Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: novembre 12, 2011

Un noir à la maison blanche

Un Noir à la Maison Blanche, par aymard

Le mardi 4 novembre 2008, suite à la victoire de Barack Obama sur le sénateur républicain John Mccain, toute l’Afrique a vibré, les Africains avec. J’ai encore en mémoire la sale journée que j’ai dû passer à l’époque parcequ’ayant été empêché de faire la grasse matinée ; le téléphone ne cessant de sonner et à chaque appel, c’était pour m’entendre dire que l’Afrique était sauvée et surtout cette phrase qui m’a réveillé définitivement : « le continent va sortir du sous-développement ». Même si je n’étais pas devin, je m’époumonais à expliquer à mes interlocuteurs que Barack Obama a été élu pour régler les problèmes des américains et non ceux des Africains. Je pense aujourd’hui avoir pleinement raison en ayant préconisé la prudence à l’égard de ce nègre qui n’est en effet qu’une marionnette placée au pouvoir pour jouer le messie avec le résultat que nous avons. Il me rappelle un certain Kofi Annan à l’Onu. Ce Ghanéen, entré à l’Onu en 1962 pour devenir 35 ans plus tard secrétaire général a été une sorte de pantin aux mains des américains. C’est sous son mandat qu’il y a eu plus de conflits et de massacres. Il s’est personnellement investi en RDC pour que Kabila soit élu au détriment de Tsisekedi, le « sphinx de Limete » qui depuis, je pense appelle à une insurrection populaire. C’est lui qui envoya en Côte d’Ivoire après le coup d’état raté de septembre 2002, le béninois Albert Tévoédjrè en tant qu’envoyé spécial de l’Onu. Tévoédjrè qui, n’a d’ailleurs rien apporté de bon pour son propre pays depuis 1960 a osé dire à la délégation du FPI qui s’agaçait de son trop grand rapprochement avec les rebelles, de se comporter comme des gens civilisés et laisser l’Onuci travailler ; cette dernière travaillant bien évidemment au renversement de Laurent Gbagbo comme on a pu le constater par la suite en vue de l’installation d’Alassane Ouattara qui devient neuf ans plus tard soit en Avril 2011, le Président de la République de la Communauté Internationale. Son passage en tant que 1er ministre aura laissé un goût sucré à ses soutiens internationaux ; période pendant laquelle cet économiste cède aux bras financiers de la Françafrique toutes les entreprises d’Etat de la Côte d’Ivoire. Aucun secteur n’a été épargné. Bouygues, France Telecom ou encore Bolloré se frottent les mains. Martin Bouygues a l’Eau et l’Electricité mais aussi la plate-forme pétrolière d’Azito, les Grands moulins, l’exploitation de l’or et du diamant, le gaz, le chantier du troisième pont d’Abidjan… France Telecom, la téléphonie et Vincent Bolloré le transport multimodal et les ports. Ses maîtres, nostalgiques de cette époque ont tout mis dans la balance pour le faire revenir aux affaires ; même s’il a fallu tuer 3.000 ivoiriens.

Barak Obama disais-je, a été placé au pouvoir pour jouer le messie et il semble bien adorer ce rôle qu’il joue à merveille.

Comme le pygmé de l’Elysée, son compère de France, Obama est un médiaphile. Il adore le spectacle. Le voir marcher en se dandinant et en balançant les bras me fait sourire et me fait chaque fois penser à John Travolta dans « Saturday Night Fever ». A la maison blanche, aux conférences de presse il arrive en sautillant. Il descend les passerelles des avions en sautillant. Puis, quand il arrive, il annonce votre mort tout en souriant.

Pendant la campagne électorale, il avait promis la fermeture de la prison de Guantanamo, le retrait des troupes américaines d’Afghanistan et d’Irak, la création d’un Etat palestinien. Rien de tout cela n’a été obtenu à ce jour même pas un angstrœm d’État palestinien et pourtant ce ne sont pas les palestiniens qui ont voté pour son élection. Il s’était engagé en 2008 à doubler l’aide au développement, à soutenir l’initiative d’allègement de la dette des pays les plus pauvres, à investir 50 milliards dans la lutte contre le Sida ainsi de suite. Et pourtant, c’est le même Obama qui approuve le coup d’état perpétré en Côte d’Ivoire et ordonne l’assassinat de Kadhafi en Libye bref, le renversement de deux (02) régimes qui avaient des résultats économiques et sociaux mémorables avant qu’ils ne soient attaqués le premier en 2002 par une horde de mercenaires africains venus du Burkina et alimentés en armes par la France et le second en 2011 par des islamistes d’Al Qaeda, des soldats du Qatar, des forces spéciales occidentales dont américaines. Et dire que cet homme est prix Nobel de paix !

Hélas, le prix Nobel de la paix est l’instigateur de guerres et de conflits un peu partout et donc, pour la crédibilité du Comité d’Oslo, ce prix doit lui être retiré. Il appelle ouvertement à la violence puisqu’en s’opposant à la reconnaissance de la Palestine par l’ONU, avant cela par l’UNESCO dont il a fait couper les vivres, il participe de ce fait à radicaliser la position du Hamas qui ne restera pas les bras croisés face à Israël qui, non content d’étrangler économiquement la Palestine a décidé d’occuper Jérusalem-Est en y construisant davantage de logements après avoir détruit les plantations d’oliviers des Palestiniens. Plutôt que de pratiquer la paix pour laquelle ce prix lui a été décerné, il a décidé de faire du terrorisme d’État, en appelant à l’assassinat d’un Chef d’Etat bref, un praticien du crime de masse comme témoigne le bilan macabre de l’expédition libyenne : 70.000 morts. Bientôt – réélection oblige – il pourra se targuer d’avoir fait plus que Georges W. Bush pour protéger les américains du terrorisme.

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Bombardements humanitaires en Libye : Les crimes de guerre de Charles Bouchard

Bombardements humanitaires en Libye : Les crimes de guerre de Charles Bouchard par  Bernard Desgagné

Au rayon des crimes contre l’humanité, le Québec avait le faux héros Roméo Dallaire, marionnette de Bill Clinton chargée de laisser la voie libre à Paul Kagame et à ses conseillers militaires étasuniens, architectes du bain de sang qui commença le 1er octobre 1990 et qui se poursuit encore, 21 ans plus tard, au Rwanda et en République démocratique du Congo. Mais aujourd’hui, le Québec a son premier vrai grand criminel de guerre, le lieutenant-général Charles Bouchard, bourreau des Libyens.

En dépit des protestations vigoureuses et après de nombreuses tentatives ratées (par exemple, le 21 mars, le 25 avril et le 30 avril, cette dernière ayant causé la mort du plus jeune fils et de trois petits-enfants de Mouammar Kadhafi), Charles Bouchard a fait assassiner un chef d’État. Il peut, s’il le veut, nier effrontément son crime, mais les révélations du Canard enchainé sont accablantes. Chemin faisant, les tueurs aux ordres de Charles Bouchard ont massacré des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, peut-être même des millions, aujourd’hui dispersées dans le désert ou dans les pays voisins.

À titre de dirigeant militaire du Dominion of Canada, monarchie à laquelle les Québécois ont été intégrés de force et dont ils ne partagent pas les valeurs militaristes, Charles Bouchard a fait pleuvoir des bombes pendant six mois sur Tripoli, une ville moderne de plus d’un million d’habitants encore prospère récemment. Il a lâché aux trousses des Libyens de race noire une horde de chiens drogués, racistes et assoiffés de sang. Il a orchestré la destruction de Syrte, bijou méditerranéen incarnant la grande réussite économique et sociale que les Libyens et l’Afrique devaient à Mouammar Kadhafi.

L’horreur causée par l’OTAN en Libye

Un échantillon des crimes de guerre de Charles Bouchard

http://www.tagtele.com/videos/voir/75264

Une goutte de vérité dans un océan de mensonges radiocanadiens : Le reportage de Jean-François Bélanger sur les massacres commis à Taouarga par les rebelles racistes auquel l’OTAN a accordé un permis de tuer tous les civils qu’ils veulent.


Engagé par les psychopathes Obama, Cameron, Sarkozy et Harper, qui sont à la tête d’États voyous en faillite n’ayant plus que la guerre comme argument économique, Charles Bouchard les a aidés à faire main basse sur les fonds souverains de 150 milliards de dollars et les réserves connues de 60 milliards de barils de pétrole d’un pays riche. Le ratio de la dette sur le PIB de la Libye est de 3,3 %, soit l’un des moins élevés au monde, comparativement à 85,9 %, 88,5 %, 97,3 % et 101,1 % respectivement pour le Canada, le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, grands donneurs de leçon de démocratie par les bombes, qui ont décidé de coloniser militairement l’Afrique et le Moyen-Orient pour s’assurer de pouvoir continuer d’en piller les richesses au profit d’une petite clique de requins voraces, tout en maintenant leurs populations dans la servitude. La Libye, oasis de prospérité et phare pour le tiers-monde, sera désormais le royaume de la barbarie.

Kadhafi un grand héros

L’assassinat sauvage de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim par les terroristes à la solde de chefs d’État qui, hier encore, cachaient hypocritement leur projet de liquidation est une cicatrice de plus sur le visage balafré de l’Afrique, continent martyr. Les Africains sont nombreux à avoir pleuré à chaudes larmes la mort du guide, de l’Algérie à l’Afrique du Sud et du Sénégal au Kenya. Les voisins du sud, Mali, Niger et Tchad, de même que le reste de l’Afrique bénéficiaient grandement du dynamisme économique et des investissements de la Libye. Les Noirs étaient les bienvenues chez Kadhafi, un grand panafricaniste qui avait appuyé l’ANC et Mandela, bravant avec un coeur chevaleresque les protecteurs occidentaux des tenants de l’apartheid.

Vanessa Hessler, actrice, mannequin et amoureuse de Mouatassim Kadhafi, a été remerciée de ses services par Telefónica Germany pour avoir osé dire entre autres que « les Kadhafi étaient des gens très simples comme vous et moi ». Elle qui jouait la princesse Irina dans Astérix aux Jeux olympiques, avec le Québécois Stéphane Rousseau, peut aujourd’hui regarder, sur Internet, les derniers moments de l’élu de son coeur aux mains des bêtes sauvages lâchées sur la Libye par l’OTAN.


Les larmes et la colère des Africains paraissent incompréhensibles pour les esprits occidentaux encore trop nombreux à être dupes de la désinformation et à penser que les mauvais clients de Wall Street sont vraiment des dictateurs sanguinaires comme le prétend par exemple Radio-Canada. C’est à eux que je m’adresse surtout, à commencer par mes compatriotes québécois. Pour la plupart des Africains, ce que j’écris n’a rien d’une révélation. C’est l’évidence.

En Libye, la richesse était redistribuée sous l’oeil bienveillant de Kadhafi, qui n’avait rien d’un tyran : soins de santé gratuits, éducation gratuite, logements gratuits, généreuses primes aux études, aide pour les nouveaux mariés. Bref, tout le contraire du projet de désolidarisation sociale que nous propose l’Institut économique de Montréal et que met en œuvre la succursale de Power Corporation au pouvoir à Québec, notamment avec la hausse des frais de scolarité à l’université. Laissons un peu la parole à Mouammar Kadhafi lui-même, qui s’exprimait dans un journal libyen, le 5 avril 2011. Je cite la traduction de ce texte faite par Sam Hamod :

Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cowboy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.

Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine. 
J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté », de « démocratie » et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.

[…]

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans la Jamahiriya libyenne.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je me suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même.

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de « fou », de « bizarre », ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté.

Kadhafi n’était pas du tout l’être diabolique que les médias du grand capital, de CNN à l’AFP, en passant par Radio-Canada, nous ont dépeint avec une invraisemblable malhonnêteté. Le meilleur exemple de cette diabolisation est sans doute l’attentat de Lockerbie, auquel aucun Libyen n’a participé, et encore moins Kadhafi. La vérité sur cet attentat se trouve dans « The New World Order Rule of Injustice », d’Edward Herman. Le reste de ce que les médias et les faux experts à gages racontent sur Kadhafi est de la même eau.

La sombre machination saute aux yeux et décrédibilise totalement les calomniateurs de Kadhafi lorsqu’on constate les crimes de masse commis par eux. Ils se sont d’abord voté un prétexte, les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, pour ensuite montrer leur vrai visage en massacrant les civils qu’ils disaient vouloir protéger et en s’efforçant d’assassiner le plus grand nombre possible de personnalités emblématiques de la Jamahiriya arabe libyenne. Malgré tout, beaucoup de gens conscients de la barbarie nord-atlantique tiennent, en avant-propos, à se dissocier obséquieusement de Mouammar Kadhafi pour préserver leur réputation.

En cette ère de fureur meurtrière, très peu de dirigeants et de personnalités ont eu le courage de défendre inconditionnellement le grand chef d’État qu’a été Mouammar Kadhafi. Hugo Chavez est l’un d’eux, même s’il se sait déjà dans le collimateur de Washington. Il pourrait subir le même sort que Kadhafi, mais, comme ce dernier, il donne à son peuple et à l’humanité toute entière l’exemple de ce qu’est la dignité, la liberté et le courage.

Pour avoir une idée plus complète de l’œuvre et de la pensée de Mouammar Kadhafi, je vous suggère de lire « Les vraies raisons de la guerre en Libye », un excellent survol que l’on doit à Jean-Paul Pougala et qui est daté du 28 mars 2011, ainsi que le Livre vert de Kadhafi lui-même. Personnellement, j’aurais échangé Pauline Marois et l’admirateur du Canada Gilles Duceppe n’importe quand pour un chef comme Kadhafi. (Le favori de Duceppe dans la course à la direction du BQ, Jean-François Fortin, est un grand partisan du bombardement de la Libye. Comme dirait Brassens, « quand on est con, on est con […] petit con de la dernière averse, vieux con des neiges d’antan ».)

La pluie de mensonges

L’aviation libyenne n’a jamais bombardé des civils. Les prétendues manifestations, filmées avec des téléphones cellulaires parkinsoniens, étaient des mises en scène orchestrées par la chaine qatarienne Al Jazeera, dont le directeur général collaborait avec la CIA tandis que les forces armées de son pays faisaient de la sous-traitance pour l’OTAN sur le terrain. Le prétexte de la protection des civils invoqué par l’OTAN est un gros mensonge, et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sont une preuve éclatante, s’il en fallait encore une, que cette institution internationale est complètement manipulée par les maitres du monde, au même titre que beaucoup d’ONG de façade, comme Human Rights Watch et Amnistie Internationale.

Les forces de sécurité libyennes n’ont jamais tiré sur des manifestants pacifiques. Il n’y a jamais eu de soulèvement populaire en Libye. Même Berlusconi a dit que ses homologues Cameron et Sarkozy bombardaient la Libye dans l’espoir que la population de Tripoli se révolte contre Kadhafi, ce qui ne s’est jamais produit, au contraire. Mais en fait, je pense que cet espoir était assez mince et qu’on prévoyait plutôt décimer les résistants jusqu’au bout.

Pour nous faire croire au scénario abracadabrant de la protection des civils, les médias menteurs ont dû, comme dans le cas de Laurent Gbagbo et de la Côte d’Ivoire, nous cacher une information cruciale : l’appui massif de la population au chef de l’État. Le 1er juillet 2011, 1,7 million de personnes sont descendues manifester dans les rues de Tripoli, ville de 1,1 million d’habitants. Plus d’un quart de la population libyenne a convergé vers la capitale pour manifester contre l’OTAN dans l’espoir que son appel serait entendu par la communauté internationale. Or, entre le 1er et le 3 juillet, que nous disait Radio-Canada à propos de la Libye ? Que les rebelles s’apprêtaient à lancer une offensive majeure en direction de Tripoli. Pas un mot sur la manifestation monstre du 1er juillet !

Un quart de la population de la Libye dans les rues de Tripoli pour appuyer Kadhafi. Un peuple victime d’un tyran agirait-il ainsi ? Par comparaison, les médias nous montrent des « scènes de réjouissance » de la supposée « libération », où des analphabètes tirent en l’air en criant Allah Akbar ou font crisser leurs pneus dans les rues, puis des plans rapprochés où l’on voit quelques dizaines de partisans apparemment enthousiastes. Rien qui nous permette de croire en une vraie ferveur populaire.


Les complices de Charles Bouchard

L’œuvre criminelle de Charles Bouchard est le résultat dramatique de l’immoralité la plus abjecte dans laquelle l’Occident s’est enfoncé, rongé par le matérialisme, la cupidité, le mensonge et la haine. Voyez ci-dessous la réaction de joie de Hillary Clinton, incarnation de cette immoralité, à l’annonce de l’assassinat de Kadhafi.

Charles Bouchard n’a pas agi seul, loin de là. Ses patrons, eux-mêmes des marionnettes du grand capital, sont aussi coupables que lui. Harper est un criminel, lui aussi, par exemple. Les hauts placés ont perpétré leurs crimes en toute connaissance de cause et en mentant effrontément à la population. Ils ont massacré les Libyens en sachant pertinemment qu’ils le faisaient pour installer au pouvoir une bande de terroristes fanatisés, qui n’ont pas mis de temps, après la « libération », à dire qu’ils allaient appliquer la charia. Dans sa grande hypocrisie, Ottawa s’est mis à raconter par la suite qu’il allait « militer pour les droits des femmes ».

Sur la scène du drame, Charles Bouchard a eu comme complice les tueurs à gages aux commandes des avions et les terroristes armés par l’OTAN, mais d’autres complices ont également joué un rôle crucial et ont directement participé aux assassinats sur le terrain. Non contents de mettre des idées dans la tête des contribuables occidentaux pour susciter leur consentement, les médias ont participé activement aux bombardements. C’est Charles Bouchard lui-même qui l’a avoué au propagandiste de guerre Michel Désautels, sur les ondes de Radio-Canada, le 31 octobre 2011. Voici l’extrait incriminant :

MICHEL DÉSAUTELS — Donc, s’il n’y avait pas de coordination [entre les rebelles et l’OTAN], il y avait en tout cas du renseignement qui circulait de part et d’autre.

CHARLES BOUCHARD — Bien sûr, les renseignements, euh… Mais les renseignements venaient de beaucoup de sources, dont les médias, qui étaient au sol et qui nous donnaient beaucoup d’information, au travers des intentions, et où étaient les forces terrestres.

Cette déclaration de Charles Bouchard est corroborée par les observations à Tripoli des journalistes indépendants Thierry Meyssan et Mahdi Nazemroaya, qui ont été menacés de mort par de faux journalistes. Essentiellement, les journalistes pointaient les cibles pour l’OTAN, notamment lors des tentatives d’assassinat. Ils pouvaient déposer des balises GPS pour marquer un emplacement exact, en vue d’une frappe ultérieure, ou encore communiquer au moyen d’un téléphone satellitaire avec le centre de commandement et de contrôle de l’OTAN, où le général Bouchard ordonnait les assassinats dans un délai de quelques minutes, puisque des avions d’attaque étaient constamment en vol, à distance de frappe. Ainsi, lorsque les faux journalistes constataient que Kadhafi se trouvait à un endroit, ils appelaient tout de suite Bouchard.

Entrevue avec Thierry Meyssan à la télévision syrienne où il décrit le comportement de certains faux journalistes. L’émission est en arabe, mais M. Meyssan répond aux questions en français.


Entrevue en direct sur Russian Television de Mahdi Nazemroaya, menacé de mort à Tripoli ainsi que Thierry Meyssan, par de faux journalistes occidentaux.

Reportage de Michel Collon

Reportage de Lizzie Phelan

Conférence de Lizzie Phelan


Une enquête doit avoir lieu

Au Parlement d’Ottawa, l’opposition n’a plus le choix et doit réclamer une enquête sur les allégations ci-dessus de crime de guerre commis par le lieutenant-général Charles Bouchard, commandant de l’opération Protecteur unifié, contre le gouvernement conservateur et contre les médias complices. Éventuellement, le premier ministre et le ministre de la Défense eux-mêmes devront être inculpés de crimes contre l’humanité si l’on arrive à faire la preuve qu’ils étaient au courant des cibles et des conséquences réelles des bombardements de la Force aérienne royale du Canada.

L’opposition doit faire vite, car les criminels s’emploient actuellement à effacer rapidement les traces de leurs méfaits. En Libye, tous les témoins gênants seront liquidés. Des exterminations massives auront lieu. Même la CPI participe à la traque en vue d’exterminer ceux qui pourraient révéler beaucoup de choses. Elle a servi un avertissement à Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi qui essaie actuellement de sauver sa peau et qui sait pertinemment qu’il ne peut pas se rendre aux terroristes du CNT s’il ne veut pas finir comme son père et ses deux frères. La CPI a prévenu Saïf al-Islam qu’elle ferait « intercepter » l’avion s’il essayait de se rendre dans un autre pays par la voie des airs, ce qui veut dire essentiellement qu’elle fera abattre l’avion, donc qu’elle fera éliminer son illustre passager.

Le temps joue également contre d’autres témoins importants, comme les journalistes mentionnés ci-dessus, qui pourraient être considérés comme des « menaces pour la sécurité nationale » et être liquidés ou mis au cachot.

Syrte en ruines


Prochaine chronique dans quelques jours :

Quelle démocratie sept mois plus tard pour les Ivoiriens « libérés » par les bombardements français et onusiens avec la complicité d’Ottawa ?


Enquête sur le terrain en Afrique de l’Ouest

Maître Serge Gbougnon : « Depuis six mois, Gbagbo n’est pas médicalement suivi»

Suite à la libération de 20 prisonniers pro – Gbagbo le mercredi dernier, Maître Serge Gbougnon, l’un des avocats du Président Laurent Gbagbo réagit. Lire la vidéo.

Et si l’Afrique avait besoin d’une autre diaspora

Le mot diaspora désignait dans l’antiquité la dispersion des Juifs (sans territoire). Aujourd’hui il a évolué et élargi à d’autres peuples. Mais le mot « diaspora africaine » désigne essentiellement les populations africaines déportées comme esclaves du 16ème au 19ème siècle. Pour les populations africaines vivant hors du continent et résultant des récentes migrations, je préfère la terminologie : « Population d’origine africaine ». « Les africains de la diaspora » étant inapproprié, puisque le mot « diaspora » n’est pas synonyme de « l’étranger », encore moins « d’outre-mer ».

Selon un critère de regroupement par classe sociale, on peut diviser ces populations en 3 catégories : il y a le migrant traditionnel qui naturellement occupe le bas de l’échelle sociale dans les pays de destination. C’est malheureusement la très grande majorité des migrants africains, environ 90%. Il y a les cadres, les entrepreneurs, les professions libérales et les politiciens qui sont environ 9% et le restant 1% composé de personnes fortunées qui vivent dans des quartiers huppés ; ils ne travaillent pas et pour la plupart, ils n’ont jamais travaillé, parce qu’ils sont les frères, sœurs, cousins, cousines, amantes, amants des politiciens et des fonctionnaires africains et vivent grâce à un système généralisé de corruption et de détournements de biens publiques qui gangrène leurs pays d’origine. Lorsque des opérations de lutte contre la corruption les privent de leurs rentes, ils se découvrent alors les plus virulents opposants au système. Dans certains pays, ils vont jusqu’à financer des rebellions armées pour reprendre le pouvoir perdu.

Toutes les 3 catégories ont quelque chose en commun, ils souffrent tous de ce que j’appelle le « Syndrome du Ghetto ». Même si dans leur pays d’accueil ils n’ont jamais démontré de vanter la moindre compétence dans un domaine spécifique, pour eux, le seul fait d’habiter sans participer à la vie publique de Paris, Washington ou Londres devrait être suffisant pour être vu comme l’Expert pouvant résoudre tous les problèmes du continent africain liés à l’économie, la finance, la politique, le juridique, la technique etc… Ils savent tout, sur tous les sujets. Aux multiples rencontres hebdomadaires ils parlent de funérailles, anniversaires, mariages, remariage, baptême des enfants … avec des conséquents déplacements intercontinentaux, jamais de la création de richesses, ils ne parlent jamais de ce qui sert à l’Afrique. Ils vivent en circuit fermé de la médiocrité, avec des comportements tout aussi achroniques. Aux USA, 95% des enfants asiatiques vont à l’université, contre 12% des enfants Africains qui sont pour la plupart destinés à la prison parce que l’irresponsabilité des parents aidant, ils s’installent dans une délinquance qui est tôt ou tard exportée vers les pays d’origine des parents, salissant au passage l’image de ces pays.

C’est dans ce contexte que de plus en plus en Afrique, on fait le choix de faire participer les ressortissants de chaque pays résidents à l’étranger à l’effort de développement sans au préalable se préoccuper de la qualité et de l’opportunité des contributions. C’est comme si on signifiait que l’astrophysicien Modibo Diarra ne pouvait être utile qu’à son pays d’origine le Mali.

Malheureusement, c’est la logique du laxisme qui caractérise les gouvernements nationaux et ce, jusqu’au niveau de l’Union Africaine affronter ce sujet de grande importance pour le continent. Lors du Sommet des Chefs d’Etat Africains à Lomé en 2000, la déclaration finale avait prévu d’organiser une Conférence regroupant 500 intellectuels de l’Afrique et de la diaspora pour réfléchir au  » rôle des intellectuels, artistes et hommes de culture dans la construction de l’Afrique « . C’est quoi un intellectuel ? Ce choix est sur la base des diplômes ou des publications ? Si c’est sur la base des diplômes, à partir de quel niveau commence-t-on ? Bac +2, +4, +10 ? Et si c’est sur la base des publications, combien de livres faut-il avoir publié ? et sur quels thèmes ?

C’est ainsi que les 7-9 Octobre 2004 sous le patronage du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Alpha Omar Konaré et du Président Sénégalais A. Wade, avait lieu cette première Conférence dites « des intellectuels d’Afrique et de la diaspora » avec pour thème  : « L’Afrique au 21ème siècle : Intégration et renaissance ». Comme on pouvait le prévoir, la montagne a accouché d’une souris. Que pouvait-on attendre de 500 personnes, ne parlant pas la même langue, sous influence culturelle des plus éparpillées, sans un cahier de charge précis ? Une navigation à vue. Ne fallait-il pas d’abord organiser ces Africains ?

Un mois après, c’est l’Angola qui prenait le flambeau en organisant du 8 au 10 novembre 2004 à Luanda, sur l’initiative du gouvernement angolais, la première rencontre depuis l’indépendance (le 11 novembre 1975), des cadres Angolais de l’étranger, avec 263 professionnels formés et résidant à l’étranger et 253 professionnels formés en Angola et résidant à l’étranger. Dans le communiqué final, il était question de trouver comment faire participer les Angolais de l’étranger en fonction des secteurs et des domaines où leur contribution serait le plus efficace.

Deux mois plus tard, c’était au tour du Kenya de récidiver avec la « Rencontre africaine sur la fuite des cerveaux » le 19/12/2004 à Nairobi réunissant 250 intellectuels africains venus d’Afrique, Europe et Amérique du Nord, sous le haut patronage du ministre kenyan du Plan et du Développement national, Anyang Nyongo.

Et depuis lors, c’est chaque pays africain qui est entré dans la dance avec des petites variantes ici et là. Mais les erreurs que tous commettent sont de 2 sortes :

1- il est utopique de croire des Africains qui sont souvent victimes de racisme et d’exclusion en Occident, pourront faire des miracles en occupant des postes de responsabilité en Afrique qu’ils n’ont jamais eu la chance d’occuper auparavant dans leur pays de résidence. 2- le taux de chômage des populations d’origine africaine dans les principaux pays occidentaux est souvent le plus élevé pouvant arriver au double de la moyenne nationale. Faire croire à ces populations qu’elles peuvent trouver du travail dans leurs pays alors que le chômage reste encore le plus grand problème non résolu du continent est une faute politique qui peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie des personnes qui retournent dans leurs pays.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

AU NIVEAU NATIONAL DE CHAQUE PAYS :

1- Mobiliser les citoyens qui habitent à l’étranger pour qu’ils retournent au bercail mais en insistant sur le fait qu’ils doivent venir créer leur propre travail, qu’ils auront une facilité dans les démarches administratives pour créer leur propre entreprise.

2- Eduquer ses citoyens à s’impliquer d’avantage dans la vie politique, administrative et politique de leurs pays d’accueils afin qu’ils murissent de l’expérience qui pourra ensuite être utile en Afrique

3- Entraide de la communauté pour les ressortissants les plus démunis, comme éducation à l’humanisme, car il est impensable qu’un Malien vivant à Paris qui a été indifférent au sort des Maliens les plus démunis de sa ville, prétende par la suite de s’occuper du destin des Maliens du Mali

SUR LE PLAN CONTINENTAL, L’UNION AFRICAINE DEVRAIT :

Recenser toutes les populations d’origine africaine qui ont excellé dans n’importe quel domaine dans le monde et les copter pour qu’elles contribuent à la mise en œuvre d’un cahier de charge pour un vrai développement panafricain. Tous les inventeurs d’origine africaine doivent être impliqués dans les débats pour l’industrialisation. La médiocrité sert d’exemple dans beaucoup de pays africains, il faut marquer une rupture et offrir à la population des modèles d’excellence, des références incontestables.

A titre d’exemple :

1- Dans le domaine du cinéma, est-il imaginable de faire une rencontre africaine sans réussir par tous les moyens de convaincre Charlize Theron qui vit à Hollywood, de faire partie de l’équipe de réflexion ? Charlize Theron est la première actrice africaine (Sud-Africaine) qui a remporté l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son interprétation dans « Monster » en 2004 ; cette même année, elle a signé un contrat avec John Galliano pour prêter son image aux publicités du parfum J’Adore de Christian Dior. A ce jour, elle est l’ambassadrice des parfums Dior. Depuis lors, elle gagne pour chaque film comme actrice, 10.000.000 $.

2- Peut-on faire une rencontre africaine pour parler du système financier sans inviter autour de la table les Nigérians de Londres qui en 2007, grâce à leur ténacité ont permis à 2 banques nigérianes de s’installer dans la capitale britannique et surtout ont permis à 3 autres : Guaranty Trust Bank, Access Bank et United Bank for Africa de réussir l’exploit de mobiliser en quelques mois, 1 milliard 300 millions de dollars US à la London Stock Exchange (LSE), la Bourse des valeurs de Londres, de l’argent frais pour l’économie nigériane, sans passer par les humiliations et les tracasseries du FMI ou de la Banque Mondiale ?

Ces valeureux Africains faisaient-ils partie du casting de la dite « diaspora africaine » invitée par l’Union Africaine à Dakar ou à Durban ? Voici l’exemple suivi par 2 pays l’Inde et la chine qui émergent grâce aussi à ses enfants d’ailleurs :

L’INDE L’Inde a pris son envol en s’appuyant sur ses ressortissants qui avaient déjà réussi à émerger individuellement partout dans le monde. Elle a ainsi pu réunir ses ressortissants autour de la GOPIO (Global Organisation of People of Indian Origin), avec ses 22 millions d’inscrits dans 125 pays. Les représentants se rencontrent une fois par an dans l’un des 125 pays et élisent leur président et le Secrétaire. La rencontre a pour thème : partager les expériences positives de la communauté pour permettre une plus grande création de la richesse et comment faire profiter le pays, l’Inde de tous leurs acquis hors du pays. Elle aide les Indiens de l’étranger les plus démunis. Dans cette organisation, on trouve des illustres noms comme Lakshmi Mittal qui vit à Londres, et classé 5ème fortune du monde en 2010 avec 28,7 milliards de dollars US. L’histoire retiendra qu’en février 2006 toute l’Union Européenne s’était opposée à l’Offre Publique d’Achat (OPA) lancée par Monsieur Mittal sur la société sidérurgique française Arcelor, c’était pour l’Europe insultant qu’un fils des colonies mette la main sur un des fleurons de son industrie. Monsieur Mittal a attendu que le président Français Chirac aille en Inde pour signer pour 3 milliards de dollars US de contrats entre autre, de livraison de 43 avions Airbus à la compagnie nationale Indian Airlines et le partenariat pour la construction en Inde de satellites, pour le précéder et expliquer à la presse et sur les principales chaines de télévisions indiennes que le refus européen était motivé par du racisme parce qu’il était Indien tout en expliquant l’inutilité de collaborer avec des gens qui en eux-mêmes sont xénophobes et ne vous voient que comme de « colonisés » qui ne doivent jamais les dépasser. C’est ainsi que sous la pression populaire indienne, pour prouver le contraire, Monsieur Chirac dut céder et aujourd’hui grâce à son groupe Arcelor-Mittal, M. Mittal est devenu le premier sidérurgiste mondiale. Comme quoi il n’y a que les populations d’origine africaine que vous pouvez impunément appeler des « racailles » et avoir le mois suivant un bain de foules en Afrique, avec autant de tapis rouges que les officiels déroulent à votre passage.

LA CHINE En Chine, tout le monde parle aujourd’hui du succès de la Chine dans presque tous les domaines, mais on oublie très vite qu’elle s’est appuyée sur sa population qui avait murie de l’expérience d’excellence en Occident pour démarrer son développement, de la bombe atomique chinoise aux missiles balistiques.

Deng Jiaxian (1924-1986). PhD à seulement 26 ans en Physique nucléaire à l’Université de Purdue, dans l’Etat de l’Indiana aux USA est le père de la bombe atomique chinoise. Lorsqu’en 1958 les Soviétiques rompent avec la Chine, celui qu’on appelait « l’enfant-savant » prend la tête d’une équipe de 28 physiciens Chinois. Objectif : doter la Chine de la Bombe atomique. Et en 1964, il offre à la Chine sa bombe atomique et alors que les américains avaient mis 7 ans, il met 2 ans et 6 mois pour doter la Chine de sa première bombe à hydrogène. Deng Jiaxian se sacrifie 2 fois pour son pays, la première fois c’est de s’isoler de son épouse pendant 10 ans en s’enfermant dans son laboratoire pour trouver ces 2 bombes et le deuxième sacrifice qui lui coutera la vie, c’est lorsqu’à cause d’un essai raté, les fragments radioactifs non explosés tombent sur le sol. Pour éviter la contamination des terres, il va le prendre lui-même, en sachant bien qu’il en mourra. La Chine a su tirer profit des apports de ses fils d’ailleurs dont l’Afrique pourrait s’inspirer :

 Yang Zhenning, premier Prix Nobel Chinois, il le gagne en 1957 en Physique à l’âge de 35 ans. Il le partage avec un autre Chinois-Américain comme lui, du nom de Li Zhengdao (Tsung-Dao Lee).

 Wu Rukang, PhD à la Washington University à Saint Louis en 1947, expert en Anatomie

 Huang Weilu Créateur de Solide Missiles Stratégiques, PhD à la Imperial College Londres 1947

 Wang Xuan, créateur de la photocomposition numérique, mort le 13/2/2006 à l’âge de 70 ans.

 Zhang Xiangtong père de la Neurophysiologie chinoise, PhD à la Yale University en 1935

 Chen Nengkuan père de la métallurgie chinoise, PhD à la Yale University en 1950

 Qian Xuesen, père du premier Missile et de l’industrie aéronautique. Diplômé de la MIT (Massachusetts Institute of Technology), et 2 PhD en Aérospatiale et en Mathématique en 1939 à la California Institute of Technology aux USA. Il travaille ensuite aux Etats-Unis avant d’être copté par la Chine. Etc.

CONCLUSION :

L’Afrique doit faire la chasse à ses meilleurs talents où qu’ils se trouvent. Cela permettra d’éviter d’importer la médiocrité fut-elle de ses propres fils. C’est le prix à payer pour rivaliser avec le monde. L’Afrique doit enseigner à ses fils et filles d’Afrique et hors du continent que chacun doit exceller dans ce qu’il fait, et là où il se trouve et seulement à cette condition il pourra être utile à son pays, à son continent.

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com 

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

Un livre à découvrir : « Le Franc Cfa Et L’euro Contre L’Afrique – Pour Une Monnaie Africaine Et La Coopération Sud – Sud »

Le Franc Cfa Et L’euro Contre L’Afrique – Pour Une Monnaie Africaine Et La Coopération Sud – Sud de Nicolas Agbohou

Est paru en Avril 2000 un livre de révolte, intelligent et puissant. Livre d’économiste écrit par un homme de science, érudit et précis, Nicolas Agbohou. L’auteur démontre le mécanisme de la répression monétaire des anciennes colonies africaines de la France. Le maintien du Franc CFA, en d’autres termes : la camisole de force des pays africains enserrés dans la zone franc, est pour lui la première cause de la persistante misère, de l’humiliation permanente, du sous-développement devenu réalité minérale des pays d’Afrique francophone…

C’est un livre fait par un Africain pour les Africains, pour tous ceux qui veulent en savoir beaucoup plus davantage et toutes les personnes en Quête de vérité sur les fondations de la Misère.

La globalisation des marchés financiers, pour lui, est un fait. Rien ne sert de nier l’esclavage contemporain de l’Afrique. Les oligarchies politiques, raciales, religieuses commerciales, financières et bancaires règnent sur le monde. Elles ont fait un monde à leur image et tant pis pour les victimes.

AGBOHOU appelle donc à la renaissance, à la revitalisation des mémoires, à l’insurrection des consciences. Quelles humiliations ne subissent-ils pas, les Africaines et Africains de cette fin de millénaire !

Le livre d’AGBOHOU en appelle au règne de la souveraineté populaire, de la loi, du rétablissement de l’homme dans son incompressible dignité de sujet unique de l’histoire. Ce livre est nécessaire.

Lire aussi 

Coulisses de la rencontre Yayi-Sarkozy mardi dernier à l’Elysée : Les 17 minutes de la honte

Conformément au calendrier établi pour la circonstance, le président Boni Yayi en visite de travail et d’amitié en France a été reçu par son homologue français Nicolas Sarkozy. Chose rendue possible grâce à l’intervention personnelle du patron du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré sinon Sarkozy avait catégoriquement refusé de recevoir Boni Yayi. S’il est vrai que le faux bond d’il y a quelques semaines, a été cette fois-ci évité, il faut avoir l’honnêteté de dire que l’accueil a été des plus froids et glaciaux. Pour cause, l’entretien entre les deux chefs d’État n’a duré que 17 minutes contrairement à ce qu’ont raconté les sources proches du palais de la République et qui font état de 25 minutes d’échanges. Plus grave, les chaînes de télévision françaises en dépit de la tradition de grande démocratie et donc de liberté d’expression qu’on connaît à la France n’ont pas été autorisées à diffuser les images de la rencontre. Mieux, le caractère bref de la visite de Boni Yayi dans l’Hexagone est la preuve que Boni Yayi est devenu persona non grata à l’Élysée et témoigne du mépris que Sarkozy ressent pour lui. Puisque les derniers événements qui se sont succédés en ce qui concerne les relations entre les deux hommes en disent long sur le dédain que Sarkozy éprouve pour son homologue béninois. En effet, il y a un an de cela, alors que Boni Yayi était en visite de travail et d’amitié en France, c’est au stade qu’il a été reçu par Sarkozy. Après cette humiliation, Boni Yayi n’avait pas toujours compris le jeu de son homologue français et a continué à forcer l’amitié. Se sentant harcelé, Sarkozy a fini par programmer une visite pour le recevoir. Mais alors que les préparatifs allaient bon train, Sarkozy a annulé la visite sous prétexte qu’il aurait un agenda très chargé. Selon des sources proches du Quai-d’Orsay, le malheur de Boni Yayi aurait commencé après le départ du Bénin de l’ambassadeur français Hervé Besancenot du Bénin car à en croire lesdites sources, celui-ci faisait des rapports et fiches tronqués à Sarkozy sur le Bénin compte tenu des relations intimes qui le lient à Yayi. Ce qui faisait que le Bénin avait une certaine considération aux yeux de Sarkozy. Mais avec l’arrivée du nouvel ambassadeur, les rapports sont désormais bien faits, sans enjolivures. Toute chose qui a permis à Sarkozy de connaitre à présent le vrai visage de Yayi et qui justifie par voie de conséquence son attitude dédaigneuse à son endroit. C’est une grande humiliation pour Yayi qui ne semble cependant pas avoir pris la mesure des choses.

On se souvient qu’il y a quelques décennies lors d’un voyage en France, Thomas Sankara, le président burkinabè à l’époque avait refusé de descendre de son avion alors qu’il était déjà sur le tarmac pour la simple raison que c’est un quidam que son homologue français François Mitterrand avait envoyé le recevoir. Il s’est indigné de ce que ce ne soit pas Mitterrand lui-même qui se soit déplacé pour le rencontrer. A défaut de respecter sa personne, Mitterrand se devrait de respecter le drapeau burkinabè qu’il représentait. Boni Yayi qui attend certainement le pire pour revenir de sa léthargie doit aller à l’école de Sankara pour tout au moins soigner l’image du Bénin. Après tout, l’humiliation est le prix à payer par les États africains vu qu’ils ne veulent pas se mettre résolument au travail et préfère faire la manche. On ne veut pas travailler et on préfère la main tendue.

Jean kpingla, Quotidien béninois d’information Le Béninois Libéré

Déclaration du Conseil Africain de Défense des Œuvres Progressistes de KHADAFI (C.A.D.O- KHADAFI)

Héritières et héritiers des glorieuses traditions de lutte des Samory Touré, Tchaka ZouIou, Béhanzin, Bio Guerra, Kaba, Patrice Lumumba, N’kruma, Sékou Touré, Thomas Sankara et autres illustres disparus qui ont fait le sacrifice suprême de leur vie pour l’honneur de l’Afrique et la dignité des peuples de notre continent, les panafricanistes ci-dessous signataires de la présente déclaration,

 ayant constaté avec une profonde amertume la démission de l’Union Africaine et celle de certains chefs d’ETATS Africains dans leur incapacité à résoudre la crise libyenne en toute souveraineté africaine sans l’intervention de l’occident impérialiste et arrogant,

 constatant que sous le prétexte fallacieux de protéger les populations, l’impérialisme international usant et abusant de la couverture du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies a bombardé et détruit pendant plus de six mois les réalisations économiques et socioculturelles de 42 années de Révolution Libyenne sous la direction courageuse et intrépide du Colonel Mouammar AL KHADAFI ;

 ayant compris aujourd’hui que les milliers de morts Libyens (enfants, jeunes vieillards, hommes et femmes) du fait de ce bombardement barbare et aveugle n’ont servis qu’à assouvir la soif pétrolière de l’impérialiste spoliateur et prédateur impitoyable ;

  1. expriment par la présente, leur attachement indéfectible et sacré au droit du peuple Libyen à choisir lui-même ses propres dirigeants en toute souveraineté et en toute indépendance et cela à chaque époque de son histoire ;
  2. refusent de se reconnaitre dans l’interprétation injuste et contre véridique qui veut peindre en noir à 100% les 42 années de gestion du pouvoir par le Colonel Mouammar AL KHADAFI et ce en reconnaissant les graves dérives dont son propre Peuple a été victime du fait de sa gouvernance du pays ;
  3. s’engagent à compter de ce samedi 29 Octobre 2011à se constituer en Conseil Africain de Défense des Œuvres Progressistes de Colonel Mouammar Al KHADAFI, dont la mission essentielle est de :

3.1  faire le bilan critique et objectif de l’œuvre accomplie à la tête de la Révolution Libyenne en 42 années afin de faire la part entre ses erreurs à dénoncer et ses œuvres progressistes qui devront être sauvegardées, défendues et promues dans la conscience militante des peuples Africains en général et de la jeunesse en particulier pour préserver le flambeau du panafricanisme qui doit nous conduire inexorablement à l’avènement des Etats-Unis d’ Afrique qui n’est plus un rêve mais une exigence de notre époque qui est celle de la mondialisation et de la globalisation dans laquelle les micro-Etats ¬Nations hérités de la colonisation n’ont ni place ni perspective ;

3.2  susciter de chacun des 53 Etats Africains des Comités Nationaux du Conseil Africain de Défense des œuvres progressistes du guide Mouammar Al KHADAFI, au sein desquels les peuples Africains doivent s’organiser pour exiger des – gouvernements Africains de :

a)      décréter dans chacun des 53 Etats Africains une Journée de Deuil National à la mémoire du panafricaniste Mouammar Al KHADAFI ;

b)      baptiser au moins dans chacune des Capitales Africaines au nom du panafricaniste Mouammar Al KHADAFI en vue de maintenir, dans le cœur des jeunes générations, inextinguible la Flamme Panafricaniste des Kwame N’khumah et Lumumba.

En avant pour l’avènement des Etats-Unis d’ Afrique Aujourd’hui et Maintenant !

Ouvrons tous pour la construction d’une Afrique Libre, souveraine, moderne et solidaire dans la Mondialisation et la Globalisation !

Le Conseil Africain de Défense des Œuvres Progressistes de KHADAFI (C.A.D.O- KHADAFI)

Suspension des primes et indemnités dans les sociétés et offices d’Etat : Boni Yayi achève la destruction de l’économie nationale

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (PCB)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. : 21 30 03 22/97 98 35 65 – Site : www.la-flamme.org

Dans une note envoyée aux ministres le 31 octobre 2011, le Secrétaire Général du Gouvernement écrit :  « Sur instruction du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, il vous est demandé de faire procéder, dès à présent, à la suspension du paiement des accessoires de salaire (primes et indemnités) dans les sociétés et offices d’Etat sous votre tutelle en attendant de nouvelles mesures à prendre par le Gouvernement.

En conséquence, seuls les salaires seront payés aux employés et agents relevant de ces structures.

Des contrôles seront effectués par les organes compétents pour vérifier la mise en œuvre effective des présentes prescriptions ».

Ainsi, d’un coup de crayon, par simple instruction dictée à son Secrétaire Général, un Chef de Gouvernement peut se permettre de suspendre l’application de conventions négociées et signées d’accord parties entre les Directions Générales et les employés, contresignées par le Représentant du Gouvernement (le Ministère du Travail) après approbation des Conseils d’Administration des sociétés  et offices d’Etat. D’un coup de tête au Bénin de Boni YAYI, on peut décider de suspendre les primes et indemnités, affamer les familles des dizaines de milliers d’employés, compromettre la prise en charge financière de leurs obligations en matière d’éducation de leurs enfants. D’un coup de tête, on peut compromettre le recouvrement des échéances dues aux banques, aux institutions de prêts, aux créanciers fournisseurs artisans. D’un coup de tête, on peut stresser et déstabiliser les caisses de sécurité et d’assurance sociales dont les cotisations ou primes sont fonction de la rémunération, c’est-à-dire salaire de base, primes et indemnités.

De quelque côté que l’on analyse la décision, elle est illégale, arbitraire, irréfléchie, déraisonnable, assassine, à la limite idiote (excusez le mot) mais, parfaitement  conforme à une gestion autocratique. Oui, illégale car prise à l’encontre de toutes les lois. Que des larbins, agents des puissances financières, tel Fulbert GERO AMOUSSOUGA qui n’hésite pas à tirer sur ses propres étudiants, la défendent n’étonne guerre (Cf. son passage sur Canal3 le dimanche 06 novembre 2011).

Pour le clan des réactionnaires et pro-impérialistes du Bénin de l’acabit de GERO AMOUSSOUGA, ce sont les travailleurs qui seraient les premiers responsables de la mauvaise gestion des sociétés d’Etat et du pays. Mais, la réalité est autre. Ce sont les dignitaires au pouvoir, Boni YAYI et ses ministres qui tondent et détruisent les entreprises publiques par l’intermédiaire des partisans nommés à la tête de ces structures. Les auditeurs internes nommés bureaucratiquement sont devenus des charges supplémentaires aux entreprises, réclamant des avantages inouïs : bureaux luxueux, véhicules 4×4 dernier cri à coup de dizaines de millions de francs CFA. Ce sont ces dignitaires qui rejettent et combattent par tous les moyens le contrôle populaire de la gestion du bien public, l’élection et la révocabilité des Directeurs Généraux et Directeurs Techniques, même la simple publication des audits et observations des commissaires aux comptes. Alors, qu’on ne vienne pas  nous faire accroire que Boni YAYI voudrait l’assainissement des entreprises publiques. Alors donc, pourquoi, au lieu de suspendre « en attendant de nouvelles mesures, à prendre par le gouvernement », ne peut-on pas d’abord étudier de nouvelles mesures avant de décider ? Mais, l’autocrate a sa loi, celle d’être au-dessus de toutes les lois, d’être la loi en soi ; son humeur du jour, ses intérêts propres en sont le fondement. Ainsi, l’autocrate Boni YAYI détruit tout sur son passage : travailleurs salariés, sociétés  et offices d’Etat, banques, CNSS, artisans et, enfin, l’image du pays. A sa suite, les employeurs des sociétés privées peuvent se livrer à l’arbitraire à l’exemple du Chef de l’Etat. L’économie est ainsi en voie de destruction certaine, au profit des bailleurs de fonds extérieurs et des clans à son service, commanditaires et bénéficiaires de l’écrasement des travailleurs et du peuple.

Le Parti Communiste du Bénin dénonce la mesure illégale, arbitraire, assassine de suspension des primes et indemnités des travailleurs des entreprises et offices d’Etat. Il soutient les travailleurs et leurs organisations syndicales dans leurs protestations et actions contre l’arbitraire. Il appelle tout le peuple à organiser la résistance et les combats contre la dictature autocratique jusqu’à son renversement populaire.

Le Parti Communiste du Bénin