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Obama sollicité par Human rights watch pour mettre la main sur Georges Bush pour ses actes de torture et crimes de guerre

Human rights watch, dans un rapport de 107 pages publié le 12 juillet 2001, demande à Barack Obama d’ordonner l’ouverture d’une enquête criminelle sur les allégations d’abus subis par des détenus et autorisés par Georges W. Bush ainsi que d’autres hauts fonctionnaires américains.

« Des preuves accablantes d’actes de torture commis sous l’administration Bush obligent le président Barack Obama à ordonner l’ouverture d’une enquête criminelle sur les allégations d’abus subis par des détenus et autorisés par l’ancien président George W. Bush ainsi que d’autres hauts fonctionnaires américains, est-il écrit dans ce rapport de Human Rights Watch.

L’ancien Président américain Georges W. Bush est sous la menace de poursuites judiciaires. Dans ce rapport, Human rights watch (Hrw) fait état de preuves accablantes d’actes de torture commis sous son administration.

 «L’Administration Obama n’a pas respecté à ce jour l’obligation d’enquêter sur les actes de torture et autres mauvais traitements infligés aux détenus qui incombe aux Etats-Unis en vertu de la Convention contre la torture», ajoute Human rights watch (Hrw).

Ce rapport intitulé Getting Away with Torture : The Bush Administration and Mistrea­tment of Detainees (Torture et impunité : L’Administration Bush et les mauvais traitements infligés aux détenus) présente des informations substantielles justifiant la tenue d’enquêtes criminelles à l’encontre de George Bush et de plusieurs hauts fonctionnaires de son Adminis­tra­tion, notamment l’ancien Vice-président Dick Cheney, l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et l’ancien directeur de la Cia George Tenet, au motif qu’ils ont ordonné des pratiques comme le «waterboarding» (simulacre de noyade), l’utilisation de prisons secrètes par la Cia et le transfert de détenus vers des pays où ils ont ensuite été torturés. «Nous avons examiné tous les docu­ments, tous les rapports et nous considérons que le Président Obama est obligé d’ouvrir une enquête sur la participation de l’ancien Président George Bush, de l’ancien Vice-président Dick Cheney, de l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et de l’ancien directeur de la Cia Georges Tenet pour avoir autorisé des actes de torture et des crimes de guerre. Le Président Obama ne peut pas aborder les pratiques de torture systématique sous l’Administration Bush comme s’il s’agissait d’un choix politique regrettable, il doit les traiter comme des crimes», déclare Reed Brody, conseiller juridique et porte-parole de Human rights watch, auteur du rapport.

Selon Hrw, si le gouvernement américain n’engage pas d’enquêtes criminelles crédibles, d’autres pays devront en vertu du droit international poursuivre en Justice les officiels américains impliqués dans des crimes à l’encontre de détenus. «Les Etats-Unis sont  obligés par la Convention des Nations unies contre la torture, de mener une investigation sérieuse et approfondie sur ces crimes. Si les Etats-Unis ne le font pas, il incombe aux autres pays au nom du principe de la compétence universelle de le faire», ajoute Reed Brody.

En outre, l’organisation de défense des droits de l’Homme indique dans son rapport que les victimes de torture devraient percevoir une indemnisation juste et adéquate, conformément aux dispositions de la Con­vention contre la torture. Mais, le seul hic, ajoute-t-elle, les Adminis­trations Bush et Obama ont réussi à ce jour à empêcher les tribunaux d’examiner la validité d’allégations de torture dans des procès civils, en invoquant de manière élargie des doctrines légales comme celles concernant les secrets d’Etat et l’immunité de fonctionnaires.

Human rights watch précise que l’actuelle absence d’une enquête du gouvernement américain à l’encontre d’officiels de ce pays dans des affaires de torture et de mauvais traitements infligés à des détenus, affaiblit les initiatives entreprises par les Etats-Unis visant à exiger des comptes aux auteurs de violations des droits humains dans d’autres pays.

« Les États-Unis ont raison d’insister pour que justice soit faite pour des crimes internationaux graves perpétrés dans des lieux comme le Darfour, la Libye et le Sri Lanka, mais il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures », a conclu Kenneth Roth. « Lorsque le gouvernement américain met ses propres représentants à l’abri d’enquêtes et de poursuites judiciaires, il permet à d’autres pays de rejeter plus fermement toute initiative internationale visant à traduire en justice les auteurs de crimes graves. » , conclut Reed Brody.

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