Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: août 5, 2011

La Baule + publie un scoop: Et si DSK était victime d’un complot ?

Et si Dominique Strauss-Kahn était finalement victime d’un complot ? Le témoignage exclusif de la femme d’affaires la plus influente d’Afrique.

Pourquoi un entretien avec Chantal Colle dans La Baule+ ?

C’est seulement quelques heures avant de lancer l’impression de ce numéro d’août que nous avons décidé de bouleverser sa mise en page pour publier cet entretien. Je connais Chantal Colle depuis plus de 25 ans. Son parcours l’amène à partager sa vie entre les grandes capitales africaines, les Etats-Unis et Paris. Elle est notamment PDG d’ALO Guinée, elle a créé la Fondation Chantal Colle et elle est la première opératrice de téléphonie mobile en Afrique. Elle est en contact permanent avec la communauté peule américaine. Lors d’un déjeuner à La Baule le 30 juillet, la veille de la mise sous presse de La Baule+, j’apprends qu’elle revient de New-York et qu’elle dispose d’éléments sérieux qui l’interpellent au point de lui donner à penser que Dominique Strauss-Kahn pourrait être finalement innocent. Chantal Colle est une femme connue et respectée, elle est invitée par Nelson Mandela et de nombreux chefs d’Etat. Au cours de cet entretien, nous sommes d’accord sur le fait que si DSK est coupable, il doit être puni. Mais s’il s’agit d’une manipulation, il est ignoble et scandaleux d’infliger cela à un homme pour des raisons politiques. Une manipulation ? Mais émanant de qui ? Dominique Strauss-Kahn, m’explique-t-on de source bien informée, aurait travaillé à la mise en place d’une sorte de monnaie commune avec la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, ce qui ne faisait évidemment pas plaisir aux Américains… A ce jour, nous n’avons aucun élément de plus et nous savons que de nombreux rebondissements peuvent intervenir. Si ce témoignage peut contribuer à faire avancer la réflexion, nous nous devons de le publier en l’état. Nous n’avons pas eu le temps de réaliser un entretien sonore pour la radio Kernews. Devant reprendre un avion, Chantal est repartie avec mes questions en me promettant de travailler dessus pendant le vol. Nous avons reçu son courriel et nous le publions dans son intégralité, avec quelques retouches de ponctuation destinées à en faciliter la lecture. Il s’agit d’une exclusivité pour La Baule+ car Chantal Colle avait refusé, jusqu’à présent, de  s’exprimer sur ce sujet sensible.

Yannick Urrien.

Chantal Colle

Chantal Colle en bref…

Chantal Colle est souvent présentée comme la femme d’affaires la plus influente d’Afrique : elle a une société de télécommunications, des médias, une école de communication et elle dirige même un club de football ! Elle commence sa carrière comme conseillère en communication pour l’ancien président du Sénégal Adbou Diouf. Forte de cette expérience et repérée par la classe politique guinéenne de l’époque, elle est invitée à travailler pour le président de la République de Guinée, Lansana Conté, ce qui lui donne ainsi l’occasion de rejoindre son pays. Née à Fria d’une mère guinéenne et d’un père français, Chantal Colle a en effet toujours voulu affirmer son identité guinéenne et les richesses que son métissage lui a apportées. Cette collaboration avec feu le président Lansana Conté, qui a duré plus de dix ans, a fait d’elle une experte en communication politique. Parallèlement à cela, Chantal Colle crée son agence de communication et édite de nombreux ouvrages de promotion et de communication sur la Guinée, destinés tous particulièrement aux investisseurs étrangers. En 2006, elle fait venir le premier opérateur privé de téléphonie mobile, Areeba, (appartenant aujourd’hui à la multinationale cotée en bourse MTN), et démocratise ainsi, en un temps record, l’accès des Guinéens au téléphone portable. Créée parallèlement à la venue de l’opérateur privé Areeba, sa propre société, Alo-Guinée, distributeur d’Areeba, est aujourd’hui un exemple de réussite en Guinée. Elle est également vice-présidente du Club guinéen de football de l’AS Kaloum au côté du sportif internationalement connu, Titi Camara.

La Baule+ : Vous êtes une femme, vous êtes métisse guinéenne, vous êtes connue et respectée comme chef d’entreprise, vous êtes une personnalité publique influente en Guinée… Vous suivez comme nous tous l’affaire DSK : pouvez vous nous livrer vos sentiments ?

Chantal Colle : En effet, comme chacun, j’ai suivi la fameuse affaire de l’été ou affaire DSK. Métisse guinéo-française, je me sens donc concernée à plusieurs titres comme vous pouvez l’imaginer. Dominique Strauss-Kahn est un politique français, Nafissatou Diallo est une femme guinéenne. Mais j’avoue que plus le temps passe dans cette affaire, plus je me conforte dans ma position initiale du premier jour, à savoir la manipulation face à un homme influent et dérangeant pour beaucoup. Comme je l’ai indiqué à différents médias africains dans les 48 heures, puis français, beaucoup de points me semblent peu crédibles venant de l’accusation. Bien que je sois une femme, je veux garder une totale objectivité sur l’analyse de l’accusation. Je refuse de me cantonner dans le raccourci de «l’homme fort avec tous les pouvoirs et la pauvre femme victime». Je souhaite par la grâce de Dieu pouvoir rester objective au risque de me tromper ou de choquer. Ainsi, expliquez-moi, comment une femme de chambre peut rentrer dans une suite d’hôtel de ce standing, sans un minimum de respect des règles de la profession, chambre laissée ouverte par une porte bloquée (par conséquent difficilement «refermable avec une seule main», puisque l’autre main, selon Nafissatou Diallo, aurait permis à DSK de la tenir), vérification du départ du client VIP avant d’entrer… Cela a été, comme pour BHL, ma première réaction, mais je vous rassure, les femmes de chambre guinéennes du Novotel à Conakry ont eu la même réaction que moi ou BHL et ont livré spontanément leurs remarques à votre collègue du Monde, venu en Guinée, qui n’a pas manqué de l’écrire dans ses lignes… Et elles sont femmes aussi avec l’expertise de leur profession ! En tant que femme, si je me retrouve face à un homme nu, accidentellement, je me tourne immédiatement et présente mes excuses tout en me retirant très vite. Au lieu de cela, Nafissatou Dialo reste devant en s’excusant, laissant le temps à l’accusé de lui dire qu’elle est belle, de s’approcher, de l’attraper… selon elle, car nous n’avons jamais eu la version de DSK ! Puis, au fil des informations données par les médias américains, je me suis prêtée à l’analyse du profil de la plaignante. Nafissatou Diallo a obtenu ses papiers aux États-Unis en ayant aussi prétendu avoir été violée par deux militaires guinéens sous le régime de Lansana Conté…  Puis elle reconnaît aujourd’hui que c’était faux, mais comme défense pour cette dame, «tout le monde mentirait pour obtenir le sésame du droit d’asile»? Va-t-on la croire et décider de refuser tous les dossiers de demandes de réfugiés dans les pays du G7, parce que Nafissatou Diallo a dit que tout le monde ment ? Mais, avec cette fausse accusation, elle a eu ses papiers pour le paradis de l’oncle Sam. En suivant la presse américaine, encore, je découvre qu’elle a fait d’autres fausses déclarations enregistrées légalement. Un exemple, elle a prétendu avoir trois enfants et non un, pourquoi ? Nafissatou Diallo a vu sur son compte être versée la somme de 100 000 dollars, selon elle sans savoir pourquoi vraiment, car elle aurait donné son numéro de compte sans qu’on lui explique pourquoi ! Puis, dans son carnet d’adresses intimes ou très personnelles, un homme enfermé pour trafic de drogue (plusieurs dizaines de kilos trouvés à son domicile), mais là encore elle ne savait pas : pour elle, c’est son gentil fiancé… Elle serait donc l’éternelle gentille fille, permanente victime de toute sa vie… Pardonnez-moi, mais j’avoue, en tant que femme et croyante, que chacune de nous est responsable de ses choix et de ses actes… Elle aurait pu ne jamais avoir un dollar illégal qui transite sur son compte, comme des milliards de femmes que nous sommes, ne jamais avoir un «fiancé» drug dealer, comme la majorité des femmes normales du monde, si elle avait choisi d’évoluer dans un monde normal et propre ! Dans l’affaire DSK, nous passons du viol à la tentative de viol, puis au fil des heures, pardonnez-moi, ne me trouvez pas triviale je vous prie, c’est une fellation «obligée». Ne soyez pas choqué par mes propos, mais là, si une femme ne veut pas, elle mord, enfin je crois, en tout cas c’est ce que j’aurais fait, DSK ou non ! Et l’homme qui se retrouve dans une telle situation, mordu par une femme qui a refusé, cela lui passera l’envie de recommencer… et il n’en sera pas fier je crois ! Quant à Nafissatou, elle aurait là déposé plainte avec une preuve irréfutable… la morsure. Son plaidoyer du «Je ne voulais pas perdre mon travail» me semble là encore difficilement recevable. En quelques minutes, celle qui donne son numéro de compte sans savoir pourquoi et perçoit 100 000 dollars, qui a son fiancé aux arrêts pour trafic de drogue mais qui n’est pas prête à perdre son travail, alors fait une fellation de force, décide quelques minutes après de le dénoncer après qu’il a quitté l’hôtel, tout cela semble être une jolie machination. Que DSK soit un homme à femmes est un euphémisme ou une «lapalissade» car tout le monde le sait, comme beaucoup de politiques ou hommes de pouvoir dans le monde, et nous en connaissons tous une liste… Mais je crois là encore à l’adage «l’homme propose, la femme dispose». Dans tous les milieux, les femmes sont abordées et décident. Il arrive malheureusement qu’il y ait des viols ou des tentatives d’abus sexuels. Mais dans ce cas précis, je me crois dans un film de série B. DSK n’a jamais nié la relation avec la femme de chambre et, quand vous voyez le temps entre l’entrée de Nafissatou dans la suite, et l’appel de DSK à sa fille, soit après avoir «conclu»… 9 minutes, cela semble surréaliste pour une relation non consentie mais consommée… Mais tout ceci n’est que l’analyse personnelle que je fais du dossier et qui n’engage que la citoyenne que je suis. Toutefois, j’étais à New York quand Nafissatou a fait sa première apparition télévisée. Conscient de cela aujourd’hui, une autre orchestration s’est mise en place par la défense, accuser la presse et plus particulièrement deux grands journaux de la place, mais également l’accusation de racisme ou de sexisme. Le procureur de Manatthan en charge du dossier, qui au fil des éléments fait son travail, devient de plus en plus précis, ce qui dérange apparemment la présumée innocente et son avocat. Ils demandent donc, par la voix des associations noires américaines, que le procureur soit dessaisi du dossier. Mais j’ai confiance dans le rôle des médias et des journalistes, surtout aux États-Unis, ils sauront mener l’enquête et éclairer en toute objectivité l’opinion publique sur l’affaire DSK… Même si le procureur devait être démis ! Les médias américains en toute objectivité, conscients de leur rôle depuis plus d’un siècle, savent qu’ils doivent éclairer le monde sur cette affaire, comme ils n’ont pas manqué de le faire dans des dossiers beaucoup plus lourds en perte de vies humaines par exemple.

Selon vous, d’où viendrait la manipulation ?

Plusieurs possibilités, y compris celle de Nafissatou Diallo, qui sait que la thèse du viol au Etats-Unis peut rapporter beaucoup… Je vous rappelle qu’elle a obtenu ses papiers légaux, alors qu’elle a de nombreuses soeurs africaines, toujours dans l’illégalité, parce qu’elles n’ont pas choisi cette thématique «de viol» devant les fonctionnaires américains, très sensibles au sujet… ce qui est humain ! J’ai moi-même, lors des viols perpétrés dans le stade du 28 Septembre à Conakry, sous la junte, été la première femme à accuser publiquement les militaires au pouvoir. Je me suis engagée dans une lutte contre eux dès le premier jour, avec la presse guinéenne à mes côtés, pour dénoncer. Ils m’ont menacée, mais je n’ai pas choisi le silence, j’ai continué. Ces hommes devront être traduits un jour au tribunal de La Haye. Ils avaient tous les pouvoirs alors et j’ai lutté comme d’autres, au risque peut-être de ma vie. Croyante, j’ai choisi la vérité… Mais dans l’affaire Nafissatou, je suis une femme, je ne suis pas de gauche en France et pourtant les éléments de preuve me font douter chaque jour davantage de la sincérité de cette accusation… DSK, lorsque j’écoute certains accusateurs, en plus d’être puissamment influent, est riche et sa femme aussi, un autre délit semblerait-il ! Le procureur de Manhattan maintenant est aussi mis au banc des accusés parce qu’il ne suit plus «comme un mouton» les accusateurs et semble choisir d’exercer sa profession en toute objectivité et en toute liberté. Les questions et les analyses semblent devenir un crime et pour réussir cette nouvelle manipulation, la défense implique les associations noires américaines. Lors d’une conférence de presse organisée par Nafissatou, nous avons pu voir réellement physiquement Nafissatou et découvrir qu’elle est plus grande et plus carrée que son avocat, qui lui-même est bien plus grand que DSK ! Pour ma part, jusqu’à l’apparition de Nafissatou, je pensais qu’elle était comme la majorité des femmes peules, mince et de taille moyenne… Là, c’est une femme plus grande que son agresseur que je découvre, mais qui aurait réussi à la maintenir d’une main, pendant que l’autre fermait la porte ! Je vous laisse analyser cela aussi.

Quel est le point de vue de la communauté peule de New-York sur cette affaire ?

Permettez-moi de vous donner les réactions de la communauté guinéenne de New-York de façon générale dans un premier temps. Pour eux, un constat, cette femme n’a jamais fréquenté la communauté guinéenne. En effet, il semblerait que depuis son arrivée aux Etats-Unis, elle fréquente le milieu sénégalais et gambien de New-York. Je vous rappelle pour confirmer cela, que le premier appel qu’elle passe à son fiancé devenu frère au fil du temps, le restaurateur de Harlem «Dialo» comme elle, est un Sénégalais, puis son fiancé enfermé pour trafic de drogue est quant à lui Zambien… Je vous rappelle que l’imam de New-York guinéen dira à la presse américaine ne pas la connaître, alors que l’on sait combien en Afrique la foi a une véritable place pour les gens «normaux» même lorsqu’ils sont hors de leurs pays d’origine. Chaque communauté a ses lieux de prières dans les différents quartiers de New-York, les Guinéens aussi et les Peuls plus particulièrement, car la foi est essentielle pour eux. Lors du 28 septembre 2009, la communauté guinéenne de New-York a été la plus active du monde pour dénoncer les viols et crimes perpétrés dans leurs pays, ils se sont rendus jusqu’à la Maison Blanche et ils ont donné le ton à la diaspora guinéenne. Cette même communauté est aujourd’hui divisée au fil des semaines, car au départ les Peuls comme les autres Guinéens ne s’étaient pas impliqués comme nous avons pu le constater. Ils ont été contactés par la défense pour rejoindre les associations noires américaines dans le soutien à Nafissatou et le font, pour certaines organisations, pour des raisons purement ethniques, mais malgré cela, même ces organisations ethniques (peules) demandent «que justice soit rendue, sans dicter la voie à suivre», car ils croient en la justice américaine, ce qui pour moi reste un appel au bon sens, ils soutiennent «leur sœur» pour le principe, mais croient en la valeur de la justice et veulent lui laisser l’ensemble de ses prérogatives. C’est ce qui m’a été dit lors de mon dernier entretien avec des membres peuls d’associations à New-York, le 27 juillet dernier.

En conclusion?

Je suis persuadée que nous connaîtrons la vérité dans ce dossier. Et si la présumée victime devenait la victime de DSK, je lui présenterais mes excuses en tant femme et en tant que Guinéenne pour avoir réellement douté. Pour le moment, je pense qu’il devrait, particulièrement pour cette affaire, y avoir aussi des comités de soutien à DSK, car il reste par les règles du droit un présumé coupable et non un coupable. Ne faisons pas de cette affaire une autre affaire Dreyfus ! Je suis persuadée que je vais choquer par ces propos, mais je voudrais l’équité et l’objectivité dans ce dossier pour un jugement objectif des hommes, tout en sachant que l’homme, DSK, a le vice des femmes… Cela ne fait pas de lui un criminel, dans la mesure où ce sont des adultes consentants.

Propos recueillis par Yannick Urrien.

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On crève en Somalie, que fait Sarkozy ?

C’est un billet que d’aucuns jugeront de mauvaise foi. Un coup de gueule issu d’une coulisse blogosphérique. Il y a à l’Elysée et quelque part ailleurs, des gens dans les médias qui nous font la leçon sur ce Monarque qui bosse, travaille et nous protège. La preuve, même pendant un juillet pluvieux, ce président si dévoué file au Cap d’Agde ou dans une région viticole parler agriculture et équilibre budgétaire.

Ce mercredi s’ouvre la Conférence des donateurs, à Nairobi au Kenya, pour décider du montant et des modalités de l’aide internationale à l’égard de l’Afrique.

Depuis des lustres, c’est-à-dire des mois et des années, Nicolas Sarkozy n’a pas eu un mot, une phrase, une allusion pour une catastrophe humanitaire qui frappe l’Afrique, et la Somalie en particulier. Nous avons du attendre jeudi 21 juillet pour que son ministre de l’agriculture, le nouveau Sarkoboy Bruno Le Maire, communique sur une réunion d’urgence avec des ONG à Paris pour préparer la réunion du 27. Mais l’information fut complètement occultée par les débats sur le sauvetage de l’euro et de la Grèce à Berlin puis Bruxelles.

Mardi 26 juillet 2011, Bruno Le Maire intervenait à nouveau, cette fois-ci à la radio, pour expliquer que son Monarque avait fait de l’agriculture l’une de ses priorités alimentaires. Or le G20 ne se réunit pour décider qu’en novembre prochain. Après combien de milliers de morts ?

Bruno Le Maire a aussi promis un « doublement » de l’aide humanitaire à la Somalie… soit 10 millions d’euros au total. Vous avez bien lu : la « cinquième économie du Monde », comme nous le rabâche régulièrement Nicolas Sarkozy, va donner… 10 millions d’euros. L’Espagne voisine, prétendument au bord de la faillite (dixit Sarkozy), a proposé 25 millions. Et la petite Norvège 50 millions. La Sarkofrance est un nain quand il s’agit de donation désintéressée.

On se souvient, comparaison obscène, du coût des cérémonies du sommet pour l’Union pour la Méditerranée, en juillet 2008 à Paris : 16 millions pour 4 heures de discussions. « La communauté internationale a échoué à lutter contre la famine en Afrique et doit réagir par un investissement massif dans l’agriculture des pays concernés » a déclaré l’inutile ministre, ce mardi. « La seule façon d’éviter ces épisodes de famine, de voir encore ces milliers d’enfants qui meurent de faim à la frontière entre la Somalie et le Kenya, c’est que nous fassions un investissement massif dans l’agriculture locale des pays en développement ». On applaudit devant de telles déclarations d’intentions… Mais qu’attendait-il pour agir ?

Ce combat-là, la famine en Afrique, ne servait à rien pour la campagne de 2012. Notre Napoléon de pacotille, l’air si sérieux, le ton si grave, choisit lui-même, avec ses conseillers dans son bureau de l’Elysée, ce qui importe et ce qui n’importe pas, ce qui nécessite une intervention présidentielle et ce que la Sarkofrance toute entière peut ignorer sans risquer de choquer l’électeur.

La famine, immense, qui frappe la Somalie fait partie de ces sujets que la Sarkofrance a bien fait d’ignorer. Il y a peu, sur un autre blog, j’ai mentionné, tardivement, cette catastrophe humanitaire. En 2011, en Afrique, la sécheresse frappe, tue et dévaste, comme en 1984, à l’époque du Band Aid de Bob Geldoff. 28 années plus tard, l’histoire se répète. En Somalie, l’une des plus grosse famine du siècle se déroule sous nos yeux. Elle est niée par quelques milices islamistes qui refusent toute éventuelle ingérence humanitaire internationale.

En Afrique, 12 millions de personnes sont concernées.

En France, le mot Somalie n’est pas référencé sur le site Internet de l’Elysée. Le black-out est officiel et total. On peut assumer que le site élyséen rassemble périodiquement ce que les communicants et leur Monarque souhaitent que le bon peuple retienne de l’action présidentielle. Et bien, depuis un mois, les déclarations officielles de la Présidence de la République n’ont jamais mentionné la crise alimentaire en Afrique. On a préféré parler anniversaire de la naissance de Pompidou, Tour de France, plan pour la Grèce et l’euro, élevage de poulets dans le Gers.

A l’inverse, sans réaliser l’indécence de ses déclarations, Nicolas Sarkozy ce mardi 26 juillet a confirmé qu’il ne toucherait pas à la baisse de la TVA dans la restauration. Une mesure qui plombe les comptes de quelque 3 milliards d’euros par an, sans effet ni sur l’emploi, ni sur les salaires, ni sur les prix des plats. Ce 26 juillet, Sarkozy avait aussi envie d’écrire aux parlementaires français qu’il fallait inscrire très rapidement l’équilibre budgétaire au rang des maximes de la République dans notre constitution, et que chacun s’élève au dessus des intérêts partisans. L’homme du paquet fiscal de 2007 donne des leçons comme un proxénète des conseils en virginité. L’indécence et l’anachronisme n’ont plus de limite au coeur de l’Elysée. Il n’était pas difficile, pour ses concurrents de gauche ou de droite, de rappeler que Nicolas Sarkozy fut celui qui dégrada d’environ 300 milliards notre endettement public en moins de 4 ans, et doubla notre déficit budgétaire.

En France, Sarkozy joue donc l’union nationale contre la dette, sans transiger aucunement sur ses propres cadeaux fiscaux. En Afrique, des millions de personnes sont menacées de famine, mais la Sarkofrance ne sait quoi proposer.

C’est une question de priorité, électorale.

Publié par Juan à l’adresse SARKOFRANCE

Ghana : Les films scandaleux bientôt purifiés des programmes de télé

Le ministre adjoint de l’Information du Ghana, Baba Jamal, menace de restreindre les activités des chaînes de télévisions nationales et les industries cinématographiques en mettant en place un comité qui  régulera  le contenu et les activités des producteurs de films au Ghana. La Fondation « The Media Foundation for West Africa» (MFWA) s’élève contre cette proposition et accuse le ministère d’usurper les pouvoirs et le mandat de la Commission Nationale des Médias (CNM).

La démocratie au Ghana et son concept de libre expression ont  favorisé depuis quelques temps un développement de l’espace audiovisuel dans le pays. Pour les moins nantis, avec un poste téléviseur chez soi, on a accès à tous les programmes que diffusent les stations télé. Mais la tendance ces derniers temps est à la prolifération de films pornographiques et de ceux qui font l’apanage de dépravation sexuelle et de la violence. Or la jeune génération à qui ces programmes sont souvent destinés, ne savent pas faire la différence entre les choses et se laissent mordre les doigts après avoir commis des forfaits.

Pour arrêter l’hémorragie, le vice ministre de l’Information est monté aux créneaux pour dire que le gouvernement ne restera pas inactif pendant que des films de violence et de pornographies sont diffusés à longueur de journée par les chaines de télévision et les salles de cinéma. Ne rien faire, poursuit le ministre, serait « irresponsable » si les autorités demeurent indifférentes vis-à-vis de ce phénomène qui ronge la société.  C’est pourquoi les autorités veulent intégrer tout le monde à bord de telle sorte que depuis la phase de conception des films jusqu’à achèvement tout soit désinfecté.

Le ministère en vertu de ses charges, a un mandat pour réglementer les secteurs concernés par ce problème. Le chapitre 12 de la Constitution en son article 6 impose des limites à ce que les médias peuvent et ne peuvent pas publier. S’il ya des manquements, la même Constitution dispose que le CNM peut prendre des mesures correctives et s’assurer que les normes journalistiques soient respectées. Au mieux, le ministère de l’Information pourra implorer la structure en charge des médias à redoubler de vigilance pour assurer une bienséance dans les médias.
Les chaînes de télévisions et les producteurs de films concernés entendront-ils ce message avec la même oreille ? Difficile de répondre pour le moment quand on devine ceux qui sponsorisent ces programmes à des fins publicitaires. Pour l’heure, seule la fondation MFWA a émis une voix discordante non pas pour son prononcer sur le fond du problème mais plutôt sur la forme, car pour elle,  ce n’est pas au  ministère de l’Information de jouer le rôle de la Commission Nationale des Médias.

Carlos Amevor

Interview Lynx.info et Komla Kpogli (Secrétaire Général de la J.U.D.A)

Komla Kpogli (Secrétaire Général de la J.U.D.A)

Lynx.info : Finalement la France revient cette fois-ci de force dans son pré-carré avec la Côte d’Ivoire. C’est ca aussi votre avis Rodrigue Kpogli ?

Kpogli : La France n’est jamais partie d’Afrique depuis qu’elle y a mis les pieds. Elle ne partira pas d’Afrique aussi facilement. Il faut que les africains se le mettent bien dans leur tête. La France et l’Occident plus généralement n’utilisent alternativement que la ruse et la violence selon les objectifs à atteindre. Comme le disait Jacques Foccart, l’Afrique doit être l’arrière-cour de la république comme l’Amérique latine l’est pour l’Oncle Sam. Nous avons dit et répété que la France est un grave danger pour les africains. Aujourd’hui, une infime part de ce danger et un petit bout des actes de la France en Afrique dessillent les yeux de certains africains qui ont jusqu’ici dormi en toute tranquillité. Et, voilà que nombre de ces africains qui ont toujours aimé le maître plus qu’eux-mêmes s’aperçoivent de quelque chose. C’est bien, car mieux vaut tard que jamais. Qu’ils soient les bienvenus dans le monde réel où nous étions parfois bien seuls à crier et à être ainsi traités de radicaux, de communistes, d’extrémistes, de fous, de haineux et d’illuminés.

La France s’est toujours comportée en maître des lieux en Afrique et c’est nous africains qui y sommes des étrangers. C’est cela la dure réalité, même si certains continuent de faire semblant de ne pas la voir. D’aucuns préfèrent jouer aux ignorants heureux, oubliant manifestement que le bonheur dans l’ignorance conduit inexorablement au suicide. Sans exagérer, 99% d’africains croient s’inventer un autre statut en refusant de voir l’état dans lequel notre peuple est réellement. Pourtant, voir cette réalité en face, c’est chercher à se doter des moyens pour notre libération. Depuis des siècles, la France humilie les Noirs. Elle les immobilise. Elle les massacre dans les territoires du Cameroun, du Togo, du Tchad, du Gabon, du Congo, du Niger, du Nigeria, de Centrafrique, de Côte d’Ivoire, du Rwanda….Lorsque la France ne veut pas directement les massacrer, elle délègue son autorité aux Oncles Tom tropicaux. Elle institue des dynasties un peu partout pour humilier notre peuple. Elle pille allègrement et avec mépris, elle répand qu’elle est en Afrique pour jouer le rôle d’Emmaüs. Donc, ce pays, nous ne devons pas seulement avoir une méfiance à son égard. Nous devons surtout le combattre, car c’est lui qui se cache derrière tous ces régisseurs coloniaux affublés du titre de dirigeants et qui renverse ou assassine tous les patriotes africains. Avec ce qu’elle vient d’accomplir en Côte d’Ivoire, le message qu’elle envoie est on ne peut plus clair : la France reste une puissance africaine et entend la demeurer, et quiconque osera la défier sera puni. Ce qui signifie que tant que la France et l’Occident seront en Afrique, il n’y aura ni paix ni développement. Mais pour combattre ce pays, nous devons savoir de quoi il est capable, ce qu’il a fait dans ses territoires africains hier, ce qu’il y fait actuellement et ce qu’il pourra y faire demain. Nous devons tirer toutes les leçons de l’histoire, de notre histoire, pour ne pas commettre certaines des erreurs qui ont coûté la vie à beaucoup de nos leaders anticolonialistes. Sans cette étude méticuleuse qui va conditionner notre méthode de lutte et nos moyens d’action, on est vaincu d’avance.

Lynx.info : L’argument avancé par la France et l’ONU d’apporter la démocratie et les libertés tient-il la route?

Kpogli : Ecoutez, la France et les pays occidentaux n’ont jamais milité pour les peuples tiers. Aucun peuple ne travaille pour le bonheur des autres. Dans l’histoire de l’humanité, seuls les noirs ont autant servi les autres et ceci à titre gratuit sous les coups de fouets et des injures. Les pays occidentaux adeptes de la philosophie individualiste multidimensionnelle ne peuvent, ni par essence, ni par destination, travailler pour la liberté des tiers. La classe politique française étant l’une des plus prostituées au monde, la démocratie et les libertés pour les africains ne la concernent pas. La France a toujours soutenu les pires dictateurs en Afrique. Elle est l’un des pays les plus négrophobes au monde. Il suffit de lire ses plus brillants intellectuels et ses gouvernants depuis le XVIIè siècle. Sarkozy ne déroge pas à cette règle républicaine du mépris à l’égard des africains. Le reste n’est que sophisme. Pour ce qui est des élucubrations démocratiques de l’ONU, seuls les aveugles ne souhaitent pas voir le rôle de cette institution en Afrique. Qu’a-t-elle fait de Lumumba, par exemple? Ne l’avait-il pas liquidé? Relativement à la Côte d’Ivoire, l’ONU a mis ses avions au service des rebelles de Ouattara pour transporter des tonnes d’or pillé dans le nord du territoire via le Ghana. Cet or vendu à Anvers, en Belgique a servi à Ouattara et à la France à équiper en armes les criminels de guerre stationnés dans cette zone. Et ces armes étaient transportées par les avions de l’ONU. Ceci n’est pas nouveau, des avions de l’ONU ou des prétendues ONG ont déjà livré des armes et des bombes « humanitaires » à des seigneurs de guerre dans d’autres territoires africains et ailleurs dans le monde. Le nègre domestique Hamadoun Touré, porte-parole de l’ONUCI était parfaitement au courant de ces choses, lui qui donnait souvent de la voix contre ce qu’il appelait « le clan Gbagbo ». Le peuple noir veut sa renaissance et les hologrammes comme Hamadoun Touré sont pour la remise sur pied du corps des « tirailleurs sénégalais ». Mieux, Touré et ses imitateurs Soro Solo, Turbice Koffi, Venance Konan, Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly, pour ne citer que ces individus, se frottent les mains de voir la métropole faire le boulot que les nouveaux tirailleurs sénégalais auraient dû faire s’ils avaient été plus courageux. Alpha Blondy qui demandait il y a quelques années à l’armée française de s’en aller d’Afrique, revient dire aujourd’hui qu’il est « soulagé de la fin de la crise». Autrement dit le rasta qui a déjà affirmé que Thomas Sankara a été tué par ses frères alors que cet assassinat est bien le fait de la France qui depuis lors ne cesse de protéger Blaise Compaoré, est soulagé de voir l’armée française « mettre fin à la crise ». Quant à Tiken Jah Fakoly, lui le chantre autoproclamé de la lutte contre la françafrique, il est content que la françafrique triomphe mais cette fois-ci c’est la bonne françafrique car elle oint à présent un dioula. Alpha Blondy, artiste, au demeurant réaliste depuis ses débuts, n’est pas moins dans cette logique ethnique qu’il dénonçait pourtant.

Comme beaucoup d’africains adorent souvent ce qui les blesse et les tue, on continue d’invoquer l’ONU et tous les instruments de la boîte à outils des Occidentaux à l’instar de la mythique communauté internationale. L’ONU n’est rien d’autre qu’une instance permettant aux européens et à leurs cousins occupant l’Amérique de donner des simulacres de légitimité et d’humanisme à leurs entreprises criminelles partout dans le monde. Le pouvoir de décision à l’ONU appartient à ces pays au sein du Conseil de sécurité. Depuis l’adoption de la charte des Nations Unies, pas moins de 67 guerres d’agression ont été menées par ces seuls pays. Ce sont des fauteurs de guerre armés et surarmés dans le dessein de braquer et saigner aux quatre veines les autres pays sans qu’il y ait riposte. L’Assemblée générale n’est qu’une chambre d’enregistrement. Il ne faut plus que les africains soient impressionnés par l’évocation des outils comme l’ONU qui a d’ailleurs menti effrontément en mars dernier à propos de l’inexistante livraison de trois hélicoptères par le Bélarus à l’armée nationale de Côte d’Ivoire. Ce sont les mêmes pays qui agissent, même si parfois la Chine et la Russie également membres du Conseil de sécurité sont plus réticentes non pas parce qu’elles seraient des « amis », mais parce qu’elles auraient aimé un peu plus de justice dans le partage. Le plus souvent d’ailleurs, la position de ces deux pays se traduit par un feu orange voire vert-clair de l’abstention : ce fut le cas concernant la résolution 1973 de la France autorisant les bombardements et la destruction de la Libye.

En clair, il faut se mettre bien dans la tête que la toute puissance des maîtres ne va pas se convertir en toute bonté parce que les africains le désirent. Le reste n’est que propagande de mauvais goût.

Lynx.info : ….. Nicolas Sarkozy se lave les mains comme Ponce Pilate et dit ce sont les africains qui voulaient que la force Licorne bombarde. N’a t-il pas raison ?

Kpogli : Sarkozy voulant bombarder la Côte d’Ivoire a utilisé son pupille Alassane Ouattara pour qu’il en fasse une demande. Cette démarche a été confortée par la prétendue lettre de Ban-ki Moon adressée à Sarkozy, le cowboy africain, afin qu’il mette les forces Licorne en action. Ce sont de petites combines qui ne changent rien au fait que la France, en dépit de ses dénégations tardives, ait capturé le président Laurent Gbagbo après d’intenses bombardements. L’ambassadeur de France, Jean-Marc Simon était personnellement aux commandes de l’opération du 11 avril 2011. Ouattara et Soro n’ont été que des rabatteurs qui ont certes leur responsabilité. Mais celle-ci ne doit en aucun cas nous éloigner des vrais auteurs de la destruction de la Côte d’Ivoire, des massacres et du kidnapping du président Gbagbo. Désormais, il faut que nous apprenions à écrire notre histoire, ceci afin de ne plus nous contenter d’avaler gloutonnement ce qu’on veut nous faire croire. La France est spécialiste dans la réécriture des faits criminels qu’elle commet en Afrique. Souvenons du Rwanda où elle est allée jusqu’à s’attribuer le beau rôle du sauveur malgré ses actes. Bien sûr, la France et les Occidentaux ont toujours sauvé les Noirs. C’était le cas lorsqu’ils allaient capturer les noirs durant quatre siècles sous prétexte de les sauver de l’enfer africain pour les amener enchaînés dans les cales des bateaux au paradis des îles et d’Amérique où les travaux forcés et les coups de fouets leur ouvraient la voie des cieux. Souvenons-nous des opérations de soustraction des documents des archives au Togo en 2005 à la mort d’Eyadema, en Centrafrique à la chute de Bokassa…par la DGSE. Ce sont des opérations visant à réécrire l’histoire. Et la France procède toujours de la même façon.

Dans le cas de la Côte d’Ivoire, il y a des complices, c’est indéniable. Mais ceux-ci ne sont rien sans l’auteur principal qu’est la France dont la classe politique est toujours soutenue dans ses basses œuvres en dehors de ses frontières, notamment en Afrique par une cohorte de journalistes plus chauvins qu’analystes et plus soumis aux intérêts financiers dans des organes de presse appartenant aux marchands d’armes Lagardère, Dassault et aux requins tels Bolloré et Bouygues qu’à la tâche d’information à laquelle ils se disent attacher.

Lynx.info : Pour certains Africains, Laurent Gbagbo était un dictateur, à la limite, un Hitler tropical. C’est ça aussi votre avis?

Kpogli : Cela fait doucement rigoler. Quand on ne connaît pas l’histoire de sa propre famille, encore moins celle de son territoire de provenance, prétendre connaître celle de l’Europe qui a connu Hitler, ne peut que procéder par la fraude et par des comparaisons hasardeuses. A ces cancres, il faut dire simplement qu’ils ne savent donc pas ce que c’est que l’hitlérisme. Mais comme les cancres osent tout, ils disent aussi que le président Gbagbo fut un fasciste tropical. Ceux-ci sont ni plus ni moins que des perroquets imitant bêtement le maître, Jacques Chirac- cité dans plusieurs affaires de corruption- qui avait fait cette comparaison en 2004 à l’égard du pésident Gbagbo. Comme bien d’africains n’aiment pas réfléchir par eux-mêmes, le mimétisme bovin reste leur seul issue.

Si le président Gbagbo était un Hitler ou un Mussolini tropical, alors nous ne savons pas ce que sont des contremaîtres comme les Gnassingbé, Sassou, Déby, Bozizé, Guélleh, Compaoré, Biya et les Bongo qui tuent, pillent, volent, violent, emprisonnent, torturent et soumettent le peuple noir sur leur gouvernorat respectif. Ces proconsuls noirs qui, plus que tout, méprisent le peuple noir et sanctifient le maître. Si le président Gbagbo était le Duce ou le Führer, alors que dirons-nous d’Alassane Ouattara, le banquier qui pue le crime et la mort à grande échelle si bien même que ses alliés objectifs que sont des ONG dites de défense des droits de l’homme et l’ONU n’ont pas hésité à parler de « massacres à grande échelle » et à lui demander de cesser les massacres?

Ce qui est bien avec des africains, c’est que certains prétendent même que le président Gbagbo ait trop duré au pouvoir. Ah oui??? Il a fait 10 ans dont 8 sous une rébellion dans un pays partitionné. Ce qui veut dire que ceux qui ont fait 40 ans pour laisser leur place à leurs enfants après leur décès, ceci n’est pas trop. Certains noirs ont un drôle de logique dans leur manière de voir les choses. 10 serait donc plus grand que 40. Il faut donc détruire celui qui a fait 10 ans et aduler ceux qui ont fait 40 ans, 30 ans, 25 ans avec des élections toujours truquées et douchées dans des bains répétés de sang.

Beaucoup disent aussi que le président Gbagbo a trop tué. Et dès que vous cherchez à savoir davantage, on vous dit qu’il a tué Guy-André Kieffer et Jean Hélène. Ceci veut dire que les noirs sont toujours prompts à se fendre en quatre dès que le malheur touche un Occidental. Mais, ils se foutent des milliers de leurs propres frères qui crèvent sous leurs yeux du fait de la France et de ses hommes de main Ouattara et Soro. Alassane Ouattara est justement de cette classe d’africains qui pleure quand le maître pleure et qui est malade lorsque le maître l’est. Il vient de déclarer dans une interview à La Croix qu’il est très inquiet pour les deux français enlevés à Abidjan. Le sort qu’il fait à des milliers de nos compatriotes ne lui pose aucun problème. Les deux français sont des hommes; ce qui n’est pas le cas des africains en Côte d’Ivoire. Eux, ils peuvent disparaître, ils peuvent être massacrés, ils peuvent être passés tranquillement à tabac. Voilà comment l’esprit de l’Oncle Tom sévit au sein de notre peuple.

Au fond, qui peut savoir, dans un pays où des bandes armées sévissent depuis 2002, celui qui a tué Jean Hélène et fait disparaître Kieffer? Mais non! Le président Gbagbo est décrété auteur de ces actes. C’est lui le méchant. Comme des africains refusent de savoir ce qui se passe autour d’eux, ils n’imaginent pas combien la France, pour atteindre certains objectifs, peut aller jusqu’à tuer ses propres citoyens et l’imputer à d’autres ou le cacher sous le manteau du suicide comme ce fut le cas du juge Borell à Djibouti en octobre 1995.

Donc, disons simplement que le seul dictateur africain en la personne de Gbagbo est chassé. Vive la démocratie de Ouattara, de Wattao, de Fozié, de Soro, de Fofié, de Ben Laden…Ce sont de vrais hommes d’Etat qui ne tuent pas, qui ne violent pas les femmes. Ce sont des colombes envoyées du ciel pour répandre la paix et bonheur sur la Côte d’ivoire. Et, on voit d’ailleurs la paix qu’ils ont apporté. C’est celle du cimetière.

Lynx.info : Alassane Ouattara dit n’avoir pas tué plus que Laurent Gbagbo n’en a tué. Vous le croyez?

Kpogli : Que nous le croyions ou pas, Alassane Ouattara n’échappera pas au jugement de l’histoire. Que ce soit aujourd’hui ou demain, les générations conscientes d’Afrique retiennent ou retiendront qu’Alassane Ouattara n’a jamais été au service de notre peuple et qu’il a été fait proconsul dans le territoire de Côte d’Ivoire par la France qui pour l’installer, a tué des milliers de personnes, bombardé la présidence et capturé celui qu’il veut remplacer à la tête de cette colonie. Se faire installer par le colonisateur signifie ni plus ni moins qu’Alassane Ouattara est un pantin et qu’il ne peut en aucun cas servir notre peuple en Côte d’Ivoire.

Cela étant, il faut dire que ce monsieur n’est pas un assassin débutant. C’est un criminel récidiviste. Il faut savoir qu’il a tué des millions d’africains à la suite des privations de nourriture, de soins de santé, d’éducation, de toits et d’habits imposées par le FMI et la Banque mondiale au travers des programmes d’ajustements structurels qu’il a fait respecter avec la terreur qu’on connaît à ses institutions de Breton Woods. A travers le FMI, Alassane Ouattara et tous les autres serviteurs de la finance internationale ont tué des millions d’enfants africains privés de soins médicaux de base et mis à genou des paysans africains à qui ils ont supprimé tout secours public. Ces paysans cultivent le coton, mais sont condamnés à être nus. Ils cultivent le café et le cacao, mais n’ont jamais goûté ni au café au lait, ni au chocolat. Les paysans africains ont été tués par millions, ils ont eu le dos calciné par la chaleur contre rien. Ils sont endettés parce que le système qui leur a imposé les cultures d’exportation pour engranger des devises pour payer l’odieuse dette africaine ne leur a pas laissé une autre alternative. Et Alassane Ouattara était celui que le FMI avait mandaté pour servir ce poison aux africains. Après que Ouattara ait réalisé tout ceci, il descend dans le territoire de Côte d’Ivoire pour faire et faire faire des massacres depuis 2002. Donc, en matière de crimes, nous ne croyons pas que le président Gbagbo peut approcher le score de ce criminel au sourire mesquin et à la démarche placide digne des meurtriers sans scrupules.

Lynx.info : Etant donné que vous êtes de la jeunesse panafricainiste, que restera t-il du forum de la jeunesse africaine (Cojep) qui avait les mêmes idéaux que votre organisation ?

Kpogli : Briser les murs ne signifie pas tuer les esprits. On peut tuer le corps d’un homme, mais pas ses idées. Donc, les idéaux du COJEP sont vivants et survivront aux personnalités qui les ont élaborés. Les noirs doivent d’ailleurs désormais travailler dans cet esprit. Il faut que quoiqu’il arrive aux dirigeants engagés, la relève puisse être assurée.

Aujourd’hui plus que jamais l’idée de la libération de l’Afrique et de sa reconstruction sur le roc des valeurs négro-africaines revisitées et adaptées au monde tel qu’il est n’a été aussi nécessaire. Ceci est rendu encore plus nécessaire avec les bombardements que la France fait en Côte d’Ivoire et les incessants bombardements de la France et des ses alliés en Libye. Fort de ces faits, travailler à doter l’Afrique, retirée des mains des guignols actuels, des armes des plus puissantes élaborées uniquement avec une intelligence endogène pour sa protection est une exigence existentielle pour notre peuple qui a toujours été l’objet d’agressions meurtrières et de pillages.

Lynx.info : Un mot sur l’UA, la CEDEAO…..

Kpogli : Nous répétons une fois encore que ces instruments ne sont rien d’autres que des outils au service de deux intérêts: l’un, principal, l’Occident et toutes ces déclinaisons et l’autre, accessoire, les intérêts multiformes des préfets et seigneurs locaux.

La CEDEAO est un syndicat de voleurs de suffrage démocratique, un conglomérat de putschistes et une bande d’assassins majoritairement acquis à la France. Ce syndicat du crime, quasi-unanimement issu des rangs de la Franc-maçonnerie vient de s’agrandir avec l’arrivée du « frère » Alassane Ouattara qui n’a pas dérogé aux règles du rituel sanglant. Les mêmes qui voulaient aller en guerre contre le président Gbagbo et qui ont applaudi les bombardements français sont eux-mêmes de grands dictateurs ayant toujours versé le sang de notre peuple. Mais, au nom de la fraternité maçonnique, ils ont le devoir de solidarité à l’égard du frère ivoirien.

Pour ce qui est de l’Union Africaine, il faut savoir qu’historiquement parlant, elle est le triomphe de l’esprit de Monrovia mené par les Houphouët Boigny et Senghor, plus proches et plus à l’aise avec le mépris des maîtres que de leurs frères Nkrumah, Sellasié et Sekou Toure acquis, eux, à la vision continentaliste du groupe de Cassablanca. Donc, l’UA, sous sa forme actuelle, ne peut faire plus que ce qu’elle fait. Elle est une institution mise en place pour bloquer l’élan d’une construction fédérale en Afrique. La seule preuve en est qu’elle maintient l’intangibilité des frontières dessinées à l’équerre et au compas des Occidentaux en 1885 à la conférence de « partage du gâteau africain » à Berlin.

Lynx.info : Merci Komla Kpogli

Kpogli : C’est nous qui vous remercions.

Interview réalisée par Camus Ali

Libye : L’African-Libyan Action Committees se prononce sur la mort du Général Abdel Fatah Younès

le Général Abdel Fatah Younès

La mort du Général félon Abdel Fatah Younès (photo), n’a rien d’étonnant. C’est dans la logique de ces mercenaires de Benghazi. Ce fait divers traduit la réalité comportementale d’une horde de traîtres qui commettent des exactions et crimes sur les populations civiles selon le rapport de Human Rights Watch (HWR) du 19 juillet 2011.Ces supplétifs de l’OTAN se livrent aussi à des luttes internes sanglantes, où chaque chef de faction souhaiterait avoir la direction de la 6ème colonne de l’impérialisme (le CNT) en terre africaine de Libye.
Le conglomérat des traitres et autres renégats de Benghazi, les Talibans monarchistes qui détruisent leur propre pays et tuent leurs compatriotes avec le concours des impérialistes de l’Otan, ne gouverneront jamais la Jamahiriya du Colonel Kadhafi, bâtisseur de la nation. Leur combat est injuste et voué à l’échec car il n’est pas soutenu par le peuple. En revanche, le Guide quant à lui, est adulé par ce dernier, comme en témoigne sa résistance depuis 4 mois malgré les bombardements massifs de l’Otan et les appels chroniques à un soulèvement populaire des tripolitains par les impérialistes de l’Otan et leurs collabos réactionnaires du CNT.

Comme en Algérie, le CNT ou les Harkis libyens ne vaincront pas la volonté du peuple de la Jamahiriya de sauvegarder la souveraineté, l’indépendance du pays et les acquis sociaux (parmi les meilleurs au monde) de la révolution d’Al Fateh, dirigée par le Guide Kadhafi. Quel peuple au monde voudrait de son propre gré accepté l’asservissement colonial, la recolonisation par les mêmes puissances impérialistes d’hier ? Les peuples africains victimes de la domination impérialiste et de leurs « gouverneurs délégués présidents », ont le devoir de n’avoir aucune compassion pour tous les traîtres et collabos.

Les actes criminels de ces derniers, ont causé la mort des millions de nos concitoyens. De plus, ils oeuvrent sadiquement pour la recolonisation de la Libye et de notre continent, l’Afrique. L’intervention prétendue « humanitaire » des impérialistes pour « sauver les vies humaines et instaurer la démocratie » en Libye, est devenue une opération de génocide contre le peuple libyen car les bombardements quotidiens de l’OTAN fauchent des vies humaines y compris celle des enfants.

Outre ces crimes contre l’humanité, les déluges de bombes (plus de 15000 sorties d’avions otaniens en quatre mois) ont détruit sciemment les infrastructures, fruits de la révolution d’Al Fateh : Bâtiments administratifs, ponts, routes, des usines, des maisons d’habitations, les installations de télévision, les fermes agricoles, les établissements scolaires et mêmes les hôpitaux.

Pour se justifier, les criminels invoquent les dégâts collatéraux et ce malgré leurs actes systématiques et délibérés, qui sont par ailleurs une violation flagrante de la résolution 1973 du Conseil de sécurité. Ces bombardements démontrent aujourd’hui aux yeux des sceptiques, qu’il s’agit bien d’une guerre de rapine et de recolonisation de la Jamahiriya. Le pillage du pétrole libyen et les quelques 200 milliards de dollars des fonds souverains dans les banques occidentales, aiguiseraient l’appétit des envahisseurs.

Les Trésors des puissances impérialistes jubilent d’avoir déjà bloque les dépôts de la Libye sur leurs territoires respectifs. Les pays occidentaux guerriers ont ainsi opéré le hold-up du siècle « de complexe » et « certifié » par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les déficits publics abyssaux dans ces puissances occidentales justifieraient cet acharnement contre ce riche pays africain.

Nous avons à faire à une innovation diplomatico-militaire où les vols des richesses des pays africains et la substitution de leurs dirigeants légitimes, nationalistes, insoumis aux diktats impérialistes, seraient certifiés par les résolutions du Conseil de sécurité. Ces dernières furent de surcroît rédigées par les mêmes puissances occidentales appelées cyniquement « communauté internationale».

Le terrorisme international des états impérialistes, serait ainsi légalisé et légitimé. Quelle injustice ! Cela est insupportable. Les multiples manifestations de soutien des peuples dans différents pays d’Afrique au Guide Kadhafi et au président légitime Laurent Gbagbo, témoignent si besoin en était, du rejet de la recolonisation du continent et de la détermination des masses populaires africaines à la combattre. Cette volonté des peuples d’Afrique est pourtant occultée par les principaux médias occidentaux qui s’illustrent plutôt dans la diffusion à profusion des contre vérités des gouvernements impérialistes qui font l’apologie de leurs petites créatures criminogènes : les réactionnaires Harki du CNT de Benghazi ou Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Au sein du CNT de Benghazi, supplétif de l’Otan, des voies discordantes s’élèvent pour dénoncer les alliés occidentaux et leur projet de détruire la Jamahiriya. A l’enterrement du Général félon Abdel Fatah Younès à Benghazi, son fils, Ashraf, s’est adressé à la foule en des termes profonds de sens, qui traduisent le sentiment populaire dans les territoires occupés par l’alliance OTAN-CNT: « Nous voulons le retour de Mouammar Kadhafi ! Nous voulons le retour du Drapeau vert ! ». Nous constatons encore que les principaux médias occidentaux sont aphones face à cette importante déclaration prémonitoire de la déliquescence du CNT. Cette impartialité dans le traitement de l’information aiderait-elle à instaurer la « démocratie en Afrique » et de surcroît lorsqu’ on refuse de relayer la volonté populaire par mépris ?

Dr Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement libyen, a déclaré vendredi 29 juillet que c’était bien Al Qaïda qui était derrière l’assassinat d’Abdel Fatah Younès (photo). « Par cet acte, Al-Qaïda a voulu marquer sa présence et son influence dans cette région. C’est bien Al-Qaïda qui a le pouvoir à l’Est. Selon lui, les autres membres du Conseil national de transition (CNT,opposition) étaient bien au courant mais ne pouvaient pas réagir parce qu’ils sont terrifiés par Al Qaïda » [ Le Temps d’Algérie du 30 juillet 2011].

Mohammed Agoury, un membre des forces spéciales sous le commandement de Younès, a accusé une faction rebelle appelée « la Brigade des martyrs du 17 février ». Ce groupe est composé de centaines de civils qui combattent les troupes gouvernementales de Tripoli mais ils font également office de force de sécurité intérieure officieuse du CNT. Une partie des dirigeants de ce groupe est issue du Groupe de combat islamique libyen (LIFG), qui a mené une campagne de violence contre le régime Kadhafi dans les années 1990.

Selon Mohammed Agoury, la Brigade en voulait à Younès, car ce Général félon, ancien ministre de l’Intérieur du Guide Kadhafi, avait été impliqué dans la répression contre le LIFG. [AP du 30 juillet 2011] Au demeurant, rappelons que le LIFG est une branche libyenne d’Al-Qaïda (salafiste, ralliée ensuite à Ben Laden et ses combattants Talibans). Al-Qaïda fut une créature de l’impérialisme états unien dans les années 70-80 contre l’armée de l’ex Urss qui soutenait le pouvoir communiste de Babrak Karmal en Afghanistan. Parmi les combattants Talibans figuraient plusieurs membres du CNT de Benghazi dont certains furent des proches collaborateurs de Ben Laden. Parmi ces derniers, un certain Al-Hasidi, un conseiller militaire d’Al Qaeda aujourd’hui maire de Darna et son lieutenant Sufian bin Kumu [ Daily Telegraph du 26 mars 2011].

L’histoire se répète en Libye. Le trio impérialiste France-Grande Bretagne-Usa, arme les Talibans monarchistes du CNT de Benghazi afin de procéder à l’assassinat politique de Kadhafi, ce nationaliste, anti impérialiste et panafricaniste convaincu. La victoire (d’ailleurs improbable) du CNT, supplétif de l’Otan, permettrait aux envahisseurs de mettre la main sur le pétrole libyen et commencer la recolonisation totale de l’Afrique. Les peuples libyens et africains résistent et s’opposent à cet acte impérialiste d’asservissement.

Alac soutient résolument la légitime résistance du peuple libyen, dirigée par son Guide le Colonel Kadhafi, contre les forces otaniennes et leur agent, le CNT de Benghazi. En effet, ce combat est aussi celui de toute l’Afrique pour son indépendance et sa souveraineté effective. – Nous rendons un vibrant hommage aux héroïques défenseurs de la souveraineté de la Jamahiriya, tombés sur le champ d’honneur.

Le 30 Juillet 2011

Le Secrétaire Général d’ALAC (African-Libyan Action Committees)

Le Secrétaire Général Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum