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BENIN : Jean-Christophe Houngbo a finalement rendu l’âme

Dernier rescapé dans le drame qui a décimé sa famille : Jean-Christophe Houngbo a finalement rendu l’âme

L’espoir a tourné court dans la journée de ce vendredi 29 juillet 2011. Le Chef Bureau régional Ouémé Plateau du Groupe de presse « Le Matinal » s’est éteint après un mois dans le coma. Jean Christophe Houngbo a quitté la troupe au moment même ou elle avait le plus besoin de lui.

Si court a été son séjour, si dure, la séparation. Jean-Christophe Houngbo s’en est allé, refermant derrière lui, toute issue sur les contours d’un drame qui a décimé toute sa famille. Durement atteint, il a finalement succombé. Du temps, il en faudra certainement pour l’oublier. Et pourtant, dans la journée de ce mercredi 29 juin 2011, il était à mille lieux d’envisager que dans les heures à venir un monstre implacable changerait le court de son histoire écrite au prix d’endurance et de déboires. La marche vers l’accomplissement aura duré des années. Mais le temps de la jouissance n’a duré qu’une nuit. Une nuit qui au lieu d’être un moment de joie est malheureusement la dernière d’un séjour. Cette nuit, la première qu’il a choisi de passer avec sa petite famille dans son nouvel appartement a été celle des douleurs et des plaintes. Aussi effroyable fut elle où s’entonne dans les méandres d’un silence éternel, plaintes, agonies et gémissements. Jean Christophe Houngbo s’en est allé au moment même ou toute l’équipe de nuit espérait toujours ce jeudi 30 juin, (le lendemain du drame), ses écrits pour la page politique du vendredi. L’attente a été longue mais les écrits ne viendront pas. C’était le début d’une histoire effroyable qui mettra du temps à se révéler.

La solidarité spontanée, le seul mot pour saluer les sacrifices des uns et des autres

Durement affectée, l’équipe du Groupe de Presse « Le Matinal » ne s’est pourtant pas sentie orpheline. Pendant tout le trajet, depuis son hospitalisation au Centre hospitalier départemental (Chd), Ouémé Plateau à son séjour à la réanimation au Cnhu, le soutien était constant. Confrères, autorités politico-administratives, amis était présents aux côtés de l’équipe. Tant de sacrifices ont-ils consentis pour que lui au moins nous revienne. Et ce vendredi, alors que la nature en a décidé autrement et que tout espoir était perdu, ils étaient encore là à travers conseils, messages de soutien de toute sorte pour amener encore à croire. Jean Christophe Houngbo s’est éteint à l’âge de 47 ans. Il est titulaire d’une maîtrise es Sciences juridiques.

Hospice Alladayè

Quelques témoignages des confrères et personnalités sur Jean-Christophe Houngbo

Gaspard Adjamossi, journaliste et président du Réseau des journalistes accrédités au parlement (Réjap)

Je dois avouer pour avoir été un mois durant à ses côtés, que je suis très malade de cette disparition de Christophe à un moment où on ne s’y attendait pas. En dehors de la confraternité, c’est la fraternité entre nous les deux. Je me souviens encore de ces moments où on ne s’entendait pas sur certains sujets. Mais toujours est-il qu’on finit par se comprendre. Il est parti, parti pour toujours….

Nicaise Azonmahou, journaliste et membre du Réjap

Nous sommes restés au chevet de Christophe pendant un mois au Cnhu de Cotonou. On avait espoir qu’il nous reviendrait, mais hélas, la mort a eu raison de lui. Ce qui nous lie avec Christophe dépasse la confraternité et l’amitié. Il est un frère. Que peut- on d’autre que de prier pour le repos de son âme ?

Venir Venance, Pdg de Idéal Communication depuis Miami aux Etats-Unis

Le journaliste Christophe Houngbo s’en est donc allé. Je suis très affecté par cette disparition. Je me rappelle encore la dernière fois au « Titan Bar » à Porto- Novo la veille de mon départ aux Etats-Unis, je ne pouvais pas savoir qu’il me disait un adieu. En plus, il apparaît dans mon documentaire que j’ai tourné sur l’artiste Sagbohan Danialou. Vraiment, paix à son âme

Jean Gounongbé, président du Congrès du peuple pour le progrès (Cpp)

Christophe Houngbo m’a beaucoup côtoyé. D’abord, c’est son papa que j’ai connu sans savoir que c’était son fils Christophe. Depuis ce rapprochement, je le suivais de près. Je le revois à travers ses articles de presse, spécial en son genre. C’est avec grand regret que je dis condoléances à la famille éplorée, au personnel du journal Le Matinal en particulier, et à la presse béninoise en général.

Chaki Wabi Chanou, chef d’entreprise

Nous avons connu Christophe Houngbo avec sa plume percutante. Il est d’un genre spécial dans la rédaction de ses articles. Nous l’avions beaucoup suivi. Vous savez, à cause de ses articles, je lis souvent Le quotidien le Matinal. Avec ce drame qu’il a vécu et en a tiré finalement révérence, on ne peut que lui souhaiter la paix dans sa dernière demeure. Puisse Allah tout puissant l’accueillir.

Joseph Kiki Savi, ancien conseiller municipal de Porto- Novo

J’ai connu surtout Christophe Houngbo au cours de notre mandat. C’est un journaliste que je suivais de près. C’était surtout aux temps forts de la destitution du maire Bernard Dossou où il avait toujours d’information sur les tractations des conseillers. Il était brave. C’est vraiment une perte dans le monde des médias et je me dois de présenter mes condoléances à sa famille et à tous les journalistes.

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