Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: novembre 2011

Côte d’Ivoire : Transfèrement de Laurent GBAGBO à la Haye – J’avais prévenu !

Ne provoquons pas une tempête dans un verre d’eau. Je veux bien me faire comprendre. Ne créons pas une fausse guerre juridique. Le droit a foutu le camp depuis le 11 avril 2011 de la Côte d’Ivoire. La Justice l’a suivi en prenant de son côté, la poudre d’escampette. Ce qui se joue sous nos yeux, est une affaire de muscles. Alors arrêtons de jouer le jeu de l’ennemi !

Je suis de très près comme vous, la situation du Président Laurent GBAGBO et de ses camarades de lutte. Des détentions sans accusation ou sur la base d’accusations complètement insensées, nous en sommes aujourd’hui à une affaire d’inculpation. Soi-disant pour crimes économiques. Cette farce grotesque ne m’a point surpris. Et je lui accorde très peu d’intérêt.

Mais je reste surtout préoccupé par le réveil et la levée de bouclier des Juristes de la Majorité Présidentielle. Cela est une excellente chose. Mais croyez-moi, ce qui se joue n’est pas une affaire de droit. C’est pourquoi je vous prie de me permettre d’insister : ni le droit encore moins les avocats ne sortiront le Président GBAGBO de prison.

La raison

Vous la connaissez tous. D’abord, Dramane OUATTARA ne croit pas en l’existence du droit comme il ne croit pas non plus en l’existence de Dieu. Il croit au Pouvoir. Il croit en l’énergie de domination, de conquête, d’élévation métaphysique. D’une part parce qu’il est bouddhiste. D’autre part, et presque fondamentalement, parce qu’il est un mystique membre des sectes qui enseignent la théorie des Maîtres du Monde.

Ensuite, et cela est une démonstration de ce que j’ai déjà affirmé, Dramane OUATTARA a toujours évolué en marge du droit en Côte d’Ivoire. Alors Voltaïque, il s’est décrété Ivoirien en se faisant fabriquer un Certificat de Nationalité par le juge Zoro Bi de la Section de Tribunal de Dimbokro. Il a utilisé là une tactique qu’il va rééditer en 2010 en demandant à Youssouf Bakayoko d’aller annoncer un résultat imaginaire à l’Hôtel du Golf. Une fois que OUATTARA a trouvé quelqu’un d’apparence crédible pour lui produire du faux, il est en mesure de mettre en œuvre sa machine mafieuse internationale composée de journalistes véreux, d’hommes politiques de premier rang, de nationaux ivoiriens à l’âme corrompue.

Alors suivez-moi bien, ce qu’il faut à OUATTARA pour évoluer dans la vie, pour atteindre ses objectifs, c’est créer l’événement sur la base du faux. Une fois qu’il tient un bout de papier contenant du faux dans la main, il s’occupe du reste. Dans cette entreprise, tout se passe comme si les lois sont inexistantes. Mieux, OUATTARA ne cherche jamais à prouver ce qu’il brandit pour consolider son imposture car la preuve relève du domaine du droit et donc des lois.

Alors pour son Certificat de Nationalité grossièrement faux, son résultat électoral imaginaire, sa citoyenneté ivoirienne conçue à coup de millions et de pots de vins versés aux Politiques et aux hommes des média, OUATTARA nous a démontré qu’il est un objecteur de Loi et de Justice.

Il voulait un chef d’inculpation. Il en a un : le crime économique. Le reste est entre les mains de son réseau mafieux. Vous verrez bientôt le faux débat, complètement ahurissant, dénué de tout bon sens pour dire du faux droit destinés aux analphabètes qui le suivent. Du faux droit également, destiné à ceux qui regardent la Côte d’Ivoire de loin, parfois de très loin.

Les résultats

En marge des lois nationales et internationales, le Président GBAGBO sera jugé à guichet fermé. Pas de présence de journalistes ni de membres de sa famille. Il sera condamné sur le seul fondement de la volonté de OUATTARA de l’humilier, de lui ôter la vie, de souiller sa mémoire. Je touche du bois. Mais c’est cela le premier objectif de OUATTARA.

Le second objectif, c’est qu’il ne peut pas garder Laurent GBAGBO en Côte d’Ivoire comme prisonnier. L’homme politique est trop populaire et en passe de devenir une icône africaine de la lutte anticoloniale. Alors comme du temps de la traite des Noirs, il faut lui trouver une terre de déportation. C’est la Haye.

Pour gérer ce volet de la forfaiture hors-la-loi, il y a un certain Luis Moreno-Ocampo. Il est de la trempe du Sud Coréen Young-Jin Choi. Ils déforment la vérité. Ils déforment le droit. Ils mentent sans cligner de l’œil. Parce qu’ils ont été dressés pour faire ce genre de sales boulots. Dans leur méthode, il y a beaucoup de racisme. Ne regardez pas seulement la couleur de peau. Quiconque adhère à un projet qui vise à rabaisser une race différente de la sienne se fait raciste.

Alors Moreno-Ocampo, Procureur formé pour emprisonner les Noirs d’Afrique, en marge du droit international, sur la foi de faux témoignages de témoins choisis parmi les hommes de OUATTARA pour témoigner contre GAGBO ou pour enfoncer GBAGBO en jouant les repentis d’un certain régime GBAGBO, fera condamner le Président des Ivoiriens, tout juste pour créer un cadre judiciaire pour sa déportation, loin des terres ivoiriennes.

A très bientôt

Hassane Magued

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Alassane Ouattara ou la soumission sans équivoque de la Côte d’Ivoire

KOMLA R. KPOGLI

Les guerres sont faites souvent pour des objectifs purement économiques. En détruisant les infrastructures du pays agressé, en réduisant à néant sa machine militaire, en mettant à sac un pays on prépare un nouveau débouché. Des guerres conduisent à la naissance de nouveaux clients qui, une fois installés au pouvoir, vont devoir s’équiper en armes et en matériel de guerres pour prétendre redonner à l’Etat détruit, un de ses attributs de souveraineté : une armée. Aussi, ce pays devenu ruiné à coup de bombardements est obligé d’emprunter le chemin de la « reconstruction ». Cette « reconstruction », relevant plus de a propagande que de la réalité, passe nécessairement par les entreprises des pays agresseurs qui en font une occasion de déployer la corruption dans toutes ses formes. La « reconstruction », on sait ce qu’elle a produit dans les pays tels que l’Irak et l’Afghanistan récemment victimes de l’agression occidentale. La Côte d’Ivoire du criminel récidiviste Alassane Ouattara offre le meilleur exemple de cet état de chose en ce moment en Afrique subsaharienne.

Après avoir installé cet homme-lige au pouvoir suite à des bombardements et la destruction du matériel militaire ivoirien, la France peut passer aux affaires. Le prix de l’installation passe donc par l’achat des produits du faiseur de roi. C’est ainsi !

Il n’y a pas longtemps nous écrivions ceci à propos de l’agression contre la Libye par des pays occidentaux regroupés au sein de l’OTAN : « Les « soldats de la paix » de l’Occident accompagnés de quelques ravitailleurs arabo-musulmans de pacotilles et de décor sont sur le pied de guerre. Ils iront en Libye détruire l’aviation et le matériel militaire, mais le gouvernement fantoche et obséquieux à venir devra acquérir de nouveaux matériels de guerre. Les « soldats de la paix » iront détruire les infrastructures dont s’est dotée la Libye au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et comme partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple: détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et reconstruire ce qu’on avait détruit. C’est aussi cela les affaires![1] ». Cette logique commerciale s’applique à la satrapie de Côte d’Ivoire.

Le Patriote du 23 novembre 2011 nous informe que le pouvoir de Ouattara s’octroie de l’équipement militaire[2]. En effet, le journal du parti placé au pouvoir nous apprend que « l’Etat de Côte d’Ivoire par le biais du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a décidé de doter l’armée de moyens conséquents. Il s’agit, selon lui, de la suite logique de la volonté des autorités ivoiriennes de doter le pays d’une véritable armée.

Comme équipements, la Côte d’Ivoire de Ouattara s’achète 87 véhicules dont 55 de type double-cabine, 24 de type 4X4, 2 véhicules de transport de troupes, 4 berlines, 1 ambulance, 1 véhicule de type simple cabine, 1000 tenues parachutistes, 1000 paires de Rangers, 200 lits de camp, 91 tentes dont 65 collectives, 13 postes de commandement et 13 d’infirmerie.

Toutefois aucune information n’est donnée concernant le vendeur. On ne dispose non plus d’aucun chiffre sur le coût de ces fameux équipements.

A l’analyse, l’ombre de la France plane sur cette livraison. Car, c’est elle qui a installé Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. Depuis cette installation, on a vu la Côte d’Ivoire redevenir le ventre mou de la France qu’elle était au temps de Houphouët Boigny. Des hommes politiques français font la navette entre Paris et Abidjan pour consolider l’autorité de ce nouveau « chef indigène ». Ainsi, Sarkozy, Longuet, Guéant, Raffarin…ont depuis fait le déplacement sur Abidjan. En juin dernier, Gérard Longuet s’était rendu en Côte d’Ivoire pour discuter de la présence des troupes françaises dans le pays et de la « réorganisation » de l’armée de Côte d’Ivoire. Ce voyage de Longuet, sans doute, était aussi une occasion de conclure des contrats de vente de matériels militaires. On imagine mal d’ailleurs comment la France puisse installer un « chef indigène » et laisser un autre commerçant lui vendre ses produits.

Cette stratégie de s’offrir de nouveaux marchés par la guerre, on l’a vue en Libye quelques semaines seulement après la chute de Tripoli. Un cargo d’hommes dits d’affaires français accompagnés du ministre du commerce avait débarqué dans le pays pour soi-disant « aider à la reconstruction » et surtout prendre sa part du gâteau acquis par « la France et les Anglais » selon les termes mêmes de Patrick Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur. Autrement dit lorsqu’on fait la guerre à un pays, ceux qui ont fait l’effort de guerre sont les seuls fondés à partager le butin. Raisonnement plus que logique. Les européens occupant l’Amérique n’ont-ils pas procédé de la même façon en Irak ? La France qui n’avait pas participé à l’invasion a été privée de « contrats pour la reconstruction ».

Aussi, rapporte Le Patriote, ces propos très éclairants de Paul Koffi Koffi selon qui «l’état des lieux fait à la suite de la crise postélectorale a révélé que les défis auxquels l’institution défense est confrontée, sont aussi nombreux qu’urgents tant au niveau des hommes, des infrastructures que de leurs équipement». En clair, Koffi Koffi dit qu’après les bombardements français, la Côte d’Ivoire se trouve en ruine sur le plan militaire. Constat qu’on doit d’ailleurs élargir à tant d’autres secteurs. Cet aveu confirme l’idée que la guerre menée contre le territoire de Côte d’Ivoire a détruit mais cette destruction offre un marché nouveau. Il s’agit d’une sorte de commerce par le terrorisme.

Gérard Longuet devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011 évoque l’actuel processus de resserrement du dispositif militaire en Afrique et regrette que la Côte d’Ivoire n’ait pas remplacé le Gabon comme point d’implantation en ces termes : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ». Cette déclaration de Gérard Longuet donne un aperçu sur les missions pour lesquelles Alassane Ouattara est placé au pouvoir et combien cet homme serait capable de se fendre en quatre pour servir les intérêts de la France. Alassane est si soumis que la France ne doute un seul instant que s’il était placé un peu plus tôt, la Côte d’Ivoire aurait accueilli une base militaire française permanente sur son sol. C’est dire combien on est loin de Laurent Gbagbo.Il faut préciser que le même Longuet affirme que « les unités ont une formidable capacité à être projetées, et on peut travailler depuis la métropole. »

Travailler depuis la métropole ! Cela démontre combien la colonisation de l’Afrique est plus qu’une réalité.Revenons à la soumission sans équivoque ni retenue d’Alassane Ouattara à la France. Non seulement, on voit cette soumission à travers les relations militaires, mais on la verra également sur le terrain monétaire avec une possible dévaluation du franc CFA autour de laquelle la France travaille depuis un certain temps avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales ainsi que les présidents des institutions régionales de la zone franc. Le 19 septembre dernier, ces « élites indigènes » avaient été convoquées à Paris pour « discuter de la situation économique de la zone ». Un mois plus tard, devant la presse lors des « Matinales du gouvernement » du 24 novembre 2011[3], Mabri Toikeuse, ministre du plan et du développement du gouvernement Ouattara, déclarait que la dévaluation du franc CFA ne serait « pas une catastrophe ».

Au contraire, il s’était réjoui « des retombées de la dernière dévaluation (1994) qui, selon lui, « a fait tomber une pluie de milliards dans ce pays. » Cette soumission à toute épreuve aux intérêts française porte à penser que la presse de l’opposition a raison de dire que Ouattara qui, ces derniers temps, a fait le tour des capitales des autres territoires de la zone franc CFA était chargé de porter l’information de la future dévaluation à ses pairs. Même si les journalistes auteurs de ces écrits se retrouvent arrêtés et maintenus en détention, personne ne prend Ouattara pour un homme pour qui les préoccupations intérieures l’emporteraient sur les intérêts de ses maîtres occidentaux qu’il a toujours servi depuis son passage aussi bien à la BCEAO qu’au FMI en passant par toutes les institutions intermédiaires qu’il a dirigé.

Comme Lumumba, Olympio, Sankara…furent éliminés puis remplacés par une bande de fripouilles munies d’une feuille de route précise élaborée par les occidentaux, le président Gbagbo a été éliminé pour une fripouille dénommée Alassane Ouattara qui, le livrant à la fameuse Cour pénale internationale ce soir, montre qu’il est prêt à tout pour sauvegarder la place des maîtres. Pendant que les pires criminels au monde que sont Bush et ses amis, Blair et ses amis, Sarkozy et ses amis, Cameron, Obama…dorment tranquillement chez eux en toute impunité, ce qui leur font commettre à nouveau d’autres crimes, voilà que des nègres partisans d’une justice internationale qui n’existe pas dans la pratique, livrent un digne fils africain à la vindicte occidentale et notamment sarkozyste nichée sous le manteau troué de la CPI. Le désir étant d’humilier Laurent Gbagbo et montrer aux africains ce qui arrivera lorsque certains parmi eux oseraient des libertés avec l’attelage occidental et particulièrement français.

Le peuple africain en lutte sait donc à quoi s’en tenir face à un groupe de serviteurs aliénés piloté par Alassane Ouattara dont la mission est manifestement de replonger le territoire de Côte d’Ivoire dans le bain françafricain et dans le capitalisme terroriste qui drainent les richesses des pays tombés dans leurs escarcelles vers les pays dits développés.

29 novembre 2011

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo à la CPI

L’hypothèse tant redoutée par les ivoiriens depuis des semaines s’est produite. Le procureur d’Abidjan a reçu ce mardi un mandat du plaisantin et raciste argentin Moreno Ocampo demandant le transfèrement du président Laurent GBAGBO au Tribunal Pénal International. La justice de Côte d’Ivoire a décidé de livrer le Président Laurent GBAGBO au tribunal pénal international. Les événements se sont accélérés ces dernières 24h. En cours de journée, les avocats de Laurent Gbagbo ont été officiellement informés que le procureur d’Abidjan avait reçu un mandat de la CPI datant du 23 Novembre demandant à la justice ivoirienne de décider si oui ou non elle lui livrait Laurent Gbagbo. Cette dernière a décidé de le transférer à la Haye pour y être jugé.

Le président Laurent Gbagbo, accusé par Ocampo de je ne sais quoi a donc quitté mardi soir la Côte d’Ivoire pour la Haye.

Zimbabwe : Le taux de croissance passe à 9 %

C’est une fois encore de l’agence de presse chinoise Xinhua, le 25/11/2011, qu’on l’apprend : le Zimbabwe, jadis chanté par Bob Marley (et célébré par Gérard de Villiers, SAS en Rhodésie, 1975), voué, à cause de son leader, l’indéraciné Capt’ain Bob Mugabe, à toutes les gémonies occidentales, promis au plus moche avenir national (famine, extermination de l’opposition, choléra), aux plus considérables catastrophes humanitaires et sociales, le seul pays (avant la Grèce) que la coupable Allemagne de Big Mama Merkel se soit permis de tancer et de sermonner depuis la (si fâcheuse pour elle) seconde guerre mondiale… le  Zimbabwe se porte bien et  Mugabe les emmerde tous !

Malgré des campagnes médiatiques d’une violence inouïe (Gbagbo, lorsqu’il y sera confronté avouera comprendre Mugabe), des accusations qui eussent du avoir pour conséquences des démissions de journalistes, des limogeages à la tête des ONG et des excuses diplomatiques en cascade, et la mise sous tutelle internationale que représente le gouvernement d’union nationale (surtout si l’on considère la médiocrité du Premier ministre de l’étranger, l’hébété, imposé et stipendié Morgan Tsvangirai), « un budget de 4 milliards de dollars a été soumis au Parlement. Le taux de croissance annoncé sera étayé par la performance des secteurs en nette augmentation comme les finances (+23 %), l’industrie minière (+15,8 %), le tourisme (+13,7 %) et l’agriculture (+11,6 %). » Le reste ferait rêver n’importe quel dirigeant européen actuel… L’inflation devrait ne pas excéder 5% à la fin de 2011 (sont où les augures de mauvais oiseaux qui nous racontaient les valises de billets dévalués, l’augmentation phénoménalement exponentielle des prix ?). « Le ministre des Finances a révisé le budget initial de 3,4 milliards de dollars pour 2012 et l’a fait passer à 4 milliards. Les 600 millions supplémentaires proviendront de la vente de diamants de Marange, dont la commercialisation avait été auparavant suspendue par le Processus de Kimberley en raison de graves violations des droits de l’Homme, mais qui a été à nouveau autorisée au début du mois. »

Le secteur minier aura attiré 502 millions de dollars d’investissements en 2011, auxquels il convient d’additionner une aide étrangère de 618 millions de dollars (contre 370.7 millions l’année dernière). « Le pays s’attend à une légère croissance de la production du tabac, de 133 000 tonnes en 2011 à 150 000 tonnes en 2012. Quant à la production de maïs, une augmentation de 1.4 millions de tonnes à 1.8 millions de tonnes est prévue pour 2012. »

Avec un charlot comme Tsvangirai, dit l’homme de Londres, le Zimbabwe en serait-il là ?

Par Ezzat J.O. www.legrigriinternational.com

Egypte : La liberté d’expression sur l’Internet en danger selon RSF

Alors que le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’expression, Frank La Rue, a réaffirmé, le 21 octobre 2011, l’urgence à protéger la liberté d’expression sur l’Internet, l’Egypte s’enfonce dans une politique toujours plus liberticide à l’égard du web et des blogueurs.

La liberté d’expression sur Facebook en danger

Le 22 octobre 2011, au Caire, Ayman Youssef Mansour a été condamné à trois ans de prison assortis de travaux forcés pour avoir « intentionnellement insulté, attaqué et tourné en ridicule la dignité de la religion islamique » sur Facebook. Le net-citoyen avait été arrêté en août dernier.

« Sans se prononcer sur le contenu des messages publiés par Ayman Youssef Mansour, Reporters sans frontières regrette l’usage de la loi interdisant les insultes à la religion pour sanctionner un blogueur. Cette mesure, qui reste très vague, a souvent été utilisée, sous Hosni Moubarak, pour faire taire les voix dissidentes. En 2007, le blogueur Karim Amer avait notamment été condamné à de la prison ferme pour insulte au prophète de l’islam. Les pratiques de l’ancien régime perdurent avec le Conseil suprême des forces armées« , a déclaré Reporters sans frontières.

Maikel Nabil Sanad interné pour 45 jours

L’organisation déplore également l’internement, pour 45 jours, du blogueur Maikel Nabil Sanad à l’hôpital psychiatrique d’El-Khanka (gouvernorat de Qalubiyah,nord-est du Caire), sur décision du juge, rendu le 18 octobre 2011 à l’issue de la dernière audience. La prochaine audience est prévue le 1er novembre prochain. Son avocat, Me Mahdouh Nakhla, directeur d’Al-Kalema Center for Human Rights, craint que Maikel Nabil Sanad ne soit entre-temps soumis à un traitement par éléctrochocs, qu’il qualifie de « torture légalisée ». Alors qu’il souffre de problèmes rénaux, nerveux, d’anémie, et d’autres complications dues à sa grève de la faim, un tel traitement pourrait lui être fatal.

« Le net-citoyen, souffrant de graves problèmes de santé et en grève de la faim depuis deux mois, ne recevra pas les soins nécessaires à son rétablissement dans un établissement psychiatrique », a regretté Reporters sans frontières. « Maikel Nabil Sanad doit être libéré d’urgence, et bénéficier de soins médicaux appropriés. S’il venait à décéder en détention, le Conseil suprême des forces armées serait tenu entièrement responsable de la mort du premier prisonnier de conscience post-révolution », a poursuivi l’organisation.

Convocation de deux cyber-activistes par la cour martiale

Reporters sans frontières s’inquiète de la convocation de deux cyber-activistes, le 24 octobre 2011, dans le cadre d’une enquête sur les manifestations coptes du 9 octobre au Caire. Les deux net-citoyens devaient être interrogés par la cour militaire le 25 octobre 2011, mais cette date a été repoussée car Alaa Abd El Fattah, blogueur et développeur, est actuellement à San Francisco où il participe à la Silicon Valley Human Rights Conference.

Alaa Abd El Fattah et Bahaa Saber avaient déjà été arrêtés et détenus en 2006 pour avoir exprimé leurs opinions contre Hosni Moubarak sur le Net. Bahaa Saber a été à nouveau arrêté et torturé en 2010.

Les charges retenues contre eux ne sont pas encore connues, mais ils auraient été avertis de manière informelle que leur convocation était liée à leur couverture des manifestations coptes du 9 octobre dernier. Sur son compte Twitter, Alaa Abd El Fattah a déclaré qu’il serait probablement accusé d’incitation à la violence et destruction de bien public.

Un vidéo-blogueur pro-Moubarak, surnommé Ahmed « Spider », a publié sur Youtube une vidéo intitulée « Alaa Abd El Fattah the atheist runs away to America after I submitted a case against him. » (« Alaa Abd El fattah l’athée s’enfuie en Amérique après le dépôt de ma plainte contre lui ») Les deux cyber-activistes ont activement aidé les victimes des émeutes et leur famille, en acheminant des blessés vers l’hôpital.

La contestation des mesures prises par le CSFA prend de l’ampleur au sein de la population égyptienne. L’activiste et écrivain Willima Weesa a dénoncé l’internement de Maikel Nabil Sanad : « Cette décision viole ses droits civiques. De nombreuses personnes internées par les forces de sécurité sont en fait en bonne santé en rentrant, mais dévastées en ressortant. » Yosri Foudra, animateur d’une émission d’affaires publiques sur la chaîne privée ONTV, ancien journaliste de la BBC et d’Al-Jazeera, a suspendu son programme, le 21 octobre 2011, afin de dénoncer la poursuite, après la révolution, de méthodes de censure dignes de l’ère Moubarak. Alaa El-Aswani, écrivain connu pur ses positions critiques à l’égard du régime militaire, a également partagé ses inquiétudes sur Twitter : « Est-il maintenant interdit pour quiconque de critiquer le conseil militaire ? », s’est-il interrogé. Avant d’ajouter : « La révolution a besoin d’un nouvel épisode.

Par ailleurs, Reporters sans frontières salue la condamnation à sept ans de prison, le 26 octobre 2011, de Mahmoud Salah Mahmoud et d’Awad Ismaïl Souleimane, responsables de la mort de Khaled Saïd, le 6 juin 2010 à Alexandrie. Initialement accusés d’ »arrestation injustifiée » et « d’actes de torture », les deux policiers ont finalement été reconnus coupables d’avoir frappé à mort cet internaute à sa sortie d’un cyber-café.

Pour tout renseignement complémentaire : Reporters sans frontières 47, rue Vivienne 75002 Paris France rsf (@) rsf.org tél : +33 1 44 83 84 84 téléc : +33 1 45 23 11 51 http://www.rsf.org

Kenya : Un juge lance un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir afin de le livrer à la CPI

On aura tout vu en cette année 2011. Les Africains ont encore du chemin à parcourir. Le fait de ne pas aimer un homme ne peut pas nous amener à l’envoyer à la vindicte. Comment demander l’arrestation d’un Chef d’Etat en exercice ?

Un juge de la Haute Cour kényane a lancé lundi un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir ; ce dernier étant déjà poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes contre l’humanité au Darfour.

« Le tribunal en conséquence délivre un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir à la demande du requérant (ICJ Kenya). Il reviendrait au Procureur général et au ministre de la Sécurité intérieure d’ordonner cette arrestation s’il devait remettre les pieds au Kenya« , a déclaré le juge de la Haute Cour du Kenya, Nicolas Ombija.

Cette décision prendrait aussitôt effet si le président soudanais entrait sur le territoire kenyan. Selon la Haute Cour, le gouvernement aurait pour obligation de l’arrêter et de le livrer à la Cour pénale internationale (CPI) devant laquelle il devrait répondre d’accusations de génocide et de crimes contre l’humanité.

Les juges de la CPI avaient délivré le 12 juillet 2010 un mandat d’arrêt contre le président Soudanais pour génocide au Darfour, après avoir lancé le 4 mars 2009 un premier mandat pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La Cour avait demandé au Kenya « de prendre toute mesure nécessaire pour s’assurer que le président du Soudan, Omar el-Béchir, soit arrêté et remis à la Cour s’il visite le Kenya le 30 octobre (2010) à l’occasion d’un sommet régional ».

Le sommet avait ensuite été repoussé et déplacé à Addis Abeba, l’Ethiopie n’étant pas signataire du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.

L’Union africaine a à plusieurs reprises appelé ses Etats membres à ne pas arrêter le président soudanais, accusant la CPI de concentrer ses poursuites contre les seuls responsables africains et estimant que l’arrestation d’Omar el-Béchir serait nuisible à la recherche de la paix entre les deux Soudan.

Côte d’Ivoire, un an déjà que dure l’imposture

Des élections législatives sont annoncées en grande pompe en Côte d’Ivoire. D’aucuns diront qu’ils ne se sentent pas concernés par cette aventure qui n’est en somme que pure distraction. Parce que, parler à nouveau, dans le contexte actuel, d’élections dans ce pays sinistré, c’est aussi soulever l’épineuse question qui divise encore bons nombre d’ivoiriens : « Qui a remporté l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire ? »

Pour mémoire, sachons qu’il y a bientôt un an déjà que la Côte d’Ivoire organisait des élections présidentielles. Des élections censées la sortir de la grave crise qu’elle traverse depuis plus d’une décennie. Seulement, en lieu et place, la confusion, des douleurs et des larmes ont été servies aux ivoiriens et ce, par la volonté de mains obscurs aux antipodes des aspirations véritables du peuple ivoirien. Dans le désordre surréaliste savamment orchestré, deux hommes ont prêté serment au titre de présidents élus de la république de Côte d’Ivoire. « Du jamais vu », titraient les journaux nationaux et internationaux à leur une : « un pays, deux présidents ». Mais rassurez-vous, à côté du faux, il y a toujours du vrai. Si le mensonge est là, c’est qu’il existe à côté, la vérité.

Et l’usurpateur, tout comme le légitime, avaient leurs partisans : dans chaque camp, des hommes et des femmes convaincus de la victoire de leur champion. Pourtant, l’on aurait pu régler ce contentieux, comme on aurait réglé une affaire ordinaire, mettant en jeu des hommes civilisés. Ces hommes civilisés auraient saisi la justice, et chacun, devant un jury aurait plaidé sa cause. Et le jury à son tour, après les délibérations, aurait rendu son verdict,  et le juge, sur la base des délibérations aurait désigné qui des deux protagonistes a raison ou tort. Bien entendu ce schéma, qui n’est qu’une illustration, s’applique à des gens soucieux de préserver l’intérêt national et désireux de faire triompher la justice et le droit. Mais hélas, ceux qui se sentaient morveux ne se sont pas fait prier pour se moucher, et de la plus triste des manières. De peur de voir leur forfaiture dévoilée, ces imposteurs ont cru devoir s’imposer aux ivoiriens par la seule force de leurs armes, avec une violence inouïe. Rappelons-nous, lorsque l’Union Africaine, dans sa fuite en avant sur le dossier ivoirien, recommandait à Alassane Ouattara d’aller se faire investir par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. Croyez-vous que ce monsieur se soit préoccupé un seul instant du bain de sang que son attitude de va-t-en guerre faisait courir à ce pays ? Au début, ce fut le commando invisible qui endeuilla la nation. Leurs cibles privilégiées : policiers et gendarmes, pris au dépourvu et sauvagement assassinés. Puis entra dans la danse, les soldats de l’onuci, à travers leur appui technique et logistique aux assaillants. L’armée française, la Licorne, quant à elle occupa les zones stratégiques de la ville d’Abidjan et fit nuitamment entrer sur le sol ivoirien, armes lourdes de tous genres et des soldats venus des autres bases militaires françaises d’Afrique. La suite tout le monde la connait.

Huit mois après, la question que nous ne cesserons de poser à Sarkozy, Alassane Ouattara, Obama et consorts, est la suivante : « Et maintenant, croyez-vous que Monsieur Alassane Ouattara soit en mesure de gouverner pacifiquement et souverainement ce pays ou voulez-vous insinuer que vous pouvez vaincre les ivoiriens sans les convaincre» ?

Dans la même veine, Alassane Ouattara aussitôt assis dans le fauteuil présidentiel s’est empressé de lancer une opération dite de : « recherche de caches d’armes », car n’ignorant certainement pas ce dicton selon lequel « celui qui règne par les armes, périra par les armes ». Il mit alors en branle toute sa bande hétéroclite qui lui sert d’armée, afin de rechercher et trouver ces fameuses armes qu’auraient dissimulées  les partisans de Gbagbo. Cette opération qui n’était rien d’autre qu’un prolongement de la traque aux pro-Gbagbo dans nos villages et hameaux, connue son corollaire de dérives tribales, de dérapages et de tueries systématiques de jeunes gens supposés avoir combattu aux côtés des forces loyalistes au président Gbagbo. Car ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Côte d’Ivoire, la détention des armes  à feu, revient exclusivement aux ‘’vainqueurs’’ (sans gloire) de la guerre postélectorale. Les armes sont une affaire de milice Dozos (chasseurs traditionnelles) et des rebelles FRCI au grand dam des policiers, gendarmes et militaires (ex-FDS), pourtant qualifiés à porter et utiliser ces armes.

Aujourd’hui, nous sommes en effet loin des heures chaudes où des obus et des mortiers franco-rebelles pleuvaient sur Abidjan et sur la résidence du président Gbagbo. Les armes ayant finalement montré leurs limites. Le pays est toujours en crise. Les nouvelles autorités, malgré elles, doivent à présent faire face à l’aspect civil de cette crise. Celle qui préconise que les problèmes politiques soient réglés dans un cadre purement politique et démocratique.

Pour tous ceux s’insurgent contre le coup d’état qui a vu l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire, c’est une nouvelle opportunité qui s’ouvre. Dans cette perspective, quelle stratégie adopter face à des hommes qui ne savent qu’utiliser la violence, les menaces et à la fourberie comme armes dans l’arène politique ? En effet, il nous faut y répondre à notre tour avec nos propres armes, étant entendu qu’une arme est un instrument d’attaque mais aussi de défense, de peur de se voir proprement « écraser » par Ouattara.

Et des armes, nous en avons, en quantité suffisante. Plus efficaces que celles des FRCI, Onuci et forces françaises Licorne réunies. Avec ces armes nous pouvons défaire ce pouvoir vacillant, jusqu’à sa chute brutale. Ouattara pense t-il avoir vaincu et désarmé les ivoiriens? Eh bien qu’il se détrompe ! Car nous avons de ces armes-là qu’on ne peut nous arracher. Des armes qui n’ont pas besoin de munitions, qui ne peuvent ni s’enrayer, ni souffrir d’aucun défaut. Les seules armes capables de convaincre le peuple ivoirien car en adéquation avec ses aspirations les plus profondes. Ce peuple qui au fil du temps a pris conscience de notre destin commun, à savoir la préservation de sa liberté et de son indépendance. Des notions qui certes semblent devenir évasifs et insaisissables pour certains de nos compatriotes perdus dans une profonde léthargie. C’est pourtant dans ces notions fortes que nous tirons nos armes. Ce sont elles qui doivent sous-tendre notre combat en tout temps. C’est bien pour ces notions d’affirmation de sa souveraineté qu’elle a voulu traduire en actes concrets que la Côte d’Ivoire s’est vue attaquée par des forces étrangères avec la complicité de certains de ses fils corrompus.

Dans cette lutte sans merci, mettant en jeu la survie même de la nation ivoirienne, le pays n’appelle que les fiers ivoiriens sur qui elle peut compter. Non pas ces félons qui, pas assez convaincus, sont mû par cette propension à fuir le bateau lorsque celui-ci semble prendre de l’eau de tous parts. C’est à cette mobilisation sans faille que nous appelons tous les ivoiriens. Une guerre sur le terrain politique, sans passion ni fuite en avant. Dans un pays qui croule sous le poids de prisonniers politiques, qui vit au rythme effréné d’arrestations arbitraires et d’emprisonnements d’hommes politiques et de journalistes, qui fait du projet de rapatriement musclé des exilés politiques son cheval de bataille, qui initie l’omerta comme principale politique interne…, il est temps de se mettre en ordre de bataille. Les uns solidement soudés aux autres pour faire échec à cette imposture qui n’a que trop durée.

Marc Micael

Le Grand bordel de Louis Michel, la double facette de l’Union Europeenne au Togo

Liberté – Louis Michel ! La seule évocation de ce nom fait remonter à la mémoire collective des souvenirs pas trop gais. C’est cet ancien Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, ce Blanc zélateur et démarcheur du pouvoir Rpt qui sort des insanités à chaque fois qu’il doit parler du Togo. Louis Michel, c’est ce fonctionnaire de l’Union européenne qui joue à l’avocat du pouvoir Rpt de Père en Fils, affirme avec une certaine condescendance tout le contraire de la réalité, peint le Togo comme une démocratie, défend les gouvernants auprès de Bruxelles, moyennant bien sûr… Les Togolais savaient donc à quoi s’en tenir avec sa présence annoncée dans le cadre de la 22e session parlementaire paritaire ACP/UE à Lomé. Mais quant à le voir descendre aussi bas et défendre l’indéfendable, sur un sujet aussi clair et sensible que la décision de la Cour de justice de la Cédéao et le procès Kpatcha Gnassingbé, pour un « Blanc », on ne s’y attendait pas.

Les gaucheries de « Fo Michou »

« Moi ce qui m’étonne dans ce sujet, et là je ne vais pas prendre la défense de personne en disant cela, c’est que dans le fond on rejette la responsabilité de cette situation sur soit le président, soit la majorité parlementaire. Vous m’excuserez, mais si je ne m’abuse, ces neuf députés ont eu un problème avec leur parti avec lequel ils ont été élus. Ils ont été élus sur des listes Ufc. A un moment donné, ils ont fait dissidence. L’Ufc a fait valoir des lettres de démission qu’ils avaient signées préalablement », a dardé Louis Michel, le Coprésident de l’Assemblée parlementaire, relativement à la décision de la Cour de Justice de la Cédéao dans l’affaire d’exclusion des neuf députés ANC réhabilités le 7 octobre dernier et à la polémique sur leur retour ou non à l’Assemblée nationale, avant de lâcher : «  Qu’a dit la CEDEAO ? Ils devraient être indemnisés. Elle n’a rien dit d’autre. Elle n’a pas par exemple dit qu’ils devraient être réintégrés…La Cour de justice de la CEDEAO n’a jamais exigé la réintégration des députés, elle a seulement demandé de leur payer la somme de trois (3) millions F CFA ».

Ce disque, les Togolais l’entendent depuis un mois et demi des suppôts et autres caisses de résonance du pouvoir Rpt. Mais venant de la part d’un ressortissant d’un pays où la culture démocratique est une réalité et qui pourrait se compter parmi les démocraties traditionnelles d’Europe, d’un Blanc (sic), généralement admis par les « nègres » comme intelligent, sage et surtout « civilisé », il faut avouer que cela laisse pantois. A raison, quand on sait que la décision de la Cour communautaire ne souffre d’aucune ambiguïté. L’Etat togolais a été condamné à « réparer la violation des droits de l’Homme des requérants et à payer à chacun la somme de trois millions (3 000 000) FCFA à titre de dommage et intérêt », après que la Cour a égrainé les dispositions juridiques violées dans ce dossier. On dirait que Louis Michel n’a pas lu l’arrêt. Bien avant la Cour de Justice de la Cédéao, c’est l’Union interparlementaire (Uip) qui, cinq (05) mois plus tôt, statuant sur cette affaire avait démontré que les neuf députés concernés n’ont jamais démissionné de leur propre chef comme cela se doit, mais ont été plutôt démissionnés, et enjoint à l’Etat togolais de les réintégrer à l’Assemblée nationale. C’est vraiment triste que l’ancien Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire et aujourd’hui Eurodéputé, donc censé prôner les valeurs défendues par l’institution (démocratie, Etat de droit, bonne gouvernance, respect des droits de l’Homme) s’illustre aussi tristement. « Cette sortie de Louis Michel nous donne la preuve ultime que les Blancs ne sont pas aussi vertueux que ça… J’imagine un peu la calamité que serait ce monsieur s’il était noir. Ce serait un véritable danger public ! », glose un compatriote.

Comme s’il n’a pas assez suscité la polémique, le Belge s’aventurera aussi sur le terrain du procès Kpatcha Gnassingbé, arguant que « la justice a suivi son cours et qu’elle n’avait pas tenu compte de l’identité particulière de l’accusé ». En clair, Louis Michel est content que le député ait été jugé sans levée de son immunité parlementaire. Un véritable scandale, pour qui connaît les conditions d’arrestation et de détention de Kpatcha et les siens, les nombreux vices de procédures et violations qui ont caractérisé le procès. Et c’est à raison que les organisations de défense des droits de l’Homme soient indignées, et elles l’ont signifié à travers une déclaration datée du mardi 22 novembre. Les ODDH « prennent l’opinion nationale et internationale à témoin et feront endosser au député européen Louis Michel toutes les conséquences liées à une telle déclaration ». Et justement ces propos auront pour effet de renforcer dans sa position de force, le pouvoir togolais qui n’a d’ailleurs aucune intention de réintégrer ces députés.

Le double visage de l’UE

Que penser au juste de l’institution européenne qui se pose en civilisatrice au Togo mais dont les représentants au même moment cautionnent de façon aussi ostentatoire des forfaitures ? C’est aujourd’hui la grosse énigme à laquelle sont confrontés les Togolais. D’autant plus que la délégation de l’Union européenne au Togo a semblé prendre la voie de la raison.

On se rappelle que dans le cadre des rencontres périodiques instituées par l’accord de partenariat économique de Cotonou, des diplomates européens conduits par Patrick Spirlet ont échangé le vendredi 14 octobre dernier avec une délégation du gouvernement au ministère des Affaires étrangères. Au menu des discussions, les prochaines élections législatives et locales de 2012 et la situation des droits de l’homme au Togo, mais aussi des sujets d’actualité dont les audiences de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (Cvjr), les allégations de torture à l’Agence nationale de renseignement (Anr), le passage du Togo à l’Examen périodique universel devant le Conseil des droits de l’Homme, le dialogue au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (Cpdc), les réformes institutionnelles et constitutionnelles et, chose inattendue, la décision de la Cour de Justice de la Cédéao. « Nous avons souligné l’importance des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO et l’importance de les respecter, de prendre des initiatives dans ce sens pour justement favoriser cet apaisement », avait déclaré le chef de la Délégation de l’UE au Togo, estimant que le Togo est « à un moment crucial », et « un certain nombre d’événements récents méritent attention ». En clair, les diplomates européens demandaient à l’Etat togolais – à moins que nous soyons trop vite allés en besogne – de réintégrer les neuf députés abusivement exclus de l’Assemblée nationale, la réparation logique, puis payer les trois millions FCFA comme exigé par la Cour de la Cédéao. Et ce n’est d’ailleurs que le bon sens. Mais comment comprendre que les diplomates européens accrédités au Togo aient opté pour une position aussi conciliante et qu’au même moment l’un des porte-voix de l’Union Européenne, ancien Commissaire au développement et à l’action humanitaire, aujourd’hui Eurodéputé et Coprésident de l’Assemblée paritaire ACP/UE vienne prendre le contre-pied parfait de cette position?

Mais, où sont passées les bonnes vertus ?

Depuis lundi sont organisées, en marge de la 22e session parlementaire paritaire ACP/UE, des journées portes ouvertes sur la coopération Union Européenne-Togo, où sont exposés les fruits de ce partenariat. Il s’agit en réalité de célébrer cette coopération et de louer ses bienfaits. A l’occasion, l’institution européenne est peinte comme cette mère nourricière, qui ne veut que du bien des Togolais. « L’Union Européenne apporte au Togo une aide multidimensionnelle en vue de stimuler la croissance économique nécessaire à la réduction de la pauvreté et au développement durable », déclamait la ministre chargée de la Planification, du développement et de l’aménagement du territoire Dédé Ahoéfa Ekoué au lancement officiel. « Union Européenne yééé ! Hoyééé !!! », scandaient les groupes folkloriques déployés sur le site lors de la visite par le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire Andris Piebalgs, du chantier de construction de l’exutoire du lac ouest financé par l’UE.

L’Union européenne, c’est encore elle qui finance des programmes de renforcement de la démocratie, de modernisation de la Justice, de respect des droits de l’Homme, des œuvres inscrites au registre de la mission « civilisatrice » dont elle s’est investie. Il y a donc de quoi l’aduler pour ces actions. Mais les Togolais ont de plus en plus de la peine à croire à cette mission mise en avant depuis longtemps et à la sincérité de cette Union Européenne tant vantée au Togo. D’autant plus que Louis Michel n’est pas à son coup d’essai, c’est un récidiviste notoire ; mais jamais nous n’avons eu échos de quelque réprimande que ce soit de Bruxelles à son encontre, ce qui sonne comme de l’hypocrisie de la part de l’institution européenne. Et ses propos sur l’affaire des députés ANC auront malheureusement pour effets de renforcer le pouvoir en place dans sa position, celle de ne pas les réintégrer à l’Assemblée nationale. Ils sont de plus en plus loin, ces temps où l’UE était intransigeante et jouait au père fouettard à une violation majeure des droits de l’Homme, prenant immédiatement des sanctions. Mais aujourd’hui, ce sont ses fonctionnaires de premier plan mêmes qui adoubent ouvertement les violateurs, pour des bakchichs. Les bonnes mœurs qui caractérisaient l’homme blanc ont donc détalé. Et c’est bien dommage.

Littérature : Livre « Croisade islamiste » de Jean Paul Gourévitch

Est paru le 24 Novembre 2011, le livre « Croisade islamiste ». Il s’agit d’un véritable chef d’œuvre qui aborde des préoccupations à l’instar de Qui sont les islamistes ? Que veulent-ils ? De quels moyens logistiques et financiers disposent-ils ? L’islamisme est-il la croisade du XXI e siècle ?  

Son auteur, le professeur d’Université Jean Paul Gourévitch y dresse un état des lieux actualisé du terrorisme islamiste en France, en Europe et dans le monde, s’efforce de saisir ses objectifs et ses motivations à la lumière des écrits, des discours et des actions de tous ceux qui y réfèrent. Bref, un ouvrage de références qui situe l’islamisme par rapport à l’islam, dans le Monde et en France, met en perspective sa dynamique, son influence et ses protubérances, et esquisse un bilan de ses opérations.

Dans un monde musulman divisé religieusement, géographiquement et politiquement, les forces de la radicalisation constituent aujourd’hui, des pôles d’attraction pour l’ensemble des croyants, sommés de se situer par rapport à Al-Qaïda, à la charia, aux préceptes du Coran interprétés dans un sens littéral.

S’appuyant à la fois sur le retour du religieux, sur une jeunesse ré-islamisée et sur l’islamo-business, l’islamisme, qui a su concilier tradition dans ses préceptes et modernité dans sa stratégie ne cesse de gagner du terrain auprès des opinions publiques et des medias, au point de devenir une véritable menace pour l’islam. Face à lui, s’est développée une contre-croisade laïque qui connaît aussi des dérives et tourne parfois en Europe à l’islamophobie. Attitude qui fait le jeu des islamistes en transformant l’arène politique en face-à-face où il faut un vainqueur.

Jean-Paul Gourévitch, est né en 1941, est un écrivain, essayiste, formateur et consultant international indépendant sur l’Afrique et les migrations. Docteur en sciences de l’information et de la communication, il a enseigné l’image politique à l’Université de Paris XII, contribué à l’élaboration de l’histoire de la littérature de la jeunesse et de ses illustrateurs par ses ouvrages et ses expositions, est « proche des milieux libéraux ». Expert international en ressources humaines et spécialiste de l’Afrique et des migrations, il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’Afrique et aux aspects sociaux et économiques de l’immigration en France. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages dont plusieurs essais récents sur la France en Afrique et les Africains de France, les migrations et leur coût humain et économique qui ont connu un certain retentissement médiatique.

Principaux ouvrages de Gourévitch

  • La poésie en France, les éditions ouvrières, 1966
  • Les enfants et la poésie, l’Ecole, 1969
  • Villiers de l’Isle-Adam, Seghers, 1971
  • Défi à l’éducation, Casterman, 1973
  • Clefs pour l’audiovisuel, Seghers, 1974
  • L’image du Président, Tema, 1975
  • Comprendre la Publicité, L’Ecole, 1975
  • L’imagerie politique, Flammarion, 1980
  • La propagande dans tous ses états, Flammarion, 1981
  • La politique et ses images, Edilig, 1986
  • Comment devenir Président de la République en 90 minutes, Plon 1992 (en coll. avec Michel-Antoine Burnier et Léon Mercadet)
  • Images d’enfance: 4 siècles d’illustration du livre pour enfants, Alternatives, 1994
  • l’Afrique , le fric, la France, Le pré aux clercs, 1997, réed 2001
  • Immigration la fracture légale, Le pré aux clercs, 1998
  • L’image en politique, Hachette littératures, 1998
  • La littérature de jeunesse dans tous ses écrits 1520-1970, Argos-CRDP Créteil 1998 rééed 2001
  • La démagogie racontée à ma petite fille, Le Capucin, 1999
  • La France africaine, Le pré aux clercs, 2000 3e édition
  • L’Economie informelle, Le pré aux clercs, 2002
  • Ne disons pas au jour les secrets de la nuit, roman Presses de la Renaissance, 2003 (avec Dominique Marny) adaptée et jouée au théâtre de Nesle en mai et juin 2008
  • La France en Afrique, Le pré aux Clercs, 2004
  • Mémoires d’enfances, Le pré aux Clercs, 2004 (avec Jacques Gimard)
  • Hetzel: le bon génie des livres, Le Serpent à Plumes, 2005
  • Plaisirs d’amour, Le Pré aux Clercs, 2006 (avec Dominique Marny)
  • Les migrations en Europe, Acropole, 2007
  • La France en Afrique, Acropole, 2008
  • Profession démago, éditions du Palio, 2008
  • Maux Croisés, roman policier interactif Archipoche, 2008
  • Coût réel de l’immigration en France, éd. Contribuables associés, 2008
  • Les Africains de France, Acropole, 2009
  • le coût de l’expatriation, éd. Contribuables associés, 2009
  • L’immigration, ça coûte ou ça rapporte, Larousse, 2009
  • Le rêve méditerranéen d’Ulysse à Nicolas Sarkozy, éditions de l’Œuvre, 2009 prix Gaxotte de l’essai historique 2009, finaliste du prix Méditerranée 2010
  • Le coût de la politique migratoire de la France, éd. Contribuables associés, 2010
  • (dir.) actes de l’atelier « Mémoire des indépendances africaines »[19].
  • Combien nous coûte l’immigration irrégulière, éd. Contribuables associés, 2011

Pour le retrait du Prix Nobel de la Paix à Obama

Un citoyen italien, indigné par les actes posés par Obama depuis son arrivée à la maison blanche (coup d’Etat en Côte d’Ivoire, guerre contre la Libye et toute l’Afrique, assassinat d’un Chef d’Etat souverain) demande au Comité d’Oslo de lui retirer le prix nobel de paix qui lui a été décerné.

« Mon nom est Joe Fallisi. Je suis un ténor italien et activiste des droits de l’Homme et universels. Je lance un appel à tous les hommes et les femmes de bonne volonté, aimant la justice, afin qu’ils puissent signer la pétition d’Action Justice and Peace, lancée par Action Liberté 20 en collaboration avec le Congrès National du Peuple Ivoirien, demandant le retrait du Prix Nobel de la paix à M. Barack Obama, ainsi que l’arrestation, par la Cour pénale internationale, du même Obama, de Mme Hillary Clinton, de M. Cameron et de M. Sarkozy qui sont des criminels de guerre… »

Pour signer la pétition, cliquer ici