Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: août 2011

BENIN: Hier, Kadhafi et Boni Yayi

par richard

Le Bénin sans pudeur a reconnu le Conseil National de Transition, organe politique de la rébellion en Lybie.  Contrairement à la tradition béninoise de circonspection, la diplomatie béninoise, sans grande cohérence a refusé de s’abstenir et prend fait et cause pour la rébellion.  Pendant que l’Union Africain, un colosse au pied d’argile, pose des conditions de reconnaissance d’un organe politique rebelle peu respectueux des droits de l’Homme. En effet, quoi qu’on dise, Khadafi est un être humain. Lorsque des responsables de la rébellion mettent sa tête à prix, on tombe des nues et on s’interroge sur l’essence du nouveau pouvoir  qu’on vise à installer à Tipoli. Le Bénin qui se gargarise de terre des droits de l’Homme soutient un tel organe politique.  Qu’aurait pu faire le Bénin, est-on tenté de se demander ? Le Bénin n’a pas à s’agiter ou à s’aligner sur une position parce que l’Elysée le souhaite.  Le gouvernement malien, le meilleur actuellement en place en Afrique de l’Ouest, a joué la carte de la hauteur sans évoquer le nom du CNT. Et pour cause, le peuple malien est un grand peuple, reconnaissant des efforts d’hier d’un guide que le pouvoir certes, a usé. C’est une tradition purement africaine sinon malienne de se souvenir de l’aide apportée par le voisin. Parce que le voisin a été utile dans le passé, on s’en souvient et on en tient compte dans les prises de positions contre lui.

La diplomatie qui se respecte, c’est celle qui a un point de vue. C’est celle qui sait se rendre utile dans le dialogue futur de reconstruction de l’espace auquel elle appartient. Le Mali, tout en restant un pays francophone tient à se démarquer des injonctions de l’Elysée.  A juste titre quand Nicolas Sarkozy avec ses connaissances limitées sur l’Afrique avait osé dire des  « conneries », il n’y a que les Maliens, en l’occurrence l’épouse de Alpha Konaré pour lui relever les brettelles à travers un précis à son usage.  Ce fut un retentissant dans l’hexagone. Quel historien béninois peut-il avoir ce courage de répliquer au colon ? On le sent très bien. Il y a à regretter l’ancienne génération de dahoméens. Un ancien a eu à écrire,  « Afrique révoltée ». C’est fini l’époque du quartier latin.

C’est le temps du quartier crétin avec une diplomatie complexée menée par des illettrés politiques qui se sont emparé  des organes d’honneur et de décision.  Le sage d’Athènes nous enseigne : « Dans le doute, il faut s’abstenir ».

Hier, le guide libyen  a été utile pour le peuple béninois.  Les villas Cen-Sad, même si elles évoquent un cauchemar pour le contribuable béninois, elles sont le fruit de la coopération entre deux peuples qui croyaient en l’avenir de l’Afrique. Pour cela, la diplomatie béninoise aurait pu être modeste dans les mots, laconique dans le fond, et inquiète dans le ton.  La conférence nationale des forces vives de la nation n’a pas été convoquée sous le crépitement d’armes. Et pourtant, les  forces vives de la nation avaient bien des raisons  de prendre les armes contre un régime qualifié de  « militaro-marxiste ».

Si Kadhafi savait …si khadafi savait, il aurait pu investir dans le ciel que sur la terre africaine. Evidemment sauf au Mali. Les raisons qui militent en faveur du départ de Khadafi sont évidentes. Mais, le néo-colonialisme par les frappes aériennes est la preuve que l’Afrique est un continent condamné.  Ce qui en est cause, c’est la qualité des hommes qui dirigent l’Afrique.  A part l’Afrique du Sud et le Mali, il n’y a aucune fierté à se réclamer africain.

Hier, Kadhafi…

Herbert Houngibo, La Presse du Jour

Chávez, l’agression en Libye, l’OTAN et la vérité

Il est absolument évident que sans la guerre d’invasion aérienne déclenchée par l’OTAN, en plus de la livraison d’armes et de ressources aux rebelles, ceux-ci seraient battus depuis beaucoup de temps.

Par : Néstor Francia

Bien que nous ne sachions pas encore quelle est la situation réelle actuelle à Tripoli, dans le sens de jusqu’à quand ils pourront résister aux forces loyales à Gadafi, il n’y a pas de doute des progressions faites par les rebelles, duquel un clair signal est sa présence à Tripoli. En tout cas, quelques leçons laisse cette confrontation entre un pays et le pouvoir de l’empire et ses alliés. Parce que c’est la réalité.

Il est absolument évident que sans la guerre d’invasion aérienne détachée par l’OTAN, en plus de la livraison d’armes et de ressources aux rebelles, ceux-ci seraient battus depuis beaucoup de temps. Il ne s’agit pas donc d’une guerre civile, comme essaie d’imposer le tissu médiatique droitier d’occident, mais d’une guerre de rapine du type auquel l’impérialisme prédateur nous a habitués.

D’un autre côté, la canaille médiatique internationale a commencé à essayer de présenter la Libye comme un échec de Hugo Chávez, surtout en essayant d’établir la matrice dont le Président est resté isolé dans l’appui à Gadafi.

Dans un câble de l’agence AFP on dit que « Le président Hugo Chávez est resté seul avec sa condamnation à l’OTAN par son appui aux rebelles libyens qui traquent son ami Muamar Gadafi, et a insisté sur ce que l’objectif des États-Unis et ses alliés de l’Europe soit de s’emparer du pétrole du pays africain ». Pour appuyer cette affirmation, cette agence dirigée par la droite française se présente aux déclarations d’analystes droitiers vénézuéliens, comme Charles Romero, qui affirme, dans la référence au cas de la Libye et de sa relation avec la Venezuela, qui s’agit « d’un engagement qui a été tissé le long de ces mois, et qui laisse le gouvernement isolé du Venezuela, dans une position à une countreroute de la communauté internationale ».

Du côté de Chávez la vérité est. Hier le président a affirmé :  » Soyez fixée sur l’effronterie, le cynisme. C’est l’excuse pour intervenir et pour prendre un pays et ses richesses ». Mais de plus Chávez a été le premier à proposer au monde un plan de paix, ce qui a été la position dans un moment après d’autres facteurs, comme le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et c’était la position soutenue jusqu’à l’aujourd’hui par l’Union Africaine. Chávez a lancé sa proposition en février de cette année et peu après, le 19 mars, a commencé l’invasion aérienne de la Libye, l’agression servie d’entremetteur par le Conseil de Sûreté de l’ONU.

Mais la condamnation à l’OTAN a été partagée par multitude de secteurs progressistes et anti-impérialistes du monde. Hier, par exemple, s’est soulevé, au nom du gouvernement de l’Équateur, Raphaël Quintero, qui est Sous-secrétaire de Relations Extérieures pour l’Afrique, l’Asie et l’Océanie. Dans un communiqué officiel, le Fermier a exprimé le désir ardent de l’Équateur pour qu’il s’accomplisse avec les conventions internationales ; les droits de l’homme se respectent en Libye et Le contrôle du Gouvernement n’essaie pas de prendre cela comme modèle pour tout de suite contrôler d’autres pays … il doit être déterminé par le peuple(village) libyen et non par une alliance militaire qu’ une incursion avec des milliers de bombardements occidentaux pour le territoire pétrolier d’un pays a été réparti, dans la meilleure tradition coloniale. Cela est absolument inadmissible « et il a ajouté que, » les forces militaires étrangères doivent sortir de la Libye, puisqu’elles ont agi au détriment de la souveraineté de ce pays, irrespectueux même de l’opinion des organisations régionales de l’Afrique « .

En réalité, la « communauté internationale » est un autre des mythes créés par l’impérialisme pour l’utiliser comme instrument de son domaine. Elle n’a jamais existé une telle « communauté » depuis que la société humanise a été divisée en classes. Il y a toujours eu des empires, des invasions, des guerres, des rapines, des révoltes, des divisions et une confrontation d’intérêts. Dans l’actuel monde, le mythe de la « communauté internationale » est soutenu sur la base d’organismes au moins inoffensif et inclusivement, plusieurs fois, des outils des impériales politiques contre les peuples, comme mille fois l’Organisation critiquée des Nations Unies et de tous ses parapets odieux exclusifs comme le Conseil de Sûreté, qui est otage des grandes puissances impériales qui le colonisent, en mettant d’un côté à la majorité immense des pays du globe.

Il n’est pas, le savoir facile qui est en faveur plus dans les analyses de quelques académiciens droitiers de notre pays, si la canaillerie ou l’ignorance. C’est le cas d’Elsa Cardoso, qui affirme que « La thèse selon laquelle ce qui motive l’intervention en Libye est sa richesse pétrolière montre le cristal à travers duquel le président Chávez regarde au monde et le miroir très déformé duquel il voit la situation vénézuélienne. Il renforce son idée de ce qu’une grande conspiration existe contre son gouvernement ».

Cardoso veut présenter la politique de rapine des ressources naturelles du monde, appliquée par les États-Unis, comme une « thèse » et non comme une réalité évidente, qui est ce qui est, jusqu’au point dont le congressiste étranger du parti démocrate Ed Markey a déclaré à la chaîne MSNBC : « Bon, nous sommes en Libye à cause du pétrole ». De même, cette réaction définit la conspiration évidente contre notre Gouvernement ; ce qui est nommé le « coup continuel », comme une « idée » et non une certitude. Comme s’ils n’auraient pas existé le coup d’avril, le sabotage pétrolier, les guarimbas et, actuellement, les attaques contre les institutions, surtout contre la Force Armée.

Pour entendre un autre filon important qui étaie la politique agressive de l’empire, qui a sa manifestation principale actuelle au Moyen-Orient, il est nécessaire de s’insérer dans les intérêts qui se meuvent à l’intérieur de l’ensemble de facteurs qui conforment l’aparataje impérial. Dans ce sens, l’ex-analyste de la CIA, Ray McGovern, affirme que des hommes politiques généraux et des entrepreneurs de défense sont les bénéficiaires des guerres à l’Irak et à l’Afghanistan, et ajoute que le président Obama est un « prisonnier de ce complexe industriel militaire ».

Selon McGovern un groupe de personnes qui bénéficient des guerres des États-Unis sont les « généraux politiques qui savent qu’il n’y a pas de victoire militaire dans cette guerre et ceux qui affirment cela, mais plutôt ils mettent aux troupes à travers du broyeur de viande de la guerre … Les généraux obtiennent des médailles, des promotions, et cela est très bon aux généraux ».

L’autre groupe auquel on fait du bien des guerres des États-Unis, a exprimé McGovern, ce sont les entrepreneurs de défense : « Dans la dernière vérification, il y a tant d’entrepreneurs de défense en Afghanistan comme il y a des troupes de l’armée et cela est autour de cent mille ».

McGovern a dit qu’il n’y a pas de supervision sur ces mercenaires et de combien d’argent ils dépensent pour les guerres et a affirmé que le montant monte à 2 milliards de dollars par semaine. McGovern a conclu que le « président Obama agit comme le captif de ce complexe industriel militaire qui bénéficie de ces guerres ».

Mais il y a ceux qui vont encore plus là-bas et affirment qu’en réalité Obama n’est pas seul un otage, mais il a été substitué en pratique par ces groupes de pouvoir. C’est le cas de Norman Birnbaum, de professeur de l’Université de Georgetown, qui dans un long article très intéressant diplômé un « Coup d’État aux EU » affirme, entre d’autres choses :

« Ce qu’a subi la démocratie américaine a été un coup d’État caché. Ses auteurs occupent les plus hauts postes des affaires et des finances, ses domestiques loyaux dirigent les universités, les médias et la grande partie de la culture, et également monopolisent la connaissance professionnelle scientifique et technique … il y a une coïncidence substantielle entre qui ils ont donné son acquiescement au coup d’État et plusieurs qui prétendent au rechristianisation de la nation qu’ils croient que l’avortement et l’homosexualité sont des délits civils alors que les péchés religieux, qui répondent à l’immigration avec xénophobie.

« Ce sont les blancs, principalement au sud et à l’ouest, et dans les plus petites villes qui sont restées scandalisées par l’élection d’un président afro-américain et qui plusieurs de la fausseté se sont crues (et encore ils croient) sur sa personne, depuis sa naissance au Kenya jusqu’à son adhésion à l’islam …

Traduit de l’espagnol par Aymard

http://www.surysur.net/?q=node/17255

Le mystère de la suite 2806, jusqu’à preuve du contraire …

Qui disait déjà que nous vivons une époque étrange ? A cause notamment de l’emprise des médias, la planète bleue est devenue, non pas seulement un village, mais surtout une immense estrade. Avec des bateleurs plus ou moins doués qui surgissent de partout : du showbiz aux milieux de la finance internationale en passant par les hautes sphères politiques.

Ainsi, pendant plus de trois payes, une simple affaire de culbute (obtenue de gré ou de force) a dominé l’actualité à l’échelle mondiale, au point de reléguer au second plan le drame japonais de Fukushima avec sa centrale nucléaire fissurée et son tremblement de terre suivi de tsunami dévastateur.

Tout comme d’ailleurs, elle a ravi la vedette à la famine qui décime des enfants dans la corne de l’Afrique ou encore, récemment, à l’entrée triomphale des rebelles libyens à Tripoli, avec des chasseurs de l’Otan comme parapluie.

Il est vrai que l’histoire aurait pu inspirer un Charles Perrault, le champion des contes de fées, si ne n’est qu’en l’occurrence, loin du bois, la belle est plutôt tombée sur un boa qu’elle croyait dormant.

Finalement, après plusieurs coups de théâtre où l’on a vu, tour à tour, le puissant DSK et la belle Nafissatou passer, aux yeux des tabloïds américains, du statut de chaperon rouge à celui de loup (ou de louve), le procureur Cyrus Vance a décidé de tirer le rideau, d’arrêter le cirque, de mettre ainsi un terme au massacre médiatique qui, après le Français, se focalisait finalement sur la femme de chambre guinéenne. Tout au moins en ce qui concerne la procédure pénale. Mais, si au retentissement du gong final il est aisé de dénombrer les perdants, on a en revanche du mal à désigner le vainqueur.

Le mari d’Anne Saint-Claire, ancienne animatrice vedette de l’émission 7/7 sur France 2,(vedette de l’emission 7/7 sur TF1 correction d’un auditeur) est certes assuré de ne pas retourner au terrible pénitencier de Rikers Island, mais on ne peut pas pour autant dire que son sort soit enviable. Il a dû abandonner la tête du Fonds monétaire international –FMI-, avant de perdre toute chance de s’aligner sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle, alors que les sondages le désignaient comme le futur remplaçant de Sarkozy.

Pis, il pourrait bien se retrouver à nouveau devant un prétoire, cette fois dans son pays, si la plainte pour tentative de viol de la journaliste Tristane Banon prospérait. Mais ce qui va le poursuivre
comme l’œil de Caïn, c’est certainement le fardeau de cette image d’une belle carrière finalement gâchée par ce qui n’était depuis longtemps qu’un secret de polichinelle : un faible irrépressible pour… le sexe faible !

En tout cas, il ne lui sera pas facile d’effacer des esprits une image diffusée sur toutes les télévisions du monde. Celle d’un homme menotté, l’air accablé, encadré par deux volumineux cops newyorkais, et surtout ce terrible regard de forçat qui aurait pu inspirer le réalisateur d’un film sur un Jean Valjean dans les galères.

Mince consolation pour lui, il n’est pas le seul à laisser des plumes dans un feuilleton judiciaire au goût d’inachevé qui ressemble finalement à une affaire de losers. Nafissatou Diallo y a perdu son honneur (et peut-être ses illusions pécuniaires), après avoir été au moins une fois ‘’violée’’ (verbalement), devant une meute de journalistes, par son propre avocat !

Apparemment, Kenneth Thomson qui ne sort pas grandi de l’affaire est plus doué pour les descriptions anatomiques que pour déjouer les traquenards de ses adversaires. Idem pour le procureur Cyrus Vance qui, après maints atermoiements, a plutôt donné l’image de quelqu’un qui est plus préoccupé par son éventuelle réélection que par la recherche de la vérité. En pensant blanchir DSK, il a ôté à ce dernier l’opportunité de dissiper, une fois pour toutes, les soupçons qui pèsent encore contre lui.

Et que dire des organisations féministes qui redoutent, le plus logiquement du monde, que la mésaventure de Nafissatou ne pousse à l’avenir les victimes de viols à la fermer. Surtout quand le satyre appartient au cercle des grands de ce monde. Peut-être que les moins à plaindre sont les avocats de l’ex directeur du FMI qui vont s’en mettre plein les poches et, dans une moindre mesure, la résignée Anne Saint-Claire qui, à force d’être trompée, est comme immunisée contre les escapades de son étalon de mari.

Contrairement au ‘’mystère de la chambre jaune’’ sorti de l’imagination de Gaston Leroux, il n’y aura certainement pas de Rouletabille pour nous édifier sur le mystère de la suite 2806.
Jusqu’à preuve du contraire …

Abdoulaye Top Sylla, Chroniqueur à Aminata.com

Un traître de plus, le gouvernement de Boni Yayi dit reconnaître la légitimité du CNT libyen

Suites aux débats qui se sont déroulés le 26 aout 2011 dernier à Addis-Abeba au cours de la 291ème session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et alors que, l’Union Africaine dénie au CNT toute reconnaissance, le gouvernement du Bénin à travers ce communiqué qui va à l’encontre de celui de l’Union Africaine, reconnait la légitimé du Conseil national de transition (Cnt) dans la situation de guerre qui prévaut en Libye.

Lire l’intégralité du communiqué

Depuis l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation, le Bénin s’est résolument engagé dans la voie de la démocratie consacrée par la Constitution du 11 décembre 1990. Face à la crise libyenne, Bénin, fidèle à ses engagements internationaux, a suivi avec attention l’approche adoptée par l’Union africaine dont le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement réuni à Malabo a adopté à l’unanimité une feuille de route de sortie de crise. Cette feuille de route n’étant pas acceptée par toutes les parties prenantes à la crise libyenne, le Bénin, à l’instar des autres pays de l’Union africaine, a continué d’observer et de suivre, avec la plus grande attention, l’évolution de la situation sur le terrain.

Au regard de la situation actuelle, et prenant en compte les débats qui se sont déroulés ce jour 26 août 2011 à Addis-Abeba, au cours de la 291ème session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine dont le Bénin est membre ; le gouvernement, se fondant sur les principes fondamentaux de la Constitution du 11 décembre 1990, qui promeuvent les valeurs de démocratie, de liberté, de justice et de paix :

1. fait siennes les décisions dudit Conseil sur la situation politique et sécuritaire qui prévaut en ce moment en Lybie ;

2. prend acte de la situation de fait marquée par l’entrée à Tripoli du Conseil national de transition (Cnt) ;

3. prend également acte de l’engagement des dirigeants du Conseil national de transition (Cnt) de doter, dans les meilleurs délais, la Libye d’institutions démocratiques.

Eu égard à ce qui précède, le Bénin a décidé de reconnaître le Conseil national de transition (Cnt) comme la seule Autorité qui représente le peuple libyen.

A ce titre, le Bénin est disposé à œuvrer aux côtés du Conseil national de transition (Cnt), dans le cadre de l’Union africaine, à la recherche de solutions pacifiques à la crise actuelle ainsi qu’à la promotion de toutes initiatives visant la reconstruction de la Libye et la réconciliation du peuple libyen.

Le Bénin exhorte le Conseil national de transition (Cnt) à tenir ses engagements vis-à-vis du peuple libyen en lui garantissant les conditions les meilleures d’expression des libertés fondamentales dans la paix, la sécurité, la meilleure gouvernance, l’intégrité territorial, l’indépendance et la souveraineté de la Libye.

Fait à Cotonou, le 26 août 2011,

Le Gouvernement

Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…

Peu à peu se confirme l’horrible vérité. Que signalaient depuis avril – mais en vain – diverses missions internationales d’enquête : les troupes de choc des « rebelles démocrates » n’ont cessé de commettre des atrocités, des viols barbares, des pillages, des lynchages racistes et des crimes de guerre. Quand ils ne se tuent pas entre eux.

Nous recevons de nombreux témoignages de là-bas : ce n’est pas la liberté qu’ils font régner à Tripoli, c’est la terreur. Ce ne sont pas eux qui ont tué les forces de défense libyenne, ce sont les armes sophistiquées de l’Otan. Les pays les plus puissants de la Terre écrasent la petite armée d’un pays de cinq millions, après avoir privé la population d’eau, de nourriture et d’électricité et ils appellent ça une « libération ».

Le dernier exploit des « rebelles » racistes a consisté à menotter des dizaines de civils noirs, à les torturer et à les exécuter. Nous avons montré les images. Bien sûr, on va les présenter comme des « mercenaires de Kadhafi », mais c’est entièrement faux, nous avions parlé récemment avec ces personnes qui ont été massacrées, vous avez pu voir les images sur michelcollon.info et vous pouvez lire bientôt l’interview que nous avions réalisée.

La « gestion des mauvaises nouvelles »

Alors, aujourd’hui et dans les jours qui viennent comment l’Otan et ses agents de désinformation vont-ils s’y prendre pour neutraliser l’effet de ces révélations ? Comment vont-ils « travailler » l’opinion pour l’anesthésier ? C’est simple, nous avons déjà étudié ces méthodes du Pentagone pour « gérer les mauvaises nouvelles » dans notre livre « Attention, médias ! » (1991). Elles avaient en effet été révélées par le colonel de l’US Air Force Darryl Henderson.

Le premier jour, on va temporiser. Dire qu’on ne sait pas quel camp a commis cet acte, qu’on va vérifier. En fait, on le sait très bien, mais ça permet de semer la confusion et de gagner du temps.

Le deuxième jour, on reconnaîtra que ce sont bien des rebelles qui l’ont fait, mais avec beaucoup de flou et on prétendra « qu’une enquête est en cours ». On gagne encore du temps. En même temps, pour faire diversion, on présentera un « massacre » attribué à Kadhafi. Ce sera démenti par la suite, mais le démenti viendra trop tard, sera discret et l’effet voulu aura été produit. Ca s’appelle noyer le poisson.

Le troisième jour, on annoncera qu’une procédure est en cours pour retrouver et punir les coupables, bien évidemment cette procédure prendra du temps.

« Gérer les mauvaises nouvelles », c’est gagner du temps, semer la confusion, noyer le poisson et faire diversion.

Après, il faut se poser une question : les Etats-Unis qui se sont alliés à la section libyenne d’al-Qaida, sont-ils vraiment surpris et embarrassés par ces atrocités ? Ou bien le chaos et les prochains affrontements entre rebelles leur seront-ils « utiles » pour imposer leur présence ? En « travaillant » l’opinion, on peut tout faire passer…

Légitimation du massacre par Le Figaro :

Dans le livre de poche Libye, Otan et médiamensonges, Michel Collon analyse toute la désinformation qui a préparé et accompagné cette guerre : « Bombardements sur la population », « mercenaires », « viols au Viagra », « rivières de sang »,« défections massives », « guerre humanitaire » ou guerre économique, rivalités Paris – Rome – Washington, rôle des services secrets occidentaux, qui a refusé de négocier, qui compose vraiment le CNT, alliance de l’Otan avec al-Qaida, rôle des tribus, rôle des médias, agences de com et campagnes de diabolisation, comment Al-Jazeera a trahi son public…

Sortie le 8 septembre.

Michel Collon

L’Union Africaine passe à l’hypocrisie !

Voilà pourquoi nous sommes faibles, chétifs, nauséabonds dans notre propre corps, dangereux, inhumains, traîtres, bêtes…Mir fällt die Wörter, excusez-moi chers lecteurs si je vire dans une autre langue, faute d’avoir aussi été incapable de proposer une langue propre à mon continent, à mon pays. Je suis groggy, estomaqué, impuissant et fatigué. Les mots me manquent pour vous décrire ce conglomérat de voyous, de prédateurs, de voleurs, de pédophiles, de maudits, et de mal éduqués appelé présidents africains. Des pères de famille qui ne sont pas à proposer à aucun continent sur la planète terre. L’Union Africaine, c’est une peste, un cholera bien mieux un cancer.

Enfin l’Union Africaine, c’est le mal qui va ramener le continent à l’époque des chaînes.

Il paraît même que les « maîtres blancs  »auraient déjà fabriqués et à gogo. C’est l’utilisation de ces chaînes qui manque encore à l’appel. Pour la seule année 2011, c’est deux fils du continent qui sont passé à la trappe des Trappeurs Occidentaux. Le confrère Rue 89 s’égosille, jubile, exulte et titre : « Un parfum de recolonisation entre la France et l’Italie ».  Selon les mots du nouveau patron du CNT auto-proclamé par l’Occident, la tête de Mouammar Kadhafi a déjà un prix et vaut 1, 7 millions de dollars.  Le stratège de guerre chinois Sun-Tzu est on ne peut plus clair et explique comment un rat bien mieux un traître peut du jour au lendemain devenir brave: « Dans l’art de la guerre, il n’existe pas de règles fixes. Lorsque les troupes parviennent à se placer dans une situation favorable, les lâches deviennent braves ; que la situation est désespérée et les braves deviennent des lâches ».

Comment hier en Côte d’Ivoire, nous avions vu des chefs de guerre qui ne s’étaient plus lavés pendant des mois venir avec des gueules puantes et bousculer un chef d’Etat d’un pays qui veut qu’on le respecte encore…

L’Union Européenne parle d’une voix. L’UA parle avec 54 voix

Pour nous embastiller et mettre tout le continent africain dans une cellule de prison, ils viennent [Ndlr, les Occidentaux] comme un seul homme, parlent comme un seul homme et sanctionnent comme un seul homme. Nous, nous parlons pour notre compte personnel alors que nous ne sommes mêmes pas encore au stade d’un Etat pour parler de Nation. Et vous voulez que « l’homme Blanc » nous respecte. Et vous voulez que nous rentrions aussi dans la ligue des pays respectables. L’américain noir Farakhan  a beau se provoquer des ulcères en expliquant que, « Tant que l’Afrique ne se lèvera pas debout comme un seul corps, personne ne respectera l’homme Noir », c’est peine perdue ! A peine fini son discours, et revoilà les cancres qui nous dirigent dans leur jeu favori. Il est question de parler de la Libye depuis hier à Addis-Abeba. Et comme on s’y attendait, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, le Mali, le Rwanda, la Gambie sont déjà passés remettre les clés qui serviront à noyauter le guide libyen. Comme toujours, l’UA a encore appuyé sur sa gâchette puante d’hypocrisie. C’est un peu comme  à la conférence que Hitler, encore au sommet de sa gloire convoque à Munich. Les pays qui constituent les Alliées arrivent mais chacun avec dans sa gibecière une paix et au nom de son pays, histoire de ne pas avoir la fureur et les bombes du « Führer » sur la tête. On croyait ce model démodé, dépassé. Euh ! Les africains sont à ce stade et l’ambassadeur de Libye  à l’UA,  Ali Awdian l’a bien compris, se moque et rit gauloisement ce bal des hypocrites : « Ils reconnaissent que le régime de Kadhafi est terminé. Ils ne l’ont pas mentionné aujourd’hui car ils savent qu’il est terminé ».

Les  Africains commencent par réfléchir sur la faisabilité de laisser les « blancs » pousser sa peuplade dans la mer avec leurs bateaux et prendre définitivement le continent. Ce pourrait être une solution pour une race qui ne comprend que le langage du fouet, de la bêtise, de la traîtrise  et refuse de rentrer dans la civilisation. Le rideau de fer dont parlait Winston Churchill qui serait tombé sur le continent n’existe nullement. Le vieux et premier ministre anglais voulait nous signifier que ce sont des fils et filles noirs qui constituaient ce rideau. Et depuis l’humiliation du président Laurent Gbagbo par la France avec l’aide des Africains, personne ne se fait plus de doute l’a dessus. Personne !

Camus Ali Lynx.info

Message de Solidarité des Groupes de Résistance allemands au Grand et Socialiste Peuple Arabe libyen de la Jamahiriya

Message de Solidarité

Un message de Solidarité des Groupes de Résistance allemands au Grand et Socialiste Peuple Arabe libyen de la Jamahiriya

L’agression impérialiste de l’OTAN contre la Libye se manifeste de nos jours au monde entier comme une guerre qui aspire à détruire la souveraineté de Libye et l’économie libyenne. L’OTAN veut remplacer le gouvernement légitime de la Libye par des marionnettes Occidentales et veut que des sociétés étrangères volent la richesse de la Libye.

Après des mois d’agression contre la Libye par l’OTAN et les rebelles MENÉS PAR l’OTAN, l’OTAN a maintenant mis au point un plan qui doit apporter « la victoire » rapide. Par l’air et avec la terreur contre les civils libyens ils veulent garantir une avance rapide des rebelles.

Maintenant que l’armée libyenne se bat sous la commande du Grand Leader Muammar Al Kadhafi dans les rues de Tripoli, l’OTAN envoie des forces spéciales de la France, la Grande-Bretagne, la Jordanie et le Qatar au territoire de la Libye pour soutenir les rebelles sur le terrain.

Nous, populations allemandes provenant de diverses horizons et de conditions sociales diverses, sommes debout dans la Solidarité avec les Partisans Révolutionnaires libyens contre l’OTAN. Vive la Résistance contre les Occupants, Libère vive la Libye Verte.

Nous exigeons une halte immédiate à l’agression de L’OTAN et recommandons vivement à l’OTAN d’arrêter de bombarder la Libye. Nous disons NON à toute participation allemande dans cette guerre de terreur.

Nous sommes les allemands qui ont tenu des positions officielles pendant le temps de la République démocratique allemande (la GDR) (RDA), nous sommes des anti-impérialistes et nous sommes amis du peuple libyen. Nous voulons nous engager avec eux dans leur combat contre l’agression de L’OTAN et leur déclarer notre fidélité.

À bas les mercenaires et les envahisseurs qui terrorisent la Libye – le combat continuera jusqu’à ce que tous soient battus!

Solidarité et Salutations Amicales de :

Docteur Angelika et docteur Wolfgang Bator, les anciens Ambassadeurs de la GDR(RDA) à Tripoli jusqu’à 1989.

Helmut Müller, ancien membre du Comité Central du SED [Parti(Fête) de Socialiste allemand Unity] et deuxième Secrétaire de la direction (du leadership) de quartier SED de Berlin

Michael Koth, Plate-forme d’Anti-impérialiste – Administration de Quartier Berlin

Groupes de Résistance allemands

Traduit de l’anglais par Aymard

https://libyensoli.wordpress.com/2011/08/25/address-solidarity-to-libya/

Lettre ouverte de 200 intellectuels africains contre l’Otan

Un groupe de « Concerned Africans » (« Africains concernés ») a écrit une lettre ouverte critiquant les attaques militaires de l’OTAN contre la Libye, disant que l’Afrique court le risque d’être re-colonisé.

« L’OTAN a violé le droit international … ils avaient un changement de régime à l’ordre du jour », a déclaré l’un des signataires, Chris Landsberg, chef du département de science politique de l’université de Johannesburg.

« La recolonisation de l’Afrique est devenu une menace réelle », a-t-il déclaré à Johannesburg.

La lettre est signée par plus de 200 importantes personnalités africaines, dont Jesse Duarte membre exécutif de l’ANC, Willie Esterhuyse analyste politique de l’Université de Stellenbosch, l’ancien ministre du Renseignement Ronnie Kasrils, l’avocat Christine Qunta, l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères Aziz Pahad, l’ancien ministre la présidence Essop Pahad, Sam Moyo de l’Institut africain d’études agraires, Mukoni Ratshitanga, l’ancien porte-parole du président Thabo Mbeki, le poète Wally Serote.

« Il est très difficile pour nous de voir une quelconque paix en Libye », a déclaré Serote, qui s’est également adressé aux médias.

« Le problème a maintenant été exacerbée … à la fin l’Union africaine aura encore à entrer en jeu ».

Selon lui, même si la critique que l’UA était une organisation faible était exacte, alors les Africains devaient trouver un moyen de soutenir l’organisation.

[…] La lettre dit : « Contrairement aux dispositions de la Charte des Nations unies, le Conseil de Sécurité a autorisé et a permis la destruction et l’anarchie qui s’est abattue sur le peuple libyen. A la fin de tout cela, de nombreux Libyens auront été tués et de nombreux Libyens auront été mutilés (et) beaucoup d’infrastructures auront été détruites. »

Le Conseil de sécurité n’avait pas produit de preuve démontrant que son autorisation de l’usage de la force était une réponse appropriée à la situation en Libye.

« Ainsi, ils (le Conseil de sécurité) se sont ouvertement donné pleins pouvoirs pour poursuivre l’objectif de « changement de régime », et donc pour l’utilisation de la force et de tous les autres moyens pour renverser le gouvernement de Libye, lesquels objectifs sont complètement en contradiction avec les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU », dit cette lettre qui a également été soutenue par le Congrès des syndicats sud-africains, la Parti communiste d’Afrique du Sud, et le Réseau d’examen des médias (? « Media Review Network »).

Le Conseil de sécurité a également « répudié la règle du droit international » en ignorant le rôle des institutions régionales légitimes dans la résolution du conflit.

Landsberg déclare que la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis « continuent à agir comme des Etats voyous ».

« Un voyou est un Etat dévoyé qui ne respecte pas les lois … la tragédie, c’est qu’ils ne sont pas susceptibles d’être accusés devant la Cour Pénale Internationale. »

Le président Jacob Zuma a déclaré au début de cette semaine que les nations puissantes avait abusé de la résolution de l’ONU « pour des intérêts autres que protéger les civils et d’aider le peuple libyen ».

Source : IOL

Chávez désapprouve le montage sur la prise de la Place Verte de Tripoli

Le président de la République bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez, a critiqué ce samedi le montage réalisé au Qatar sur la prise de la Place emblématique Verte à Tripoli, la capitale libyenne, de la part des combattants du Conseil National de la Transition (CNT).

« Vous voyez comment la capacité de manipulation médiatique a été disséminée dans ce monde », a fait remarquer l’intervenant en référence à la dénonciation de la chaîne Russia Today contre les canaux arabes Al Jazeera et Al Arabiya pour avoir manipulé les images qui ont favorisé la reconnaissance du CNT comme nouveau gouvernement en Libye.

Chávez a déclaré lors du Conseil des Ministres que, l’assaut et la prise de la Place Verte ont été un montage fait au Qatar, où les acteurs professionnels ont participé ». « Ils ont monté au Qatar la Place Verte et l’ont prise, et cela a été ce qu’ils ont répandu au monde, pour cela prenons avec attention ce qu’ils disent les médias« , a t-il ajouté.

Actuellement les versions croissent sur la manipulation de ce qui arrive en Libye, où l’occident tire sur une guerre depuis six mois. « Ce mensonge a trompé les troupes du leader libyen, Muammar Gaddafi qui font partie de l’armée de mer, de plus ils ont remonté le moral des Rebelles et plus de 11 pays ont reconnu le CNT. Tous ces avantages sont le résultat de ces mensonges qui ont été travaillés et transportés d’une manière intelligente pour tromper les partisans de Muammar Gaddafi », a reconnu le leader du CNT, Mustafá Abdeljalil.

La chaîne Russia Today a dénoncé Al Jazeera et Al Arabiya, pour ces manipulations d’images qui ont favorisé la reconnaissance du CNT comme nouveau gouvernement de la nation nord-africaine. Conformément à la chaîne russe, les images des manifestations capturées, supposément, par des journalistes dans la Place Verte, ont été gravées des jours d’avance pour capter la sympathie de l’occident.

Dans les images on peut observer que beaucoup de détails ne coïncident pas avec la réalité de l’infrastructure. Dans le simulacre, aux éditeurs, ils ont oublié de placer les palmiers dans la – supposée – Place Verte. De plus, ils manquent, les ornements du décor et encore beaucoup de détails.

Entretemps, le porte-parole du Comité de solidarité des peuples de la Syrie et la Libye, Marat Musin, a soutenu que « nous avons su qu’avait été préparée une copie de la Place Verte de Tripoli, ils ont commercé avec des acteurs professionnels », a t’il a indiqué.

Il a rappelé que « Omar Jali a bien interprété le rôle du fils de Mouammar Gaddafi, Seif à l’Islam, le monde a vu comment les adversaires arrêtent le fils du colonel », mais les prises ont semblé fausses. Russia Today a réitéré que la création, de la part des agences internationales, d’une situation de déstabilisation en Libye a permis que le CNT fût reconnu par 11 nations et a facilité que les ambassades libyennes se joignent à la cause rebelle.

teleSUR/yi – FC

Traduit de l’espagnol par Aymard

http://www.telesurtv.net/secciones/noticias/97017-NN/chavez-rechaza-montaje-sobre-la-toma-de-la-plaza-verde-de-tripoli/

Georges Malbrunot : la voix de ses nombreux maîtres

Georges Malbrunot, le journaliste du Figaro qui participait au voyage de presse organisé le 22 août par des milieux proches du régime, a rendu un premier article à ses employeurs. Intitulé « Les opposants syriens saluent la chute de Kadhafi », et publié sur le site du quotidien atlanto-sarkozyste, il reflète à merveille le profil intellectuel de son auteur, tout de bien-pensance sournoise et falsificatrice, qu’avait d’ailleurs pu apprécier sur place la délégation restreinte d’Infosyrie.

Si ça marche en Libye…

Comme le titre le laisse penser, Malbrunot essaie, en quelque sorte, de relancer par l’« exemple » libyen la contestation syrienne, une contestation qui, assure-t-il avec une mauvaise foi qui force presque l’admiration, « ne donne aucun signe d’essoufflement » ! Quand on a en mémoire un autre article, très récent, du même Malbrunot, où celui-ci constate, pour le déplorer, qu’il n’y a pas le moindre signe de contestation à Damas (voir notre article « La révolte invisible à Damas« , mis en ligne le 22 août), quand on sait que ce M. Figaro n’a pas vu non plus d’opposants – pas même la trentaine qui ont manifesté sous ses yeux – à Hama « bastion de la révolte », on se demande s’il ne tire pas ses analyses d’une séance d’hypnose atlantiste.

De fait, Georges Malbrunot ne parle pas de Hama dans son article, où de toute façon il n’a pas vu les « 500 000 manifestants anti-Bachar » naguère chantés par les désinformateurs de l’OSDH.

Non, il, préfère consoler ses lecteurs et employeurs de la lenteur des événements en Syrie avec l’accélération de l’histoire en Libye – encore que cette histoire semble déjà subir une légère décélération, mais passons.

Hélas, le journaliste le reconnaît assez vite lui-même, comparaison n’est pas raison, et Bachar n’est pas Kadhafi : « Les protestataires reconnaissent que le régime d’al-Assad tient le coup face à la rue » reconnaît lui-même Malbrunot. Et c’est vrai qu’en dépit de ce qu’il affirme au début de son papier, la « rue » syrienne tend à se vider d’opposants, ces dernières semaines, en dépit des encouragements incessants des très nombreux Malbrunot du P.J.F. (Paysage journalistique français).

Comme nous l’écrivions voici quelques jours, même les chiffres fournis par les cyber-propagandistes de l’opposition sont revus à la baisse : la plus grosse manif du vendredi 19 août aurait regroupé selon l’OSDH 20 000 personnes à Hama, estimation qu’il est très raisonnable de diviser par au moins deux, compte-tenu des traditions de « lyrisme révolutionnaire » des correspondants locaux de Rami Abdel Rahmane (voir notre article « Un vendredi très attendu », mis en ligne le 22 août). On verra ce qu’il en est vendredi 26, mais il est sûr et certain que la contestation n’est vraiment plus à son zénith.

Plaidoyer pour la guerre

Du coup, dans la deuxième partie de son article, Georges Malbrunot développe l’idée, en se cachant à moitié derrière les déclarations d’opposants vraiment de moins en moins syriens, que la solution pourrait être, malgré tout, une intervention de l’OTAN dans le goût libyen justement. Oh certes, les chancelleries occidentales y sont, en principe, hostiles, tout comme la Turquie, et même, le reconnaît à grand regret M. Figaro, les opposants syriens exilés qui « ne veulent pas apparaître comme les leaders irakiens portés au pouvoir par les chars américains en 2003 à Bagdad ».

Heureusement, indique Malbrunot, les « révolutionnaires de l’intérieur » n’ont pas ces pudeurs de jeune fille. Et de citer le jeune Ali de Deir Ezzor pour qui « le départ de Kadhafi montre que la solution militaire extérieure n’est pas forcément mauvaise ».

Et Ali, confessé amicalement par Malbrunot, de regretter que les émeutiers de Deir et d’ailleurs n’aient pas bénéficié de la couverture aérienne otanesque qui a déjà fait « merveille » en Libye. Et histoire de créer un mouvement d’opinion, l’homme du Figaro met dans la bouche de « nombreux Damascènes » (ha, finalement il en a trouvé ?) cette constatation angoissée : « Seuls on ne pourra pas le (Bachar) faire tomber ». Eh non !

Disons-le tout net, avec cet article, M. Georges Malbrunot passe du registre de la désinformation à celui de la propagande belliciste. Ce faisant, il renoue avec la grande tradition illustrée par ses aînés du Figaro et d’ailleurs, qui ont puissamment contribué, en relayant servilement les mensonges du Pentagone et de l’OTAN, à plonger l’Irak dans deux guerres et un blocus dévastateurs, et à faire bombarder pour la première fois depuis 1945 une nation européenne – la Serbie.

On ne sait pas si ce petit chef d’œuvre de journalisme de combat aura le même effet, mais on peut dire que son auteur a d’ores et déjà mérité la confiance de ses employeurs, soit, par ordre croissant d’importance et d’abjection, le groupe Dassault(1), le pouvoir sarkozyste, l’OTAN et le Département d’Etat américain.

(1) Et puisqu’on parle du groupe Dassault, il n’est pas indifférent de savoir qu’il vient de remporter, grâce à une intervention directe de Nicolas Sarkozy – qui a passé outre l’avis négatif unanime des plus hautes autorités militaires françaises -, un marché portant sur le remplacement du parc de drones de l’Armée de l’Air, son drone a lui ayant été développé en coopération avec la société Israel Aerospace Industries – au point qu’on parle de « drone israélien ». Ce coup de pouce de Sarkozy a ainsi permis à Dassault d’être préféré au groupe européen EADS et même aux Américains de General Atomics, qui avaient pourtant la faveur des militaires français. Voilà qui permet de remettre en perspective la qualité de l’ »information » que Le Figaro et ses petites mains fournissent sur la Syrie. Un quotidien plus que jamais voué à être la Pravda du sarkozysme, notamment en ce qui concerne la politique étrangère, du fait de ses liens incestueux avec l’Elysée, un grand groupe privé et les accointances de l’un et de l’autre avec l’Etat d’Israël.

Source : infosyrie.fr