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Haïti : les Casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti devenus « persona non grata »

De violentes manifestations ont eu lieu à Port-au-Prince contre les Casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti (Minustah).

La sodomisation de Johny Jean par les soldats uruguayens de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti est la dernière goutte qui a fait déborder le vase. Ces soldats, selon plusieurs acteurs de la vie nationale haïtienne sont trop impliqués dans des actes répréhensibles. Des cas de vol, de viol, d’arrestations illégales et arbitraires, d’homicides et de bastonnades sont monnaie courante de la part des soldats de la mission onusienne.

Les étudiants de la faculté d’ethnologie des Sciences humaines, de droits et des sciences économiques et nombres de sympathisants ont exprimé leur solidarité à l’endroit du jeune haïtien violé par des soldats uruguayens à Port-salut. Ils réclament le départ des troupes onusiennes et comptent maintenir cette mobilisation jusqu’au départ du dernier soldat onusien. « Aujourd’hui l’objectif de la manifestation est d’exiger le départ total de la Minustah, nous ne voulons pas un retrait progressif, mais un départ définitif de ces gens qui occupent notre pays ».

Leur manifestation a été dispersée à plusieurs reprises par la police lorsque les étudiants ont tenté de se rapprocher de la grande place proche du palais présidentiel en ruines depuis le séisme de janvier 2010.

Parallèlement à la manifestation des étudiants, le collectif pour le dédommagement des victimes du choléra en Haïti a organisé lui aussi une marche sur plusieurs artères de la capitale en vue d’exiger le retrait de la force onusienne sur l’ensemble du territoire national ; le contingent népalais de la MINUSTAH étant responsable de l’implantation et la propagation du choléra en Haïti. Leur manifestation a été réprimée par les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) car, toute manifestation de rue dans l’ère du champ de mars était interdite.

« Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants, nous n’avons pas utilisé de balles réelles », a déclaré le porte-parole de la police haïtienne Frantz Lerebours.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies statuera ce vendredi 16 septembre sur le rapport du secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) relatif à la présence de la mission de paix de l’ONU en Haïti.

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