Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: octobre 20, 2011

Kadhafi annoncé mort par le CNT, dernier Boulet de Sauvetage d’une situation désespérée

Le Conseil de transition libyen comme à son habitude a annoncé ce jour la mort du Guide de la révolution Libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi.

Que reste-t-il à faire après avoir épuisé tous les moyens – moyens politiques, militaires, juridiques – pour faire tomber le régime de Kadhafi ? rien sinon que la propagande médiatique.

Les « illustres » agences de presse du gouvernement qatari Al Jazeera épaulées par BBC, Reuters, AP, AFP, …sont mises à contribution pour perpétrer une campagne de propagande de guerre  afin de vaincre la résistance psychologique du grand peuple libyen.

La manipulation des faits et des réalités en Libye a toujours été une arme utilisée depuis huit (08) mois pour déstabiliser et démoraliser les résistants libyens, ardents défenseurs de la souveraineté de leur pays. Ainsi donc, selon le CNT, « Kadhafi a été tué alors qu’il était aux mains des révolutionnaires ».

Le CNT a perdu toute crédibilité en nous gavant de ce genre d’infos-intox abondamment et honteusement relayées par les grandes chaînes de télévision arabes et occidentales ; des informations qui se sont avérées mensongères.

Le CNT ne sait plus où donner la tête puisque même à Tripoli, ses forces sont mises en difficulté chaque jour et en danger permanent. Face à son illégitimité et son incompétence notoire, le CNT recherche désespérément une porte de sortie à cette guerre que ses concepteurs avaient pensée très courte, une guerre éclair…

Regardez correctement l’image, visualisez la vidéo et vous pourrez remarquer oh ! combien les falsificateurs d’images ont étalé eux aussi leurs incompétences. Diffuser avec brio et élégance ce genre d’images mal élaborées revient à dire clairement que le CNT et son bras armé des basses besognes l’OTAN, ont perdu le nord.

Pauvres traîtres revenez sur terre.

Halte à l’intoxication !

Publicités

Un citoyen sénégalais à Abdoulaye Wade : « Je ne me présenterai pas », 5 mots pour sauver 14 millions de vies

Un citoyen sénégalais à Abdoulaye Wade : « Je ne me présenterai pas », 5 mots pour sauver 14 millions de vies, nous vous en supplions

Je ne cesserai d’écrire, encore et encore. Parce que quelle que soit la région où je me trouve dans ce monde, quelle que soit ma situation actuelle, je n’ai que le Sénégal pour me sentir totalement comblé.

Ce pays, le nôtre, qui s’est toujours vanté de sa stabilité, ce pays que nous vous avions confié en 2000 avec cette même stabilité est entrain de trembler aujourd’hui. La fameuse « Téranga » (hospitalité) connue du Sénégal et des sénégalais est entrain de battre de l’aile, parce qu’elle est devenue totalement fragile. L’insécurité s’est accrue et continue à s’accroitre, les viols et la violence se multiplient, l’honnêteté a laissé place à l’arnaque face à la pauvreté, la sexualité est devenue banalisée, la salubrité ne s’inscrit plus dans le quotidien des sénégalais, etc.

De même, les entreprises nationales se fragilisent de plus en plus conditionnant ainsi l’accroissement du taux de chômage. Des entrepreneurs se trouvent même sacrifiés pour des raisons politiques ; pourtant leur seule ambition, conditionnée par l’amour qu’il porte à notre cher Sénégal, au-delà du profit bien-sûr, est de contribuer au développement du pays, donc à redonner sourire à certains pères de famille qui se sont vus impuissants face aux besoins primaires des êtres sous leur responsabilité.

Abdoulaye, de l’avion, je me vante de la corniche que vous nous avez créée, de l’aéroport LSS que vous nous avez rénové, du fameux Monument de la Renaissance Africaine qui constitue une grande fierté pour vous, etc. Mais aujourd’hui, malgré toutes ces ambitions, les vôtres, que vous avez réalisées, le peuple, la majorité des sénégalais je veux dire, demande autre chose. Le peuple souhaiterait que ses besoins primaires soient satisfaits. Ce même peuple qui reconnait le coté positif de vos réalisations, ce même peuple qui vous a confié le Sénégal, ce même peuple qui constitue la majorité des sénégalais, est entrain aujourd’hui de vous souhaiter au moins la retraite. Parce que ce même peuple juge que vous avez tiré votre révérence et qu’à votre âge, il risquerait de souffrir encore plus en vous voyant encore à la tête du Sénégal.

Abdoulaye, souvenez-vous ! C’est ce même peuple qui a veillé à un Sénégal stable dans lequel vous avez vécu sans craindre d’entendre des coups de feu raisonner au moment ou vous dormez, c’est ce même peuple qui a veillé à cette stabilité qui vous a rendu sain et sauf jusqu’à cet âge de 85 ans que vous avez aujourd’hui, officiellement.

Nous vous prions et nous continuons à vous tendre la main encore et encore de renoncer à votre candidature et de le faire savoir aux sénégalais pour apaiser la tension. Aujourd’hui, il suffit de 5 mots pour apaiser la tension que vit actuellement les sénégalais partout ils peuvent être dans ce monde : « Je ne me présenterai pas ». Ces cinq mots pourraient sauver la vie d’environ 14 millions de sénégalais, s’ils ne seront pas dédits bien-sûr.

Abdoulaye, nous vous supplions encore de faire raisonner ces mots afin que le peuple sénégalais l’entende. Ne soyez ni prisonnier de votre égo, ni des caprices de votre femme, ni celles de vos enfants ni des intérêts de ces « hommes d’affaires » qui vous entourent.

Le Sénégal compte énormément pour nous, alors pensez à notre avenir.

Que Dieu bénisse le Sénégal !

« En Afrique, les Jeunes doivent prendre le pouvoir » par, Jean-Paul Pougala

En Afrique il y a habituellement ce que j’appelle : la Dictature des  Vieux, qu’ils soient au pouvoir ou à l’opposition. Ici le mot vieux n’est pas seulement une question d’âge, mais surtout, dans l’incapacité à se défaire mentalement du rôle d’esclave que notre histoire commune avec l’Europe nous a conféré.  Il suffit de voir le comportement de l’Union Africaine devant les crises Ivoiriennes et Libyennes. Elle dit haut et fort ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. L’Europe décide de l’ignorer et de faire l’exact contraire. Et sans vergogne, ni gène, c’est toute l’Union Africaine à l’unanimité qui s’aligne sur les positions Européennes en se désavouant elle-même. Le pire en Afrique c’est que ce genre de comportement envahit soit les hommes au pouvoir que ceux de l’opposition. Voir l’exemple de ceux qui ont fait rêver comme opposants: Wade au Sénégal, Conde en Guinée qui à peine élu Président à réserver sa première visite  à l’étranger pour Jacques Chirac (même à la retraite). Il fallait d’abord qu’il fasse allégeance au maître, comme rituel avant de démarrer. Un jeune aujourd’hui qui utilise les mêmes instruments qu’un autre en Occident,
connait ses forces et ses faiblesses, Mais aussi ceux des autres nations. Il est donc conscient qu’il a 10 fois plus de chance de réussir qu’un autre jeune en Occident. et lorsque ce dernier viendra lui raconter qu’il peut l’aider, il saura non seulement qu’il ment, mais aussi que c’est une stratégie pour l’endormir afin de mieux le voler. Tout ce petit jeu, nos Vieux qu’ils soient Ministres ou de l’opposition, ne le savent pas et c’est trop tard pour le leur enseigner.

Comment changer tout cela ?

Il faudrait au préalable et de façon prioritaire, conscientiser au maximum les jeunes africains, ceux-là qui ne sont pas encore inféodés dans les pratiques rentières du colonialisme. Ceux-là qui ne sont pas complexés par les Blancs comme leurs parents, ceux-là qui ne doivent pas à tout prix chercher à faire copain-copain avec les prédateurs de la « communauté internationale ». Et la deuxième étape va consister à les faire descendre dans l’arène politique. Plus jeunes vous entrerez en politique et plus tôt nous pourrons réaliser le rêve d’une Afrique débout et fière d’elle-même. Il y a déjà des partis des Jeunes qui sont en train de faire sensation en Autriche, Allemagne, Suède, Finlande, Norvège, Hollande etc… Jusqu’à gagner   même des sièges de députés dès l’âge de 21 ans.

A Genève, lors des dernières élections municipales, la moitié des candidats avaient moins de 25 ans. Cela se passe dans des pays où la majorité des votants a dépassé les 70 ans. Alors qu’en Afrique, les jeunes de moins de 18 ans sont la majorité absolue. Il faudra en même temps mener une sacro-sainte bataille de l’abaissement de l’âge du droit au vote un peu partout en Afrique. C’est déjà le cas au Brésil où on peut voter à 16 ans (puisque làbas aussi comme en Afrique, la majorité de la population est jeune). Mais il y a plusieurs autres pays où le droit de vote a été abaissé à 16 ans parce qu’un jeune aujourd’hui de 16 ans est plus mûr qu’un adulte de 21 ans il y a 30 ans. C’est le cas de Cuba, Nicaragua, Autriche, les Landers Allemands. En Autriche, par exemple, un mouvement du nom de Kinderwahlrecht jetzt : « droit de vote pour les enfants, tout de suite » milite pour appliquer le « droit de vote dès la naissance ». Pour eux, il s’agit d’un moyen de rééquilibrage générationnel.

En Afrique, comme je l’ai dit plus haut, c’est la dictature des Vieux, vieux dans l’âge, vieux dans les idées, vieux dans la vision du monde d’aujourd’hui. On voit chez nous des vieux (avec tout le respect pour les vieux) qui n’ont de représentation du monde que le Patron Français ou Britannique et même lorsqu’ils sont Ministres, ils en sont à téléphoner à l’Ambassadeur Américain tous les matins pour demander ce qu’il doit faire, histoire de montrer qu’ils sont de bons et loyaux esclaves, très dociles (voir wikileaks).

Pour le système de gouvernement, j’aime beaucoup le système Suisse et je crois que dans une période transitoire, cela peut être appliqué à l’Afrique : en Suisse, les Ministres gagnent en moyenne 400.000 CHF par an, n’ont pas de garde du corps, vont en bus comme tout le monde et après 4 ans de Ministre, ils doivent abandonner la politique. Cela permet d’éviter de laisser s’installer certaines mauvaises pratiques de népotisme et de corruption. Par ailleurs, après le vote, tous les partis gagnants et perdants gouvernent ensemble, le nombre de postes ministériels étant déterminé par le nombre de vote aux élections politiques nationales. Cela permet d’optimiser toutes les idées novatrices d’une nation et d’éviter que des partis soient à l’opposition à jamais, cultivant ainsi une frustration qui serait une menace pour la stabilité même de la sécurité du pays.

PS: On peut être un Jeune Vieux, lorsqu’on  est jeune dans l’âge, mais vieux dans les idées. et malheureusement c’est le quotidien de très nombreux jeunes africains qui sombrent dans l’ignorance la plus totale. et c’est la mission de chacun de les aider. Et je tire un chapeau à nos Vieux-Jeunes, tous ceux qui sont avancés dans l’âge mais qu’on n’a jamais pu tromper comme la masse de nos parents et qui ont souvent risqué de leur vie, lorsque ce n’était pas leur poste qu’ils perdaient parce qu’ils expliquaient aux autres en les rendant visibles, les chaines invisibles de l’esclavage qu’ils portaient.

Jean-Paul Pougala pougala@gmail.com

(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, Directeur de l’Institut d’études géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.