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Comores : La France devant la CPI pour ses crimes à Maoré

« Selon maitre Elaniou, l’Etat comorien doit porter plainte contre la France à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour les crimes qu’elle est en train de commettre contre les comoriens de trois îles qui se trouvent chez eux dans l’île comorienne de Maoré »

« La France doit répondre devant la Cour Pénale Internationale (CPI) de massacres qu’elle ne cesse de commettre à Maoré. En effet, selon le Comité Maoré, plus 10 000 comoriens de trois îles sous administration de Moroni, sont morts dans la mer liant Anjouan et Mayotte. Cela sans compter les exactions et les tortures faites quotidiennement aux soit disant clandestins. Ces clandestins que la France parle, sont des comoriens d’Anjouan, Mohéli et Grande-Comores qui se trouvent à Maoré, terre comorienne, illégalement occupée par la République française. Une France qui se veut pays défenseur des droits de l’homme, d’intégrité territoriale. Une France membre permanent du Conseil de la Sécurité des Nations-Unies. Une ONU qui a reconnu et qui continue à reconnaitre les Comores étant un archipel composé des quatre îles à savoir Maoré, Anjouan, Mohéli et Grande-Comores ». Cette déclaration a été refaite lors d’une énième conférence de presse du Comité Maore quatre (4) jours avant le départ du Chef de l’Etat Docteur Ikililou Dhoinine à New-York où il devait prendre part à l’Assemblée Générale de l’ONU.

Selon maitre Elaniou, l’Etat comorien doit porter plainte contre la France à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour les crimes qu’elle est en train de commettre contre les comoriens de trois îles qui se trouvent chez eux dans l’île comorienne de Maoré. Cette plainte une fois faite, explique le doyen des avocats comoriens contraindra la France à revenir sur la table de négociation avec l’Etat comorien afin de trouver un arrangement sur la question de Maoré. Et cette fois, jure maitre Elaniou, grand défenseur de la cause nationale, ça allait être en faveur de la partie comorienne.

Interrogé sur le pourquoi le Comité Maoré ne se constitue-t-il pas en partie civile et porte plainte contre la France devant la CPI, Maitre Elaniou répond : « pour porter plainte devant le Cour Pénale Internationale, cela demande beaucoup des moyens financiers. Le Comité Maoré, bien qu’il aime voir la France répondre par ces actes devant la CPI, n’a pas les moyens financiers et humains pour poursuivre la France. C’est un procès qui doit être défendu par l’Etat comorien pas seulement parce qu’il a les moyens financiers conséquents mais aussi parce que la CPI donne plus d’importance et de crédit aux plaintes déposées par un Etat que celles déposées par un individu ou une organisation non gouvernementale à moins que celle-là est soutenue par des organisations des droits de l’homme internationalement reconnues ».

Porter plainte contre la France devant la CPI, s’avère selon beaucoup des comoriens, urgent et un moyen de faciliter le retour de Maoré dans son giron naturel. C’est aussi un moyen de se souvenir des 10.000 comoriens hommes, femmes, vieux et petits, péris dans la mer Anjouan-Maoré à cause du visa Balladur, le visa de la mort et de la honte.

Ne pas le faire, notre Etat manquera à l’histoire.

Espérons qu’Ikililou et son gouvernement auront le courage d’affronter la France et de défendre son unité nationale et son intégrité territoire.

 Ahmed Bacar

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Une réponse à “Comores : La France devant la CPI pour ses crimes à Maoré

  1. Guy Delaunay septembre 24, 2011 à 6:44

    On peut, ou pas, être d’accord avec le Comité Maoré concernant la responsabilité de la France face à l »hécatombe des victimes du visa Balladur. C’est un drame quotidien qui devrait provoquer autre chose que les quelques protestations concernant l’intégrité territoriale des Comores. Il me semble que les protestataires , aveuglés par leur colère et leur révolte, laissent un peu trop facilement pencher la balance du côté des responsabilités de la France, qui sont incontestables, mais qui ne prennent pas en compte les responsabilités de l’Etat Comorien qui devrait mettre tout en œuvre pour protéger la sécurité de sa population. En effet, laisser tous les jours partir des kwassa surchargés, sous équipés, sans aucun matériel de survie, sans moteur de rechange, c’est aussi un crime dont devraient répondre les autorités des Comores. J’aimerais connaître le point de vue du Comité Maoré sur ce versant occulté du problème.

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