Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: octobre 2011

Comment l’Occident a fait main basse sur la Libye

Ils se disputent la carcasse comme des vautours.

Bien évidemment, l’OTAN et les médias qui lui sont soumis évitent à tout prix de comptabiliser le nombre de victimes, combattants ou civils, qui se chiffrent très probablement à plusieurs dizaines de milliers

Le ministère français de la Défense a affirmé qu’ils l’avaient eu avec un avion de combat Rafale qui a tiré sur le convoi. Le Pentagone dit de son côté qu’ils l’ont eu avec un Predator qui a tiré un missile Hellfire.

Après que le colonel Mouammar Kadhafi, blessé, ait cherché refuge dans une conduite de dérivation sous une autoroute – un écho sinistre du « trou » ou a été trouvé Saddam Hussein – il a été capturé par les « rebelles » du Conseil national de transition (CNT). Et puis dûment achevé.

Abdel-Jalil Abdel-Aziz, un médecin libyen qui a accompagné le corps de Kadhafi dans une ambulance et qui l’a examiné, dit qu’il est mort de deux balles, une à la poitrine, une à la tête.

Le CNT – qui a colporté des mensonges, encore des mensonges et rien que des mensonges pendant des mois – jure qu’il est mort dans « dans un échange de tirs ».

Ils sont nombreux à avoir pu faire cela. Cela peu avoir été Mohammad al-Bibi, un jeune de 20 ans arborant une casquette de baseball des New-York Yankees qui a posé pour le monde entier, brandissant le pistolet d’or de Kadhafi – son billet d’entrée peut-être pour ramasser la prime de 20 millions de dollars que l’on a fait miroiter pour capturer Kadhafi « mort ou vif ».

Cela devient de plus en plus curieux quand on se souvient que c’est exactement ce que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dans sa visite éclair à Tripoli, avait annoncé 48 heures auparavant : Kadhafi devrait être « capturé ou tué ». Clinton a été comblée. Apprenant la nouvelle en consultant l’écran de son BlackBerry, elle a réagi avec toute la sémantique dont elle est capable : « Wow ! »

Et aux gagnants, le butin

Ils y ont tous mis la main : l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le Pentagone et le CNT. A la minute où une résolution des Nations Unies pour imposer une zone d’exclusion aérienne sur la Libye a été votée, elle s’est transformée en feu vert pour un changement de régime. Le plan A a toujours été de capturer et de tuer Kadhafi.Un assassinat ciblé. C’est la politique officielle de l’administration Obama. Il n’y a jamais eu de plan B.

Laissez-moi vous bombarder, pour mieux vous protéger

Comme à propos de la R2P (« responsabilité de protéger » les civils), tous ceux qui ont des doutes devraient écouter l’explication fournie par le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen : « l’OTAN et ses partenaires ont appliqué avec succès le mandat historique de l’Organisation des Nations Unies pour protéger le peuple de la Libye ». Celui qui veut vérifier sur le terrain ce qu’est la protection des civils par l’OTAN n’a qu’à sauter sur un camion pick-up et se rendre à Syrte, le nouveau Fallujah.

Les réactions ont été très instructives. Le bureaucrate du CNT, Abdel Ghoga, se l’est joué « Colisée dans l’Empire romain », en proclamant : « Les révolutionnaires ont eu la tête du tyran ».

Le président américain Barack Obama a déclaré qu’avec la mort de Kadhafi, « nous assistons à la force du leadership américain à travers le monde ». Cela revient à dire : « nous l’avons eu » comme on pouvait s’y attendre, considérant aussi que Washington a payé pas moins de 80% des coûts de cette opération de l’OTAN (plus de 1 milliard au total – que le mouvement Occupy Wall Street pourrait bien estimer avoir été plus utile pour créer des emplois aux États-Unis). Etrange, de dire à présent « nous l’avons fait », parce que la Maison Blanche a toujours affirmé que ce n’était pas une guerre, que c’était quelque chose de secondaire dont ils n’étaient pas en charge.

Il revenait à ce stratège de la politique étrangère, le majestueux vice-président américain Joe Biden, d’être nettement plus instructif qu’Obama : « Dans ce cas, l’Amérique a dépensé 2 milliards de dollars et n’a pas perdu une seule vie. C’est une indication pour savoir comment traiter avec les affaires du monde dans le futur, contrairement au passé. »

Monde, tu es prévenu pour ce qui est de savoir comment l’Empire va traiter avec toi à partir de maintenant !

Sentez mon amour humanitaire

Alors félicitations à la « communauté internationale » – qui comme chacun le sait est composée de Washington, de quelques seconds couteaux de l’OTAN, et des « puissances démocratiques » du Golfe Persique : le Qatar et les Emirats arabes unis (EAU). Cette communauté, au moins, a adoré la fin. L’Union européenne (UE) a salué « la fin d’une ère de despotisme » – alors que hier encore ils caressaient le bas de la tunique de Kadhafi. Maintenant ils se renient eux-mêmes dans des éditoriaux sur le règne de 42 ans d’un « bouffon ».

Kadhafi aurait été l’invité le plus inopportun à la Cour pénale internationale à La Haye, car il aurait aimé rappeler tous les baisemains, les chaudes embrassades et la mendicité de l’Occident pour décrocher des affaires juteuses après avoir été promu « Mad Dog »(Ronald Reagan) et jusqu’à « notre bâtard ». Il se serait régalé en détaillant d’où venaient tous ces louches opportunistes qui se présentent désormais comme « révolutionnaires » et « démocrates ».

Quant à la notion de droit international, elle est tombée dans un drain aussi sale que celui où était Kadhafi, ou que la cache où était retranché le dictateur irakien Saddam, lequel au moins a eu droit à un procès factice devant une cour faite de pantins avant de rencontrer son bourreau. Oussama ben Laden a été tout simplement liquidé, un assassinat dans le meilleur style après une invasion territoriale du Pakistan. Kadhafi a été le suivant, liquidé dans un mélange de guerre aérienne et d’assassinat direct.

De puissants vautours encombrent le ciel. Basé à Londres, Mohammed El Senoussi, l’héritier du trône libyen (le Roi Idris a été renversé en 1969) est prêt pour se placer au premier plan, ayant déjà établi qu’il « était au service du peuple libyen, et que celui-ci décidera ce qu’il voudra ». Traduction : je veux le trône. Il est évidemment le candidat favori de la dynastie contre-révolutionnaire des Saoud.

Et que dire de ces think-tank de Washington, des ânes répétant que ce fut le « moment Ceausescu » du printemps arabe ? Si seulement le dictateur roumain avait amélioré les conditions de vie dans son pays – en termes de soins médicaux gratuits, d’éducation gratuite, de prêts incitatifs pour les jeunes mariés, etc – pour seulement une fraction de ce que Kadhafi a fait en Libye. Plus le fait que Nicolae Ceausescu n’a pas été destitué par les bombardements « humanitaires » de l’OTAN.

Seul un mort cérébral pourrait avoir avalé la propagande de l’attaque « humanitaire » de l’OTAN aux 40 000 bombes ou plus – qui ont dévasté l’infrastructure de la Libye en la faisant revenir à l’âge de pierre (Shock and Awe en version ralentie). Cela n’a jamais rien eu à voir avec le fameux R2P (Right To Protect, et le bombardement implacable des civils à Syrte le prouve.

Comme les quatre premiers membres du BRIC le savaient avant même le vote par l’ONU de la Résolution 1973, l’OTAN considère la Méditerranée comme son lac privé, et il s’agissait d’une guerre de l’Africom contre la Chine et pour la mise en place d’une base stratégique clé. Et les Français et les Britanniques escomptent bien obtenir des contrats juteux pour exploiter les ressources naturelles de la Libye à leur profit. Il était temps que l’Occident impose son discours sur le printemps arabe, après avoir été pris au dépourvu en Tunisie et en Egypte.

Écoutez les gémissements barbares

Bienvenue à la nouvelle Libye. Les milices islamistes intolérantes transformera la vie des femmes libyennes en un enfer. Des centaines de milliers de subsahariens – ceux qui ne pouvaient pas s’échapper – seront impitoyablement persécutés. Les richesses naturelles de la Libye seront pillées. Cette moisson de missiles anti-aériens volés par les islamistes seront une raison extrêmement convaincante pour que la « guerre contre le terrorisme » dans le nord de l’Afrique devienne éternelle. Il y aura du sang – le sang la guerre civile, parce que la Tripolitaine refusera d’être gouvernée par la Cyrénaïque.

Aux dictateurs qui subsistent un peu partout, prenez une assurance-vie de l’OTAN – Hosni Moubarak de l’Egypte, Zine el-Abidine Ben Ali de la Tunisie et Ali Abdallah Saleh du Yémen ont été assez intelligents pour le faire. Nous savons tous qu’il n’y aura jamais de R2P pour libérer les Tibétains et les Ouïghours, ou les gens dans ce goulag monstrueux qu’est le Myanmar, ou le peuple d’Ouzbékistan, ou les Kurdes en Turquie, ou les Pachtounes des deux côtés de la Ligne Durand impérialement établie.

Nous pouvons aussi croire que le monde aura vraiment changé le jour où l’OTAN imposera une interdiction de survol sur l’Arabie Saoudite afin de protéger les chiites dans la province orientale, et que le Pentagone lancera un tapis d’Hellfire sur les princes médiévaux et corrompus de la maison des Saoud.

Cela n’arrivera jamais. En attendant, voici la voie choisie par l’Occident : un bombardement de l’OTAN, et mille barbares sans loi qui pleurnichent. Vous êtes dégoûtés ? Offrez-vous un masque de Guy Fawkes [conspirateur catholique du 17e qui a voulu faire sauter le parlement anglais – N.d.T] et plongez dans cet enfer.

Pepe Escobar

* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier livre vient de sortir ; il a pour titre : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Asia Times – Vous pouvez consulter cet article à :

http://www.atimes.com/atimes/Middle…

Traduction : al-Muktar

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Assassinat de Mouammar Kadhafi par l’OTAN et les pseudo rebelles libyens, le Parti Communiste Congolais se prononce

Lettre ouverte adressée à Monsieur BAN KI-MOON Secrétaire  Général des Nations Unies.

Monsieur,

C’est avec amertume et indignation que l’Humanité vient d’assister au bombardement par l’OTAN du convoi de  Mouammar KADHAFI, son arrestation, son assassinat ignoble puis la mutilation de son cadavre. Quelle image de droit de l’homme avez-vous montré aux Nations ? Ayant  résisté  à l’agression de  son pays par l’OTAN, la Cour Pénale Internationale lancera un mandat d’arrêt contre le colonel Kadhafi, arrêté puis assassiné directement c à d l’impérialisme Américain, Britannique et Français sous la bénédiction de votre institution vient d’introduire une nouvelle notion de droit de l’Homme, ne pas juger les résistants  que vous qualifiez arbitrairement des terroristes ou des dictateurs.

Depuis l’accession de MANDELA au pouvoir, l’apartheid  est démantelé en Afrique mais le CNT, la branche rebelle de l’OTAN vient d’installer au nord de l’Afrique une nouvelle forme d’apartheid où les noirs Africains doivent connaitre un traitement inhumain et dégradant. Voulez-vous laissez l’apartheid en  LIBYE en échange de la politique des ETAS-UNIS d’Afrique que MOUAMMAR  KADHAFI voulait  installer pour notre continent ?

L’annonce de son décès à été confirmé par OBAMA, SARKOZY et CAMERON. L’OTAN vient d’annoncer la fin de sa mission en LIBYE. Ceci démontre que l’objectif  final de la mission de l’OTAN était l’assassinat du colonel KADHAFI. En droit de guerre lorsque vous arrêtez un ennemi, une fois ce dernier est assassiné entre vos mains cet acte constitue l’infraction de crime contre l’humanité. L’assassinat de KADHAFI fait partie de crime contre l’humanité qui porte la signature de votre Institution.

Nous voici en face de  la violation intentionnelle des  résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU  par l’OTAN. Qui  va encore respecter les résolutions de ce Conseil de Sécurité ?

Monsieur le Secrétaire Général,

Quel  rôle avez-vous attribué à l’armée Française en Afrique ?  La Côte d’ivoire et la Lybie définissent clairement ce rôle ; bombarder les résidences des Chefs d’Etats Africains puis arrêter ou assassiner ceux qui n’obéissent pas aux diktats de  l’Impérialisme ? Lorsque l’OTAN assassine un chef de l’Etat sous votre barbe ceci discrédite votre mandat.

OBAMA, SARKOZY et CAMERON sont  civilement  responsables de l’agression de la LIBYE puis de  l’assassinat de son président MOUAMMAR KADHAFI.  Monsieur SARKOZY  vient de nous revivre en image des exploits autrefois de l’armée Française en Algérie.  Dit – lui de remettre l’argent de KADHAFI utilisé  pour sa campagne électorale. Stop : que SEIF EL ISLAM ne soit pas tué comme son père, car nous avons besoin de sa présence pour connaitre le montant de la dette de SARKOZY envers la Lybie de KADHAFI.

Qui trompe qui ?

La crise  actuelle est l’effondrement du système capitaliste. Les dirigeants qui n’acceptent pas vos diktats et le pillage de leurs richesses tombent sous vos  balles.  Oui  KADHAFI, symbole de notre lutte anti-impérialiste, assassiné aujourd’hui par l’OTAN devient Héros du combat des peuples pour  la liberté. Les nations membres du Conseil de Sécurité portent entière responsabilité de la destruction des infrastructures en LIBYE et  de l’assassinat  de son Chef de l’Etat. Les missions criminelles de la France sous Sarkozy doivent être examinées systématiquement par la  Gauche Africaine et en tirer les conclusions responsables. La guerre coloniale contre l’Afrique est une manière de cracher sur les tombes de nos pères des indépendances Africaines. Ceci est  inacceptable. Notre Parti Politique  croit que nos actions en justice contre l’armée Française ne bénéficieront point votre appui mais auront un soutien des anti-impérialistes du monde entier. Karl Marx disait : «un peuple qui opprime un autre ne saurait être un peuple libre». Cessez  ces sales missions de la recolonisation de l’Afrique. Retenez bien, ce projet de la recolonisation de l’Afrique ne réussira point. Car les hommes libres et indépendants  à travers le monde participeront avec nous dans ce combat pour l’indépendance  réelle de l’Afrique.

L’histoire acquittera  le Colonel  MOUAMMAR KADHAFI

La guerre impérialiste menée par l’OTAN contre  la LIBYE vient de se solder par l’assassinat de son président. Il est nécessaire que nos lecteurs puissent connaitre  le portrait  de la LIBYE sous le règne de  KADHAFI et comparer  plus tard ce pays  sous domination des USA, de la France et de la Grande Bretagne.

Avec  le Colonel KADHAFI, l’éducation et les soins de santé étaient gratuits, l’eau et l’électricité à usage domestique étaient gratuites, les citoyens ne payaient pas l’impôt et la TVA n’existait pas. Les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts. Pour créer une affaire privée on bénéficiait d’une aide financière de 20.000 dollars, si quelqu’un voulait acheter une voiture, les 50% du prix étaient  réglés par l’Etat, les libyens bénéficiaient d’un « crédit » de 20 ans sans intérêt pour construire leurs maisons, l’inflation «IPC» était de 6,3%, la croissance du «PIB» était de 8,5%, la dette extérieure était nulle. La Libye est le  dernier pays sur la liste des pays endettés. La dette publique est à 3,3% du « PIB » contrairement en France où elle est de 84,5%, aux Etats-Unis de 88 ,9% et au Japon à 225, 8%. Kadhafi est resté avec son grade de colonel jusqu’à sa mort, il s’est jamais autoproclamé « Général-Marchal » comme ailleurs. Le taux de chômage 30%  de la population active et les chômeurs étaient payés. Le coût de la vie en Libye est beaucoup moins élevé que celui qui prévaut en France ou aux USA par  exemple, le prix d’une demi baguette de pain en France est environ 0,40 Euros, tandis que qu’en Libye il est 0,11 Euros. Voici le portrait de la Libye de KADHAFI que l’OTAN vient de détruire.

L’unique péché que le Colonel a commis est d’avoir  collaboré  avec l’impérialisme vers la fin de son règne car,  vous l’aviez proposé par ruse en vue  de privatiser les entreprises. Vous aviez changé  les indications sociales du peuple en une soit disant  révolution. Voyons voir  la suite de votre démocratie. Que représente aujourd’hui la Somalie après le passage des Yankées ? Ne transformez pas la  Libye en Somalie. La flamme de lutte pour l’Unité Africaine que KADHAFI a  semé  ne s’éteindra point. Nous allons poursuivre ce combat  jusqu’à la victoire finale.

Gloire eternel, Hommage au guide, le Colonel MOUAMMAR KADHAFI, symbole de l’Indépendance, de  la Liberté, et de la Souveraineté des peuples.

MOUAMMAR KADHAFI, te voici retrouvé sur le  chemin de Patrice Emery Lumumba, de Thomas SANKARA, de AGOSTINO  Neto, NKRUMA, des enfants de SOWETO, de Mzée Laurent Désiré KABILA, de MULELE… Dis leurs que l’Impérialisme est en perte de vitesse à cause de la crise du capitalisme  qui sévit chez lui.

La lutte continue.

Kinshasa, le 22 Octobre 2011

BOSWA ISEKOMBE Sylvère

Secrétaire Général

La dernière lettre de Mouammar Kadhafi, rédigée 3 jours avant sa mort

La dernière lettre de Mouammar Kadhafi publiée par «Algérie-Focus.Com»

Quelques jours avant sa mort, le Guide libyen déchu avait rédigé un testament qu’il avait transmis à trois de ses proches. L’un d’entre eux a été tué, un autre emprisonné et le troisième s’est enfuit vers une destination inconnue. Un site libyen a publié ce qui est donné comme étant le testament de Mouammar El Kadhafi, rédigé quelques jours avant sa mort. «Algérie-Focus.Com» l’a traduit.

  » Au nom de Dieu le Clément et Miséricordieux

Ceci est mon testament, moi, Mouammar Bin Mohammed Bin Abdessalam Bin Humaïd Bin Aboumeniar Bin du Naïl Al Fohsi Al Kadhafi.

Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est son Messager et que je mourrais sur la doctrine des sunnites et d’El Djamaâ.

Mes volontés dernières sont :

– Que je ne sois pas lavé à ma mort et que je sois enterré selon le rite islamique et ses enseignements dans les vêtements que porterais à ma mort.

– Que je sois enterré au cimetière de Syrte, à côtés de ma famille et de ma tribu.

– Que ma famille soit bien traitée surtout les femmes et les enfants.

– Que le peuple libyen sauvegarde son identité, ses réalisations, son histoire et l’image de ses ancêtres et ses héros et qu’il ne soit pas attaqué dans les sacrifices de ses hommes libres.

– Que continue la résistance à toute agression étrangère subie par la Jamahiriya, aujourd’hui, demain et pour toujours.

– Que soient convaincus les hommes libres de la Jamahiriya que nous aurions pu monnayer, avec notre cause, une vie personnelle meilleure, stable et en sécurité. Nous avions eu tant de propositions, mais nous avons choisi d’être au front par devoir et honneur. Et même si nous ne gagnons pas aujourd’hui, nous allons offrir une leçon aux générations futures pour qu’elles puissent gagner, car le choix de la Nation est la bravoure et la vendre est une trahison que l’Histoire retiendra ainsi et pas autrement.

Que soit transmis mon salut à chaque membre de ma famille et aux fidèles de la Jamahiriya ainsi qu’aux fidèles de part le monde qui nous ont soutenu ne serait-ce qu’avec le cœur.

Que la paix soit sur vous, tous.

Mouammar El Kadhafi

Syrte, 17/10/2011 « 

Côte d’Ivoire : Monsieur Sarkozy, ne riez plus !

Nous sommes Africains et notre éducation nous enseigne qu’on ne rie pas des malheurs des autres. Je ne suis pas Européen. Et je n’ai aucunement la prétention de connaître la culture européenne. Mais je sais qu’en Europe comme en Afrique, il y a des règles minimales de respect des autres qu’il faut observer. C’est pourquoi je tente l’aventure de vous raisonner. Afin que vous arrêtiez de rire des malheurs des Ivoiriens. Pour le bien de tous.

Hier, c’était les députés de l’UMP votre parti, qui réunis le mardi 11 octobre 2011 au Parlement français, riaient sur une satire sans qualificatif de Monsieur Alain Juppé, Ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes de votre Gouvernement, qui s’exprima alors en ces termes : « S’agissant de la politique de la France en Afrique, vous avez d’ores et déjà, monsieur le député, la réponse à votre question. Le Gouvernement français, sous l’impulsion de François Fillon et sous la direction du Président de la République, a tout lieu d’être fier de ce que nous avons fait, par exemple, en Côte d’Ivoire. »

Et qu’avez-vous fait en Côte d’Ivoire ? Monsieur Juppé a répondu : «… nous avons tout fait pour que le président légitimement élu, M. Ouattara, accède au pouvoir, et nous voyons aujourd’hui qu’un processus de véritable démocratisation se déroule en Côte d’Ivoire. »

Un processus de véritable démocratisation se déroule où, en Côte d’Ivoire ?

Pourquoi permettez-vous qu’en votre nom, des hautes personnalités de l’Etat français offensent si gravement un peuple qui pourtant ne vous a fait aucun mal ? Même si vous haïssez une partie de ce peuple parce qu’elle soutient un homme que vous haïssez personnellement ?

Aujourd’hui, c’est si récent que je préfère dire aujourd’hui car c’était le samedi 22 octobre dernier, c’est au tour de Monsieur Jean-François Copé, Président de l’UMP votre parti, qui vient enfoncer le poignard dans la plaie en saluant « le vent d’optimisme » qui souffle désormais en Côte d’Ivoire.

Oui, un vent d’optimisme souffle désormais sur les intérêts français en Côte d’Ivoire mais pas sur l’avenir du peuple de Côte d’Ivoire. Un vent d’optimisme souffle votre victoire avariée mais pas sur le droit légitime du peuple meurtri de mettre fin à votre coup de poker ivoirien.

Je sais qu’après être allé si loin dans un pays souverain, votre vœu est de vous faire applaudir pour mériter de la confiance du peuple français. Après avoir satisfait votre ego sur l’autel de la justice, de la vérité et de la loi, l’on comprendrait mal que vous exprimiez des regrets et que vous confessiez que vous vous êtes trompé à jamais pour l’histoire. Alors vous croyez bien faire d’ironiser ou d’user de cynisme ou d’user de manœuvres trompeuses pour cacher la vérité à l’électorat français qui ne vous ferait aucun cadeau de savoir que vous avez l’avez trompé sur toute la ligne en Côte d’Ivoire.

Je vous comprends. Chacun de nous doit se battre pour mériter de son pain surtout quand c’est le contribuable qui paie ce pain. Mais de grâce, ne le faites pas au mépris sans cesse révoltant du malheur des autres. Car tôt ou tard, nos actes finissent par nous rattraper soit au niveau de notre conscience soit au niveau de notre image dans l’opinion populaire. Et quand cela arrive, il n’y a plus rien qui puisse être fait pour nous aider.

Alors arrêtez de vous moquer des Ivoiriens. Car ils vivent les effets secondaires de votre printemps de bombes. Et ils restent meurtris. Ils ne savent toujours pas où se trouvent les corps de leurs enfants massacrés avec vos missiles autour de la Résidence de GBAGBO Laurent lorsque vous posiez vos actes dont vous êtes si fier aujourd’hui. Dans quelle fausse commune les avez-vous abandonnés pour aller sabler le champagne ?

Ils n’ont plus de lisibilité sur l’avenir de leur pays car les retraités français remplacent leurs jeunes enfants dans les administrations dont ils sont licenciés pour faire de la place à vos hommes et aux frères de Monsieur Ouattra venus des pays voisins de la Côte d’Ivoire.

Ils ne savent pas ce qui adviendra de la Côte d’Ivoire car les terres rurales sont occupées depuis le 11 avril 2011 par une vague effroyable de nouveaux migrants venus du Burkina Faso qui de façon inimaginable, sont déployés et installés de façon très coordonnées dans les forêts classées ivoiriennes.

Ils ne savent plus s’ils verront grandir leurs enfants, parce qu’une dictature tribale et xénophile est mise en œuvre avec une exécution extrajudiciaire par jour, l’interdiction de toute activité politique du FPI/CNRD, la chasse à l’homme, le gèle injustifié des avoirs des cadres dits pro-GBAGBO et un tapis rouge pour tous les rebelles et criminels de tous acabits qui ont transformé la Côte d’Ivoire en un gigantesque festin de vautours.

Les Ivoiriens s’interrogent. Une élection démocratique est un processus légal. Mais vous avez décidé en dehors de toute règle de droit, de décréter Président de Côte d’Ivoire, votre ami Monsieur Ouattara pour qui vous vous êtes battu pour qu’il soit un candidat exceptionnel, c’est-à-dire, un candidat ne remplissant pas les conditions d’être candidat.

Aujourd’hui regardez vous dans un miroir et ayez le courage de vous dire que vous avez fait aboutir « un processus démocratique » en Côte d’Ivoire. Juriste comme vous l’êtes probablement, vous devriez alors vous convaincre de la base légale de votre processus démocratique conduit en Côte d’Ivoire.

Soyons sérieux ! Et arrêtez de vous moquer du malheur des Ivoiriens. Je le dis pour notre bien à tous. Car une injustice reconnue et confessée désarme les cœurs. Mais une injustice niée avec arrogance conduit à une situation de révolte indomptable. Ce genre de révolté considère qu’il n’a plus rien à perdre puisqu’il n’attend plus rien de la vie.

Alors pour notre bien à toi, changez de sujet et laissez les Ivoiriens s’approprier votre printemps du 11 avril 2011. Bien entendu, ce sera une appropriation à la manière ivoirienne. Et amateur des sensations fortes, vous serez gâté quand le processus démocratique d’appropriation verra le jour. C’est pourquoi je vous en prie. Ne riez plus !

A très bientôt.

Hassane Magued

Le récit de l’assassinat de Mouammar Kadhafi

Le récit du Martyre de Mouammar Kadhafi

Medvedev et Kadhafi

International (LVO): De nouvelles informations de sources dignes de confiance rapportent les conditions dans lesquelles Mouammar Al Kadhafi serait entré dans le monde de l’éternité accompagné de son fidèle fils Mouatassim Al-Kadhafi et de leurs fidèles compagnons.

La source rapporte que suite aux bombardements incessants de l’O.T.A.N. et aux pillonages à l’arme lourde des mercenaires des pays de l’Organisation de l’Alliance de l’Atlantique Nord, détruisant toutes les maisons des quartiers de Syrte, le leader de la révolution libyenne et ses hommes ont décidé d’opérer un déplacement stratégique afin de prendre à revers les agresseurs.

Lors de leur déplacement, l’OTAN qui les avait déja repéré et qui avait concentré ses frappes sur la zone ou ils se trouvaient, avait détecté leur convoi. L’aviation des pays de l’OTAN a envoyé une bombe afin de lâcher sur eux un gaz qui a assommé tous les membres du convoi dont Mouammar AlKadhafi  et son fils Moutassim faisaient partie.

Le convoi immobilisé, l’OTAN a contacté les rebelles en leur ordonnant de se rendre d’urgence à tel endroit afin de capturer les personnes qui s’y trouvaient.

Lorsque les mercenaires de l’OTAN sont arrivé sur place, ils ont trouvé tous le monde inconscients. Ils ont abattu sur le coups les gardes de la protection raprochée de Mouammar Alkadhafi et ont emmenés ce dernier avant de commencer leur lynchage.

Lorsque Mouammar Al-Kadhafi, âgé de 69 ans, s’est réveillé, encore étourdi par les effets du gaz, il a demandé: « que se passe t il ? » recevant pour seule réponse des insultes et des coups, il leur a dit :  » c’est haram (péché) ce que vous faites »  mais les rebelles continuaient à le frapper.  Ils l’ont cogné avec une haine indescriptible en lui tirant les cheveux en lui donnant des coups de crosse, puis lui ont tiré une balle dans le ventre et une autre en pleine tête avant de le faire monter dans une ambulance, pendant qu’il agonisait, pour le transporter à Misrata afin de dire plus tard : « regardez-nous, à Misrata, nous sommes la ville qui a capturé et abattu Kadhafi Mouammar ». Mais le résistant Kadhafi ne leur en à pas laissé l’occasion et il est décédé dans l’ambulance avant de quitter syrte.

Pendant ce temps, Moutassim Al Kadhafi, étourdi par le gaz, est emmené dans une pièce d’une habitation civile alors qu’il est blessé d’une balle dans la jambe droite et une autre à l’epaule droite.

Mouatassim Kadhafi

Il se reveille, encore étourdi par les effets du gaz, et demande aux personnes devant lui :

« qui êtes-vous ? « 

Les rebelles lui répondent :

 » Ce n’est pas à toi de nous demander qui nous sommes, tu n’a pas d’ordre à nous donner »

Mouatassim, qui n’a pas compris qu’il a en face de lui les mercenaires de ses ennemis, leur répond :

 » Je suis le fils de Mouammar Alkadhafi, faites ce que vous voulez »

 Mais quelques minutes plus tard, les effets du gaz disparaissent, il reprends ses esprits, surgit les mains nues sur ses ennemis armés,  malgré ses blessures et c’est dans un combat d’une fureur incroyable que Moutassim Al-Kadhafi est encore plus grièvement blessé. Il n’avait pas d’arme, avait perdu beaucoup de sang et a quand même sauté avec une énergie surhumaine sur ses ennemis équipés d’armes de guerre et c’est dans ce combat inégale qu’il est tombé en héros, digne de son rang.

Dans une vidéo diffusée par la chaîne de télévision internationale Arrai TV,  on le voit en train de montrer à la caméra sa blessure à la jambe et à l’épaule droite. Ensuite il bois de l’eau et semble avoir perdu beaucoup de sang. Il s’allonge sur une sorte de banquette et semble très épuisé. Aucune assistance médicale d’urgence ne semble attendu pendant que le blessé agonise.

Les images suivantes le montrent, toujours à Syrte, décédé avec, cette fois, un trou en bas de la gorge d’une dizaine de centimètres de circonférences. Puis, ils est transporté dans une ambulance jusqu’à Misurata.

Lorsque l’information de leur capture et assassinat est rendue publique, la digne fille du Guide de la Révolution libyenne, Aisha Al-Kadhafi déclare :

« mon père n’est pas mort »

ce qui lance un doute au sein de l’opinion publique internationale, mais ce que voulais dire Aisha c’est que son père est devenu Martyre et, en Islam, les Martyres ne meurent jamais.

En effet, Allah swt dit dans le Saint coran :

« Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. Ils sont ravis d’un bienfait d’Allah et d’une faveur, et du fait qu’Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants. » [ Coran 3:169-172 ]

C’est dans ce même esprit que les Comités verts et les Comités Révolutionnaires affirment que :

« Kadhafi est vivant et dirige toujours la résistance. »

L’épouse du défunt Mouammar Al-Kadhafi déclare, quand à elle, qu’elle est fière du Martyre de son mari tombé au combat comme il l’avait souhaité.

«  Il n’a jamais accepté que les américains installent leurs bases militaires sur la Terre de Libye et c’est pour ces raisons qu’il a été tué » déclare-t-elle,

ajoutant que :

«  S’il avait cédé comme les arabes corrompus des pays du golf, Mouammar Al-Kadhafi serait bien et n’aurait pas été combattu par tous ces pays.

Seif El Islam quand à lui a fait une déclaration sur la chaine Arrai TV, hier, en disant :

 » Nous continuons notre résistance. Je suis en Libye, je suis vivant, libre et ai l’intention d’aller jusqu’à la fin et je me vengerais, »

Nous présentons nos félicitations à toutes les familles et les proches des martyres de la Libye; et il nous plait de terminer cet article avec ce slogant, cher aux libyens et aux hommes libres, écrit avec le sang des martyres :

« Allah O Mouammar O Libya O Bes ! » ALLAH MOUAMMAR LA LIBYE ET C’EST TOUT

Nos recherches se poursuivent pour retracer fidèlement ce qui s’est passé et nous vous tiendrons informé du moindre détail en temps voulu inshaAllah

A suivre…

Hassan Alliby pour tous les opprimés, stcom.net

Massacrer les africains au nom de la démocratie : la fin qui justifie les moyens

Mouammar Kadhafi, celui que l’on a appelé ‘’le guide libyen’’ est mort, assassiné. Les images de sa dépouille malmenée, foulée aux pieds et exhibée comme celle d’un vulgaire bandit, resteront longtemps gravées dans notre mémoire collective. Des images dégradantes, déshonorantes, voire déshumanisantes d’africains, on en a vu ces dernières années. Certaines personnes, nullement choquées, en ont même applaudis ! De l’image de Laurent Gbagbo kidnappé, sa famille et ses collaborateurs faits prisonniers, en passant par celle des populations somaliennes fuyant la guerre, en proie à la pire des famines, jusqu’à celle de Kadhafi aujourd’hui, c’est à croire que les africains se complaisent dans le déshonneur.

La mort de Kadhafi est l’aboutissement d’une guerre injustifiée, menée de main de maître par l’organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN), avec dans son sillage, les insurgés du CNT (conseil national de transition), qui  n’étaient en fait là que pour du vent. Des libyens massacrant d’autres libyens. C’est à ce schéma que les puissances occidentales ont bien voulu nous habituer. Certains libyens ont été entraînés, armés par l’OTAN, dans le but de tuer d’autres libyens.

Kadhafi est mort. Ceux qui l’ont tué s’en félicitent et se congratulent. De même, ceux qui l’ont naguère fréquenté et qui ont bénéficié de ses largesses, toute honte bue, saluent aussi sa mort. Kadhafi a été assassiné. C’est un crime, un crime signé OTAN. Kadhafi est mort, c’est l’avènement d’une Libye nouvelle, celle qui sera à tout jamais redevable aux occidentaux de la coalition de l’OTAN. Dans les bureaux feutrés de l’Elysée, en passant par ceux de Washington, le champagne coulera à flot, tout comme coulera à flot le pétrole libyen, de l’Afrique vers l’occident, ne  laissant au peuple libyen que l’illusion d’avoir acquis la liberté, passant sous silence le chaos et l’appauvrissement dans lesquels sera plongé ce pays pour les années à venir.

Hier la Côte d’Ivoire, aujourd’hui, la Libye. Des milliers d’africains sont massacrés et avec l’appui des occidentaux, au nom de la démocratie. Alors nous nous interrogeons: Si la démocratie qui est le pouvoir du peuple – tel que définit par ces occidentaux – préconise de massacrer ce peuple, pour s’imposer, alors il y a des raisons de s’inquiéter sur ce genre de démocratie, que ces mêmes occidentaux tentent insidieusement d’exporter en l’Afrique.

Dans cet exercice de réflexion, nous tenterons d’apporter quelques éclaircis à cette nébuleuse doctrine dont les moyens (guerres, tueries, massacres) justifient la fin (démocratie).

Ces 60 dernières années, l’Afrique est devenue un vaste champ de batailles. Disséminés un peu partout sur le continent, des foyers de conflits sont suscités, attisés et entretenus par les impérialistes occidentaux dont la devise est: « diviser pour mieux régner ». L’Afrique est devenue pour ces prédateurs un vaste laboratoire d’expérimentations, où ils viennent vendre et expérimenter leurs armes, donner de l’exercice à leurs soldats et assouvir leurs plus noirs envies. Pendant que le reste du monde s’emploi à rechercher des voies de développement plus accrues, l’Afrique est en proie à des querelles intestines à n’en point finir. Conséquences : des africains perdent chaque jour la vie, par centaines de milliers, voire par millions. Les chiffres officiels parlent d’eux-mêmes: RDC (4 millions de morts), Somalie (300 000 morts), Rwanda (800 000 morts), Côte d’Ivoire (3000 morts) ; Libye (60 000 morts), etc.

Résultat: au plan social et économique, les conséquences sont dramatiques. Le continent est en retard sur les autres malgré ses énormes potentialités. ‘’La main habile’’ africaine préfère s’expatrier et rester en occident. La situation est alarmante et l’Afrique ne semble pas avoir plus avancé qu’à l’époque de la traite négrière. En effet, un parallèle avec cette époque permet de constater que les conséquences de la traite et celles des guerres actuelles sont les mêmes pour le continent. Selon les historiens, la traite négrière: « c’est entre 20 et 100 millions d’hommes et de femmes, de surcroît jeunes et donc en âge de procréer, qui furent perdus pour le continent africain ». Puis ils ajoutent : « Cette déportation fut à l’origine d’un bouleversement majeur des structures politiques et économiques de l’Afrique ». Dès lors, l’Afrique ne pouvait pas résister à la conquête coloniale du XIXe siècle.

C’est en ce 21ème siècle, sous nos yeux, avec la bénédiction de certains africains, que l’histoire se répète. Les occidentaux sont en passe de rééditer la traite négrière,  ou la colonisation, peu importe le nom donné. Cette fois, la funeste machination revêt un caractère plus subtil, plus vicieux, mais les conséquences sont les mêmes: retard de l’Afrique, appauvrissement du continent, pertes en vies humaines incalculables, bouleversement majeur des structures politiques et économiques de l’Afrique.

Alors, question : qui meurt ? Ou Qui tue t-on ? Les occidentaux enlèvent à l’Afrique ce qu’elle a de plus cher : ses fils et ses filles. Car ils le savent bien : « il n’y a de richesse que d’hommes ». Des africains tuent d’autres africains avec la complicité des occidentaux qui n’hésitent pas, eux-mêmes, à participer au massacre quand cela leur chante. A ce jour, la Côte d’Ivoire continue de pleurer ses enfants, sortis mains nues pour défendre leur patrie et massacrés par l’armée française. Des milliers d’africains meurent chaque jour comme des mouches, du fait des conflits, orchestrés par les occidentaux.

A cette allure, c’est croire que la vie d’un africain n’a aucun prix, aucune valeur ! Or la déclaration universelle des doits de l’homme en son article premier stipule: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Mais en Afrique le caractère humain de l’homme et sa dignité semblent être niés. Les occidentaux quant à eux, n’hésitent pas à brandir, le cliché de l’africain sauvage et prompt à la vengeance bestiale. Comment présentent-ils l’Afrique à leurs concitoyens ? Un continent certes riche, mais peuplé d’imbéciles barbares, prêts à s’entre-tuer pour un oui ou pour un non. Les occidentaux sont venus avec leurs chars, leurs fusils, leurs hélicoptères, leurs avions de chasse, leurs missiles sophistiqués…, ils ont massacré des africains, armé certains africains pour que ceux-ci, en retour, tuent leurs frères, sans en éprouver le moindre remords.

Alors nous insistons: que vaut la vie d’un africain ? Mais surtout que vaut la vie d’un africain face à celle d’un occidental ? Pendant la guerre née la crise électorale en Côte d’Ivoire, l’armée française et les rebelles qu’elle a armé ont massacré des milliers ivoiriens. Mais Sarkozy, le président français, lors de sa visite en Côte d’Ivoire, n’en a eu cure. Il s’est plutôt préoccupé de deux ressortissants français, dit-on, enlevés. Les paroles qu’il a prononcé à cette occasion, doivent interpeller tous les africains: « On ne peut pas toucher à des citoyens français en toute impunité. Ca ne serait pas juste, ça ne serait pas conforme à l’idée que je me fais de la morale ».

Lorsque des africains sont massacrés, cela est perçu comme allant dans le sens normal des choses. Par contre, dès qu’il y a des risques d’embrasement d’une situation dans un tierce pays africain, à quoi assistons-nous ? A l’évacuation immédiate des ressortissants occidentaux. Même les animaux de compagnie tels que les chiens et les chats font partie de cette opération d’évacuation ! Au Rwanda, nous avons pu le voir, peu avant le déclenchement du génocide: les images de ressortissants occidentaux systématiquement évacués, laissant les rwandais à leur malheureux sort. De même, lorsqu’un ressortissant occidental, ne serait-ce qu’un seul, est porté disparu ou kidnappé, c’est le branle-bas. Les média occidentaux, la diplomatie, les politiques, l’armée…, bref, tous les services, sont mis à contribution. Ciel et terre seront remués pour les retrouver. Alors, nous reposons la question : que vaut la vie d’un africain face à celle d’un occidental ?

Tant qu’il s’agit d’imposer la démocratie dans nos Etats jugés, selon ces  mêmes occidentaux, pas assez démocratiques, tous les moyens sont bons. La démocratie commande t-elle de tuer pour s’imposer ? Joseph Marat, journaliste ivoirien, s’interroge à son tour: « (…) Qui peut mesurer la dose de bon sens dans l’idée qu’il faut faire la guerre, susciter et soutenir des rébellions pour imposer la démocratie ? Tuer le peuple pour qu’advienne le pouvoir du peuple ou le pouvoir du peuple par les armes, cela n’a pas de sens ».

Certes, la démocratie est une forme d’organisation sociale, mise en place par l’homme. D’une part, comme toute œuvre humaine, elle ne peut se targuer d’être parfaite, car la perfection, reconnaissons-le, n’est pas de ce monde. D’autre part, le fait qu’elle est présentée aujourd’hui comme le meilleur des systèmes parmi tant d’autres, fait qu’elle n’est pas à l’abri des démons occidentaux qui n’hésitent pas à en dévoyer le but et s’en servir comme prétexte pour assouvir leurs intérêts personnels. Lorsqu’il s’agit de l’Afrique et des africains, plus aucune loi,  plus aucune règle,  plus aucun bon sens n’existent. Pour leur survie et leur hégémonie, les occidentaux appliquent une bonne vieille loi, celle de la jungle où : « les plus forts mangent les plus faibles », sans le moindre remords.

Africains, africaines, sachez-le: pour ce siècle présent à venir, l’Afrique est le continent de l’avenir. Ces occidentaux, mieux certains africains ont compris cela. Sinon comment expliquer leur acharnement sur le continent ? Quand ils se font passer pour les ‘’sauveurs de l’humanité’’ ? La traite négrière, l’esclavage, la colonisation ont été des signaux d’alarmes pour les africains. Mais ces derniers ne semblent pas y avoir prêté attention. Parler aujourd’hui de dignité, de liberté et de souveraineté de l’Afrique, paraît aux yeux de certains comme un conte de fées. Le plus triste, c’est que ces derniers croient dur comme fer, lorsque les occidentaux, la main sur le cœur, parlent de démocratie et des droits de l’homme. En ce 21ème siècle pensez-vous que les occidentaux sont devenus meilleurs ? Ils ont certes tiré les leçons du passé. Et ce qu’ils ont retenu, c’es qu’il faille utiliser désormais des méthodes moins brutales, moins barbares, mais plus subtiles, pour continuer à exploiter l’Afrique et les africains. Pour ce faire, mettre en avant la démocratie, et les droits de l’homme, est devenu leur leitmotiv.

Les aides, supposées être apportées par les puissances occidentales, ont-elles aidé l’Afrique ?

L’Inde, la Chine, le Brésil et certains pays asiatiques, naguères au même niveau de développement économique que la plupart des pays africains, rivalisent aujourd’hui avec les puissances occidentales, pendant que l’Afrique reste derrière, en bon dernier, trainant sa misère et son lot quotidien de morts. En ce 21ème siècle, sous nos yeux, l’histoire semble se répéter : Après l’esclavage, la traite négrière, la colonisation…, le Néocolonialisme bat son plein et les africains perdent leur temps et leur énergie, dans des querelles intestines, s’enfonçant d’avantage dans le sous-développement et la pauvreté. Le temps qu’ils se réveillent, il sera peut-être, déjà trop tard.

Alors comme le dit si bien Malick Seck Noel : « Ils pourront désormais regarder leurs enfants et en toute confiance, leur promettre un avenir pire que le leur, car eux n’ont été que les larbins de la France, leurs enfants en seront les esclaves… ».

Il appartient donc aux africains de prendre leur destinée en main. Personne d’autre, mieux qu’eux-mêmes, ne viendra leur rendre leur dignité. C’est aujourd’hui et maintenant que la lutte, sans merci, doit s’engager. Elle ne doit s’arrêter que lorsque la victoire sera totale, car ceci est une lutte d’usure. Qu’ils, se le tiennent donc pour dit : « Seuls leur détermination, leur conviction, leur courage et leur foi  auront raison des ennemis de l’Afrique ».

Avec Mouammar Kadhafi,  nous avions en commun ces ennemis de l’Afrique. Alors disons à notre ami Kadhafi, combattant pour l’Afrique, paix à ton âme et que la terre te soit légère !

Marc Micael

Mouammar Kadhafi assassiné par les Etats-Unis et l’OTAN

Mouammar Kadhafi assassiné par les Etats-Unis et l’OTAN

Le meurtre sauvage jeudi du dirigeant libyen évincé, Mouammar Kadhafi, sert à souligner le caractère criminel de la guerre que les Etats-Unis et l’OTAN mènent depuis ces huit derniers mois.

L’assassinat qui fait suite à un siège de plus d’un mois de Syrte, ville côtière libyenne qui fut la ville natale de Kadhafi et le centre de son soutien. L’attaque perpétrée contre cette ville de 100.000 habitants a détruit pratiquement tous les bâtiments et résulte en un nombre incalculable de civils tués, blessés et frappés de maladie et qui sont privés de nourriture, d’eau, de soins médicaux et d’autres produits de première nécessité.

Apparemment Kadhafi se déplaçait dans un convoi de véhicules pour tenter d’échapper au siège de la ville, une fois le dernier bastion de résistance tombé aux mains des « rebelles » soutenus par l’OTAN. Les avions de l’OTAN ont attaqué le convoi jeudi matin à 8 heures 30, laissant un bon nombre de véhicules en proie aux flammes et l’empêchant d’avancer. Ensuite, des miliciens anti-Kadhafi armés sont intervenus pour porter le coup de grâce.

La mort de Kadhafi semble faire partie d’un massacre plus large qui aurait coûté la vie à un certain nombre de ses proches collaborateurs, de combattants fidèles et de ses deux fils, Mo’tassim et Saif al-Islam.

Alors que les détails des meurtres demeurent quelque peu flous, des photographies et des vidéos filmées sur des téléphones portables et publiées par les « rebelles » soutenus par l’OTAN montrent clairement un Kadhafi blessé aux prises avec ses ravisseurs et criant alors qu’il est entraîné vers l’arrière d’un véhicule. Son corps dénudé et sans vie est ensuite exhibé, couvert de sang. Il est évident qu’après avoir d’abord été blessé, peut-être lors des frappes aériennes de l’OTAN, l’ancien dirigeant libyen a été capturé vivant pour ensuite être exécuté sommairement. Une photographie le montre avec à la tête une blessure par balle.

Le corps de Kadhafi a ensuite été emmené dans la ville de Misrata où il aurait été traîné dans les rues avant d’être déposé dans une mosquée.

Le sort réservé à sa dépouille est politiquement significatif en ce qu’il a été saisi par une faction de la milice de Misrata qui opère sous sa propre autorité et qui n’a aucune loyauté envers le Conseil national de transition (CNT) de Benghazi que Washington et l’OTAN ont sacré comme étant le « seul représentant légitime » du peuple libyen.

Et donc, cet événement macabre, que le président Barack Obama a salué dans la roseraie de la Maison Blanche comme l’avènement d’une « nouvelle Libye démocratique », ne fait que révéler en réalité les failles régionales et tribales qui plantent le décor pour une période prolongée de guerre civile.

Les Etats-Unis comme la France, revendiquent le mérite de leur rôle dans le meurtre de Kadhafi. Le Pentagone a affirmé jeudi qu’un drone prédateur américain avait tiré un missile hellfire sur le convoi du dirigeant libyen évincé tandis que le ministre français de la Défense a dit que des avions de combat français l’avaient bombardé.

Les Etats-Unis et l’OTAN avaient effectué plusieurs frappes aériennes sur la résidence caserne de Kadhafi à Tripoli ainsi que sur d’autres maisons où ils croyaient qu’il se cachait depuis le lancement en mars de la guerre brutale contre la Libye. L’une de ces frappes de fin avril avait coûté la vie à son plus jeune fils et à trois de ces jeunes petits-enfants.

Washington avait déployé des avions de surveillance ainsi qu’un grand nombre de drones pour essayer de retrouver Kadhafi alors que des agents du renseignement américain, britannique et français, des soldats des opérations spéciales et des « contractors » militaires (engagés par des sociétés privées) opérant au sol participaient également à la chasse à l’homme.

Deux jours à peine avant le meurtre de Kadhafi, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, était arrivée pour une visite inopinée à Tripoli à bord d’un avion militaire lourdement armé. Une fois sur place, elle a demandé qu’on le capture « mort ou vif. »

Selon l’Associated Press, Clinton a déclaré « sans mâcher ses mots que les Etats-Unis aimeraient voir l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi mort.

« « Nous espérons qu’il pourra bientôt être capturé ou tué pour que vous n’ayez plus à le craindre plus longtemps », a dit Clinton à des étudiants et à d’autres personnes lors d’un genre de réunion publique dans la capitale. »

L’AP a poursuivi en remarquant: « Jusqu’ici, les Etats-Unis évitaient généralement de dire qu’il fallait tuer Kadhafi. »

Mais, en réalité, Washington est en train de poursuivre une politique ouverte de meurtre d’Etat. Dans ce cas précis, ils ont ouvertement préconisé et fourni tous les moyens pour faciliter le meurtre d’un chef d’Etat avec lequel le gouvernement américain avait noué d’étroites relations politiques et commerciales au cours de ces huit dernières années.

Le corps meurtri du fils de Kadhafi, Mo’tassim, qui a aussi été capturé vivant puis exécuté, a été exposé à Misrata. Pas plus tard qu’en avril 2009, il avait été chaleureusement accueilli par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

Dans son discours prononcé jeudi dans la roseraie de la Maison Blanche, Obama s’est vanté de ce que son gouvernement avait «liquidé » les dirigeants d’Al Qaïda, en prenant le ton d’un parrain de la mafia, avec le charisme en moins. Parmi ses dernières victimes, figurent deux citoyens américains, le mois dernier, Anwar Awlaki, l’imam américain d’origine yéménite, et deux semaines plus tard, son fils Abdulrahman âgé de 16 ans et né à Denver. Tous deux avaient été inscrits sur une « liste de personnes à tuer » (« kill list ») par un sous-comité secret de la sécurité nationale (National Security Council subcommittee) et assassiné par des missiles hellfire. Abdulrahman a été déchiqueté en même temps que son cousin de 17 ans et sept autres amis alors qu’ils étaient en train de dîner.

Le meurtre de Kadhafi est l’apogée d’une guerre criminelle qui a tué un nombre incalculable de Libyens et laissé la plus grande partie du pays en ruines. Cette opération avait été lancée sous le prétexte de protéger des civils et était fondée sur une fausse affirmation que Kadhafi était en train de préparer un siège de la ville de Benghazi dans l’Est pour massacrer ses adversaires. Cette opération s’est terminée par le siège de Syrte orchestré par l’OTAN lors duquel des milliers ont été tués et blessés durant la répression de toute opposition aux « rebelles ».

Dès le début, toute l’opération a été orientée vers la recolonisation de l’Afrique du Nord et poursuivie pour le compte des intérêts pétroliers des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie et des Pays-Bas.

Alors que durant la décennie passée Kadhafi avait gagné la faveur des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et d’autres puissances occidentales, en signant des contrats pétroliers, des accords sur les armes et autres pactes, l’impérialisme américain et ses homologues en Europe continuaient de considérer son régime comme un obstacle à leurs objectifs dans la région.

Parmi les principales préoccupations de Washington, Londres et Paris figurent les intérêts économiques croissants de la Chine et de la Russie en Libye et plus généralement en Afrique. La Chine a développé un commerce bilatéral s’élevant à 6,6 milliards de dollars, principalement dans le secteur pétrolier, alors que 30.000 travailleurs chinois étaient employés dans un large éventail de projets d’infrastructure. Entre-temps, la Russie a développé d’importants accords pétroliers, des ventes d’armes s’élevant à des milliards de dollars et un projet de 3 milliards de dollars pour relier Syrte à Benghazi par rail. Il y avait aussi eu des discussions sur l’ouverture à la flotte russe d’un port méditerranéen près de Benghazi.

Kadhafi avait provoqué la colère du gouvernement de Nicolas Sarkozy en France de par son hostilité au projet d’une union méditerranéenne, destinée à reconditionner l’influence de la France dans les anciennes colonies du pays et au-delà.

De plus, d’importants conglomérats énergétiques américains et d’Europe occidentale toléraient de plus en plus mal ce qu’ils considéraient être des clauses difficiles exigées par le gouvernement Kadhafi, ainsi que la menace de voir la société pétrolière russe Gazprom  bénéficier d’une part importante de l’exploitation des réserves du pays.

Des facteurs politiques se sont ajoutés à ces motifs économiques et géostratégiques. Le rapprochement de Kadhafi vers l’Occident avait permis à Washington et à Paris de cultiver certains éléments au sein du régime qui étaient prêts à collaborer à une mainmise impérialiste du pays. Faisaient partie de ceux-ci, des figures telles Mustafa Abdul Jalil, l’ancien ministre de la Justice de Kadhafi, à présent le président du CNT soutenu par l’OTAN, et Mahmoud Jibril, l’ancien responsable pour le développement économique qui est actuellement le chef du conseil exécutif du CNT.

Avec les soulèvements populaires survenus en Tunisie et en Egypte – aux frontières occidentales et orientales de la Libye – les Etats-Unis et les alliés de l’OTAN ont vu une occasion de donner suite à un projet qui avait été développé depuis un certain temps déjà pour un changement de régime en Libye. Disposant d’agents qui travaillaient sur le terrain ils ont décidé d’exploiter et de détourner les manifestations anti-Kadhafi pour fomenter un conflit armé.

Afin de se préparer à une prise de contrôle impérialiste directe, ils ont suivi une procédure bien établie, calomniant le dirigeant du pays et promouvant l’idée que seule une intervention extérieure pourrait sauver les civils innocents d’un massacre imminent.

La soi-disant destruction imminente de Benghazi a été utilisée pour obtenir le soutien à la guerre impérialiste de toute une couche de personnes jadis de gauche, de libéraux, d’universitaires et de défenseurs des droits de l’homme, qui ont pesé de tout leur poids moral et intellectuel en faveur d’un exercice d’agression impérialiste et de meurtre.

Des figures telles le professeur d’histoire du Moyen-Orient de l’université du Michigan, Juan Cole, qui avait émis des critiques limitées envers l’invasion de l’Irak par le gouvernement Bush, étaient devenues de fervents promoteurs de la mission « humanitaire » du Pentagone et de l’OTAN en Libye. De représentants d’une couche sociale de la classe moyenne supérieure ils sont devenus une nouvelle base pour l’impérialisme, et se sont totalement compromis, politiquement et moralement. Ils n’ont absolument pas été gênés par le non respect de la loi durant toute cette entreprise et l’accumulation de preuves de meurtre et de torture d’immigrants et de Libyens noirs aux mains des soi-disant rebelles.

Leur tentative de décrire le changement de régime en Libye comme étant une révolution populaire devient de plus en plus grotesque au fur et à mesure que les jours passent. Le régime fantoche instable qui est en train de prendre forme à Benghazi et à Tripoli a été mis en place par un bombardement incessant et massif de l’OTAN, par le meurtre et la violation systématique du droit international.

La Libye sert d’avertissement au monde entier. Tout régime qui entraverait les intérêts américains, qui contreviendrait aux grandes entreprises ou qui ne se soumettrait pas aux puissances de l’OTAN peut être renversé par la force militaire et voir ses dirigeant assassinés.

D’ores et déjà, les médias américains qui ont organisé une célébration hideuse du bain de sang devant Syrte, hurlent pour que l’OTAN répète son intervention libyenne en Syrie. Clinton, quant à elle, a averti jeudi les dirigeants pakistanais qu’un soutien insuffisant à la guerre américaine en Afghanistan impliquerait qu’ils en paieraient « chèrement le prix. »

Il n’y a pas de doute que de futures opérations sont en projet avec des guerres plus grandes qui se précisent, entraînant des conséquences catastrophiques. Le gouvernement Obama a déjà averti l’Iran que tout restait « envisageable » en ce qui concerne un complot fabriqué pour l’assassinat à Washington de l’ambassadeur saoudien. Et, étant donné que l’intervention libyenne visait en grande partie à contrer l’influence chinoise et russe dans la région ainsi que mondialement, la Chine et la Russie elles-mêmes sont perçues comme de futures cibles.

Les événements sanglants de Libye et les motifs économiques qui les sous-tendent fournissent une nouvelle leçon quant au caractère véritable de l’impérialisme. La crise qui s’empare du capitalisme mondial représente une fois de plus une menace de guerre mondiale. La classe ouvrière ne peut confronter cette menace que par la mobilisation de sa force politique indépendante en se réarmant avec le programme de la révolution socialiste mondiale afin de mettre un terme au système capitaliste qui est la source du militarisme.

Bill Van Auken

World Socialist Web Site

Côte d’Ivoire : ils vont manger le totem qu’ils offraient aux autres !

Ils l’ont enfin compris. L’argent a peur du bruit. Du bruit de déstabilisation politique, du bruit d’émeute, du bruit de guerre. Ce n’est point qu’ils ne le savaient pas. Ils le savaient tous. C’est pourquoi ils ont servi à Laurent GBAGBO tous ces bruits : bruits d’attaques armées, bruits de rébellions, bruits de coup d’Etat, bruits de guerre, bruits de meurtres, bruits de charniers, bruits de révoltes ; révoltes des frères du Nord, révolte des Musulmans, révolte des étrangers burkinabés. Oui des Burkinabés, car seuls eux ont un problème avec leur nationalité en Côte d’Ivoire. La leur dire, leur dire qu’ils sont Burkinabés est une injure. Mais fermons cette parenthèse. Et venons-en aux bruits, ces bruits malsains que l’argent n’aime pas mais qu’ils servaient aux autres comme un totem qu’ils les forçaient à manger.

Donc ils l’ont compris. Pour lever des financements publics ou privés, les Etats se prévalent de la stabilité politique et sociale comme indicateur de confiance. C’est pourquoi ils sont notés : AAA : pays très sûr et stable au plan économique et sociopolitique avec un risque très faible de non remboursement des dettes ; AA : pays stable au plan économique et sociopolitique avec risque de retard de remboursement ; ainsi de suite jusqu’à arriver au classement actuel de la Côte d’Ivoire qui serait au niveau des Agences S&P, Moody’s, et Fitch’s : C- (lisez C moins) pays à très haut risque avec risque très élevé de non remboursement. Après le C, la descente vers la note D signifie pays en faillite.

Alors comme par enchantement, ils se rendent compte que lancer une rébellion n’est pas une bonne chose, diaboliser le pouvoir en place n’est pas une bonne chose, ternir l’image du pays n’est pas une bonne chose, car pour gérer un pays, pour attirer des investisseurs, améliorer la Notation du pays par les Agences spécialisées, il faut éviter de tirer des coups de feu contre les Institutions de la République, il faut avoir une opposition participative et non déconstructive.

Mais ne vous laissez pas distraire. Ils ont toujours su cela. Mais ils l’ont fait contre la Côte d’Ivoire.

Ils savaient que soigner l’image du pays par un bon comportement politique et citoyen est une exigence capitale mais ils ont préféré multiplier contre GBAGBO Laurent, les attaques armées de corridors, de la RTI, de la ville d’Abidjan, tout en commanditant les grèves de Gbaka (mini cars urbains), les actes de défiance à l’Autorité de l’Etat, les appels à la haine, les interviews de diabolisation du pouvoir en place dans la presse internationale sans oublier les appels aux émeutes et aux insurrections ethniques pour aboutir à une rébellion qui consacra la partition du pays en 2002.

Ils savaient qu’en se comportant comme ils l’ont fait, ils rendraient la Côte d’Ivoire non fréquentable, pays mal noté par les Agences de Notation et que cela empêcherait le financement du développement avec les concours financiers extérieurs. $

Et ils l’ont tout de même fait ! Quel cynisme, quelle haine, quelle méchanceté !

Bien. Aujourd’hui avec les 10 000 morts dans leur besace, avec un dernier show de 3000 morts, ils sont les hommes « forts » du pays. Mais ils ne se contentent pas de gérer leur business de la mort. Ils veulent se la couler douce. Sans aucun bruit.

Ils veulent vous voir les applaudir, faire leurs éloges, créer les conditions de mobilisation de ressources extérieures, pour financer leur projet de corruption morale et provoquer un syndrome de Stockholm, cette histoire bizarre où les otages tombent amoureux du preneur d’otage.

Quelle foutaise !? Nous sommes en situation de guerre. Et chaque protagoniste a le droit d’affûter ses armes et apporter la riposte qui sied. En respectant les règles de la guerre. Car après notre victoire, il n’y aura aucune vengeance. Mais à la guerre, nous ne devons pas lésiner sur les moyens.

Oui, en guerre, nous le sommes. Car les exécutions sommaires ciblées se poursuivent. Chaque jour, il y a au moins une exécution extra judiciaire commise par les FRCI, la bande armée d’illettrés et de mercenaires créée par Ouattara pour lancer son assaut contre Laurent GBAGBO.

Chaque jour, des efforts sont faits pour tuer physiquement Laurent GBAGBO ou le faire mourir par suite de tortures. Et comme l’homme a la peau dure, ils veulent l’accuser de leurs propres crimes et le faire condamner à la prison à vie. Depuis le 11 avril 2011, date de la fin de l’indépendance politique de la Côte d’Ivoire, des centaines de milliers d’Ivoiriens sont obligés de fuir la mort distribuée comme des cacahuètes par le régime en place et les avoirs de centaines de familles sont confisqués sous de fallacieux prétextes.

Alors pour en rajouter à l’ambiance funeste présentée comme un « vrai processus démocratique » par les députés français, les bruits, nous allons en faire !

S’il le faut, s’ils ne comprennent pas que leur folie nous oblige à une posture de riposte légitime, s’ils veulent continuer à nous museler et donner la mort aux Ivoiriens en douceur, nous allons faire du bruit, du très grand bruit et advienne que pourra !

Le Développement de la Côte d’Ivoire est notre challenge à tous. Mais nous ne laisserons personne tenter un faux projet de développement séparé contre une partie des fils de ce pays. L’épuration politique, la haine ethnique, la promotion des contre-valeurs, l’humiliation des cadres LMP, leur appauvrissement programmé avec à la clé, le projet de dissoudre le Front Populaire Ivoirien (FPI), sont autant de raisons qui nous galvanisent.

L’argent n’aime pas le bruit. C’est vrai. Vous nous le dites si bien. C’est pourquoi vous empêchez toute action politique du FPI/CNRD.

Mais l’argent n’aime non plus l’injustice, l’imposture, le faux, la ségrégation politique, l’ethnisme, le népotisme, le régionalisme révoltant avec des illettrés à la place des hauts cadres pour organiser un pillage familial et xénophile de la Côte d’Ivoire.

Car tant qu’il y aura l’injustice, le mensonge, le faux, la haine, la ségrégation politique et ethnique, la chasse aux pro-GBAGBO, la mise en œuvre du projet d’appauvrissement des cadres LMP en réduisant systématiquement leurs salaires ou en les rétrogradant dans la hiérarchie administrative sans oublier les licenciements abusifs, le gèle des avoirs et les crimes de sang ciblés, il y aura du bruit et bientôt du très grand bruit ! Et ce bruit effroyable sera couronné par le bruit assourdissant qui accompagnera votre chute inévitable !

Alors ne vous fatiguez plus. Préparez vos baluchons et soyez prêts à foutre le camp. Car du bruit, il va en avoir ! Pour la Côte d’Ivoire ! Pour la vérité ! Pour l’Indépendance reconquise !

Je vous ai prévenu !

A très bientôt.

Hassane Magued

Obama, le fils de l’Afrique, s’accapare les joyaux du continent

Le 14 Octobre, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient envoyer des forces spéciales américaines en Ouganda pour prendre part à la guerre civile. Dans les mois à venir, des troupes de combat américaines vont être envoyées au sud-Soudan, au Congo et en Centrafrique. Elles n’engageront le combat qu’en cas de « légitime défense » a dit Obama de manière satirique. Avec la Libye tombée dans l’escarcelle, une invasion américaine du continent africain prend forme.

La décision d’Obama est décrite par la presse comme étant « hautement inhabituelle » et « surprenante » et même « bizarre ». Il n’en n’est rien. Ceci n’est que la logique de la politique américaine depuis 1945. Prenez le Vietnam. La priorité était d’arrêter l’influence de la Chine, un rival impérialiste et « protéger » l’Indonésie, que le président Nixon appela « le plus gros magot en ressources naturelles de la région.. La plus grande des récompenses ». Le Vietnam était simplement sur le chemin et le massacre de plus de trois millions de Vietnamiens, la dévastation et l’empoisonnement de leur pays étaient le prix de la réalisation des objectifs de l’Amérique. Comme toutes les invasions américains suivantes, un sentier de sang qui s’étend de l’Amérique latine à l’Afghanistan en passant par l’Irak, le leitmotiv était toujours la « légitime défense » ou « la cause humanitaire », des mots vidés depuis longtemps de leur sens propre.

En Afrique, dit Obama, « la mission humanitiare » est d’assister le gouvernement de l’Ouganda à se défaire de l’armée de résistance de dieu (LRA) qui a « tuée, violée et kidnappée des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en Afrique centrale ». Ceci est une description juste de la LRA, évoquant de mulitples atrocités administrées par les Etats-Unis, tel le bain de sang des années 1960 suite à l’assassinat arrangé par la CIA de Patrice Lumumba, le leader congolais indépendant et premier ministre légalement élu pour la première fois au Congo, ainsi que le coup d’état perpétré par la CIA, installant au pouvoir Mobutu Sese Seko, vu comme le plus vénal des tyrans africains.

L’autre justification d’Obama invite également la moquerie. Ceci est du ressort de  la sécurité nationale américaine ». La LRA a fait son sale boulot depuis 24 ans, sans intérêt particulier des Etats-Unis. Aujourd’hui, elle se compose de quelques 400 membres armés et n’a jamais été aussi faible. Quoi qu’il en soit, la « sécurité nationale américaine » veut en général dire l’achat d’un régime corrompu et veule, qui possède quelque chose que Washington veut. Le « président à vie » ougandais Yoweri Museveni a déjà reçu la plus grande part des 45 millions de dollars d’aide militaire des Etats-Unis, incluant les drones favoris d’Obama. Ceci est son pourboire pour combattre une autre guerre par proxy contre l’ennemi islamiste fantôme de l’Amérique, le groupe Shabaab basé en Somalie.La LRA jouera son rôle imparti de diversion par relation publique, en distrayant les journalistes occidentaux avec ses histoires d’horreur habituelles.

Quoi qu’il en soit, la raison principale pour laquelle les Etats-Unis envahissent l’Afrique n’est pas différente de celle qui enflamma la guerre du Vietnam. C’est la Chine. Dans le monde de la paranoïa institutionalisée auto-infligée, qui justifie ce que le général David Petraeus, l’ancien chef d’état major maintenant à la tête de la CIA, suppose être un état de guerre permanent, la Chine est en train de remplacer Al Qaïda comme la « menace » officielle contre l’Amérique. Quand j’ai interviewé Bryan Whitman, un secrétaire d’état adjoint du ministère de la défense, l’an dernier, je lui ai demandé de décrire le danger courant auquel l’Amérique fait face en ce moment. Il répéta visiblement embarassé, « les menaces asymétriques, les menaces asymétriques ». Ces menaces justifient le blanchiment d’argent sale que l’état effectue avec les conglomérats d’armes et le plus gros budget militaire de l’histoire. Avec Oussama Ben Laden hors service, la Chine reprend le flambeau.

L’Afrique est l’histoire à succès de la Chine. Là où les Américains amènent leurs drones et la destabilisation, les Chinois amènent des réseaux routiers, des ponts, des barrages. Ce qu’ils veulent ce sont les ressources, spécifiquement les hydrocarbures.  Avec les plus grosses réserves de pétrole du continent africain, la Libye de Mouammar Kadhafi était une des sources les plus importantes de la Chine. Lorsque la guerre civile éclata et que les « rebelles » furent soutenus par l’OTAN sous couvert d’une histoire fabriquée de toute pièce à propos de Kadhafi planifiant un « génocide » à Benghazi, la Chine évacua ses 30 000 ouvriers de Libye. La résolution du conseil de sécurité de l’ONU qui autorisa une « intervention humanitaire » de l’occident fut expliquée succintement par le conseil transitoire au gouvernement français, ce qui fut publié le mois dernier par le journal Libération et dans lequel le conseil national de transition libyen offrait 35% de la production nationale de pétrole à la France « en échange » (le terme utilisé) d’un soutien « total et permanent » de la France au conseil de transition. Portant la bannière étoilée dans un Tripoli « libéré » le mois dernier, l’ambassadeur américain Gene Cretz laissa échapper: « Nous savons que le pétrole est le joyau de la couronne des ressources naturelles libyennes ! »

La conquête de facto de la Libye par les Etats-Unis et ses partenaires impérialistes annonce la version moderne de la « ruée sur l’Afrique » de la fin du XIXème siècle. Tout comme la « victoire » en Irak, les journalisres ont joué un rôle essentiel et critique en divisant les Libyens entre de bonnes victimes et de mauvaises victimes. Une une récente du journal Guardian illustra une photo d’un combattant « pro-Kadhafi » effrayé aux mains de ses geôliers aux yeux élargis avec la mention « célébrez ». D’après le général Petraeus, il y a maintenant une guerre de la « perception… qui est continuellement conduite à travers les médias ».

Depuis plus de dix ans, les Etats-Unis ont essayé d’établir un commandement militaire sur le continent africain, AFRICOM, mais ont été repoussés par les gouvernements, appréhensifs des tensions régionales que cela impliquerait. La Libye et maintenant l’Ouganda, le sud-Soudan et le Congo leur donnent une autre bonne chance. Comme le révèlent les câbles fuités par Wikileaks du bureau national stratégique pour le contre-terrorisme, les plans américains pour l’Afrique font partie d’un schéma global qui verra 60 000 forces spéciales, incluant des escadrons de la mort, opérant dans 75 pays, de bientôt opérer dans 120 pays. Dick Cheney le dît dans son plan de « stratégie de défense) des années 1990, l’Amérique désire simplement dominer le monde.

Que ceci soit maintenant le cadeau de Barack Obama, le « fils de l’Afrique », est d’une ironie suprême. Où cela l’est-il vraiment ? Comme Frantz Fanon l’a expliqué dans « Black Skin, White Masks », ce qui importe en fait n’est pas tant la couleur de votre peau, mais le pouvoir que vous servez et les millions que vous trahissez.

John Pilger

Mondialisation

Libye : Le terrorisme occidental a encore frappé

Le terrorisme le plus ancien au monde vient une nouvelle fois de frapper. Il a frappé en Libye et cette fois-ci, c’est Mouammar Kadhafi – paix à son âme et condoléances aux familles éplorées – qui en est la victime après que des milliers de ses compatriotes ont été tués, des villes rasées, des dizaines voire des centaines de personnes renvoyées en exil. Ce terrorisme, c’est celui que le monde occidental exerce sur les peuples préalablement affaiblis depuis que la cupidité l’a poussé hors de ses frontières dans le dessein avoué de s’emparer de leurs ressources.

La pulsion de mort, les européens l’ont exercée entre eux pendant longtemps. Avant de l’exporter chez les autres, ces peuples barbares, qui cachent leur barbarie sous le sophisme outrageusement appelé civilisation, se sont entretués. Ils se sont bouffés entre eux au travers de multitudes guerres. Dans l’histoire de l’humanité, aucun peuple n’a exalté autant la pulsion de mort et de destruction que les européens. Ils l’ont exalté au point de la porter sur la scène mondiale avec deux grandes guerres entre 1914-1918 et 1939-1945. Ce n’est qu’à la suite de cette dernière que ces sociétés avaient conclu la paix et décidé de sécuriser leur peuple tout en déplaçant cette pulsion de mort chez les autres. Dès lors, la paix est installée en Europe et plus globalement en Occident tandis que les canons ne cessent de tonner ailleurs sous l’impulsion du terrorisme occidental.

Les peuples qui luttent contre l’exploitation et pour leur indépendance ne connaîtront plus jamais la paix. Des Amérique en Asie en passant par l’Afrique, des torrents de sang coulent parce que l’Occident doit avoir la paix et jouir des biens qu’il vole chez les autres. Que de guerres ! Que d’agressions !

Ce vieux terrorisme qui permet à l’Occident de s’enrichir et de dominer le monde, s’est abattu sur les Indiens dans leur Amérique natal aussitôt découverte par Christoph Colomb en octobre 1492. Ce peuple inoffensif, croyant en la vertu de l’hospitalité, a accueilli la mort sans s’en rendre compte dès le départ. Avant qu’il se réveille et veuille combattre les envahisseurs, il est totalement détruit. Son espace est occupé et radicalement transformé. Les autochtones sont rayés de la carte par le terrorisme occidental.

Ayant besoin de main-d’œuvre et de serviteurs pour combler le vide semé en Amérique et dans les colonies, les terroristes avaient jeté leur dévolu sur l’Afrique. Pendant quatre (4) siècles, les africains n’auront plus jamais la paix. Des guerres, des pillages, des incendies de villes et de villages, des razzias, des rapts nocturnes et autres actes du genre étaient déclenchés contre les africains. Dans le genre du terrorisme, l’occident, inventif, est allé jusqu’à utiliser de nouvelles armes de destruction massive à l’instar de l’alcool , grisant ainsi des millions de personnes qui s’étaient réveillés dans les fers dans les cales de bateaux. Des rois, des princes, des hommes, des enfants, des jeunes, des femmes enceintes s’étaient retrouvés enchaînés et conduits dans « l’univers concentrationnaire » des îles et des Amériques.

Ce terrorisme opéré la bible à la main, la « science » en bandoulière et les canons au point a décimé l’Afrique et l’a plongée dans la déchéance avec des séquelles psychologiques indélébiles. Espérant se disculper, on inventa le roi africain qui volontairement vendit ses propres sujets et on minora le coût démographique de cette terreur de masse.

Etant entendu que le terrorisme européen s’est doté d’armes redoutables à la fois pour commettre ses crimes et s’accorder une immunité, la récidive survient. C’est ainsi qu’après le terrorisme esclavagiste, une nouvelle terreur s’est abattue sur l’Afrique avec la colonisation. Soumettant des millions et des millions d’africains à son service exclusif, l’Europe s’est imposée en Afrique à coup de massacres coloniaux, des guerres de tout genre, des coups de fouet, des impôts de tout genre. Les européens coupèrent des têtes, des pieds et des mains aux noirs dans leur propre pays . Ce terrorisme avait poussé des millions d’africains à fuir leurs villes et villages pour s’abriter dans des forêts où il les suit pour les massacrer.

Face à ces massacres incessants, des masses africaines s’étaient organisées pour lui barrer la router. Mais, peine perdue. De nouveaux massacres furent commis. Toutes les figures de la résistance contre ce terrorisme avaient été présentées comme des terroristes (comme Mandela le fut jusqu’en 2008) et tuées. A titre d’exemple, pour atteindre les plus dignes résistants sur le sol du Cameroun, la France, championne en terrorisme coloniale dressa des camps de concentration où elle parqua des populations .

Qui peut ignorer ce que l’Europe et ses cousins germains occupant l’Amérique avaient fait et font encore en Asie et surtout dans les pays arabo-musulams ? Que de guerres ! Que d’agression ! Que de pillages !

C’est ce terrorisme là qui a frappé la Libye depuis le mois de février 2011. Ce terrorisme occidental a frappé et a détruit l’un des rarissimes pays les plus prospères sur le continent africain. Il a atteint son dirigeant Mouammar Kadhafi.

Mais le terrorisme occidental a des partisans y compris au sein des peuples qui en sont les victimes. Pourquoi ? Parce que les terroristes occidentaux recrutent sous le coup de la propagande sous le manteau puant des mythes de « droits de l’homme », de la « liberté » et de la « démocratie » et font miroiter à leurs collaborateurs locaux des bribes de pouvoir. Au nom de ce pouvoir colonial manifestement sans pouvoir, des hommes et des femmes s’allient à la terreur et livrent leurs propres terres et les peuples dont ils sont issus à la mort de masse, au pillage et à la misère chronique. Ils installent et consolident la dépendance mortelle et le sous-développement dans des territoires qu’ils gouvernent en leur qualité de satrapes. Comme la terreur occidentale n’élève à l’honneur que celles et ceux qui lui sont soumis, ces satrapes se font adoubés par leurs gourous qui les accueillent dans leur palais et leur rendent visite dans les satrapies.

Kadhafi est assassiné. Mais, le terrorisme occidental n’a pas triomphé. Il a vaincu un résistant comme ce fut le cas avec l’assassinat de Nasser, de Sylvanus Olympio, de Lumumba, de Biko, et plus loin de Behanzin, de Samory et de tant d’autres résistants anonymes massivement tués. Ce terrorisme n’a pas triomphé et ne triomphera jamais pour la simple et bonne raison que la résistance qui lui est opposée ne se réduit pas à une personne, aussi immense fut-elle. Elle est systémique et populaire. Si c’était une question d’individus, l’assassinat des précurseurs comme Samory, Behanzin…aurait découragé tant d’autres.

Au final, n’est-il pas un acte héroïque de mourir en résistant que vivre à genou devant des maîtres qui n’en sont pas ? Plutôt mourir et rejoindre Olympio, Nasser, Nkrumah, Sékou Touré, Lumumba, Sankara, Nyerere, Biko, Malcolm, King…que vivre sous la férule des terroristes comme Obama, Sarkozy et Cameron et leurs chiens de chasse. Se faire capturer et livrer à une parodie de justice par ce trio historiquement insignifiant aurait été le plus insoutenable des affronts que Kadhafi aurait eu à subir. Mieux vaut rejoindre les ancêtres que vivre en prisonnier et comparaître devant le tribunal de la terreur sous les oripeaux de l’ONU, avec comme procureur la marionnette Moreno Ocampo accompagné des qatari et quelques libyens ayant un appétit fou de représenter localement le pouvoir colonial .

1-Observations sur la traite des nègres, Carl Wadström, 1794-1995

2-Les fantomes du roi leopold : un holocauste oublié, Adam Hochschild, 1998.

3-Maurice Delauney, haut-commissaire au Cameroun, reconnait l’édification de camp de concentration, avec cette citation terrible, (voir le Canard Enchainé du 27/04/2011 « Une guerre Française cachée pendant 40 ans » page 3) : « J’avais été prisonnier en Allemagne, je savais comment ça se passait ! J’avais fait un camp à Bangou (Cameroun) avec des barbelés, des miradors ». Voir aussi, le film : Cameroun (Autopsie d’une indépendance) sur http://www.dailymotion.com/video/xf0o5a_cameroun-autopsie-d-une-independanc_webcam

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)