Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: octobre 31, 2011

Libération de la Côte d’Ivoire : laissez-les prêcher dans le désert !

Ils sont tous des multirécidivistes en coups d’Etat. Chacun d’eux totalise au moins une vingtaine de tentatives infructueuses et deux coups d’Etat consommés. Le premier date de 1999. Le dernier, grâce à une sous-traitance meurtrière française, date seulement du 11 avril 2011. Très récent. Mais qui est finalement devenu un os en travers de leurs gorges. Donc ils font de la sensibilisation. Ils s’adressent aux Ivoiriens et aux combattants. Leur demandant de les laisser se la couler douce. Car, comme le dirait l’autre, « Coup d’Etat, c’est pas bon ».

Mais ils sont conscients que personne ne les écoute. Donc ils passent à la manière forte. Ils scrutent les visages dans les casernes lorsqu’ils passent. Si vous ne leur souriez pas, ils vous font arrêter pour tentative de coup d’Etat. Juste parce que vous ne leur avez pas souri. Et finalement, le sourire est devenu un acte d’allégeance à l’imposture.

Alors à longueur de journée, après des nuits cauchemardesques durant lesquelles ils font des rêves dans lesquels le Commandant Abéhi ou le Colonel Major Konan Boniface s’adressent au peuple après la libération, ils font le tour des Casernes pour dire et redire la même chose, les mêmes menaces, les mêmes promesses farfelues, l’esprit très agité à l’idée que dès qu’ils tourneront le dos, l’un quelconque de leurs interlocuteurs ouvrira le feu sur eux.

Du coup, ce qu’ils avaient prévu être un instant de gloire et de fête pour célébrer le « triomphe » des contre-valeurs sur le civisme, est devenu une cause de traumatisme pour eux. C’est pourquoi dans leur presse écrite, dans leur télévision pirate « rebrandée » aux couleurs du RDR et de l’ex-RTI, dans leurs audiences pour corrompre les officiers qui sont restés impassibles, ils ne font que menacer aux fins de sensibiliser, de faire prendre conscience, que « Coup d’Etat, c’est pas bon ».

Mais prenons du plaisir à les écouter. D’une oreille sourde. Prenons cet immense plaisir à les écouter sans écouter. Car donner l’apparence de les écouter les rassure et nous permet chaque jour de découvrir leur fébrilité.

Point n’est-il besoin de vous le dire : les brebis reconnaissent la voix du Bon Berger ! Et croyez-moi, cette croisade de sensibilisation orchestrée par les voleurs et les intrus à l’attention du troupeau, de la troupe, des combattants, est un prêche dans le désert. Car ces voix affolées, tremblantes, menaçantes, iniques et inconnues, ne trouvent et ne sauront trouver une quelconque écoute.

Alors soyez sereins ! Soyez tranquilles. Le Bon Berger n’a encore rien dit ! C’est pourquoi le troupeau reste silencieux.

Ne faites point attention à leurs mises en scène ridicules pour donner l’impression que le Bon Berger a parlé et qu’ils ont empêché que le troupeau suive grâce à leurs intimidations, leurs mercenaires, leurs zozos de FRCI. Nous en rions tellement.

C’est pourquoi je le dis et insiste : le Bon Berger n’a encore rien dit ! Le jour où sa voix s’élèvera, vous sentirez comme un grand tremblement de terre. Et vous verrez la puissance et l’autorité charismatique en grandeur nature.

Alors restez mobilisés. Restez en alerte. Et attendez la voix du Bon Berger. Tout est déjà accompli ! Il ne reste plus qu’un signe. Le jour où il reçoit ce signe, il fait entendre sa voix !

Et vous la reconnaîtrez. En attendant, laissez-les prêcher dans le désert.

A Très bientôt.

Hassane Magued

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Bernard DOZA : « Au Palais présidentiel d’Abidjan siège un gouvernement composé des enfants d’étrangers »

Bernard DOZA : « Au Palais présidentiel d’Abidjan siège un gouvernement composé des enfants d’étrangers »

Notre pays est occupé, par quatre armées étrangères. Et, politiquement colonisé de l’intérieur, par une tribu, aux ramifications extraterritoriales, qui officialisent l’invasion de la Côte d’Ivoire, redevenue réceptacle, donc, la nouvelle destination régionale, dans la lutte, contre l’immigration africaine, vers la France.

L’occupation militaire coloniale de notre pays, c’est le commando : Licorne, payé à 1 million d’Euros par jour, par les contribuables français pour tuer en Côte d’Ivoire. Il est appuyé par des supplétifs étrangers, de l’Onu et de l’Ecomog.

Au Palais présidentiel d’Abidjan, siège, un gouvernement majoritairement est composé, de la première génération des enfants, nés en Côte-d’Ivoire, mais de parents étrangers.
C’est une génération, qui revendique depuis 1995, le pouvoir politique de notre pays, au nom du droit du sol.

Droit du sol, que la constitution de l’an 2000, votée à 86% par le corps électoral ivoirien, ne reconnaît, toujours pas…

C’est donc, une génération rebelle, qui a pris les armes en septembre 2002, pour arracher le pouvoir dans la violence postélectorale d’avril 2011, après des élections organisées, dans l’état de guerre, créé par les Forces nouvelles (Fn).

La génération de la guerre, nous impose depuis le 11 avril 2011, sous le diktat, du nouvel ordre : Frci, un « vivre ensemble », à coups de canons, au nom de la philosophie politique de Félix Houphouët-Boigny.

Or, la gestion Houphouët-Boigny, c’était, tout à la France. C’est un système de gestion, que la Côte d’Ivoire du peuple, a refusé depuis le 02 mars 1990.

C’était la dictature du parti unique, le goulag, sans la liberté d’expression, un système qui a enrichi (une bourgeoise parasitaire), les barons du Pdci au pouvoir de 1960 à 1990.
Une caste, qui a endetté notre pays (plus de 200 milliardaires, enregistrés dans les banques européennes) et qui n’a pas créé d’entreprises pour l’emploi des jeunes, avec l’argent volé, au peuple ivoirien.

Le régime d’Houphouët, a surtout enrichi les entreprises françaises installées dans notre pays, qui transféraient chaque année vers la France, plus de 8.000 milliards de Fcfa sur le  bénéfice d’exploitation, sans payer de véritables taxes ni impôts, en offrant aux Ivoiriens, des emplois, de seconde zone.

Jusqu’en 1989, les coopérants de la France, qui tiraient notre pays vers le bas (dans le refus du transfert de la technologie de pointe), transféraient 150 milliards Fcfa par an dans leurs comptes, vers la France.

A diplômes égal (Dut), dans des entreprises privées, comme Cotivo et la Caréna, les cadres français immigrés, percevaient : 5 millions Fcfa (7500 euros) par mois, là où, les Ivoiriens, avaient 200 milles Fcfa (300 euros).

Plus grave, depuis 1960, les entrepreneurs ivoiriens ont été systématiquement découragés dans la création d’entreprises, à cause du refus des crédits bancaires, dont la garantie était fixée à 80% du montant demandé.

C’est une politique du lobby du négoce, imposée aux succursales des banques françaises, en Afrique noire – pour ne pas faciliter l’émergence d’une bourgeoisie locale, du commerce  qui pourrait concurrencer les entreprises françaises, avec l’argent français – c’est un décret signé en 1853, par Napoléon III.

Ainsi dans le pouvoir de Félix Houphouët, le peuple ivoirien a souffert de la misère sociale, au milieu du gigantisme du « grand Abidjan », bâti stratégiquement, par les multinationales étrangères, pour donner l’illusion du « développement national ».

Or, l’histoire des peuples d’Europe, d’Amériques et d’Asie a démontré, que ce ne sont pas les infrastructures bâties, par une coopération néocoloniale, qui crée le développement.

Le développement d’un pays, c’est d’abord l’investissement dans l’homme par la formation, donc la liberté, le travail, le social et la démocratie.

Car, c’est l’homme, tiré de la dictature politique, de la faim, de la misère, qui, par sa propre réflexion quotidienne, rentabilise la matière grise et transforme son environnement.

C’est donc, contre cette philosophie, libératrice du développement universel, que la France a refusé l’alternance politique en Côte d’Ivoire.

Elle a utilisé, pour cela, le banquier Alassane Ouattara, dès 2002 dans la rébellion, et le sabotage du pouvoir, donc du programme socialiste: Gbagbo, soupçonné et ensuite accusé de nationalisme rampant, pour organiser la restauration de l’ancien régime néocolonial.

Il faut donc, combattre, Alassane Ouattara, pour ce qu’il représente, dans notre pays : Les intérêts français et la violence des armes.

Car la banalisation de la tuerie des hommes, des femmes et des enfants, pour la conquête du pouvoir politique en Côte d’Ivoire: C’est Alassane Ouattara.

Il  reste, le seul homme politique, qui a introduit dans notre pays, le fusil et la guerre, comme nouvel argument, qui remplace le discours et le verbe, dans le débat politique.

Nous avons affaire, à un régime de terreur, qui fabrique la contre-manifestation, pour contrer l’adversaire, en organisant des groupes maffieux, pour briser tout rassemblement, contre le pouvoir.

C’est un régime de la peur, qui ne tolère pas la contestation verbale, et qui considère tout débat contradictoire dans les médias publics, comme une subversion.

Donc, il faut, lui opposer sur le terrain, une nouvelle génération de militants, avec de nouvelles méthodes de combat.

Qu’est ce qui accuse Ouattara ?

L’homme a été pris, flagrant délit de propos méprisants et guerriers, contre la Côte d’Ivoire du peuple, depuis son bunker de l’Hôtel du Golf.

En effet, dès  la fin du second tour des présidentielles, déclaré vainqueur par la Commission électorale, Alassane Ouattara, monte en grade.

De l’opposant, il devient  le commandeur d’une nouvelle Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire de l’autorité et de l’argent.

Celle, où l’hésitation face aux intérêts du peuple n’existe pas.

L’hésitation est considérée, comme une faiblesse par cette nouvelle race d’hommes politiques.

Qui, pour avoir vécu longtemps dans les arcanes du capitalisme occidental, considère toute compassion, envers l’homme, comme une perte d’autorité.

Lui, le Dga du Fmi qui a dirigé l’économie de 87 pays, dont la seule volonté affirmée, est depuis 1999, de faire figurer sur sa carte de visite : « Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire», ne veut plus hésiter.

Pour le peuple ivoirien du sud, qu’il a appelé en vain (des jours durant), pour l’installer au palais présidentiel en se sacrifiant et qui a refusé, il n’a plus de compassion.

Parce qu’il se trouve dans un pays, où une classe politique, qu’il juge, ignorante des relations internationales, lui refuse, à lui, l’économiste de Washington, le droit d’être Président de la Côte d’Ivoire.

Alors, il prend son téléphone (depuis sa chambre de l’hôtel du Golf à Abidjan), pour  appeler (ses amis à Paris et à Washington) à l’isolement politique et financier, de la Côte d’Ivoire et de son peuple.

Pour montrer à tous, que les maîtres du capitalisme international, lui obéissent au doigt et à l’œil, il ordonne la fermeture des succursales des banques occidentales, sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Du jamais vu, dans un pays indépendant.

Et cynique, il ordonne, la fermeture des sociétés de transfert d’argent, pour qu’il n’y ait plus de finance intérieure et de l’argent qui provienne de l’extérieur, surtout de la part de la diaspora ivoirienne, vers la Côte d’Ivoire du petit peuple, qui devient ainsi, une victime expiatoire, de la guerre intérieure qu’il livre à Gbagbo.

Plus cruel, il ordonne, à l’union Européenne, l’embargo sur les médicaments à destination des hôpitaux d’Abidjan, où les Ivoiriens meurent en quantité, pour cause de guerre civile….

La future santé auditive et mentale, des enfants ivoiriens apeurés, depuis l’invasion d’Abidjan par la querelle postélectorale, n’inquiète pas Alassane Ouattara ;

Il demande à la France et à l’Onu (au nom de leurs intérêts, qu’il représente désormais) le bombardement des sites sensibles, pour déloger Laurent Gbagbo, qu’il veut voir, absolument tomber « comme un fruit pourri ».

Alassane Ouattara, a donc, tout prémédité :

« Pour rendre la liberté capitaliste à la Côte d’Ivoire, confisquée par Laurent Gbagbo depuis le mois d’octobre 2000, il fallait à la fin, bombarder le peuple ivoirien, dans son propre intérêt.

»
C’est pourquoi, face aux morts et aux blessures psychologiques, qui gangrènent les enfants, les femmes et les hommes, aujourd’hui traumatisés à vie par la violence des bombardements, les simulacres de réconciliation, organisée par le Pdci (bras séculier  d’Alassane Ouattara, pour la gestion officielle de la répression), ne suffiront pas.

Parce que, ce bombardement était voulu, donc volontaire, car il était géré depuis l’Hôtel du Golf (on le voyait sur les chaînes internationales), par Alassane Ouattara et l’ambassadeur français, Mr Jean-Marc Simon.

Le diplomate, aperçu en bras de chemise, a même affirmé devant les caméras des télévisions étrangères: « Laurent Gbagbo, n’en a plus pour longtemps, il est encore dans sa cave, mais c’est une question d’heure ».

Devant le portail, de la résidence de Laurent Gbagbo, la caméra montre, en arrière plan, les soldats français du commando : Licorne, et au devant : l’ambassadeur Simon, téléphone à l’oreille, dirigeant l’arrestation de l’ancien président ivoirien.

Et depuis le 11 avril 2011, la Côte d’Ivoire a hérité d’une double colonisation, qui gère deux intérêts concomitants : La colonisation française et, l’ethno-colonialisme intérieur,  géré par Alassane Ouattara.

L’ethno-colonialisme du clan : Ouattara,  montre aujourd’hui dans notre pays, une dictature particulière.

Elle est unique en son genre.

Tribaliste et sectaire, elle a gangréné tout le corps productif de la société ivoirienne, pour mieux s’affirmer.

De la présidence aux ministères, en passant par la primature et aux ambassades, les grandes sociétés nationales, du patron aux subalternes, c’est un raz-de-marée, sans pudeur, sans gène et sans état d’âme, les nordistes occupent et gèrent la « nouvelle Côte d’Ivoire». Il nous faut résister…

Et, c’est pour résister contre le régime d’Alassane Ouattara, que nous avons lancé depuis le 15 septembre 2011, le Comité d’Action pour la Liberté (Cap-Liberté).

Une nouvelle organisation de gauche, pour sortir des affrontements organisés par le pouvoir, contre l’opposition.

Des affrontements, qui pourraient apparaître, comme  des règlements de comptes entre des partis rivaux, dans une querelle sur l’occupation du pouvoir.

En fait, c’est ce que recherchent, le Rdr et Ouattara depuis le 11 avril 2011, pour saboter  le combat du peuple, contre la double occupation coloniale de la Côte d’Ivoire.

Car, en foulant au pied, nos lois et nos traditions, pour nous imposer (à coups de canons),  Alassane Ouattara, comme nouveau représentant des intérêts de la France, Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre, à la Côte d’Ivoire du peuple.

Alors, comme la France, sous l’occupation allemande, nous nous organisons, pour la bataille de la libération du peuple ivoirien.

Je m’appelle Bernard Doza, journaliste politique ivoirien exilé à Paris, je suis rentré en Côte d’Ivoire, depuis février 2011.

Depuis 1983, à cause de la dictature néocoloniale du parti unique, qui dirigeait mon pays, sous Félix Houphouët-Boigny, je suis resté à Paris, pour organiser le combat médiatique sur le front extérieur.

Le peuple ivoirien, qui suit le combat de la démocratie, pour notre pays, depuis 1980, me connaît, à travers les émissions politiques, sur la Côte d’Ivoire à Radio Tropic’Fm de 1983-2003.

Mais surtout, à cause de mon livre : Liberté Confisquée, le complot franco-africain, publié en novembre 1991, à Paris, dans lequel, pour la première fois, un journaliste africain, dévoilait le complot, de la France, contre l’Afrique noire…

Au mois d’août 2011, présent à Abidjan au cœur de la tyrannie Alassane Ouattara, j’ai lancé ici à Abidjan, deux appels aux Ivoiriens, à travers la presse, pour l’organisation d’une nouvelle résistance intérieure….

Et depuis, malgré les pressions et les nombreuses menaces de mort, que je ne cesse de recevoir, et qui montrent l’état du pouvoir, qui s’est installé à Abidjan, je reste ferme, sur mes convictions, car je ne fléchirai pas, devant l’adversité.

Cap-Liberté organise bientôt, la formation des militants, dans des techniques nouvelles, pour apprendre à combattre, l’ordre barbare, vers la réinstauration de la démocratie et des droits de l’homme.

Rejoignez, Cap-Liberté.

C’est la nouvelle gauche, qui va combattre véritablement le système bourgeois du pouvoir-Ouattara.

En effet, c’est un régime bourgeois qui se cache sous le manteau du tribalisme-malinké, pour mieux exploiter le peuple ivoirien, qu’on maintient, dans l’inconscience de la lutte des classes sociales.

Cap-Liberté, permanence.

Tél : 225-44.60.01.72.

Bernard DOZA, Président.

Jacques Vergès : « S’ils ne le tuent pas, Gbagbo reviendra »

Un des avocats du président Laurent Gbagbo, Jacques Vergès, a donné récemment une interview à la radio parisienne France Inter dans laquelle il s’est remémoré les conditions du kidnapping de son client, et a révélé le contenu de certains de leurs entretiens à Korhogo, avant d’évoquer des perspectives d’avenir. «La Côte d’Ivoire, ça commence par un contentieux électoral. Monsieur le président de la République française s’en mêle. A quel titre ? On ne sait pas. De son avion, Number One, puisqu’on imite les Américains, il téléphone à Gbagbo pour dire «vous avez 48 heures pour foutre le camp». Nous sommes en plein délire ! Et Gbagbo ne fout pas le camp. Alors on envoie l’armée. Et à la fin on le capture ! Ce sont les Français ! Ils ont laissé les autres le prendre, mais ce sont eux qui avaient forcé la porte», rappelle Jacques Vergès au micro de France Inter.

Rappelant qu’il connaît Gbagbo depuis qu’il lui a été présenté par Ouattara, un «paradoxe», selon lui. Jacques Vergès pense que le combat politique est loin d’être perdu pour son client, malgré la situation actuelle qui, selon lui, est loin d’être stable. «Moi j’imagine la Côte d’Ivoire plongée dans l’anarchie. Et je pense qu’à moins qu’ils ne le tuent, Gbagbo va revenir», a-t-il conclu l’entretien. Mais avant, il a confié à la journaliste qu’il l’interviewait le contenu d’une de ses conversations avec le fondateur du FPI.

Avant le 11 avril. «Je disais à Gbagbo : «Comment voulez-vous que cette équipe à Paris vous reconnaisse ? Jusqu’à présent, ils avaient affaire à des Nègres blancs. Monsieur Gbagbo, vous avez fait vos études à Abidjan. Vous êtes professeur d’histoire. Vous avez été foutu en taule par le gouvernement de M. Houphouët dont le Premier ministre s’appelait Ouattara. Vous parlez un langage qui n’est pas le langage qu’ils ont. «Oui, Monsieur. Non, Monsieur. Parfait, Monsieur». Donc vous êtes suspect. Ils veulent un Nègre blanc et vous n’êtes pas Blanc, c’est terrible !», a relaté avec ironie Jacques Vergès.

Qui a également levé un coin du voile sur ses entretiens avec Laurent Gbagbo à Korhogo. «J’ai rendu visite à Gbagbo. On dit qu’il est dans une résidence. C’est un pur mensonge. Certes, il est dans une villa, un pavillon semblable à un pavillon de banlieue. Il m’a dit qu’il se considérait comme normalement élu, qu’il ne cèderait pas, qu’il ne reconnaîtrait pas un pouvoir illégal, et qu’il était confiant dans l’avenir».

Né d’un père réunionnais et d’une mère vietnamienne, Jacques Vergès, vieux militant anticolonialiste, a fait un parallèle intéressant au cours de son intervention sur France Inter. «La population de Côte d’Ivoire a vécu la chute de Gbagbo par l’armée française comme une attaque néocoloniale. Et elle considère le nouveau pouvoir comme un pouvoir installé par le gouvernement français. Ils sont perçus par la population comme Bao Daï était perçu par les Vietnamiens.»

Retranscrit par Le Nouveau Courrier

L’Afrique ne se mettra jamais à genoux

Comme à une cérémonie macabre d’ogres, Ces répugnants hommes au visage sombre massacrent nos populations d’Afrique pour le vol de nos richesses et leur trafic.

Derrière leur masque de l’Otan, Tous d’un mensonge plat puants, Ils débarquent en faux libérateurs là où tout leur semble dictateur.

L’Afrique en a assez des prédateurs !

Ils sont la bande à « Franco » Nicolas, Ce nostalgique du temps de Caligula.

Ça joue aux majordomes dans nos cocottes

Abandonnant leurs femmelettes à leurs popotes.

Nicolas mange ainsi à toutes les sauces moisies mais se sert de ses propres plats fumants nazis.

Depuis la Hongrie à l’île de Gorée via Paris, Le connard tient à son cynique pari : Dévaster tout, au nom de la démocratie.

En évitant de bon gré nos pires dynasties : C’est cela la physionomie de la francafrique ; Celle du partage éhonté d’huile et de fric.

Ils ont des laquais africains. Des bénis oui-oui

Les inamovibles prégos ; de méchants ouistitis ; On s’accommode mal d’une lugubre monotonie et ce, malheureusement, depuis tant de décennies.

Rien ne surprend guère avec Paulo de Billard Ou au Tchad avec le Débile du désert d’Idrissa Et là au Gabon où pestifère l’insipide Gombo !

Que dire de l’héritier foiré, le sumo du Togo Ou encore, l’homme à la face fardée du Congo ?

La liste est longue de ces nuisibles échantillons Qui tournent hélas en rond comme du tourbillon.

Ils sont tous la honte de l’Afrique des Samory, eux qui vendent leurs peuples aux Chiens à vil prix.

Le rocher ne cède jamais, non jamais aux torrents.

Et les braves triomphent toujours des impénitents.

L’Afrique notre mère ne se mettra jamais à genoux.

Tant que ses dignes fils pour elles, se battront debout.

Allemagne, le 29 Octobre 2011.

Le Coordinateur d´AfroManif Allemagne,

Ali Akondoh

Facebook : un système d’espionnage

Facebook : la mémoire cachée, par Camille Gévaudan

L’appétit vorace de Facebook pour les données personnelles n’est un secret pour personne. Régulièrement, son estomac numérique gargouille auprès de ses membres pour réclamer son dû. « Donnez-moi votre numéro de mobile, que je puisse renvoyer votre mot de passe en cas d’oubli ! » « Expliquez-moi vos opinions politiques, que je puisse mieux cibler mes publicités ! » « Dites-moi ce que vous lisez, ce que vous écoutez, ce que vous regardez, ce que vous cuisinez, que vos amis puissent en profiter ! » Et la plupart des 800 millions d’inscrits, dociles, jettent leurs gros steaks de vie privée dans la gueule béante du réseau social. Ce que personne ne semble savoir, en revanche, c’est que le monstre est dépourvu de système digestif. Il se contente de stocker les données, toujours plus de données, sans jamais en effacer aucune.

Les découvertes du jeune Max Schrems sont effarantes. Au mois de juillet, cet étudiant autrichien en droit a réussi à se procurer l’ensemble des données dont Facebook dispose sur lui. En épluchant les 1222 pages ( !) de son dossier, il a constaté que le réseau social avait soigneusement archivé toutes les informations qu’il croyait avoir supprimées depuis belle lurette. Anciens pseudonymes, messages privés, demandes d’amis refusées… Il soupçonne même l’existence de fiches sur les internautes non inscrits à Facebook. Max Schrems a décidé de saisir les autorités compétentes en Irlande, où Facebook a son siège européen, pour demander une enquête approfondie. À 24 ans, il est en passe de devenir une sérieuse épine dans le pied du réseau qui valait 70 milliards de dollars.

« Statut : effacé »

« Je ne cherche aucun gain financier ou personnel. Je veux simplement pouvoir aller sur Facebook sans me soucier du traitement de ma vie privée », justifie-t-il. Lors de son échange universitaire en Californie, l’an dernier, il a eu l’occasion de rencontrer des responsables de Facebook et de parler avec eux des différences de législation entre les États-Unis et l’Europe en matière de protection de la vie privée. Les premiers sont très laxistes, et le vieux Continent beaucoup plus strict. « J’ai écrit un article sur ce sujet, et j’ai alors découvert que tous les utilisateurs de Facebook vivant en dehors des États-Unis et du Canada étaient liés par contrat à Facebook Irlande », une société « qu’ils ont probablement installée là pour bénéficier d’une fiscalité avantageuse ». Hors Amérique du Nord, donc, « Facebook dépend des lois européennes sur la vie privée. Et bien sûr, il ne les respecte pas ». La bataille commence.

Dégainant sa directive 95/46/CE qui garantit un tel droit à tout citoyen européen, Max Schrems écrit à Facebook pour réclamer l’accès à l’ensemble des données le concernant, via un formulaire très bien caché sur le site du réseau. Il doit insister un peu, et finit par recevoir sur CD-Rom un fichier PDF lourd de plusieurs centaines de mégaoctets et long de 1222 pages. Avec les quelques étudiants qui l’accompagnent dans sa démarche, il a créé le site « Europe versus Facebook » pour partager ses découvertes et expliquer aux internautes comment faire de même. Il y publie son dossier PDF après l’avoir anonymisé, et liste très précisément le type d’informations stockées par Facebook pour chacun de ses membres.

Facebook connaît bien sûr la liste d’amis liée à un profil, mais conserve également le nom de tous les prétendants refusés. Puisque leur demande a été rejetée, il y a des chances non négligeables ces personnes soient totalement étrangères à l’internaute en question. Mais Facebook conserve tout de même, pour une durée indéterminée, la trace d’un lien virtuel entre ces individus étrangers l’un à l’autre.

Même son de cloche du côté des « événements ». Facebook garde la liste complète des invitations adressées à un membre depuis la date de son inscription, quelle qu’ait été sa réponse. S’il a dit qu’il viendrait à la soirée, Facebook le sait. S’il a dit « non » ou « peut-être », idem. S’il n’a pas répondu parce qu’il ne se sentait pas concerné par cet événement, Facebook retient qu’il n’a pas répondu mais qu’il était invité.

Les messages sont sans doute l’aspect le plus scandaleux du dossier. Courriers privés et tchats entre amis sont tous archivés dans le même système de messagerie sur Facebook et y restent pour toujours. Le bouton « Supprimer » n’a qu’une fonction cosmétique : il permet de masquer le message aux yeux de l’internaute, mais reste sur les serveurs de Facebook avec la mention « statut : effacé ».

Même subterfuge pour les statuts, les pokes… et les tags de photos : ils sont indélébiles sur les serveurs. Quand un membre de Facebook décide de marquer la présence d’un autre membre sur une photo, le consentement de ce dernier n’est pas requis. Il peut retirer le « tag » après coup s’il ne souhaite pas être associé à l’image, mais celui-ci devient simplement invisible sur le site. Facebook garde la trace du lien entre la personne et la photographie.

Que de réjouissances, encore, au chapitre « Machines » du dossier ! « Facebook place un fichier “cookie” sur chaque ordinateur qui se connecte au site. Outre le traçage des internautes, ils s’en servent aussi pour créer des liens entre les utilisateurs et leurs ordinateurs. Ils ont une liste complète des ordinateurs qu’une personne a utilisés pour aller sur Facebook, et une liste de toutes les personnes ayant utilisé un même ordinateur pour aller sur Facebook. » En clair, Facebook sait qui fréquente qui, au travail ou à domicile, y compris parmi les personne n’étant pas « amies » sur le réseau social.

Quant au chapitre « Checkins », il liste tout simplement toutes les connections d’un internaute à Facebook depuis son inscription. Chaque checkin est associé à un numéro unique, une date, une heure, une longitude et une latitude.

« Shadow profiles »

À la page 3 de son dossier, Max Schrems a froncé les sourcils. « Il y avait des adresses e-mail que je n’ai jamais communiquées à Facebook, raconte-t-il à Ecrans.fr. Et pourtant il les connaissait ! » Étrange, très étrange. Il soupçonne l’outil « Rechercher des amis », qui permet d’importer son carnet d’adresses sur Facebook et donc de fournir au réseau ce genre de coordonnées. Une de ses connaissances aurait ainsi enrichi le profil de Schrems sans même en avoir conscience.

Puis il fait le lien avec une autre bizarrerie. « Quand on invite à un événement quelqu’un qui n’est pas sur Facebook, il faut rentrer son adresse e-mail. Cette personne reçoit alors un courrier l’encourageant à s’inscrire sur le réseau, avec le nom et la photo de tous les gens que Facebook pense qu’il peut connaître. » On comprend que Facebook ait fait le lien entre l’émetteur de l’invitation et son destinataire, mais comment peut-il suggérer dix autres connaissances potentielles ? Pour Max Schrems, il n’y a qu’une possibilité : ce non-inscrit dispose d’une fiche secrète sur Facebook — un « shadow profile » alimenté par les membres du réseau.

Quand on tape un nom dans le moteur de recherche, que l’on synchronise son mobile ou son carnet d’adresses avec le réseau social, toutes les informations grappillées seraient ainsi conservées et recoupées entre elles de manière automatique. Facebook pourrait ainsi piocher dans ces « shadow profiles » pour envoyer des e-mails très personnalisés aux internautes non inscrits.

Entre mi-août et mi-septembre, Max Schrems a adressé exactement 22 plaintes au Commissaire irlandais à la protection des données — une pour chaque point de fonctionnement de Facebook qu’il estime être illégal. Six d’entre elles concernent les informations que Facebook conserve alors que l’internaute les croit supprimées. D’autres dénoncent la reconnaissance faciale, le système de « tags » sur les photos ou encore les conditions d’utilisation du site, floues et trop souvent changées. Les fiches secrètes sur les non-membres du réseau sont particulièrement problématiques : « Facebook Irlande rassemble une quantité excessive d’informations sur les non-membres sans les en informer ni leur demander leur consentement », accuse la plainte.

Max Schrems est optimiste : « Dans une interview, le Commissaire a dit que si le contenu qu’on « supprime » de Facebook n’est pas réellement effacé, c’est bien illégal. Donc on est plutôt sûrs de nous : on va gagner cette bataille. » L’enquête a débuté cette semaine et les résultats devraient être connus d’ici la fin de l’année.