Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: septembre 23, 2011

BENIN : Reckyath Madougou déboutée par la justice

Suite à la publication de l’article « TOUCHE PAS MADAME LA MINISTRE ! » (ci-dessous) de Rochereau AVIDOUTE, Réckiath Madougou avait saisi la justice. Mais, elle a été déboutée.

TOUCHE PAS MADAME LA MINISTRE

Nommée à la faveur d’un remaniement ministériel, madame la ministre passe aujourd’hui pour être la ministre la plus brillante. Récemment épinglée dans une affaire qui n’a ni tête ni queue, elle est ‘’balcklistée’’ c’est-à-dire inscrite sur la liste noire de la DEA, le département anti-drogue de l’Amérique. Peut-être qu’elle ne le sait pas mais ses faits et gestes sont scannés et passés au peignes fins. Connue pour ses ambitions démesurées, ceux qui la connaissent ou ont ‘’flirté’’ avec elles, s’étonnent des airs de grande dame qu’elle se donne.

Disparue entre temps au plus fort de cette situation où elle a failli perdre sa liberté, madame la ministre fait une réapparition timide. Histoire de faire douter la rumeur. Rien ne se cache sous nos cieux. Tu as beau caché tes manies, tes activités sordides, un jour, ça va se savoir. Voyant que son cul est dehors, madame la ministre monte sur ses grands chevaux pour faire dire et écrire qu’elle est victime de complot de la part de ses détracteurs. Qu’à cela ne tienne.

Ses discours de donneurs de leçons contrastent mal avec des activités qui ne sont pas dignes d’une personnalité comme elle. Mieux elle feint d’avoir réussi alors que tout le monde sait comment elle a accédé à ses fonctions de ministre de la République. En tout cas, tout sauf la compétence et le mérite ont milité en sa faveur. Les diplômes étalés faisant toujours l’objet de discussion au sein de l’opinion publique et auprès de ses anciens camarades jusqu’aujourd’hui.

Madame la ministre ne se doutait pas un seul instant que ses activités extra ministérielles seraient sur la place publique. Aujourd’hui, elle trouve qu’elle est l’objet de lynchage. Madame la ministre ne peut que s’en prendre à ses ambitions démesurées qui veulent qu’elle ait tout et en même temps.

Rochereau AVIDOUTE

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Libye : Le drapeau vert flotte sur Benghazi

Kadhafi : “Le gouvernement populaire ne peut être vaincu !”

International (LVO) : Ce soir, la télévision NSNBC a diffusé des rapports confirmant ce que nous vous disions il y a quelques jours au sujet des drapeaux verts qui ont été hissés dans les quartiers de Benghazi. Ces mêmes drapeaux verts ont à nouveau également été hissé dans de nombreuses régions de la Cyrénaïque.

Les rapports confirment aussi que les affrontements à Tripoli sont incessants. Cela signifie que la résistance à l’agression de l’OTAN est bien entrée dans une nouvelle phase.

L’information de notre source selon laquelles tous les commandants des rats mercenaires ont été tués à benghazi, Syrte et Bani Walid a aussi été confirmée.

 La campagne contre Bani Walid est réduite à des raids aériens et des bombardements, mais l’entrée de mercenaires dans la ville pose problème. La même chose est vraie à Syrte et Sabha, qui sont deux villes d’une grande importance stratégique.

Le fait que le drapeau vert ait été élevé au dessus des bâtiments dans les quartiers de Benghazi et en Cyrénaïque confirme les propos de Kadhafi disant que la population de Libye est elle-mêmes le dirigeant du pays et qu’elle ne sera jamais d’accord avec un autre conseil.

Hier, l’Agence France-Presse a rapporté une progression de l’armée libyennequi utilise des missiles « Grad » à 15 km de Beni Walid forçant les mercenaires à fuir dans la panique. Selon les propres estimations des rats, ils ont perdu 1000 terroristes et mercenaires seulement à Beni Walid.

Le conseil des femmes libyennes de Sabha, Syrte, Bani Walid et d’autres villes a déclaré que les femmes prennent à présent les armes pour chasser les envahisseurs.

La Chaine de télévision Al Rai a rapporté que 151 civils ont été tués à la suite de bombardements aériens et maritimes de l’alliance des pays des Emirats Arabes et occidentaux  sur la ville de Syrte.

A l’étranger :

La Chine a refusé de débloquer au CNT les avoirs libyens dans les banques chinoises.

En Irak, le parti Baas, Interdit en Irak, sous la direction de Izzat Al-Douri, a annoncé se joindre au combat, contre les envahisseurs occidentaux, sous la direction de Mouammar Al-Kadhafi.

Hassan Alliby pour stcom.net

Le meilleur et le pire par Djamel Labidi

Le meilleur et le pire

Conformément à la résolution 1973, ou du moins l’interprétation qu’ils en ont faite, l’OTAN ne devrait-il pas à présent bombarder… les positions du CNT ? En effet, c’est celui-ci qui est désormais le pouvoir et ce sont les autres, les «gueddafistes», qui sont à présent «les rebelles».

C’est donc le nouveau pouvoir, le CNT, qui aujourd’hui «bombarde son propre peuple», à Syrte et ailleurs, et qui tombe sous le coup de la résolution 1973 de l’ONU.

Je plaisante ? A peine. Car on voit ainsi à quoi a été réduit le droit international. C’est le cas aussi de la reconnaissance de l’Etat palestinien. Le Gouvernement français s’était empressé de reconnaître le CNT libyen alors que rien ne prouvait sa légitimité. C’est de l’étranger que le CNT a tiré d’abord sa légitimité. Mais le gouvernement français ne veut pas reconnaître l’Etat Palestinien qui lui, est légitime depuis 60 ans… depuis toujours. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères français, cherche actuellement, sous mille prétextes, à décourager les palestiniens de présenter leur candidature à l’ONU.

On se souvient par contre de la vitalité et de l’énergie dont il avait fait preuve pour convaincre de l’intervention étrangère en Libye puis pour que le CNT occupe, sans attendre, le siège de la Libye à l’ONU.

Ce renversement de situation en Libye où c’est désormais le nouveau pouvoir en place qui bombarde des populations civiles n’a semble-t-il pas été prévu. Il explique la gêne actuelle de l’alliance OTAN-CNT libyen, son hésitation à installer le CNT dans la capitale, et son insistance à annoncer que «la lutte n’est pas finie tant que Gueddafi n’est pas mis hors d’état de nuire».

Ces contradictions dévoilent chaque jour les buts réels de l’intervention militaire étrangère aux yeux de l’opinion arabe et mondiale.

Comme par un heureux hasard, l’actualité vient elle-même dénoncer cette situation et ceux qui cherchent à la justifier. Au même moment où le CNT s’installait précautionneusement à Tripoli sous la protection de l’OTAN, les Talibans attaquaient le quartier général de l’OTAN à Kaboul. Où sont les « révolutionnaires », à Kaboul ou à Benghazi ? L’OTAN et les insurgés libyens avaient justifié l’intervention militaire par le rapport de force disproportionné entre les forces du régime de Gueddafi et les insurgés, et afin d’éviter qu’ils soient écrasés. Les résistants afghans eux affrontent une armada de l’OTAN infiniment plus puissante et meurtrière. Un 1er novembre 1954 quelques dizaines d’hommes s’étaient levés contre la France et toute la puissance de l’OTAN derrière elle. Ces hommes là ne demandaient pas qu’on fasse la révolution à leur place.

Les révolutions arabes continuent de charrier le meilleur et le pire. Je lisais dans un journal français (« le Nouvel Observateur » 13 septembre 2011) un reportage sur une jeune Libyenne de 24 ans qui s’enorgueillait d’avoir fourni des renseignements à l’OTAN, par le relais d’Eldjazeera, sur les cibles libyennes à attaquer, quand l’intervention militaire se préparait. Elle décrit tout cela avec force détails. Elle rodait, le jour, la nuit, autour des sites, prenait des notes, utilisait plusieurs portables. Vrai ou faux ? On finit par se méfier de tout tant l’intoxication médiatique a pris des proportions nouvelles.

Mais c’est significatif d’un état d’esprit où on ne sait même plus ce qu’est la trahison, où elle est banalisée, voire valorisée. Ici 50 ans après l’indépendance, en Algérie, une famille se vantera d’avoir été proche de la France pendant la colonisation, comme d’un label de distinction sociale. Un autre algérien, résident pourtant en Algérie, et même parfois haut fonctionnaire, se vantera lui d’avoir la double nationalité algérienne et française. Il vous expliquera que «c’est uniquement pour des raisons pratiques, pour ne pas avoir à demander de visa», sans se rendre compte qu’il exprime ainsi son peu de considération pour 2 nationalités, aussi bien la Française que l’Algérienne en réduisant un acte majeur à une raison si triviale. Et on les verra souvent, est-ce un hasard, justifier l’intervention étrangère.

LES NOUVEAUX INTELLECTUELS ORGANIQUES

Dans les CNT qui fleurissent actuellement, ici des intellectuels syriens connus appellent à l’intervention étrangère; certains d’entre eux ont la double nationalité : française et syrienne. Là ce sont des cadres intellectuels libyens de nationalité anglaise ou américaine qui avaient appelé l’OTAN à l’aide. On assiste à l’émergence d’une nouvelle catégorie d’intellectuels organiques. Ils ne sont pas comme l’émigration politique intellectuelle du siècle passé qui vivait difficilement et clandestinement dans les pays occidentaux.

Ils s’en distinguent par le fait qu’ils bénéficient en général d’une situation confortable, dans des universités occidentales, ou dans les médias chargés d’émettre en direction des pays arabes comme la BBC, France 24 etc.

Grâce à la lutte des peuples arabes et après avoir été longtemps ignorés, ils bénéficient désormais de la sollicitude des plateaux de télévision des grands medias occidentaux. Le message, bien que feutré, est clair : «nous vous avons accueilli longtemps, il est temps de nous rendre nos bienfaits ». Ces nouveaux intellectuels organiques semblent être libres et indépendants de pensée. Ne dénoncent-ils pas les pouvoirs dans leur pays. Mais les apparences peuvent être trompeuses.

Qu’on y prête attention et on s’apercevra qu’il n’y a jamais, chez eux, la moindre critique du pouvoir du pays où ils vivent où dont ils ont pris la nationalité, le Royaume Uni, La France ou les Etats-Unis. Gueddafi ou Bachir El Assad seront dénoncés mais pas l’action de la France au Sénégal ou en Afghanistan. Pas celle des Etats Unis en Irak ou vis à vis de la Palestine. Comment dénoncer en effet ceux qui vous rémunèrent, dans les universités desquels vous enseignez. Ces nouveaux intellectuels organiques ressemblent comme une goutte d’eau aux mêmes de leur pays natal. A la différence que leur complaisance à l’égard du pouvoir concerne celui du pays occidental où ils vivent.

La mondialisation devient chez eux alors une idéologie de justification leur permettant de masquer toutes ces contradictions ou d’essayer de les concilier, de vivre avec. Elle se transforme en la théorie d’un monde où la nationalité, l’indépendance n’ont plus de réalité et d’utilité si ce n’est dans la vision nostalgique d’une génération qui, comme ils la critiquent, « s’accroche aux idéaux des années 70 et à l’épopée de la lutte anticoloniale et du mouvement de libération ».C’est ainsi que ce sont multipliées, ces derniers temps, sous la plume des nouveaux intellectuels organiques, des analyses qui convergent étrangement toutes vers la justification du droit d’ingérence et des interventions militaires actuelles. Elles puisent d’une manière ou d’une autre leur inspiration dans les théories qui proclament «la fin de l’Histoire», l’universalité du capitalisme occidental, la généralisation de la communication grâce aux nouvelles technologies et donc la fin des antagonismes du 20éme siècle entre l’Occident impérial et le reste du monde, entre pays dominants et pays dominés. Ainsi nous est proposée sous le couvert d’un modernisme de pacotille une réédition de la vieille idéologie colonialiste et de quoi justifier la remise en cause de l’acquis essentiel des révolutions du 20éme siècle : la libération de la domination étrangère et la souveraineté nationale. Ce qu’on nous propose, en fait, c’est un Alzheimer historique.

LA BRIGADE DE TRIPOLI

Sur la chaîne France 24, les 8, 10 et 11 septembre, un reportage passe en boucle, au sujet de la «brigade de Tripoli», une brigade de «rebelles» libyens composés d’émigrés arabes binationaux, d’Angleterre, des USA, d’Irlande… Le reportage vise, d’évidence, à convaincre du rôle joué par les «rebelles libyens» dans la prise de Tripoli. Toujours les mêmes images : armes flambant neuf fournis par l’OTAN, rien à voir avec la Kalach’ traditionnelle du « rebelle », débauche de tirs nourris en l’air ou à l’aveuglette, V de la victoire devant les caméras, un ennemi «gueddafiste» invisible, des insurgés qui font retraite pour laisser l’OTAN nettoyer la place. Le héros du reportage, Sam, un homme jeune, la trentaine, de père libyen et de mère irlandaise. Propre, net, rasé de frais, barbe claire effilée, soignée, des gants noirs, une tenue de camouflage élégante, un vrai héros de cinéma. Il ajuste posément, devant la caméra, comme au stand de tir, au loin, un «gueddafiste» juché sur un pickup. Celui-ci ne bouge pas, comme pour la pose, avant d’être abattu et de s’écrouler. Il ne restait plus à notre héros qu’à souffler sur le canon de son arme, comme dans les westerns. Puis il part à l’assaut avec sa brigade. Le commentateur français, soudain islamophile, nous dit que la brigade n’a rien bu ni mangé depuis le matin, vu le Ramadhan. Mais celui qui a monté le reportage a laissé trainer un plan qui surprend notre héros Sam la cigarette aux lèvres en plein jeûne. A la fin du reportage (du film j’allais dire) Sam confie tristement mais virilement qu’un de ses amis est mort et qu’il va devoir annoncer la nouvelle à ses parents à son retour en Grande Bretagne. Puis il s’éloigne lentement du champ de la camera. Coupez !

Tout cela peut prêter à sourire. Mais on ne peut s’empêcher d’en être peiné et de se demander laquelle de leurs deux nationalités ces binationaux servent. Mais aussitôt posée, la question parait injuste. Injuste envers l’immense majorité des émigrés arabes en Europe qui accueillent comme nous, avec réserve et méfiance les appels à l’intervention étrangère, et dont le sentiment national est d’autant plus fort, qu’il est renforcé par leur éloignement du pays et les atteintes à leur identité et leur dignité. C’est notamment le cas des centaines de milliers d’intellectuels et de chercheurs arabes qui se trouvent à l’étranger faute des conditions du travail scientifique dans leur pays. Ceux-là sont bien placés pour connaitre la réalité des pays où ils vivent et les mécanismes de domination.

Ils en témoignent souvent d’autant plus lucidement. Ils font partie de ce que le monde arabe a de meilleur. Mais on ne les verra eux, jamais, sur les plateaux de télévision. Le piège est en effet énorme et nouveau: Créer la suspicion envers ceux des nôtres qui ont émigré et qui sont partis pour des raisons économiques ou autres, et qui ne ressemblent en rien à une certaine émigration de confort. Empêcher la jonction de l’intelligentsia arabe, aussi bien celle vivant au pays qu’à l’étranger, dans l’immense élan qui se dessine de réveil du monde arabe, et de volonté de démocratisation et de modernisation. La crise libyenne est décidément pleine d’enseignements.

Djamel LABIDI, Le Quotidien d’Oran

Côte d’Ivoire : Bienvenue au Centre de Dressage Simone Gbagbo d’Odienné !

Debout ! Assis ! Debout ! Assis ! La Révolution Permanente vous souhaite la bienvenue, dans le Centre de Dressage FRCI d’Odienné, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Présentez-vous !

Moi je s’apel Abou Cissé dit « lé vié », Company Guépard, Zone 3. Moi je s’appel moi Ouadraogo Pissinga, Guépal zon 3. Moi je s’appel Koffi Dozo, j’ai plantair é Dozo, … et ainsi de suite, ils se présentent tous.

Alors comme vous avez fini de vous présenter, Moi c’est Simone GBAGBO, je vais vous apprendre à lire et écrire. Comme ça, si vos chefs demandent des rapports, vous allez pouvoir écrire. Je vais aussi vous apprendre à connaître d’autres choses que les militaires doivent savoir sur la Côte d’Ivoire ; des choses comme l’Hymne National, la Devise de la Côte d’Ivoire, etc. etc.

Alors, vous tous ici, c’est compagnie Guépard ? Oui Mandam !!! Un Guépard c’est quoi ? Silence de cimetière. Qui connaît ce que c’est qu’un guépard ?

Dans le fond : moi. Il se lève. Oui, Koffi Dozo ! Guépal c’est petit animau dozo. Y trappé viande en brousse pour manger lui !

Très bien ! Merci Koffi Dozo.

Alors venons-en aux choses sérieuses. Il faut le faire. Dresser ces broussards d’un autre âge, les domestiquer et en faire des hommes utiles et non nuisibles.

Ne me dites pas que vous assistez-là, à une drôle de dialectique du geôlier et du prisonnier. Une mère reste une mère, même vis-à-vis d’un bourreau. Un nationaliste reste un nationaliste, sauf si son engagement n’était qu’une farce pour se trouver du côté où ce discours nourrit son homme. Alors un intellectuel doublé d’une conviction nationaliste et panafricaniste, ça doit faire œuvre utile !

Et c’est ce chantier de l’engagement utile que cet Article 95ème de la Révolution Permanente nous invite à ouvrir partout où nous sommes et peu importent nos moyens, notre condition, notre colère, notre révolte. Il faut en tout temps et en tout lieu, poser un acte pour sauver la mère patrie, la Côte d’Ivoire, la Libye, l’Afrique !

Alors à Odienné, Simone GBAGBO arrêtée le 11 avril par l’Armée Française en même temps que le Président GBAGBO, livrée à la haine débordante des illettrés et buveurs de sang de l’Imposteur, nous invite depuis son lieu de déportation à mener le combat de la civilisation des renégats. Ce sont eux que l’envahisseur instrumentalise. Ce sont eux qui servent à porter le glaive dans les entrailles de nos Nations. Il faut alors les domestiquer, leur enseigner le civisme, l’amour de la Nation !

Qui connaît l’Hymne National de la Côte d’Ivoire ? De nouveau silence de cimetière. Vous êtes des militaires et vous ne connaissez pas l’Hymne National de Côte d’Ivoire ? Le Commandant geôlier en Chef va se lever et il se leva. Mandam, je suis au serré ! Ça là, Papa n’a pas montré nous oh ! Qui est Papa ? Papa Chérif, Chérif Ousmane.

Et pourtant ses hommes sont réputés les plus formés. Ici, Simone, l’instructrice médite. Alors voilà. L’Hymne National, c’est le chant que les militaires chantent quand ils font rassemblement autour du Drapeau de Côte d’Ivoire pour le faire monter haut sur un mât. Ce chant-là s’appelle l’Abidjanaise ! Donc l’Hymne National de la Côte d’Ivoire, c’est l’Abidjanaise.

Han, Mandam, c’est femme de Abidjan il a fait chant qui est doux là ? Tchié, femme là est fort dèh !

Ah ignorance quand tu nous humilie notre Afrique ! Ah analphabétisme quand tu nous maintient dans l’abîme !

Très bien. Alors je vais vous apprendre à chanter chanson de Drapeau de Côte d’Ivoire qui est doux là !

Autre chose à présent. Quelle est la devise de la Côte d’Ivoire ? Ça murmure dans le fond. Ils se sentent agacés. Je devine naturellement. Le Commandant se lève de nouveau. Mandam, tout ça nous on connaît pas ! Y fo nous aider !

Bon esprit de collaboration. Je vois. Alors voilà : la devise de la Côte d’Ivoire, c’est comme le Cri de guerre de la Côte d’Ivoire. Le Cri de guerre des Ivoiriens. Ce cri c’est : Union, Discipline, Travail !

Et ainsi de suite. Puis encore et encore. Elle y va avec ce travail de fourmi, d’intellectuel, de personnes qui a compris qu’il faut transcender nos meurtrissures pour sauver la Côte d’Ivoire. D’abord les 26 lettres de l’alphabet. Un casse-tête chinois pour eux. Ensuite, les grands symboles de la République. Et plus tard ou peut-être concomitamment le Civisme, la valeur sacrée de la Vie humaine, la valeur sacrée de la Souveraineté Nationale, la valeur sacrée de la Liberté, le devoir citoyen de protéger la Nation contre les pillards et les voleurs.

Alors si je suis Journaliste, ma plume doit accélérer la mission de libération de la Côte d’Ivoire. Si je suis un militaire, mon art de la guerre doit ramener le sourire aux lèvres de ce peuple meurtri. Et si je suis un serviteur de Dieu, ma prière doit viser à mettre fin au règne du mal. Et chacun selon son petit métier !

Alors, Fiers Ivoiriens, le pays vous appelle et vous dit :

Salut ô terre d’espérance

Pays de l’hospitalité

Tes légions remplies de vaillance

Ont relevé ta dignité.

Tes fils, chère Côte d’Ivoire,

Fiers artisans de ta grandeur,

Tous rassemblés pour ta gloire,

Te bâtiront dans le bonheur.

Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle

Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté,

Notre devoir sera d’être un modèle

De l’espérance promise à l’humanité.

En forgeant unis dans la foi nouvelle,

La patrie de la vraie fraternité !

A très bientôt.

Hassane Magued

Biens mal acquis des patrons de la rebellion ivoirienne des Forces Nouvelles, l’enquête de La Lettre du Continent qui dérange

Biens mal acquis des patrons des FN l’enquête de La Lettre du Continent qui dérange

Ah ! que la guerre en Côte d’Ivoire a été jolie pour certains ! C’est la conclusion à laquelle on arrive lorsqu’on lit l’enquête que la feuille confidentielle La Lettre du Continent a consacrée aux biens accumulés au cours de la guerre – qui a commencé il y a presque exactement neuf ans – par Guillaume Soro et ses lieutenants de l’exrébellion des Forces nouvelles.

On y apprend qu’avec la disparition annoncée de la Centrale, les anciennes figures du MPCI investissent à fond dans l’immobilier les sommes issues de « l’économie de rente » installée dans les zones Centre Nord et Ouest. Ainsi, en un temps trois mouvements, Guillaume Soro a racheté, nous apprend la publication, et la résidence de l’ancien procureur de la République Raymond Tchimou (Beverly Hills) et un immeuble appartenant à l’ancienne Première Dame Thérèse Houphouët-Boigny, à la rue des Jardins (Deux-Plateaux).

Wattao possèderait de son côté des dizaines de grosses cylindrées (Ferrari, Compressor, BMW X5. En comparaison, explique le titre édité à Paris, Teodorin Obiang Nguema Mangue, le fils du président équato-guinéen, internationalement connu pour son côté flambeur impénitent, serait un « petit joueur ».

Hervé Touré dit « Vétcho » s’enrichit de son côté dans la contrebande des produits pétroliers venus du Burkina Faso et du Mali. Chérif Ousmane quant à lui fait fortune dans le « gardiennage » des banques du Plateau. Il aurait aussi réquisitionné pour son plus grand profit l’hôtel Harmattan de Bouaké, si l’on en croit La Lettre du Continent. Il possède plusieurs résidences, explique le titre, au Burkina Faso, pays de sa femme, petite fille de l’ancien président Sangoulé Lamizana. On se rappellera opportunément qu’Alassane et Dominique Ouattara étaient les témoins de leur mariage…

Morou Ouattara, plus entreprenant, a une ferme agro-pastorale à Bouna. Fofana Losséni dit « Loss » a de son côté gagné beaucoup d’argent dans la contrebande du café de la région des Montagnes. L’on comprend, à la lecture de cet article, la sourde colère qui habite la base des soldats FRCI d’origine MPCI… qui n’ont jamais été payés en neuf ans de combats. Et ont décidé de se rémunérer en se transformant en coupeurs de route et en braqueurs. Bien entendu, la « rigueur » du chef de l’Etat Alassane Ouattara ne touchera pas les milliardaires de la guerre…

Par Benjamin Silué du Nouveau Courrier

Lire l’article Les châteaux des rebelles ivoiriens à Ouagadougou

Zambie : Michael Sata remporte la présidentielle

Le chef de l’opposition remporte la présidentielle

« Le ‘roi’ Cobra Sata a gagné la course à la présidence zambienne », annonce le journal sud-africain Mail & Guardian. L’opposant Michael Sata a été déclaré vainqueur de l’élection tôt ce 23 septembre, avec 43 % des voix. Il devance le président sortant Rupiah Banda (36 %).

Vieux routier de la politique zambienne, Michael Sata surnommé le « roi Cobra » pour son parler mordant qui séduit les laissés-pour-compte du boom minier, vient de remporter après quatre (04) essais l’élection présidentielle.

Il a assuré, comme durant la campagne de 2008, qu’il transformera le pays en 90 jours. Comme en 2008, son symbole est une Arche de Noé. « Moins d’impôts et plus d’argent dans vos poches« , répétait-on dans ses meetings où affluaient des Zambiens défavorisés et qui voient en lui un possible sauveur.

Cette élection présidentielle a été entachée de violences, qui ont fait au moins deux morts.

Le Parti communiste d’Israël apporte son soutien inconditionnel à la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU

Le Parti communiste d’Israël apporte son soutien inconditionnel à la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU perçue comme « une contribution importante pour la paix »

Le Parti communiste d’Israël apporte son soutien inconditionnel à la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU perçue comme « une contribution importante pour la paix »

Communiqué du bureau politique du Parti communiste d’Israël

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

L’appel palestinien à l’ONU, lancé le 20 septembre, pour que soit accordé à la Palestine le statut officiel d’Etat-membre, élève la campagne pour l’indépendance de la Palestine à un autre niveau.

Bien que la reconnaissance par l’ONU d’un État palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 ne signifie pas la fin de l’occupation Israélienne, il s’agit néanmoins d’un pas politique important dans cette direction. L’adhésion de la Palestine à l’ONU contribuera grandement aux efforts pour mettre un terme à l’occupation et pour instaurer une paix juste entre Israël et Palestine.

Selon toutes les estimations, une grande majorité des 192 membres de l’ONU soutiendra l’admission de la Palestine en tant que membre à part entière, et une minorité – menée par les États-Unis – votera contre. On s’attend aussi à ce que les États-Unis utilisent leur veto, quand la question sera débattue au Conseil de Sécurité.

L’administration Obama, bien consciente de l’isolement d’Israël et des États-Unis à l’ONU, essaie de s’éviter cet embarras. Ainsi, elle fait ouvertement pression (directement et par l’intermédiaire de ses alliés) sur l’Autorité palestinienne, et particulièrement sur le président Mahmoud Abbas (Abu Mazen), afin qu’elle retire l’appel lancé auprès de l’ONU.

Le gouvernement de Netanyahu, qui est de plus en plus isolé dans le monde, fait un travail systématique pour attiser les tensions et déclencher des conflits à Gaza et en Cisjordanie. Dans le cadre de ces efforts, la Police israélienne entraîne les colons, afin qu’ils soient prêts à participer activement aux conflits que le gouvernement prépare.

Le bureau politique du Parti communiste d’Israël réaffirme que c’est le droit naturel du peuple Palestinien que de fonder son propre État, de le faire reconnaître internationalement et de se voir accordée l’adhésion pleine et entière à l’ONU. Ce droit s’appuie également sur le plan de partition de l’ONU du 17 novembre 1947, sur d’innombrables résolutions de l’ONU, et sur la déclaration du président Obama en 2010, concernant la fondation d’un État palestinien en septembre 2011.

Le Bureau politique appelle les organisations du Parti et la Jeunesse communiste d’Israël à prendre une part active aux actions publiques organisées par les organisations pour la paix visant à soutenir la déclaration d’un État palestinien indépendant et à faire pression sur ceux qui refusent sa reconnaissance, l’administration Obama et le gouvernement Netanyahu, afin qu’ils soient contraints de changer d’avis.

Barbarie avec préméditation

Barbarie avec préméditation

Hier matin au lever, une envie de vomir, de hurler. La barbarie, qui sommeille en nous, bouge encore. Malgré les injections de solutions abolitionnistes. Malgré le recul inéluctable de la bête dans le monde. La France fête les trente ans de la fin de la peine de mort et la Géorgie exécute un vrai-faux coupable tout trouvé, Troy Davis.

En 1981, notre beau pays des droits de l’homme n’était que le trente-huitième dans le monde à abolir la peine capitale. Robert Badinter avait « sa cause », comme le raconte avec admiration Pierre Mauroy, le pragmatique. Trente ans après, l’ancien garde des Sceaux de François Mitterrand ne baisse toujours pas la garde.

Hier matin, il n’a pas vomi mais craché cette phrase lourde de sens sur l’antenne d’Europe 1 : « C’est une très grande défaite, bien au-delà des États-Unis, pour l’humanité. » « Un monde sans peine de mort n’est pas seulement possible mais inévitable, dit Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

La seule question est de savoir combien de temps cela prendra. » On dénombre désormais 96 pays abolitionnistes, 8 réservant la peine de mort à la justice militaire, 34 qui ne l’appliquent pas dans les faits depuis plus de dix ans comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Russie… Il reste 58 récalcitrants mais seulement 23 l’ont pratiquée l’an passé.

Les États-Unis se retrouvent parmi cette horde, cinquièmes d’un épatant classement sanguinaire où l’on retrouve dans l’ordre des assassinats judiciaires en 2010 : 1. Chine (527 exécutions « officielles »…) ; 2. Iran (252) 3. Corée du Nord (60) 4. Yémen (53) 5. États-Unis (46) 6.

Arabie saoudite (27) 7. Libye (18) 8. Syrie (17)… Voici une sélection de joyeuses contrées démocratiques, rendant plus désolante encore la présence américaine. Tiens, le Texas, l’incontestable champion des 34 États US appliquant la peine capitale, se hisse au niveau syrien. Bel effort.

Troy Davis est donc mort à 42 ans pour l’assassinat d’un policier blanc survenu en 1989. Condamné sans arme du crime, ni empreintes ni traces d’ADN. Sept témoins sur neuf l’accusant durant le procès se sont rétractés. Les cours suprêmes de Géorgie et en dernier recours des États-Unis sont restées inflexibles.

Comme c’est étrange, on a beaucoup moins parlé, le même jour dans la prison d’Huntsville au Texas, de l’exécution de Lawrence Brewer. Ce membre du Ku Klux Klan a torturé et tué en 1998 un Noir handicapé. « À dire vrai, je referais la même chose », déclara en son temps l’horrible type.

Son cas est-il différent de celui de Troy Davis ? Existerait-il des gentils ou des méchants condamnés à mort ? Évidemment non car la peine de mort constitue le plus horrible des meurtres avec préméditation. C’est celui d’une société tout entière.

PAR OLIVIER BERGER

France : La République des ripoux

Affaires politico-judiciaires en France : La République des ripoux

Hamlet aujourd’hui n’aurait plus invectivé le royaume du Danemark ; il se serait plutôt écrié : « Il y a quelque chose de pourri… dans la République française ». A raison, car l’actualité hexagonale ces derniers temps est pleine de multiples affaires sales qui s’éventent et éclaboussent les hommes politiques : enquêtes et procès se suivent à la chaîne. Au moment où le procès Clearstream, ce faux listing de comptes bancaires à l’étranger sur lequel on aurait rajouté le nom de Nicolas Sarkozy pour compromettre son ascension politique, s’achève avec un non-lieu pour le principal accusé, Dominique de Villepin, celui sur le système de corruption dans le monde de l’immobilier au profit de la Mairie de Paris avec Jacques Chirac dans le viseur de la justice se poursuit.

Et voilà que les révélations de l’avocat Robert Bourgi sur les djembés bourrés de billets de banque que des chefs d’Etas africains le chargeaient de convoyer à l’Elysée pour Chirac et Villepin lui valent d’être entendu par la Brigade française contre la délinquance financière, ce qui prélude à une autre affaire judiciaire pour les éléments de la galaxie chiraquienne. Si Sarkozy jouait la bonne sœur offusquée parce que les chiraquiens attentaient à sa vertu, le voilà bien marri depuis la sortie du livre pavé de Pierre Péan « Les Mallettes de la Républiques », qui démontre qu’en 2007 son clan aurait bénéficié des largesses d’Omar Bongo.

Et comme si cela ne suffisait pas, resurgit l’affaire des rétrocommissions de Karachi qui auraient servi à la campagne d’Edouard Balladur dont il était le porte-parole en 1995 : deux intimes de Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert sont actuellement en garde à vue. Pourquoi subitement cette saignée de révélations, cette flopée de scandales ? Yves Bertrand, patron des Renseignements généraux de 1992 à 2004, emporté par l’affaire Clearstream, écrivait dans son livre (1) : « Les scandales font partie de la vie politique comme l’instrumentalisation. Dès qu’une affaire peut déstabiliser l’adversaire, on la sort en utilisant à fond les médias ». Propos fort éclairants d’un sachem de la manipulation.

Et l’histoire de France est coutumière des coups tordus, des chausse-trapes, des assassinats médiatiques et des meurtres symboliques, surtout à l’approche des élections présidentielles. La France, c’est la République des Tontons flingueurs ! Il faut zigouiller l’adversaire politique pour l’écarter de la course à l’Elysée. Et la ni Gauche ni Droite n’a le monopole de cette vilénie. Les petits meurtres entre amis ou ennemis intimes est la distraction favorites des politiques français sans distinction idéologique.

Pour souvenir : « l’affaire des fuites » en 1954 sous Mendès-France en vue de discréditer un jeune ministre de l’Intérieur qui s’appelait…Mitterrand, « l’affaire Markovic », du nom du garde du corps d’Alain Delon tué d’une balle dans la tête et dont la presse fuitera qu’il détient des photos compromettantes d’une épouse partouzarde d’un homme politique. C’était sous la présidence de De Gaulle en 1968 et ce montage visait à salir Georges Pompidou à travers sa compagne. Il y a eu les diamants empoissonnés de Bokassa en 1979 ; une cabale montée par les mitterrandiens et qui eut raison de Valery Giscard d’Estaing.

Ce qui est certain, c’est que ces scandales à répétition sont des boules puantes qui rendent nauséabonds les milieux politiques français et les discréditent aux yeux des Africains, dont ils sont si prompts à dénoncer la corruption. La France serait-elle une République bananière ? Sarkozy avait promis de nettoyer les écuries d’Augias, mais tout laisse croire que l’affaire de Karachi sera la déflagration qui va l’emporter comme les diamants le furent pour Giscard. Alors « Le balayeur balayé » pourrait bien être son chant de sortie de l’Elysée.

Saïdou Alcény Barry

L’Observateur Paalga