Et chaque Frère Cissé affamé et sans solde qui assure son combat ?

Blé Goudé toi aussi… tais toi!

Pourquoi ce retour en trombe ? Maintenant ? Bruyant ? Outrecuidant ? Pour mobiliser ? Plus aucun mot de ta bouche ne pourrait mobiliser une meute de fourmis magnans contre un cancrelat prédateur. A plus forte raison une jeunesse défigurée, martyrisée, traquée, assassinée, bombardée par un essaim d’hélicos envahisseurs. Place aux survivants. Place à la peur. Comme dirait le Penseur Noir, place au règne de la terreur. Quant aux autres, ils sont morts, Blé Goudé. Trois mille, quatre mille, dix mille d’entre eux. Morts !

Pour le pays. Pour la patrie. Sans toi. Sans tes amis. Ils ont péri dans l’hécatombe Ouattariste et la géhenne Sarkoziste. Ils sont morts. Valeureux. Soldés. Courageux. Châtiés. Ils sont partis et leur souvenir urge notre sympathie. Mais de grâce, puisque tu ne les a pas suivis, toi, sauve ta vie !

Épargne-nous « refaire ton capital politique ». Épargne-toi « jouer ta partition ». Il n’y a pas de paix. En tout cas pas demain matin. Tu as vu Michel le Fils ? Et Affi ? Tu les as vus ? Humiliés ? Rapetissés ? Tu y crois vraiment, à se réconcilier ? Comment ? Tu irais en tournée ?

Pour Ouattara ? Une nouvelle Caravane de la Paix, celle-là pour Ouattara ? Demandant une seconde fois aux Ivoiriens d’oublier ? De cirer les pompes ensanglantées du Premier ministre Soro ? Et de boire une «Gui-Gui» avec ton ami Wattao ? Blé Goudé, laisse tomber… Please.

Je conserverai le souvenir de toi, le meilleur d’entre eux. C’était en 2004. Novembre 2004. Tu sais l’histoire. Ce jour-là, tu étais roi. Tu parlais où Gbagbo souriait. Tu criais où Gbagbo priait. Tu arguais où Gbagbo feignait. Tu n’avais lâché personne, tu n’avais pas disparu, tu étais au front, tu y croyais. Tu étais roi et tout t’était permis. Blé Goudé, mon ami. C’était hier. Mais plus aujourd’hui.

Fabien d’Ameilda, Le nouveau courrier

Senegal : Panne sèche

Longtemps critiquées par Abdoulaye Wade du temps et pendant tout le temps qu’il était dans l’opposition, les institutions de la République ont permis la nouveauté d’un fait historique, l’Alternance, surgissement d’une nouvelle vision de l’Etat, traduit dans les urnes par une majorité d’électeurs sénégalais, le 19 mars 2000, qui a porté le candidat Wade, au Palais de la République. Mais l’Alternance opérée ce jour là n’était pas seulement politique. Elle a également ouvert un autre moment historique en « imposant » un aboutissement pacifique à une situation sociale et politique grosse de tous les dangers, que vivait le Sénégal à la fin des années 90.

« Ils sont bornés par manque de clôture ». René Char

Il avait été reproché à Abdou Diouf et à son régime, de mal gérer les ressources publiques, de mal investir, d’être insensibles aux questions sociales, de n’avoir pas freiné la forte augmentation du train de vie de l’Etat, de créer des institutions coûteuses pour reclasser un personnel politique (Sénat). Les politiques d’ajustement structurel des années 90 ont été le coup de massue. Retranché dans son Palais, Diouf n’avait pas vu venir la lame de fond qui allait l’emporter. C’est sur l’air de « na dem, na dema dema dem », qu’Abdou Diouf partit en mission pour Abdoulaye Wade.

Le nouveau président du Sénégal choisit un 1er avril, cette journée vouée par tradition au fameux poisson accroché dans le dos qui symbolise le rire aux dépens, pour prêter serment. La date et le lieu de la prestation occupent encore une place particulière dans notre (petite) histoire, en plus du discours et de la mise en scène, tous les deux très singuliers. L’espoir était immense, parce qu’en même temps qu’il promettait la résolution de la demande sociale par une maîtrise des coûts de la vie, Abdoulaye Wade disait être mû par la quête d’une nouvelle moralité politique. C’était son discours, sa profession de foi, tout au long de la campagne présidentielle, cette année-là.

Onze années plus tard, le régime libéral a enraciné au plus profond de la conscience populaire, la foi dans l’inégalité, la conviction que seule la faveur décide, que pour avoir ce que l’on veut il faut non le mériter, mais le « décrocher ». Recommandations, interventions, démarches, pressions « pistons », sont devenues pour nombre de Sénégalais, la loi du régime « démocratique » libéral. De là, est né, e bas en haut, le sentiment d’un louche compagnonnage de services mendiés et de services rendus, qui fait de l’intrigue, en violation du droit, la base des relations publiques. In fine le Sénégal est devenu un immense total de petits comités de patronage, qui, en s’obligeant les uns les autres, créent deux catégories de citoyens : ceux à qui ont dit oui, même quand ils ont tort, ceux à qui l’ont dit systématiquement non. Même quand ils ont raison.

Cette dérive s’est faite corrélativement à la captation du pouvoir par une minorité. Peu à peu, le pays connait non pas le gouvernement du peuple par lui-même, mais le gouvernement du plus grand nombre par le plus petit nombre : le despotisme de la minorité. Non seulement les idées de l’Alternance n’ont pas résolu les problèmes hérités du régime socialiste. Mais, celles énoncées, ont été impuissantes à régler celles du peuple.

A bien y regarder, on peut se poser la question de savoir si Maître a pu se départir de la culture politique des années 50-60 qui lui est contemporaine, tant le décalage temporel produit un effet d’anachronisme. Soupçonné de conduire un projet monarchique (un défi au patrimoine historique politique sénégalais), il doit faire face, aujourd’hui à des choix impossibles, ce qui le laisse nu. Peut-être est-ce une raison de vouloir briguer un 3ème mandat à (officiellement) 86 ans. C’est tout de même pathétique de n’avoir personne dans son entourage à la hauteur ou sûr pour assurer ses arrières.

L’arrivée au pouvoir de ceux qui se sont approprié l’Alternance, Maître et ses cadres notamment, a mis a nu leurs handicaps qui ont vite fait de plomber l’Alternance elle-même : le manque de culture étatique, traduit par un énorme cafouillage des premières années, le recyclage des éléments du régime socialiste pour la mise en discipline des partisans du Sopi qui ont été tour à tour éjectés pour ne laisser en place que les courtisans qui ont survécu à tous les régimes politiques issus d’élections. Situation aujourd’hui pathétique avec la récupération des dinosaures « socialistes » qui, quand ils entraient en politique, n’avaient pas encore mué. Nous les aurons eu de la couche-culotte à presque au linceul.

Un des grands problèmes se situe là, parce que tout a fini par fonctionner en circuit fermé et influe forcément sur la capacité d’anticipation. Cela devient comme une consanguinité. Ce n’est pas bon pour les lapins. C’est pire pour les hommes. Et cela explique peut-être en partie le court terme chaque fois qu’une crise éclate : l’école, le système de santé, les banlieues (puissante niche électorale) rendues lacustres voire amphibies par l’incurie du pouvoir, la question énergétique, la Casamance. Après avoir bricolé pendant longtemps, sur chacune de ces questions, le régime a jeté l’éponge. Aujourd’hui, il attend le miracle.

Mais au-delà des personnes il y a à s’interroger sur la capacité de l’Alternance à fabriquer une « élite ». Va-t-elle devenir caduque dans la mesure où elle n’a rien apporté de nouveau ? Les régimes de Senghor, puis de Diouf, ont été portés au pouvoir par un intellectuel collectif en charge de l’Etat et de la production idéologique mais aussi scientifique. Les faiseurs d’argent et les faiseurs d’idées, la main dans la main ont construit un Etat, une République dans la matrice d’un raffinement culturel tellement sophistiqué qu’ils pouvaient avoir la prétention à l’universel. Par contre, les hommes de l’Alternance se sont jetés immédiatement sur les ressources publiques pour se faire une base économique et d’une jouissance qui leur a tant manquée, en oubliant le sort collectif de leur pouvoir.

La course à l’enrichissement s’est engagée, et ils n’ont pas eu l’intelligence collective de nouer une alliance avec les capitaines d’industrie, et autres acteurs du monde des affaires déjà établis, capables de créer une base économique par des ressources issues non pas de rente, mais de capacité productive. La seule chose qu’ils ont su faire et bien faire, c’est d’utiliser l’argent public à d’autres fins et construire leur rêve : d’énormes bâtisses borgnes et hideuses à l’image de leurs limites.

Un pouvoir économique et financier s’est constitué en dehors des sites légitimes de l’exercice du pouvoir : l’administration et les assemblées représentatives, avec une importance accrue accordée à la Présidence de la République, au Cabinet du président, à celui de son fils et de son épouse qui est devenue Madame la présidente, soutenue dans sa tâche immense « d’éducation-santé », par un cabinet faisant partie des services de la Présidence de la République. Ils sont aujourd’hui les seuls pôles d’exercice du pouvoir et de l’autorité stables, dotés de ressources matérielles et symboliques notables.

La corruption est devenue un instrument de gouvernement dans un environnement où la presse assure, parfois très difficilement sa liberté d’expression, dans un contexte international très sensible au respect des normes démocratiques et à la bonne gouvernance. Quand un scandale est éventé, des lois de circonstance sont votées, ayant pour seul objet de mettre l’éteignoir sur des affaires qui dérangent, parce que les impliquant. La toute dernière en date est celle qui porte sur l’organisation et la saisine de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif). Un bout de phrase à la fin de l’article 29. La liste noire va changer de couleur, deviendra grise avant de blanchir sur parole ( ?) ainsi que l’argent de la corruption qu’on a certainement lessivé à grandes eaux.

A cela, il faut ajouter la manipulation des religieux et des religions à leurs fins propres avec la stratégie d’afficher une soumission et en arrière plan leur manipulation. La tentation a été souvent forte de les mettre en concurrence, de les mettre en télescopage pour les affaiblir toutes et en faire des appendices du pouvoir de l’Alternance. Il faut cependant dire aussi que la course aux soutiens confrériques n’a pas été seulement l’apanage de Maître et de ses alliés. Les onze années d’Alternance ont également fait révéler l’aveuglement et le manque de confiance de la classe politique dans sa totalité, dans le formidable sursaut citoyen noté durant la décennie. Sans affronter l’aristocratie religieuse, n’est-il pas est possible de l’ignorer sans en pâtir électoralement ? Apparemment, la classe politique, dans son ensemble n’a pas fait preuve d’un évident pour d’envisager cette perspective.

Ces années d’Alternance nous ont fait aussi observer que dans les partis politiques d’opposition, les propositions d’alternatives crédibles, n’ont pas germé. Après leur victoire bien réelle (n’était-elle pas en trompe l’œil) aux élections locales de mars 2009, chacun y est allé de sa petite sécession. Ils n’ont pas pu ou su évoluer et inventer de nouvelles fonctions mais surtout, ce qui est le plus frappant, c’est qu’ils se sont laissés distancer par les populations elles-mêmes. Cette population constituée aujourd’hui d’individus beaucoup plus émancipés, beaucoup plus critiques, n’est plus disposée pour la plupart, à se mobiliser pour un seul candidat qui lui imposera un programme. Même dans l’opposition, les partis politiques, sont restés des structures oligarchiques, et si les comités de base leur permettent de ratisser large, les véritables décisions sont centralisées au sein de l’état-major sans que les militants aient leur mot à dire.

Depuis l’avènement de l’Alternance, et après la période de grâce, la population prête une oreille très attentive aux propos qui ont un rapport direct avec son quotidien : se soigner, se nourrir, se loger, s’éduquer et trouver du travail, tout en faisant montre tous les jours, de sa résolution à rendre tous les politiques comptables des actes qu’ils posent. C’est en cela que le militantisme s’est transformé et les partis politiques nécrosés leur faisant ressembler à un kyste dans un corps.

C’est dans une ambiance de réappropriation de l’Alternance que les Sénégalais marqueront son onzième anniversaire. Ils refusent d’être exclus du « peuple de l’Alternance » qu’ Iba Der Thiam avait recensé et bloqué à 2 millions de Sénégalais. C’est pourquoi, le préfet de Dakar a reçu à la date du 17 mars 2011, vingt quatre demandes de marches et manifestations, rien qu’à Dakar. Les Sénégalais ont compris que ce qui est tu un petit peu, tue à petit feu.

L’Alternance, que l’on soit d’un côté ou de l’autre, a changé le climat dans notre société. Ses dépressions quotidiennes et ses tourmentes cycliques ont instauré un temps lourd et instable dans une insécurité sociale (chômage, pauvreté dans les villes et dans les campagnes) qui s’installe comme une météo inévitable..Les Sénégalais avaient voté le changement, synonyme de l’émergence d’une nouvelle qualité, qui présuppose, et à son tour crée, un degré de responsabilité, propice à de nouvelles relations. Dans cette période de troubles, où tout s’accélère et se complexifie dans la confusion, s’adapter ne suffit plus pour survivre. Il s’agit pour le véritable peuple de l’Alternance de se projeter un futur désiré réalisable, de s’y préparer en valorisant et utilisant ses propres ressources, trop souvent ignorées par une classe politique qui ne se soucie guère que d’élections. Mais sur tout cela, Maître n’est « pas encore prêt, à organiser des élections pour son successeur » sourd qu’il est aux cris du peuple qui n’en peut plus.

Henriette Niang Kandé/sudonline.sn

GHANA : John Atta Mills a gagné la bataille des primaires contre Konadu Rawlings

Le président du Ghana John Atta Mills, candidat à sa propre succession pour le poste de porte flambeau du Congres National pour la Démocratie (NDC) est élu par les délégués. Atta Mills devra porter les couleurs du parti  lors de la prochaine élection présidentielle de 2012. C’est le verdict qui a sanctionné le samedi 9 juillet à Sunyani, le congrès électif du parti qui a accrédité Atta Mills de 96,99 %  des suffrages exprimés.

 Le long duel qui a opposé le président Atta Mills à l’ex première dame du pays Nana Konadu Rawlings a connu son épilogue le samedi dernier à l’issue des élections primaires du parti. Sur l’ensemble des 300 délégués nationaux qui ont pris part au vote, une écrasante majorité a renouvelé sa confiance au président Atta Mills pour continuer son travail à la tête du parti et à être au même moment le candidat du parti lors de la présidentielle de l’année prochaine.

Après dépouillement du vote et la centralisation des voix, Atta Mills a recueilli 2.771 voix, ce qui correspond à 96,99 % alors que sa concurrente Nana Konadu Rawlings arrive derrière très loin avec seulement 90 votes sur l’ensemble des dix régions soit 3,1% du suffrage exprimé. Ainsi donc, après la dure épreuve de campagne électorale pour les primaires, laquelle était marquée par d’incessantes attaques de son adversaire, l’on peut conclure qu’Atta Mills a gagné une bataille. L’ultime épreuve que lui et son parti devront faire face est d’un, de faire revenir tout le monde dans la famille politique du NDC et de deux s’atteler à préparer minutieusement les échéances de 2012.

D’ailleurs dans ses premiers mots à l’endroit des délégués et par ricochet à l’endroit des militants et sympathisants du NDC, Atta Mills a affirmé que « la seule raison valable qui nous aidera à gagner la présidentielle, c’est de contribuer à élever le niveau de vie de notre peuple. Rappelons-nous que nous sommes tous une même famille et à cet effet,  il ne doit y avoir aucune insulte ou d’hostilités dans nos rangs. La bataille des primaires est déjà derrière nous. Je veux que nous laissions un héritage pour la communauté internationale pour qu’elle sache qu’après ce congrès, nous sommes restés une famille forte et unie».

Pour mémoire, rappelons que le NDC  a été crée avant les élections en 1992 au moment de l’amorce de la démocratie dans le pays. Lorsque Jerry Rawlings s’est retiré du pouvoir à  la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, John Atta Mills avait été élu comme candidat du parti successivement en 2000, 2004 mais la chance ne lui avait pas sourit. Pour le compte de la présidentielle de 2008 qu’il a remporté haut les mains, l’actuel président de la république avait été massivement élu le 21 décembre 2006 par le NDC comme son candidat à l’élection présidentielle avec une majorité de 81,4%, soit 1362 voix. Ses concurrents respectifs Ekwow Spio-Garbrah venu en deuxième position avait recueilli 8,7% (146 votes), Mahama Iddrisu  8,2% (137 voix) et Eddie Annan a terminé quatrième avec 1,7% (28 votes).

Carlos Amevor pour FM Liberte LOME /ACCRA

Etats-Unis : Les discussions sur la dette américaine se poursuivent

Aux Etats-Unis, les discussions sur la dette américaine se poursuivent. Barack Obama a donné dix jours aux élus pour trouver un accord pour relever le plafond de la dette actuellement à 14 300 milliards de dollars.

L’Etat américain a atteint le seuil maximum légal de ce qu’il peut emprunter – ce que l’on appelle également le « plafond de la dette ».

Pour l’heure, il est fixé à 14 300 milliards de dollars [10 120 milliards d’euros].

L’argent obtenu grâce à ces emprunts, le gouvernement s’en sert pour tout payer, des restitutions de l’impôt aux guerres en passant par les pensions des anciens combattants.

Sans oublier les remboursements des créanciers – dont la Chine, le Japon, le Royaume-Uni, les Etats et les municipalités américaines, les fonds de pension, des investisseurs en Amérique et dans le monde entier.

Le principe du plafond de la dette existe depuis 1917.

Auparavant, le Congrès devait donner son approbation à chaque fois que le département du Trésor souhaitait vendre la dette américaine pour récupérer des fonds. En instaurant une limite à l’emprunt, on donnait davantage de flexibilité au gouvernement fédéral, dès lors capable de remplir ses coffres sans passer systématiquement par le Congrès.

Les législateurs ont bien souvent relevé le plafond de la dette (dont huit fois au cours des dix dernières années), et le secrétaire au Trésor Tim Geithner a prévenu que si, cette fois, on ne le faisait pas, les Etats-Unis se déclareraient en cessation de paiement.

Le président se dit prêt à discuter sans relâche. Les républicains exigent une réduction des dépenses publique et l’abandon de programmes sociaux tandis que les démocrates préconisent des hausses d’impôts.

Les discussions sur la dette se poursuivent donc depuis hier lundi 11 juillet, mais sans être plus fructueuses que celles de dimanche.

Même si Barack Obama souhaite toujours une réduction du déficit de 4000 milliards de dollars, les discussions d’hier auraient surtout porté sur un projet moins ambitieux de 2,4 milliards qui avait déjà fait l’objet de négociations présidées par le vice-président Joe Biden, mais sans aboutir non plus.

Obama sollicité par Human rights watch pour mettre la main sur Georges Bush pour ses actes de torture et crimes de guerre

Human rights watch, dans un rapport de 107 pages publié le 12 juillet 2001, demande à Barack Obama d’ordonner l’ouverture d’une enquête criminelle sur les allégations d’abus subis par des détenus et autorisés par Georges W. Bush ainsi que d’autres hauts fonctionnaires américains.

« Des preuves accablantes d’actes de torture commis sous l’administration Bush obligent le président Barack Obama à ordonner l’ouverture d’une enquête criminelle sur les allégations d’abus subis par des détenus et autorisés par l’ancien président George W. Bush ainsi que d’autres hauts fonctionnaires américains, est-il écrit dans ce rapport de Human Rights Watch.

L’ancien Président américain Georges W. Bush est sous la menace de poursuites judiciaires. Dans ce rapport, Human rights watch (Hrw) fait état de preuves accablantes d’actes de torture commis sous son administration.

 «L’Administration Obama n’a pas respecté à ce jour l’obligation d’enquêter sur les actes de torture et autres mauvais traitements infligés aux détenus qui incombe aux Etats-Unis en vertu de la Convention contre la torture», ajoute Human rights watch (Hrw).

Ce rapport intitulé Getting Away with Torture : The Bush Administration and Mistrea­tment of Detainees (Torture et impunité : L’Administration Bush et les mauvais traitements infligés aux détenus) présente des informations substantielles justifiant la tenue d’enquêtes criminelles à l’encontre de George Bush et de plusieurs hauts fonctionnaires de son Adminis­tra­tion, notamment l’ancien Vice-président Dick Cheney, l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et l’ancien directeur de la Cia George Tenet, au motif qu’ils ont ordonné des pratiques comme le «waterboarding» (simulacre de noyade), l’utilisation de prisons secrètes par la Cia et le transfert de détenus vers des pays où ils ont ensuite été torturés. «Nous avons examiné tous les docu­ments, tous les rapports et nous considérons que le Président Obama est obligé d’ouvrir une enquête sur la participation de l’ancien Président George Bush, de l’ancien Vice-président Dick Cheney, de l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et de l’ancien directeur de la Cia Georges Tenet pour avoir autorisé des actes de torture et des crimes de guerre. Le Président Obama ne peut pas aborder les pratiques de torture systématique sous l’Administration Bush comme s’il s’agissait d’un choix politique regrettable, il doit les traiter comme des crimes», déclare Reed Brody, conseiller juridique et porte-parole de Human rights watch, auteur du rapport.

Selon Hrw, si le gouvernement américain n’engage pas d’enquêtes criminelles crédibles, d’autres pays devront en vertu du droit international poursuivre en Justice les officiels américains impliqués dans des crimes à l’encontre de détenus. «Les Etats-Unis sont  obligés par la Convention des Nations unies contre la torture, de mener une investigation sérieuse et approfondie sur ces crimes. Si les Etats-Unis ne le font pas, il incombe aux autres pays au nom du principe de la compétence universelle de le faire», ajoute Reed Brody.

En outre, l’organisation de défense des droits de l’Homme indique dans son rapport que les victimes de torture devraient percevoir une indemnisation juste et adéquate, conformément aux dispositions de la Con­vention contre la torture. Mais, le seul hic, ajoute-t-elle, les Adminis­trations Bush et Obama ont réussi à ce jour à empêcher les tribunaux d’examiner la validité d’allégations de torture dans des procès civils, en invoquant de manière élargie des doctrines légales comme celles concernant les secrets d’Etat et l’immunité de fonctionnaires.

Human rights watch précise que l’actuelle absence d’une enquête du gouvernement américain à l’encontre d’officiels de ce pays dans des affaires de torture et de mauvais traitements infligés à des détenus, affaiblit les initiatives entreprises par les Etats-Unis visant à exiger des comptes aux auteurs de violations des droits humains dans d’autres pays.

« Les États-Unis ont raison d’insister pour que justice soit faite pour des crimes internationaux graves perpétrés dans des lieux comme le Darfour, la Libye et le Sri Lanka, mais il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures », a conclu Kenneth Roth. « Lorsque le gouvernement américain met ses propres représentants à l’abri d’enquêtes et de poursuites judiciaires, il permet à d’autres pays de rejeter plus fermement toute initiative internationale visant à traduire en justice les auteurs de crimes graves. » , conclut Reed Brody.

Russie : Perpétuité pour un groupe néonazi

Lev Molotkov, leader de l’Union nationale socialiste a été condamné à la perpétuité. AP Alexander Zemlianichenko Jr

Le 11 juillet le tribunal militaire de l’oblast de Moscou a condamné à perpétuité 5 membres de l’association néonazie Sever, et notamment son leader Lev Molotkov.

Depuis 2004, ce groupe nationaliste a tué 27 personnes pour leurs origines non-slaves.

13 personnes sont comparues hier, dont 5 condamnées à la perpétuité et 8 ayant reçu une peine allant de 10 à 23 ans de prison.

Ce groupe avait été qualifié d’extrémiste et interdit par la Cour suprême de la Fédération de Russie en Février 2010. L’objectif principal de cette association néonazie était la constitution d’un gouvernement national-socialiste et l’organisation de combats envers les non-slaves.

Créé en janvier 2004, il avait plusieurs représentations régionales et étrangères. Les 13 personnes condamnées faisaient partie de la section moscovite, dont l’un d’eux, Dmitriï Roumiantsev, était l’ancien assistant d’un député à la Douma Sergueï Ivanov, de LDPR – selon des données non-officielles -.

L’activiste et leader qui avait rendu le groupe extrêmiste, le rédacteur en chef du journal Rousskaya Volia [la volonté russe, ndlr], Maxime Bazilov que l’on surnommait Adolf, n’a pu être entendu. Celui-ci s’était suicidé en se tranchant les veines , lors de son arrestation en 2009.

Suite à la lecture du verdict, le groupe à déclaré à l’unisson posséder des valeurs au-dessus des lois puis a ajouté : « Nous reviendrons ! ».

Information recueillie par NINA FASCIAUX et MARIA GORKOVSKAYA

VIA

Post élections 2012 : un nettoyage de printemps s’imposera ensuite pour Poutine

Le premier ministre Vladimir Poutine a déclaré lors d’une conférence du parti Russie unie à Ekaterinbourg le 30 juin 2011, qu’il se concentrerait sur son hygiène après les élections de 2012 ; une réponse un peu obscure à la question concernant ses préoccupations aux lendemains des présidentielles de mars prochain. Le chef du gouvernement a donc précisé qu’une purification s’imposait, au sens propre du terme comme sur le plan politique. Alors que ni Dimitri Medvedev, ni Vladimir Poutine n’a encore révélé lequel des deux serait candidat, ces déclarations seraient-elle un indice quant à ses intentions de campagne ?

– Journaliste de Xinhua News Agency : «  Le premier ministre Vladimir Poutine a affirmé qu’il devrait nettoyer la politique russe l’année prochaine après les élections présidentielles. Poutine, jeudi, n’a rien révélé quant à ses intentions de se présenter lui même, mais il a fait comprendre aux partisans de Russie Unie qu’il comptait bien jouer un rôle significatif dans la campagne électorale avant le vote de mars.

– Vladimir Poutine : « La première chose que je ferai après le vote ? Eh bien…J’irai me laver, au sens propre du terme, mais aussi sur le plan politique. Après toutes les campagnes que nous allons traverser, nous aurons certainement besoin de nous pencher attentivement sur notre hygiène. Malheureusement c’est inévitable. »

– Journaliste : « Poutine a effectué deux mandats présidentiels successifs entre 2000 et 2008, et conformément à la Constitution russe, il pourra à nouveau présenter sa candidature aux élections de mars prochain. Poutine et le président Dimitri Medvedev ont bien précisé que seul l’un d’entre eux briguerait la présidence. »

CLÉMENTINE BLÉZEAU, lecourrierderussie