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Nasrallah: la résistance de nos jours est plus forte que jamais

Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah libanais

Pour le cinquième anniversaire de « la victoire de juillet 2006 », le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la guerre de 33 jours a eu des impacts irréversibles pour le régime israélien et que la résistance est aujourd’hui plus forte que jamais.

Hassan Nasrallah a affirmé à ses partisans que la résistance est plus forte que jamais, sur le plan de sa cohésion, de son entraînement, de son moral et de sa confiance en elle et en Dieu ; tandis qu’il a lancé aux Israéliens: « Au Liban, vous ne connaîtrez que le goût de la défaite.»

Hassan Nasrallah a déclaré, mardi soir, lors d’une vidéoconférence, à la cérémonie de commémoration du 5ème anniversaire de la victoire de la résistance, lors de la guerre de 33 jours dans le Sud de Beyrouth, que la guerre avait eu des retombées irréversibles, pour l’armée du régime israélien soulignant que le doute s’est, désormais, instauré au sein de l’armée.

« Les combattants de la résistance de la guerre de 33 jours ont résisté devant les chars de l’armée du régime israélien, dans toutes les régions du Sud du Liban, et même, dans les villages, alors que l’armée du régime israélien ravageaient leurs maisons », a rappelé Hassan Nasrallah.

Il s’est, aussi, exprimé sur les manœuvres de l’armée du régime israélien qui témoignent, pour lui, de l’incapacité et de l’impuissance de ce régime à soutenir le front intérieur soulignant en 2006 l’échec cuisant de l’armée du régime israélien, face à la résistance libanaise, ce qui a contraint nombre de hauts responsables militaires du régime israélien à démissionner.

Il a ensuite expliqué que l’un des facteurs primordiaux de la victoire de 2006 a été la détermination et la foi de la résistance dans la justesse de ses choix. C’est à cause de cette foi que les combattants sont restés dans leurs positions pendant 33 jours dans une résistance qui est devenue légendaire. En face, les Israéliens ont commencé la guerre avec arrogance, sûrs de leur supériorité, et ils l’ont terminée dans une crise de confiance entre le peuple, l’armée et le gouvernement.

Pour le cinquième anniversaire de « la victoire de juillet 2006 », le Hezbollah a vu grand : un gigantesque rassemblement dans le sud de Beyrouth accompagné d’une exposition de « butins de guerre » (notamment des pièces du fameux blindé israélien Merkava) et des documentaires célébrant l’événement, comportant des interventions du président de la Chambre et du général Aoun, et un discours de Nasrallah.

Un deuxième grand sujet a été ainsi évoqué par le secrétaire général du Hezbollah : les ressources pétrolières du Liban, qui constituent une chance réelle de régler tous les problèmes sociaux et économiques du pays.

Hassan Nasrallah s’est voulu très ferme : si le régime israélien tente une nouvelle aventure au Liban, la victoire sera au rendez-vous pour la résistance et toutes les menaces et les manœuvres militaires ne servent qu’à reconstruire la confiance perdue des Israéliens dans leur gouvernement et leur armée. De même, s’il touche aux ressources pétrolières du Liban, même dans la zone de 850 km2 que le Liban considère faisant partie de ses eaux territoriales, alors qu’Israël la réclame, la résistance considérera qu’il s’agit d’une agression et elle est en mesure de défendre les eaux territoriales comme elle l’a fait sur la terre libanaise.

Hassan Nasrallah a ironisé sur les derniers propos de Shimon Peres qui a déclaré récemment que la guerre de juillet a permis deux grandes réalisations : pousser Nasrallah dans un sous-sol et assurer le calme à la frontière nord. Reprenant des déclarations de responsables du régime israélien, Hasan Nasrallah a rappelé que le mettre dans un sous-sol n’a jamais été un des objectifs de la guerre, qui visait plutôt à détruire le Hezbollah et à libérer les détenus. Quant au calme à la frontière nord, il régnait depuis le 25 mai 2000, lorsque la terre a été libérée, car « la résistance, a rappelé le secrétaire général du Hezbollah, n’est pas un projet de guerre, mais vise à défendre le pays, son peuple et sa dignité ».

Il a ensuite souligné l’importance du dossier des ressources pétrolières du Liban, expliquant que le Liban considère avoir une superficie de 22 500 km2 qui regorgerait de gisements pétrolifères. Dans cette superficie, il y a une zone de 850 km2 qui se situe à la frontière avec Israël (la Palestine occupée en termes idéologiques, a-t-il précisé) et qui est réclamée par les Israéliens. Israël a ainsi procédé seul à son propre tracé dans lequel il a inclus cette zone.

Le Hezbollah de son côté considère que le tracé des frontières relève de la responsabilité de l’État. Si celui-ci considère qu’il y a encore une zone qui lui appartient et qui est revendiquée par d’autres, c’est à ce moment-là que la résistance intervient. Le secrétaire général du Hezbollah a aussi exprimé sa pleine confiance dans le gouvernement pour réclamer les droits du Liban, estimant même qu’il est une chance pour le Liban pour pouvoir traiter ce dossier.

Tout en l’invitant à accélérer le processus et à entamer au plus tôt les travaux d’extraction et de forage, Nasrallah a mis en garde le régime israélien de toucher aux installations pétrolières du Liban, car les siennes le seront aussi.

Il a aussi invité tous les Libanais à appuyer le gouvernement dans le traitement de ce dossier qui sera bénéfique pour tout le pays et enfin, il a appelé les Libanais à préserver leurs éléments de force, en particulier la fameuse équation « armée, peuple, résistance ».

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