Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: septembre 20, 2011

BENIN : Après son K.O. frauduleux, Yayi le chinois se la coule douce en Chine dans les salons de massage

Le globe trotteur comme il aime se faire appeler, Boni Yayi après avoir fait le tour de la planète terre au lendemain de sa prise de pouvoir en 2006 pour, dit-il chercher des investisseurs étrangers et mobiliser des ressources pour sortir le Bénin de son état de pays sous-développé n’est pas au bout de son périple. En effet, depuis qu’il a repris les rennes du pouvoir à la faveur de son plébiscite de mars dernier, Yayi a renoué avec son sport favori. Qui a dit que le pouvoir n’est pas doux ? La semaine dernière, le Dr Boni Yayi s’était envolé pour la Chine dans le cadre de la coopération bilatérale. Bla bla bla et tout le reste. Mais en fait de coopération bilatérale et de visite de travail, le Prégo n’a pas perdu son temps hein.

Au moment où les cadres du ministère des affaires étrangères et autres chargés de mission s’échinaient à déchiffrer l’alphabet chinois qui ma foi n’est pas un des plus faciles à déchiffrer, Yayi se la coulait douce dans les centres chinois de massage et d’acupuncture. Du massage chinois, à la digitotherapie en passant par le moxa pour finir avec le yin et le yang, Yayi a soigné ses lombalgies et autres torticolis qu’il a eus à force d’acquiescer de la tête chaque fois que quelqu’un parle en se donnant du plaisir. Ce séjour qui aura duré au total huit jours, aura permis à Yayi de goûter aux délices asiatiques en matière de médecine traditionnelle et de remise en forme complet appelé sous d’autres cieux check up. Seulement, il n’est pas exclu que Yayi, tel qu’on le connaît, ait passé autant de temps dans l’empire du milieu pour s’imprégner d’avantage des notions de commandement. Car, il n’est plus un secret pour personne que la Chine est passée maître dans l’art de redresser un peuple grâce au bâton et à la carotte. S’il est vrai que le séjour du tronc d’arbre dans l’eau ne le change pas en crocodile, espérons que ce séjour de Yayi en Chine ne va point le changer en Chinois.

Par Romuald Tchoukpa

LBL

Refondation par Boni Yayi du droit de grève – Assassinat des libertés syndicales, attentat contre la démocratie

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)  

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. : 21 35 02 95/97 68 88 73 – Site :www.la-flamme.org

Un projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin est en examen à l’Assemblée Nationale. Ce projet se retrouve dans des journaux de la place et les salariés et l’opinion publique peuvent se faire une idée (FRATERNITE n° 2925 du 15 septembre 2011). A la lecture du projet, on se rend compte que le texte dans le fond comme dans la forme est une compilation de monstruosités fascistes, chaque article étant un coup de poignard contre les libertés syndicales, une balle dans le dos de la démocratie au Bénin. C’est plutôt une loi antigrève.

1. De vastes et nombreux secteurs sont exclus du droit de grève. Ainsi, dans le projet de la nouvelle loi, dès l’article 2, les douaniers et forestiers sont interdits de grève; l’article donne les mains libres contre d’autres «agents à qui la loi interdit expressément l’exercice du droit de grève en raison de la spécificité de leurs missions»! Comment une loi sur l’exercice de droit de grève, peut-il parler des agents (sans les nommer) à qui la loi (non spécifiée) interdit ce droit? Ensuite, «le droit de grève est limité dans les services dits essentiels» (Art 15), «ceux relevant de la santé, de la sécurité, de l’énergie, de l’eau, des transports aériens, des télécommunications.». Dans les secteurs dits stratégiques définis dans le texte comme étant «ceux dont l’activité est indispensable à l’intérêt général et au développement économique de la nation notamment les services financiers», où la «cessation même partielle de travail, porterait de graves préjudices à l’économie nationale» (selon le pouvoir) (Art 19), les agents sont réquisitionnés d’office en cas de grève, donc la grève leur est interdite !

2. Les motifs de grève ont été restreints. Les intérêts moraux, démocratiques des salariés sont exclus des motifs de grève. Les autorités peuvent alors bafouer les droits humains des travailleurs et des citoyens. L’article 3 dispose en effet que «les grèves qui n’ont pas un caractère professionnel sont illicites et interdites notamment les grèves politiques». Les grèves contre les enlèvements et assassinats crapuleux par les autorités, contre les détournements sordides seraient illicites puisque n’ayant pas de caractère professionnel. Et de l’exercice du droit de grève, l’on s’attaque à la liberté d’association! «Il est interdit aux organisations syndicales de se constituer en alliance ou en coalition quelconque avec les partis ou mouvements politiques». Mais évidemment, YAYI ne s’interdira pas de s’enivrer des louanges et soutiens des syndicats de «patriotes» ou de «modérés» stipendiés.

3. La procédure entrave l’exercice du droit de grève. L’article 4 exige «des négociations collectives obligatoires et préalables à toute action syndicale conflictuelle». Ainsi, si un salarié est fusillé sur ordre d’un préfet, il faut aller discuter d’abord avant de protester! Et discuter pendant combien de temps? Pendant vingt (20) jours ouvrables, soit quatre semaines au moins! En effet, l’article 8 dispose: «La durée de préavis de grève est de 20 jours ouvrables avant le déclenchement de la grève». Et pour décider de la grève, il faut montrer «que la volonté de la déclencher provient de la majorité des travailleurs (souligné par nous) de l’entreprise ou de l’administration concernée ou plan local, sectoriel ou départemental et national» (Article 8). Ainsi, si les agents de la santé, de l’éducation nationale ou de Bénin Telecom veulent déclencher une action conflictuelle, il faut que la majorité des infirmiers, des enseignants éparpillés sur l’ensemble du territoire national, etc. se soit prononcée pour cette grève! Le droit de représentation par un syndicat et des responsables est alors nié et aboli par le Roi YAYI !! Même si une instance du syndicat était habilitée à décider, «la décision majoritaire fera l’objet d’un procès-verbal signé de tous les participants… Le procès-verbal doit être joint au préavis de grève» (Art 8). L’autonomie des syndicats, le secret de leurs délibérations sont ainsi niés et piétinés. Et dernier coup de marteau contre le droit de grève, «le préavis émane de l’organisation ou des organisations de travailleurs régulièrement constituées et qui ont rempli les formalités de leur déclaration officielle» (Article 9).

Et «l’agent gréviste est tenu de justifier préalablement son appartenance syndicale» (Article 25). Le droit de grève, le droit de la cessation concertée de travail, n’appartient plus alors au travailleur. Ainsi, est vidé et violé l’article 31 de la Constitution (pourtant repris en article premier de la loi) qui dit que «tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts, soit individuellement (souligné par nous) soit collectivement ou par l’action syndicale». Partout ailleurs dans le monde, on n’est nullement obligé d’être syndiqué d’abord avant de faire grève, mais ici, le roi Boni YAYI veut instituer sa propre loi. Et lorsque pourtant la grève est déclenchée, le recours «à l’arbitrage d’un médiateur est obligatoire» et «ce recours est suspensif du déclenchement de la grève dans les services essentiels» (souligné par nous.) (Article 14).

4. Passons sur les autres monstruosités qui disposent que «lorsque les réquisitions sont notifiées au siège d’une organisation syndicale, celle-ci est tenue de les afficher et de joindre ses militants concernés pour tous voies et moyens de communication appropriés…!». Boni ordonne que le syndicat lui-même sabote son propre mot d’ordre de grève. C’est plus que de l’humiliation, c’est de la torture. Et seul un tortionnaire peut inventer de tels artifices.

5. Au total, interdiction directe de la grève dans des secteurs spéciaux (douanes, eaux et forêts), réquisition d’office de grévistes dans les secteurs dits stratégiques, droit limité dans les secteurs dits essentiels, négation du droit de grève au travailleur, négation de la représentation des syndicats, négation même du syndicat, remise en cause de tout droit acquis, interdiction de grève pour des motifs démocratiques (autres que professionnels), tel est le tableau de ce projet de loi sinistre. Il est évident qu’un Parlement qui votera une telle loi restera dans l’histoire comme une assemblée de félons et de nazis.

6. Cette loi constitue une attaque contre la démocratie et contre le développement du pays. Après avoir usurpé le suffrage populaire pour se donner un second mandat à la tête du pays, après s’être donné à l’Assemblée Nationale une majorité qu’il étoffe à coup d’achats de députés, Boni YAYI s’attaque frontalement aux droits acquis démocratiques des travailleurs salariés et à la démocratie. L’objectif de cet acharnement à concentrer tous les pouvoirs en ses mains, (concentration de la nomination des inspecteurs des ministères, des comptables publics, de l’Autorité de lutte contre la corruption en plus de la magistrature, contrôle de la presse), cet acharnement à vouloir museler les travailleurs salariés et leurs organisations syndicales, à interdire la grève au Bénin, l’objectif pour Boni YAYI c’est d’avoir les mains libres pour gérer selon son seul bon vouloir dictatorial le bien public, pour que personne ne se lève contre les scandales tels CEN-SAD, ICC-services, machines agricoles, PVI, NPE, enlèvement de DANGNIVO, etc.

En conclusion, le Parti Communiste du Bénin (PCB) dénonce cette offensive criminelle du pouvoir de Boni YAYI contre les libertés syndicales et la démocratie au Bénin et exige le retrait de ce projet de loi anti-grève. Le Parti Communiste du Bénin appelle les travailleurs salariés, les organisations des droits de l’Homme, tout le peuple à se lever pour dénoncer et à s’opposer à cette offensive criminelle contre la démocratie au Bénin.

A BAS L’AUTOCRATIE !

VIVE LA DEMOCRATIE !

Cotonou, le 19 septembre 2011

Le Parti Communiste du Bénin

Au sujet du livre blanc sur l’Union fait la Nation, la réaction des Béninois du CANADA

Au sujet du livre blanc sur l’Union fait la Nation, la réaction des Béninois du CANADA.

Une association regroupant des Béninois résidant au Canada, a pris connaissance via le net du livre blanc publié sur l’Union fait la Nation par deux groupes de retraités, dénommés Comité des Cadres et Personnes Ressources –CCRPR- et Groupe de Réflexion d’Initiatives et d’Actions –GRIA-) et publie comme suit, son analyse y afférent.

1- Des tractations entre la Renaissance du Bénin, l’Exécutif et la Majorité Présidentielle

Le Bénin en cette année 2011, a vécu deux élections : présidentielle et législatives. S’agissant de la présidentielle, cette élection tenue dans une grande crispation et de fortes tensions sociales, a été contestée par une partie des acteurs politiques. De toute évidence, le pays en est sorti divisé.

En ce qui concerne les élections législatives, les résultats, dans tous les camps, n’ont pas été à la hauteur des attentes : 30 députés pour l’Union fait la Nation, contre 41 pour les FCBE qui elles non plus, n’ont pas obtenu pour le Chef de l’Etat, la majorité qualifiée qu’il souhaitait ; et il était aisé de constater une désaffection de plus en plus grande des populations (préoccupées par la satisfaction de leurs besoins vitaux, la sécurité et la paix) pour la chose politique.

C’est dans ce contexte que le Chef de l’Etat, à l’occasion de son adresse du 13 mai 2011 à la nation, a prôné l’ouverture. Il a clairement affiché sa volonté de mener des réformes dans le dialogue et la compréhension mutuelle pour trouver des solutions aux divergences politiques et à la misère des populations. En somme, une politique de la main tendue à travers laquelle le Président de la République appelle chacun à mettre les intérêts de la nation au dessus des intérêts partisans. Cette posture qu’a adoptée enfin le Chef de l’Etat est celle que le G4 (RB, PRD, PSD, MADEP) avait déjà souhaitée le 12 mars 2008, à l’occasion de sa mise sur les fonds baptismaux, au Palais des Sports de Kouhounou où ses partis membres, avaient dénoncé les dérives du pouvoir. Dans une déclaration commune, la RB, le PRD, le PSD, le MADEP avaient dénoncé les entraves à la démocratie, à la bonne gouvernance et aux libertés fondamentales. On lit bien le lien entre la nouvelle vision du Chef de l’Etat et celle du G4 (devenu aujourd’hui l’Union fait la Nation – UN -).

Quel mal y a t-il alors que la RB accepte clairement (les discours le témoignent) l’ouverture initiée par le Chef de l’Etat ? Quel mal y a-t-il que le Président Léhady SOGLO fasse nommer Ministre, Monsieur Blaise AHANHANZO-GLELE, et fasse élire deuxième Vice-président à l’Assemblée Nationale, Monsieur Boniface YEHOUETOME et Président de commission, Monsieur Epiphane QUENUM ? Vu que Léhady SOGLO, à sa sortie d’audience le 18 juin 2011 avec le Chef de l’Etat a dit qu’à la RB, ils entendent être « des partenaires fidèles, loyaux et exigeants en ce qui concerne la consolidation de la démocratie, le respect des libertés fondamentales, la justice sociale et la bonne gouvernance » ?

N’est-ce pas l’idéal à la lecture de cette adresse de BARACK OBAMA aux Républicains ? « Le pays avant le parti. On joue dans la même équipe, surtout quand les temps sont durs… ».

L’UN toute entière, avait alors la responsabilité historique et dans une démarche concertée, d’ouvrir avec le Président de la République, le débat sur la main tendue de celui-ci. Cela est préférable aux jeux de coulisses entrepris isolément, mais, vainement, par le PSD et le PRD avec comme preuve, l’extrait ci-après du communiqué de maître Adrien HOUNGBEDJI en date du 31 mai 2011, dans lequel, il a avoué « s’en être remis au premier responsable de l’Union fait la Nation pour agir au nom de l’alliance, dans le cadre de la politique de la main tendue annoncée par le Président YAYI Boni », alors que les statuts de l’Union prévoient que la Conférence des Présidents soit saisie en de pareilles circonstances.

Ainsi, le CCRPR et le GRIA ont pris parti, contrairement à leur engagement d’impartialité, dans l’introduction du livre blanc, en ne désavouant pas cet acte de trahison posé par le PRD et le PSD; pourtant la Présidence de la République par la voix de Alexandre HOUNTONDJI, alors chargé de mission aux affaires politiques du Chef de l’Etat, en a donné confirmation le 03 juillet 2011 sur la chaîne de télévision béninoise Canal 3 : « Avant que la RB ne vienne, beaucoup d’autres partis de l’opposition, de l’Union fait la Nation, ont frappé à la porte ».

Le journal des faits de traîtrise exposé le 16 juin 2011 en conférence de presse par les structures décentralisées de la RB est également éloquent. «… savez-vous que contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, des composantes de l’Union fait la Nation négociaient activement et en sous-main, sans concertation préalable avec la conférence des Présidents, leur participation au pouvoir ?

Un député du PRD, connu pour sa verve et sa passion pour le football, a intensément négocié, en vain, avec la majorité présidentielle, le poste de questeur.

Et que dire de l’éminent responsable, député et ancien ministre du PSD qui a obtenu, je dis bien qui a obtenu, le quitus du bureau politique de son parti pour négocier, hélas ! Lui aussi sans succès, une entrée au gouvernement ?

Si ces tractations clandestines dont la RB a souvent été victime avaient été concluantes, mettrait-on à l’index, le PRD et le PSD ? Ou les passerait-on devant le “tribunal de l’Union“ pour faute contre l’honneur et la probité ? »

Quid du MADEP qui dans la confusion totale, a eu deux membres au gouvernement de YAYI I ?

Au regard de tout cela, ce pan de la déclaration des structures décentralisées de la RB prend toute sa logique et son sens : « qui est le traitre ?

En tout cas, pas le Président Léhady Vinagnon SOGLO qui a réconcilié les présidents Adrien HOUNGBEDJI et Nicéphore SOGLO à l’occasion du 75ème anniversaire de naissance de celui-ci.

Par ailleurs, lorsque des responsables de la Renaissance du Bénin, non contents des agissements de certains leaders de l’Union fait la Nation, avaient décidé, quelques mois avant les dernières élections, de rejoindre la majorité présidentielle, c’était encore le Président Léhady Vinagnon SOGLO qui avait travaillé à les fidéliser aux idéaux de l’Union fait la Nation.

Et nous ne vous rappelons pas que le Président Léhady Vinagnon SOGLO s’est sacrifié au profit de Maître Adrien HOUNGBEDJI, en ne se portant pas candidat à l’élection présidentielle de 2011, malgré les multiples appels, les pressions et les supplications pour l’y contraindre.

Ce soutien franc, massif et loyal de la Renaissance du Bénin à la candidature de Maître Adrien HOUNGBEDJI, lui a permis pour la première fois, d’arriver très largement en tête dans les départements du Littoral et du Zou, fiefs de notre parti, lors de la dernière élection présidentielle. Et alors de quelle trahison parle-t-on ?

De la même façon, nous n’avons pas trahi l’Union fait la Nation car nous sommes allés aux élections législatives sous la bannière de ce regroupement politique. », contrairement par exemple au RDL Vivotin (un parti membre de l’UN) qui pourtant, n’a pas subit les foudres des comités AHOYO.

Le livre blanc, au lieu de faire une fixation sur le cas RB, devrait plutôt se pencher alors sur sa connaissance des ombres et lumières de l’UN dans son ensemble.

2- Les réalités de l’UN

Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. La formule sacrosainte a été bien trouvée par les partis membres de l’UN pour faire table rase du passé où sur le plan politique et des intérêts partisans, ils ne s’accordaient pas. Mais loin de ces divergences du passé, il a été instauré au sein de l’UN, une guerre politique fratricide entre partis (en témoignent les bisbilles entre partis à l’installation des Unions Communales Provisoires), une chasse inopportune sur les terres du partenaire, une mauvaise répartition à dessein, des rôles. Inutile d’évoquer les déclarations aujourd’hui compréhensibles de Epiphane QUENUM et de Blaise AHANHANZO GLELE, deux personnalités dont la direction de leur parti, la RB, a réussi à calmer les réserves contre l’UN.

Autres maux dont a souffert l’UN, la marginalisation et les tentatives de débauchage à l’interne. Le comble, le refus obstiné des partis membres de l’UN de signer le procès-verbal de la désignation du candidat unique au motif que ce document pré positionnait déjà le candidat de la RB comme porte-flambeau de l’UN en 2016. Pourtant, contre mauvaise fortune, Léhady SOGLO a fait bon cœur comme l’a souligné Charlemagne KEKOU AKAN dans son ouvrage Amours et désamours politiques : « suivant une méthode consensuelle axée sur trois critères liés au parcours politique, à la contribution aux activités de l’Union et à l’audience électorale du parti de chacun des candidats à la candidature, Adrien HOUNGBEDJI sort premier; Léhady SOGLO arrive en deuxième position, suivi de Sévérin ADJOVI, 3e candidat. Léhady SOGLO voit ainsi la concrétisation de son projet politique lui échapper, du moins pour l’élection présidentielle de 2011. Le résultat pouvait ne pas être du goût des nombreux militants de la Renaissance du Bénin (RB) longtemps restés dans l’opposition, qui rêvaient de reprendre le pouvoir à partir d’avril 2011. Cependant, le candidat de la Renaissance du Bénin accepte le verdict du groupe ».

Seule récompense pour le Président de la RB, cette phrase de maître Adrien HOUNGBEDJI après sa désignation comme candidat unique « Je voudrais tout particulièrement remercier mon frère, le Président Léhady Vinagnon SOGLO. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Mon frère, le président Léhady V. SOGLO, s’est montré … un homme de perspectives, un homme de construction, dans, je dirai, la foulée de son père. C’est un homme de vision. Je voudrais dire ici, très haut et très fort que l’Union lui doit beaucoup, aussi bien à sa naissance que dans le dénouement de ce jour. Merci infiniment, merci de tout cœur. »

Mais que le doyen Jean Roger AHOYO, à la tête de ses équipes de soutien à Adrien HOUNGBEDJI, veuillent dans leur livre blanc, enlever ce mérite à Léhady SOGLO, cela ne surprend guère. Trois raisons l’expliquent : la première est liée à l’inconstance et l’inconséquence de Jean Roger AHOYO, qui en même temps qu’il a désapprouvé la nouvelle orientation de la RB, n’en a pas moins adressé, d’après son propre entourage, une lettre de félicitation au Ministre Blaise AHANHANZO-GLELE pour sa nomination et par la même occasion, lui demander des services (aménagement de la concession AHOYO à Abomey, pavage de la rue menant à la villa AHOYO, bienveillance sur des protégés au Ministère de l’Environnement…).

La deuxième raison, aucun acte des SOGLO n’a de grâce aux yeux de Jean Roger AHOYO qui, après avoir été Directeur Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Orientation Nationale (MISON), connu de sinistre mémoire, pour sa célébrité en matière de répression, sous la dictature du PRPB (Parti de la Révolution Populaire du Bénin) a pourtant été choisi par le Président SOGLO, pour être successivement son Directeur de Cabinet, et son Ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme.

La troisième raison peut se lire dans les positions de Jean Roger AHOYO face aux candidatures aux élections présidentielles de 2011 et de 2016. En effet, dans l’une des opinions publiée en juin 2009 par Jean Roger AHOYO, il est écrit : « Notre ami, A. Bio TCHANE, qui ne manque pas d’étoffe, peut certainement se présenter en 2011, comme tout semble l’indiquer qu’il le fera ; et ce n’est pas nécessairement en son temps que l’effet boomerang annoncé se produira. Il doit même se présenter pour donner une leçon au Président actuel, qui en se portant candidat, a créé un précédent (voire une jurisprudence !) et lui a balisé la voie. Surtout à cause de ces démarches frénétiques et incohérentes auprès de ses collègues présidents, ses voisins de l’UEMOA, pour essayer désespérément d’empêcher Mr A.Bio TCHANE de faire le même parcours que lui. Cette candidature aura, par ailleurs l’avantage de constituer un premier tour de piste pour se faire encore mieux connaître. Mais le meilleur schéma dont je rêve pour lui, c’est qu’il accède à la magistrature suprême de notre pays en 2016, après une transition de cinq ans par un compatriote du Sud. Et ce compatriote, sans aucun doute, ne peut être que Maître Adrien HOUNGBEDJI. »

L’agenda de Jean Roger AHOYO était clair : écarter Léhady SOGLO et mettre en veilleuse ses ambitions politiques.

3- Des résultats de l’UN à l’élection présidentielle de 2011

C’est un fait que la réalisation de la LEPI, telle qu’elle a été faite, a été le facteur déterminant de l’échec de l’UN au scrutin du 13 mars 2011. Et en cela, l’UN a elle-même commis une série d’erreurs fatales : sortie de ses députés de la CPS LEPI, tergiversations quant à la participation de la population au recensement etc.…

Mais il n’y a pas eu que cela. On peut se demander aujourd’hui quelle utilisation a été faite du document de stratégie élaboré par le comité d’experts dirigé par Léhady SOGLO, et qui a proposé la structuration de la campagne électorale de l’UN. Ensuite, on peut faire le constat désolant que plusieurs pôles de décision ont été créés : la Direction Nationale de Campagne que le candidat n’a jamais finalement installée officiellement était concurrencée par l’équipe de proximité du candidat, la coordination de l’Union fait la Nation et la Cellule de Communication qui elle, non seulement était décriée des hommes des médias et des premiers soutiens de Adrien HOUNGBEDJI, mais n’est pas parvenue à mettre sur pied une stratégie de communication.

L’UN, devenue véritable machine à perdre en l’état, malgré les personnalités aussi talentueuses que marquées qui la composaient, donnaient conséquemment des signes d’essoufflement. Sa campagne électorale fut des plus maussades. A part les bons scores du candidat dans les départements du Littoral, du Zou et de l’Ouémé, l’Union fait la Nation a presque fait piètre figure dans les autres départements.

Tout cela a fait les affaires du candidat BONI YAYI -qui n’a pas eu besoin de passer par l’étape du second tour -pendant qu’à l’UN, on pensait virtuellement avoir gagné le match par addition des scores traditionnels des partis membres du regroupement, ignorant qu’une barque n’est jamais assez grande pour chavirer. Et là, on comprend bien la clairvoyance politique de Léhady SOGLO quand il déclarait sur la chaîne de télévision Vox Africa, au lendemain de l’investiture du Président YAYI BONI que « le vin est tiré, il faut le boire même si ce vin est amer. Pour nous aujourd’hui, le Président élu devra tout faire, tout mettre en œuvre pour réconcilier notre pays, parce qu’il est profondément divisé et je salue donc sa volonté de tendre la main, d’ouvrir les perspectives, mais je souhaite que ça ne soit pas simplement qu’une posture, il faut des actes concrets ».

Dans ce contexte, le doyen Jean Roger AHOYO et son groupe, au lieu de mettre de l’huile sur le feu ou de souffler sur la braise avec leur livre blanc, rendrait un fier service aux militants de l’UN en s’inscrivant dans un rôle de missi dominici. Ils accompagneraient ainsi le comité de médiation et les initiatives de réconciliation déjà envisagées et entamées. Cela porterait l’UN à la hauteur des espérances de ses militants et sympathisants en vue des défis à relever.

4- Les défis de l’Union fait la Nation

Le présent document, loin de se vouloir complet et exhaustif, n’est qu’une contribution à la clarification que nécessite, la situation qui prévaut à l’Union fait la Nation. Il se veut également un document de rétablissement de la vérité qui a manqué entre les lignes du livre blanc. Cela posé, il faut que les partis membres de l’UN, groupe politique qui a suscité un immense espoir au sein des Béninois, mettent fin à la guerre intestine de communication et aillent à l’essentiel, les défis à relever.

Il s’agit essentiellement de la modernisation de l’Union fait la Nation et de la partition qu’elle doit jouer pour une prise en compte des attentes des populations.

Pour cela, l’Union fait la Nation doit reposer désormais sur la nouvelle génération à qui les aînés ont d’ailleurs promis de passer le témoin, comme il a été dit et répété par le Président de l’Union, au cours des campagnes électorales. Il y va de la survie de l’Union fait la Nation. Le premier pas devra se traduire par un utile et nécessaire état des lieux en vue de la mue de l’Union.

Ainsi, l’Union fait la Nation pourra véritablement contribuer à donner aux populations un mieux être et l’éthique qu’elles exigent dans la conduite des affaires du pays.

Fait à Montréal, le 9 septembre 2011

FOCUS-BENIN

Alex Yves AGBOTON

Secrétaire Général

Lire le « LIVRE BLANC SUR L’UNION FAIT LA NATION« 

Côte d’Ivoire, pays pauvre très endeuillé

A la faveur de la guerre orchestrée par les forces de la coalition franco-onusienne, dont l’objectif  inavoué était le renversement du Président élu Laurent Gbagbo pour  imposer Alassane Ouattara aux ivoiriens, la Côte d’Ivoire, naguère vitrine de l’Afrique de l’Ouest, s’est appauvrie. Elle n’est plus ce pays riche que l’on connaissait.

Aujourd’hui méconnaissable, la terre d’Eburnie, est devenue l’ombre d’elle-même. Dans cette crise dite postélectorale, dont on dénombre plus de 3000 morts, elle n’a pas encore fini de faire son deuil. Pire, elle continue de compter ses victimes. Au moment où Ouattara annonce une croissance économique de 8% et que, euphoriques, les journaux proches du pouvoir, s’en font l’écho, et prédisent la tombée imminente d’une pluie de milliards, pour ceux qui veulent bien y croire, la Côte d’Ivoire affiche un taux de pauvreté jamais atteint de toute sa jeune histoire. Etre pauvre, c’est bien entendu, ne pas être riche, simple question de logique. Or la Côte d’Ivoire, comme on le sait, regorge de nombreuses richesses naturelles. Ici donc, la pauvreté dont nous parlons, revêt un tout autre aspect. Depuis l’arrivée du filleul de Sarkozy à la tête de ce pays, il y a en effet un indicateur de richesse qui fait cruellement défaut à la Côte d’Ivoire. De quoi s’agit-il ?

La Côte d’Ivoire est certes riche, riche de son sous-sol, de son climat, de Sa faune et sa flore…. Mais un pays n’est-il riche que par ses ressources naturelles ? Il doit être aussi riche de ses hommes. Du nombre et surtout de la qualité et la diversité de ses citoyens. Voilà ce qui caractérise aussi un pays dit riche. Tout développement a pour point focal l’homme. Comme Jean Bodin, philosophe et théoricien politique, nous pouvons affirmer: « il n’est de richesse que d’hommes ».

Si tant il est vrai qu’il n’est de richesse que d’hommes, alors la Côte d’Ivoire est pauvre. Pauvre de ses citoyens, car à peine assis dans le fauteuil présidentiel, Ouattara Alassane s’est empressé de lancer sa meutes de chiens de guerre et d’assassins aux trousses de tous ceux qui, se sont opposés à lui et qui d’une manière ou d’une autre ont soutenu ou collaboré avec le Président Laurent Gbagbo. Ce dernier, lui-même, arrêté par les forces spéciales françaises et livré à ses adversaires politiques.

La traque de ceux qu’on a appelés pro-Gbagbo fut, en effet, un véritable malheur: des milliers d’ivoiriens déplacés ou en exil. D’autres inculpés ou encore sous le coup de mandats d’arrêts. Ceux qui n’ont pas pu ou voulu s’enfuir, ont été littéralement massacrés, tels le ministre Désiré Tagro, plusieurs jeunes patriotes sortis défendre leur patrie et le génocide du peuple Guéré dans le grand ouest de la Côte d’Ivoire. Les plus ‘’chanceux’’ quant à eux, ont été jetés en prison comme des malpropres. Du coup, la Côte d’Ivoire s’est vue amputée d’une grande partie de ses fils et filles au motif que ces derniers ne sont pas du bon côté politique. Simone Ehivet, Affi N’guessan, Aké N’Gbo, Raphael Dogbo, Hermann Aboa, Michel Gbagbo, etc. Pour ne citer que ceux-là, croulent aujourd’hui dans les geôles infectes de Ouattara. Parmi eux, des éminences grises du pays, internationalement reconnus, des ivoiriens, des cadres et militants de la majorité présidentielle, qui à un moment donné, ont eu à diriger ce pays. Que dire de tous ceux qui sont hors du pays, angoissés à l’idée de rentrer ? N’ignorant pas la politique de Ouattara qui consiste à tendre un bras pour les inviter à rentrer et de l’autre les balancer en prison, aussitôt venus.

Se priver d’une partie du peuple, appauvrit le pays tout entier.

Le président Gbagbo avait en son temps si bien comprit ce principe que dès son accession au pouvoir, il a invité tous les ivoiriens, où qu’ils soient, de quel bord politique qu’ils appartiennent, à rentrer dans leur pays. Il aussi et surtout, prôné l’unité entre les fils et filles de ce pays. Signaux forts: en 2003, il signe une loi d’amnistie en faveur des rebelles, au nom de la paix. Il met ensuite en place, pour l’unité nationale, un gouvernement de large ouverture où tous les partis politiques sont représentés. Mais avant, il contribue au retour d’exil de messieurs Konan Bédié et Ouattara, aujourd’hui, ennemis déclarés de leur bienfaiteur d’hier. Abou Cissé, oncle maternel d’Alassane Ouattara affirme, sans ambages: « Aujourd’hui, partout, les gens soutiennent que le temps du Président Gbagbo était le meilleur ». Puis il poursuit : « Diriger un peuple ce n’est pas seulement avec le talent d’un économiste. Pour diriger un pays, il faut être investi d’un humanisme. Il (Laurent Gbagbo ndlr) est d’un humanisme incroyable. La politique du Président Laurent Gbagbo prenait en compte tout le monde sans distinction d’ethnie, de religion et de région. Contrairement à Alassane dont l’entourage est composé uniquement de gens de leur ethnie et leur région. Ce n’est pas construire une Nation. C’est en tenant compte de ces facteurs que Gbagbo a mené une politique de rassemblement des Ivoiriens. Pour lui, il ne faut pas juger les gens sur la base ethnique ou religieuse. Mais sur la base des valeurs et de la compétence. C’est un humain ».

Le régime de Ouattara, tue, contraint à l’exil ou emprisonne sans autre forme de procès ses opposants, et continue parler de relance économique. Qui donc bénéficierait des retombées financières des efforts entrepris, sinon lui et ses seuls alliés ? Notre cher préfet-président, Alassane Ouattara, parle de développement économique, bien sûr, signe de progrès. Mais selon les normes modernes actuelles, le développement économique à lui seul ne peut suffire à mesurer le développement d’un pays. D’autres indicateurs, tels que l’indice de développement humain (IDH), qui prend en compte la santé, l’éducation, le respect des droits de l’homme… Sont à considérer. C’est donc là que le bât blesse. En Côte d’Ivoire, des ivoiriens ne bénéficient pas tous de ce respect des droits de l’homme. Il y a une certaine catégorie de d’ivoiriens, notamment les pro-Gbagbo, qui subissent une telle exclusion. Ouattara a appauvrit la Côte d’Ivoire et en est fière. Selon lui: «La Côte d’Ivoire va mieux. Les moments difficiles sont passés. Nous avons maintenant la paix. Nous sommes en période de réconciliation et cela se passe bien ». Vous croyez halluciner ? Et bien non ! C’est ainsi que Ouattara envisage ce pays qu’il compte diriger: un pays boiteux et borgne, amputé de certains de ses fils et filles, considérés comme étant du mauvais côté politique. Dans de telles circonstances, l’on s’achemine droit vers un régime de parti et de pensée unique.

Les ivoiriens accepterons t-ils la pauvreté dans la soumission ?

Alassane et ses alliés, en leurs âmes et consciences, peuvent-ils prétendre avoir la conscience tranquille, alors que plusieurs ivoiriens ont été impunément massacrés et d’autres exclus de la vie de la nation ivoirienne à travers leur politique ethnico-régionale? Assurément non. Ils n’auront jamais la conscience tranquille, la quiétude qu’ils espèrent tant. Ils seront toujours sur le-qui-vive, se faisant peur au moindre bruit, tant que justice ne sera pas faite. C’est cela la vraie réalité. Les ivoiriens dans leur grande majorité le savent aussi. Il ne s’agit pas pour ces ivoiriens dignes de quémander une quelconque indulgence auprès de Ouattara et ses affidés, car conscients qu’ils ont avec eux la justice et la vérité. Tôt ou tard  cette justice sera rendue et la vérité éclatera au grand jour. C’est peine perdue que de courir après relances et autres développement économiques, si des ivoiriens sont tués, embastillés, leurs droits niés et bafoués. On peut donner à un peuple tout le confort matériel possible. Mais si  ce peuple n’a pas l’esprit libre, cela ne servira absolument à rien.

Mais alors cette situation, qui ne saurait d’ailleurs perdurer, ne devrait point briser le moral des ivoiriens. Bien au contraire, elle devra les galvaniser et les pousser d’avantage à croire et à continuer leur lutte, leur quête de la liberté. Abou Cissé, oncle de Ouattara, au  sujet de l’emprisonnement de Gbagbo, persiste: « Sa présence en prison va susciter, plutôt, une chaîne de mouvements au niveau de la classe sociale. On n’aura pas besoin des armes ou d’une révolution par la guérilla. C’est le peuple lui-même qui va se soulever. Parce que le pouvoir actuel ne pourra pas répondre à l’attente des préoccupations des Ivoiriens ». En effet, dès l’annonce de l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, des milliers d’ivoiriens se sont aussitôt mobilisés pour engager la lutte. L’emprisonnement de ce dernier, loin de les décourager à bien au contraire créé un engouement sans précédent, des ivoiriens et  même de certains africains et occidentaux, qui se sont rangés du côté de la justice, autour de ce digne fils d’Afrique. Les dernières nouvelles, nous révèlent que l’homme est en « très bon état de santé morale et physique ». Selon Me Lucie Bourthoumieux, une de ses avocats venus récemment le rencontrer : « Le président Gbagbo est si fort dans la tête qu’il ne tient pas du tout à ce que l’on s’attarde sur ses conditions de détention ». Laurent Gbagbo lui-même, quelques temps auparavant, avait lancé aux ivoiriens cette mémorable phrase: « Si pendant la bataille, je tombe et que je meurs, enjambez mon corps et continuez la lutte».

A Ouattara Alassane, qu’il le sache une fois pour toute: le combat des ivoiriens se situe bien au-delà de sa modeste personne. En effet, il n’est qu’un triste pion de la nébuleuse puissance impérialiste occidentale. La bataille engagée ici, vise cet impérialisme, qui par la seule force des armes veut exproprier l’Afrique de ses richesses. Que donc, tous les africains dignes rejoignent les ivoiriens dans cette lutte, en laquelle ils doivent avoir foi. Car ces descendants d’esclavagistes, venus, des siècles auparavant et qui ont contribué à l’appauvrissement de l’Afrique, en la privant de ses valeureux fils et filles, les vendant comme de la marchandise, avec la complicité de certains africains, sont en passe réitérer en ce 21ème siècle leur forfait, en Côte d’Ivoire. Il appartient dès lors aux ivoiriens de décider s’ils souhaitent assister sans régir à l’appauvrissement de leur pays, ou si à l’inverse, ils comptent lutter pour une Côte d’Ivoire riche, riche de tous ses hommes.

Une contribution de  Marc Micael

Libération de l’Afrique : j’ai besoin d’une armée révolutionnaire !

Il faut apprendre de nos erreurs. Et nous en apprenons beaucoup. C’est pourquoi la Révolution Permanente a conclu qu’elle n’a pas besoin d’une armée républicaine, mais d’une armée révolutionnaire. Suivons ensemble cet Article hautement important.

Une Armée Républicaine, c’est quoi ?

Dans une République, une Armée Républicaine reste l’Armée nationale, chargée de défendre la Nation. Cela s’entend de l’ensemble des forces détenant de façon régulières les armes pour défendre les institutions, les autorités qui les incarnent, l’honneur de la Nation, la souveraineté nationale, les personnes et leurs biens.

L’Armée Républicaine est donc une armée de carrière, une armée professionnelle, formée pour faire la guerre conventionnelle, en cas d’agression extérieure. C’est aussi une armée composite, qui regroupe toutes les sensibilités sociales, politiques, religieuses. Elle est dans ce sens, une armée neutre politiquement, idéologiquement et spirituellement mais engagée aux ordres de celui qui en est le Chef suprême, c’est-à-dire, celui qui assure la fonction de Chef de l’Etat en toute légitimité.

Une telle armée est utile pour conduire les missions régaliennes de sécurité et de défense nationale, sans parti pris, mais selon les lois qui gouvernent la République.

Mais une telle armée ne peut pas conduire un combat révolutionnaire. C’est pourquoi la Révolution Permanente pense qu’elle est utile seulement en situation de paix et de rapports civilisés entre le pays et les autres Etats. Mais dans une posture d’agression asymétrique qui impose de conduire un combat révolutionnaire asymétrique, il faut une Armée Révolutionnaire aux côtés de l’Armée Républicaine.

Je m’explique

L’agression que subit actuellement l’Afrique ne trouve pas une réponse appropriée au plan militaire car les agresseurs ont conçu la stratégie en prenant en compte la pudeur républicaine qui caractérise les armées républicaines.

En effet, les agresseurs ne déclarent jamais la guerre directement. Car si tel est le cas, on serait en situation d’agression extérieure, ce qui libérera l’Armée Républicaine de cette pudeur.
Pour lier psychologiquement les mains de nos armées, ils mettent au devant de leurs projets d’agression, des fils du pays, généralement des renégats, armés, instrumentalisés, à qui ils promettent une impunité globale pour tous leurs crimes et le pouvoir d’Etat, une fois la conquête du pays parachevée.

Quand ces fils du pays, organisés sous la forme d’une rébellion, lancent leurs premières attaques contre l’Armée Républicaine, après avoir recruté des enfants soldats, le militaire de l’Armée Républicaine, formé pour protéger la vie de ses compatriotes se trouve devant un cas de conscience quand il tire et voit s’écrouler un enfant qui a l’âge d’un de ses fils. Alors son ardeur au combat s’en trouve ramollie. Et il est obligé de faire désertion, d’abdiquer, de laisser l’ennemi avancer.

Pendant ce temps, le vrai agresseur, dont les objectifs sont la reconquête du pays, son pillage et sa déconstruction, apporte le soutien militaire, logistique, médiatique qu’il faut aux enfants drogués, aux mercenaires armés, aux fils du pays instrumentalisés, pour s’offrir une victoire qu’il ne revendiquera qu’une fois l’imposture consommée dans un champ de ruine.

Alors il te faut une Armée Révolutionnaire

Elle n’est point une milice, une bande armée comme celle des renégats. L’Armée Révolutionnaire doit être conçue sous la forme d’une force d’élite au sein de l’Armée régulière, formée et équipée uniquement pour faire la guerre en situation d’agression asymétrique intérieure ou extérieure.

Elle doit être formée pour épouser une vision révolutionnaire et idéologique. Elle doit être formée pour conduire la guerre contre l’envahisseur, l’agresseur, d’où qu’il vienne et quelle que soit l’apparence qu’il emprunte. Cette Armée Révolutionnaire doit donc être une armée de guerre, non une armée de dissuasion classique.

Evidemment, sa grande force et sa très haute capacité opérationnelle restent des indicateurs pertinents de dissuasion. Mais sa vocation reste de faire aboutir une Révolution contre l’agresseur et de combattre en toutes situations de guerre.

Quand elle a fait aboutir la Révolution par un triomphe militaire et idéologique, elle retourne en caserne pour un recyclage afin d’entrer dans la peau de gardien des acquis de la Révolution, c’est-à-dire, de gardien en avant-poste de la Souveraineté nationale.
C’est pourquoi elle doit garder en tout temps, sa capacité militaire et la renforcer continuellement. Le renforcement et le rajeunissement de ses effectifs doivent rester également une priorité.

Alors, Cameroun, RD Congo, Guinée Equatoriale, Angola, et vous autres en phase d’étude pour trouver le mobile de votre agression, cet Article 92ème de la Révolution Permanente s’adresse à vous, après l’Article 90ème.

Sans des Armées Révolutionnaires, vous ne pourrez jamais mener de révolution contre la énième occupation coloniale qui a commencé avec la Côte d’Ivoire, la Libye et bientôt deux autres pays.

N’oubliez jamais le cas d’école de la Côte d’Ivoire ou de la Libye. Je vous ai prévenu.

A très bientôt.

Hassane Magued

Libye : La Libye ne sera jamais conquise !

TRIBUNE LIBRE DE DJERRAD AMAR

Sept mois  de bombardements  par l’OTAN. Contre des civils, un carnage, de la rapine, des mensonges, de la tromperie, de la diversion et de la désinformation perpétuelle n’ont pas pu arriver à faire plier un peuple de 6 millions d’habitants  et qui vient de surcroit de commencer  sa résistance ! Quelle victoire a bien remporté l’OTAN ? L’OTAN – dont-il ne reste en Libye que la France de Sarkozy et la Grande-Bretagne de Cameron – connait Pyrrhus !

Les retraits des villes des forces armées libyennes est, en effet, purement  tactique car l’OTAN s’en sert comme argument – répondant à son objectif – pour viser les populations en bombardant en permanence les cités, en coupant l’eau et l’électricité mais aussi en empêchant l’approvisionnement des populations en nourriture et médicaments. C’est donc pour protéger les populations, en particulier, que ces retraits sont décidés.

Cette tactique s’avère un piège redoutable.  Malgré le retrait, les « rats » de l’OTAN n’arrivent pas à occuper les villes, y compris Tripoli, car ils rencontrent une forte résistance de la population qui pratique maintenant la guérilla et subissent de lourdes pertes face aux tireurs d’élite et ce, par le témoignage même de « Reuters » qui rapporte que des centaines de cadavres « d’insurgés » jonchent les rues ayant reçu une balle soit au front soit au niveau du cœur. Ceux qui y entre n’en sortent pratiquement jamais. Selon des rapports que la presse ne diffuse pas, les « insurgés » refusent  les ordres d’avancer. La débandade et la démoralisation sont réelles sur tous les fronts. De plus, l’OTAN n’arrive plus à mobiliser car la « chair à canon » n’est pas illimitée. Elle n’arrive plus à remplacer les centaines de morts que lui infligent les forces libyennes composées  de dizaines de milliers de volontaires libyens (les renforts des tribus arrivent tous les jours) et de l’armée. Elle n’arrive pas aussi à renforcer  un front par le transfert par manque d’effectifs au risque d’en dégarnir un autre.

Combien l’OTAN a bien pu avoir mobilisée ? 6000, 10 000 ? Exagérons à 20 000 !! Elle en a sacrifiée combien de ces clowns, sales, affreux et désorganisés ? Bien plus de 10 000.  Il reste disons  10 000 au maximum (sans possibilités de remplacement sinon pourquoi  en importer),  totalement démoralisés car se sachant vaincus, sans but que de se faire un « capital » par le vol et la rapine (puis déguerpir), actes qui deviennent de moins en moins possibles depuis que les Libyens ont totalement réorganisés leurs troupes, changés de stratégie et de tactique face à la folie, aux turpitudes,  l’empressement, la précipitation et les tâtonnements  de l’OTAN.  Donc 10 000 face à des dizaines de milliers motivés car défendant une cause juste ; leur pays et leur honneur ayant l’avantage du terrain, l’endurance et le temps. Au vu de l’évolution des choses ce nombre restant – inextensible – sera réduit à zéro en moins d’un mois !

C’est dans le sens de l’échec qu’il faut comprendre la diversion de Sarkozy et Cameron, singés par le vassal Erdogan de Turquie,  à l’approche de la réunion du Conseil de Sécurité même s’il ne faut pas trop y compter. C’est bien de sortir de ce guêpier aux conséquences politiques et économiques, voire personnelles, désastreuses. « Nous vous avons aidé dans votre révolution, vous voici donc à la capitale, à vous de poursuivre maintenant les réformes en tenant vos promesses. Nous on se retire » semblent dire ces deux idiots utiles, à un CNT qui s’avère être un ramassis hétéroclites de bras cassés, désunis, incompétents,  sans consistance et sans vision ni projet.  Même l’ONU, si force de « police internationale» de 5 000 hommes il y aura,  ne sera d’aucun secours ou utilité face à un peuple déterminé à défendre son pays. Le pétrole tant convoité ne dépassera pas les côtes libyennes. Il sera visé en priorité avec ses sociétés prédatrices, ses personnels, ses bateaux, ses pipe-lines  etc.  Toutes les forces étrangères,  sur le sol libyen, seront la cible légitime des Libyens. Elles seront terrorisées et traquées en permanence jusqu’à leur disparition.

L’enlisement est bien visible. La Libye ne sera jamais conquise. L’OTAN n’est plus qu’un géant aux pieds d’argile, l’ONU une escroquerie, les médias un instrument de propagande, les « journalistes » désormais des propagandistes et agents doubles, au service de la « démocratie » des « libertés » imaginaires, bien plus au service des mensonges et des leurres ! Le monde doit donc être refait sur d’autres bases, d’autres règles, d’autres pôles. L’échec est le débouché inexorable de tout ce qui est construit sur du faux, le mensonge, la falsification et l’escroquerie !

La Libye est bien l’endroit où les prétendues « valeurs universelles », dont se prévaut l’Occident autoproclamé « gardien du bien »,  sont mises à nues en s’avérant tromperies, où les institutions et organisations dites « internationales » chargés de défendre des droits, des principes et prévenir les conflits, se confirment être des instruments de domination et hégémoniques au service du Grand capital.

Comores : La France devant la CPI pour ses crimes à Maoré

« Selon maitre Elaniou, l’Etat comorien doit porter plainte contre la France à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour les crimes qu’elle est en train de commettre contre les comoriens de trois îles qui se trouvent chez eux dans l’île comorienne de Maoré »

« La France doit répondre devant la Cour Pénale Internationale (CPI) de massacres qu’elle ne cesse de commettre à Maoré. En effet, selon le Comité Maoré, plus 10 000 comoriens de trois îles sous administration de Moroni, sont morts dans la mer liant Anjouan et Mayotte. Cela sans compter les exactions et les tortures faites quotidiennement aux soit disant clandestins. Ces clandestins que la France parle, sont des comoriens d’Anjouan, Mohéli et Grande-Comores qui se trouvent à Maoré, terre comorienne, illégalement occupée par la République française. Une France qui se veut pays défenseur des droits de l’homme, d’intégrité territoriale. Une France membre permanent du Conseil de la Sécurité des Nations-Unies. Une ONU qui a reconnu et qui continue à reconnaitre les Comores étant un archipel composé des quatre îles à savoir Maoré, Anjouan, Mohéli et Grande-Comores ». Cette déclaration a été refaite lors d’une énième conférence de presse du Comité Maore quatre (4) jours avant le départ du Chef de l’Etat Docteur Ikililou Dhoinine à New-York où il devait prendre part à l’Assemblée Générale de l’ONU.

Selon maitre Elaniou, l’Etat comorien doit porter plainte contre la France à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour les crimes qu’elle est en train de commettre contre les comoriens de trois îles qui se trouvent chez eux dans l’île comorienne de Maoré. Cette plainte une fois faite, explique le doyen des avocats comoriens contraindra la France à revenir sur la table de négociation avec l’Etat comorien afin de trouver un arrangement sur la question de Maoré. Et cette fois, jure maitre Elaniou, grand défenseur de la cause nationale, ça allait être en faveur de la partie comorienne.

Interrogé sur le pourquoi le Comité Maoré ne se constitue-t-il pas en partie civile et porte plainte contre la France devant la CPI, Maitre Elaniou répond : « pour porter plainte devant le Cour Pénale Internationale, cela demande beaucoup des moyens financiers. Le Comité Maoré, bien qu’il aime voir la France répondre par ces actes devant la CPI, n’a pas les moyens financiers et humains pour poursuivre la France. C’est un procès qui doit être défendu par l’Etat comorien pas seulement parce qu’il a les moyens financiers conséquents mais aussi parce que la CPI donne plus d’importance et de crédit aux plaintes déposées par un Etat que celles déposées par un individu ou une organisation non gouvernementale à moins que celle-là est soutenue par des organisations des droits de l’homme internationalement reconnues ».

Porter plainte contre la France devant la CPI, s’avère selon beaucoup des comoriens, urgent et un moyen de faciliter le retour de Maoré dans son giron naturel. C’est aussi un moyen de se souvenir des 10.000 comoriens hommes, femmes, vieux et petits, péris dans la mer Anjouan-Maoré à cause du visa Balladur, le visa de la mort et de la honte.

Ne pas le faire, notre Etat manquera à l’histoire.

Espérons qu’Ikililou et son gouvernement auront le courage d’affronter la France et de défendre son unité nationale et son intégrité territoire.

 Ahmed Bacar