Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: septembre 15, 2011

Le mandat d’arrêt de la CPI contre Kadhafi nul et non avenu

Le mandat d’arrêt de la CPI contre Kadhafi nul et non avenu – Il a été rejeté par l’UA, la Russie et l’Alliance bolivarienne pour les Amériques

Le mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale à l’encontre du guide libyen Mouammar Kadhafi, de son fils Seïf El Islam et du chef des services de renseignements, Abdallah Al Senoussi, est «non avenu et illégitime» ne s’appuyant sur «aucun règlement juridique valable».

Les chefs d’Etat de l’Union africaine l’avaient déjà rejeté dans la forme et dans le fond lors du dernier sommet de Malabo. Autre argument irréfutable pour les «pseudos» juristes à la merci de l’Occident, la Libye de Kadhafi n’a jamais adhéré à cette juridiction.

Elle n’a pas signé ni ratifié le statut de Rome. C’est plutôt les autres chefs d’Etat, notamment français et britannique, qui devraient être devant les «tribunaux internationaux», car la CPI a été créée pour juger «les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre». Dans ce contexte, Kadhafi avait accepté l’initiative politique de l’Union africaine et de l’ONU, mais la stratégie de guerre menée par l’Otan dans ce pays a donné le résultat d’un coup d’Etat militaire international contre un gouvernement jusque-là légitime, en témoignent tous les accords y compris militaires signés avec le régime de l’ex-dirigeant.

Il n’est pas possible de rappeler tous les évènements qui ont conduit à ce coup d’Etat, mais certains faits démontrent à l’opinion publique que la guerre de Libye est une erreur impardonnable qui a créé un précédent dans les annales du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout est faux et il n’existe aucune raison juridique et humanitaire légitimant une telle intervention contre un peuple paisible et serein depuis presque un demi-siècle.

Il n’y a eu jamais de massacre de manifestants

Selon des experts et des spécialistes, ainsi que des journalistes qui ont eu à effectuer des enquêtes sur les évènements en Libye depuis la «révolte de Benghazi», il n’y a jamais eu de «massacres» de manifestants et une «révolution populaire appelant au changement du système» à l’exemple des révolutions tunisienne et égyptienne, où les deux tenants des régimes dictatoriaux n’ont pas été inquiétés à ce jour par la CPI, ni moins la police (Interpol).

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a affirmé samedi publiquement aux jeunes Italiens rassemblés dans un meeting que Kadhafi était aimé par son peuple et qu’il n’y a jamais eu de soulèvement populaire en Libye. Il s’agit, selon lui, d’un coup d’Etat mené par des hommes de pouvoir aidés par les éléments d’Al Qaïda et les forces de l’Otan. Berlusconi aurait voulu à travers cette déclaration négocier sa part du gâteau après la destitution du guide libyen, mais il a restitué des faits véridiques devant servir les historiens qui voudront écrire l’histoire de la Libye.

De plus en plus, les spécialistes de la question libyenne se rendent compte du désastre et de la volonté délibérée de détruire un pays afin de se servir de ses richesses. Dans ce contexte, le président russe, Dmitri Medvedev, le dit haut et fort : «L’opération de l’Otan en Libye est au-delà du mandat de l’ONU.» «Le mandat de la résolution onusienne 1973 sur la Libye a été dépassé», a souligné le président russe. Chaque jour, des voix s’élèvent contre cette injustice, ces attaques et cette entrée sur le sol libyen des forces de l’Otan. Les huit pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, regroupant entre autres la Bolivie, Cuba, la Dominique, l’Equateur, le Nicaragua et le Venezuela, ont dénoncé cette intervention militaire la considérant comme un crime international contre des personnes innocentes. Le nombre de civils libyens tués et la destruction des édifices publics dans des attaques des avions de l’Otan restent inconnus, car les fameuses ONG humanitaires ne s’y intéressent pas.

Elles se sont plutôt investies dans les accusations contre le régime de Kadhafi. D’ailleurs, un fait «inédit» s’est produit dans ce contexte. Un «militant» de l’ONG Humain Right, établi au Caire, a fait état lors d’une intervention sur la chaîne Al Jazeera, de crimes contre l’humanité en Libye !

Les bombardements des avions libyens des manifestants fabriqués par les chaînes TV

A ce sujet, il y a lieu de citer l’étude de Michel Collon, journaliste indépendant et historien belge qui a souligné lundi dans un entretien à la presse nationale que «toute la campagne de l’Otan repose sur la désinformation». «Les bombardements des avions libyens des manifestants étaient des informations entièrement fabriquées par Al Jazeera et Al Arabia», a-t-il ajouté.

Partant de ces données, il est évident que cette justice internationale ne sera crédible et loyale qu’en jugeant les commanditaires de ce complot. Quelle sera la joie de l’opinion internationale d’apprendre que des chaînes satellitaires, des chefs d’Etat qui incitent au meurtre et des anciens dirigeants voulant prendre leur revanche sur un système en appelant à la guerre, ont été jugés loyalement au même titre que ceux qui ont été accusés à tort ou à raison.

C’est ce qui a amené les pays africains, réunis lors du sommet de Malabo (Guinée équatoriale), de rejeter le mandat d’arrêt lancé par la CPI contre Kadhafi». «Les Etats membres de l’UA ne coopéreront pas à l’exécution du mandat d’arrêt», a indiqué l’organisation dans un communiqué diffusé au terme de cette réunion. L’Union africaine avait déclaré sa «préoccupation par la manière dont la Cour pénale internationale gère la situation en Libye». Selon l’UA, «le mandat d’arrêt de la CPI est venu compliquer sérieusement les efforts visant à trouver une solution politique à la crise en Libye (…) et à prendre en compte l’intérêt mutuel des parties concernées». La CPI a choisi un camp au détriment d’un autre. Une démarche qui ne relève pas d’une justice se voulant loyale et exemplaire, avait souligné dans un récent entretien accordé au Temps d’Algérie le professeur Chems Eddine Chitour. La CPI a failli et a démontré son incompétence dans ce domaine, d’où la nécessité de sa dissolution, car elle est devenue un instrument d’influence plutôt que celui de justice.

A ce jour, elle n’est reconnue que par une poignée de pays sur lesquels elle n’exerce malheureusement aucun pouvoir. Les Etats-Unis, la Russie, l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Libye, l’Egypte, le Maroc et bien d’autres pays ne reconnaissent pas cette instance. Ce qui nous amène à dire que son existence est fictive.

Il est d’une urgence extrême que tout doit être revu dans cette question libyenne et que la justice fasse son travail de manière légale, selon la réglementation internationale. La mission ne doit plus être confiée aux instances actuelles (ONU, Union européenne, Ligue arabe…) étant donné leur implication et responsabilité entière dans cette guerre désastreuse. Tout le monde doit être jugé pas seulement Kadhafi. Une mission qui doit relever de personnalités autonomes n’ayant aucun intérêt avec un chef d’Etat.

Le Temps d’Algérie

Les WADE : 11 ans de règne, 11 ans de scandales

Les onze ans de règne des libéraux ont été ponctués par une série de scandales. Les uns plus spectaculaires que les autres.Le 7 août 2010, lors d’un dîner-débat organisé par l’association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) Abdou Latif Coulibaly affirmaient que si l’on totalise l’argent de l’ensemble des scandales financiers connus depuis l’avènement de l’alternance en 2000, on atteindra les mille milliards de francs Cfa.Ce qui équivaut à plus de 26 000 kilomètres de route bitumée, selon lui.

Les 13 milliards du Qatar

Le dernier scandale financier, pour l’instant, c’est Saïf Al Islam, le fils du guide libyen, qui nous l’apprend. Selon lui, Me Wade aurait reçu la bagatelle de treize (13) milliards de francs Cfa du Qatar pour son fils. Pourquoi ? Pour réclamer urbi et orbi, depuis Benghazi, le fief des rebelles libyens, le départ de Kadhafi.

Mais d’autres scandales financiers ont précédé celui-ci. Lors d’un meeting le 22 mai à Zinguinchor, le Premier Souleymane Ndéné Ndiaye affirmait : ‘Pendant presque 10 ans, Landing Savané a reçu de mes mains ou des autres collaborateurs du président de la République, 30 millions de francs Cfa tous les mois, et jamais il n’a partagé cet argent avec ses camarades.’

Fesman: Plus de 45 milliards de francs Cfa dépensés par la fille et un déficit de 26 milliards pour chanter et danser

Le 3e Fesman aura été un véritable gouffre financier. Cette manifestation, dont Wade a confié l’organisation à sa fille, aura coûté au trésor public plus de 45 milliards de francs Cfa et engendré un déficit de 26 milliards de francs. Le chef de l’Etat soutenait que le Sénégal n’aurait dépensé de son budget que 5 milliards. Le reste du budget étant supporté par les autres pays. On sait ce qu’il en a été.

L’autre scandale qui noircit le tableau du Fesman, le financement de la construction du monument de la Renaissance africaine. En effet, pour le construire, l’Etat du Sénégal a bradé les terres de la zone aéroportuaire. Des terres pourtant estimées à 75 milliards de francs par des spécialistes. Pourtant, dans une brochure remise aux journalistes lors de l’inauguration, l’on pouvait lire que le monument de la renaissance africaine a coûté zéro F Cfa à l’Etat du Sénégal. Qui pour y croire ?

Plus de 205 milliards dépensés par le fils pour l’Oci

Autre gouffre financier, l’Organisation de la conférence islamique (Oci), confiée à l’autre fils Wade, Karim.Dans son livre intitulé Contes et mécomptes de l’Anoci, le journaliste Abdoulatif Coulibaly affirme que contrairement aux affirmations de ses dirigeants, l’Agence nationale pour l’organisation de conférence islamique (Anoci), n’a pas dépensé 72 milliards de FCfa, pour réaliser les travaux nécessaires à l’accueil du sommet qui a eu lieu en mars 2008 dans la capitale sénégalaise. Elle en a dépensé plus du double. ‘Nous sommes à même de dire que l’Anoci a dépensé pour l’organisation de la conférence islamique une somme totale de 205 milliards 211 millions de FCfa’, renseigne-t-il. ‘Les 205 milliards 211 millions de FCfa de dépenses effectives et réelles de l’Anoci comportent un chapitre ou une composante nommée: ‘Aménagement des bureaux du siège de l’Anoci’. Ce poste a englouti la somme de 750 millions de FCfa. Celle-ci a servi à l’aménagement des bureaux du président du Conseil de surveillance, M. Karim Wade, et à l’équipement des bureaux de ses collaborateurs. Ils ont été logés aux 1er, 2e et 3e et 10e étages de l’immeuble Tamaro’, poursuit-il, affirmant que c’est aussi mentir que de tenter de faire croire au peuple que la réalisation des chantiers ouverts à la veille de la Conférence islamique a coûté 101 milliards de FCfa. Selon lui, l’Oci a saigné le Trésor public et a accéléré la crise financière dans laquelle se débat aujourd’hui le Sénégal.

Perturbations sur la ligne : 20 milliards de Sudatel distraits

Si ce n’est pas le fils ou la fille de Wade qui sont impliqués, ce sont les fils de ses amis. Ainsi, lors de la vente de la troisième licence de téléphonie à Sudatel, Abdou Latif Coulibaly affirme que Thierno Ousmane Sy, fils du ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, aurait été impliqué dans le scandale d’une commission qui aurait été versée dans le cadre de la vente de la licence de Sudatel. Se fondant sur une enquête du journaliste, l’entrepreneur Bara Tall avait alors initié une pétition pour réclamer la vérité sur les vingt milliards de francs Cfa. Mais le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, avait déclaré, dans un communiqué, que ‘Sudatel a réglé la totalité du prix de la licence par deux virements sur un compte du Trésorier général du Sénégal à l’Agence nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), pour un montant total de 200 millions de dollars’.

Réparation de l’avion présidentiel : 28 millions de dollars en l’air

En avril 2007, la Pointe de Sangomar, l’avion de commandement du président de la République est en panne. L’avion présidentiel a été obligé de faire un atterrissage à Palma de Majorque dans les Iles Canaries en Espagne. L’incident s’est passé un samedi dans les airs vers 5 heures du matin. C’est le cockpit de l’appareil qui a eu des problèmes techniques. Il se trouvait dans l’espace aérien espagnol alors que le Président Wade se rendait dans les pays du Golfe. Déjà au lendemain de l’alternance, les moteurs de Sangomar ont été à Perpignan, car disait-on à l’époque qu’ils n’étaient pas dans un meilleur état. D’ailleurs, le président avait affirmé qu’aucun sou du contribuable sénégalais n’a été dépensé pour la réfection de la Pointe de Sangomar.

Mais le journaliste Abdou Latif Coulibaly avait affirmé tout à fait le contraire. Dans son retentissant brûlot ‘Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée? ’, il affirmait que le ‘montant global et final’ de l’ensemble des opérations de la révision de l’avion s’élève à 28 millions de dollars. Prenant le contre-pied de Wade, le journaliste écrivain a révélé que la ‘facture salée’ a été payée à partir du fonds routier sénégalais. Un montant de 10 milliards de Fcfa aurait été transféré par l’État, explique Latif. Selon lui, cette somme n’a pas fait l’objet d’enregistrement au Secrétariat général du gouvernement, ni publié au journal officiel. Ce qui est considéré comme une violation flagrante des règles de la bonne gouvernance et de la transparence.

Mais quelques années après cet incident voilà Wade qui paie un ancien avion, celui du président français Nicolas Sarkoky vieux de 8 ans à 20,9 milliards de francs Cfa. Il s’agit d’un moyen-courrier A319 CJ entré en service en 2002, d’une capacité d’une trentaine de places.

La planque chypriote de 7,5 milliards de francs Cfa du fonds taiwanais

En 2006, 15 millions de dollars, soit 7,5 milliards de francs Cfa alloués par la Chine Taiwan à l’Etat du Sénégal ont été détournés et planqués à Chypre. Selon le journal Le Témoin, ce sont 15 millions de dollars Us, soit 7,5 milliards de nos francs ‘destinés à la construction de projets à caractère social dans notre pays’ que Taïwan a décaissés. Une somme qui n’avait pas atterri dans les comptes de l’Etat, jusqu’à la rupture des relations diplomatiques entre le Sénégal et Chine Taïwan. Selon l’hebdomadiare Le Témoin, ‘cet argent s’est retrouvé dans le compte bancaire d’une société créée par Emmanuel Aïm, la Fitem Entreprises Limited’ précisément, ‘ouvert dans les livres de la Société générale de Nicosie, à Chypre’.Ce dernier étant le fils de Pierre Aïm, conseiller spécial du président de la République et propriétaire de la Nouvelle Brasserie devenue ‘Africa investissement Sénégal Brasserie’ gérée par le même Emmanuel Aïm.

La mallette de Segura : 90 millions en cash

En fin de mission au Sénégal, le représentant du Fmi au Sénégal, pour son départ du pays, s’est fait remettre une mallette contenant 100 000 euros et 50 000 dollars en cash et a voyagé avec jusqu’à Barcelone… Après découverte du contenu du ‘cadeau’, l’ancienne bête noire des autorités avertit sa hiérarchie à Washington. Ordre lui fut intimé de retourner le paquet à l’envoyeur. Ce qui fut fait, via l’ambassadeur du Sénégal à Barcelone.

Dans cette énumération des scandales et gouffres financiers qui est très loin d’être exhaustive, nous n’avons pas pris en compte les fameux fonds politiques. Des fonds, dont l’utilisation et la gestion, paraît-il, sont laissés à l’appréciation exclusive du président de la République et peut-être de ses proches, dont un a avoué s’être servi et avoir donné à qui il veut. Récemment, d’ailleurs, le porte-parole du président de la République a cru bon de déclarer que ces fonds ont pu servir à Me Wade pour l’acquisition d’un terrain acheté à plus d’un milliard aux Almadies.

Des milliards de francs en surfacturation et en marchés de gré à gré

Mais c’est sans conteste l’affaire dite des Chantiers de Thiès qui fut le premier scandale financier du régime de l’alternance. Dans un discours sur les chantiers de Thiés, le mardi 26 juillet 2005 au Méridien Président, suite à la déclassification du rapport de (Ige) sur les chantiers. Macky Sall, qui a succédé à Idrissa Seck à la primature, se demande comment a-t-on pu passer, sans en informer le président de la République, de l’enveloppe des 20 milliards F Cfa fixée par lui-même, au montant global de 46 217 166 908 francs Fca. Il en conclut alors à des surfacturations. Se fondant sur ce rapport, il débusque aussi des marchés contractés dans le cadre de cette enveloppe de 46 217 166 908 francs Cfa, par entente directe. ‘Dans leur rapport, les experts ont relevé des surfacturations sur la presque totalité des marchés, c’est-à-dire, des écarts significatifs entre les coûts réels des travaux et les montants facturés à l’Etat. Sur la première phase correspondant aux travaux devant intervenir avant le 4 avril 2004, pour des engagements d’un montant global de 40 618 568 848 FCFA, le coût réel des travaux a été évalué par les experts à 22 633 730 608 FCFA, soit une surfacturation de 17.984.838.241 F Cfa’, disait-il devant les diplomates accrédités au Sénégal.‘Selon les vérificateurs de l’Ige, ce marché, d’un montant de 14 847 280 358 FCFA, a été conclu de gré à gré et approuvé irrégulièrement, le 3 octobre 2003, par l’ancien Premier ministre, en violation des dispositions du Code des marchés publics et du Règlement général sur la comptabilité publique. (…)

Sur la première phase correspondant aux travaux devant intervenir avant le 4 avril 2004, pour des engagements d’un montant global de 40 618 568 848 F Cfa, le coût réel des travaux a été évalué par les experts à 22 633 730 608 FCFA, soit une surfacturation de 17 984 838 241 F Cfa’, poursuivait-il, expliquant que sur le marché spécifique de 14 847 280 358 FCFA, les experts ont évalué la surfacturation à 8 099 337 207 F Cfa.

La malette de Segura : 90 millions en cash

En fin de mission au Sénégal, le représentant du Fmi au Sénégal, pour son départ du pays, s’est fait remettre une mallette contenant 100 000 euros et 50 000 dollars en cash et a voyagé avec jusqu’à Barcelone… Après découverte du contenu du ‘cadeau’, l’ancienne bête noire des autorités avertit sa hiérarchie à Washington. Ordre lui fut intimé de retourner le paquet à l’envoyeur. Ce qui fut fait, via l’ambassadeur du Sénégal à Barcelone.

Dans cette énumération des scandales et gouffres financiers qui est très loin d’être exhaustive, nous n’avons pas pris en compte les fameux fonds politiques. Des fonds, dont l’utilisation et la gestion, paraît-il, sont laissés à l’appréciation exclusive du président de la République et peut-être de ses proches, dont un a avoué s’être servi et avoir donné à qui il veut. Récemment, d’ailleurs, le porte-parole du président de la République a cru bon de déclarer que ces fonds ont pu servir à Me Wade pour l’acquisition d’un terrain acheté à plus d’un milliard aux Almadies.

Wade achète un terrain comptant à 1,182 milliard

Wade achète un terrain à 14 milliards à New York

LERAL

La « France éternelle » malade de ses politiques éternelles

Les récentes déclarations de l’avocat Robert Bourgi continuent de défrayer la chronique sous nos tropiques et cela a fait l’effet d’une bombe dans nombre de pays sur le continent noir. Mais il faut reconnaître que la France est malade de sa propre sublimation comme au temps du Général De Gaulle où il avait lancé, comme pour défier les Allemands,  « la France éternelle !»

Que l’on démente les propos de l’avocat franco-libanais ou non, des signaux et d’autres révélations du genre étaient déjà servis aux Africains et l’on avait une vague idée de ce qui se passait. Et même si le Général De Gaulle bénéficie aujourd’hui, et cela est unanime, d’un capital de sympathie ou de droiture, et qu’on le considère comme un homme irréprochable, il n’en demeure pas moins que c’est sous lui que les premiers réseaux de la Françafrique furent mis en place avec le non moins célèbre Jacques Foccart. Et les politiciens de tous bords n’ont pas craché dans la soupe quand ils ont accédé à la magistrature suprême dela France. Ils s’en sont d’ailleurs accaparé pour en faire un fond de commerce juteux et lucratif.

De la Droite à la Gauche, en passant par l’Extrême droite française, tous ont contribué au pompage des biens de l’Afrique. Avec ces révélations, on comprend mieux le rôle de ce pays dans le génocide Rwandais, les conflits armés et les guerres sur le continent. Les dictateurs de tout acabit payaient leur dime à la France pour bénéficier de sa protection.

Les guerres de prédations au Liberia, en Sierra Leone, au Congo, en Centrafrique pour ne citer que ces pays, cachent-elles une vilaine réalité ?La France ne serait-elle pas comptable des troubles post-électoraux dans les pays africains ? Les fraudes électorales, les élections mal organisées, les tripatouillages des constitutions etc., soutenus et homologués parla France dans son précarré, se justifient aisément à la lumière de ces révélations.

Gbagbo Laurent ne serait-il pas déchu aujourd’hui parce qu’il n’arrosait pas suffisamment l’Elysée et les hommes politiques français? Voilà pourquoi il y a eu l’intervention de la France en Côte d’Ivoire et aujourd’hui en Libye. Au regard de tout ce qui précède, il faut que les Africains demandent réparation pour le préjudice, parce que c’est l’argent du contribuable qui a servi à financer des campagnes électorales dans l’Hexagone et d’autres activités illégales.

A l’image des Indiens d’Amérique, il faut que l’Afrique demande une réparation à la France. Si aujourd’hui le continent fait du surplace, c’est de la faute de cette France qui a maintenu des dictateurs en place et qui étaient à sa botte. Lesquels fournissaient grassement en feuilles l’Elysée et des hommes politiques français. Alors la France, pour se faire réhabiliter, doit prendre l’engagement de réparer le préjudice au plus vite en Afrique.

Djimité Ouédraogo. San Finna

(Photo: legrigriinternational.com)

Conspiration contre le régime Syrien, deux terroristes avouent avoir tiré sur des manifestants

Deux terroristes avouent avoir tiré sur des manifestants pour le coller sur le dos de la sécurité

Deux terroristes, Ala Eddine Jamal al-Habra et Ismaël Abdel Mounïm al-Farrane, ont avoué avoir tiré sur les manifestants dans la région de la Ghouta dans la Banlieue de Damas, à Jabla et à Lattaquié faisant plusieurs victimes dans le but de coller ces actes sur le dos des forces de l’ordre, afin de ternir leur image, de porter atteinte à leur rôle, d’attiser la sédition et créer le chaos.

Al-Habra a dit, dans ses aveux devant la caméra de la TV syrienne, qu’il est né en 1982 et qu’il habite à Dhmeir dans la Banlieue de Damas depuis 1984, « je travaille dans l’usine de céramique Zenobia à Adra depuis trois ans et ça fait presque 14 mois que j’habite dans la région d’al-Abada dans la Ghouta de Damas », a-t-il précisé.

« Le début de ma participation aux manifestations je croyais que je revendiquais davantage de droits et de liberté, mais des groupes sont entrés parmi nous pour nous convaincre qu’il fallait poursuivre ce genre de manifestations par tous les moyens même s’il faut recourir aux armes », a-t-il ajouté.

« Lors d’une manifestation d’al-Abadieh jusqu’au carrefour de Nachabieh, et avant d’y arriver à environs 200 m, les agents de sécurité stationnés au niveau du point de contrôle nous ont parlé via le porte-voix de retourner d’où nous venons, mais on a refusé et en ce moment Zaher Qallaa m’a remis un fusil à pompe, pour que je tire sur les manifestants afin de créer de la panique au sein de la foule. J’ai commencé à tirer en l’air avant de tirer directement sur les pieds des gens », a-t-il expliqué.

« Il y a avait avec nous des gens cagoulés et armés, je ne pouvais les distinguer si ils étaient de la région ou non, mais ils ont tiré sur les manifestants dans le tas sans aucune distinction. Au moins 7 personnes ont été tuées et 40 autres blessées, une fois le carnage terminé, le fusil m’a été retiré et aussi le reste des armes », a-t-il poursuivi.

Ismaël al-Farrane a quant à lui indiqué qu’il est un pécheur à Jabla et qu’il est âgé de 25 ans. « Au début des manifestations, Nouar Hajouz m’a donné un fusil à pompe, alors qu’Abdel Hadi Ghazal m’a remis deux bâtons de dynamite et quand les manifestations ont commencé à sortir dans les rues de notre quartier, j’ai tiré sur la foule et j’ai lancé en direction des manifestants la dynamite, ce qui a fait 5 victimes », a-t-il avoué.

« L’objectif derrière les tirs sur la foule, c’était pour attiser la discorde entre les manifestants et les forces de l’ordre et leur faisant expliquer que les agents de sécurité qui tirent sur eux pour créer des troubles », a-t-il dit, ajoutant que Hajouz lui fournissait de l’argent.

Par ailleurs, la télévision syrienne a annoncé vouloir diffuser aujourd’hui jeudi à 20H 00 les aveux d’un terroriste, appelé, Hussein al-Harmouche et ceux d’un espion Israélien samedi à 20H 00 ; ce dernier révèlera les ficelles et les ramifications de la conspiration tramée contre la Syrie, comment il a facilité l’assassinat du martyr Imad Moughniya, comment les espions travaillent dans l’ombre pour attiser la discorde, comment assassiner les résistants et plonger le pays dans le chaos.

Juillet 2001 : Quand Ben Laden rencontrait la CIA à Dubaï

Une du Figaro du 31 octobre 2001