Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

BENIN : Discours de Boni Yayi à l’occasion de la célébration du 51ème anniversaire de l’indépendance du Bénin, 1er Août 2011

Béninoises, Béninois, Mes Chers compatriotes,

La commémoration de notre fête nationale est toujours une occasion de joie, de légitime fierté et de communion avec notre vaillant peuple. C’est animé de ces sentiments que je m’adresse à vous pour vous souhaiter une bonne fête de l’indépendance.

1er août 1960 – 1er août 2011, voici cinquante-et-un ans que notre cher pays a accédé à la souveraineté internationale. Je saisis cette opportunité pour saluer respectueusement la mémoire des Pères de l’indépendance de notre Nation.

En ces moments d’allégresse, j’ai une pieuse pensée pour tous les illustres serviteurs de notre Patrie qui ont rejoint la maison du Père Créateur. La meilleure manière pour nous de nous souvenir d’eux est de rendre impérissables les modèles et les valeurs qu’ils avaient incarnés.

J’adresse mes affectueuses salutations à nos compatriotes dont l’état de santé s’est dégradé, les obligeant à garder les lits d’hôpitaux. Je leur souhaite un prompt rétablissement.

A nos compatriotes de l’extérieur dont les pensées convergent en ce moment vers la Patrie commune, je leur dis également bonne fête et leur demande d’être toujours de dignes représentants de notre pays à l’extérieur.

Béninoises, Béninois, Mes chers compatriotes,

La fête de l’indépendance cette année intervient dans un contexte marqué par d’importants évènements que notre peuple a vécus et continuera de vivre tout au long de cette année.

Le peuple béninois a en effet surpris l’opinion internationale par son comportement digne et exemplaire à l’occasion des scrutins présidentiel et législatif de mars et avril 2011.

Grâce à la contribution de tous, la raison l’a emporté sur la passion, ce qui démontre une fois encore combien est grand et élogieux le génie béninois.

Dieu Tout Puissant nous a épargné de l’intolérance et de la violence qui auraient pu mettre en péril la marche courageuse de notre nation vers le progrès et la modernité. En votre nom à tous, je voudrais rendre grâce au Père de l’humanité, Créateur du ciel et de la terre pour ses multiples bienfaits et ses bénédictions dont Il ne cesse de combler le peuple béninois.

Mes chers compatriotes,

C’est l’occasion pour moi de témoigner ma gratitude à l’endroit de tous les cultes et confessions religieuses qui, par leurs prières et jeûnes, ont supplié le ciel pour que la paix règne dans notre cher et beau pays. Je les exhorte à continuer avec la même ferveur à prier pour la paix, cette paix qui nourrit incontestablement le développement.

Le peuple béninois tout entier aura encore l’occasion en novembre 2011 de célébrer la paix avec l’arrivée du Saint-Père à qui nous souhaitons d’ores et déjà la chaleureuse bienvenue sur la terre hospitalière du Bénin.

Très chers compatriotes,

Qu’il vous souvienne qu’au lendemain de la célébration du cinquantenaire de notre indépendance et pour marquer d’une pierre indélébile cet anniversaire important, il a été organisé à Cotonou en novembre 2010, un symposium sur le cinquantenaire des indépendances africaines. Un manifeste a été élaboré et internalisé par l’Union Africaine lors du dernier sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Malabo en Guinée Equatoriale au cours du mois de juillet 2011.

Avec les actes du symposium, la ligne pour les cinquante prochaines années de notre combat quotidien contre la pauvreté et la misère est tracée. Aussi faudrait-il le souligner, les grandes conclusions de ce symposium sont en parfaite cohérence avec les perspectives de Bénin Alafia 2025, les Objectifs du Millénaire pour le Développement et les aspirations des Etats africains.

Nous pouvons donc être fiers de la qualité de cette contribution de notre pays pour la renaissance de l’Afrique.

Béninoises, Béninois,

La fête de l’indépendance réveille en nous le souvenir de notre intelligentsia et le respect que nous devons à nos dirigeants qui ont marqué l’histoire de notre République à l’occasion des fonctions suprêmes qu’ils ont exercées à la tête de notre Etat.

Aux Présidents Emile Derlin ZINSOU, Mathieu KEREKOU et Nicéphore Dieudonné SOGLO, je rends un hommage bien mérité au nom de la Nation béninoise et prie Dieu Tout-Puissant qu’il leur donne une robuste santé afin que nous continuions de profiter de leurs sages conseils et de leurs riches expériences.

Je salue également d’autres acteurs de l’histoire de l’indépendance de notre pays que sont les anciens combattants qui ont honoré par leur engagement et leur courage la nation béninoise pendant qu’ils servaient sous les drapeaux. Leurs successeurs qui constituent notre armée aujourd’hui font la fierté de notre pays aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger notamment, à l’occasion des missions auxquelles ils prennent part sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies.

C’est pourquoi, j’adresse mes vives félicitations à toutes les composantes de nos forces de défense et de sécurité pour l’engagement qu’elles ont pris d’être une Armée républicaine depuis l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990.

J’exprime ma profonde gratitude à nos partenaires au développement pour leur précieux concours aux efforts de construction de notre nation et de renforcement de sa démocratie. Je voudrais savoir pouvoir compter sur leur constante sollicitude pour consolider les bases d’un Etat prospère qui offre aux populations les conditions d’une vie meilleure.

Mes chers compatriotes,

La construction de notre pays après cinquante-et-un ans d’indépendance nous interpelle tant il reste à faire, car l’édification d’une nation est une œuvre de longue haleine ce qui nécessite de nous beaucoup d’engagement, de détermination, d’ardeur au travail et de sacrifice.

Ainsi que je l’ai évoqué en d’autres circonstances, après la célébration du cinquantenaire de notre indépendance l’année dernière dans notre capitale politique Porto-Novo, nous sommes plus que jamais conscients et convaincus qu’à cet âge de maturité nous devons tourner une nouvelle page de notre marche vers l’édification d’une nation unie, paisible, libre, démocratique, mieux gouvernée et prospère.

De même, l’heure est maintenant venue de faire du prochain demi-siècle, une ère de renouveau économique.

Pour y parvenir, mon gouvernement s’est engagé dans des réformes structurelles notamment au port de Cotonou avec le renforcement de ses capacités à travers le Millénium Challenge Account, fruit de notre coopération avec les Etats-Unis d’Amérique. Il en est également de la mise en place du guichet unique, le Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération (PVI) c’est-à-dire l’acquisition d’un scanner, le tracking des véhicules en partance vers les parkings et les pays de l’hinterland etc.

L’objectif visé est de renforcer la transparence et la sécurisation des transactions ainsi que la compétitivité de notre outil portuaire dédié à être un pôle de services sous-régional. C’est avec bonheur que nous notons une amélioration des transactions avec nos partenaires de la sous-région en général et la République sœur du Niger en particulier. Par rapport à ce dernier pays, il y a lieu de signaler notre détermination d’aller sans délai à la réhabilitation du réseau routier et à la mise en place d’un réseau aérien. Il en est de même de notre conviction de moderniser le réseau ferroviaire de Cotonou à Parakou et son prolongement de Parakou à Niamey pour intensifier le trafic des marchandises notamment en relation avec les nombreuses et nouvelles ressources que recèle le sous-sol de ce pays.

La construction d’infrastructures est en effet une nécessité pour soutenir toute dynamique de développement accéléré qu’il s’agisse de route, d’autoroute, d’un second port en eau profonde, du chemin de fer, de ports secs, d’aéroports, de transports fluvio-lagunaires. C’est pourquoi en relation avec le secteur privé et dans le cadre d’un partenariat public-privé, mon gouvernement soutient le projet d’épine dorsale de développement intégré de l’économie béninoise visant à construire une véritable chaîne de transport au service de l’économie nationale et de l’économie sous-régionale.

Aussi, l’équipement du pays en infrastructures énergétique, hydraulique et de télécommunications devra-t-il être renforcé.

Mes biens Chers Compatriotes,

Pour la mise en œuvre de tous ces programmes, nous devons retrousser les manches et ceindre les reins, l’ultime objectif étant de combattre l’ennemi commun qu’est la pauvreté qui affecte encore malheureusement bon nombre de nos concitoyens.

Nous devons également poursuivre nos efforts de renforcement de nos capacités de production pour faire de notre pays dans les tout prochaines années une véritable puissance agricole.

L’agriculture constitue à n’en point douter un secteur porteur d’espoir et mon gouvernement, en plus des efforts consentis dans le domaine de la mécanisation agricole, de la diversification des filières, de la maîtrise de l’eau, de la transformation et de la conservation de nos produits agricoles a décidé de la création d’agences pour plus d’efficacité et de résultats tangibles.

Ainsi, il sera créé notamment une agence de la mécanisation agricole et une autre chargée de l’aménagement des périmètres hydro-agricoles.

Mon gouvernement, soucieux de l’insertion des jeunes dans l’agriculture, va encourager la création d’entreprises agricoles dont le financement sera organisé avec la création prochaine de la banque agricole. A cet effet, l’actionnariat public comme privé est en cours de reconstitution.

Le marché nigérian constitue une opportunité qu’il faudrait davantage exploiter en vue d’intensifier nos échanges à la faveur de notre proximité avec ce pays de près de 160 millions de consommateurs.

L’Alliance de coprospérité regroupant le Nigéria, le Togo, le Ghana et le Bénin qui en est l’initiateur répond bien à ces préoccupations dont une partie, la plus importante, relèvera de la compétence du grand marché sous-régional que constitue la CEDEAO.

Par ailleurs, pour garantir à nos producteurs le soutien légitime qu’ils attendent du gouvernement face aux changements climatiques notamment l’absence ou la faible pluviométrie, des réflexions sont très avancées en vue d’apporter en cas de nécessité, la réponse adaptée aux circonstances à l’instar de ce que font les pays voisins.

Avec l’ensemble de toutes ces mesures, nous voudrions nourrir l’espoir d’intensifier la création de la richesse à un rythme devant dépasser le taux de 7 % de notre économie pour nous donner la chance de nous rapprocher des objectifs du Millénaire pour le Développement au cours des trois années à venir, donc de réduire l’ampleur de la pauvreté dans laquelle se trouve plongé notre peuple.

Béninoises, Béninois,

Comme vous en convenez avec moi, toutes ces actions ne peuvent être bien menées que par des hommes et des femmes déterminés, animés d’une intégrité morale irréprochable et d’un amour remarquable de la patrie. Voilà pourquoi le gouvernement poursuivra ses efforts de renforcement des ressources humaines à tous les niveaux du système éducatif. C’est la raison qui m’amène à appeler sans cesse à la refondation de notre République parce qu’à l’évidence, nos valeurs éthiques, morales et spirituelles, sont en voie de déliquescence si rien n’est fait. C’est aussi pour cette raison que mon gouvernement prendra les dispositions pour réinstaurer, à compter de la rentrée 2011-2012, l’enseignement de l’instruction civique et de la morale dans les programmes d’enseignement maternel et primaire en relation avec le Conseil National de l’Education.

La refondation de notre République requiert aussi des réformes aux plans politique, institutionnel, administratif, judiciaire, économique et socio-culturel.

En ce qui concerne lesdites réformes, je voudrais vous rassurer qu’une commission nationale chargée d’élaborer les avant-projets de textes de lois est à pied d’œuvre. C’est un contrat de confiance entre vous et moi et mes engagements seront honorés.

Ce qui compte c’est l’avenir, un avenir radieux que nous voulons pour la jeunesse, les femmes ainsi que pour les générations futures.

Aujourd’hui plus qu’hier, je suis tout à fait déterminé à satisfaire au mieux les attentes des jeunes et des femmes à travers la promotion de l’emploi des jeunes, leur insertion professionnelle et l’autonomisation des femmes.

S’agissant particulièrement des jeunes, mon Gouvernement mettra en place un programme de développement de l’économie numérique pourvoyeur d’emploi. De même, le programme portant institution du corps national des jeunes volontaires pour le développement sera lancé. En outre, l’éducation physique et les activités sportives dans les milieux scolaires et universitaires seront renforcées.

Par ailleurs, mon Gouvernement envisage de développer chez les jeunes les valeurs nationales patriotiques, l’esprit de sacrifice et la diffusion du sens civique pour les préparer à relever les défis du futur. J’ai également décidé d’institutionnaliser le dialogue avec la jeunesse à l’échelon le plus large possible à travers des consultations périodiques et par l’organisation cette année d’un dialogue national avec la jeunesse en vue d’aboutir à l’adoption d’un pacte de la jeunesse autour des principes, des grandes orientations et des axes relatifs à leur avenir.

Pour ce qui est des femmes, la poursuite des activités de microfinance à travers le revolving a permis d’impacter près d’un million d’entre elles. La vision du Gouvernement est de porter ce nombre à environ trois millions d’ici les prochaines années.

L’Institut de la femme, faut-il le rappeler, a été crée pour mieux concevoir le devenir de nos mamans, de nos sœurs et de nos filles, pour mieux identifier les actions en leur direction et les pousser à la rencontre de leur destin.

Sont également inscrites dans nos priorités des réformes au profit des femmes concernant la gouvernance politique, économique et sociale afin de les impliquer dans les plus hautes instances de prise de décisions en mettant effectivement en œuvre les principes de la parité absolue dans les fonctions électives sans oublier leur nécessaire insertion dans le processus économique.

Très chers compatriotes,

Les crises économique, énergétique, financière et écologique qui se sont succédé au plan international, ont entraîné des chocs internes sur notre économie et leurs effets induits ont érodé le pouvoir d’achat de nos compatriotes et mis à mal les ressources de l’Etat.

La réponse de mon gouvernement a été l’instauration d’une meilleure gouvernance dans la gestion des affaires publiques.

La nomination des auditeurs internes au niveau de nos ministères et de nos entreprises publiques en constitue le signal fort. Elle se poursuivra également au niveau des structures publiques déconcentrées. Pour nos structures décentralisées, des contrôles plus fréquents seront organisés par les organes compétents.

Par ailleurs, notre institution parlementaire, à la demande de mon gouvernement, s’investit à voter dans les tout prochains jours le projet de loi de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Les communes étant l’expression même du développement à la base, mon gouvernement poursuivra sa politique de transfert des compétences et des ressources à leur profit tout en veillant à une bonne gouvernance au niveau de nos collectivités territoriales. Dans ce cadre, l’aménagement du territoire en fonction des potentialités locales ne sera pas non plus occulté. Des initiatives sont envisagées pour permettre à nos communes l’accès au marché financier régional par des mécanismes appropriés soulageant le contribuable afin de répondre aux attentes de leurs populations.

Mon Gouvernement n’a pas renoncé à son projet de village du millénaire qui met l’Homme au centre du développement. Des réflexions approfondies sur le partenariat public-privé au niveau des communes sont en cours pour favoriser la réalisation des infrastructures dont elles ont besoin.

Chers compatriotes,

La condition indispensable pour tout développement est la sécurité des personnes et des biens, la liberté d’aller et de venir. Or, notre pays est menacé par la persistance du trafic de la drogue, des stupéfiants et des faux médicaments. Comme vous avez pu le remarquer ces dernières semaines, le Bénin est en train de devenir malheureusement une plaque tournante de ces substances psychotropes. A ce trafic illégal et ignoble, s’ajoute la piraterie aux larges de nos côtes. C’est pourquoi j’en appelle à la vigilance de tous pour éradiquer ensemble ces phénomènes qui discréditent notre nation.

Mon gouvernement s’emploie déjà à se doter des moyens nécessaires avec le concours des pays amis pour lutter contre cette nouvelle forme de criminalité. C’est dans ce cadre que j’ai saisi le Secrétaire Général des Nations Unies et les plus hautes autorités des pays membres du Conseil de Sécurité en vue des mesures urgentes à envisager pour éradiquer ce fléau qui menace dangereusement la paix, la sécurité et les économies des pays du Golfe de Guinée. En outre, mon gouvernement initiera très prochainement un projet de loi portant lutte contre la drogue et le trafic de stupéfiants.

Béninoises, Béninois,

Nous savons tous que notre nation ne peut se construire que par nous-mêmes. A cet effet, je demande à nos braves et valeureux concitoyens de nos ateliers, nos marchés, nos bureaux, nos champs, nos établissements scolaires, bref à l’ensemble des forces productives de la nation de se rappeler constamment que seul le travail produit la richesse. C’est pourquoi mon gouvernement sollicite d’ores et déjà la compréhension et le soutien de tous pour consentir les sacrifices parfois nécessaires. Voilà pourquoi j’en appelle à l’esprit de dialogue et de compréhension avec les partenaires sociaux que sont les travailleurs de l’administration publique.

D’importants efforts ont été déjà consentis pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Ces efforts ne seront poursuivis que si ensemble nous travaillons pour produire la richesse et partager la prospérité qui en résulterait.

Je ne saurais passer sous silence le dialogue social avec les partenaires sociaux du secteur de l’Administration publique. Mon gouvernement a pris acte du relevé des conclusions des négociations qui viennent de se dérouler au sein de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociation collective Gouvernement-Centrales et Confédérations Syndicales et s’en félicite puisqu’elles ont l’avantage si elles sont respectées, de remettre le pays au travail dans un climat de décrispation sociale.

En tant que Président de la République, je recommande fortement à chaque partie d’honorer ses engagements pour rendre crédible ce dialogue social. Pour ma part, je puis vous garantir que mon gouvernement tiendra ses engagements, car l’objectif général est de parvenir au plus tôt à un contrat et une trêve sociale entre le gouvernement et ses partenaires sociaux. C’est à ce titre que je les encourage à aller dans cette direction au cours de la prochaine session qui sera consacrée à cet effet.

En tout état de cause, mon gouvernement travaillera pour la modernisation de la législation du travail compatible avec les libertés syndicales auxquelles il reste lui-même attaché.

Comme vous le savez, ce 21ème siècle est celui de la mal gouvernance dans la gestion des affaires de notre planète. Ce qui a donné lieu à de nombreux chocs extérieurs et à de multiples adversités qu’aucune nation divisée ne peut affronter. C’est pourquoi, notre chère patrie doit s’unir dans un cadre de dialogue national pour envisager les solutions aptes à la mettre à l’abri de ces adversités.

A ce titre, il sera crée un Conseil National de Dialogue comprenant outre le gouvernement, les représentants des partenaires sociaux, de la société civile, du secteur privé, des partis politiques, des confessions religieuses, de la jeunesse, des femmes et d’autres forces vives de la Nation. Seront aussi impliqués à ce forum, et c’est notre souhait, nos chers anciens Chefs d’Etat qui, de par leur expérience, viendront rehausser et enrichir de leur présence les débats. Les modalités de ce cadre de dialogue seront précisées ultérieurement.

Mes très chers compatriotes,

L’effort de construction nationale ne devant exclure personne, je saisis l’occasion de notre fête nationale pour gracier certains de nos compatriotes incarcérés qui en remplissent les conditions après l’accomplissement des formalités prescrites à cet effet. Je les invite par la même occasion à cesser ces comportements déviants qui n’honorent ni leur famille ni notre nation.

Très chers compatriotes,

Après les villes de Cotonou, d’Abomey, de Parakou, de Lokossa et de Porto-Novo, c’est la ville de Natitingou qui nous accueille cette année pour la célébration du 51ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Nous aurions ainsi parcouru l’ensemble des chefs-lieux de nos anciens départements avec la tenue de ces fêtes tournantes dont l’objectif est de renforcer la cohésion, l’unité et la solidarité nationales. L’objectif est aussi le renforcement des équipements de nos principales villes dans le souci d’une politique équilibrée d’aménagement du territoire.

Je voudrais remercier tous les acteurs qui ont eu à prendre une part active dans l’organisation de ces fêtes tournantes et inviter les structures compétentes à prendre soin des infrastructures qui ont été réalisées à grands frais.

Dans la solidarité et le partage, continuons de bâtir notre destin commun.

Bonne fête de l’indépendance à chacune, à chacun et à tous !

Enfants du Bénin debout, allons à la conquête de notre radieux destin, c’est-à-dire le plan du Père Céleste pour notre Patrie. Que Dieu bénisse notre chère nation !

Vive le Bénin ! Vive la République ! Je vous remercie.

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