Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: septembre 1, 2011

BENIN : L’Intégralité de la Loi contre la Corruption votée par les députés

L’Assemblée Nationale en sa séance du 28 août 2011, a adopté la Loi portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin

TITRE 1er : DES DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE PREMIER: DE L’OBJET

Article 1er : La présente loi a pour objet la prévention et la répression de la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.

Télécharger l’Intégralité du document ici

Libye : Le CNT cède 35% du pétrole libyen à la France

Le CNT cède 35% du pétrole libyen à la France

Ce qui fait courir Sarkozy en Libye

Paris a saisi au vol l’occasion du soulèvement populaire en Libye pour s’assurer une place au soleil dans ce pays aux ressources énergétiques énormes.

Le soutien sans réserve de Paris aux rebelles libyens trouve son explication dans l’engagement du CNT de Mustapha Abdeljalil d’accorder à la France 35% du pétrole de son pays à la France, comme le confirme la correspondance, dont Liberté détient une copie, adressée en avril dernier aux responsables du Qatar, des Émirats arabes unis et à Amr Moussa de la Ligue arabe. Il était clair que la France ne se  serait pas engagée en Libye contre Mouammar Kadhafi si elle ne s’était pas assuré d’une contrepartie sonnante et trébuchante. En effet, il était invraisemblable que Paris ait apporté tout ce soutien aux rebelles libyens sans rien gagner en échange.

Ce qui n’était que rumeurs s’est confirmé par la lettre confidentielle adressée le 3 avril dernier par le premier responsable du Conseil national de transition (CNT) libyen aux “frères de l’office royal qatari”, aux “frères de l’office supérieur émirati” et au “frère Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe”.

Cette correspondance, dont Liberté détient une copie, lève le voile sur les véritables motivations du branle-bas de combat opéré par la France sur la scène internationale en faveur des rebelles libyens, elle qui avait des relations privilégiées ces derniers années avec le régime de Mouammar Kadhafi, particulièrement depuis que ce dernier avait été réhabilité après les longues années qu’il avait passées en marge de la communauté internationale, en raison des accusations de terrorisme dont il faisait l’objet. Et bien, Paris a saisi au vol l’occasion du soulèvement populaire en Libye pour s’assurer une place au soleil dans ce pays aux ressources énergétiques énormes, comme le confirme le contenu de cette missive secrète, dans laquelle le CNT rappelle aux destinataires de la correspondance que c’est “sur la base de la réunion de Londres tenue en mars et ce qui en a découlé comme confirmation de la reconnaissance du CNT en qualité de représentant légitime des Libyens”, qu’il a établi “des contacts poussés avec les Français par le biais de vos ambassades et vos efforts pour protéger les civils en Libye”.

Il est également confirmé que le représentant du CNT auprès de la France et des pays occidentaux n’est autre que Mahmoud Cham en remplacement de Mahmoud Jibril, après la découverte que ce dernier était de mèche avec le régime de Kadhafi.
Dans la deuxième partie de cette lettre, il est fait état de “l’accord pétrolier conclu avec la France en échange d’une reconnaissance officielle lors de la réunion de Londres en qualité de représentant légitime de la Libye”.

À ce sujet, il est clairement indiqué que le “frère Mahmoud”, comprendre Mahmoud Cham, a été chargé de signer l’accord prévoyant “l’attribution d’une quote-part de 35% de la totalité du pétrole brut libyen aux Français en échange d’un soutien total et permanent à notre mouvement”. Poursuivant, le signataire de la correspondance prie les destinataires de “prendre en charge le suivi de l’opération et multiplier leurs efforts pour nous approvisionner en armements, dont la quantité et le genre vous ont été communiqués dans une précédente lettre ‘ultrasecret’”.

Enfin, il leur est également demandé de répondre le plus rapidement possible par le biais de leurs représentations diplomatiques en France, car les forces de Kadhafi avaient repris toutes les villes et régions, hormis Benghazi.

Merzak Tigrine du quotidien algérien Liberté

Aïcha Kadhafi : Al-Qaïda est le principal ennemi de mon père mais qui est Obama ?

«Les rebelles en Libye sont directement liés à Al-Qaïda. Il est assez étrange d’observer que le président américain, Barack Hussein Obama, apporte son soutien à ces terroristes islamiques comme il le fit en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Syrie. Il est prouvé maintenant que, Al-Qaïda est le principal ennemi de mon père. Ma question est de savoir pourquoi Barack Obama soutien Al-Qaïda ? Quelle est son identité cachée ? Quel est son programme ? Comme la défaite d’Obama à la prochaine élection présidentielle est inévitable, il ne conspire-t-il pas pour créer un certain nombre de pays sous le joug d’ « Al-Qaïda dans le monde arabe ? » Aïcha Kadhafi a rajouté :

«Même si mon père et mes frères sont martyrisés, je vais continuer mon combat contre les terroristes islamistes en Libye. Bientôt, je vais apparaître dans les médias pour annoncer la lutte contre les terroristes et Al-Qaïda en Libye, ainsi que dans d’autres pays dans le monde. Que les Occidentaux et leurs mercenaires prennent note, Aîcha Kadhafi ne pliera jamais devant leur conspiration du mal. Je porte le sang d’un père héroïque et jamais dans la vie, je n’ai jamais appris à me rendre. L’OTAN et les assassins occidentaux ont tué mon mari et mon enfant. Mais ils doivent savoir maintenant que, Aïcha Kadhafi est un soldat. Même au prix de ma propre vie, je vais libérer mon pays des griffes des terroristes islamiques et Al Qaïda. »

En réponse à la question, qu’est-ce qu’ils vont faire, si l’Algérie décide de refuser leur exil, elle a déclaré : «Un certain nombre de pays arabes ainsi que les nations africaines sont prêts à nous accorder l’asile. Il y a également un signal positif du président vénézuélien Hugo Chavez. Quelles que soient ce que les terroristes islamistes en Libye peuvent penser, le monde n’oubliera pas et abandonnera pas Mouammar Kadhafi. Nous avons de nombreux endroits pour vivre. Mais, nous ne pourrons pas rester hors de Libye pour longtemps. InchaAllah (si Dieu le veut), nous reviendrons en Libye bientôt, et libérerons le pays. « Aïcha Kadhafi a enfin déclaré, lors de la prière de l’Aïd, que dans un certain nombre de nations musulmanes, des prières spéciales ont été offertes pour Mouammar Kadhafi et sa famille.

Source en anglais :Weeklyblitz.net

Armes d’un Genre Nouveau Utilisées en Libye

Comme il fallait s’y attendre, la machine à désinformer tourne à fond, on apprend aujourd’hui qu’un crime attribué à Kadhafi a en fait été commis par les troupes de l’OTAN, histoire d’essayer de nouvelles armes en conditions réelles.

Il faut donc comprendre que l’OTAN rejettera systématiquement ses crimes sur le camp d’en face, aujourd’hui par exemple l’eau a été coupée à Tripoli, les médias en rejettent la responsabilité sur les troupes loyalistes basées à 450 km de là dans la ville de Syrte !
Les infos qui nous parviennent sont complètement surréalistes, il faut s’entraîner à comprendre l’inverse de ce que disent les médias.

Ainsi, au lieu des fanfaronnades sur la liberté et la démocratie je ne serais surpris d’apprendre que l’on se dirige désormais vers une situation à l’afghanne ou à l’irakienne, avec troupes d’occupation, enlisement  et résistance populaire.

Dans ces conditions, l’histoire nous enseigne que la population est toujours parvenue à mettre en déroute  l’occupant.

Il y a deux jours, la presse faisait état de « squelettes calcinés » retrouvés à Tripoli. On avait expliqué que les troupes de Kadhafi avait tué et brûlé des prisonniers avant de prendre la fuite. En général, quand tu prends la fuite, tu as à la rigueur, je dis bien à la rigueur, le temps de tuer. Par contre, pour brûler un corps jusqu’à en laisser que le squelette, c’est une autre histoire. Le corps humain exige beaucoup d’énergie pour que tous les tissus mous soient détruits par les flammes. Même après des incendies de maison ayant duré des heures ou des accidents d’avion se terminant en enfer, il est toujours possible de prélever du sang en poussant l’aiguille assez profond dans le corps.

Verser de l’essence ou liquide équivalent sur un tas de corps, ne fera que détruire leurs cheveux et la plus grande partie de leur peau.

Bon, si vous avez le cœur bien attaché, on passe aux choses sérieuses. Voici des corps brulés avec de l’essence. Vous constatez que la destruction du corps est superficielle. En aucun cas on ne va voir les os.

Corsps brulés à l’essence

Voilà maintenant les Corps qui auraient été brulés par les troupes de Kadhafi

On remarque que tous les tissus mous même les plus profonds sont totalement détruits. Remarquez aussi la boite crânienne qui est explosé en plusieurs endroits. Ca arrive quand le contenu du crane chauffe très rapidement et sa vapeur fait éclater la boite osseuse. Ceci n’arrive de cette façon que lorsque le contenu chauffe très vite. C’est-à-dire qu’une énergie formidable est brusquement appliquée sur le corps. Ceci a été constaté sur les victimes du Vésuve à Pompéi. Les cendres chaudes du volcan les avaient englobés et sous la chaleur intense, les cranes avait explosé.

Voici encore une autre photo d’une prétendue victimes de soldats loyalistes :

Remarquez comme le mur est intact alors qu’il se trouve très proche du corps. Il y a moins de 50 centimètres entre le corps et le mur. Le corps est calciné et le mur en parfait état. Plus de 150 corps ont été retrouvés dans cet état.

L’explication avancée aujourd’hui par la presse et les locaux des deux bords ne tient pas la route. Ce massacre est très probablement le résultat de l’utilisation d’armes secrètes par les forces de l’OTAN. Déjà en 2002, des témoignages venant d’Iraq parlaient d’une arme nouvelle montée sur des chars et qui brulait les gens par des flammes et/ou des rayons. Des bus entiers de soldats avaient été réduits en cendres avec cet équipement.

En 2008, le journaliste Bob Woodward, gagnant du Prix Pulitzer révélait chez Larry King sur CNN que l’armée US a développé une arme entourée d’autant de secret que le Projet Manhattan qui a permis, en son temps, la naissance de la bombe atomique (source). En tous les cas, les guerres comme celle de Lybie donnent un terrain très favorable pour les militaires de tester de nouvelles générations d’armes.

Par Aldo Sterone

Le testament explosif d’un chef de guerre

Ibrahim Ag Bahanga

Le chef de la rébellion touarègue, Ibrahim Ag Bahanga, est mort le 26 août dans un accident de voiture au nord-est du Mali. Quelques heures plus tôt, il avait accordé une interview à El-Watan. Bahanga accuse l’Occident et le Mali de financer le terrorisme.

Quel impact peut avoir la disparition de Kadhafi sur le mouvement touareg malien ?

C’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des Touaregs de la région. Les objectifs du colonel ont toujours été à l’opposé de nos aspirations. Il a de tout temps essayé d’utiliser les Touaregs à ses fins et au détriment de la communauté. Son départ de la Libye ouvre la voie à un avenir meilleur et permet de progresser dans nos revendications politiques. Nous pouvons mieux nous faire comprendre sur le continent et auprès des pays occidentaux. Kadhafi faisait barrage à toutes les solutions de la question touarègue. Il a alimenté des divisions internes pour faire en sorte que les animateurs ne puissent pas s’entendre sur un minimum. Maintenant qu’il est parti, nous pouvons aller de l’avant dans notre lutte. Même durant sa chute, il continue à salir notre communauté en faisant croire qu’il a son soutien, mais la réalité est tout autre sur le terrain.

Le nord du Mali, une région touarègue, est devenu une base d’Aqmi (Al-Qaida Maghreb islamique). Comment cela a-t-il été possible ?

C’est vrai que cette région est un territoire touareg. Mais la politique de certains Etats a fait en sorte que les Touaregs n’aient plus d’emprise sur leur territoire. Lors des affrontements de janvier 2010, entre l’armée malienne, sa milice et le mouvement touareg, tout a été fait pour que les groupes Aqmi viennent s’installer dans la région avec le feu vert de Bamako. Cela fait plus de cinquante ans que les Touaregs sont opprimés dans leur région. L’Etat malien s’arrange toujours pour qu’aucune stabilité politique ou économique ne soit instaurée. Ce qui nuit terriblement à l’image de notre communauté.

Les Touaregs savent qu’ils sont sur leur territoire et qu’ils doivent le nettoyer pour y vivre. Mais, reconnaissons-le, avec quels moyens allons-nous mener cette guerre ? Aqmi s’est équipée grâce au Mali et à certains pays occidentaux. C’est avec l’autorisation de Bamako que les otages sont enlevés et c’est toujours avec sa bénédiction qu’ils sont dirigés vers le nord du Mali pour y être cachés et protégés. Ils seront par la suite achetés par les Etats occidentaux qui acceptent de payer de fortes rançons, tout en sachant que cet argent va financer Aqmi et ses prestataires de services, ces intermédiaires privilégiés de Bamako. Le repli des terroristes en territoire malien n’a pu se faire que grâce à la complicité de l’armée malienne.

Les Touaregs sont devenus la cible privilégiée des terroristes d’Aqmi, qui campent près des casernes et qui détiennent les otages occidentaux. Nos imams militent et sensibilisent nos jeunes et les familles contre cette religion d’intolérance prônée par les salafistes, et qui est en totale contradiction avec notre pratique religieuse. En réalité, sur le plan idéologique, les salafistes n’ont aucune influence sur les Touaregs. Nous nous défendons avec nos maigres moyens et nous envisageons de demander des comptes au pouvoir de Bamako un jour prochain.

Salima Tlemçani | El-Watan

Après avoir conduit la Côte d’Ivoire dans le chaos : Choi veut se blanchir dans un livre

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, le sud-coréen, Young Jin-Choi, quitte définitivement notre pays, demain, mercredi 31 août 2011. Il avait remplacé à ce poste, l’inénarrable Pierre Schori, de nationalité suédoise. Selon des sources diplomatiques, la nomination de Choi en 2007, quelques mois après la signature de l’accord de Ouagadougou entre la rébellion armée et le pouvoir ivoirien d’alors, avait fait l’objet d’une « faveur » du Président Laurent Gbagbo au secrétaire général de l’Onu, le sud-coréen, Ban Ki-Moon. Qui avait demandé à M. Gbagbo de l’aider à caser son concitoyen Young Jin-Choi qui se trouvait sur le carreau, sans activité. Le Président Laurent Gbagbo qui reprochait aux différents représentants spéciaux du SG de l’Onu (Albert Tévoédjré et Pierre Schori) leur partialité flagrante dans la crise ivoirienne et leur propension à fermer les yeux sur les vrais obstacles au processus de paix (désarmement des rebelles, partition du pays…) s’interrogeait sur l’intérêt de garder l’Onu dans le processus ivoirien. C’est à ce moment-là que le nouveau SG de l’Onu, Ban Ki-Moon, qui venait de remplacer le ghanéen Kofi Annan (il était plus à la botte de Paris que tout autre chose) propose un nouvel homme, son concitoyen Young Jin-Choi, comme représentant spécial. Laurent Gbagbo accepte, dans l’espoir que Young Jin-Choi se montrera différent de Tévoédjré et Schori dans l’approche de la crise ivoirienne. Ban Ki-Moon lui donne l’assurance que Choi travaillera en toute impartialité. C’est ainsi que Choi a atterri en Côte d’Ivoire. Il a effectivement travaillé avec impartialité jusqu’à la mi-2008, soutiennent des sources diplomatiques.

Avant d’être happé par la Françafrique et ses intérêts géostratégiques et économiques dans le golfe de Guinée. La suite, nous la connaissons. Il a certifié une élection présidentielle du 28 novembre 2010 qui s’est déroulé dans la fraude, le vote truqué et les exactions contre des électeurs dans la partie septentrionale du pays. Il a cautionné des résultats provisoires rendus dans des conditions illégales. La Côte d’Ivoire a sombré dans un chaos social, économique, religieux, culturel et politique depuis avril 2011. La fracture entre les populations est si large que la réconciliation nationale s’avère quasi-impossible aujourd’hui. L’insécurité est à son summum et le pays est livré à des milices armées pro-Ouattara et anti-Ouattara. La Côte d’Ivoire fait peur. Les populations vivent dans la hantise du lendemain. L’opposition politique est emprisonnée, la liberté de la presse hypothéquée…Un sombre tableau dénoncé par l’opinion publique nationale et internationale dont Choi voudrait vaille que vaille se soustraire. D’où le livre qu’il s’apprête à sortir en septembre-octobre sur « ses mémoires » relativement à la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

Selon la publication La Lettre du continent N°617 du 25 août 2011 qui livre cette information, l’ouvrage de Choi est piloté par Béchir Ben Yamed, patron de l’hebdomadaire parisien « Jeune Afrique », très proche de la Françafrique. Nos investigations nous ont permis de savoir que le livre à sortir de Young Jin-Choi sera à charge contre le Président Laurent Gbagbo, l’ex-chef de l’Etat renversé en avril dernier par l’armée française. Les « nègres » que Choi aurait engagés pour travailler sur son ouvrage seraient les journalistes de « jeune Afrique », François Soudan et Marwane Ben Yamed sous la supervision de Béchir Ben Yamed.

Toujours au dire de nos sources, le livre de Choi constituerait, en réalité, une réponse truffée de contrevérités au film-documentaire intitulé « Gbagbo dans le tourbillon du golfe de Guinée » diffusé par la Rti sous le Président Gbagbo. Le film-documentaire dévoilait les vraies raisons du complot international contre Gbagbo. Young Jin-Choi a été ulcéré par ce documentaire et a accusé, à tort, des agents de l’Onuci d’avoir livré les informations au régime Gbagbo. Choi veut donc se blanchir à travers un livre. Le pourra-t-il ? Nous en doutons puisqu’il n’évoquera pas assurément dans cet ouvrage, certains faits accablants. Comme par exemple, selon des sources diplomatiques, l’interpellation sèche dont il a été l’objet, alors qu’il exposait, il y a quelques années, à l’Onu sur la situation en Côte d’Ivoire, par l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Susan Rice, qui l’accusait d’être devenu pro-Gbagbo parce qu’il exigeait le désarmement des rebelles avant la tenue d’une élection présidentielle démocratique en Côte d’Ivoire.

Didier Depry didierdepri@yahoo.fr , Notre voie

L’Argent de la BCEAO, le malheur des Ivoiriens !

BCEAO est la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Cette institution a été créée par le Colonisateur français le 04 avril 1959 par la Transformation de l’Institut d’Emission de l’Afrique Occidentale Française et du Togo en Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest d’abord pour conduire une politique protectionniste dans les Colonies françaises.

A l’époque coloniale, le franc CFA frappée par l’Institut d’Emission de l’Afrique Occidentale Française avait à un moment donné une valeur supérieure au franc français, empêchait les autres puissances coloniales de commercer avec les colonies françaises d’Afrique de l’Ouest. Ainsi, ces puissances étaient obligées de racheter les matières premières avec la France et non directement dans les colonies où les grandes industries agricoles coloniales françaises produisaient de grandes quantités de matières premières agricoles comme le café et le cacao grâce aux travaux forcés.

Ensuite, cette monnaie alors arrimée au franc français a été utilisée comme un instrument de politique budgétaire jusqu’à ce jour, grâce aux devises générées par le commerce international des colonies devenues ex-colonies dans la forme. Ces devises sont logées pour 65 pour cent d’abord et ensuite pour 50 pour cent, au Trésor français. Je laisse le soin aux Economistes pour nous instruire sur la question. Revenons donc à l’objet de cet Article 72ème de la Révolution Permanente.

Alors pour récapituler, le franc CFA émis par la BCEAO a donc été créé par la France, pour servir les intérêts de la France et pour piloter les projets français dans les anciennes et nouvelles colonies. Dès lors, pour la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, le CFA émis par la BCEAO va jouer son rôle premier : permettre d’atteindre les objectifs de la France en Côte d’Ivoire.

Que s’est-il passé avant l’attaque du 19 septembre 2002 ?

Tout commence avec l’affaire du braquage de la BCEAO par un certain Prosper Sia Popo, alors Chef vigile au sein de l’Agence Centrale BCEAO d’Abidjan Plateau. C’était le 27 août 2002 environ 20 jours avant l’attaque de la Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002 par la rébellion de Monsieur Dramane OUATTARA l’ex-MPCI, rebaptisée Forces Nouvelles par la France et plus tard, FRCI par OUATTARA lui-même lorsqu’il en prend officiellement le commandement en mars 2011.

A l’époque, tout l’espace UEMOA regroupant les 8 Etats de l’Afrique de l’Ouest ayant en commun le franc CFA, fut en émoi. 20 milliards de francs CFA auraient été soustraits frauduleusement des coffres forts de l’Agence Centrale de la BCEAO à Abidjan Plateau. Incroyable !

Les premières informations font alors état de ce que le sieur Sia Popo, se serait enfui avec le butin de 20 milliards de francs CFA en liquide en passant par le Ghana. Trois jours avant l’attaque d’Abidjan, soit le lundi 16 septembre 2002, Sia Popo est arrêté avec brio par le « redoutable » Blaise Compaoré puis dans la foulée, il est extradé vers la Côte d’Ivoire.

L’arnaque est enfin révélée au sujet de l’affaire Sia Popo

Voici pour ceux qui ne le savent pas encore, ce qui s’est réellement passé. Ces informations ont été données par des sources très proches du dossier. D’abord le Sieur Sia Popo, capturé magistralement par le « chasseur de prime » Blaise Compaoré n’a pas pu ouvrir les Coffres forts  de la BCEAO hyper blindés et contrôlés par un puissant système informatique qui aurait été mis en place par la société Bull France. Le coffre principal serait équipé d’un dispositif de destruction par perforation multiples des billets dès que le coffre est forcé à l’ouverture par un individu qui ne fait pas entrer les codes de sécurité exacts. Ces codes sont gérés à partir d’un serveur central installé à Dakar et relié à toutes les Agences BECAO. Ce serveur a pour rôle, entre autres, de gérer la sécurité des coffres forts mais aussi de consolider et centraliser les états journaliers des opérations réalisées en chambre de compensation par les Banques commerciales et autres établissements de crédit.

Donc Sia Popo n’a pas pu forcer le coffre fort pour partir avec 20 milliards de francs CFA. Mieux, les montants sortis sont supérieurs à 20 milliards de francs CFA. Le sieur Sia Popo a tout simplement été convaincu de jouer le bouc émissaire contre forte récompense mais aussi de convoyer du liquide vers le parrain des futurs événements du 19 septembre 2011.

Pour simplifier, disons tout net qu’il devait remettre de l’argent liquide à Blaise Compaoré, qui devait à son tour, utiliser cet argent pour payer les frais de location des mitrailleurs lourds à pédale, des grenades offensives et autres matériels militaires mis à disposition par le Guide Libyen, Mouammar Kadhafi.  Eh oui ! C’est lui qui aurait fourni les armes lourdes qui ont servi à attaquer les camps militaires d’Abidjan dont celui d’Agban.

Alors une fois l’argent réceptionné par Blaise, il brandit Sia Popo comme un code de communication à l’attention des commanditaires de l’attaque pour dire : c’est fait, vous pouvez y aller ! Après quoi, il se fit fort d’extrader Sia Popo vers la Côte d’Ivoire. Dès lors que Sia Popo est incarcéré, l’attaque devait être lancée dans les 72 heurs au maximum pour ne pas qu’il parle sous la pression. Ainsi, pendant l’attaque, Sia Popo devait être libéré puis disparaître de la circulation. Il connaissait même le nom de celui qui devait conduire le détachement qui devait le libérer.

Mais la libération de Sia Popo, incarcéré à l’Ecole de Gendarmerie d’Abidjan alors dirigé par l’ancien Colonel Guiai Bi Poin, va échouer grâce à la perspicacité de cet excellent officier qui a vite compris que l’assurance et l’arrogance de Sia Popo cachaient un projet d’évasion et donc a pris le soin de mettre en place un dispositif de veille. Je vous prie de ne pas demander plus de détails sur ce qui sait passé dans la nuit du 19 septembre 2002 au risque de nous éloigner du sujet principal traité dans le présent article de la Révolution Permanente.

Voici donc comment le premier pseudo braquage de la BCEAO a servi à déclencher le processus de déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

Le secret des braquages des Agences BCEAO de Bouaké, Korhogo et de Man par le MPCI et la Force Licorne

Oui, les hommes de Dramane OUATTARA qui poursuivent fallacieusement aujourd’hui Laurent GBAGBO pour « crime économique », ont braqué trois Agences de la BCEAO respectivement en 2003 (Bouaké et Man) et en 2004 (Korhogo). Officiellement, la BCEAO a annoncé avoir perdu plus de 58 milliards de francs CFA alors que certaines sources annoncent 300 milliards de francs CFA dans ces actes de braquage. Pour l’histoire, voici les circonstances dans lesquelles ces braquages sont intervenus.

A cette époque, la France avait coupé le pays en deux à partir de Bouaké : Zone Forces Nouvelles et Zone gouvernementale. Les zones minières (or et diamant) dûment identifiées en territoire rebelle et le rançonnage des populations ne suffisaient plus à entretenir la rébellion et à couvrir certaines dépenses de la Licorne. Plus grave, Laurent GBAGBO a réussi à se rapprocher du Guide Libyen pour le convaincre de retirer ses armes de la Côte d’Ivoire. Cet accord aboutira plus tard à la première visite du Guide Libyen en Côte d’Ivoire.

Alors, à court d’argent et désarmés pratiquement, la rébellion va organiser le braquage de la BCEAO avec l’aide de soldats français de la Licorne pour financer leur réarmement par la France, l’enrichissement des Chefs de guerre et les dépenses liées au fonctionnement du MPCI rebaptisé Forces Nouvelles par la France. Plusieurs milliards sont ainsi récupérés.

Selon nos sources, les milliards emportés sont partis d’Abidjan pour se retrouver dans les deux Agences braquée en août 2003. Le même procédé a du être utilisé pour Korhogo en 2004.

Après quoi, le dispatching a été fait. Soro Guillaume s’en tirera avec plus de 10 milliards de francs CFA dont il va loger environ 7 milliards en Afrique du Sud. Le reste servira à financer des projets immobiliers au Sénégal, notamment à Dakar puis au Burkina Faso où le « pseudo Chef » de la rébellion et ses hommes vont investir des sommes faramineuses dans la construction de OUAGA 2000, un ensemble immobilier qui fait la fierté du Burkina Faso. Le reste de cet énorme butin de guerre servi par la BCEAO à la rébellion de OUATTARA et de la France, financera la construction d’immeubles et d’hôtels à Abidjan et dans certaines villes avec un somptueux hôtel construit par le chef rebelle Ouattara Issiaka alias Watao, dans la ville d’Agboville.

Les circuits empruntés après les faux braquages de la BCEAO à Bouaké, à Man et à Korhogo

C’est là que la BCEAO va jouer son énième rôle dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Pour créer des circuits verts, certains cadres de cette institution vont utiliser des prête-noms pour créer des agences de Change à Abidjan. Ces Agences vont très vite être agréées par la BCEAO et permettront un recyclage de l’argent volé et son transfert hors des frontières de la Côte d’Ivoire.

Mais ces gros mouvements financiers n’attireront l’attention de personne ; je veux dire ni le siège de la Banque Centrale à Dakar ni l’Agence d’Abidjan ne se sentiront interpellées par les gros mouvements financiers réalisés par ces toutes nouvelles Agences de change et de transfert d’Argent. C’est normal. Parce que le circuit est au vert. Il a été huilé. Nos sources révèlent que ce même circuit a servi aux détournements dans la filière café cacao.

Mais pour convoyer l’argent de Bouaké ou Man vers Abidjan, ce sont des personnes de bonne volonté, des hommes de confiance accompagnés d’hommes de confiance armés qui vont faire le boulot. Là encore la négligence de l’armée ivoirienne, notamment Police, Gendarmerie, Douanes, va rendre les choses faciles.

Une fois le recyclage terminé à travers les circuits verts « non surveillés » par  BCEAO, la rébellion va retrouver une nouvelle santé de fer pour aujourd’hui mettre la Côte d’Ivoire à sac avec l’appui désormais officiel de la France.

Une nuisance nommée BCEAO en 2011

Dans les Statuts de l’Institution, elle est neutre et ses agents sont protégés par une immunité. Mieux, l’Institution ne peut recevoir d’injonction de la part des Etats membres encore moins de ses organes de surveillance comme le Conseil des Ministres de l’UEMOA ou la Conférence des Chefs d’Etat. Mais la BCEAO va servir d’instrument de guerre contre la Côte d’Ivoire en s’érigeant en censeur politique de la Côte d’Ivoire.

En plein contentieux électoral, la BCEAO va d’abord décider de fermer ses agences en Côte d’Ivoire pour compter du mercredi 26 janvier 2011. Ensuite elle va déconnecter les Agences de Côte d’Ivoire du système bancaire sous-régional pour provoquer l’isolement bancaire de la Côte d’Ivoire. Elle va par ailleurs enjoindre les autres banques qui n’ont pas suivi les mouvements de fermeture sans préavis enclenchés par les banques françaises, de fermer sous peine de sanction. Le but visé : asphyxier l’Economie ivoirienne et aider Dramane OUATTARA à vaincre Laurent GBAGBO.

Dans un communiqué publié par la Presse le 11 février 2011, Jean-Baptiste Compaoré alors Gouverneur par intérim après le limogeage de Philippe-Henry Dacoury-Tabley menace en ces termes : « La BCEAO rappelle aux établissements de crédit de l`Union monétaire ouest-africaine (UMOA) que ses agences sont fermées depuis le mercredi 26 janvier 2011, sur l`ensemble du territoire de la Côte d`Ivoire, jusqu`à nouvel ordre. La BCEAO demande instamment aux établissements de crédit de l`Union, et en particulier ceux établis en Côte d`Ivoire, de s`abstenir de contribuer à la violation de la fermeture de ses agences dans ce pays.
« Toute opération effectuée par un établissement de crédit avec lesdites agences ou dans leurs locaux (…) est passible de sanctions ».

Conséquence : les entreprises vont fermer, plus de 200 000 Ivoiriens vont perdre leur emploi en moins de deux mois, plusieurs personnes vont trouver la mort faute d’argent pour se soigner et les dégâts se poursuivent aujourd’hui.

Des précautions à prendre

La Révolution Permanente a déjà pris en compte cette donne. La nuisance BCEAO sera neutralisée. Au moment de la Révolution, des actions précises seront initiées pour anéantir les velléités de gestion de la Côte d’Ivoire par une Banque Centrale instrumentalisée pour déstabiliser le pays qui la fait vivre.

Et ce n’est pas l’affaire de la seule Révolution Permanente. Chaque Ivoirien doit aussi prendre ses dispositions pour ne plus subir le sort connu après la fermeture des banques françaises et le terrorisme économique perpétré par la BCEAO en violation de toutes les règles qui la régissent.
Un combat se gagne avec la collaboration de ceux au profit desquels il est mené. Ensemble, nous devons prendre des précautions pour neutraliser la nuisance BCEAO lorsque l’heure de la libération sonnera. Et nous y sommes.

A très bientôt.

Hassane Magued

Les chiffres noirs de la pauvreté en France

L’Insee a dévoilé mardi son enquête sur le niveau de vie des Français en 2009, la première année entièrement placée sous le signe de la crise commencée l’année précédente. Les chiffres de la montée de la pauvreté et des inégalités.

Le niveau de vie médian des Français a augmenté de 0,4%

Malgré la crise, le niveau de vie médian des Français, qui sépare la population en deux moitiés, a augmenté de 0,4% en 2009. Il s’établissait à 19.080 euros par an, soit 1590 euros par mois. Le niveau de vie se calcule en divisant le revenu disponible du ménage par le nombre le nombre d’unités de consommation (UC). Un concept statistique qui permet de tenir compte des économies d’échelle liées à la vie en commun et du fait que les enfants consomment moins que les adultes. Ainsi, seul le premier adulte du ménage se voit attribuer 1 UC. Les autres personnes de 14 ans ou plus représentent 0,5 UC. Les enfants de moins de 14 ans, 0,3 UC. La légère hausse du niveau de vie médian constatée en 2009 traduit à la fois une certaine résistance du modèle social français face à la crise mais cache en même temps une montée des inégalités.

Près d’un français sur sept est pauvre

La crise a en effet augmenté le nombre de pauvres en France. En 2009, 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian du pays, selon la définition en vigueur en Europe. Soit 954 euros par mois. Le taux de pauvreté en France s’établissait ainsi à 13,5% de la population, en hausse de 0,5 point par rapport à 2008. Soit 400.000 personnes de plus.

4,1 millions de personnes vivent avec moins de 773 euros par mois

La crise a également accru l’intensité de la pauvreté. Les pauvres de 2009 sont en effet plus pauvres qu’en 2008. 50% des personnes pauvres, soit 4,1 millions de personnes, vivaient ainsi avec moins de 773 euros par mois en 2009. Soit un niveau de vie médian inférieur de 19% au seuil de pauvreté. Cet écart n’était que de 18,5% l’année précédente.

La crise a frappé les 40% des Français les moins riches

2009 marque un tournant dans l’évolution du niveau de vie des catégories les plus modestes. Alors que les 40% des Français des moins riches avaient vu leur niveau de vie augmenter d’environ 2% par an entre 2005 et 2008, la tendance s’est inversée en 2009. La baisse du niveau de vie a été la plus marquée pour les 10% du bas de l’échelle, avec un recul de 1,1% par rapport à 2008. En revanche, le niveau de vie des 60% de Français les plus riches a continué d’augmenter malgré la crise, même si c’était de façon ralentie.

Une stabilisation trompeuse des écarts

Les 10% de Français les plus aisés avaient un niveau de vie supérieur à 35.840 euros par an en 2009. Un chiffre en hausse de 0,7% par rapport à l’année précédente. Ce niveau de vie plancher des plus riches est 3,4 supérieur au niveau de vie plafond des 10% les plus pauvres. Soit un ratio identique à ce qu’il était en 1998. Mais cette stabilité est trompeuse car la part de niveau de vie des 10% les plus riches a continuellement augmenté en 10 ans, passant de 22,5% à 24,3%. Ce paradoxe apparent s’explique en fait quand on regarde ce qui se passe tout en haut de l’échelle. L’Insee évoquait ainsi dans son portrait social 2010 une «  augmentation des inégalités par le haut, au bénéfices des 1% les plus aisés ».

Les prestations sociales montent à 39,3% des revenus des plus pauvres

La hausse du chômage est la principale cause de la baisse du niveau de vie parmi les plus pauvres. Les chômeurs représentaient 9,8% des 20% de Français les moins aisés en 2009 contre 8,5% en 2008. Mais des mesures ponctuelles et la montée en charge du revenu de solidarité active (RSA) ont permis de limiter les effets de la crise, explique l’Insee. Il a permis d’apporter un complément de revenu à des travailleurs faiblement rémunérés. Au final, la part des prestations sociales dans le revenu des 10% des Français les plus pauvres est passée à 39,3% en 2009 contre 36,3% en 2008.

Le taux de pauvreté chez les chômeurs a baissé de 1,1%

34,7% des chômeurs vivaient au dessous du seuil de pauvreté en 2009. C’est 1,1 point de moins qu’en 2008. Cette très relative « amélioration » s’explique en partie par le RSA mais également par la modification de cette population avec la crise. Plus âgés et plus qualifiés, les chômeurs de 2009 ont perçu des allocations chômage plus élevées.

16,9% des actifs non salariés sont pauvres

Au sein des personnes occupant un emploi, ce sont les non-salariés qui sont touchés par la hausse de la pauvreté: leur taux de pauvreté passe de 15,3% à 16,9% entre 2008 et 2009. D’une manière générale, les crises ont un impact plus fort sur leur niveau de vie que pour les autres catégories du fait d’une plus grande sensibilité de leurs revenus à la conjoncture économique, rappelle l’Insee. En euros constants, le niveau de vie médian des non-salariés recule de 0,8%.

6,3% des salariés sont pauvres

Le taux de pauvreté parmi les actifs passe de 9,5% en 2008 à 10,1% en 2009, à près de 2,8 millions de personnes. Mais ce chiffre est surtout gonflé par les actifs non salariés. Le taux de pauvreté parmi les salariés est stable en 2009 à 6,3%, soit près de 1,4 million de personnes.

Un étudiant sur cinq et un retraité sur dix sont pauvres

351.000 étudiants avaient un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté en 2009. Soit 20,3%, en hausse de 1,2 point par rapport à l’année précédente. Le taux de pauvreté des retraités est quant à lui resté stable à 9,9%. Leur revenu médian a augmenté de 1,3% en euros constants.

L’Expansion.com

La Syrie met fin aux transactions en dollars

La Syrie a cessé depuis mardi toutes ses transactions en dollars en raison des sanctions imposées par les Etats-Unis et s’est tournée complètement vers l’euro, «Maintenant c’est complètement arrêté. C’est la première fois dans l’histoire du pays», a affirmé Adib Mayaleh, Gouverneur de la Banque Centrale Syrienne.

«Depuis deux jours nous ne pouvons plus faire de transactions en dollars et nous nous sommes donc tournés vers l’euro. Depuis 2005, nous avions encouragé tous les secteurs économiques à faire des transactions en euros mais malheureusement ils continuaient dans leur très grande majorité à la faire en dollars».

Barack Obama qui avait exigé la démission du président syrien Bachar al-Assad a également annoncé tout récemment avoir pris de nouvelles sanctions très dures contre le régime de Damas. Le président américain a signé un décret interdisant l’importation de pétrole et de produits pétroliers de Syrie aux Etats-Unis et gelant tous les avoirs que l’Etat syrien pourrait avoir sous juridiction américaine. M. Mayaleh a indiqué que les réserves du pays se montaient actuellement à 17,4 milliards de dollars, soit 800 millions de dollars de moins par rapport à la mi-mars, au début du mouvement de contestation contre le régime de Bachar al-Assad.

«Le taux de change de la livre syrienne est resté plus ou mois stable. C’est notre principal objectif depuis le début de la crise, a-t-il ajouté. Interrogé sur un transfert de 6 milliards de dollars de l’Iran pour soutenir la livre syrienne, il a répondu: «C’est de la rigolade. C’est n’importe quoi. Les milliards sont venus comment ? En camions ? Par un transfert bancaire alors que les deux pays sont sous embargo ? La centrale des règlements interbancaires en a fait état ? C’est ridicule». «Nous avons créé il y a deux ans un fonds pour la fluctuation de la monnaie et la position des changes avec les banques. Il tournait autour de 5 milliards de dollars et depuis la crise nous avons déboursé deux milliards pour protéger notre monnaie», a-t-il ajouté.