Le Blog de Aymard

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Célébration du 14 Juillet : la Côte d’Ivoire fête son retour dans les DOM TOM « départements français d’outre-mer »

Il ya un an, le 14 juillet 2010, sous une pluie battante, les troupes de 12 pays africains francophones paradant sur les Champs-Elysées. Ce symbole de retour de soldats noirs sur les terres des colons en pleine célébration du cinquantenaire des indépendances  n’a pas manqué d’offusquer les panafricanistes. Autour du Président  français Nicolas Sarkozy, douze (12) des treize (13) chefs d’Etats africains invités ont « chanté la Marseillaise ». Un seul Président a boudé ces retrouvailles entre l’ex-colonisateur et ses représentants dans les territoires africains ; c’est Laurent Gbagbo, le « rebelle » d’une Côte d’Ivoire qui se rebelle. Le Président ivoirien s’était alors fait représenter par son ministre de la défense. Depuis, le roue a tourné et Nicolas Sarkozy a eu le temps de lui faire payer  ce crime de lèse majesté en le faisant arrêter par des forces spéciales dépêchées urgemment à Abidjan. Douze mois après « l’indiscipline » de Laurent Gbagbo, on peut le constater, la revanche de Sarkozy est bien retentissante, puisque le 14 juillet s’est déplacé de Paris à Abidjan avec un officiel français de la trempe d’un premier ministre.
Depuis qu’elle a réussi à imposer par la force des armes son agent à la tête de la Côte d’Ivoire, la France ne manque pas d’actes forts pour se comporter comme en territoire conquis. Le pays d’Houphouët Boigny qui a cinquante années d’indépendance derrière a revêtu son statut de DOM TOM (Département d’outre-mer, Territoire d’outre-mer). Le 21 mai, pendant que Alassane Ouattara faisait son investiture dans la capitale politique, Yamoussoukro, le Président français, lui, signait dans la capitale économique, Abidjan, des décrets  pour maintenir ses troupes en permanence sur les rivages de la lagune Ebrié.
Ce 14 juillet 2011, le premier ministre français et toute la crème d’hommes d’affaires ont décidé de le faire à Abidjan loin des majestueux défilés des Champs-Élysées. Au-delà de la conquête économique que cette visite revêt, la date elle est toute aussi  symbolique.  Si le 14 juillet, c’ est la fête nationale de la France, c’est aussi la célébration de la prise de la bastille. François Fillon est visiblement venu à Abidjan pour célébrer avec Alassane Ouattara la prise de la Côte d’Ivoire qui tentait de s’échapper de l’emprise française. Tous les efforts du Président Gbagbo pour faire de la Côte d’Ivoire un Etat souverain sont tombés à l’eau.

 Telediaspora.net

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